Archives par mot-clé : extinction du genre humain

Ça sent le roussi ! Est-ce qu’on va bouger à la limite ?, par Cédric Chevalier

Ça sent le roussi ! Est-ce qu’on va bouger à la limite ?. Ouvert aux commentaires.

Après la France, le record absolu de température, le plus élevé jamais mesuré en Belgique depuis 1833 vient de tomber.

Que se passera-t-il si cette tendance se poursuit ? Pour le comprendre, il faut faire un raisonnement « à la limite ». Que se passe-t-il si je laisse ma casserole sur le feu « indéfiniment » ? Ben c’est simple, mon repas est carbonisé. Que se passera-t-il si je laisse le robinet couler dans ma baignoire (et qu’il n’y a pas de trop plein). Ben c’est simple, elle finira par déborder. Ainsi, même dans le monde incertain qui est le nôtre, on peut prédire avec un degré de certitude quasiment absolu « ce qui se passera si un phénomène se poursuit », sous-entendu « si nous n’arrêtons pas ce phénomène », simplement on examine ses conséquences graduelles, et en les extrapolant. 

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Le coup de Jarnac de l’Institut Momentum

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Vous me direz qu’il y a mieux à faire que se disputer avec des gens qui sont très proches de vous, voire même avec qui l’opinion publique vous confond éventuellement, et je suis tout à fait d’accord avec vous, mais à certains moments, des amis peuvent prendre un virage à 180°, et là, il faut dire : « Non ! ». Et fermement !

Le Monde a commencé à publier il y a quelques heures une série d’articles intitulés « Face à l’effondrement, il faut mettre en œuvre une nouvelle organisation sociale et culturelle ». Le titre peut sembler optimiste, mais le ton est donné par un paragraphe que je cite en entier :

Ainsi, l’effondrement est inévitable non parce que la connaissance scientifique de son advenue est trop incertaine, mais parce que la psychologie sociale qui habite les humains ne leur permettra probablement pas de prendre les bonnes décisions, au bon moment. Il existe souvent plusieurs manières de résoudre un problème local ou circonscrit, mais affronter tous les problèmes ensemble et globalement rend le coût d’éventuelles solutions si élevé que seul le déni s’avère être la réponse adaptée. C’est ce déni de masse qui garantit que l’effondrement est certain.

Vous aurez relevé la transition inexpliquée entre le « probablement pas » en milieu du paragraphe et le « certain » qui le termine.

« Vive le déni de masse ! » qui nous permet ensuite de vendre du survivalisme « à la Mad Max ». Si on vous évoque tout de suite les petites communautés de « braves gens comme nous » qui survivront sur un mode Amish, coupées du reste du monde, on vous épargne pudiquement les raids sanglants qui auront lieu autour du dernier poids lourd bourré de diesel, ce qui fera qu’on passera rapidement dans la pratique de « Mad Max » à « La route ».

Pourquoi est-ce un coup de Jarnac ? Parce que les jeunes sont en train de se lever en masse pour sauver la mise du genre humain dans son ensemble. Ils échoueront peut-être, je n’en sais rien, mais notre rôle à nous, les aînés, n’est certainement pas de théoriser le fait que nous ayons nous, à titre individuel, fait notre deuil du genre humain.

Décider de jeter l’éponge, et prôner les petits Fort-Chabrol du futur, c’est un choix personnel. En faire une règle de vie pour tout le monde, c’est une fois de plus faire passer les intérêts particuliers avant l’intérêt général. Et ce genre de mentalité – merci beaucoup ! – on a déjà donné. Beaucoup trop donné !

Allez les jeunes, on est avec vous ! Et pas dans un combat perdu d’avance !

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Que faire face à l’inconscience et au nihilisme écologiques ? Se révolter ! par Cédric Chevalier

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Quelques fonctionnaires et des personnes engagées dans l’environnement et la politique, voudraient que se développe en Belgique une véritable politique de résilience territoriale locale. La résilience, cela signifie la capacité à rebondir après un choc, éventuellement extrême, et à reprendre une dynamique fonctionnelle, éventuellement différente. Ainsi, une personne qui perd ses deux jambes dans un grave accident peut néanmoins se remettre du drame, apprendre à fonctionner sans jambes et continuer à vivre, y compris en étant heureuse, à condition d’être dotée de suffisamment de résilience ou de renforcer suffisamment sa résilience spirituelle, psychologique, sociale, économique et physique. Elle ne sera plus jamais la même personne, mais elle « fonctionnera » à nouveau.

Alors que tous les signaux d’alarme retentissent pour nous avertir chaque jour de la hausse spectaculaire des catastrophes écologiques et de leur cortège de victimes, la résilience des territoires et de leurs habitants face aux chocs devient un impératif moral et politique absolu.

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Où je vous révèle un secret, le 8 juin 2019 – Retranscription

Retranscription de Où je vous révèle un secret, le 8 juin 2019. La vidéo était déjà ouverte aux commentaires, mais comme certains me disent qu’ils attendent la retranscription…

Bonjour, nous sommes le samedi 8 juin 2019. Dans le pays d’où je vous parle, on appelle ça le samedi de la Pentecôte. Je suis rentré hier d’un long voyage, d’un voyage d’une semaine. Je suis parti en fait exactement il y a une semaine et je suis rentré hier soir. J’ai fait beaucoup de choses. Je vous en ai évoqué certaines comme ça, en passant. Je n’ai pas beaucoup écrit. Je ne me suis pas beaucoup manifesté sur le blog. J’ai lu vos commentaires. J’ai fait quelques remarques à ce sujet-là. J’ai fait allusion au fait que j’ai fait une conférence à Malmédy en Belgique, pas loin de la frontière allemande. L’un d’entre vous était là, l’un des commentateurs était là. Il a d’ailleurs signalé qu’il était là et a fait quelques remarques à propos de la conférence. Je crois que ça a été enregistré. Vous allez entendre ça. Je l’ai dit. Tout le monde était content parce que c’était le lancement d’une organisation et il y avait beaucoup de monde. Nous avons fait salle comble.

Qu’est-ce qu’il y a encore eu ? C’était avant-hier. Je me suis réuni et nous avons parlé longtemps, Bruno Colmant, économiste belge, et Marc Lambrechts du journal L’Écho. Nous avons parlé près de 2 h de l’avenir de la Belgique et nous sommes partis en faisant confiance à Marc de faire ce qu’il voudra de ce qui aura été dit. Nous ne sommes pas arrivés à des conclusions très précises et c’est lui qui va nous faire la synthèse.

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Réflexions sur Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité d’Aurélien Barrau, par Dominique Temple

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J’admire l’art avec lequel vous associez des informations d’origine très différente, montrez leur convergence et révélez l’ampleur de la tragédie promise à la nouvelle génération, comme la sirène avant les bombes, souvenir des années de la guerre mondiale : le but principal de votre essai est atteint. Et, mieux encore, dans la deuxième partie de votre texte, vous proposez des solutions pour écarter le danger. 

À la page 65 de votre livre vous écrivez : « Une des causes essentielles de l’inaction vient de la controverse sur les causes du désastre. Chacun a son analyse. L’origine évidente est pour les uns le capitalisme, pour les autres la démographie, pour d’autres encore la religion, etc. Le fait est que nous ne nous mettions jamais d’accord sur les causes. Autrement dit : si nous attendons que la grande cause (sachant que chacun pense avoir identifié ce qu’elle est) soit traitée en profondeur avant d’agir, nous n’agirons jamais. (…) Pour une fois, je crois qu’il faut renverser l’ordre usuel et s’attaquer aux conséquences – la négation de la vie et de l’avenir –  avant de s’attaquer aux causes. Agissons. Agissons maintenant en ciblant les effets et nous verrons bien quel système permet d’y parvenir. Commençons par la fin et cela éclaircira l’origine. Sans aucun doute, la mutation devra être profonde

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« Paul Jorion : Anthropologie de la (dé)raison technologique », par Hubert Guillaud

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Anthropologie de la (dé)raison technologique

Couverture de l'ouvrage de Se débarrasser du capitalisme

« Il nous faut comprendre dans quoi nous sommes plongés, car nous n’avançons pas dans les solutions face au risque de notre extinction », estime l’essayiste Paul Jorion(@pauljorion). « Qu’est-ce que la technologie par rapport à nous ? Qu’est-ce qui nous pousse à produire un discours critique sur la techno et que nous fait ce discours ? » La psychanalyse pose comme constat la méconnaissance que nous avons de nous-mêmes, où le raisonnement rationnel obscurcit les effets d’inconscients… Au niveau de l’espèce, nous pouvons faire le même constat : nous faisons autre chose que ce que nous avons conscience de faire… C’est ce que Hegel appelait la ruse de la raison. Notre espèce peine à se connaître elle-même. Nous avons besoin de poser un regard anthropologique sur ce que nous sommes, ce que nous faisons et sur le monde autour de nous, estime Paul Jorion. La science nous donne l’impression de comprendre beaucoup, mais bien des sociétés se sont imposées en ayant une compréhension très partielle du monde. Pour Jorion, nous sommes subordonnés à la survie de notre espèce, mais elle est mal équipée pour cela. Nous n’avons disposé longtemps que d’une seule méthode pour assurer notre survie : la reproduction. Aujourd’hui pourtant, nous avons une différence avec les autres espèces : nous cherchons à résoudre notre survie, le problème de notre extinction probable, par un autre moyen que la reproduction : la raison !

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« Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 19 mai 2019 et le thème aujourd’hui, c’est « Fin du monde ! Fin du mois ! ». Vous avez entendu ce slogan qui a été inventé par quelqu’un. C’est une bonne idée. Ça a des allitérations. Ça essaye de suggérer l’idée d’une convergence des luttes, que les gens qui se battent contre la destruction de l’environnement, le réchauffement climatique, etc. et les gens qui vont dans la rue non sans raison aussi, parce que la situation leur est impossible dans le contexte actuel, que ces gens pourraient défiler ensemble et représenteraient à ce moment-là une masse critique de gens qui veulent autre chose.

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La « propagande éclairée » est-elle nécessaire pour sauver l’Humanité ? par Cédric Chevalier

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Extinction Rebellion United Kingdom est ce mouvement activiste adepte de la désobéissance civile, qui a paralysé Londres et de nombreuses villes du Royaume-Uni pendant dix jours. On peut déjà le créditer d’avoir poussé le Labour à obtenir au Parlement britannique la première déclaration nationale d’état d’urgence environnemental et climatique au monde.

Et aussi d’avoir obtenu du Labour qu’il endosse l’idée d’un Green New Deal comme politique prioritaire pour hisser le Royaume-Uni à la hauteur du défi climatique, environnemental et social.

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Fin du monde ! Fin du mois !

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Fin du monde : l’appel d’Aurélien Barrau – Qu’en penser ?

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Bon, tout ça est très juste, tout ça est très bien dit : il n’y a rien que j’aurais voulu dire autrement, mon seul souci, c’est que j’aurais situé mon analyse dans un cadre socio-économico-politique, pour dire ce qu’il faut faire collectivement pour que ça change, pas seulement ce qu’on peut changer chez soi, comme ce qu’on met dans son assiette ou qu’on jette dans sa poubelle.

En restant muet sur le capitalisme, sur l’économie de marché, et sur le libéralisme, en ne disant pas qu’il est impératif de les changer, Barrau s’expose au même reproche qu’il fait aux jeunes de la Rébellion contre l’extinction, que leur rébellion ne les empêche pas de manger de la viande ou de prendre l’avion pour un weekend : sa rébellion ne l’empêche pas de cautionner le cadre socio-économico-politique existant, non pas en le soutenant explicitement mais en laissant entendre par son silence à son propos, que le problème n’est pas là. Alors que c’est là que l’obstacle se situe.

On ne préviendra pas l’extinction « en changeant un peu ses habitudes », il faut prendre le problème à l’envers : il faut d’abord éliminer la logique prédatrice de la recherche du profit, et du versement d’intérêts pour les ressources qui manquent là où elles sont indispensables. C’est cela qui détruit notre monde jour après jour et le rend invivable. Quand cela aura été résolu, chacun aura son jardin sans pesticides, mangera moins de viande et pourra se déplacer à vélo, pas avant. C’est dans cet ordre là que le changement peut se faire et doit se faire – sans tarder.

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Pour qui roulent nos gouvernements ? La biosphère ou ses ennemis ? par Cédric Chevalier

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Je propose un simple test de réalité de la volonté politique de nos dirigeants : le budget de l’État.

Le premier ajustement budgétaire et fiscal d’un gouvernement sérieux avec la transition écologique et solidaire.

« Une étude commandée par le WWF démontre que l’État belge distribue chaque année au moins 2,7 milliards € d’avantages fiscaux pour les énergies fossiles (pétrole, kérosène, mazout, gaz), cause majeure du changement climatique, dans deux domaines de notre vie quotidienne  : le logement et la mobilité. Étant donné le manque de transparence de l’État sur les montants exacts alloués aux énergies fossiles, cette somme est sans doute encore plus élevée. »

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