DE LA CARRIERE DE CERTAINS ECONOMISTES

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Un article publié hier par l’agence Bloomberg : Fed Officials Saw Housing Bubble in 2005, Didn’t Alter Policy : Les dirigeants de la Fed avaient vu la bulle de l’immobilier en 2005, leur politique était restée inchangée, par Craig Torres, rapporte une conversation qui eut lieu à la Fed en juin 2005, lors de la réunion d’un comité en présence d’Alan Greespan – qui serait encore pour six mois président de la banque centrale américaine.

Lors de la réunion, le Dr. Richard Peach, chercheur à la Réserve Fédérale de New York déclara :

Il ne se passe pas de jour sans qu’un article sensationnaliste n’affirme dans la presse que les États-Unis connaissent une bulle de l’immobilier qui ne tardera pas à éclater, entraînant des conséquences désastreuses pour l’économie. Le marché de l’immobilier résidentiel est en excellente forme depuis un certain temps ; la construction ainsi que les ventes de logements individuels ont atteint des sommets au cours des mois récents et le prix des habitations est en hausse rapide, tout particulièrement le long des côtes Est et Ouest du pays. Une telle activité s’explique aisément par des fondamentaux robustes.

J’ai voulu mieux comprendre la carrière des économistes. Aussi, je viens d’appeler le Dr. Richard Peach, qui travaille toujours comme chercheur à la Reserve fédérale de New York. On est samedi, et je suis malheureusement tombé sur son répondeur. Je lui ai laissé un message, où je lui explique que je serais intéressé de lire ce qu’il a écrit récemment sur le sujet (je n’ai même pas dû mentir !).

Les recherches du Dr. Richard Peach sont toujours financées par la Reserve fédérale de New York, rien n’a changé. En 2005, je terminais d’écrire La crise du capitalisme américain (publié en janvier 2007). Mes recherches sont toujours financées par ceux qui achètent mes livres. Rien n’a changé là non plus. Seule différence : s’ajoutent depuis un an et demi à la liste de mes sponsors, ceux qui comme vous ont la gentillesse de faire un don au Blog de Paul Jorion. La recherche indépendante – et permettez moi d’ajouter sans amertume excessive « de qualité » – vous remercie !

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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183 réflexions sur « DE LA CARRIERE DE CERTAINS ECONOMISTES »

  1. « Rien n’a changé là non plus. » ? Sans doute, mais il faut ajouter que c’est partout, absolument partout, pas seulement à la prestigieuse (?) Réserve Fédérale de New York. En tant que très modeste prestataire en informatique, tout en bas de l’échelle, je viens de me faire virer pour avoir été en désaccord avec un petit chef de service. « C’est moi qui paie », m’a-t-il lancé pour signifier que mon expérience comptait pour du beurre. N’ayant jamais été doué pour le dialogue, je n’ai pas eu la présence d’esprit de lui répondre : « Oui, mais pas avec votre argent ! » D’où ma question : qui paie vraiment pour le Dr. Richard Peach ? La Réserve Fédérale de New York en tant que personne morale ? Un directeur quelconque qui gère un budget ? Ou le contribuable sans lequel la Réserve Fédérale et ses directeurs n’auraient pas un sou ?

    1. Crapaud, je compatis, j’ai connu ça en 2007 peu après l’éviction de P Jorion de son poste.

      Les petits chefs, c’est la plaie. Alors allez voir du côté des prudhommes, mais c’est pas gagné là non plus. Il y faut beaucoup de sang froid, de patience et d’arguments, sans compter un bon avocat, pas si simple à trouver et cher, et de chance pour avoir des juges cohérents.

    2. Sinon ne pas savoir quoi répondre immédiatement aux arguments standard, ça fait partie de l’esprit de l’escalier, c’est après que nous vient la répartie.

    3. Bonjour Crapaud Rouge et à tous,
      Je me sens plus à l’aise dans des échanges de ce type que dans dans les analyses techniques sur la situation économique. Je crois que votre témoignage ainsi que celui de Paul Jorion sont au contraire des exemples que les choses changent. Il faudra bien que se rebâtissent des « systèmes » techno-économiques » plus durables et plus respectueux. En attendant, des gens de qualité claquent la porte et démontrent dans les faits autant que par leurs paroles que l’on ne peut plus se contenter du status quo.
      Il me semble que ce qui est dénoncé ici souvent (incurie, abus de pouvoir, hypocrisie, concussion …) n’est pas nouveau mais s’applique à un domaine dont la complexité est nouvelle, elle.
      A la base, il faut bien continuer à cultiver nos jardins non ? Et de plus en plus de gens semblent vouloir le faire sans plus rien attendre de ce qui est dénoncé comme le « système ». C’est encore très minoritaire mais c’est aussi dans ce terreau que, je crois, se replantera l’esprit d’entreprise véritable. Savez-vous que quand j’explique ce que j’ai compris de la démarche de Paul, (blog gratuit, volontaire, collaboratif …) à des chefs d’entreprises, ceux-ci n’y croient pas, puis sourient et enfin sont admiratifs ?
      Je vais maintenant assister via le web à TEXxParis, si qq’un veut le lien qu’il me passe un commentaire ou un mail (dchambaretaud@yahoo.fr) je le lui ferai parvenir, cela commence juste.
      Bonne journée à tous et gardez courage.

    4. Bah en enlevant vos différents frais vous allez surement gagner plus sans travailler pendant quelques temps.
      C’est l’avantage des petits salaires 😉

    5. @crapaux rouge, c’est con à dire, mais on est des gentils, c’est après quand on c’est fait avoir que la répartie vient, le tout c’est de ne pas en faire une règle (même si c’est mille fois trop tôt pour le dire tu voudras de l’action et je n’ai rien à t’offrir).
      Donnes toi un peu de temps et des gens proches (et différent)

    6. @Crapaud rouge
      Tu vas adorer ta nouvelle situation! Juste le temps de t’y faire: plus de petit chef incompétent! quel rêve!
      Tu vas faire juste et seulement juste ce que tu aimes! et gratos en plus !!!! le pied !!!
      5 ans que je vis comme ça: pour mon plaisir de rendre service mais bien sûr avec le chômage garanti … donc je vais pas préjuger que tu sois aussi heureux que moi mais je l’espère

    7. A propos des prudhommes.
      Le fait d’être syndiqué (même isolé, même « en cachette ») dans une des principales organisations permet plus souvent qu’on ne le pense la prise en charge des frais d’avocat. Cela ne réduit en rien les délais, ne garantit pas le talent du juriste ou l’aboutissement des démarches, mais le pot de terre peut ne pas regretter la prise de précaution suite aux inconvénients qu’occasionne la fréquentation des pots de fer.
      Bon courage au batracien pour la suite.

    8. Merci à tous pour vos réponses qui me consolent de la petite blessure d’amour-propre, inévitable quand on se fait lourder. Je m’attendais à des réponses plus sur le fond, comme celle de chambaretaud, mais je dois dire que la question de mon post, (qui paie vraiment?), n’est vraiment pas terrible. Comme souvent, j’entrevois une problématique que j’ai du mal à expliciter. A tous les niveaux et dans tous les milieux, celui qui possède l’argent (ou un budget alimenté par l’argent des autres), possède aussi le pouvoir de décision : cela fait que les uns sont responsables, les autres irresponsables. Il y aurait beaucoup de choses à en dire, mais je n’arrive pas à expliciter…

    9. @chambaretaud
      TexXParis plutôt que TedXParis
      J’ai été dans la situation « professionnelle » de Crapaud Rouge, il y a plus d’un an, et, ayant un peu de temps, j’ai approfondi ce qui me turlupinait depuis un moment , à savoir la problématique énergétique, j’ai aussi découvert « un autre monde », en vrac:
      -le caractère de mes enfants
      -les principes de la macro-économie (grâce en partie à ce blog)
      -certaines associations qui me semblent plus porteuses d’espoir que beaucoup d’entreprises (pas la vôtre cela s’entend)
      -la richesse du web,….

      En bref je me rends compte à quel point j’étais un peu « à l’ouest » dans le monde « normal » avec ma conscience professionnelle, mon respect des autres, mon refus « obstiné » de certains compromis.
      Finalement, « l’ouest » c’est pas si mal , mais faut pas y être tout seul.

      Etant toujours sur mon chemin, chemin dont je commence tout juste à voir les traces, et butinant encore à droite et à gauche, j’ai visité votre blog (c’est grâce à vous que j’ai connu les conférences TED ( il semble qu’il y ait du grain à moudre de ce coté là) et j’ai lu votre cyber-livre sur la reprise d’entreprise
      Honnêtement, rien qu’en lisant le vôtre, j’aurais pu faire l’économie des 3 autres achetés à la FNAC, formidable.

      Je vous remercie pour ça aussi.

      @Crapaud Rouge
      Si besoin, je peux vous donner les coordonnées d’un bon avocat pour les prud’hommes sur Puteaux

      Amicalement à tous

    10. Je compatis, évidemment !
      Mais cela pose tellement de questions, personnelles, collectives, professionnelles, morales ou juridiques qu’il est difficile d’y voir clair, tout au moins au début : le conseil de spécialistes, syndicalistes, juridiques, aident bien à prendre de la distance et à peser les pour et contre des actions « de vengeance » qu’on ne manque pas de rêver, mais qui ne sont pas forcément productives !

      Quant à la question de savoir si celui qui paie est seul responsable, renvoyant les « payés » à leur irresponsabilité, c’est la très vaste question du pouvoir de « faire faire ». Je vous conseille la lecture du petit (par le volume seulement) de Frédéric Lordon : « Capitalisme, désir et servitude » qui me paraît apporter des questions et des réponses extrêmement pertinentes, qui méritent en tout cas d’être discutées.

    11. Complément au post de Publicola sur les prud’hommes
      Les prud’hommes c’est un peu une loterie, car ce ne sont pas des magistrats professionnels.
      Je le sais pour avoir personnellement été débouté aux prud’hommes (Conseil de Marseille, section encadrement) avec un dossier béton, une grosse jurisprudence en ma faveur et un très bon avocat.
      4 votes sur 4 contre moi (les deux représentants patronaux, ce qui à priori peut se comprendre, mais aussi les deux représentants syndicaux ayant le label CFDT, ce qui est déjà plus surprenant compte tenu du dossier).
      J’ai finalement gagné en cour d’Appel (en cour d’appel les magistrats sont professionnels, à priori ils disent le droit), eu égard à la solidité du dossier et à la jurisprudence, mais c’est 2 ans de combat.
      Conseils à Crapaud Rouge :
      Porter plainte aux prud’hommes, via un bon avocat, à condition d’avoir un très bon dossier (preuves du caractère abusif du licenciement, témoignages…….).
      Ne rien lâcher en cas d’échec aux prud’hommes, il y a ensuite d’autres voies de recours (Cour d’appel, cour de cassation).
      Se battre aussi sur le montant des dommages et intérêts (bien les calculer avec l’avocat).

    12. Encore merci pour les nouvelles réponses mais heu… je suis en période d’essai ! Pas de recours possible, mais ce n’est pas grave, je commence à avoir l’habitude. Et puis, ça me laissera plus de temps pour remplir sur ce blog la mystérieuse mission qui m’incombe. 🙂

    13. N’ayant jamais été doué pour le dialogue, je n’ai pas eu la présence d’esprit de lui répondre

      L’esprit n’est pas présent. C’est bien le problème. Non pas que vous n’ayez pas d’esprit, cher Crapaud Rouge, qui pourrait en douter ici douter ici sur le blog en vous lisant !! 🙂

      Seulement le monde de l’entreprise capitaliste (ou de toute entité économique insérée dans le milieu économique capitaliste) n’est pas le monde de l’esprit. Il en est banni, s’il n’y est d’ailleurs jamais entré. L’absence de présence d’esprit est donc requise par la condition de salarié. Le bon salarié comme me l’a un jour dit mon patron se doit d’adopter un profil bas. Le salarié pour vendre sa force de travail se conditionne lui-même en adoptant le comportement qui convient aux exigences du lien hiérarchique, lui-même conditionné par la logique capitaliste.

      La question du pouvoir de l’argent est importante et même cruciale s’agissant de renverser un certain rapport de force défavorable aux salariés. C’est une grande partie du propos de ce blog. Mais si l’entité sociale que constitue l’entreprise n’est pas libérée d’un carcan juridique qui fait du salarié une simple force de travail et non pas un humain en tant que tel, le problème demeure, qu’il s’agisse d’une méga entreprise ou d’une PME.
      La structure hiérarchique de l’entreprise capitaliste est d’abord inhérent à un certain ordre politique qui se traduit par le droit. C’est donc la loi qui régit le monde de l’entreprise qu’il faut changer pour y faire entrer l’humain.

      Pour info, avant de s’adresser à un (bon) avocat, il est toujours possible d’aller aux consultations juridiques gratuites dispensées par les avocats du barreau. Pour en avoir bénéficié moi-même (il n’y a pas de condition exigée, l’entretien est anonyme), j’ai trouvé les conseils très judicieux, sans doute pas moins bons que les conseils tarifés. Avant même le licenciement c’est très utile. C’est tout un art ne serait-ce que de répondre aux lettres d’avertissement de l’employeur.
      Les avocats reçoivent par spécialité, ainsi il y a par exemple un conseil juridique en droit du travail. A Paris aller au Palais de Justice ou se rendre dans les mairies d’arrondissement. Ce service existe aussi dans les autres villes.

    14. @crapaud, ce n’est qu’un blog, change toi les idées (et comme tout le mon de je te donne un conseil que je respecte pas), on a des épaules, mais on a pas toujours à les testés.

    15. Pierre-Yves, votre réponse fut une surprise aussi agréable qu’intéressante, merci infiniment. Ce que vous dites de l’esprit dans les entreprises est tout à fait vrai : c’est aussitôt perçu pour du « mauvais esprit », de l’impertinence, comme quand un gosse réplique à un adulte. Mais il n’empêche, répondre par un « trait d’esprit » n’a jamais été mon fort. Je crois n’y être parvenu qu’une fois dans ma vie, un soir de « gala » organisé par mon employeur. Un « collègue » jamais vu, enthousiaste et naïf, me demande : « Et toi, sur quoi tu travailles ? » – « Sur mon bureau ! » s’est-il entendu répondre…

    1. « Moi sans doute trop stupide ? »
      C’est sûrement le cas, compte tenu du fait que l’article est très clair, mais au moins vous vous posez la question, c’est bien. Quant à moi, je pense qu’il est temps de refaire un modeste don, bien plus utile que tous ces « experts » officiels.

    2. Vous n’êtes pas vexant Crapaud rouge, vous êtes juste Crapaud rouge, rien de plus rien de moins, comme chacun d’entre nous reste lui-même.
      Salutations distingués.

    3. A Crapaud et aux autres :

      Je maintien n’avoir pas compris ce que PJ voulait exprimer.

      La carrière des économistes, pour moi, ce ne saurait être la carrière D’UN économiste en l’occurence un certain M. PEACH.

      Que certaines études de ce quidam soient encore financées par la Fed de NY ne me semble pas nécessairement choquant. L’extrait d’une précedente intervention datée de 2005 est effectivement assez croustillant mais on m’a toujours dit qu’il ne fallait pas jeter l’enfant avec l’eau du bain.

      La démonstration de PJ est vraiment trop courte et insuffisamment documentée pour pouvoir se faire une réelle idée de la production scientifique du bonhomme.

      Moi donc pas avoir compris, persiste et signe. (Eomenos)

    4. Comme je ne lis pas ci-dessous beaucoup de réactions commentant ce que personnellement j’ai cru lire entre les lignes de Paul, j’y vais de mon interprétation:

      « Les experts économiques payés par des organismes officiels font des rapports intelligents qui servent à faire des brouillons au verso (si les lecteurs sont un peu écolos…). Par contre, des experts économiques subsidiés par les modestes contributions de milliers de donateurs anonymes (ou presque) auront peut-être la chance d’être lus, compris et, chance suprême, voire leurs idées suivies d’effets.

      « 

    5. @Eomenos : vous n’avez vraiment pas compris ou vous êtes vraiment bête ? Bon allez, je m’y colle : si Peach avait admis l’existence de la bulle immobilière, il aurait conclu que la politique monétaire de la FED n’était pas la bonne. Mais comme la FED n’était pas prête à en changer, il aurait été viré. C’est la démonstration que les conclusions des chercheurs non indépendants sont celles que l’on attend d’eux, quelque soient les circonstances.

    6. Non je n’ai pas fumé cet hallucinogène puissant que peut être la peau de crapaud séchée.

      Si c’est juste pour signifier qu’un certain M. Peach économiste de son état, écrit, à la demande
      ce que ses sponsors lui demandent à tout le moins en attendent, il n’y avait pas matière à titrer
      « La carrière des économistes ».

      Je suis déçu de la facilité dans laquelle PJ est tombé pour cet article. D’ordinaire, ses interventions volent nettement plus haut que ce raz des pâquerettes.

      Jamais un vrai scientifique ne peut se servir d’une seule observation (ici le cas PEACH) , fut t’elle récurrente, ce qui n’est ici pas établi, pour en tirer une règle générale.

      N’etant pas Princesse (même bête ou sous douée) je ne ferai point la bise au Crapaud du blog,
      laissant ainsi l’animal à ses sortilèges.

    7. @Eomenos, tu oublies un discourt précédent d’un certain président, où on parlait de responsable, sans en faire un bouc émissaire, on ne peut rien, si on lui laisse croire qu’il n’est que l’ombre du système (mot qui ne veut rien dire c’est vrai).
      Quand à ton point de vue sur crapaud rouge, soit tu n’as pas lu le premier commentaire (… ), soit tu gardes tellement tes émotions que tu sais toi même (ne joue pas) à quel point tu peux être dangereux.

    8. @Eomenos : « Je suis déçu de la facilité dans laquelle PJ est tombé pour cet article. » : mais alors, pourquoi n’avez-vous pas commencé par ça au lieu de votre 1er post sibyllin ? Si vous postez en dissimulant le fond de votre pensée, ça ne peut pas marcher.

    9. @Eomenos

      Vous êtes totalement bouché à l’ironie ou quoi ? Le petit billet de Paul ne prétend pas l’excellence de la communication scientifique sur l’étude statistique et sociologique plus ou bourdieusienne de « la carrière des économistes en milieu politique néo-libéral et financiarisé clos », ou que sais-je encore ! Il s’agit juste d’une saillie ironique et opportunément polémique sur la trajectoire d’un cas emblématique de cette caste (ou plutôt sous-caste) particulière.
      Sans doute aurait-il dû titrer « De la carrière des économistes« , ou plus explicitement, pour, peut-être, vous complaire, « De la carrière de certains économistes« … C’est assez d »ésespérant, non ?

      PS : « au raz des pâquerettes« . Je connais le raz de marée, le rat de pâquerettes, à la limite, mais on a pas été présentés; mais le raz de pâquerettes, non vraiment connais pas…
      Même sur la Pointe du Raz, j’ai peur qu’elles poussent très mal les pâquerettes…
      (Vous me pardonnerez cette ironie, au ras des pissenlits, sans doute.)

    10. Mea culpa, maxima.

      L’horreur orthographique est déplorable malgré vent et marée. Raz n’est ni rat ni ras.
      Guilli, le français n’est pas quoique que l’on puisse en penser, ma langue maternelle…, je suis belge et flamand.

      Excepté pour certains banquiers, dont je souhaite vraiment la peau (pas pour en faire des infusions hallucinogènes -quoique-), j’estime que l’attaque directe et ad hominem n’a pas sa place dans le cadre d’une réflexion qui se veut destinée à ouvrir les esprits.
      On peut dénoncer un raisonnement et l’on peut affirmer ce que l’on pense, croit, fait ou à l’inverse
      en (d)énonçant ce que l’on ne pense, ni ne fait ou croit. Je me tiens toujours à cette attitude, qui laisse à chacun la possibilité de s’expliquer.

      J’apprécie le travail et le blog de PJ, sinon cela fait longtemps que je ne fréquenterais plus.

      Je me suis en revanche toujours interdit d’agir comme une groupie de fan club.

      L’erreur méthodologique que je dénonce chez mes ennemis, je la déteste plus encore chez ceux
      que par proximité idéologique, je considère comme des amis.

      Comme tant d’intervenants, j’essaie moi aussi de ne pas employer trop de mots savants, seuls ceux-ci ont pourtant l’avantage d’une relative univocité.

      Alors bon dieu, plutôt que de brocarder ce brave Bourdieu, employons le terme idoine :
      erreur épistémologique.

    11. @Emoenos, j’aime bien les belges (ils n’ont pas laissé croire, qu’après une révolution pour le peuple, il ce la raconte en ce croyant tous des louis XIV, ironie de Français ), alors….

  2. Pour parler de la refonte du système financier international, qui aura noté le silence médiatique en France assez révélateur, concernant le NON catégorique dOBAMA à Nicolas SARKOSY lors de son dernier voyage à la Maison Blanche et concernant la remise en cause de l’hégémonie du dollar. Les médias ne s’honorent vraiment pas.

    1. Vous vous attendiez à autre chose, du genre Obama qui veut remettre en cause l’hégémonie du dollar?

      Mettez vous bien dans la tête que tout cela n’est que du cirque : le système monétaire international actuel, basé sur le dollar, c’est de là que les grands de ce monde tirent toute leur richesses et leur pouvoir. Ils n’ont donc pas du tout l’intention de le remettre en cause, mais au contraire, d’essayer de le faire durer le plus longtemps possible, tout en donnant les miettes et le cirque aux restant du monde.

      Sarkozy, en tant que nouveau président du G20, vient donc d’hériter du rôle de clown en chef.

    2. @chris06, je serais moins ambitieux, Obama croyait trouvé dans son parti la réparti nécessaire, mais il n’y a pas grand chose de neuf, alors il continu avec du vieux, c’est le bipartisme, en France on appelle ça l’UMPS (et pourtant j’aimerais un avis pertinent et modéré)

  3. Oui, vous faites du bon boulôt Paul. Concernant les économistes et le pouvoir, je remet ici la petit démo que je vient de pondre pour un des intervenants.

    Je pense souvent à cette blague qui pose ce calcul de 2 + 2 à trois individus. Le premier, ingénieur, répond : – 4,0000001 avec une marge d’erreur de x. Le second, matheux dit : – 4, pour autant qu’on soit en base y. Le troisième, comptable déclare : – vous voulez que ça fasse combien ?

    J’ai eu un peu affaire à la politique à un certain niveau. Ce sont souvent les apothicaires (économistes?) qui manipulent par de complexes démonstrations. Les autres, enfumés, n’y comprennent rien, et, ne voulant pas passer pour des branques, laissent faire. Peut-être que ce`concept conduira, d’ici quelques années, après un bon crach planétaire, à ce néologisme : le syndrome Obama

    1. Je ne suis pas économiste, mais même dans le domaine de l’ingénierie on peut présenter ses résultats de façon biaisée et enfumer les décideurs, mais il m’a fallut du temps pour m’en apercevoir en voyant faire les autres, alors que moi comme un blanc puceau, je n’y voyais que du feu.

      Sinon, le salariat c’est le problème, car peu osent mordre la main de leur maître, sauf les bâtards caractériels errants qui trouvent ça drôle, même si on le paye cher.

    2. C’est pourquoi les monarques avaient des fous qu’ils sponsorisaient, les jokers, pour ne pas tomber dans la cécité des tièdes serviles. Maintenant, c’est le peuple qui doit sponsoriser ses jokers, les monarques actuels étant des tyrans moins éclairés et ayant moins d’humour.

    3. @fnur, soyons respectueux du pire, puisqu’on a ce blog, on ne peut appeler nos dirigeants: tyran, il y a des pays,ou il n’y aurait pas ce blog.

    4. Génissel Samuel

      Que l’on soit en démocratie n’empêche pas la tyrannie, ne serait ce qu’au sein de l’entreprise qui est un ilot non démocratique.

    5. @fnur, ok, mais la tyrannie c’est encore au dessus tu n’as pas le droit de l’exprimer, la loi inclus ce qui est permit et non ce qui est interdit, on n’est pas au maroc (à titre personnel, je suis patron, j’exploite mes parents et stagiaire et pourtant mes anciens stagiaires me conseillent, non pas que je sois un bon payeur, mais parce que je leur donne leur chance, par conséquent l’entreprise ne résume pas la problématique humaine)

  4. La liste des économistes qui n’ont rien vu venir, plus ou moins directement payés par les grandes banques, et qui continuent de sévir, de conseiller nos politiciens ignares et complaisants, serait très longue à faire….

    1. Ce matin dans une réunion de « progressistes » de gauche, j’ai entendu un candidat à la candidature (Arnaud Montebourg) qui était opposé à Elie Cohen sur le thème de la mondialisation citer Paul Jorion….
      Les idées de notre maître à tous pénétreraient -elles jusque dans les cénacles socialistes ?

    2. Ne me demandez pas d’expliquer pourquoi ou comment, mais il est en effet assez « logique » que les idées de Paul soient parvenues jusqu’aux oreilles d’Arnaud Montebourg.

    3. Ce qui intéressant de remarquer également c’est que sont consacrés moult articles et autres interviews aux candidats à la candidature qui ne sont pas encore candidats officiels, voire ne le seront peut-être même jamais.

      Par contre d’Arnaud de Montebourg qui est candidat depuis novembre dernier, c’est quasi le silence radio coté médias.

      De là à penser qu’il dérange ….
      je laisse chacun tirer ses propres conclusions en comparant son programme à ceux des autres candidats déclarés ou virtuels. 😉

      Voici ce qu’on peut lire par exemple sur le blog de Montebourg à propos de la crise irlandaise.

      Le trèfle à quatre feuilles n’était pas libéral :

      … Quand la Grèce s’est effondrée, nos bons docteurs libéraux ont stigmatisé les dépenses de l’Etat. Alors que l’Irlande chute à son tour, voilà les libéraux mis devant leur propre faillite : baisses d’impôts, financiarisation de l’économie, ouverture maximale du pays aux quatre vents de la finance et retrait de l’Etat. Face à ce double effondrement – de l’étatisme et du libéralisme sauvage – il nous faut développer une nouvelle pensée économique, c’est-à-dire une stratégie de transformation de nos économies – dont les lois sécuritaires sur la finance qui mettent au pas les marchés, le capitalisme coopératif qui se substitue progressivement au capitalisme financier et le renouveau productif qui nous permette de financer nos ambitions sociales, seront les piliers. C’est le seul moyen d’initier notre propre modèle de développement et de reprendre en main notre destinée économique.

      C’est dans la transformation que l’on pourra aller chercher la force économique qui nous manque. Quand l’austérité des conservateurs achève le malade plutôt qu’elle ne le soigne, quand la relance est impossible, faute de moyens et d’efficacité, seule la transformation est une véritable politique anti-crise !

      Courage et amitié au peuple irlandais.

    4. @P.Y.D.
      Si si, au moment de l’annonce de sa candidature, on l’a vu ou entendu pas mal, mais depuis, effectivement, Vals ou Méluche prennent plus de place, c’est sûr. Il y faudrait un Montebourg version 2000, comme celui du rapport parlementaire sur les radis fiscaux (avec Peillon), ou, toujours celui de 2000, époque « La Machine à trahir ». Quatrième de couv :

      Une Assemblée nationale impuissante, des dépenses publiques incontrôlables, une justice arbitraire, des élus locaux omnipotents et cumulards, des gouvernements autistes, une diplomatie opaque : les citoyens se sentent trahis.
      Vieilles vaches sacrées, nos institutions paraissent inamovibles. Ce sont elles pourtant qui fabriquent ce dégoût croissant de la vie politique, démoralisent les électeurs et détruisent à petit feu la confiance dans la démocratie.
      Au sommet de la pyramide, la nature même du pouvoir présidentiel favorise l’inertie, l’irresponsabilité et surtout l’impunité.

      Bon, à coté de ça son statut de Young Leader de la French-American Fondation, millésime… 2000, ça plaide moyen pour lui, m’enfin bon

    5. @ P.Y.D. et Gullirouge
      « La machine à trahir » est bien loin, depuis Arnaud cumule les mandats (député et président de conseil général ) comme les autres ; c’est un avocat qui parle bien et qui certainement sent mieux le vent qui tourne au PS en faveur de propositions économiques et financières concrètes, remettant en cause la mondialisation, mais bon….je ferai plus confiance à une Eva Joly quand même……

    6. @ Kerema 29

      Il y a une différence importante qu’il ne faut pas perdre de vue.
      Eva Joly ou tout autre candidat écologiste sera désignée par les seuls militants du parti écologiste. Par contre le candidat du parti socialiste le sera lors des primaires (initiative que l’on doit d’ailleurs à Montetbourg) organisées par le parti socialiste et auxquelles tout citoyen français inscrit sur les listes électorales pourra participer moyennant un ou quelques euros symboliques. Cela change quelque peu la configuration habituelle des élections présidentielles françaises. Ces primaires vont concerner tous les électeurs potentiels des élections présidentielles, et ce quelque soient leurses préférences en termes d’idées et de personnes. Je ne sais pas pour qui au final j’irai voter, et même d’ailleurs si j’irai voter, mais qu’on le veuille ou non, la campagne pour les présidentielles a déjà commencé. Autant favoriser un candidat socialiste qui nous semble le moins mauvais, voire le meilleur.

  5. Il y a surtout ceux qui n’arrêtent pas de se tromper et qui sont toujours là pour prodiguer leurs conseils. C’est ce que dit en substance Askenazy sur France culture : (si vous avez du temps)

  6. Bonjour,
    On n’a jamais entendu parlé autant des économistes.
    Pas question de dire à un économiste qu’il n’exerce pas une science.
    Il en serait offusqué.
    Et pourtant…
    Une science humaine serait peut-être plus appropriée.
    Sur quoi se base-t-elle, sinon sur les principes édictés par un prédécesseur qui pendant un temps a tiré le bon numéro à la loterie en sortant une théorie plus originale, plus adaptée à la situation du moment. Théorie qui elle même était basée sur une précédente.
    Paul, j’ai une question. Pourquoi laissez-vous vous nommer comme économiste quand on vous présente?
    Votre formation est anthropologue, sociologue et pas économiste.
    L’économie vous l’avez apprise, peut-être, sur le tas, mais pas de base.

    1. « Pourquoi laissez-vous vous nommer comme économiste quand on vous présente? » : pour donner une autre image de l’économie, je suppose, pour montrer qu’elle doit être autre chose que des calculs abstraits fondés sur la cybernétique, « la théorie des jeux », les optimums de Tartampion et tous ces machins débiles qui ne sont vérifiés qu’in vitro. Et encore ! La « théorie des marchés efficients » n’est même pas vraie sur le papier, tant il est facile de la démolir en deux coups de cuillère à pot. (Cela a été fait sur ce blog. Lire le billet au § « Essai sur le fondement théorique de la régulation des marchés financiers ».)

    2. @L’enfoiré, Einstein était quoi? astronome? oui, mais non, il s’intéressait à la chimie aussi (d’où le frigo (on passe réfrigérateur) et la géothermie), merde :), c’est du fordisme scientifique, une spécialité n’est pas une science, c’est un phénomène nouveau, la science c’est la curiosité, pas la spécialité (ceci dit de façon très amical et qui invite les silencieux du blog à ne pas laisser un paysan parler pour eux).

    3. Cher Jemissel,

      « Einstein était quoi? astronome? oui, mais non, il s’intéressait à la chimie aussi (d’où le frigo (on passe réfrigérateur) et la géothermie), merde 🙂 , c’est du fordisme scientifique, une spécialité n’est pas une science, c’est un phénomène nouveau, la science c’est la curiosité, pas la spécialité (ceci dit de façon très amical et qui invite les silencieux du blog à ne pas laisser un paysan parler pour eux). »

      Qui dit le contraire? Absolument. Je suis personnellement un touche à tout. Un généraliste.
      Ce qui veut dire, que je pourrais me nommer de n’importe quoi.
      Je suis assez étonné que Paul ne réponde pas. Le fordisme scientifique, je ne connais pas. Donc je ne peux vous répondre. La science c’est EVIDEMMENT la curiosité. J’aime les self-made man, bien plus que vous l’imaginez. Plus éclectique que moi, tu meurs.
      Mais nous sommes sur blog qui veut parler d’économie. Je rappelle.
      Cela m’emm… de ne lire que des articles sur l’économie.
      Je crois que vous ne suivez pas ce que je dis parfois sur d’autres billets.
      J’aime quand Paul ouvre la conversation dans d’autres domaines.
      J’espère que cette fois c’est plus clair.
      Merci et bonne soirée

    4. en fait j’ai réagit (….) sur le « mais pas de base », comme ci la base académique devait rester une référence, comme ci nos choix d’étudiant devait nous tracer toutes notre vie, comme ci c’était notre seul référence que tout le reste acquis ne ce résumait qu’à cela, voila, après le fordisme est juste là pour exprimer ma pensée (c’est une image parlante) je ne théorise pas, je suis paysan, mais j’aime bien votre réponse elle me laisse de la place, c’est sympa.

    5. Genissel (sorry, pour l’ortho du nom dans mon premier com),
      Mais je vous aime bien aussi, ne vous inquiétez pas.
      J’aime toujours remettre les pendules à l’heure.
      Je creusais un peu la pensée de Paul au départ.
      Il n’a pas voulu jouer le jeu psychologique.
      Peur d’un enfoiré, peut-être.
      Sur un forum, on doit pouvoir s’attendre à avoir des questions qui peuvent être embarrassantes.
      J’y suis en permanence et parfois c’est très dur de trouver la bonne réponse.
      Le « mais pas de base », le mot « base » était ici synonyme de « scolaire ».
      Je suis pour l’école permanente. Passer seulement ses premières 20 années dans l’étude, en considérant sa « fortune » intellectuelle accomplie, est devenu une erreur colossale.
      Il y a un proverbe qui dit « On vieillit quand on n’apprend plus ».
      Je peux vous dire, que je ne suis pas prêt de le faire…. ouf

    6. @ l’enfoiré on est d’accord, (sans le ton d’une voix on y gagne en articulation de pensée et on y perd des fois en compréhension), quand à votre citation ça me fait à mes parents, bien qu’assez âgé (78 et 69 ans) le fait qu’il y est toujours du nouveau sur une ferme, qu’une année ne ressemble jamais à une autre, c’est sur ils ne font pas leurs âges, y à toujours à apprendre (ce qui est dommage c’est que nos médias arrivent même à ne plus nous apprendre quoique soit en accumulant une information qui sans analyse embrouille plus qu’elle n’instruit)

    7. Génissel,
      Oui, la voix en ajoute. Internet n’est pas encore un téléphone.
      Comme notre hôte de ces lieux, Paul, j’ai quelques heures de vol, en effet.
      Même plus que lui sur le net et depuis plus longtemps.
      Si vous avez des envies d’en voir plus vous cliquez sur l’enfoiré.
      Vous verrez, les neurones, cela se maintient comme le reste.

  7. Bonjour M. Jorion
    Au sujet du Don justement, n’y a t-il pas un autre moyen que de passer par la société américaine Paypal ?
    Merci

    1. Je relaie la demande de Kerema 29. Personnellement, je redoute le supplice du Paypal.

      Je préfère envoyer un bon vieux gros chèque bien ringard, libellé en Euros (pour le moment….). Depuis plusieurs mois, vous indiquez que vous mettrez à disposition des donateurs une boîte postale pour les dons par chèque. Qu’en est-il?

    2. Je relaie la demande de Kerema et de François, par chèque, il existe dans toutes les villes des assos qui fournissent des boites aux lettres à tout les sans adresses, une piste peu être !!!!!!!!

    3. Bon je vais parler pour ceux qui ne donne pas (je sais je suis un salaud, qui attend que vous ne puissiez faire vos courses et remplira un jour sa demande de RSA, sauf que je suis fier, alors on attendra), on fait ce qu’on peut (ok on est pas parfait).

  8. De toute manière il faut être clair, l’objectif de ce que l’on appelle la « science économique » aujourd’hui, pourrait se résumer à : « comment détruire le monde le plus rapidement possible »
    Dans ce contexte toutes les théories et lois associées sont de fait à peu près sensées, et le drame est qu’il n’est pas du tout évident que cela ne représente pas de fait une certaine réalité « humaine ».

    1. @peut-être pas on étudie et on croit en nos mentors, après c’est la fuite en avant, ou la rébellion; n’ayez pas tant d’espoir en l’individu.

  9. Richard Peach…
    Sa fiche FEd of NY, avec sa trombine :

    http://www.ny.frb.org/research/economists/peach/index.html

    Son CV à la Federal Reserve Bank of New York :

    http://www.ny.frb.org/research/economists/peach/peach_cv.pdf

    Son dernier « travail », avec Andrew Haughwout et Joseph Tracy, disponible sur le site de la Fed de NY : Juvenile Delinquent Mortgages: Bad Credit or Bad Economy?

    http://www.ny.frb.org/research/staff_reports/sr341.pdf

    La citation de West Side Story en intro de ce « rapport » :
    « Gee, Officer Krupke, we’re very upset;
    We never had the love that ev’ry child oughta get.
    We ain’t no delinquents,
    We’re misunderstood.
    Deep down inside us there is good! « 

    “Gee, Officer Krupke” – West Side Story

    La dernière phrase du même rapport :

    Of what is explained, Officer Krupke might have to concede that many of these juvenile delinquent mortgages “never had the house price appreciation that ev’ry mortgage oughta get.”

    La crise des subprimes pour l’économiste en chef de la Mortgage Bankers Association of America? Une histoire de Jets et de Sharks

  10. Ce n’était pas un appel (même indirect) : c’était une manière d’exprimer ma frustration que l’erreur en recherche (même la plus grossière) ne soit pas sanctionnée, et que la recherche validée ne soit pas elle soutenue – sous les prétextes les plus farfelus : « Il n’y a pas de cadre dans lequel on pourrait fonder votre recherche car ce n’est malheureusement ni de l’économie, ni de la sociologie, ni même de la sociologie économique » (sic).

    1. « c’était une manière d’exprimer ma frustration que l’erreur en recherche (même la plus grossière) ne soit pas sanctionnée, et que la recherche validée ne soit pas elle soutenue – sous les prétextes les plus farfelus »

      Le pouvoir devrait payer pour qu’on recherche la vérité, c’est-à-dire qu’on sape son pouvoir?
      La recherche de la vérité n’est pas rémunératrice et amène plutôt des ennuis, c’est comme ça, faut s’y faire. Votre récompense est morale et puis ce n’est pas des Dr Peach que l’on parle des siècles plus tard.
      Si vous voulez le beurre et l’argent du beurre, il faut être rusé comme un Hegel.

    2. Oui en même temps, 12 papiers publiés entre 1997 et 2004, 0 entre 2004 et 2008, rien depuis. Bon il a toujours sa place à le FED de NY, mais reste à savoir s’ils le sortent souvent du placard . Pas sûr… Même sur Wikipédia, ils veulent pas de lui, c’est dire…

    3. « manière d’exprimer ma frustration que l’erreur en recherche (même la plus grossière) ne soit pas sanctionnée » : il est normal que les vraies erreurs ne soient pas sanctionnées, car la science progresse par tâtonnements, elle ne connaît aucune vérité définitive. Mais une « erreur », quand on est grassement payé par une banque fédérale et que l’on dispose de tous les moyens qu’on veut, c’est un mensonge. Surtout pour exprimer un avis aussi tranché que « Une telle activité s’explique aisément par des fondamentaux robustes.« 

    4. d’où l’intérêt à ouvrir ce blog au Dc Dublanchet ne serait-ce qu’un billet (ok je suis chiant, mais pas totalement idiot), car depuis les années 80 (et même 20), la science ce concentre en spécialité, comme l’économie.

  11. Les recherches du Dr. Richard Peach sont toujours financées par la Reserve fédérale de New York, rien n’a changé. En 2005, je terminais d’écrire La crise du capitalisme américain (publié en janvier 2007). Mes recherches sont toujours financées par ceux qui achètent mes livres. Rien n’a changé là non plus.

    Vous mettez le doigt sur un sujet important et délicat. Je ne sais plus si c’est Mises ou Rothbard qui évoque quelque part le biais des économistes de la monnaie. Comment peut-on leur faire confiance sur les questions relatives à la monnaie et aux banques centrales, demandent-ils, alors que la plupart sont payés par des banques centrales ou des organismes affiliés, ou ont de fortes chances d’y faire une partie de leur carrière ?

    Quelques années plus tard, Lawrence White a voulu vérifier cette affirmation et s’est livré à une petite étude quantitative. Il a conclu que sur les articles rédigés par des économistes américains et publiés dans des revues américaines, 74% étaient rédigés ou co-rédigés par des économistes payés par la Fed. Voici son article :

    http://econjwatch.org/articles/the-federal-reserve-system-s-influence-on-research-in-monetary-economics

    Cdt,
    GSF

  12. Quand on est mieux rémunéré en se trompant ,ce serait pas economique de ne pas systématiquement se tromper.Comme nos super syndicalistes qui vivent de la souffrance du salarié,faut pas que le filon cesse trop brutalement.

    1. « Comme nos super syndicalistes qui vivent de la souffrance du salarié, faut pas que le filon cesse trop brutalement »
      Qu’est ce que cela veut dire ? Vous pouvez expliciter votre pensée svp….

  13. Il ne se passe pas de jour sans qu’un article sensationnaliste n’affirme dans la presse que les États-Unis connaissent une bulle de l’immobilier qui ne tardera pas à éclater, entraînant des conséquences désastreuses pour l’économie. Le marché de l’immobilier résidentiel est en excellente forme depuis un certain temps ; la construction ainsi que les ventes de logements individuels ont atteint des sommets au cours des mois récents et le prix des habitations est en hausse rapide, tout particulièrement le long des côtes Est et Ouest du pays. Une telle activité s’explique aisément par des fondamentaux robustes.

    Ce genre d’argumentaire semble imparable en première approximation. En effet, un médecin ne peut diagnostiquer la maladie de son patient si celui-ci affiche une bonne santé éclatante. Cependant, il en va tout autrement dès lors qu’on constate que ce médecin s’ingénie à ne pas prendre en compte tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à un symptôme.

    La vie à crédit mise en parallèle avec un taux de chômage qu’on maintient à un niveau artificiellement bas comptent parmi ces symptômes que les économistes orthodoxes n’ont pas (et pour certains ne veulent toujours pas) voir. L’accélération démentielle de la croissance des inégalités en est un autre qu’ils considèrent encore pour la plupart comme un mal nécessaire de la « formidable puissance » de l’ultra-libéralisme.

    Ainsi, tout ne peut aller que bien lorsqu’on ne veut pas voir ce qui cloche. Dans un sens, ce wishful thinking est une très bonne nouvelle, dans le sens ou c’est grâce – ou à cause – à lui que le patient capitaliste rend son dernier souffle. D’un autre côté, la nouvelle est déjà moins bonne si sa pathologie est contagieuse au point d’entrainer les populations dans la destruction. C’est pourquoi il serait peut-être bon d’envisager un traitement prophylactique pour ces dernières, non?

    1. Si ca continue l’ONU sera bientôt aussi une société secrète: alors qu’on voit sur tous les écrans à quel point des casques bleus pourraient être utiles en Tunisie, l’ONU n’a pas de réaction sur la situation depuis sa condamnation des violences il y a 3 jours ! (Pour mémoire : l’armée ne compte que 30000 soldats qui ont été chargés par le gouvernement intérimaire de défendre la population contre les policiers qui tentent d’imposer le chaos -en ouvrant les prisons etc.)

    2. Devise Kappa Beta Phi : Dum vivamus edimus et biberimus (Tant qu’on vit, mangeons et buvons.)
      Baaaah, de simples pourceaux d’Epicure, nos bambocheurs comploteurs de la finance… Ils remontent – un peu – dans mon estime.
      On remarquera que Bloomberg est dans la liste officieuse… tout s’explique.

    3. Bien vu igor milhit. Un extrait du texte de Mohamed Haddad sur ce blog collectif tunisien Nawaat.org, que vous mettez en lien :

      Autre chose qui a attiré mon intention : ces milices se sont systématiquement attaqué aux boulangeries, aux pharmacies, aux grandes surfaces et aux petites épiceries, les pillant ou brulant. La situation était déjà difficile, puisqu’il y avait une pénurie de matière de base, il était difficile de trouver du pain, du lait ou des médicaments. Elle risque de s’aggraver après les événements d’hier. A mon avis, ils veulent brandir la menace d’une famine et embraser les quartiers populaires notamment. Car si certains citoyens avaient fait des provisions suffisantes, les gens modestes n’avaient pas les moyens de se payer de grandes courses ; il y a aussi ceux qui ne s’attendaient pas à ce que les événements prennent une telle ampleur. Des témoignages m’arrivent signalant que dans certains quartiers populaires les habitants eux-mêmes ont commencé à se livrer au vol et au pillage par nécessité. Un autre témoignage me signale que les milices ont bloqué depuis des jours le marché de gros, empêchant les commerçants de s’y approvisionner. La situation sécuritaire dissuade les camionneurs de livrer les marchandises entre les villes. Peut-être que tout cela sera résolu dans quelques heures, avec l’annonce prévue du gouvernement d’union nationale. Mais il est possible aussi que cet état dure plus longtemps ; dans ce cas, il y a une menace sérieuse sur les quartiers populaires. Je propose la solution suivante : nous devons réfléchir dès à présent à une possibilité de faire appel à des ’associations spécialisées dans la gestion de ce genre de crise et recevoir des aides de l’étranger, comme cela se passe lors des catastrophes naturelles. Ainsi, je demande à nos amis hors de la Tunisie de réfléchir avec nous sur d’éventuelles associations que nous pourrions contacter en cas de besoin et nous les remercions d’avance pour toute aide et suggestion sur ce thème.
      Professeur Mohamed Haddad

      Et aussi, « A Nawaat, c’est l’image que nous n’oublierons jamais« 

  14. C’est le moment de citer Upton Sinclair, je crois :
    It is difficult to get a man to understand something, when his salary depends upon his not understanding it!

    1. Je me demande parfois si je suis sur un site francophone.
      Merci de vous rappeler qu’en France quelques béotiens ne maîtrisent que leur langue maternelle.

    2. P Jorion

      C’est pas le cas en France, très peu parlent une seconde langue, l’anglais en général sinon, et encore avec une prononciation épouvantable.

      La faute à qui ? Je sais pas. Mais les allemands ou hollandais qui parlent l’anglais le parlent très bien, même si il reste un léger accent.

      Pour ma part, je commence à me débrouiller avec l’allemand que je parle avec la prononciation de Hanovre qui est celle académique, comme la prononciation de Touraine est la norme en France.

    3. @Piotr, le mieux c’est de partir (si tu peux), après on est un peu latin, les mains ça aide (et faire du théâtre, mais il y a de tout la dedans, j’ai eût la chance que ma sœur n’a pas eût étant tombé dans le contemporain qui s’examine le nombril)

    4. Au Maître des lieux

      « Are you kidding ? In the places I’ve lived in Africa, everyone speaks four, five, six… languages. »

      Si vous le dites…
      Réponse « pédagogique » je présume.

      Chacun ses atouts, ses faiblesses.

      Mantra pour les jours à venir : « La plus stricte discrétion s’impose quand on n’est pas invité« .

  15. Sauf votre respect M Jorion, vous êtes un monsieur plus qu’intelligent…
    Alors pourquoi avoir sortir ce post ce jour et surtout pourquoi avoir appeler un samedi M PEACH alors que vous n’ignorez pas que le samedi la probabilité de le joindre à son travail était plus que réduite?
    Sans quoi je suis d’accord, les économistes ont tendance à aller dans le sens de ceux qui les financent…. Il faut cependant lire entre les lignes avec le prisme de sa propre sensibilité des choses.

    1. J’ai écrit ce post ce jour parce que j’ai lu ce jour ce dont il parle, parce que la nouvelle est tombée hier et que n’ayant pas eu le temps de la lire hier, je l’ai lue aujourd’hui.

    2. … alors que tout candide pourrait penser qu’il s’agit
      d’une multi-crise ! ce n’est, en fait et en partie, qu’une crise
      de financement d’une économie, en tant que pratique et discipline

    3. le risque c’est toujours d’en faire un bouc émissaire qui justifie le système, mais sans vulgarisation, il y a peut de chance qu’il en soit autrement (il y eût bien des vérités lors de la seconde guerre, mais il fallait bien que le pays continue…), c’est vrai qu’un homme ne peut suffire (mais s’il est assez lâche, on a une liste).

  16. Anxieux de savoir…Parfois, trop heureux d’ignorer…Cherchant bien souvent dans ce qui est, un remède à ce qui n’est pas; et dans ce qui n’est pas, un soulagement à ce qui est…Telle pourrait être une petite définition de la carrière des économistes.

  17. Au 12-1 : « c’est comme ça »

    J ‘espère que le « c’est comme ça » ne va pas faire des petits.
    Niveau zéro, pas plus bas et pas même populiste.

    Combien de femmes niées dans leur être ( violences, mépris etc…)
    se voient répondre « c’est comme ça » ?

    Je ne vois pas de situations anormales, ou scandaleuses,
    ou catastrophiques d’ origines naturelles où « c’est comme ça »
    pourrait s’imposer.

    1) « c’est comme ça » ,
    2) fermer le ban,
    3) éteindre la lumière.

  18. Je ramène mes gros sabots sur l’hégémonie du dollar. Tout bien, même une monnaie, n’a pour valeur que celle que les acheteurs veulent bien lui donner. Pas d’acheteurs, pas de valeur. Quand je développe des produits dont personne ne veut, ce n’est plus une question de prix.

    Donc l’hégémonie du dollar est mise en place par un entretien de sa valeur – et, vu de ma capbrousse, il semble que l’appareil aille des agences de notation au manuel du parfait libéral, et passant par le mythe étasunien et autres fables modernes. Suaf que, là aussi si j’ai bien compris, l’acheteur principal s’appelle la Chine, et pas du tout par soumission à la propagande de l’oncle Sam.

    J’ignore la marge du pouvoir de soutien comme de nuisance des chinois, mais je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’acteurs aussi puissants qu’eux – à part les américains eux-mêmes, et encore.

    Dit autrement, le G20 peut bien demander ce qu’il veut… après c’est un choix de goût d’une chorégraphie plus qu’une appréciation d’efficacité. D’ailleurs toute la politique n’est-elle pas devenue un théatre d’ombres ?

  19. Y’a comme un écho :

    « Regardons la réalité en face : ce sont les meilleurs, ces experts issus du système hospitalo-universitaire, qui ont autorisé le Mediator et n’ont pas vu qu’il y avait un problème, et ce sont les petits généralistes et les pharmaciens de rien du tout de Prescrire qui ont dénoncé ça.

    Peut-être faut-il revoir la définition de “meilleurs” car le vrai critère du meilleur ce n’est pas seulement les diplômes et les titres, mais l’indépendance. »

    http://www.atoute.org/n/article182.html

    1. Bien sûr, mais moi ce qui m’embête, et là je suis très poli, c’est de lire le nombre de médecins abonnés à Prescrire, 29 000, bien bien, à mettre en regard du nombre de médecins en activité : plus de 210 000…
      C’est 192 euros l’abonnement, sans pub et pour le putain de bon boulot qu’ils font, c’est donné. Évidemment, on est d’accord, les visiteurs médicaux (de moins en moins pléthoriques, ok, mais pas les budgets pub des labos), c’est gratuit. Enfin gratuit, pour les toubibs, parce que c’est bien la sécu qui paye le bazar.

    2. Servier et le système de santé français sont pointés du doigt, il faudra en tirer tous les enseignements et je subodore qu’ils seront nombreux.
      Le laboratoire Servier jette en plus le discrédit sur l’industrie pharmaceutique.
      http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/15/mediator-le-rapport-de-l-igas-accable-servier-et-le-systeme-de-sante-francais_1466210_3224.html#ens_id=1440622

      Le rapport complet (230 pages) sans appel et pourtant je parie que l’on procédurera, pourvu que ça ne dure pas.
      http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/114000028/0000.pdf

      Le Nouvel Obs de cette semaine consacre 3 articles à ce sujet brûlant :
      « L’enquête des « superflics » de la santé »
      « La face cachée de Servier »
      « Les dessous de l’industrie pharmaceutique »
      Les médias ont un sacré sujet à décortiquer, une pieuvre.
      Heureusement que le remaniement a sonné le tocsin, bizarre.

      Chapeau bas à Mme Irène Frachon qui par sa persévérance a permis de mettre le doigt sur la plaie.
      Un exemple patent de la force d’un individu menant un combat juste.

    3. Dans cette affaire, la plus grande méfiance est de rigueur. Pour les médias, l’os à ronger est trop beau, et une fois de plus, la tentation de céder à la simplicité trop forte.

      Sans vouloir atténuer la responsabilité de Servier qui n’est pas plus saint que beaucoup de nos grands industriels, j’attire votre attention sur le fait qu’un des 1ers principes fondamentaux du droit français a été bafoué : celui de la contradiction. Le rapport de l’Igas est à charge contre Servier sans que celui-ci ait été entendu. Trop facile de faire porter le chapeau à un seul acteur alors que la responsabilité est certainement collégiale entre industriel du médicament et autorités de santé.

      Le problème qui se profile derrière ce dossier est celui de la collusion entre sphère économique et sphère politique. Une fois de plus, une preuve nous est apportée des conséquences néfastes du lobbying et de la mise à disposition des institutions publiques au seul profit d’intérêts privés sans prise en considération suffisante des risques collectifs. Le principe de précaution tant vanté vient d’en prendre un petit coup dans l’aile, principe utilisé comme poudre aux yeux pour faire croire au bon peuple que l’on se soucie de lui…. en vérité, comme d’une guigne quand les enjeux économiques deviennent le primat sociétal essentiel. Cette problématique n’est-elle pas au cœur même du débat écologique actuel ?

      Est-il nécessaire de rappeler que notre président actuel fut l’avocat du groupe Servier ? La proximité du siège social de Servier et de la mairie de Neuilly ne pouvait que faciliter ce genre de rapprochement, et en la matière, Jacques Servier fut toujours un maître entretenant les meilleures relations avec les élites de droite et de gauche. Pourquoi ne l’aurait-il pas fait, cette pratique se généralisant depuis de nombreuses années ? Il a simplement utilisé un système en le poussant à son avantage. En est-il responsable ou sont-ce nos élites politiques en acceptant cette forme de corruption dont le « pantouflage » est la face émergée ?

      Avant de parler de la corruption chez les autres, balayons devant notre porte et évitons de faire porter toute la responsabilité à un seul homme alors même que l’une des principales causes de cette regrettable affaire réside dans la propension corruptible d’une certaine élite politique qui, par son attitude dévoyée au seul profit d’intérêts privés, menace nos démocraties.

      Au-delà du Mediator, le procès à mener est celui du lobbying et de la corruption politique.

    4. Et il n’y a pas que le mediator ! Dans les années 70, un mien voisin s’était engagé dans la marine comme élève infirmier. Là, il fut vacciné contre l’hépatite B. Moins d’un an plus tard, on lui découvre une sclérose en plaque. Cette séquence s’est répétée par milliers, mais le lien de cause à effet n’est toujours pas admis. Sur le web, le 1er site venu explique : « En septembre 2003, la Cour de cassation rendait un arrêt indiquant que le lien entre la vaccination et la sclérose en plaque ne pouvait être tenu pour acquis. » Quand ils sont attaqués, les intérêts mercantiles exigent et obtiennent la plus grande rigueur scientifique, mais quand ils vantent leurs mérites, personne ne peut aller mettre le nez dans leurs falsifications.

    5. @crapaud rouge
      .En France, l’Académie nationale de médecine rappelait en 2008 que « 8 études nationales et internationales ont démontré l’absence de relation statistiquement significative entre la SEP et la vaccination contre l’hépatite B ».
      Allez voir , extraits
      :

      Une attention particulière s’est portée sur d’éventuelles complications neurologiques : ainsi 106 atteintes démyélinisantes centrales (69 poussées de sclérose en plaque, 27 manifestations ophtalmologiques et 10 myélites) ont été notifiées entre janvier 1989 et décembre 1995, pour environ 17,5 millions de sujets vaccinés en France. Compte tenu du sexe et de l’âge des sujets vaccinés, les fréquences de sclérose en plaque observées ne sont pas supérieures à celles attendues dans la population générale (incidence annuelle de 2 000 à 3 000 cas).(…)
      Dans une note du 30 septembre 1998 adressée au Ministre, Gilles Brücker, Président du Comité Technique des Vaccinations et de la section « maladies transmissibles » du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France, indique que le rapport bénéfices/risques est très favorable à la prévention systématique.
      Pourtant, le 1er octobre 1998, cédant peut-être aux pressions du lobby anti-vaccination, Bernard Kouchner a annoncé la suspension de la campagne de vaccination en direction des adolescents.
      Cette attitude a été clairement critiquée par l’OMS, qui a tenue à préciser qu’il n’y a pas de « justification scientifique à la suspension de l’immunisation contre l’hépatite B ». De son coté, Le professeur Ian McDonald, président du conseil médical consultatif de la Fédération internationale des organismes de sclérose en plaques a déclaré :
      « Les personnes atteintes de SP devraient être rassurées au sujet de la possibilité d’une relation entre le vaccin contre l’hépatite B et la SP. Après plus de un milliard de vaccins inoculés depuis 1981, on ne peut plus douter de son innocuité et de son efficacité. »

      Plus récemment, une nouvelle étude publiée par le Réseau National de Santé Publique dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire N° 9 de 1999 confirme les précédentes évaluations et fournit une comparaison entre les risques de premières atteintes demyelinisantes et les bénéfices de la vaccination.
      Les auteurs indiquent que pour une cohorte de 800.000 adolescents, soit l’équivalent d’une classe d’âge, la non vaccination, pour éviter une à deux atteintes demyelinisantes supposées, permettra l’apparition de 3 à 29 hépatites fulminantes et de 12 à 147 cirrhoses ou hépato-carcinomes (cancer du foie). Pour ces spécialistes, il ne fait pas de doute que « les bénéfices de la vaccination hépatite B apparaissent supérieurs au risque potentiel de la vaccination »

      Malgré cela, la décision de reprendre la campagne scolaire de vaccination n’a pas été prise.
      Pourquoi ?
      Sans doute parce que cette décision met nos hommes politiques à l’abri d’une future mise en examen sur plainte d’une quelconque association de victimes de la vaccination. Comme d’ailleurs de toute action de la part des futures victimes de la maladie, puisque la vaccination est toujours possible… en secteur privé, et à condition d’être bien informé.
      Alors, qui bénéficie ici du fameux « principe de précaution » ?

      Vous faites confiance à Prescrire ?
      Alors allez voir
      Perso, je suis ni virologue, ni épidémiologiste, mais père d’un fils que j’ai fait vacciner, et je considère que ces campagnes ou ces rumeurs plus ou moins empreintes de complotisme, et en tout cas de bêtise crasse et coupable, contre les vaccinations sont une authentique régression positivement criminelle de l’humanité. L’insondable connerie des adventistes sectaires type témoins de Jéhovah mise à la disposition de la multitude. Et ce lamentable Dr Kouchner qui se couche…

    6. @Crapaud Rouge
      Pour une conférence de Jean Brissonnet en 2007 sur le sujet (et plus généralement sur le thème des pseudo-médecines), allez voir ça, à partir de 8mn40.

    7. @Gullirouge : ok, je m’incline, pas de lien causal. Reste que, par héritage culturel, je suis contre les vaccinations, hormis quelques unes comme le tétanos, la tuberculose, le palu…

  20. Le bulletin N° 51 qui marque le cinquième anniversaire de la publication de GEAB est disponible.
    Je viens de le survoler et comme je ne veux pas faire de cauchemars, on verra ça demain.
    http://www.leap2020.eu/GEAB-N-51-est-disponible-Crise-systemique-globale-2011-L-annee-impitoyable-a-la-croisee-des-trois-chemins-du-chaos_a5769.html
    http://www.europe2020.org/spip.php?article678&lang=fr

    Au cas où cela n’aurait pas encore été signalé.
    Un article édifiant d’Edgar Morin, publié dans le Monde du 9/10 janvier « Les nuits sont enceintes », pas franchement optimiste, juste une lueur d’espoir.
    « Déclin de l’Occident, montée des extrêmes et prolifération du nucléaire, l’année 2010 a été le théâtre du repli sur soi. En 2011, il est temps de retrouver notre inventivité politique ».

    « La marche vers les désastres va s’accentuer dans la décennie qui vient. A l’aveuglement de l’homo sapiens, dont la rationalité manque de complexité, se joint l’aveuglement de l’homo demens possédé par ses fureurs et ses haines ».
    « Mais le probable n’est pas certain et souvent c’est l’inattendu qui advient. Nous pouvons appliquer à l’année 2011 le proverbe turc : « Les nuits sont enceintes et nul ne connaît le jour qui naîtra. » »
    C’est pour quand la métamorphose, punaise ? Au boulot.
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/08/edgar-morin-les-nuits-sont-enceintes_1462821_3232.html

    Qu’en pensent nos économistes et Arnaud ?

    1. Je ne vous félicite pas, Papimam, car si vous avez la chance de ne pas faire de cauchemar, je crois que je vais en faire pour deux. LOL… encore une nuit gâchée…

      Pas très réjouissant tout çela… surtout l’article de Morin. Et quand on connait la dimension intellectuelle de cette personnalité hors norme, nous avons tout lieu de craindre le pire.

      En guise d’espoir, faisons comme Gramsci : face au pessimisme de la raison, cultivons l’optimisme de la volonté.

    2. @ Papimam

      Nous avons les mêmes lectures. A compléter par le blog « Oil Man » du Monde car à mes yeux la crise de l’énergie est une composante forte, pour certains même principale, de la dégradation actuelle.
      http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/01/14/le-brent-proche-des-100-dollars-la-norvege-revoit-ses-reserves-fortement-a-la-baisse/
      Par contre tout cela ne me donne pas de cauchemars, l’effondrement peut encore être « de velours »…. je veux dire par là que les restrictions, vues de France, pays riche, ne seront que des restrictions, pas obligatoirement une tragédie.

    3. @ Jean-Luc D
      C’est par la connaissance des risques que nous saurons les contrer autant que possible..
      Déjà quelques victoires notoires comme le Médiator et la Tunisie.
      Pour la Tunisie, j’ai entendu des témoignages édifiants sur F Culture « La rumeur du Monde » ce samedi.
      « C’est la blogosphère qui a permis cette révolution en vulgarisant la réalité connue mais peu crédible et la prouvant au travers de documents de Wikileaks.
      http://www.lemonde.fr/?xtor=EPR-32280012
      http://www.franceculture.com/emission-la-rumeur-du-monde-la-tunisie-2011-01-15.html

      Edgar Morin s’attelle à la tâche dès lundi avec d’autres personnalités.
      « A partir du 17 janvier et durant toute la semaine, Edgar Morin, au rythme d’une interview par jour, nous donnera sa vision sur quelques unes des problématiques clés d’aujourd’hui ».
      Pöle emploi a bien besoin d’un coup de main pour qui connaît ses dysfonctionnements.
      http://emploiparlonsnet.fr/les-directs/edgar-morin-sera-le-grand-invite-d-emploiparlonsnet

      Un conseil : ne pas bloguer juste avant le coucher.

    4. @ Les pieds dans le plat

      Par contre tout cela ne me donne pas de cauchemars, l’effondrement peut encore être « de velours »…. je veux dire par là que les restrictions, vues de France, pays riche, ne seront que des restrictions, pas obligatoirement une tragédie.

      Vos pieds tombent à coté du plat. Et le velours à rebrousse poil, perso, ça me procure des sensations très désagréables…Même dans un pays riche comme la France, les restrictions économiques signifient bel et bien un recul du niveau de vie et des conditions de subsistance d’une très large partie de la population dans le contexte politique d’inégalités croissantes dans lequel sommes embringués, et donc des morts et des souffrances. C’est mathématiques.
      Mais, et surtout, c’est bien le contrecoup politique de cette régression sans transformation simultanée et radicale du cadre politique qui est à craindre. Les émanations populistes ou revanchardes de tout poil que l’on renifle partout ne sont qu’un aimable avant-goût de ce qui nous attend, de ce qui pourra s’épanouir généreusement, une fois dans le dur.

    5. L’espoir est, comme tout les tranquillisants, absolument dangereux.
      Quand les rêves sont les gardiens du sommeil, il ne faut pas les supprimer, sinon le vivant peut ne pas s’en remettre.

    6. @Gullirouge

      C’est une différence de vision. Les périls que vous citez sont bien là, c’est indéniable. cependant, il existe dans notre pays des régulateurs silencieux. Par exemple nous sommes auto-suffisants en alimentation, même si l’agriculture dépend encore beaucoup trop du pétrole, mais je crois en une inventivité à la fois latine et pragmatique, ce qui fut nommé « le bon sens paysan ». JE cite cet exemple parce que tous les pays n’ont pas ces atouts et ce serra sûrement pire là ou l’auto-suffisance n’est pas assurée.
      Les relents populistes sont également un vrai danger, il y a un fond vichyste qui peut renaitre – et il va progresser du fait des difficultés. Mais là encore, je ne pense pas qu’il puisse faire autre chose que de l’agitation et quelques désordres mineurs. J’accepte là-dessus votre critique de trop d’optimisme.
      Cependant le pire pour créer l’instabilité est l’incertitude anxiogène, et je pense qu’il faudrait arrêter de parler le langage de pouvoir d’achat, de croissance, mais au contraire aborder la phase de recul sur ces sujets, puisqu’elle est inexorable, regarder comment elle peut se faire avec équité, et ce qu’elle apporte de réalité.
      Quand la finance parle d’économie réelle, elle se désigne elle-même comme économie irréelle. Mettez-nous dans la réalité, de manière plus équitable : même avec moins de pouvoir d’achat, global, ce sera une avancée.

    7. @ Marlowe

      L’espoir est, comme tout les tranquillisants, absolument dangereux.

      Oui enfin bon, n’omettons pas de préciser qu’il en va de même pour les excitants, et que l’absolument est de trop, seule la dose importe.

    8. @Papiman 16h12
      Encore plus édifiant, Casanova ce matin dans l’Esprit Public, expliquant qu’il y a eu des émeutes à la prison de Monastir.
      Ou comment commenter l’actualité sans la suivre. Il s’agit d’une volonté délibérée des sbires du pouvoir de relâcher les prisonniers (et qui a été effective dans plusieurs prisons du pays, mais le directeur des prisons a été arrêté hier) pour qu’ils participent au chaos qui seul pourrait empêcher le basculement démocratique. La garde d’élite de Ben Ali, appelés ses « sbires » par les internautes tirent sur la foule au hasard à partir de 4/4 depuis 2 jours et les mêmes avant étaient postés comme snipers pour tirer au hasard sur les manifestants, heureusement le chef de la sécurité vient d’être arrêté).
      Pour suivre les événements en Tunisie, voici une archive de tous les tweets (messages courts) postés depuis le 10/1 par ceux qui y sont, parfois il donnent un lien vers un article, une vidéo ou une photo qui permettent de se faire une meilleure idée). cherchez par ex. keyword police ou militias etc.
      http://tunisia.mandoz.com/

    9. Dites à Marlowe de se mettre au Scotch en intraveineuse avec flasque et pompe intégré dans l’abdomen, j’vois qu’ça de bon pour son cas.

    10. @ Les pieds dans le plat

      Relisez moi, j’évoque une transformation politique préalable nécessaire à deux reprises (« contexte politique d’inégalités croissantes » et « sans transformation simultanée et radicale du cadre politique »). Je n’ai sans doute pas été assez clair, j’aurais dû dire changement politique préalable impérieusement obligatoire, sinon le pire est probable. Et j’entends par là le pire envisageable humanitairement, c’est à dire non seulement dans la dimension économique, au niveau des logiques de Partage, mais encore dans la dimension politique, au niveau des logiques de Pouvoir, les deux dimensions étant bien sûr inséparables. Les solutions étant, quant à elles et par contre, exclusivement politiques. Ni économiques, ni financières, ni techniques, ni technologiques, ni technocratiques, ni étatiques, ni écologiques, ni locales, ni individuelles, ni religieuses, ni spirituelles, ni que sais-je encore. Politiques, et donc philosophiques aussi, idéologiques, fatalement (contre-idéologiques en fait, donc idéologiques).
      Les solutions politiques déterminées par l’urgence sociale absolue étant, comme chacun sait, rarement les meilleures, soit ultra-répressives ou dictatoriales, soit militaires, soit les deux, étant donné, toujours et encore, l’incroyable état de pétrification des structures de pouvoirs et la puissance insoupçonnable des pesanteurs idéologiques que cette crise révèle depuis 3 ans et demi…

    11. @ Gullirouge
      Oui, et je vous suis bien, cette logique qui désespère de voir la politique – et peut-être même la chose politique dans son ensemble – reprendre la primauté perdue sur l’organisation de la société entière, et non être inféodée à une finance mondialisée, et se préoccuper seulement des puissants.

      Mais si l’on regarde la politique non plus comme une chose unique, si l’on distingue stratégie et vision d’un coté, et gestion de l’autre; si d’autre part on regarde les processus de décisions, ceux qui sont centralisés, ceux qui ne le sont pas; ce qui est proche du participatif et ce qui est directif (la guerre en Afghanistan, par exemple), ce qui reste à portée de main, et ce qui est perdu dans des stratosphères glauques (Paul Jorion a posté des nouvelles d’une société secrète de Wall Street); si l’on regarde donc le morcellement réel de l’activité politique, on peut se dire que quelques ilots sont sains, et que nous pourrons nous appuyer dessus pour construire un futur.

      Quand je dis nous, ça reste à définir…

      Je ne pense pas qu’on aura le choix : la chose politique s’est déconsidérée dans le baiser vampirisant de la finance, durablement. Nous n’en voyons plus que les conquêtes de pouvoir personnel, opposées au service du bien commun – ce qui me parait être votre vision. Je dis que les craquements révèleront des mécanismes et des personnes de plus de vertu, et que si la végétation politique est fanée, le terreau n’est pas mort, lui.

      Je pense aussi que cela prendra des formes inattendues, et très probablement plus territoriales que nos habitudes jacobines. Je m’attedns à de profondes discontinuités, et pas à un retour de l’ordre politique tel que nous l’avons connu, même au plus sain de son histoire.

  21. WILLIAM K. BLACK @ PBS : Bill Moyers Journal, April 3, 2009 said:

    The FBI publicly warned, in September 2004 that there was an epidemic of mortgage fraud, that if it was allowed to continue it would produce a crisis at least as large as the Savings and Loan debacle. And that they were going to make sure that they didn’t let that happen. So what goes wrong? After 9/11, the attacks, the Justice Department transfers 500 white-collar specialists in the FBI to national terrorism. Well, we can all understand that. But then, the Bush administration refused to replace the missing 500 agents. So even today, again, as you say, this crisis is 1000 times worse, perhaps, certainly 100 times worse, than the Savings and Loan crisis. There are one-fifth as many FBI agents as worked the Savings and Loan crisis.

    Chris Martenson, The Crash Course, Chapitre 15: Bulles dit:

    Mais que faisait la Fed pendant tout ce temps? Ils étaient occupés à rédiger des documents de «recherche» pour se convaincre eux-mêmes qu’il n’y avait pas de bulle immobilière en formation comme dans cette étude de la Fed en 2004 intitulée “Les Prix des Maisons Sont-ils la Prochaine Bulle?” (Are Home Prices the Next Bubble?)

    Le résumé principal de l’étude commence sur une bonne remarque indiquant que “Les prix des maisons ont fortement augmenté depuis le milieu des années 1990, suscitant la crainte qu’une bulle existe dans cette classe d’actifs et que les prix des maisons sont vulnérables à un effondrement qui pourrait nuire à l’économie des Etats-Unis”.

    Mais alors, la conclusion principale du document prend brusquement une toute autre direction indiquant:

    “Une analyse plus fine du marché du logement aux États-Unis au cours des dernières années donne, toutefois, peu de fondement à ces préoccupations. La forte hausse des prix de l’immobilier est largement attribuable à des fondamentaux du marché solides: Les prix de l’immobilier ont essentiellement suivi en parallèle l’augmentation des revenus des ménages et les baisses des taux d’intérêt nominaux.”

    “Essentiellement suivi en parallèle l’augmentation des revenus des ménages?” Comment? Un des faits les plus connus de notre époque est que les revenus des ménages n’ont pas augmenté du tout au cours des dernières 8 années sur une base ajustée à l’inflation et c’est l’un des principaux échecs économiques de cette décennie. Ceci tend à montrer que la Réserve Fédérale est soit remplie de chercheurs ineptes ou tendancieux, ou les deux, je ne suis plus sûr lequel me rend le plus pessimiste sur nos chances de sortir de ce gâchis.

    1. « Un des faits les plus connus de notre époque est que les revenus des ménages n’ont pas augmenté du tout au cours des dernières 8 années…  »

      Il pense cela et il en est convaincu parceque son propre revenu a augmenté et qu’il n’est pas capable (comme la majorité des observateurs) d’e prendre du recul et ne regarde que son nombril.

      Le jour où ses revenus diminueront suffisament, ils comprendra peut-être son aveuglement.

      D’ailleurs, nous sommes tous aveuglé par notre propre lumière que l’on croit intense alors qu’elle n’est rien au regard de toutes les autres. Les expériences négatives (chocs) nous permettent de changer la direction de notre regard pour progresser ou régresser: certains baissent encore plus la tête au point de se toucher le nombril et d’autres relèvent la tête petit à petit: c’est le début du chemin vers la quête de la « vérité ».
      Mais celui-ci est long et encombré. Comment aller plus vite? et doit-on aller plus vite?

      L’ennui c’est que l’on soustrait la puissance de la lumière de l’autre à la notre (la jalousie?) alors que l’on devrait trouver le moyen de l’ajouter voire de la multplier (l’empathie?)

      la vraie vie se rappelle à moi alors bonne journée ensolleillé à tous!

    2. @pascal39 : vous êtes d’une naïveté désopilante quand vous dites : « Il pense cela et il en est convaincu parceque son propre revenu a augmenté et qu’il n’est pas capable (comme la majorité des observateurs) d’e prendre du recul et ne regarde que son nombril. » Vous en faites un problème de psychologie alors que c’est exclusivement une question de fric.

    3. Inutile de perdre son temps à chercher le pourquoi du comment. Que ces bonimenteurs soient aveuglés, pleins de biais cognitifs (peu ou prou comme chacun de nous) ou payés pour pondre et déblatérer ce qu’on attend d’eux, peu importe. Par contre qu’ils soient encore et toujours en poste n’est pas excusable.

      Pour mémoire, l’étude « Are Home Prices the Next Bubble » a été faite par Jonathan McCarthy and Richard W. Peach.

    4. @crapaud rouge
      « Vous en faites un problème de psychologie alors que c’est exclusivement une question de fric. »
      Peut-être que le problème de fric est aussi une question de psychologie?

      Mais ne vous y trompez pas, ma naïveté (heureusement désopilante) est volontaire, l’étude de « candide » à l’école m’a assurément marqué!

      bonne journée

    5. @pascal39 : effectivement, j’aurais pu discerner de l’ironie (très voltairienne) dans votre 1ère phrase, mais comme elle était suivie de considérations sérieuses, je n’y ai pas pensé. Mille excuses.

    6. @fujisan : merci beaucoup pour le lien vers les biais cognitifs. Consultant la version française, j’y ai découvert l’effet Dunning-Kruger qui m’a bien fait rire, parce que c’est à cause de 2 incompétents que je me suis fais virer. Ce sont des gens qui ont très peur de se découvrir moins « fortiches » que d’autres, de sorte qu’ils n’écoutent pas. Quand ils sont en position d’imposer leurs idées, il ne reste plus qu’à s’enfuir.

  22. La science de l’économie n’existe pas, c’est tout au plus une idéologie au service de ceux qui possèdent, ou veulent posséder, le monde.
    Karl Marx a intitulé scandaleusement son ouvrage : le Capital, critique de l’économie politique.
    Le scandale continue depuis.
    La logique de la marchandise, c’est à dire le Capital, ne peut plus être remise en question d’autant plus depuis qu’elle a étendu son emprise sur la Terre entière.
    Le monde qui repose sur les mensonges des différents sectateurs de l’économie – qui sont tous des libéraux depuis que le bluff soviétique s’est écroulé – ne veut pas être critiqué.
    Il se considère même comme ne devant pas, et ne pouvant plus, être réformé.
    L’économie, c’est à dire le discours économique, envisage son monde du seul point de vue quantitatif alors que c’est, dans le courant du XXe siècle et dans les pays occidentaux que la production marchande a montré ses insuffisances du point de vue qualitatif.
    Le moment historique où la production de marchandises qui sont pour l’essentiel des ersatzs et des leurres a atteint son paroxisme est aussi le moment historique où cette production devient impossible à cause de la concentration de l’argent dans quelques mains et aussi parce que la production de ces marchandises et des nuisances qui les accompagnent n’est plus possible du fait de l’épuisement programmé des ressources et de la disparition accélérée des défenses immunitaires du vivant.
    La critique de la marchandise demeure donc la critique radicale centrale inacceptable.
    Tous ceux qui croient sincèrement que des techniques intervenant sur les transactions financières, les ratios des banques, la monnaie ou quoi que ce soit, peuvent réparer le capitalisme se trompent.
    Le système est entré dans une phase dans laquelle les soins palliatifs ne servent plus qu’à allonger son agonie.

  23. L’autre soir a été diffusée sur France 2 une émission d’économie fiction avec pour maître de cérémonie Pierre Arditi. Cela s’est terminé sur une conclusion des plus optimistes , Orsenna nous tançant, nous français, pour notre frilosité et quelques américains nous promettant monts et merveilles depuis une nouvelle silicon vally consacrée à l’économie verte…Qui peut croire à ces balivernes ? Qui achetera ces panneaux solaires ? Avec quel argent ? La réalité, via la Tunisie, est autrement plus crédible. La spéculation sur les matières premières, le pétrole provoque émeutes et révolutions. Les américains se montrent les plus chaleureux envers le peuple tunisien alors que Fitch dégrade en même temps la note du pays. D’aucuns prévoient la fin de l’hypocrisie pour cette année.

  24. Et Daniel Cohen attribue la chute de Lehmann Brothers à une querelle d’egos entre Fuld et Paulson : ils nous prennent vraiment pour des guignols…

  25. hier il y avait sur france culture une émission intéressante « Terre à Terre ». Il y était question d’une vision de la sphère économique sous l’angle de la biologie de l’évolution néodarwinnienne. Le biologiste compare le système économique et le modèle vivant: le modèle néolibéral produit des superorganismes (les entreprises) , des personnes morales qui utilisent et contrôlent les « ressources humaines » comme les organismes biologiques utilisent et contrôlent les cellules. La sélection et la compétition y jouent de la même façon le rôle de moteur. Cette vision encourage ce scientifique à réclamer la lucidité nécessaire à faire ce qu’il faut pour se prémunir contre la puissance de ce système.

    1. « Mais, hélas, aujourd’hui les banques disposent de 51 % des votes, car elles achètent les gouvernements. »

    2. Il y aura d’autres Tunisie pour d’autres raisons mais le résultat sera identique…des pouvoirs qui tombent en quelques jours et ou semaines….

    3. @dissy, avec des pillages et on sait pas encore s’il y aura la terreur, sinon pour l’austérité essaye le plan Marshall, cela à l’air idiot, mais c’est un message qui parle (car il nous parle de notre histoire), quand un pays est dans la mouise, vaut mieux un plan Marshall que l’austérité (sauf que les pays sous tutelle du FMI n’auront jamais cette chance)

    1. Je ne sais si vous avez remarqué la petite illustration en début d’article.Piotr a fait sa petite enquête, elle fait référence à un film de Clint Eastwood de 1992 intitulé en français;Impitoyable ,Unforgiven en anglais.

    1. Quatre solutions;haircut ou défaut de paiement/inflation/allongement de la maturité de la dette/mutualisation de la dette…
      There Will Be Blood …
      Manque Vigneron pour les objurgations,Jérémie pour les lamentations.

    2. @Marlowe

      Vigneron n’est pas loin. Il a seulement changé de nom.

      M’étonnerait fort.
      L’incognito c’est tout petit con-con quand on s’appelle Vigneron.

    3. à Martine Mounier,

      Pourtant je crois que dans ses voyages il boit du rouge ou il voit rouge, comme vous voulez…

    4. Mon ami Eddie se cacherai-t-il sous un pseudo dont la couleur évoque irrésistiblement des révolutions et le début une chaine de télévision pour enfants ?
      Mr le détective vous avez du flair !

    5. Le style,
      Le style est tout, surtout chez ceux qui en ont un peu.
      Et aussi, comme pour nous tous quelques obsessions…

    6. @Alexandre-Marlowe&Associés Détectives,

      J’aime pô les filatures… suis comme les enfants, je veux Vigneron en Vigneron, sinon je pleure. ;]

    7. à Martine Mounier,

      Merci de m’épargner le couplet sur la filature : il s’agit d’un peu de logique et d’attention.
      Point bare.

    8. @Marlowe

      Vous n’avez pas vu le smiley au bout de ma phrase ou bien ? La logique c’est important, mais l’humour aussi !

    9. Snif… 🙁 Cessez Martine, je vous en prie… Zallez m’fair pleurer. 😉
      Gardez donc vos larmes pour les tyranzélérentiers, ce sera encore trop pour eux – Agape oblige, « per curam ecclesiae et agapen fratrum », et vos sourires ou vos prières pour tous les autres, ce sera jamais trop… et déjà énorme.
      PS : ça fait du bien de vous lire, et de vous revoir passer le nez à la fenêtre. 😉

      @ Les pieds nickelés, les zapatistes-zadopistes immodérés de contrebande, les Sam Spade de la 25ème heure, les zercules Poireaux du dimanche soir, avec ou sans moustache et coupe de douilles à beugler Aliiiine sur les plages en chouinant aux cormorans.

      Bien heureux qu’il est le pépère gironflon, bien que – à peine ,à peine – froissouillé aux entournures et tout de même un peu – quoique là franchement kâmême – assis, que vous vous satisfitassassiez d’un pâlichon et ersatzoïde Casper swiftien vaguement rubicond et tout à fait nanifié en lieu et place d’un macrobouffon rabelaizoïdaire et authentiquement cabernophile… L’étrange zoosphère du blog à Popaul ne laissera donc jamais de surprendre le dilettantéthologue viti-vinicole rangé des limousines bloguesques – et revenu de la nature humaine – que je m’efforce d’être…
      Tsssss…

      Que vive la révolution tunisienne ! Vive Hamma Hammadi et tous les clandestins et résistants authentiques de la première heure comme lui !

    10. à Martine Mounier,

      Je ne vois pas grand chose qui ressemble à de l’humour et pas de smiley non plus.
      Je garde en mémoire le « m’étonnerait fort ».
      Le détective a un trait de caractère dont il est plutôt fier : il aime bien ne pas se tromper ni être trompé.
      Bien à vous.

    11. Pfouuu ! Petit, petit, Captain Lemol…
      Pas pu m’faire ma r’ligion entre Maxiboutiens et Miniboutiens ! Rin à fair ! On finit par boulotter des œufs barlocs à pas s’décider… et pi d’façons les avergots j’les mange que durs, ou à la poêle à la graisse de Donald ! Et les Houyhnhnm, j’vous dis pas l’ennui… d’façons jamais aimé les canassons ! Vivent les Zozos et les Yahoos. Foi de spéculateur de flanelle, rendu à l’eau et au pain sec !

    12. @ Marlowe

      L’humour était dans le Détective’s Associated. Dans le j’aime pÔ (sinon j’aurais dit j’aime pas). Dans le fait de plaisanter sur le fait que je voulais mon Vigneron avec sa tête de Vigneron, le Terrible, sinon BoUUUUh, gros chagrin. L’humour était dans le smiley minimaliste parce que, figurez-vous, j’aime pô non plus les smileys jaunes (je suis pénible, hein !?). Quant à l’expression « m’étonnerait fort », elle n’avait pour intention que de dire que, compte tenu du tempérament ouvert, en lien avec les autres, grande-gueule-qui-dit-qui-signe, de Vigneron, je ne le voyais pas vraiment passer discretos dans sa petite veste grise. Rien de vexant pour vous qui pensiez le contraire.

      Mazette, c’est qu’il va bientôt falloir prendre des pincettes avant d’ouvrir la bouche sur ce blog !

      @Vigneron

      Parfois une solidarité vous manque et c’est tout le courage qui vous fait soudain défaut.
      Fragile équilibre de nos forces.
      (En plus Gastroenteritis s’était invité à la maison…)
      Vous restez un peu, j’espère.

    13. «@ vigneron
      Rappel du post du … 11 janvier 2011 à 20:25…. » aimez vous le vin gullirouge?….. parce que vos commentaires ont un tanin qui m évoque un peu la « madeleine « de Bacchus.Vinteuil me direz vous.  »
      Ah…..!Les struldbruggs ….?!
      M etais bien dit qu ‘ça avait un goût d os!

  26. Merci Dissy pour ce lien
    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/01/comment-en-finir-une-fois-pour-toute-avec-la-crise-de-la-dette-souveraine-qui-ravage-la-zone-euro-depuis-un-an-autrement-dit.html

    (…) »La France veut aller plus loin en obligeant chaque pays à se doter d’un « programme de convergence interne » afin, par exemple, de régler les problèmes de compétitivité identifiés par Bruxelles. De même, pour Paris, une plus grande souplesse de l’aide européenne ne peut se faire sans une harmonisation progressive (d’abord les assiettes, puis les taux) de la fiscalité des entreprises et du capital au sein de la zone euro. L’harmonisation sociale, « infiniment plus compliquée », comme on le souligne à l’Elysée, est aussi à l’ordre du jour : « si on annonce en commun que l’on va retarder l’âge de la retraite, cela sera le signal que les contraintes budgétaires à venir seront allégées d’autant ».

    Faut-il aller plus loin et créer des « eurobonds », c’est-à-dire des emprunts européens, comme l’ont proposé l’Italie et le Luxembourg ? Dans un entretien au Monde daté de samedi, le ministre chargé des affaires européennes, Laurent Wauquiez, suggère plutôt de lancer des « project bonds » qui financeraient des grands projets d’infrastructures, comme le proposait déjà Jacques Delors, l’ancien président de la Commission, en…1993. Bref, sous la pression des marchés la zone euro essaye de rattraper une décennie d’intégration perdue.

    Rédigé le dimanche 16 janvier 2011 à 15:57 dans  »

    …Si ce n’est pas de la dichotomie financière, c’est quoi?…

  27. D’ailleurs tout le monde parle de crise financière , il serait plus juste aujourd’hui de parler de génocide financier. Le peuple serait certainement plus aptes à réaliser l’ampleur de la tragédie.

  28. Le FMI en Espagne, mais pas pour discuter d’un plan d’aide

    Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) se trouve actuellement en Espagne, mais pour des raisons de routine, et la discussion d’un plan d’aide à ce pays n’est pas à l’ordre du jour, a indiqué dimanche une porte-parole de l’institution. « Une équipe du FMI voyage actuellement dans un certain nombre de pays pour préparer le rapport sur la stabilité financière dans le monde », qui sera publié comme chaque année en avril, avant les réunions de printemps du FMI, a précisé cette responsable dans un courriel à l’AFP. « L’Espagne figure parmi les pays dans lesquels cette équipe s’est rendue. L’équipe ne discute pas des politiques économiques de l’Espagne », selon elle. lesoir.be

    1. C’est bien connu, ils sont en Espagne pour fêter la nouvelle année autour d’une paella géante.

      Rien d’extraordinaire …

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