Sénat : « L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ? », le jeudi 10 juin sous le patronage de Thomas Piketty

Groupe Socialiste, Écologiste et Républicain du Sénat

Monsieur Patrice JOLY, sénateur de la Nièvre, membre de la commission des Finances et Monsieur Patrick KANNER, sénateur du Nord, président du groupe organisent un colloque sur la dette publique : « L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ? » en date du Jeudi 10 juin sous le patronage de Monsieur Thomas Piketty.

À 9h : L’argent, la dette et la Gauche par Paul Jorion

De 9h30 à 13h puis de 14h30 à 16h15 : 3 tables rondes thématiques (Dette publique : changer de paradigme ; Dette publique contre dette écologique et sociale ; Dette privée – Quand une dette peut en cacher une autre)

À 16h15 : Conclusion par Thomas Piketty.

L’objectif de ce colloque est de saisir les enjeux autour des dettes publiques au regard notamment de ce que l’histoire peut nous enseigner. À la suite à la crise de la Covid 19, l’accroissement de la dette publique semble faramineux. Comment y ferons-nous face ? Les risques d’un défaut de dette que certains agitent comme un épouvantail sont-ils réels ? Quels sont les déterminants de la soutenabilité des finances publiques, et en particulier de celle d’un État ?

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18 réflexions sur « Sénat : « L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ? », le jeudi 10 juin sous le patronage de Thomas Piketty »

  1. Associations d’idées flash , en vrac :

    – peut on moralement ( et pratiquement )traiter de la dette ( publique a minima , mais aussi , par nécessité , de la dette privée) , sans traiter de la dette des pays pauvres ? Renvoie aussi au sujet immigration .

    – pas d’issue sérieuse simplement nationale . A minima européenne .

    – articulation  » démocratique » entre BCE , Europe , états européens .

    – comment jouer le coup dans le contexte favorable de la politique keynésienne de Biden .

    – quel sort réservé à l’épargne dans une politique de gauche ( cf sur-collecte des produits d’épargne par les 10 à 20 % des populations les moins fragiles )

    – saisir l’opportunité pour traiter aussi les systèmes de gratuités déjà existants ou à développer .

    – opportunité d’introduire de nouvelles pistes d’outils monétaires de type e-yuan , pour réguler les redistributions , la fiscalité et l’économie réelle .

    – association d’un commissariat au plan « boosté » pour synchroniser planification et politique budgétaire , et donner un support sérieux à la « transition énergétique et écologique » .

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  2. Ça rend d’autant plus rageant de ne pas avoir une et une seule « vraie » candidature de gauche, « socialiste et écologiste -et républicaine- » -tant pis, je risque: et sans oeillères antinucléaire-.
    (Dommage qu’il n’y ait pas aussi l’éclairage de Gaël Giraud: n’y voyez surtout aucune critique à l’égard de Paul et de Thomas Piketty).

  3. Puisque vous allez parler de dette, je reviens sur une question que j’ai plusieurs fois soumise sur ce blog, avec un écho limité. Je souhaiterais connaître l’opinion de spécialistes plus éclairés que moi, notamment Thomas Piketty.

    La question est :
    Emettre de la dette publique, qui oblige tous les citoyens, de toutes les générations, sur des marchés où les acteurs sont largement privés, est-ce compatible avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ?

    Je m’explique :
    Les hommes naissent libres, et égaux en droits. Naître endetté, en tant que personne physique, est, historiquement, l’un des mécanismes principaux du servage. C’est pourquoi, selon la DUDH, nul n’est astreint à honorer, en tant que personne, un héritage fait principalement de dettes.

    En tant que citoyen, c’est différent : les bébés grecs, par exemple, naissent avec l’obligation d’honorer la dette grecque. Ce n’est pas une simple vue de l’esprit : il est probable que cela va leur pourrir la toute vie.

    A qui devront-ils rembourser ? C’est confus : il y a des titres de dettes qui circulent sur des marchés internationaux, des institutions, des banques… Ce qui est sûr, c’est qu’au bout du compte, il s’agit d’intérêts qui ne sont pas ceux des bébés grecs, mais des intérêts privés, ceux de personnes physiques de toute sorte, bénéficiaires en bout de chaîne des efforts de remboursement de tous les grecs. Il ne s’agit pas d’heureux gagnants, distribués au hasard dans la société. Non, il s’agit, globalement, bien sûr, d’une classe sociale : les riches.

    Imaginons que la dette roule sur plusieurs générations (c’est le cas, de fait). Les bénéficiaires finaux, en bout de chaîne, sont donc des héritiers. Les héritiers sont des gens favorisés par la fortune. Tant mieux pour eux… La DUDH ne dit rien sur l’inégalité de fortune, mais elle exclut l’inégalité de condition.

    Or, ce mécanisme de dette publique a construit une telle inégalité de condition : en naissant, tous les individus doivent quelque chose à certains d’entre eux.

    Qu’on me comprenne bien, mon propos n’est pas de nier les liens sociaux transgénérationnels. Bien entendu, nous naissons tous redevables, envers nos parents, nos ancêtres, notre culture, l’évolution, la planète…

    Mais naître redevable à l’égard des riches, je pensais que c’était définitivement exclu par la DUDH…

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    1. Vous ne serez pas déçu par ce que je dirai dans ma communication. À moins que dire la même chose que M. Joe Biden soit automatiquement suspect 😉 À ma décharge : que je le disais avant qu’il ne le dise lui-même.

      1. Attention à ne pas trop le citer, le Joe : il vient de reculer sur le taux d’imposition universel des sociétés, qu’il avait proposé à 21 %. Il est question désormais de 15%, quand les GAFAMI payent déjà, en moyenne, 16% (Cf l’article de Romaric Godin sur Médiapart).
        Autrement dit, du vent. Comme cette taxation universelle à 21% était une des pierres de fondation de tout son dispositif, j’ai bien peur qu’on ne soit finalement très déçus, à l’échelle de la bonne surprise initialement suscitée.

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  4. Sur le magazine ‘Forbes’ “La richesse totale des milliardaires du monde entier a augmenté de 5 000 milliards de dollars en 12 mois pour s’établir à 13 000 milliards de dollars, soit la hausse la plus spectaculaire jamais enregistrée”.

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