Archives par mot-clé : Finance

Crises financières : pourquoi l’inéluctable retour du même ?

Un exercice intéressant aura lieu demain : je serai interrogé par la revue Savoir/Agir sur mon article intitulé La compréhension des crises financières et de leur répétition qui parut en juin 2008 dans le numéro 4 de la revue (pages 11–18). Je vous en avais proposé ici le texte complet, le 20 juin 2008.

“Juin 2008, pour la publication de l’article ?”, me direz-vous, “n’est-ce pas en septembre, trois mois plus tard, que la crise a eu lieu ?” Si ! Les prophètes, voyez-vous, c’est comme ça ! Et jugez vous-même si, avec trois mois d’avance, il y avait quoi que ce soit qui manquait.

Le pdf, c’est ici. Texte complet : Continuer la lecture de Crises financières : pourquoi l’inéluctable retour du même ?

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Drame à la Bourse !

Un ami m’envoie le lien d’un article intitulé “Les jeunes banquiers de Goldman Sachs se révoltent contre les semaines de 100 heures”, La Libre, le 28 mars 2021. Et il commente

… peut-être la conclusion de Goldman Sachs est qu’il faut remplacer ces humains défaillants par des IA non susceptibles de burn-out, ce qui augmentera encore… le taux de profit ?

Je lui réponds ceci :

Ce n’est pas ça : ces jeunes réagissent au fait qu’ils sont la première génération de gens issus d’écoles de commerce, ou avec des doctorats universitaires en maths ou en physique, qui est entièrement SUBORDONNÉE à l’IA : ils ont DÉJÀ été remplacés par elle. Ils sont désormais comme ces quelques rares ouvriers qu’on voit encore sur les lignes d’assemblage, à vérifier simplement qu’il n’y pas de robot qui merde quelque part. Crois-moi, quand les jeunes gens qui les ont précédés dans les salles de marché pouvaient faire tout ce qui leur passait par la tête, il n’y en avait pas un qui se serait plaint des 100 heures de boulot, c’est eux qui les voulaient : ils étaient shootés à leur propre adrénaline (+ amphés + coke). On quittait le bureau à 20h, on allait dans le bar qu’il y a là en face, à la Madeleine, et à une heure du mat’ on regardait comment ouvrait Tokyo, pour passer quelques ordres si ça pouvait être rentable ou si ça s’avérait indispensable. Des journées comme ça, en sensations, ça valait la chasse au lion : “Top of the World!”, en français = c’était fun ! Mais c’est fini : à la Bourse, il y a maintenant plus malin que nous.

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La gestion du risque dans le secteur de la banque – Le point de vue pratique

“To over-rule risk managers” = “outrepasser l’avis des gestionnaires du risque.

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La Tribune, « La fronde des petits porteurs à Wall Street est un combat perdu d’avance » (Paul Jorion, anthropologue), par Éric Benhamou, le 4 février 2021

« La fronde des petits porteurs à Wall Street est un combat perdu d’avance » (Paul Jorion, anthropologue)

L’affaire GameStop et son retentissement médiatique renvoient à des questions de fond, comme les mécanismes de fixation des prix ou les rapports de force sur les marchés. Le poids des petits porteurs, à la fois faible mais potentiellement grandissant avec les réseaux sociaux et les plateformes de courtage sans frais, semble s’entrechoquer avec les fonds d’investissement passifs et alternatifs, en très forte croissance, chacun étant persuadé de sa force respective. Paul Jorion, ancien banquier aux Etats-Unis, et auteur de nombreux ouvrages sur la crise financière de 2008, analyse pour La Tribune ces nouveaux rapports de force et leurs conséquences sur le fonctionnement sur les marchés.

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« C’est encore pire que ce que vous imaginez ! », le 8 octobre 2020 – Retranscription

Retranscription de « C’est encore pire que ce que vous imaginez ! », le 8 octobre 2020. Bonjour, nous sommes le jeudi 8…

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Wirecard : Les limitations [rires !] de l’autosurveillance

Quand je vous ai résumé avant-hier ce qui s’était passé chez Wirecard, expliquant la faillite de ce gestionnaire d’opérations de cartes de crédit et l’embarras du gouvernement allemand devant une escroquerie de près de 2 milliards d’euros, pas même subtile mais du type le plus élémentaire, je vous ai dit que la réputation de la BaFin, le régulateur des marchés financiers allemands, était compromise.

Eh bien, pas du tout ! Pourquoi ? Parce qu’en réalité la BaFin sous-traitait la surveillance comptable des entreprises à un organisme privé (Financial Reporting Enforcement Panel – FREP, créé en 2004) constitué des firmes d’audit elles-mêmes.

[Est-ce qu’on ne vit pas une époque formidable ?] J’ai écrit la phrase qui précède juste pour vous donner le temps de vous relever après être tombé.e de votre chaise. Continuer la lecture de Wirecard : Les limitations [rires !] de l’autosurveillance

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La confiance que nous accordent ou non les marchés – Merci beaucoup !

Alain Trannoy : Coronavirus : « Le freinage volontaire de l’économie française ne peut être poursuivi sans danger au-delà d’un mois », Le Monde, le 21 mars 2020.

Mon commentaire :

Dans l’article : “La capacité des marchés financiers à nous faire confiance dans le contexte actuel, les yeux fermés, risque de s’évanouir très vite”.

C’est pour cela, cher Monsieur, qu’une pandémie est qualifiée de “fléau”. Heureusement pour nous les marchés financiers sont aussi infectés que nous-mêmes et ont d’autres soucis que de nous faire confiance.

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Trends-Tendances, Éloge de Mario Draghi, le 31 octobre 2019

Éloge de Mario Draghi

Mario Draghi a quitté la semaine dernière son poste de président de la Banque centrale européenne.

Le 21 octobre, le Financial Times proposait un bilan de l’action du président par Valentina Romei et Martin Arnold, intitulé « Le mandat BCE de Draghi : Sauvant l’euro, défaillant sur l’inflation ».

Pourquoi défaillant sur l’inflation ? Deux personnes interrogées s’expliquent.

« Le plus grand paradoxe de Mario Draghi est qu’il a été l’un des plus actifs et des plus crédibles des banquiers centraux de l’histoire moderne, et pourtant il quittera la BCE avec l’un des pires palmarès en termes de ciblage de l’inflation », déclare M. Frederik Ducrozet, stratège chez Pictet Wealth Management.

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