5 réflexions sur « Vidéo – « La gauche ne sait plus qui elle est » »

  1. Piketty explique que la progression de la scolarité « tertiaire » (post-bac) et le recul de la social-démocratie depuis 1980 ont changé les conditions de possibilité d’une « gauche ». Il milite pour une réflexion social-démocrate sur la fiscalité et bien d’autres choses au programme. Et il incrimine les nationalisations « idéologiques » comme chez les Etats communistes ou à contretemps dans la France de ’80. (Capitalisme et Idéologie).
    La phrase de Jean Daniel est sans doute aussi anachronique… Nous avons besoin d’un mouvement avec du social et de l’écologie, mais avec quels contours, quelles frontières et quelle cohésion. Et ensuite un événement porteur, qui manque également. Une élection présidentielle est sans doute une effervescence sans lendemain.

  2. Jean Daniel était un fin analyste des comportements politiques et singulièrement des comportements des hommes de gauche, ainsi, dans un échange avec Jean-Pierre Chevènement en 1977 déjà, écrivait ceci : ’’il ne s’agit pas seulement de savoir quel parti va trahir mais si tous les partis et tous les hommes vont se détourner, par conservatisme théorique et par impuissance, des aspirations profondes et indéracinables que contient depuis toujours le noble mot de « socialisme » ‘’

  3. Merci de la présentation de votre dernier ouvrage. Il arrive un peu tard pour certains évènements déjà programmés, mais il sera d’un appui certain pour la suite.
    Je m’explique:
    Le Ministère de la transition écologique et solidaire, avec l’appui des « gestionnaires » d’aires protégées terrestres et marines (TM), est dans la rédaction de la Stratégie Nationale des Aires protégées TM 2020-2030 (la SNAPTM).
    Le Comité de Pilotage (COPIL) de cette rédaction tient sa 2° réunion mardi matin 25 février 2020.
    Cette Stratégie sera soumise à la consultation du public en avril et mai. Tout ceci pour qu’elle puisse être officiellement présentée et signée à l’occasion du 4° Congrès Mondial pour la Nature IUCN en juin à Marseille.
    https://www.iucncongress2020.org/fr/france-marseille
    Le réseau des amis du Blog PJ pourrait se mobiliser à l’occasion de cette consultation …

    La notion de « protection », surtout relative aux eaux marines me surprend toujours: il s’agit de « protéger » des effets des activités anthropiques … se déroulant sur la mer; Fort bien, chacun doit faire sa part. Mais, cette stratégie ne cible que ces activités et usages endogènes (considérés comme des ennemis de l’intérieur) mais fait totalement l’impasse sur les effets des activités « exogènes », pourtant génératrices de réchauffement, d’acidification et autres « plastification » de la mer !
    La nécessité de sauver le « biologique » et les conditions de (sur)vie de notre vaisseau spatial s’observe aussi en mer…
    Avez-vous des propositions « maritimes » dans votre livre-programme ?
    Amitiés maritimes.
    AA

    1. Conséquence lointaine du « res nullius » (ce qui n’appartient à personne).
      Le droit maritime international est toujours le plus minimal, devant être le dénominateur commun de tous les pays.

      Ici, il s’agit d’eaux territoriales, n’est-ce pas ?

      Il est certain qu’on assiste là aux n-ièmes rebondissements de la « conquête de l’ouest », quand on ne se posait pas franchement la question de qui avait été là (les « natives » déjà décimés par nos microbes à 90%) tant que ça apportait une forme de « prospérité ». Les écrits de Tocqueville sont analysés à ce sujet de façon intéressante par Pierre Charbonnier dans son « abondance et liberté », qui pointe notamment l’espèce de déphasage/avueglement qu’il y a eu entre « liberté politique » et « liberté industrielle », le point commun de la « raison » des Lumières qui servait à justifier le premier servant d’habit aux abus du second, intervenus peu après en France (ça se discute encore un peu en Angleterre). Il montre comment Tocqueville voit bien que le libéralisme politique (au sens de Adam Smith et Stuart Mill) apporte la prospérité matérielle à condition d’un aveuglement calculé sur l’abondance « illimitée » des terres nouvelles et des esclaves qu’on y met, dont il n’est pas dupe entièrement.

      La mer pourra par sa structure se présenter longtemps comme une sorte de jeux enchâssés de puits illimités de ressources (depuis les planctons jusqu’aux nodules polymétalliques, sans compter sa capacité de dilution sympathique quand le tritium est en trop sur votre petite plaine côtière au Japon vers Fukushima.

      Il est à craindre que toute tentative de mesure pour « geler un état des choses », n’ait comme effet négatif, d’ici 20 ou 30 ans au moins, de montrer aux industriels les trous dans la raquette : vous mesurez les ions XX et YY? Alors je peux écouler mes boues riches en ZZ et WW, un peu discrètement mais sans plus.

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