Archives par mot-clé : Federal Reserve

LA FED ENTRE À PAS FEUTRÉS DANS UN NOUVEAU TERRITOIRE INCONNU, par François Leclerc

Billet invité.

La Fed est enfin passée à l’acte ! Toujours aussi précautionneuse, elle va se contenter de cesser d’acheter des titres pour remplacer ceux qu’elle possède lorsqu’ils arrivent à maturité. Mais son geste est mesuré, dix ans allant être nécessaires, selon ses propres calculs, pour que la taille de son bilan actuellement de 4.500 milliards de dollars diminue pour se situer entre 2.400 et 3.500 milliards dollars. Elle sera alors encore loin de retrouver sa taille de 900 millions de dollars d’avant la crise.

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Trump : C’EST AU PIED DU MUR… par François Leclerc

Billet invité.

Parmi les innombrables foucades venues et à venir de Donald Trump, l’attention est focalisée sur la sortie des accords de Paris des États-Unis, qui se distingue là où ses autres promesses électorales restent en pointillés. Leurs concrétisations ne sont pas brillantes, à commencer par la mise en cause de l’Obamacare, qui piétine. Deux autres gros dossiers restent en attente : la réforme fiscale et la dérégulation financière.

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L’ÉPREUVE BUDGÉTAIRE QUI PÈSE SUR LES AMÉRICAINS, par François Leclerc

Billet invité.

L’habitude a été prise, les déplacements à l’étranger des chefs d’État s’apparentent désormais à la tournée des voyageurs du commerce, les temps sont durs. Dans ce domaine comme dans les autres Donald Trump fait les choses en grand. À Ryad, il récolte la promesse de 480 milliards de dollars de commandes, dont 110 milliards pour l’industrie américaine de l’armement. À Bruxelles, il enjoint ses partenaires européens de l’OTAN de régler leurs arriérés de facture. À Washington, il lance une enquête antidumping qui vise notamment les importations allemandes d’acier, et continue de menacer de représailles que représenterait une augmentation des droits de douane américains afin de réduire son déficit commercial.

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À QUI S’EN PRENDRE SI LES ROBOTS PRENNENT LE PAS ? par François Leclerc

Billet invité.

Tandis que la crème des économistes français défend sa science dans son univers académique étroit, la division des recherches, statistiques et affaires monétaires de la Fed alimente le débat sur le statut de la discipline en publiant une étude dont le titre annonce la couleur : « Jauger de l’incertitude des perspectives économiques en utilisant l’historique des erreurs de prévision ». À cette occasion, il est montré combien il peut être instructif de regarder de temps en temps en arrière.

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LES BANQUES CENTRALES ONT-ELLES UNE MARCHE ARRIÈRE ? par François Leclerc

Billet invité.

La Fed est dans l’expectative avec l’arrivée d’un président dépensier qui pourrait changer la donne, si toutefois le Congrès à majorité républicaine s’y prête. Dans la perspective de la fin du mandat de Janet Yellen en février 2018, et la désignation d’un nouveau président de la Fed par Donald Trump, celui-ci se prépare à asseoir son influence en procédant également à des nominations au sein du Federal Open Market Committee (FOMC), sur le mode qui prévaut pour la Cour Suprême. Bénéficiant déjà d’une majorité au Sénat et à la Chambre des représentants, il conforterait ainsi davantage ses pouvoirs.

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Trump : VOUS N’AVEZ PAS TOUT VU !, par François Leclerc

Billet invité.

Fidèle à sa vision du monde résumée par le slogan « America First ! », Donald Trump n’a fait que prendre son élan avec le démantèlement d’Obamacare et la construction d’un mur avec le Mexique, ses premières mesures emblématiques. Pour la suite, il voit grand.

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L’INDÉPENDANCE DES BANQUES CENTRALES, VICTIME COLLATÉRALE, par François Leclerc

Billet invité.

Même cause, même effet : la victoire de Donald Trump laisse les dirigeants mondiaux impréparés, aussi désemparés que lors du coup d’éclat précédent, celui du Brexit. Se détachant des multiples réactions marquées par la circonspection, le maître mot a été incertitude, qualifiant aussi bien la politique de l’administration Trump que la leur.

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LA FINANCE DU SAUVE QUI PEUT, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Selon un rapport pour le moment non officiel du US Government Accountability Office, la cour des comptes des États-Unis dépendante du Congrès, le récapitulatif des liquidités prêtées au système bancaire mondial par la Réserve Fédérale atteint des montants gigantesques. La disparition du crédit interbancaire international depuis la crise des subprimes obligerait la Fed à accorder des découverts illimités aux grandes banques internationales pour les maintenir à flot malgré des pertes latentes très supérieures à leurs fonds propres officiels.

Les sommes en jeu seraient de l’ordre d’une année de PIB des États-Unis, c’est à dire un cinquième du PIB mondial. Il est techniquement impossible d’établir des comptes exacts entre les banques et la Fed du fait de la qualification juridiquement imprécise des engagements effectivement négociés. Selon les hypothèses préalables à toute comptabilité, l’évaluation de la réalité économique appréciée dans les bilans bancaires permet d’afficher n’importe quel montant de capitaux propres. Vu la physionomie de l’économie mondiale en 2012, il est tout à fait probable que l’actif net consolidé du système bancaire mondial soit lourdement négatif. Une fraction de la dette mondiale est comptabilisée à sa valeur nominale sans qu’il n’y ait le moindre actif réel en contrepartie.

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WALL STREET JOURNAL, LE 31 JUILLET 2012

 

La pression monte sur les banques centrales

Tests critiques pour la Fed américaine et pour la Banque centrale européenne qui se réunissent cette semaine alors que l’on attend d’elles qu’elles prennent les mesures innovantes que réclame la fragilité de l’économie mondiale.

 

Une firme de Day-trading dans la ligne de mire des régulateurs

Un règlement à l’amiable envisagé par la Finra avec l’ancien propriétaire de la firme de Day-trading Swift Trade fait apparaître à quel point la mondialisation des opérations rend problématique la capacité des régulateurs à assurer la police des marchés.

 

Royal Bank of Scotland s’apprête à affronter la tempête dans l’affaire du LIBOR

Un accord à l’amiable dans l’enquête qui se poursuit des deux côtés de l’Atlantique pourrait remettre en question le P-DG de la banque, Stephen Hester, qui a su élaguer son bilan toxique et jusque-là hors de contrôle et amortir ses pertes. L’indignation du public pourrait cependant lui coûter son poste.

 

Les bénéfices de HSBC entamés par les scandales

HSBC Holdings rapporte que son bénéfice net a baissé de 9% au cours du premier semestre, en raison de provisionnements à hauteur de 2 milliards de dollars visant à couvrir les retombées d’une enquête d’argent sale et de ventes inappropriées de produits financiers.

© Dow Jones

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OÙ L’ON REPARLE DES VOLEURS DE POULES QUI FONT LA MANCHETTE DES JOURNAUX

J’écrivais avant-hier dans M. Stiglitz n’est pas au courant :

…il fallait que la Bourse grimpe en permanence (on a pensé un moment – et certains le pensent toujours apparemment – que le High Frequency Trading donnerait un coup de main – en douce : sans qu’il faille mettre en prison un trop grand nombre d’informaticiens vendant la mèche)…

Or, le Wall Street Journal annonce à l’instant que « La cour d’appel annule la condamnation de l’ancien programmeur de Goldman Sachs », condamné je le rappelle en 2011 à huit ans ferme de prison. L’article dit entre autres ceci :

Jeudi en fin de journée, dans un jugement d’une seule page, la Cour d’Appel américaine du Second Circuit déclare que la condamnation de M. Aleynikov doit être annulée et qu’il devrait être acquitté ; la Cour ne donne pas ses raisons.

Si vous ne savez pas qui est Sergey Aleynikov, relisez mon billet de juillet 2009 : Sergey Aleynikov, évitez les balcons ! J’y écrivais ceci :

Mr. Joseph Facciponti, Assistant du Procureur Général américain a déclaré le 4 juillet au tribunal, lors d’une déclaration à la presse, que « La banque (Goldman Sachs) a mentionné la possibilité qu’il existe un danger que quelqu’un qui sache utiliser ce programme puisse l’utiliser pour manipuler les marchés de manière malhonnête ». Ah ! voilà qui est tout à fait remarquable : un programme qui aurait pu conduire Mr. Aleynikov à manipuler les marchés malhonnêtement s’il travaillait pour Teza Technologies, et qui lui permettait de gagner sa vie comme un honnête travailleur quand il travaillait chez Goldman Sachs ! Il y a là un mystère que j’aimerais bien comprendre, d’autant que le 4 juillet, c’est la fête nationale américaine : pour que la cour siège l’équivalent du 14 juillet en France, il fallait donc que le cas de Mr. Aleynikov soit jugé, c’est le moins qu’on puisse dire, affaire pressante !

Je parlais aussi d’Aleynikov dans un autre billet, publié deux jours plus tard, intitulé (allez savoir pourquoi ?) Dans ma petite boîte à anomalies, où je mentionnais trois anomalies qui n’avaient sûrement aucun rapport entre elles : une somme intraçable de mille milliards de dollars dans le bilan de la Fed, la présence inopinée sur les marchés à terme américain de « quelqu’un quelque part [ayant] à sa disposition des sommes colossales destinées à lancer sur les marchés boursiers des signes d’optimisme forcé », et l’arrestation de Sergey Aleynikov un jour de fête nationale.

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DE LA CARRIERE DE CERTAINS ECONOMISTES

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Un article publié hier par l’agence Bloomberg : Fed Officials Saw Housing Bubble in 2005, Didn’t Alter Policy : Les dirigeants de la Fed avaient vu la bulle de l’immobilier en 2005, leur politique était restée inchangée, par Craig Torres, rapporte une conversation qui eut lieu à la Fed en juin 2005, lors de la réunion d’un comité en présence d’Alan Greespan – qui serait encore pour six mois président de la banque centrale américaine.

Lors de la réunion, le Dr. Richard Peach, chercheur à la Réserve Fédérale de New York déclara :

Il ne se passe pas de jour sans qu’un article sensationnaliste n’affirme dans la presse que les États-Unis connaissent une bulle de l’immobilier qui ne tardera pas à éclater, entraînant des conséquences désastreuses pour l’économie. Le marché de l’immobilier résidentiel est en excellente forme depuis un certain temps ; la construction ainsi que les ventes de logements individuels ont atteint des sommets au cours des mois récents et le prix des habitations est en hausse rapide, tout particulièrement le long des côtes Est et Ouest du pays. Une telle activité s’explique aisément par des fondamentaux robustes.

J’ai voulu mieux comprendre la carrière des économistes. Aussi, je viens d’appeler le Dr. Richard Peach, qui travaille toujours comme chercheur à la Reserve fédérale de New York. On est samedi, et je suis malheureusement tombé sur son répondeur. Je lui ai laissé un message, où je lui explique que je serais intéressé de lire ce qu’il a écrit récemment sur le sujet (je n’ai même pas dû mentir !).

Les recherches du Dr. Richard Peach sont toujours financées par la Reserve fédérale de New York, rien n’a changé. En 2005, je terminais d’écrire La crise du capitalisme américain (publié en janvier 2007). Mes recherches sont toujours financées par ceux qui achètent mes livres. Rien n’a changé là non plus. Seule différence : s’ajoutent depuis un an et demi à la liste de mes sponsors, ceux qui comme vous ont la gentillesse de faire un don au Blog de Paul Jorion. La recherche indépendante – et permettez moi d’ajouter sans amertume excessive « de qualité » – vous remercie !

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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L’actualité de la crise : DES AVEUX DÉGUISÉS, par François Leclerc

Billet invité.

A quoi servent aujourd’hui les banques centrales ? Cette question renvoie à d’immenses débats théoriques, comme à chaque fois que l’on aborde les questions monétaires. Mais ce n’est pas le biais choisi pour y répondre. Présentées comme clé de voûte d’un système en fâcheuse posture, on en vient à se demander si elles ne le sont pas également, et quel rôle elles peuvent prétendre jouer dans les faits. Le mieux étant alors de suivre leurs traces à la faveur des derniers rebondissements de l’actualité de la crise.

L’attention est d’abord sollicitée par la 6 éme conférence des banques centrales, organisée par la BCE à Francfort. A cette occasion, Jean-Claude Trichet a rappelé que le relèvement du principal taux directeur de la BCE et l’arrêt des mesures non conventionnelles (robinet à liquidités et achats obligataires) étaient deux mesures indépendantes l’une de l’autre, voulant mettre en valeur un changement de politique de la BCE. Une manière d’amuser le parterre, car rien n’est sérieusement envisageable dans les deux domaines.

Pour toute audace, Jürgen Stark, l’économiste en chef de la BCE, avait confirmé cette semaine qu’on envisageait pour l’année prochaine la fermeture progressive du robinet à liquidités ouvert pour les banques. Mais la crise irlandaise a mis en évidence qu’un obstacle de taille subsiste, les banques de pays de la zone des tempêtes étant devenues totalement dépendantes de cette facilité, qui ne peut leur être retirée sans solution de remplacement.

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L’actualité de la crise : LA MARCHE DES CRABES, par François Leclerc.

Billet invité.

Hier lundi, les banquiers centraux se sont réunis à Bâle, en Suisse, mais nous ne saurons rien de leurs discussions et encore moins de leurs décisions. Jean-Claude Trichet, qui a ensuite tenu une conférence de presse, a été encore moins disert que d’habitude, ce qui n’est pas peu dire. Faisant pour le moins contraste avec la manière dont la Fed étale ces derniers jours ses divergences internes, après avoir reçu dans le monde entier une volée de bois vert. Cela est impressionnant et en dit long sur le désarroi qui y règne, permettant de comprendre la décision des banquiers centraux de serrer les coudes, l’objectif non avoué de leur réunion, car que leur reste-t-il d’autre à faire ?

Ces derniers temps à l’offensive contre le gouvernement chinois à propos des déséquilibres mondiaux et de la sous-évaluation du yuan, l’administration américaine a du rapidement se replier sur des positions préparées à l’avance, selon la célèbre périphrase utilisé par les militaires pour ne pas dire retraite. Le seul consensus qu’ils sont parvenus à réunir s’est fait contre eux, les amenant sur la défensive et ne pouvant s’y résoudre, comme on va probablement le constater.

Contribuant à la confusion déjà largement entretenue sur le dossier de la réforme monétaire, le républicain Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale, vient de jeter un pavé dans la mare en publiant une tribune dans le Financial Times. Il préconise le retour à l’utilisation de l’or, non pas comme étalon mais « comme un point de référence international lié aux prévisions du marché pour l’inflation, la déflation et la valeur future des monnaies ». Un mécanisme qui reste à ce stade particulièrement obscur et qui n’a été commenté par Ben Bernanke et Jean-Claude Trichet que du bout des doigts, pour l’en laisser glisser. Il n’empêche, le ver est dans le fruit et va très lentement le grignoter.

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L’actualité de la crise : CE N’EST QU’UN DÉBUT…, par François Leclerc

Billet invité.

Rarement une décision de la Fed aura suscité dans le monde entier un tel tollé des gouvernements, ainsi qu’autant de réactions favorables des marchés en sens opposé.

Canal habituel de réaction du gouvernement chinois vers l’étranger, l’éditorial du China Daily a commenté l’annonce du plan de 600 milliards de dollars avec une sévérité inaccoutumée : « Il est irresponsable pour le pays ayant la principale monnaie de réserve mondiale de maintenir la devise notre argent, votre problème« , poursuivant « …il est injuste pour une économie riche de diluer ses dettes aux dépens de la stabilité de l’économie mondiale et de son système financier ».

Alors que nous sommes à une semaine de l’ouverture du G20 de Séoul, qui promet d’être animé, Cui Tiankai, vice-ministre des Affaires étrangères et négociateur en chef de la préparation de celui-ci a déclaré que « les Etats-Unis nous doivent une explication ». Sous entendu : avant que le G20 ne commence.

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