Archives par mot-clé : Fukushima

Ondes colonisationelles dans l’espace-temps des humains, par Timiota

Billet invité.

Homo est une espèce colonisatrice, on le murmure sur Mars. Mais imprévoyante, on le murmure chez Tepco, la compagnie responsable de la centrale de Fukushima comme on le murmurait chez les ex de Lehman Brothers ou Countrywide après la crise financière des subprimes de 2008.

De ce contraste surgissent deux dynamiques différentes de notre espace-temps humain, pourtant toutes deux liées à cette façon qu’a Homo de se croire intelligent.

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L’ÉCONOMIE DU NUCLÉAIRE JAPONAIS, par François Leclerc

Billet invité.

Dépourvu d’énergies fossiles, le Japon ne l’est pas d’une activité sismique intense. Mais cela n’a pas dissuadé les docteurs Folamour du Village nucléaire d’en faire un paradis de l’électronucléaire, à moins que ce ne soit un enfer. À la suite de la catastrophe de Fukushima, le redémarrage des réacteurs nucléaires du parc japonais est toujours suspendu au feu vert de la nouvelle autorité de sûreté, créée en septembre 2012 sur les décombres de la précédente. Celui-ci est un préalable à toute décision des autorités politiques locales et nationales.

Certains réacteurs sont d’ores et déjà voués au démantèlement, d’autres doivent subir d’importants travaux pour ne pas connaitre le même sort, d’autres enfin attendent encore le verdict. Les risques géologiques potentiels des sites sur lesquels ils ont été construits sont un critère important, renvoyant à la légèreté des décisions d’autorisation précédemment prises, qui sont réexaminées. À chaque fois, une même question est posée : une faille à proximité de la centrale est-elle ou non active ? Rétrospectivement, cela n’est pas spécialement rassurant. Des batailles d’experts s’en suivent, qui témoignent de la difficulté à trancher, si ce n’est de la complaisance présumée de ceux qui épousent la thèse des opérateurs des centrales. Mais le doute devrait naturellement prévaloir, et la nouvelle autorité de sûreté a sa réputation à défendre. Cela demande à être confirmé.

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FUKUSHIMA : LES TROIS CORIUMS NE SONT PAS LÀ OÙ ILS DEVRAIENT ÊTRE… par François Leclerc

Billet invité.

Le résultat du premier test de localisation dans le réacteur n°1 de l’un des trois coriums de la centrale de Fukushima a mis en évidence qu’il avait tout simplement disparu, présumé au fond du réacteur sans savoir s’il a ou non traversé la semelle de béton qui l’isole du sous-sol. Il aura fallu quatre ans pour arriver à cette conclusion, combien faudra-t-il de temps pour dire où il se trouve ?

Menée sous la conduite de chercheurs de l’Université de Tsukuba, l’expérience a fait appel à l’émission de particules à haute énergie appelées muons, qui ne sont arrêtées dans leur course que par des substances à haute densité, comme le corium, ce qui permet de produire une image de celui-ci s’il fait obstacle. Le corium est un amalgame à très haute température et très haut degré de radioactivité du combustible nucléaire fondu avec ce qui l’entourait et qu’il rencontre ensuite sur sa trajectoire, après rupture de la cuve en acier du réacteur. Il doit alors être refroidi en permanence par des injections d’eau massives dans le réacteur.

L’expérience n’a fait que confirmer ce que des simulations et des calculs avaient déjà laissé supposer, mais elle pose désormais dans toute son étendue la problématique de la récupération des trois coriums, la situation devant être identique au sein des réacteurs n°2 et 3. Pour faire bonne contenance, un calendrier a été annoncé, selon lequel les travaux d’enlèvement pourraient débuter en 2020 et durer entre vingt et trente ans. Mais, dans l’état des connaissances et des technologies disponibles, ces prévisions ne reposent que sur le besoin d’accréditer l’objectif de démantèlement de la centrale et de justifier par cette fin heureuse le redémarrage des autres.
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FUKUSHIMA TOUJOURS PAS SOUS CONTRÔLE, par François Leclerc

Billet invité.

Les fuites d’eau contaminée se succèdent sans relâche sur le site de la centrale, son opérateur n’ayant d’autre ressource que de les constater au fur et à mesure, puis de tenter d’en minimiser les conséquences. Cette fois-ci, ce sont 750 tonnes d’eau contaminées au strontium 90 qui ont débordé de l’enceinte constituée de petits murets qui bordent les citernes stockant l’eau radioactive, afin de la contenir en cas de fuite.

Si cette eau n’a pas atteint la mer, comme Tepco le prétend, elle va se mélanger dans le sous-sol de la centrale avec les eaux de ruissellement qui proviennent des reliefs avoisinants. Semblant le confirmer, une montée brutale de la radioactivité de l’eau souterraine a été mesurée dans un puits qui se trouve à proximité de la fuite. Où va-t-elle couler par la suite ? L’opérateur n’en a évidemment pas la maîtrise.

Les pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours sur la centrale – un phénomène coutumier – sont à l’origine de cette nouvelle fuite, soulignant la précarité d’installations provisoires qui semblent condamnées à durer – et qui s’agrandissent – ce qui ne fait qu’accroître le danger car elles ne sont pas conçues pour un usage prolongé.

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Fukushima : UN RISQUE QU’IL NE FAUDRAIT JAMAIS PRENDRE (suite sans fin), par François Leclerc

Billet invité.

Un coup de vent plus violent que les autres, est-ce une surprise dans un pays familier des ouragans en cette saison ? Cela ne devrait pas, et pourtant cela a été le cas sur le chantier nucléaire de la centrale de Fukushima. Un petit trou initial de 30 centimètres de côté avait été percé dans sa couverture qui, depuis octobre 2011, vise à isoler de l’atmosphère le réacteur n°1, car il serait sinon à ciel ouvert. Mais, sous l’effet d’une rafale, la grue a fait un mouvement malencontreux, créant une ouverture d’un mètre sur deux dans la toiture.

Ces travaux devant s’échelonner sur des mois ont débuté afin de démonter le toit provisoire du réacteur et d’installer ensuite des moyens de levage destinés à extraire les quelques 500 assemblages de combustible usés de la piscine, ainsi que des débris hautement contaminés dispersés au sein de son enceinte dévastée par une explosion d’hydrogène. Fort d’une expérience précédente malheureuse sur le réacteur n°3, qui avait généré en août 2013 une lointaine contamination de rizières, reconnue bien après l’incident, l’opérateur Tepco a entrepris d’injecter dans le réacteur une substance fixant les poussières radioactives en suspension afin d’éviter sa réédition, d’où l’orifice initialement aménagé. Le démontage du toit devrait commencer en mars 2015, l’enlèvement des débris est pour l’instant prévu en 2016.

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Discussion – Nucléaire : Comment la démocratie pourrait contrôler le marché

Discussion consécutive à la parution de Le Monde : L’effet de cliquet, ennemi de la démocratie, le mardi 14 octobre 2014 et deFessenheim : prix et financement de la vérité en matière de coûts, par Pierre Sarton du Jonchay.

Renaud Klein

Savez-vous combien il est douloureux pour moi de ne pas pouvoir réagir au billet de Pierre Sarton du Jonchay ? Car il existe en réalité une 3eme option qui n’a pas été considérée: que ces 4 milliards représentent un dédommagement de l’État en reconnaissance du fait que la fermeture de Fessenheim ne repose sur aucune base technique solide. Car si la fermeture avait été demandée par l’Autorité de Sûreté elle n’aurait donné lieu à aucun dédommagement (on l’a vu très récemment par l’avis négatif rendu sur le réacteur Osiris). Or l’ASN l’a récemment répété : EDF ayant promis des investissements massifs dans la sûreté de la centrale pour la mettre aux normes, sa fermeture est une décision politique.

Pierre Sarton du Jonchay

Merci de votre témoignage qui confirme la réalité effective de la troisième option : en l’occurrence qu’il existe deux modes actuellement incompatibles d’arbitrage des grands enjeux sociétaux et économiques, le mode technique et le mode politique. Tout me porte à croire en la rigueur intellectuelle des ingénieurs d’EDF et de l’ASN. Mais l’objectivité technique et scientifique avérée de nos ingénieurs de l’électricité nucléaire ne suffit pas à déterminer les choix de société de notre pays ou de tout autre. L’électricité nucléaire repose sur un système qui doit susciter la confiance générale pour que la consommation d’électricité n’engendre pas l’inconfort moral et la peur de l’avenir. Il faut donc que la rigueur technique soit transformable en confiance politique : là est le travail et l’action des responsables politiques.

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Fukushima : DES NORMES DE SÉCURITÉ ACCOMMODANTES, par François Leclerc

Billet invité.

Fukushima est un désastre loin d’être totalement exploré, le suivi à rebondissements du chantier de la centrale dévastée de Fukushima n’épuisant pas le sujet, il s’en faut. Ainsi, la volonté gouvernementale de relance du parc des 48 réacteurs nucléaires à l’arrêt a suscité hier à Tokyo une manifestation de 16.000 protestataires opposés au redémarrage des deux réacteurs de la centrale de Sendai, suite à l’autorisation finalement accordée par l’Autorité de régulation nucléaire, laissant peu de doute sur l’hostilité générale de l’opinion publique à un tel projet.

Mais un autre angle ne peut être ignoré : celui du sort réservé à tous les Japonais déplacés en raison de la catastrophe. A cet égard, la contribution de Cécile Asanuma-Brice doit être signalée. Résidente au Japon depuis 2001, cette chercheuse en géographie urbaine du Clersé (une unité commune à l’Université de Lille I et au CNRS), fait assurément partie de ces lanceuses d’alerte qui veillent au bien commun. Dans son article, les étapes successives de la gestion gouvernementale des réfugiés sont passées en revue. D’abord installés dans des logements provisoires, construits y compris dans des zones contaminées ou imparfaitement décontaminées, ces 140.000 Japonais (chiffre officiel probablement en dessous de la vérité) ont été incités à s’adapter à un environnement devenu contaminé et aux contraintes qui en résultent. Une stratégie de communication a été parallèlement déployée en direction de l’opinion publique, afin de normaliser ce qui ne devrait pas l’être, et de banaliser ainsi la relance du parc nucléaire.
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« Penser /Créer avec Fukushima », L’infamie gagne du terrain, par Nadine et Thierry Ribault

Billet invité.

Deux enseignants et écrivains, Michaël Ferrier de l’université Chuo à Tôkyô, et Christian Doumet, de l’université Paris 8, membre de l’Institut Universitaire de France, organisent du 12 au 14 juin à Paris, à l’INALCO et à la Maison de la culture du Japon, une « Rencontre internationale » intitulée « Penser/Créer avec Fukushima ».

L’argument est le suivant :

« Fukushima est ancré dans notre présent d’une manière si inquiétante qu’il est encore impossible d’imaginer le monde d’après Fukushima. Certes, de nombreux travaux dans toutes les langues ont porté et portent encore sur les aspects scientifiques, techniques et politiques de l’événement. Mais la manifestation proposée ici s’intéressera plutôt à ses conséquences intellectuelles et esthétiques, et au nouvel ordre mental dans lequel nous sommes appelés à vivre depuis le 11 mars 2011. »[1]

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Fukushima : UNE VULNÉRABILITÉ ACCRUE PAR LE SAUVETAGE ! par François Leclerc

Billet invité.

Plus de trois ans après la catastrophe, l’opérateur de la centrale de Fukushima est parvenu à au moins un résultat incontestable : le stockage dans des conditions de grande précarité révélée de quelques 350.000 tonnes d’eau contaminée. Et cela ne cesse de s’aggraver, l’installation de capacités de stockage de 800.000 tonnes d’eau contaminée étant pour l’instant prévue.

Les énormes réservoirs cylindriques qui s’étendent à perte de vue ont déjà connu à plusieurs reprises des fuites, mais celles-ci pourraient se révéler vénielles comparées au désastre qui résulterait des effets d’importantes secousses sismiques ou d’un cyclone les frappant de plein fouet. Le bilan est sévère : la vulnérabilité de Fukushima n’a pas été réduite mais s’est accrue.

Les installations de décontamination de l’eau connaissant panne sur panne – à tel point que l’on en vient à se demander si elles fonctionneront jamais – la centrale produit beaucoup plus d’eau contaminée qu’il n’est possible d’en traiter. Comme à chaque fois qu’il s’agit des déchets de l’industrie nucléaire, le sort qui sera réservée à l’eau contaminée reste problématique.

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À propos de DIX ÊTRES HUMAINS RÉSOLUS POUR SAUVER UNE ESPÈCE EN DANGER ! (VIII), par Francis Barban

Billet invité. À propos de DIX ÊTRES HUMAINS RÉSOLUS POUR SAUVER UNE ESPÈCE EN DANGER !

Dix êtres humains résolus pour sauver une espèce en danger.

Avec l’idée d’en faire partie, d’apporter contribution, mais surtout l’espoir d’être nombreux (c’est le sens du billet III) qui m’a ferré. Car il est question d’un art qui m’est étranger, mais qui est aussi un combat assez singulier, « la pêche au saumon veut qu’avancer ce soit céder du terrain » (Malaparte, Kaputt).

Avancer follement dans une empathie technologique sans projet mutuel, conquis d’avance par la satisfaction de voir se réaliser nos besoins essentiels pourtant souvent factices, nous éloigne d’autant de l’humain que l’on oublie, que l’on laisse, que l’on distancie.

Alors oui, l’outil doit être adopté pour construire et non pas simplement servir à nous affranchir ou même nous remplacer. A cela j’ajoute que s’il est certain que nous avons perdu beaucoup de terrain et que le chemin restant à défendre est très court (Fukushima, démographie, pollution, concentration des richesses) alors ces 10 personnes devront avoir le charisme pour convaincre et réveiller des millions, par un projet commun assez fort pour mettre les outils aussi dans la partie, non pas pour nous rassasier, mais pour nous faire aimer enfin cette rivière, ce saumon, et nous tous autour.

Notre sursaut, bien tardif, n’est qu’un dernier coup de rein craintif face à la disparition de cette humanité qui nous est chère, soit par substitution « mécano numérique » mais plus certainement par un bug finalement très naturel (et là je pense à une piscine perchée). Ce seul projet est pourtant très simple « vivre, tous, ensemble ». Et arrêter de nous battre contre les saumons.

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LE VENT SE LÈVE de Hayao Miyazaki, par C. Courtier

Billet invité.

Le vent se lève de Hayao Miyazaki n’est pas autobiographique, contrairement au Château ambulant.

Avec ce dernier film, ce « testament graphique », Miyazaki nous livre une feuille de route, un message d’espoir ou tout au moins un constat nous encourageant à aller de l’avant.

Mieux décrire le passé pour mieux parler du présent…

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LE BLEU DU CIEL DE FUKUSHIMA, par Vincent Teixeira

Billet invité

Devant le monde entier, alors même que chaque jour apporte un peu plus les preuves éclatantes de l’impéritie de Tepco et les évidences d’un désastre tout à fait incontrôlé, dont la suite demeure suspendue à l’inconnu le plus angoissant, le premier ministre japonais Abe a conclu son idyllique discours de Buenos Aires (évoqué par François Leclerc dans « Fukushima, mon amour ») par une évocation d’un enchantement aussi inouï que lénifiant : « sous le ciel bleu de Fukushima, les enfants jouent au football. » Abe in Wonderland ! Certes, replacé dans son contexte japonais, un tel discours surprend sans doute un peu moins qu’aux yeux de la planète entière, tant le déni des réalités y est quotidiennement orchestré par les autorités et les médias, sans parler du fait que l’évocation doucereuse des enfants, souvent adorés comme des « petits dieux », touche immédiatement son but en exacerbant les émotions et les pulsions affectives.

Sans doute pense-t-il tourner ainsi la page ou sauver les apparences ? et au-delà de la rhétorique pateline, en matière de communication, mission accomplie, frisant même le discours de propagande. Sauf qu’à l’ère du Web, malgré tous les maquillages et manigances de transparence (trompeuse), il est devenu de plus en plus difficile de travestir les faits de manière aussi éhontée. Ainsi, après cette cynique mascarade, il n’est pas étonnant que Le Canard enchaîné, et d’autres s’en donnent à cœur joie.

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ESQUISSE POUR UNE REPRÉSENTATION DU MONDE « SANS VOLONTÉ NI INTENTION », par Vincent Teixeira

Billet invité.

Je vous envoie, certes de manière très succincte et trop rapide, quelques petites réflexions suite à votre vidéo sur un au-delà de la valeur d’une part, et de l’intention et de la volonté d’autre part, pour ouvrir peut-être d’autres chemins de pensée. Au-delà de l’aspect économique, que je ne maîtrise pas du tout (mais qui est en mesure de le maîtriser ? comme de maîtriser quoi que ce soit…) ou plutôt pour lequel je n’ai guère de compétences, c’est surtout ce dépassement de l’intention et de la volonté qui m’a saisi.

Moins du point de vue des neurosciences, domaine qui m’échappe également, que d’un point de vue littéraire et philosophique (champs de mes formation et travail), au sens large. En effet, il me semble bien qu’il y a là une ouverture possible vers d’autres horizons de pensée, compréhension et représentation du monde, de l’Histoire, du réel, et j’ajouterais de toute vie intérieure. Et ce d’autant plus que nous vivons dans un monde moderne où les désastres en cours ne sont peut-être pas intentionnels ni voulus, mais échappent de plus en plus à toute maîtrise, alors même que les dirigeants du monde, tous nos hiérarques économico-politiques, affichent encore et toujours, avec la même rhétorique pateline et un cynisme de plus en plus insupportable, des discours précisément nourris d’« intentions », de « volonté » et de « valeurs » (économico-marchande ou bien « humaniste », à peu de frais). Une manière d’obstruer encore un peu plus le paysage mental, et de maintenir la domination et toutes les aliénations qui s’ensuivent.

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LA PASSOIRE RADIOACTIVE DE FUKUSHIMA, par François Leclerc

Billet invité.

Les prélèvements d’eau hautement contaminée se succèdent dans un puits situé à 25 mètres du rivage de l’océan Pacifique et donnent des résultats allant en s’aggravant rapidement. Il a été trouvé par l’opérateur Tepco un rayonnement bêta de 900.000 becquerels/litre, pour l’essentiel du Strontium 90, de 11.000 becquerels/litre de césium 134 et de 22.000 becquerels/litre de césium 137, toutes données pulvérisant les valeurs maximales admises.

Selon des membres de l’Autorité de sûreté nucléaire japonaise, “Il existe de forts soupçons que l’eau hautement radioactive accumulée dans le sol ne se répande dans la mer”. Tepco se contente ne dire qu’il ne peut pour le moment l’établir. On sait par ailleurs que le niveau de tritium augmente régulièrement dans la mer. Cette nouvelle catastrophe établie, deux questions restent à ce jour sans réponse : qu’elle est l’origine de cette pollution radioactive majeure ? de quels moyens l’opérateur dispose-t-il pour la stopper ?

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LA MAUVAISE HUMEUR DES PROGRAMMEURS DE LA MATRICE

J’avais à peine fini de réfléchir aux autres conséquences possibles de la naissance d’un front anti-Commission européenne réunissant la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, et mené par l’Allemagne, que mon attention était ramenée à l’autre bout de monde avec la nouvelle d’une panne d’électricité à la centrale nucléaire de Fukushima, qui nous laisse quand même quatre jours avant que tout ne saute là-bas.

C’est alors que mon regard tomba sur une note soigneusement rédigée, posée sur le buffet du petit déjeuner dans l’hôtel où je suis descendu à Francfort, demandant aux clients d’avoir l’amabilité de ne pas remplir excessivement d’eau chaude les théières.

De ces faits accumulés, une vérité s’imposait par son évidence : les programmeurs de la Matrice sont Cypriotes et manifestent leur mauvaise humeur devant le cours récent des événements en faisant baisser ostensiblement la qualité du code qu’ils rédigent pour faire fonctionner notre monde.

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