Archives par mot-clé : dette souveraine

TRUMP ET LA FUITE EN AVANT DE LA DETTE US, par François Leclerc

Billet invité;

Le feuilleton du déplafonnement annuel du montant de la dette américaine est un grand classique qui revient tous les ans. Mais quelque chose a changé cette année, Donald Trump a proposé d’engager une discussion afin de se débarrasser une fois pour toutes de cet obstacle, prenant au passage ses alliés républicains à revers.

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TAUX NÉGATIFS : ON NE NOUS EXPLIQUE PAS GRAND CHOSE ! par François Leclerc

Billet invité.

Suivant l’exemple du Bund, le taux de rendement de la dette japonaise qui l’avait précédé en territoire négatif en février dernier est passé dans la nuit à -0,200%, puis a continué à baisser. Sur le marché monétaire, le yen s’est envolé face au dollar et à l’euro après l’annonce du statu quo de la banque centrale du Japon (BoJ), son comité de politique monétaire s’étant contenté de maintenir le programme d’achat d’actifs de 660 milliards d’euros et le niveau des taux négatifs de la banque à -0,1%.

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LE RÉGLEMENT TRÈS POLITIQUE D’UN MONDE CACHÉ DERRIÈRE LES MARCHÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Visible comme le nez au milieu de la figure, mais jusqu’à maintenant superbement ignorée, une question aux fortes implications fait l’objet d’une discrète réflexion : les titres de la dette souveraine peuvent-ils ou non continuer à être considérés sans risque et traités comme tels par la régulation financière ?

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Le monde réel, par Michel Leis

Billet invité.

La stupeur doit être grande dans les instances dirigeantes européennes. Quoi ? Malgré les pressions exercées directement sur le peuple grec, malgré un engagement de nombreux dirigeants européens à voter « oui », malgré surtout une propagande intensive et un matraquage médiatique sans pareil sur les catastrophes qui ne manqueraient pas de suivre un vote « non », les voilà désavoués par le monde réel, celui des citoyens. Ceux-ci sont en première ligne de la crise, ils ont déjà multiplié les sacrifices ces dernières années, sans autre résultat qu’un fragile excédent primaire, et on voudrait leur en demander plus ! Le monde réel est à bout et les dirigeants européens n’en sont absolument pas conscients.

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LA BCE DEVRAIT LA JOUER MODESTE ! par François Leclerc

Billet invité.

Une fois encore, la BCE est dans une posture de sauveur, se voyant créditée des prémices du redémarrage de la croissance dont les dirigeants européens font à nouveau leurs gorges chaudes, le coût du pétrole n’y étant pas également étranger. Mais la médaille a son revers, qui est superbement ignoré.

Disposant d’un excès de liquidités – faute de les employer pour accorder des crédits – les banques européennes n’ont pas attendues le lancement du programme d’achats de titres de la BCE pour accroître la part des obligations souveraines dans leurs portefeuilles d’actifs. En dépit du faible rendement de ces titres, elles y étaient incitées en raison du taux directeur quasi nul de la BCE, ainsi que de l’absence de charge en capital supplémentaire que ces achats impliquent : ces titres sont considérés sans risque, faisant exception avec tous les autres. Cherchant à limiter la baisse de leur rendement, les banques de la zone euro ont trouvé leur compte avec leurs opérations de carry trade sur le marché obligataire.

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La complexité financière artificielle à finalité spéculative est réductible par la compensation keynésienne, par Pierre Sarton du Jonchay

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A la lecture de « Qui croit encore aux plus-values de barbarie financière contre la démocratie ?« , Bernard Hennion exprime ses interrogations sur la nature et la cause de la monnaie actuellement émise par les banques centrales contre la mise en garantie par les banques du « collatéral » en titres de dette publique. Ce qui est difficile à saisir dans cette terminologie utilisée par nos oligarchies financières dirigeantes, c’est la réalité sous-jacente que les gens normaux connaissent ; réalité des gens normaux qui en toute logique devrait être la finalité de l’économie financière. Une réalité normale qui est visiblement déterminée par une cuisine financière dont la logique de rationalité semble faite pour quelques individus hors du commun.

En fait la science politique de la finance libérale est une scientologie délibérément construite pour séparer les élus détenteurs du pouvoir du peuple voué à la servilité. Le discours technologique de la monnaie est une pseudo-science ou une pseudo-rationalité construite sur la pure abstraction mathématique habillée d’un récit juridiste. L’abstraction de la finance libérale est un voile posé sur la réalité économique concrète pour la rendre inintelligible à la personne commune qui observe, décide, travaille et répond de ses transactions quotidiennes réglées en monnaie. Tout le monde comprend que le but recherché est de robotiser les gens normaux pour qu’ils obéissent sans comprendre.

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Les otages – Vote de confiance pour le gouvernement Valls II à l’Assemblée Nationale cet après-midi

Président otage de la religion féroce ultralibérale européenne, otage de la Dette nationale restaurant le servage pour la servir, otage des lobbies rédigeant les textes qui deviendront lois.

Premier ministre otage de la religion féroce ultralibérale européenne, otage de la Dette nationale restaurant le servage pour la servir, otage des lobbies rédigeant les textes qui deviendront lois.

Députés et sénateurs – tous partis confondus, otages de la religion féroce ultralibérale européenne, otages de la Dette nationale restaurant le servage pour la servir, otages des lobbies rédigeant les textes qui deviendront lois.

 

Programme alternatif : dynamiter le cadre ultralibéral européen, défaut généralisé sur la Dette au sein de la zone euro, mettre la Loi à l’abri des lobbies par une Constitution pour l’économie.

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L’actualité de la crise : DANSES AUTOUR DE LA DETTE, par François Leclerc

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De curieuses danses sont actuellement observées autour des dettes souveraines grecque et argentine. Dans le premier cas, une opération de rachat de la dette vient d’être lancée sous les auspices de l’Union européenne et du FMI, dans le cadre d’un nouveau plan de sauvetage qui ne dit pas son nom. Dans l’autre un fonds vautour poursuit via les tribunaux le gouvernement argentin de ses assiduités pour être remboursé à leur valeur faciale (à 100 %) des obligations qu’il détient.

Ce qui est dans les deux cas en cause, c’est la possibilité pour un État de négocier sur le marché un remboursement partiel de sa dette (de faire partiellement défaut). Et les conditions dans lesquelles il peut affronter les hedge funds qui se sont placés en embuscade après avoir acheté à bas prix de la dette sur le second marché, dans l’espoir de réaliser de copieux bénéfices. Les deux histoires méritent d’être regardées de plus près.

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L’actualité de la crise : LE PARI HASARDEUX DE LA BCE, par François Leclerc

Billet invité

Avec la restructuration de la dette grecque, un tabou est tombé a souligné Paul Jorion dans son intervention du 24 février dans « Le temps qu’il fait ». Il a en effet été admis, au terme de longues négociations, que les investisseurs de la dette souveraine étaient susceptibles d’enregistrer des pertes et qu’ils admettaient d’être mis à contribution pour assurer un sauvetage considéré comme essentiel. Un précédent, quoi qu’en disent ceux qui assurent en croisant les doigts qu’il ne sera pas renouvelé .

Mais voilà que la BCE à son tour surprend. Elle frise le reniement de ses principes – et le viol de ses statuts – en aidant les banques à acquérir des titres de la dette souveraine, une aide indirecte manifeste à leur financement. Jean-Claude Trichet avait déjà du accomplir quelque gymnastique, en prétextant la nécessité d’assurer la bonne transmission de la politique monétaire de la BCE, pour justifier ses achats obligataires sur le marché secondaire, mais la banque centrale s’aventure encore plus loin sur des terres inconnues.

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L’actualité de la crise : UN TRÈS GROS BOUT DE GRAS, par François Leclerc

Billet invité

Les discussions à propos de la restructuration de la dette grecque font l’objet d’un marathon et sont depuis plusieurs jours annoncées comme allant incessamment aboutir ! Il serait plus que temps, car c’est une condition nécessaire, mais pas suffisante, pour que la Grèce ne fasse pas défaut le 20 mars prochain. L’enjeu est d’embrayer ensuite sur un second round de discussion avec la troïka, qui a débuté hier vendredi et porte sur les mesures que va devoir prendre le gouvernement afin de bénéficier d’un prêt dont le montant a été fixé en octobre dernier à 130 milliards d’euros.

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L’actualité de la crise : DANS L’ARRIÈRE BOUTIQUE, par Francois Leclerc

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Le président de la BCE affectait hier la sérénité d’usage lors de sa conférence de presse. Mario Draghi a présenté un tableau encourageant de la situation financière des banques, faisant état « de signes hésitants d’une stabilisation de l’activité [économique] à de bas niveaux », et « de signes évidents [que l’argent] circule dans économie », sans dans les deux cas préciser lesquels.

Il a également relevé « des progrès vraiment extraordinaires » accomplis en matière de consolidation budgétaire, puis délivré un satisfecit à la BCE, dont les prêts « donnent à toutes les banques une assurance contre le risque de se retrouver sans liquidités et leur donnent du temps » pour se recapitaliser. Tout va donc pour le mieux ou presque.

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À QUEL SAINT SE VOUER QUAND ON EST ATHÉE ? par François Leclerc

Billet invité

Comment s’orienter dans l’opacité d’un système financier ne retrouvant pas son équilibre ? À quels indices se raccrocher pour évaluer sa situation réelle ? Observer les commentateurs papillonner en allant de l’un à l’autre, s’y perdant souvent, renvoie à une autre question : comment confier son destin à un système qui dérape et dont le fonctionnement même vous échappe ?

Tous les taux, indices et notations sont sollicités, mais en pure perte. La bourse joue au yo-yo et ses sautes d’humeur ne sont plus significatives que d’un seul événement : la chute des valeurs financières. Le marché obligataire se tend, obéissant à une tendance lourde, mais l’on sait ses taux biaisés par les interventions des banques centrales. Le gigantesque marché monétaire obéit à des opérations financières obscures. Enfin, les notations des agences sont censées exprimer au mieux les anticipations des marchés, mais elles sont décriées pour cause de prophéties auto-réalisatrices.

Les économistes, quand ils veulent être sérieux, sont à la recherche d’indices donnant la mesure indirecte des phénomènes qu’ils tentent d’appréhender, quand l’information manque ou n’est pas crédible. Du temps où les jeunes pousses de la croissance étaient vainement recherchées, un grand cas était fait du Baltic dry index, qui exprime l’évolution du cours des prix du transport maritime des matières sèches. Afin de déjouer les pièges des statistiques chinoises, considérées comme manipulées et peu crédibles, les chiffres de production de l’énergie électrique sont régulièrement scrutés, donnant faute de mieux une mesure indirecte de l’évolution de l’activité industrielle. Quel analyste n’a pas son indice préféré et ses statistiques révélatrices ?

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L’actualité de la crise : HORS DE LA FOI, POINT DE SALUT ! par François Leclerc

Billet invité

La calamiteuse émission obligataire allemande a dominé l’actualité de mercredi, témoignant d’une brutale détérioration de la situation. Que les marchés s’en prennent à l’Allemagne illustre l’impasse dans laquelle se trouve la stratégie qu’elle défend. Seuls 3,6 milliards d’euros d’une émission de 6 milliards d’euros à dix ans du Bund ont pu être placés, conduisant la Bundesbank a acheter le solde pour le placer ultérieurement, dans des proportions bien plus importantes qu’elle n’a l’habitude de le faire.

La plus extrême confusion s’est installée. Il y a désormais ceux qui, à Berlin, persistent et signent dans l’affirmation de leur politique mais sont de plus en plus isolés, ceux qui sont trop tardivement favorables à l’émission d’euro-obligations sous conditions, et ceux qui ne voient de salut que dans l’intervention de la BCE. Si les uns et les autres divergent sur la manière de résoudre la crise, tous s’accordent cependant pour considérer que la plus grande rigueur budgétaire est indispensable et affichent leur convergence à ce propos. Et c’est là que le bât blesse.

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