2 fév 2010

France 24, « Le Débat / The Debate », mercredi 3 février de 19h10 à 19h50

Auteur : Paul Jorion | Classé dans : blog

On se demande si « La crise des États succède à la crise financière » ?

Alessandro Giraudo – Économiste en chef, Tradition Viel (en studio avec moi)
Ondine Smulders – The Economist (en duplex d’Athènes)
Un journaliste (à déterminer) de Reuters Breakingviews (en duplex de Londres)

Podcasts :

Première partie.
Seconde partie.

Je dis qu’il y a à nouveau un petit jeu sur les Credit-default swaps (CDS). Cette fois, ce n’est plus 1) Bear Stearns, 2) Lehman Brothers, 3) Merrill Lynch, c’est 1) Grèce, 2) Portugal, 3) Espagne.

Ce que font en ce moment les marchés financiers n’est pas sans rappeler l’opération de George Soros qui coula la livre britannique en 1992 (quand on pense que le renouveau de la « science » économique est entre ses mains !)



23 commentaires à “France 24, « Le Débat / The Debate », mercredi 3 février de 19h10 à 19h50”

  1. Paul dit :

    Bonjour Paul Jorion,

    Vous me connaissez maintenant, celle là je ne pouvais pas la laisser passer (vous me tendez la perche) :

    « Ça se tiendra dans la langue de Shakespeare »

    Si c’est un anglais ancien, digne d’Hamlet, là ou parle le langue de l’amour et des règlements à coup d’épée … le sens de l’aimant à l’aimée, comme direction, enfin je vous le souhaite, c’est mieux que le non-sens du vieux savant anglophone … le signifiant qui fait coupure pour que cela se passe bien … surtout ne chercher pas à comprendre … je vous aurais prévenu !

    Il faut les voir ces maitres …

    • jean-luc dit :

      @Paul (je suis un lecteur qui passait par là)

      J’arrivais tout juste à maîtriser la langue de Molière, et voilà que Jorion se met à causer dans la langue de Shakespeare. Si en plus de ça, pour vous lire, il me faut aussi apprendre le Volapük, j’abandonne!

    • Paul dit :

      @ Jean Luc,

      S’il vous plait jean Luc restez … il vous suffit d’ignorer mes billets et de lire les autres, il y a assez de diversité ici pour satisfaire tout le monde !

      Allons ne vous laissez pas faire par le Volapük !!!

  2. marcoton dit :

    L’argent n’ a pas d’odeur, les marchés ont une mémoire d’éléphant.

    Est-ce que les citoyens ont une mémoire de…pétoncle ?

    That is the question…!

  3. yvan dit :

    En parlant de crise d’état, je vous indique un article qui semble montrer une « autre » approche :

    « La Grèce est le banc d’essai d’une attaque générale des systèmes sociaux européens, par Georges Sidéris »

    Et il est vrai que lorsque l’on compare les politiques menées dans différents pays européens, la casse sociale est généralisée.
    Ainsi qu’aux US, d’ailleurs.

    • François Leclerc dit :

      Banc d’essai ou test, c’est la même chose !

      Le cap des 4 millions de chômeurs officiel a été dépassé en Espagne, 125.000 d’entre eux s’étant ajoutés au total précédent pour le seul mois de janvier.

      En Allemagne, l’Institut de recherche sur le travail (IAB) a calculé que le chômage partiel subventionné a sauvé 1,2 million d’emplois en 2009.

      Cela ne va pas être si simple que cela.

  4. Jaycib dit :

    J’aimerais pouvoir capter France 24, mais ma parabole l’exclut malgré mes efforts de balayage tous azimuts. J’espère qu’on pourra avoir une transcription du débat.

  5. Paul dit :

    Il faut les voir ces maîtres … (suite)

    Car les vraies questions sont là:

    – quel est le sens symbolique de la dette ?
    – quelle est la place imaginaire du voile ?
    – quel est le rôle réel de l’argent ?

    Et l’on retrouve le triptyque RSI de Lacan (Réel, Symbolique, Imaginaire) que seul le nœud borroméen parvient à lier pour cela il faut bien entendu avoir de la ficelle, et parler dans une langue ou le sens est plus attendu que la signification.

    Mais pourquoi ces anglais on-t-il remplacé le genre (en français la/le) par le neutre (en anglais a/an) peut-être qu’ils devront se poser la question un jour non ?

    • Jaycib dit :

      Il n’y a pas eu de remplacement d’un genre par un autre (et en ce sens l’anglais paraît plus proche du latin que le français!). En règle générale, les choses en anglais sont du genre neutre, contrairement aux êtres humains et à la plupart des animaux. Il y a quelques exceptions: un navire (ship) est du genre féminin. Dans le vieux Negro Spiritual « Ole Man River », le Mississippi est du genre masculin.

      A mon avis, vous feriez bien de vous interroger au sujet du genre en allemand: das Mädchen (la fille) est neutre, le soleil (die Sonne) est féminin, la lune (der Mond) est masculin, et ainsi de suite. Mark Twain a écrit un petit texte hilarant sur la question du genre des êtres et des choses en allemand. L’usage du neutre en anglais paraît bien rationnel en comparaison.

    • age ai je ? dit :

      @jaycib :

      il existe des langues à contextes riches (anglais,chinois) et des langues plus descriptives à contexte pauvre (français) .
      cela a des répercussions dans les structures sociales des differents pays ,la façon d’envisager le commerce (voir la contractualistion excessive du droit anglosaxon,le flou artitistique du chinois où un phonoramme peut avoir une signifiaction radicalement differente suivant l’intonation ! ) .
      une petite experience :
      et le neutre ,en anglais , parlons en ,posez à un anglais ou à un américain si  » a car » (une voiture) serait du genre fémini, ou masculin ,vous aurez des réponses surprenantes !

    • Jaycib dit :

      Je ne sais pas ce qu’est une langue « à contexte riche ». Tout ce que je sais, c’est que le français s’est développé à partir de souches romanes très tôt, et que cette langue a dominé les débats politiques et culturels — parfois même commerciaux — en Europe jusqu’au XVIIIème siècle, cédant ensuite son ‘hégémonie’ relative à l’anglais. Parallèlement, les langues régionales ont continué à se développer jusqu’à la Révolution, date à partir de laquelle elles ont été durement réprimées au nom du centralisme républicain.

      L’anglais n’est devenu ce qu’il est que grâce à l’apport des Français (plus précisément des Normands, dont la langue officielle était le français) à partir de la victoire des Normands sur les Saxons à Hastings en 1066 (voir la tapisserie de Bayeux). C’est ainsi que l’anglais est une langue panachée (60% du lexique est d’origine saxonne, 40% d’origine française) et donc très riche. Le lexique anglais est à peu près deux fois plus important que son homologue français. [A ce propos, on peut se demander si la règle de l'Académie n'a pas été nuisible pour le foisonnement lexical de la langue; en même temps, il faut bien reconnaître que cette règle a beaucoup servi à asseoir la 'clarté' du français (écrit), que tout le monde en Europe nous enviait.]

      Il est probable qu’avec un commerce international plus développé, le français aurait pu s’enrichir davantage, mais c’est de la spéculation. Je suis anglophone, et je regrette seulement que le français n’offre pas la même richesse lexicale que l’anglais, ou même que l’allemand.

      Je ne suis pas compétent pour parler du chinois ou d’autres langues asiatiques.

  6. Verywell dit :

    Ne pas rester à la surface des choses…
    Vos interlocuteurs sur le plateau avaient décidé que rien d’important ou de non consensuel ne devait être dit – pendant l’émission pour le moins.

  7. Jaycib dit :

    @ Paul Jorion

    Finalement, vous aurez passé une heure sur le plateau pour cinq minutes de parole. C’est vraiment trop peu, même si vous avez pu placer quelques remarques bien senties sur l’attaque des marchés financiers contre l’Europe, et, éventuellement, la Californie. J’espère qu’il en ira différemment pour votre intervention de ce soir chez Taddéi. Bon courage!

  8. Emmanuel Haydont dit :

    Effrayant le discours de l’ »éconimiste » Edward HADAS (Assistant Editor for Reuters Breakingviews).
    Hyper académique : Les états sont endettés car les gouvernements laissent filler les déficits !! Un autiste parfait !… Il n’a manifestement pas compris de quoi Paul parlait en expliquant qu’il était troublant de constater que les états s’endettaient au profits de créditeurs privés et étrangers…

    • L'enfoiré dit :

      Emmanuel,
      J’ai vu la vidéo. Encore une fois, on semblait parler de choses différentes.
      Paul parlait de manière générale et de ce qui provoquait les crises en générales avec les attaques de créditeurs, les autres parlait du cas précis de la Grèce, en essayant d’expliquee ce qui se passait aujourd’hui.

  9. [...] alors en conclure que les seuls fondamentaux n’expliquent pas tout ? Paul Jorion le disait déjà début février : « Je dis qu’il y a à nouveau un petit jeu sur [...]

Répondre