Archives par mot-clé : démocratie

La démocratie en petite forme, le 5 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de La démocratie en petite forme, le 5 octobre 2019

Bonjour, on est le samedi 5 octobre 2019 et ma vidéo s’intitulera « La démocratie en petite forme ».

Je vais parler essentiellement de 3 pays. Je vais parler de la France. Je vais parler de la Grande-Bretagne et je vais parler des États-Unis. Ça ne veut pas dire qu’il ne faudrait pas parler des autres. Je pourrais parler de la Belgique où on a encore essayé de constituer des gouvernements, en tous cas un gouvernement fédéral. Les autres, on a trouvé la solution. Je veux dire les régionaux.

Continuer la lecture de La démocratie en petite forme, le 5 octobre 2019 – Retranscription

Partager :

Le vent tourne, et cela nous donne la pêche

Fréquentation du Blog de Paul Jorion

Ce diagramme, c’est la fréquentation du blog au cours de la semaine écoulée.

Avant-hier 24, c’est ma vidéo « Pourquoi nous sommes en train de gagner ». Hier, le 25, c’est mon billet « La barbarie extrême-orientale ne connaît plus aucune limite ! », où je raille la presse occidentale, au bord de l’apoplexie depuis plusieurs semaines parce que la police de Hong-Kong utilise contre les manifestants… des gaz lacrymogènes, voire même – Ô indignité suprême ! – des canons à eau ! La paille et la poutre dans toute sa démesure. Certains s’en frottent les yeux – du moins celui qu’il leur reste.

Oui, nous sommes en train de gagner (l’un d’entre vous m’a communiqué tout à l’heure de nouvelles informations que je vous transmettrai), et cela nous donne la pêche. Nous aurions tort de dissimuler notre joie : pendant onze ans l’ultralibéralisme a fait semblant qu’il n’avait pas perdu, et le rapport de force lui permettait de perpétuer son bluff.

Cette époque touche à sa fin. Soyons bons princes, mais réjouissons-nous comme il se doit !

Partager :

François Boulo à Sud Radio

Ouvert aux commentaires.

Vous me direz : « Mais M. Jorion, vous n’auriez pas appelé – même de manière très indirecte – à voter pour Asselineau ! » Bien entendu, mais pour tout le reste, je ne dirai pas : « Je n’aurais pas pu faire mieux ! », je dirai plus honnêtement : « Je n’aurais pas pu faire aussi bien ! »

P.S. Si vous jugez que vous ne disposez pas des 50 minutes que dure l’entretien pour écouter François Boulo, ravisez-vous, consacrez-les à écouter la dame qui lui apporte la contradiction, pour voir à qui on a affaire en face.

Partager :

Brexit, contrepouvoirs et effondrement généralisé, le 14 décembre 2018 – Retranscription

Retranscription de Brexit, contrepouvoirs et effondrement généralisé, le 14 décembre 2018. Merci à Eric Muller et moi-même (pour les bouts dont YouTube n’a pas voulu) ! Ouvert aux commentaires.

Vidéo complète ici :

Bonjour, nous sommes le vendredi 14 décembre 2018, et l’autre jour, j’avais entrepris de vous écrire un billet sur le Brexit mais vous n’avez jamais pu deviner que c’est de cela que je voulais vous parler parce que j’ai pensé qu’il fallait d’abord faire une introduction sur la collapsologie, où j’allais poser la question de savoir si le Brexit est un exemple de système qui s’effondre, et, une fois que j’ai commencé à parler de collapsologie, je me suis dit qu’il fallait penser à la manière dont les états qui sont les nôtres peuvent s’effondrer, et une réflexion m’est venue sur le fait que ce sont les contrepouvoirs qui craqueront les premiers, et que si un ennemi d’une nation voulait encourager son effondrement, il ferait un effort tout à fait particulier pour s’en prendre à ces contre-pouvoirs et, un exemple qui me venait de l’actualité, c’est bien sûr les attaques qui sont portées contre les journalistes, en particulier dans les manifestations des « Gilets jaunes » mais aussi, en dehors de cela, parmi des partis qui se présentent pourtant comme étant des partis de type démocratique et en faveur de la survie de nos nations occidentales.

Continuer la lecture de Brexit, contrepouvoirs et effondrement généralisé, le 14 décembre 2018 – Retranscription

Partager :

Fin de partie pour la démocratie représentative ? par Roberto Boulant

Ouvert aux commentaires.

L’histoire façonne la culture politique de chaque pays et il existe probablement autant de variations sur ce thème que de nations. Alors pour éviter de se noyer dans de vaines comparaisons – tout en versant sa dime au chaos qui s’installe au fur et à mesure que les institutions internationales nées de la 2nde GM se désagrègent – concentrons-nous sur la doulce France et sur la mère des élections, la présidentielle. Celle qui détermine la vie politique du pays pendant cinq ans.

Continuer la lecture de Fin de partie pour la démocratie représentative ? par Roberto Boulant

Partager :

Trends – Tendances, La bonne santé des marchés boursiers : la leçon donnée par la Chine, le 28 janvier 2016

La bonne santé des marchés boursiers : la leçon donnée par la Chine

La Bourse chinoise n’est pas à la fête : elle avait perdu 40% au cours de l’été dernier, avait regagné ensuite 7%, avant de replonger de 20% au début du mois de janvier.

Continuer la lecture de Trends – Tendances, La bonne santé des marchés boursiers : la leçon donnée par la Chine, le 28 janvier 2016

Partager :

France : Experts en ‘collapsologie’ réclamés d’urgence !, par Roberto Boulant

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Un des pires scénarios qui puisse se concevoir en matière de sécurité aérienne est celui où l’on passe soudainement d’une situation de routine, à une situation d’urgence, puis à une situation de détresse. C’est ce qui peut se passer quand l’équipage ne s’aperçoit pas que les performances aérodynamiques de l’appareil sont fortement dégradées, et que les chaînes informatiques de l’autopilote tentent désespérément de maintenir l’avion dans son enveloppe de vol. Vient alors l’inévitable moment où les automatismes se déconnectent… à l’instant même où l’appareil cesse de voler et entame sa chute vers le sol ! Un retour instantané à une dure réalité qui peut s’avérer mortelle, si le cockpit n’accède pas très rapidement à une bonne appréciation de la situation. Inutile de préciser qu’en cas de mauvaise évaluation, les risques sont maximaux d’entamer des manœuvres qui aggraveront la situation, jusqu’à dépasser le point de non-retour !

Continuer la lecture de France : Experts en ‘collapsologie’ réclamés d’urgence !, par Roberto Boulant

Partager :

De la solidarité à la charité, par Michel Leis

Billet invité.

Dans l’histoire, il apparaît régulièrement des dates charnières, des dates qui dépassent l’événement factuel et marquent clairement la bascule d’une époque. Chacune de ces dates a son propre enchaînement de circonstances qui peuvent être analysées sous un angle purement factuel, mais qui reflètent aussi l’aboutissement de processus sous-jacents à l’œuvre depuis fort longtemps. Les éléments qui conduisaient d’un Ancien Monde à un Nouveau Monde étaient déjà en action et n’apparaissaient au grand jour qu’à la faveur d’évènements qui ne pouvaient alors apparaître que comme des accidents de l’Histoire. L’exemple le plus récent et le plus évident aux yeux de tous fut la chute du mur de Berlin en 1989 qui soudain entérinait la fin d’une vision alternative du progrès, celle du progrès social, l’implosion du système soviétique qui avait sa propre dynamique prenait un sens particulier, le progrès économique s’imposait urbi et orbi comme la religion féroce qui devait gouverner le monde.

Continuer la lecture de De la solidarité à la charité, par Michel Leis

Partager :

« C’EST DIFFICILE, C’EST LA DÉMOCRATIE… », par François Leclerc

Billet invité.

Si les certitudes font défaut à propos de la Grèce, les inconnues ne manquent pas. Le 24 avril abandonné, le 11 mai est la nouvelle date butoir à laquelle l’Eurogroupe pourrait désormais aboutir à un accord avec le gouvernement grec, la veille d’un nouveau remboursement du FMI. Les négociations sont au point mort, les membres du gouvernement grec opposant un optimisme de façade à des dirigeants européens qui n’y croient plus et le font savoir, leurs calculs déjoués et leur intransigeance sans effet. La réforme du droit du travail et des retraites, l’augmentation de la TVA et le programme de privatisations restent des points de blocage, comme l’a confirmé Alexis Tsipras.

En révélant que Yanis Varoufakis serait venu lui demander à Washington des délais de paiement, qu’elle aurait refusés, Christine Lagarde a donné le ton. Un face à face s’est installé, dont nul ne sait combien de temps il peut durer, car personne n’a intérêt à en précipiter le dénouement. Côté grec, il est à nouveau demandé l’abandon de l’approche en deux temps imposée par les autorités européennes – d’abord l’extension du plan de sauvetage, puis ensuite la négociation d’un nouveau plan – et réclamé que les deux négociations soient fusionnées. Ce qui impliquerait de discuter dès maintenant du fond d’un problème qui reste éludé: le mystère du remboursement de la dette.

Continuer la lecture de « C’EST DIFFICILE, C’EST LA DÉMOCRATIE… », par François Leclerc

Partager :

Pour la survie de nos démocraties notre conception de la représentation politique doit impérativement s’adapter aux formidables capacités des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, par Jean-Paul Vignal

Billet invité.

Je ne suis pas un expert technique de la chose électronique ou d’internet, mais je travaille depuis 1990 sur les implications économiques et sociales de la mise en relation de tout le monde avec tout le monde qu’il permet. Il m’a semblé évident depuis le début que des jeunes qui n’ont connu qu’Internet ne peuvent pas comprendre que les institutions politiques qui règlent notre vie fonctionnent encore en France au même rythme et sur le même modèle qu’à l’époque des diligences, de la marine à voile et des pigeons voyageurs, alors que presque tout le reste de leur vie est fondé sur le principe de la participation et de l’action directe et instantanée.

Il me semble que ce qu’il faut remettre en cause, c’est le principe même de la représentation : elle est nécessaire pour agir, ça ne fait aucun doute. Mais elle doit se faire « strictement sous mandat », avec droit de veto en cas de non respect, et non plus « au mieux des intérêts de ceux qui payent le plus cher pour être servis en premier ». Il faut revenir aux principes fondateurs des cahiers de doléances et des États généraux de 1789, revus et corrigés Internet. Les partis tels qu’ils sont ne servent à rien, ce ne sont que des machines de prise de pouvoir au service d’ambitions personnelles et d’intérêts particuliers.

Continuer la lecture de Pour la survie de nos démocraties notre conception de la représentation politique doit impérativement s’adapter aux formidables capacités des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, par Jean-Paul Vignal

Partager :

LEUR NOUVELLE SOCIÉTÉ, par François Leclerc

Billet invité.

Née dans la foulée des années 30, la doctrine de l’ordo-libéralisme pourrait évoluer à l’initiative de son gardien du Temple, la Bundesbank. Classiquement, une division du travail est instituée par cette théorie, qui attribue la conduite de la politique monétaire à la banque centrale, à l’abri du pouvoir politique, confie les affaires budgétaires au gouvernement, et la fixation des salaires et des conditions de travail aux négociations entre employeurs et syndicats des travailleurs. Sortant sans scrupule de sa mission, la Bundesbank propose d’introduire une nouveauté : la création d’un Conseil fiscal européen indépendant au détriment de la Commission européenne.

Au fil du déroulement de la crise, les banques centrales élargissent leurs missions, et la Bundesbank pourtant si respectueuse de l’Etat de droit n’y faillit pas, au nom des intérêts suprêmes qu’elle défend. De son point de vue, tous les moyens sont bons pour rendre irréversibles les dispositions gravées dans un Traité fixant les normes de déficit et d’endettement public, ainsi que pour veiller à leur stricte application : pour la Bundesbank, les dérogations et les assouplissements sont autant d’horreurs. Sa proposition intervient en réaction explicite à l’attribution d’un nouveau délai de deux ans au gouvernement français, afin de respecter son objectif de déficit annuel de 3%.

Continuer la lecture de LEUR NOUVELLE SOCIÉTÉ, par François Leclerc

Partager :

LE TEMPS DE LA POLITIQUE EST REVENU, par François Leclerc

Billet invité.

Cette année, la crise politique européenne va s’exprimer dans toute sa dimension. Du Nord au Sud, les consultations électorales qui en sont une des occasions ne vont pas manquer, et celles qui vont se dérouler en Grèce, au Portugal, au Royaume-Uni et en Espagne vont être suivies de particulièrement près, en attendant les échéances françaises et italiennes qui suivront.

Le rejet et l’affaiblissement des partis de gouvernement s’approfondit, expression du refus de leurs politiques, ce qu’elles ont en commun ayant tendance à l’emporter dans l’opinion sur ce qui les différencie. Mais le vide politique qui est ainsi apparu a été comblé de manière hétéroclite, amalgamé dédaigneusement par les élites de la politique sous le terme de populisme. Suivant les pays, certains partis et mouvements s’inscrivent dans une perspective européenne, tandis que d’autres s’affirment europhobes. Ne pas confondre.

Continuer de donner une onction démocratique à une politique qui ne s’en embarrasse pas, va impliquer la création, là où cela est possible et par défaut, de coalitions des partis de gouvernement, aucun d’entre eux ne pouvant plus à lui seul s’imposer. La Grèce, l’Espagne et le Portugal pourront être tous les trois dans ce cas, ainsi que le Royaume-Uni, l’alternance se heurtant en Écosse à la montée des nationalistes au détriment des travaillistes.

Continuer la lecture de LE TEMPS DE LA POLITIQUE EST REVENU, par François Leclerc

Partager :

Hong Kong : ILS SONT TOUJOURS DANS LA RUE ! par François Leclerc

Billet invité.

Depuis le 28 septembre dernier, rien n’y fait et les semaines passent dans les quartiers occupés d’Admiralty, de Causeway Bay et de Mong Kok. Ni les charges et les gaz au poivre des policiers, ni les promesses de dialogue cousues de fil blanc, ni la fatigue et les pressions des commerçants, ni le coups de main des Triades ne lui font rendre raison, la jeunesse de Hong Kong n’abdique pas.

Après trois nuits de charges policières violentes et de tentative de démantèlement de barricades et de rétablissement de la circulation dans le quartier de Mong Kok, le cœur commercial de Hong Kong avec ses petites rues spécialisées par produits et ses innombrables boutiques, les manifestants sont par milliers revenus en force munis de leurs parapluies, puis ont forcé un cordon de police. Au lever du soleil, les policiers se retiraient sous les vivats.

Une nouvelle offre de négociations avec la Fédération des étudiants de Hong Kong (HKFS) et à propos du projet de réforme constitutionnelle a jeudi dernier été rendue publique par l’exécutif de Hong Kong, désormais prévue par ses soins mardi prochain. Mais les étudiants continuent de réclamer la démission de son chef, Leung Chun-Ying, et d’exiger que les candidatures aux élections ne soient pas sous contrôle des autorités…

Partager :