Archives par mot-clé : effondrement

Débattons-en : L’effondrement, parlons-en. Les limites de la collapsologie, par Jérémie Cravatte

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L’effondrement, parlons-en. Les limites de la collapsologie, par Jérémie Cravatte

Extrait :

Les discours de l’effondrement s’inquiètent avant tout du devenir de « notre » civilisation et ils assimilent la fin de celle-ci à la fin du monde. Pour être plus précis, ils s’inquiètent avant tout de l’avenir des classes moyennes des pays industrialisés – c’est-à-dire de moins d’une personne sur cinq dans le monde. C’est l’effondrement de « nos » modes de vie qui est mis au centre des préoccupations par les discours collapsos. Nous sommes en pleine « complainte de l’homme blanc » comme le fait remarquer Émilie Hache. Cette réaction ethnocentrée est compréhensible, mais il faut l’assumer et situer ce récit. Or, les collapsos (avec certaines exceptions, comme Renaud Duterme) préfèrent le présenter comme une analyse totalisante, globalisante.

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Trans-Mutation – Paul Jorion : A quoi bon penser à l’heure du grand collapse ?

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Le coup de Jarnac de l’Institut Momentum

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Vous me direz qu’il y a mieux à faire que se disputer avec des gens qui sont très proches de vous, voire même avec qui l’opinion publique vous confond éventuellement, et je suis tout à fait d’accord avec vous, mais à certains moments, des amis peuvent prendre un virage à 180°, et là, il faut dire : « Non ! ». Et fermement !

Le Monde a commencé à publier il y a quelques heures une série d’articles intitulés « Face à l’effondrement, il faut mettre en œuvre une nouvelle organisation sociale et culturelle ». Le titre peut sembler optimiste, mais le ton est donné par un paragraphe que je cite en entier :

Ainsi, l’effondrement est inévitable non parce que la connaissance scientifique de son advenue est trop incertaine, mais parce que la psychologie sociale qui habite les humains ne leur permettra probablement pas de prendre les bonnes décisions, au bon moment. Il existe souvent plusieurs manières de résoudre un problème local ou circonscrit, mais affronter tous les problèmes ensemble et globalement rend le coût d’éventuelles solutions si élevé que seul le déni s’avère être la réponse adaptée. C’est ce déni de masse qui garantit que l’effondrement est certain.

Vous aurez relevé la transition inexpliquée entre le « probablement pas » en milieu du paragraphe et le « certain » qui le termine.

« Vive le déni de masse ! » qui nous permet ensuite de vendre du survivalisme « à la Mad Max ». Si on vous évoque tout de suite les petites communautés de « braves gens comme nous » qui survivront sur un mode Amish, coupées du reste du monde, on vous épargne pudiquement les raids sanglants qui auront lieu autour du dernier poids lourd bourré de diesel, ce qui fera qu’on passera rapidement dans la pratique de « Mad Max » à « La route ».

Pourquoi est-ce un coup de Jarnac ? Parce que les jeunes sont en train de se lever en masse pour sauver la mise du genre humain dans son ensemble. Ils échoueront peut-être, je n’en sais rien, mais notre rôle à nous, les aînés, n’est certainement pas de théoriser le fait que nous ayons nous, à titre individuel, fait notre deuil du genre humain.

Décider de jeter l’éponge, et prôner les petits Fort-Chabrol du futur, c’est un choix personnel. En faire une règle de vie pour tout le monde, c’est une fois de plus faire passer les intérêts particuliers avant l’intérêt général. Et ce genre de mentalité – merci beaucoup ! – on a déjà donné. Beaucoup trop donné !

Allez les jeunes, on est avec vous ! Et pas dans un combat perdu d’avance !

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Faisons le point, le 17 mars 2019 – Retranscription

Retranscription de Faisons le point, le 17 mars 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 17 mars 2019 et mon exposé va s’intituler « Faisons le point ». 

Mais avant, si vous êtes à Lille, demain, le 18, à 18 h, venez écouter Bruno Colmant, le fameux économiste belge, et Paul Jorion. Nous débattrons à 18 h à La Catho sur le sujet – on nous avait demandé de le déterminer il y a longtemps, alors nous n’avons pris aucun risque. On avait appelé ça « 2019, l’année de tous les dangers ». Vous voyez, cela s’avère très très approprié. Alors, à 18 h. Il faut s’inscrire. Si vous n’êtes pas inscrit, au 60, Bd Vauban. Il y a quand même une entrée à droite qui s’appelle « Visiteurs » et on vous laissera quand même entrer si vous vous enregistrez. Voilà. 

Faisons le point. Il sera question d’effondrement, de collapsologie. Il sera question essentiellement des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la France et de la Nouvelle-Zélande. Les thèmes sont légèrement différents. Etats-Unis : la paralysie. Royaume-Uni : l’ingouvernabilité. La France : la polarisation qui monte, qui monte, qui monte. Et enfin, le drame de la Nouvelle-Zélande, la guerre de religions entre ce qui reste de la chrétienté – j’aurai pas mal de choses à dire là-dessus – et le monde musulman. 

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Royaume-Uni, États-Unis : l’ingouvernabilité

Espace Éthique/Île-de-France : Prédire les crises financières, le 4 mars 2019

Trends-Tendances : Peut-on prévoir les crises financières ? le 7 mars 2019

Blog de PJ : Brexit : c’est entre aujourd’hui et demain que ça passe ou ça casse, le 12 mars 2019

La question du Grand Débat à laquelle je fais allusion : « Que faudrait-il faire pour protéger la biodiversité et le climat tout en maintenant des activités agricoles et industrielles compétitives par rapport à leurs concurrents étrangers, notamment européens ? »

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Effondrement versus mutation (I), par Michel Leis

Billet invité.

Épuisement rapide des ressources, catastrophe climatique de grande envergure, prise de pouvoir par des machines devenues intelligentes, les facteurs qui pourraient conduire à la disparition de l’espèce humaine ne manquent pas. De nombreux billets sur ce blog rappellent à intervalle régulier les risques que nous courons en poursuivant notre course folle. On ne peut pourtant pas se limiter à des scénarios d’effondrement. L’apocalypse nucléaire des années 50 et 60, au cœur d’une abondante production cinématographique et littéraire durant la guerre froide, n’a pas eu lieu, même si nous avons eu quelques avant-goûts civils de ce qu’aurait pu être un tel désastre. L’horloge de la fin du monde mise à jour par l’université de Chicago a beau se rapprocher à nouveau dangereusement de minuit, son évolution récente traduit à la fois le changement de la nature des menaces (elle prend en compte maintenant les changements climatiques), mais aussi les peurs de l’époque.

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Source Wikipédia

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Et si, tout de même, le dernier éteignait la lumière !, par Pascal

Billet invité.

Paul Jorion dit ne pas vouloir que la lumière s’éteigne, pourtant cela fait partie des possibles et nous aurions tord de ne pas imaginer cette hypothèse. En effet, refuser d’envisager l’effondrement réduirait notablement notre champ des possibles, même si l’idée nous est désagréable.

Je vous invite donc à faire l’expérience suivante.

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Le temps qu’il fait le 12 juin 2015

La Grèce a besoin de votre soutien

Comment tout peut s’effondrer ; petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, Pablo Servigne, Raphaël Stevens, Ed du Seuil (collection anthropocène), avril 2015

Le capital au XXIe siècle, Thomas Piketty, Ed du Seuil 2013

Suicide de l’Occident, suicide É l’humanité, Flammarion 2015

Mon débat avec Sophie Wahnich, organisé par La plateforme, aura lieu le 18 juin à 19h30 au Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon, 75018 Paris

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