Archives par mot-clé : gauche

Le temps qu’il fait le 17 février 2017

Le schisme dans la gauche
Les États-Unis
Le Cube, Les rendez-vous du futur – Paul Jorion : « L’extinction de l’humanité ? » le 14 février 2017

PARIS (Reuters) – Les Français sont partagés sur un éventuel désistement de Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon pour limiter le nombre de candidats de gauche à l’élection présidentielle, selon un sondage Odoxa pour franceinfo publié vendredi.

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Réunion « Notre Primaire », mercredi 3 février 2016 à la Bellevilloise, par Cédric Mas

Billet invité.

Dans cette salle mythique des grandes heures de la gauche socialiste, arriver 15 minutes en avance n’était pas suffisant pour trouver une place assise, tant l’affluence était nombreuse. Evaluée par les journalistes à 200 personnes, la foule est au moins 3 fois plus nombreuse. En réalité, l’immense salle est bondée et toutes les chaises sont prises d’assaut par une foule bigarrée.

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Revue Ravage – Mort d’un homme politique de Tom Lanoye, avec Josse de Pauw

Ouvert aux commentaires.

Depuis que je passe à nouveau de longues périodes en Belgique, l’occasion m’a été donnée de voir des pièces remarquables du théâtre flamand. J’ai ainsi vu hier soir Revue Ravage – Mort d’un homme politique du dramaturge Tom Lanoye, avec Josse de Pauw dans le rôle principal de l’homme politique, et Peter Vermeersch à la tête de l’orchestre qui intervient lors des intermèdes chantés de cette « revue ».

J’ai eu l’occasion de voir récemment Josse de Pauw dans « Raymond », une pseudo-biographie de l’entraîneur de football légendaire Raymond Goethals, pièce de Thomas Gunzig, et dans « Huis », la combinaison de deux pièces en un acte de Michel de Ghelderode (1898-1962) : « Le cavalier bizarre » et « Les femmes au tombeau ».

Certains dans la génération qui m’a précédé m’ont dit : « J’ai vu Raimu sur les planches ! » ou « J’ai vu Jouvet en scène ! ». Je pourrai dire moi à mes petits-enfants que j’ai vu de mes yeux vus, Josse de Pauw – je peux aussi leur enjoindre d’aller le voir eux-mêmes, tant qu’il en est temps.

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Gauche ?, par les Amis du Blog de Paul Jorion

Billet invité.

Qu’est-ce que la gauche ?

Les débats qui ont suivi le lancement de la « pétition », (ou plutôt manifestation collective contre la politique gouvernementale actuelle), accessible ici, se sont souvent focalisés sur le mot de « gauche », qui tient une place importante dans le texte, mais qui ne trouve pas forcément écho auprès des signataires, qui partagent pourtant les valeurs de base du blog, à savoir le souci et l’attention portée au monde qui nous entoure, le refus de l’« après moi le déluge », le refus des pré-mâchés idéologiques de la science économique dominante.

Le mot de gauche a été choisi – à tort ou à raison ? – comme un raccourci mais aussi comme un ancrage politique historique.

Peut-on se passer des étiquettes ? Nous sommes des animaux politiques, des êtres de langage. Le problème c’est l’inadéquation entre l’étiquette et la réalité. La « gauche » appartient-elle à ceux qui s’en prévalent (les politiques), ou à ceux qui la définissent, d’abord pour eux-mêmes, comme une part de leur identité (« je suis de gauche ») ? Ou encore à ceux qui s’en départissent, n’en conservant que certaines valeurs fondamentales et refusant d’être assimilés à un groupe et à un héritage politiques ?

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Nous sommes las, M. Valls, de votre politique, par Les Amis du Blog de Paul Jorion

Une discussion interne au groupe Les Amis du Blog de Paul Jorion a conduit à vouloir faire de ce texte, un texte collectif, rédigé au nom du groupe. La question qui se pose maintenant et sur laquelle nous attendons vos commentaires, c’est : « Faut-il faire de cette lettre, une véritable pétition, à proposer à la signature de tous les Français ? ».

« Et je demande : où sont les intellectuels, où sont les grandes consciences de ce pays, les hommes, les femmes de culture, qui doivent monter, eux aussi, au créneau ? Où est la gauche ? » (discours du Premier Ministre M. Valls à Limoges, le 5 mars 2015).

Nous sommes là, M. Valls. Partout, tout autour de vous. Mais vous ne pouvez pas nous voir.

Ce n’est point faute d’avoir manifesté notre présence, à de multiples reprises, d’avoir envoyé des signaux comme des fusées de détresse.

À mesure que le temps passait, il nous a bien fallu nous rendre compte de l’évidence : vous ne pouvez pas nous voir car vous semblez atteint de cécité.

Vous refusez de voir que l’abstention croissante des citoyens ‘de gauche’ fait mécaniquement augmenter le Front National. Les causes à ce retrait du champ électoral (mais pas du champ politique, lequel n’est pas réduit heureusement aux seules élections) sont pourtant limpides : vous conduisez, M. Valls, une politique de droite, une politique d’austérité, une politique dont les effets alimentent le Front National.

50 milliards d’économies seront imposés pendant les trois années qui suivront, aux collectivités locales, à l’État et à la Sécurité Sociale, réduisant un investissement public nécessaire pour relancer l’économie, réduisant d’autant la capacité des institutions publiques à répondre aux besoins des citoyens les plus fragilisés par une crise toujours en cours.

Dans le même temps, le CICE (Crédit d’Impôts pour la Compétitivité et l’Emploi) et le Pacte de Responsabilité ont été institués, permettant une baisse des cotisations patronales de 41 milliards, sans contrepartie quant à des embauches, pour les entreprises.

En comparaison, les 5 milliards attribués à la baisse des cotisations sociales des salariés, à une suppression de la première tranche d’imposition sur les revenus et à une revalorisation des minima sociaux permettent de comprendre les raisons de notre désaffection.

La politique d’austérité budgétaire, imposée par le gouvernement allemand à l’ensemble de l’Europe, n’a pas non plus été critiquée, encore moins rediscutée, lorsque le nouveau gouvernement grec a recherché des appuis en Europe, appuis que le gouvernement français ne lui a pas fournis.

Enfin, quand vous parlez d’un « apartheid territorial, social, ethnique » en France, vous ne tirez pas les conclusions logiques qui devraient s’imposer d’une telle affirmation, a minima en mettant en œuvre les moyens au niveau nécessaire pour détruire un tel « apartheid ». Ce type de posture ne peut qu’alimenter le Front National.

Pour toutes ces raisons, nous avons donc disparu de votre champ de vision, mais nous sommes toujours des citoyens français et nous sommes désormais bien las de votre politique.

Nous n’acceptons pas vos discours culpabilisants quant à la montée du Front National, a fortiori de la part d’un Premier Ministre qui conduit une politique qui n’a mené qu’à une augmentation du chômage et à une aggravation de la pauvreté en France.

Nous voterons donc désormais comme nous le pourrons, pas à droite, ni pour un parti qui conduit une politique d’austérité, évidemment pas pour le Front National. Nous voterons à gauche, nous voterons blanc ou nous nous abstiendrons, peut-être.

Mais nous n’assumerons pas pour vous les effets de votre politique, M. Valls.

Nous sommes des femmes et des hommes, des citoyens, provenant de la Culture ou non, intellectuels ou pas, nous avons notre conscience, grande ou petite, nous sommes de gauche et nous sommes déjà au créneau.

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La Convention du XXIème siècle, par François Leclerc

Billet invité.

Comment combler le grand vide creusé du côté de ce que l’on appelle la gauche tout en ne la trouvant plus ? Cette référence familière a besoin de nouveaux repères, comment les établir ?

Dans un monde étouffé sous les croyances conformistes et les idées convenues, que proposer pour être entendu et suivi ? Quelles réformes – elles aussi structurelles – opposer à celles qui nous sont infligées afin de briser l’enfermement et bâtir une société ouverte de convenance et non plus élitiste de connivence ? Quel cadre se donner pour favoriser leur émergence en s’appuyant sur les pratiques éparses et les réflexions soutenues qui ensemble esquissent déjà le dessin d’une autre société ?

Peut-on penser à la création d’un mouvement de clubs et de comités de toute nature auquel appellerait un manifeste initié par des signataires au dessus de tout soupçon ?

Ouvert à toutes les contributions, il proposerait comme objectif la tenue d’une Convention. Un tel rassemblement n’aurait pas pour vocation de regrouper des organisations et des courants, ni se s’opposer à eux, mais d’apporter une réponse collective à l’interrogation de chacun : autour de quelles idées motrices est-il possible de se reconnaître, de se mettre en mouvement et de dynamiser la transition vers une autre société ? Parce qu’il n’est pas question de confier le soin de la formuler à d’autres qu’à nous-mêmes !

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La gauche : le pouvoir des hommes sur les choses, plutôt que des choses sur les hommes

« L’idée de la gauche n’a que deux siècles, elle est de prime jeunesse », Frédéric Lordon

C’est là l’une des idées phare d’un important article de Frédéric Lordon dans Le Monde Diplomatique en date du mois de septembre.

Lisez cet article qui s’insurge à juste titre contre la nouvelle doxa d’un « dépassement de l’opposition gauche / droite » : ce supposé « dépassement » est plus que jamais la ritournelle éculée qu’entonne la droite, voire l’extrême-droite, quand elles se sentent comme aujourd’hui, le vent en poupe.

Oui la gauche est une idée neuve, et le spectacle grotesque d’une ancienne gauche passée à droite avec armes et bagages lui rend toute son actualité.

Oui la gauche est une idée neuve : oui les « classes oisives », celles qui confisquent de temps immémoriaux à leur seul profit le bénéfice des aubaines que nous dispense la nature qui nous entoure ainsi que celui de l’organisation collective du travail, ont toujours qualifié de « dangereuses », les classes « laborieuses ». Mais le qualificatif est dérisoire car même les révolutions les mieux inspirées n’ont jamais su mettre hors d’état de nuire la machine à concentrer la richesse du prêt à intérêt et de la spéculation, si ce n’est au prix du sacrifice des libertés les plus élémentaires qui les discrédite pour de bon. Classes « dangereuses », les salariés ? Pas véritablement jusqu’ici !

Le travail, le savoir, incarnent le pouvoir des hommes sur les choses ; le capital, la prétendue autorégulation des marchés, incarnent le pouvoir des choses sur les hommes. Les premiers sont la gauche, les seconds, sont la droite. Le choix est clair. Sans équivoque aucune !

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À paraître : « Une grande découverte a été faite sur le blog de Paul Jorion »

Je mettrai en ligne dans les jours qui viennent un billet intitulé : « Une grande découverte a été faite sur le blog de Paul Jorion ».

Bon, cela paraîtra assez grandiloquent mais je n’ai pas le choix. Je n’ai pas le choix, parce que si je veux que cela se twitte et se facebouque je ne peux pas mettre « ici », puisque des « ici », il y en a partout. Donc je dois mettre « sur le blog de PJ ». Je n’ai pas le choix non plus, parce qu’il n’y a pas d’autre nom possible que « grande découverte ».

Pourquoi « grande découverte » ? Parce que Timiota (un scientifique français de très grand talent, il n’y a jamais de miracle !) a bâti un modèle (partie I et partie II) de ce que j’appelle la « machine à concentrer la richesse » et que Keynes appelait lui le « miracle de l’intérêt composé » (auquel il aurait dû ajouter le « miracle N°2 de la spéculation » 😀 ), et en simule le comportement.

Bon, (re-bon !), le capitalisme n’est pas vraiment ma tasse de thé (c’est le moins que je puisse dire), mais si quelqu’un voulait sortir le capitalisme de son agonie actuelle, il n’aura plus l’excuse de dire qu’il ne sait pas comment il faut faire : il faut « piketty-iser » pour empêcher les « crises de Gattaz », selon les termes de Timiota. C’est démontré très clairement, avec les formules et tout et tout, et des vidéos à la clé. Son « Découverte médicale : De petites doses de Piketty empêchent les crises de Gattaz » est de l’importance du fameux papier de Vitali, Glattfelder et Battiston à Zürich sur « Les maîtres du monde », traduit ici pour la première fois en français en 2011 (pour l’anecdote : par Timiota) : « Le réseau de contrôle global par les grandes entreprises ».

Il me faut des traductions en anglais, en allemand, en espagnol, certainement, et en tout ce que vous pouvez imaginer. Je compte vraiment sur vous !

P.S. Ah ! et puisque je passe par ici, si quelqu’un vous demande dans la journée comment reconstruire une gauche, signalez-lui un autre billet mis en ligne hier : « Un vrai projet de gauche : tenir compte de la réalité ». La recette est là : là aussi on ne pourra plus dire qu’on ne sait pas comment il faut faire. Il n’est pas trop tard mais il est temps. Grand temps !

Pour aller plus vite, j’ouvre la rubrique commentaires de ce billet. Mais on ne parlera que de ceci, désolé !

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 9 MAI 2014

Sur DailyMotion, c’est ici.

L’éditorial de François Hollande, président de la République française, dans Le Monde

Paul Jorion, Principes des systèmes intelligents (1989 ; 2012)

Blog de PJ : Julien Alexandre, Cohabitation Valls-Hollande : guerre de tranchée ?, le 9 avril 2014

La gauche et la droite aujourd’hui
Le PS et le FN sur l’éventail droite / gauche
Reconnaître une idée de gauche quand on la voit

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 4 JANVIER 2013

Oups ! J’ai voulu faire court et… je ne n’y suis pas parvenu. J’ai voulu parler du vote « de compromis » aux État-Unis, j’ai voulu expliquer pourquoi il n’y a plus de compromis possibles aujourd’hui parce que nous sommes face à des choix de société, j’ai voulu expliquer que tout le monde se dit « de gauche » aujourd’hui, mais qu’il ne suffit pas de l’affirmer, il faut encore en apporter les preuves…

Et j’ai dit deux mots de la nouvelle formule du blog.

Le même sur YouTube.

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