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L’actualité de la crise : coup au coeur, par François Leclerc

Billet invité.

COUP AU COEUR

La rédaction d’une chronique sur l’actualité de la crise implique-t-elle de savoir conserver en toutes circonstances son sang froid ? Sans doute est-il admissible – aux lecteurs d’en juger – de laisser de temps en temps apparaître, en dépit de la distance que veut cet exercice, l’humeur de celui qui s’y astreint.

Un certain Angel Gurria est à l’origine de cette sortie. Secrétaire général de l’OCDE – à ce titre responsable du grossier maquillage qu’opère cette organisation internationale avec sa liste bidon de paradis fiscaux – il vient de commettre une déclaration emblématique (comme l’on dit maintenant). Emblématique de quoi ? D’une prétention à régenter le monde, au nom d’on ne sait quelle légitimité.

« Les projets de réforme sociale qui se débattent sont plus nécessaires que jamais », a-t-il affirmé en Espagne, où il est question, à côté d’autres mesures sur la « flexibilité du travail », de reporter l’âge légal de la retraite de 65 à 67 ans, afin de sauvegarder le système de sécurité social mis à mal par le vieillissement de la population (que l’on découvre subitement).

Le point de vue d’Angel Gurria aurait pu passer inaperçu, s’il n’avait pas ajouté afin d’appuyer son affirmation que « Ce n’est pas seulement une question de responsabilité, mais de signaux (…) Les agences de notation sont en train de regarder ce que nous sommes en train de faire ». Montrant qu’elles ne sont pas aveugles en tout, ce qui est déjà une consolation.

L’OCDE se fait ainsi l’interprète des agences de notation, mais de qui ces agences sont-elles à leur tour l’interprète ? Quel scénario injouable cherchent-elles à accréditer ?

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L’actualité de la crise: quand le brouillard se dissipe, par François Leclerc

Billet invité.

QUAND LE BROUILLARD SE DISSIPE

« Les marchés manifestent un regain d’aversion au risque vis à vis de la dette souveraine grecque ». Non, vous ne vous êtes pas trompé de blog, ne cliquez pas ! La mention de cette formule passe-partout, et pour tout dire sentencieuse, est là pour faire remarquer qu’elle a – tout du moins momentanément – disparu des commentaires de la presse !

En l’espace de quelques jours, à la faveur de la crise de l’euro, les Credit Default Swaps ont sous leur petit nom CDS acquis une notoriété dont ceux qui en bénéficient se seraient bien passés. L’un des principaux mécanismes spéculatifs par lequel la Grande Crise est arrivée à été démonté en place de Grève. Donnant à la prohibition des paris sur les prix des actifs une actualité qu’elle n’avait pas encore acquis et qui ne va plus la quitter. On parie ?

On a donc vu exposé que, sous prétexte d’assurance, les CDS permettaient de spéculer sur le marché obligataire public (ils sont en fait multi-usages), étant l’indice par excellence du risque attaché à la dette d’un pays. Alors que leur valeur peut être manipulée, car il n’est pas nécessaire pour les acheter de posséder le bien que l’on assure et l’on peut, par des achats massifs, influer sur celle-ci ! C’est un jeu encore plus simple que celui des agences de notation.

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L’actualité de la crise : La Grande Crise, par François Leclerc

Billet invité.

LA GRANDE CRISE

La crise de la dette publique va toucher les uns après les autres et sans distinctions tous les pays occidentaux, (« ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » – Jean de la Fontaine). La Grèce a eu l’honneur, dont elle se serait bien passé, d’en faire la première les frais. Les pays membres de la zone euro en sont déjà la victime, pour ne pas vouloir y faire face, succombant à la tentation de s’y dérober, et cela ne peut que se poursuivre ainsi, selon une lente et inexorable montée vers un on ne sait quoi. Quant au sort des Britanniques et des Américains, ils sont appelés à rejoindre le bal des vampires, selon de plus en plus nombreux Cassandre (jamais crue mais ayant toujours raison, selon la légende). En attendant, la crise financière, devenue économique puis politique, acquiert progressivement toute sa douloureuse dimension sociale, dans une Europe qui était encore épargnée par rapport aux Etats-Unis.

En raison de l’énormité des déficits actuels et à venir et de la politique suivie pour y faire face, nous sommes entrés – avec des variantes, mais pas davantage – dans une longue période faite d’une stagnation économique qui ne dit pas son nom et d’un surenchérissement progressif et irrésistible du marché obligataire. Celui-ci accroissant encore le coût de la dette et réduisant les marges de manoeuvre budgétaires. La croissance, condition supposée de la sortie de crise dont on ne parle d’ailleurs plus, n’a dans cet environnement aucune chance d’être au rendez-vous.

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L’actualité de la crise: l’austérité comme unique stratégie, par François Leclerc

Billet invité.

L’AUSTERITE COMME UNIQUE STRATEGIE

Dans l’attente de la réouverture lundi des marchés, afin de savoir s’ils vont ou non continuer de chatouiller la queue du diable, et de la tenue de la réunion de l’Eurogroup, dont on ne sait plus si elle va être ou non l’occasion d’annoncer des mesures effectives de soutien financier à la Grèce, réflexions et commentaires abondent et s’efforcent de prédire une suite aux événements.

Les incertitudes sont telles qu’il n’est cependant possible que de se raccrocher à une seule certitude: nous ne sommes qu’aux prémices de la crise de la dette publique, qui va être longue et sujette à de nombreux rebondissements (à la mesure de son ampleur et de ses enjeux). Que ce soit en Europe – où elle démarre – ou bien au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, qui ne seront touchés que plus tard, car ils disposent de l’arme de la création monétaire, qui atténue les effets des déficits publics. Mais qui ne perdent rien pour attendre.

Qu’il soit permis, toutefois, de faire une autocritique à propos d’un récent billet, intitulé à tort « la confusion comme unique stratégie », faisant croire qu’il n’y avait que bouillonnement là où, en réalité, il y a un projet politique, qui se confirme et se déroule pour l’instant implacablement. Non sans contradictions et ajustements au sein de la zone euro, qui sont secondaires. D’où, tel un correctif, le titre de ce présent billet.

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L’actualité de la crise: la crise de la dette publique n’en est qu’à ses débuts, par François Leclerc

Billet invité.

LA CRISE DE LA DETTE PUBLIQUE N’EN EST QU’A SES DEBUTS

La bulle financière de la dette publique a actuellement pris dans l’actualité le pas sur celle des actifs privés. D’autant plus aisément que les effets de cette dernière se font surtout ressentir en Asie (et d’une manière générale dans les pays émergents), alors que la spéculation a choisi l’Europe comme cible, et plus particulièrement la Grèce, l’un de ses maillons faibles. Non sans y avoir été incitée par des gouvernements décidés à en faire un exemple en Europe.

Trois causes distinctes à la crise européenne actuelle se sont conjuguées, qui sont durables.

1/ Une volonté de préparer l’opinion à une politique de rigueur, modulée suivant les pays, destinée à absorber les déficits créés par la crise financière et s’appuyant pour commencer sur une dramatisation du cas grec.

2/ Une spéculation qui a sauté sur l’occasion, dont on a cru déceler l’origine exclusive outre-Atlantique et qui a utilisé à ses fins le marché opaque des CDS pour lesquels aucune réglementation n’a toujours été mise en place (le sera-t-elle un jour ?).

3/ En toile de fond, la nécessité de diminuer la pression sur les marchés obligataires, que les établissements financiers vont être amenés à beaucoup solliciter, en obtenant des Etats qu’ils lèvent autant que possible le pied sur leurs propres émissions de titres de dette.

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L’actualité de la crise: la confusion comme unique stratégie, par François Leclerc

Billet invité.

LA CONFUSION COMME UNIQUE STRATEGIE

On ne comptait plus, hier mercredi, les confidences, communiqués et déclarations ou bien les rencontres, déjeuners, téléconférences et appels téléphoniques, étourdi par la fébrilité dont ils témoignent et impressionné par le peu de résultat qui en ressort. Seuls les mails, les SMS et les tweets n’auront pas pu être comptabilisés, les spectateurs de cette cohue débordés. Cette journée aura été l’occasion d’une sorte de mouvement brownien de conciliabules, à propos de la crise de la zone euro ; ainsi que de la Grèce, par qui le malheur est arrivé pour y avoir été appelé avec légèreté, et du soutien qui va devoir lui être accordé, après avoir sur tous les tons juré que l’on ne s’y laisserait pas prendre.

Il faudra attendre le sommet informel de demain, et peut-être même au-delà, pour connaître les mesures de soutien qui seront finalement décidées, car il semble que l’accouchement soit difficile et que seule une déclaration politique européenne, ronflante mais symbolique, soit pour l’instant au programme, un recours au FMI n’étant même pas exclu. Pour le reste, les formules à l’étude sont connues (pour l’essentiel des aides bilatérales, sauf surprise), mais leur mise au point tarde, sans que l’on soit certain qu’elle va être obtenue au finish. On se croirait revenu au temps de ces sommets bruxellois portant sur la taille des mailles des filets de la pêche au maquereau.

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L’actualité de la crise: e la nave va, par François Leclerc

Billet invité.

E LA NAVE VA (*)

Est-ce un sommet de l’Union européenne de la dernière chance qui va se tenir avec succès jeudi prochain à Bruxelles, en vue de résoudre la crise grecque ? Rien n’est moins sur, en dépit des expectatives. Car l’incertitude continue de régner au sein de la zone euro à propos du marché de la dette souveraine et de la résorption des déficits publics. La ligne de conduite des principaux gouvernements semblant masquée ou indécise, sans doute les deux à la fois. Mais elle est porteuse, dans les deux cas, de dangers potentiels qui pourraient se révéler sous-estimés.

Il est peu probable que des décisions claires sortent de la réunion de jeudi. Au contraire, on peut s’attendre à l’expression de nouvelles circonvolutions à propos de la coordination des politiques budgétaires et financières, à la recherche d’un modèle toujours introuvable de gouvernance européenne. Sans qu’un signal clair ne soit donné aux marchés, à qui la parole a été donnée et qui vont vouloir la conserver.

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L’actualité de la crise: le compte à rebours est lancé pour l’Europe, par François Leclerc

Billet invité.

LE COMPTE A REBOURS EST LANCE POUR L’EUROPE

Il règne un silence assourdissant parmi les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro, alors que la crise dans la crise que connaît l’Europe est en train de progressivement s’élargir. Centrée initialement sur la Grèce, elle est en train de s’étendre résolument en Espagne et au Portugal. Nous étions suspendus à un signal, qui aurait pu être donné par Jean-Claude Trichet, le président de la BCE – dont une réunion des gouverneurs avait lieu aujourd’hui – mais il n’est pas venu.

La Grèce doit continuer à ne compter que sur elle-même. Jean-Claude Trichet s’est contenté de déclarer que le gouvernement grec avait fait « des pas dans la bonne direction », ce qui impliquait qu’il allait devoir en faire d’autres. Cherchant à relativiser la crise actuelle, comparant le déficit public de la zone euro à celui des Etats-Unis ou du Japon : 6% pour la première et 10% pour les seconds. Une faible parade, puisque ce sont les maillons faibles de la zone euro qui sont menacés (et elle dans son entier, par ricochet) et qu’aucune manifestation de solidarité financière de sa part n’est donc toujours annoncée.

Car il y a dans la situation actuelle une nouveauté importante : ce ne sont plus seulement les situations particulièrement périlleuses de tel ou tel pays de la zone euro qui semblent motiver les marchés, mais aussi l’inaction et le silence des principaux pays membres, l’Allemagne et la France. Il est en effet clair que les efforts qui sont demandés à la Grèce, vu leur importance extrême, ne pourront être réellement accomplis que si une aide financière lui est par ailleurs accordée. Sa fragilité de départ est accentuée par sa solitude dans l’épreuve, et non le contraire.

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L’actualité de la crise: le syndrome Japonais, par François Leclerc

Billet invité.

LE SYNDROME JAPONAIS

Parmi les certitudes qu’il est envisageable de partager à propos de cette année à peine entamée, si toutefois un tel réconfort est recherché, il en est une à propos de laquelle on ne risquera pas de se tromper. Ce sera la montée en puissance des déficits publics, occasion d’une sourde et insistante campagne destinée à convaincre de l’inéluctabilité des sacrifices qui nous attendent et auxquels nous allons devoir nous résoudre. Une fois que la responsabilité de ceux qui sont à l’origine des déficits sera autant que possible estompée, ce qui n’est pas très bien parti.

Si on écoute le choeur des sirènes du FMI, de la BCE et de l’OCDE – qui ont pris les devants -, les formules employées pour inciter les gouvernements à s’engager dans cette voie sont d’une prudence de Sioux, exprimant combien le sujet est délicat, à manier avec précaution, risquant même d’être explosif. Impossible de résister et de ne pas citer longuement, à propos de ce terrain glissant, le communiqué du FMI, dont l’inimitable jargon n’a d’égal que l’admirable imprécision. Cette institution propose à ses membres l’adoption sans tarder de règles encadrant le déficit budgétaire afin de lutter, dès que possible mais plus tard, contre la dérive de la dette publique. On croit entendre une banque centrale expliquant qu’elle saura retirer les liquidités du marché quand ce sera opportun, mais qu’elle s’en gardera autant de temps qu’il sera nécessaire. L’art de prôner une politique tout en ne la mettant pas en oeuvre  !

Ces règles, précise le FMI, « visent à corriger les distorsions dans la définition de la politique économique, en particulier la tendance des gouvernements à une vue à très court terme du fait des cycles électoraux, et les demandes rivales de groupes d’intérêts spéciaux. » Il est doctement ajouté  : « En se projetant dans l’avenir, et en regardant au-delà de la crise, des cadres s’appuyant sur des règles peuvent être utiles à ancrer les attentes concernant la viabilité des budgets, mais ils doivent tenir compte des circonstances propres au pays ». Pour être crédibles, ces règles doivent comporter « un lien non ambigu et stable entre la cible chiffrée et l’objectif ultime, tel que la viabilité de la dette publique, une souplesse suffisante pour réagir aux chocs, et un mécanisme institutionnel clair pour transformer les déviations par rapport aux objectifs chiffrés en incitations à prendre des mesures de correction ». Redescendant à temps sur terre pour conclure son communiqué, le FMI propose d’éviter « un ajustement excessivement brutal », ainsi que de privilégier un « plan réaliste d’ajustement, accompagné d’un calendrier, soutenu par des politiques adéquates ». Munis de ce solide vade-mecum, les gouvernements sont désormais parés.

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L’actualité de la crise : Quadratures du cercle, par François Leclerc

Billet invité.

QUADRATURES DU CERCLE

C’est avec des mots choisis que les temps prochains nous sont contés. « USA : le patron de la banque centrale mise sur une reprise à court terme » titrait hier encore une dépêche d’agence, à propos de la réunion des banquiers centraux de Jackson Hole (Wyoming) ; mais seule la lecture de celle-ci nous apprenait toutes les réserves que Ben Bernanke mettait à la réalisation de cette perspective, ainsi que la modestie de la reprise pour laquelle il formulait ses vœux. Au fil de la lecture des titres de la presse internationale, il est flagrant de constater combien de nombreux journalistes, ces temps-ci, aimeraient bien pouvoir annoncer de bonnes nouvelles. A leur décharge, ces titres de leurs papiers ne sont généralement pas rédigés par eux-mêmes, mais par les secrétariats de rédaction, ou les desks pour les agences.

Au-delà des phrases alambiquées qui sont employées par les « décideurs » pour annoncer la suite des événements, que les médias reproduisent, effets de leurs recherches soutenues de la formule qui pourra signifier que cela repart, alors que ce n’est pas encore le cas, un fait est considéré comme assuré et ne fait l’objet d’aucun débat : l’économie devrait redémarrer, mais le chômage va encore progresser. Ne cherchez pas dans leurs propos une explication à ce phénomène singulier, vous n’en trouverez pas ! Tout au plus vous sera-t-il explicité qu’il y a un temps de latence (du à l’écoulement des stocks, nous disent-ils), que c’est normal et c’est comme cela, et puis que cela ira mieux ensuite. Nul part la croissance qui nous est promise est analysée. D’où proviendra-t-elle donc ? Mystère, son moteur n’est pas décrit, le secteur d’activité qui en sera responsable pas cerné. Les plus explicites des commentateurs procèdent par élimination et, après avoir en premier lieu tous biffé d’un trait la relance par la consommation, en arrivent à la même conclusion : ce sont des exportations que viendra la délivrance, sans hélas préciser quels seront les pays importateurs ! Dans un premier temps, la Chine avait été chargée de cette lourde mission, mais l’accumulation de ses propres problèmes a fait réfléchir. On en est à l’Amérique Latine, excusez-nous du peu ! En réalité, la seule croissance que l’on connaît est celle des services financiers, et l’on s’attend – des hausses notables étant déjà constatées dans le secteur des « commodities » (matières premières, dont les énergétiques et les alimentaires), alors que l’économie est en pleine récession – à une nouvelle flambée des prix. Une relation de cause à effet serait-elle envisageable entre les deux ?

Le discours sur le chômage fait donc l’objet d’une unanimité pas vraiment rassurante, mais le mot qui fâche n’est pas encore prononcé. Il n’est pas encore explicité que celui-ci va inévitablement être structurel pour partie, une manière de dire permanent ou, tout du moins, très difficile à résorber. Car ce n’est pas la « prime à la casse », dont le gouvernement américain vient d’ailleurs d’annoncer la fin, qui va régler durablement les problèmes (également structurels) de l’industrie automobile, par exemple. Et, d’une manière générale, rien ne va venir efficacement contrarier l’essor industriel des pays « émergents », ainsi que ses conséquences sociales dans les pays « développés », si la reprise est au rendez-vous, même faiblement. Par ailleurs, les économistes reconnaissent que les ménages vont continuer d’avoir des « difficultés d’accès » au crédit (une expression anodine qui signifie insolvabilité accrue des uns et durcissement des conditions de prêt des autres), ils disent craindre que les particuliers, par précaution, vont consacrer d’avantage leur revenu à l’épargne qu’à la consommation. Dans ce panorama peu engageant, le haut niveau persistant du chômage ainsi que la faiblesse de la consommation sont déplorés par des commentateurs navrés, mais il n’est pas encore parlé de la poursuite de la montée des « nouveaux pauvres ». Cela va venir, car on va vite reparler de la fracture sociale.

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