Archives par mot-clé : François Ruffin

Notre Ruffin national a besoin d’aide, par Thomas Saupique

Bonjour Paul,

J’ai été pris d’un doute saisonnier. Voilà que le temps et la conviction que je consacrais à écrire pour m’indigner contre les tragiques réalités de notre temps furent soumises aux brises marines de l’été : les fameux vents thermiques si doux et convoités par les amateurs de voile.

Et puis votre joyeuse troupe de blogueurs me semblait partie en vacances. Je me suis dit alors ne vaut-il pas mieux garder mes forces pour la rentrée lorsque davantage de candidats seront officiellement en lice puisqu’il s’agit pour moi de scruter les personnalités politiques médiatiques ?
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D’abord le programme ou d’abord le candidat ?

Au soir du coup d’État manqué de Donald Trump, le 6 janvier, le général John Kelly, qui avait été chef de cabinet à la Maison-Blanche de juillet 2017 à janvier 2019, a tenu à se démarquer solennellement de son ancien patron. Il a écrit ce qui suit dans un mail qu’il a alors adressé à Josh Dawsey, journaliste politique au Washington Post. *

Ce que nous devrons faire à l’avenir – ce que nous devrons faire en tant que peuple […], c’est nous demander comment nous en sommes arrivés là. Nous devrons attacher infiniment plus d’attention à celles et ceux que nous élisons dans notre pays à un poste quel qu’il soit. Davantage d’attention à la force de caractère du candidat, à sa moralité, à ses antécédents en matière d’éthique, à son intégrité, à son honnêteté, à ses défauts, à ce qu’il a dit des femmes et des minorités, aux raisons pour lesquelles il cherche à obtenir un poste, et c’est seulement à ce moment-là que nous devrons nous pencher sur les politiques qu’il prône.

* Rapporté à la page 482 du livre de Carol Leonnig & Philip Rucker, I Alone Can Fix It. Donald J. Trump’s Catastrophic Final Year, Penguin Press 2021

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En une de Paris Match : Mélenchon et Ruffin au camping ? par Thomas Saupique

Durant mes récentes recherches sur les crises républicaines françaises marquantes, je remontai le temps et tombai sur l’Affaire Dreyfus. Affaire à tiroirs tellement notable dans l’histoire de la nation qu’un jeu de l’oie (!) fut crée pour en retracer les différents rebondissements.

je crois qu’il faudrait inventer un jeu de l’oie pour démocratiser de manière ludique la notion de « privatisation de l’espace public ». Ou un jeu de 7 familles puisqu’il y existe essentiellement sept groupes qui règnent sur les principaux canaux, pourvoyeurs d’information. La famille Bolloré et le groupe du même nom étant aujourd’hui le cas le plus spectaculaire de concentration médiatique.
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De quoi la Zemmourisation des esprits est-elle le nom ? par Dalla Vecchia Luigi

Ah la la ! la Zemmourisation des esprits en France, à laquelle fait référence Paul Jorion, de quoi est-elle le nom ?

À mon avis elle se cristallise en réaction du glissement opéré par les politiques, d’une gestion orientée initialement vers les gens et les intérêts nationaux qui s’y rapportent (intérêts stratégiques), à une gestion par les masses économiques dont l’enjeu n’est plus la population, son développement et son bien-être, mais la constante veille à la lubrification d’un business économique mondial dont les retombées sont censées (sans y regarder de trop près) pleuvoir par l’opération du Saint-Esprit d’Adam Smith, sur le citoyen de base ; malheureusement dans une acception de la citoyenneté rabaissée par l’amputation de toute possibilité d’influer sur les orientations économiques. Ce qui se voit dans les médias mainstream, l’économique a disparu des débats, de même que son corollaire par voie de conséquence, « le social », au profit uniquement du sociétal dans une concurrence des causes libertariennes qui veut remplacer les luttes sociales par la conquête de « libertés » anecdotiques ou clientélistes (une liberté qui s’apparente à une consommation).
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Une lettre au bienheureux François Ruffin, par Thomas Saupique

Bonjour François,

Quoi ? J’apprends que votre coffret DVD Frank Capra a été dévalisé ?! Eh bien je persiste à penser que les chefs-d’oeuvre sont faits pour être prêtés, pas pour prendre la poussière sur une bibliothèque… Donc c’est une bonne nouvelle, tiens ! Ça me donne l’opportunité de vous faire un cadeau ! Et comme j’ignore lesquels manquent à l’appel, je viens donc occuper les places vides avec quelques classiques. Le cinéphile que vous êtes aura probablement vu certains d’entre eux mais revoir un bon film c’est comme retourner s’asseoir à une bonne table ou croiser dans la rue un vieil ami : toujours avec plaisir, n’est-ce pas ?

Je n’ai pas choisi ces films au hasard : ils parlent tous de vous ! Et croyez moi, je vous connais depuis longtemps : la qualité première de François Ruffin c’est d’être un type entier et les vidéos tournées dans sa cuisine le rendent ma foi encore plus familier ! Alors allons-y, je vais vous expliquer mes choix cinématographiques rapidement, pour le lecteur que vous êtes, ça ne prendra guère de temps…
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Sauver l’espèce humaine ? François Ruffin est le meilleur candidat, par Régis Pasquet

Élection présidentielle 2022

Il me semble que le choix pour chacun de nous est le suivant :

– soit accepter les règles démocratiques en vigueur c’est à dire celles définies par la constitution de la cinquième république ainsi que les normes économiques et financières, sociales et environnementales induites par les orientations néo-libérales draconiennes du dogme capitaliste.

Alors, un candidat classique issu des parties traditionnels dits de gauche pourra suffire à contenter les habituels sociaux-démocrates.

– soit envisager une rupture franche qui proposera un bilan qu’il est possible de formuler autour des idées suivantes : d’une manière générale, dans les vingt prochaines années, nous serons les témoins de changements considérables. Continuer la lecture de Sauver l’espèce humaine ? François Ruffin est le meilleur candidat, par Régis Pasquet

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LE MACRRR : MOUVEMENT D’APPUI A LA CANDIDATURE RUFFIN REMPART DE LA REPUBLIQUE, par Timiota

LE MACRRR : MOUVEMENT D’APPUI A LA CANDIDATURE RUFFIN REMPART DE LA REPUBLIQUE

République, notre République « numéro 5 », l’eau monte autour de toi. Les Gauches qui voyaient à t’améliorer dans la « numéro 6 », ô République, sont crispées face aux histrions, aux identitaires. Ces Gauches ne sont pourtant même pas dupes, elles savent qu’ils font juste écran, ces teneurs de scène, devant les rouleaux compresseurs des actionnariats capitalistes, de leurs cornacs et avec eux des petits chefs et des médias qui monnayent sans vergogne, mais avec stock-options, la bassesse de se laisser cornaquer, d’insulter les déjà-précaires et autant les futurs chômeurs qu’ils fabriquent dans l’indignité.

La Gauche aurait pourtant une chance de bouter Macron dehors, et aucun doute quand  : au premier tour. C’est même sa principale chance d’éviter une sortie de la République, même si ce n’est que ce médiocre « numéro 5  »  : une sortie hélas devenue crédible par la mauvaise porte, celle qui accoucherait d’un hybride de Napoléon III et des fantômes aux chemises brunes d’il y a quasi cent ans. Petit Darmanin deviendrait grand, lui ou son remplaçant  : Orban, Trump, Duterte ou Bolsonaro n’étant pas des ovnis mais des terriens, le doute dénégateur n’est pas de mise.

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Ruffin doit-il se présenter à la présidentielle ?, par Elimina Kirsch

Tout d’abord je me questionne sur la légitimité de ma réponse. Je ne suis que sympathisante, électrice de gauche sans appartenance partisane définie dans le long terme, et je préfère militer à travers le monde associatif… 

Ma réponse à cette question est intrinsèquement liée au contexte le plus récent. Elle aurait sans doute été différente sous un autre contexte. 

À mes yeux, deux événements ont fortement marqué l’actualité et j’ai beaucoup de mal à m’en remettre : la tribune des militaires appelant ouvertement à l’insurrection, publiée dans Valeurs Actuelles ; et la participation des principaux responsables de gauche – à l’exception de la France Insoumise – à la manifestation des policiers devant l’Assemblée Nationale, le 19 mai dernier. 

En tant qu’électrice de gauche, sympathisante de la LFI, mais aussi de Ruffin, je subis la troisième candidature de Mélenchon comme un plébiscite imposé, que je ne comprends et ne cautionne pas. 

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François Ruffin ? Non et mille fois non !, par Benjamin

Non et mille fois non !

Primo parce que j’ai l’impression qu’il n’entrerait pas en campagne pour de bonnes raisons.

Non pas que je ne vois pas l’homme être capable de porter un projet de société suffisamment fédérateur pour emporter l’adhésion d’une majorité (au delà des frontières de la gauche). Mais dans le cas présent, j’ai l’impression que l’attente de nombreux « soutiens » de François Ruffin, c’est avant tout d’unir la gauche « plurielle » autour d’une personnalité bien clivante dans un rapport de force quasi caricatural entre le « bon peuple » et le « méchant capital » : et ça, pour moi, ce n’est pas un projet de société… Ça relève plus du vœu (pieux) d’un partisan voulant voir (coûte que coûte) son camp remporter le suffrage !
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Comment François Ruffin, notre Michael Moore national, pourrait devenir Président, par Thomas Jeanson

La période actuelle se caractérise plus par le vide que par un trop plein de candidatures et de projets différents, et c’est dans ce vide que prospèrent les idées mortes du RN qui gagnent comme une lèpre, tout l’échiquier politique.

Bien sûr, la bonne vieille France réac, droite dans ses bottes existe, elle qui aime les généraux, souffre du racisme anti-blanc, exècre les chômeurs paresseux, vit au XVIe (arrondissement) et au XIXe (siècle), mais ne nous laissons pas écraser par le rouleau compresseur médiatique :

Après des décennies passées sans que le pouvoir soit capable de donner une seule réponse politique aux questions que la société lui pose, ce qui prédomine dans l’opinion aujourd’hui, c’est avant tout le vide et la confusion.

Cela ouvre bien sûr des boulevards aux solutions simplistes du RN, mais aussi beaucoup d’espace potentiel pour un candidat capable de remettre l’intérêt général au centre de façon intelligible par tous. François Ruffin est parfaitement capable de cela, il fait ses gammes depuis longtemps, exactement dans ce domaine.
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François Ruffin : Seul capable de parler à l’électorat populaire toute tendance, par Guy Leboutte

François Ruffin me paraît le seul à gauche qui pourrait remporter le second tour soit contre Macron, soit contre Le Pen. J’avais deviné il y a quelque temps déjà que Paul Jorion allait rompre des lances en faveur du député reporter, et j’espère qu’il active ses réseaux en-dehors de son blog aussi. Sans doute le fait-il, et quoi qu’il en soit je l’y encourage de toute mon immodestie. Les intellectuels doivent jouer une carte, et il n’est pas utile que cela soit sur la place publique déjà en ce moment.

En vrac :

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François Ruffin : « Vous venez avec vos questions, et moi je viens avec mes réponses », par Dalla Vecchia Luigi

Voilà qui est bien délicat, que dire de François Ruffin, dont j’ai une certaine méconnaissance… Il m’intéresse à cause de son positionnement qui remet sous les projecteurs les agissements des entreprises et de ceux qui les dirigent en n’étant plus des capitaines d’industrie, mais des comptables-évaluateurs de productivité en totale méconnaissance de la pertinence de ce qu’ils produisent. La pertinence du produit est laissée à l’appréciation des actionnaires, qui se comportent comme des acheteurs de production, misant sur une ligne d’assemblage comme on mise sur un numéro à la roulette, et l’abandonnant sans remords pour une autre dans un mépris total de ce qui pourrait être développé ou créé, dans un mépris total des bureaux d’études et des ingénieurs…

Ce mépris se caractérise dans les doctrines du haut management français par d’incompréhensibles volontés d’abandonner les noms historiques des entreprises pour en dévaluer le potentiel de sympathie, pour détruire les identités au travail en leur sein, pour désaffilier l’outil industriel de l’attachement suscité auprès de ses citoyens nationaux.
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Faire parler ceux qu’on ne voit jamais, François Ruffin sait le faire, par Khanard

J’apprécie depuis fort longtemps François Ruffin au travers de ses productions (Fakir, productions cinématographiques, en tant qu’écrivain ) et bien sûr que son annonce de se présenter aux présidentielles serait plutôt un ouf de la soulagement pour beaucoup d’entre nous. Après les effets délétères de la participation de certains partis politiques en soutien aux syndicats de police beaucoup de candidats sont désormais hors jeu.

Je pense qu’il faudrait tout d’abord faire une longue interview de François (style Thinkerview) et connaître ses positions sur les problèmes sociétaux, le régalien, ses rapports avec JLM et la FI et comment il envisage son parti.

Pour des raisons privées, j’ai suivi l’ascension de Pablo Iglesias. Ce fut pour moi un grand moment lorsque sur la place de la Puerta del Sol, j’ai pu suivre le susnommé en train de parcourir la foule avec son micro pour le média internet La Tuerka, c’était en 2010 (ou 2011) .

Cette analogie avec Pablo Iglesias veut dire qu’il faut concomitamment redescendre dans la rue et faire parler le peuple, ceux qu’on ne voit jamais. Alain Badiou l’a très bien théorisé.

François Ruffin sait le faire .

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François Ruffin : il a le collectif vissé au corps, par Eloi Batard

Une gauche divisée ne peut gagner ; Ruffin peut parler à une gauche large. Peut même être écouté au »centre » indécis, et plaire à la jeunesse par sa manière de parler, sa franchise, son humour. Il a un profil intéressant (et pas que pour son beau nez). Sa vision du monde, son positionnement politique est à la fois clair sur les principes et reste ouvert et à l’écoute, dynamique. Venant de la « société civile », sur un malentendu, une aubaine, il peut même ratisser très large.

Reste que parfois il peut se faire (encore) piéger dans l’emballement d’une conversation, il parle avec le cœur, les tripes, mais son débit de paroles, sa pointe d’agacement peut montrer de temps en temps une posture éloignée du présidentiable calme et rassurant (quoique Sarkozy…). Même s’il commence à en prendre conscience, il s’améliore. Il lui manque encore à mon goût le phrasé d’un Cédric Hérrou, qui par sa capacité d’allier la sérénité, une voix posée, des mots et des arguments limpides tout en conservant une colère intérieure (je ne sais pas comment il arrive à faire ça !), une forme de détachement dans l’action, a d’emblée une stature, un charisme envoûtant.
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