Archives par mot-clé : George Soros

Colis piégés : grossiers faux pavillons !

Comment imaginer que parviennent jamais à leur destinataire les « colis piégés » couverts de beaucoup trop de timbres, adressés à George Soros, Barack Obama, Hillary Clinton, Eric Holder, ancien ministre de la Justice US, et John Brennan, ancien patron de la CIA, « aux bons soins de CNN » ?

Il s’agit du coup du type même de l’opération faux pavillon, émanant sans aucun doute du Parti démocrate lui-même, dans une tentative risible de peser sur le résultat des élections américaines du 6 novembre ! Y a-t-il une limite quelconque aux manipulations du Deep state et de ses acolytes ? Poser la question, c’est y répondre !

J’aurais pu faire un excellent commentateur complotiste – dans un monde parallèle, comme le dit Kanye West.

P.S. Je n’ai apparemment pris de vitesse les complotistes accrédités que de très peu : These Prominent Conservatives Think The Bomb Scares Were a Liberal Hoax.

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Et si on sauvait l’Europe ? par George Soros

Un sommaire par M. O. d’une communication de George Soros, bête noire de l’OMF (Ordre Mondial Fachosphérique). Ouvert aux commentaires.

Le 29 mai 2018 George Soros tenait un discours au Conseil Européen des Relations Internationales (ECFR) dans lequel il soulignait que l’objectif d’une union renforcée, semblait mise bien mal en point par certains pays membres et qu’une Europe à plusieurs vitesses semblait prendre le pas sur une Europe « multi-pistes ». Comment ce projet politique qui a soutenu la paix et la prospérité dans l’Europe d’après guerre a pu en arriver là ?

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L’Écho – Un anthropologue se penche sur les « Paradise papers », le 14 novembre 2017

Cette chronique était destinée à être publiée simultanément dans Le Monde.

Poser le regard de l’anthropologue sur les « Paradise papers » n’est peut-être pas superflu, pas plus que ce ne fut un luxe inutile quand il s’est agi de la crise des subprimes en gestation.

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La machine-arrière du Brexit, par George Soros

Brexit in Reverse, Project Syndicate, June 19, 2017, par George Soros. Merci à Marianne Oppitz ! P.J. : je n’ignore pas que Soros, en tant que représentant authentique de la pensée socialiste – en dépit de son passé – est très logiquement la bête noire N°1 du proto-fascisme régnant en maître aujourd’hui à Moscou comme à Washington.

La réalité économique est sur le point de rattraper les faux espoirs du public. Lequel a cru aux promesses de la presse populaire qui affirmait que le Brexit ne ferait pas baisser son niveau de vie. Il n’est en fait parvenu à maintenir celui-ci qu’en augmentant son endettement.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 11 NOVEMBRE 2016 : Le socialisme (digne de ce nom) et M. Trump – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 11 novembre 2016. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le vendredi 11 novembre 2016. J’avais fait un premier petit essai : j’avais mis en arrière-plan les chansons de Leonard Cohen que j’avais mises en boucle – Leonard Cohen, qui nous a quittés hier soir –, mais ça ne marche pas [rire], ça ne s’entend pas. Si je mets suffisamment fort, ça couvre ma propre voix. Je vais faire autrement.

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George Soros et la « rectification » des noms

Dans ma vidéo d’hier, j’ai procédé à ce que Confucius recommande en période troublée : procéder à la « rectification » des noms (c’est également l’un des messages indirects de Orwell dans 1984 quand il évoque la « novlangue », l’utilisation des mots pour dire leur contraire dans un monde dystopique ; appeler par exemple « La vérité », un organe de propagande).

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Pourquoi le lanceur d’alerte anonyme des Panama papers court-il toujours ?

Le lanceur d’alerte anonyme des Panama papers a transmis au journal allemand Süddeutsche Zeitung une justification de son action signée « John Doe », manifeste que la presse internationale diffuse aujourd’hui.

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ÇA VA MAL ! par François Leclerc

Billet invité.

L’année part sur des chapeaux de roue. Kaushik Basu, l’économiste en chef de la Banque mondiale, a mis en garde contre les effets de dangereux « mouvements de capitaux », rajoutant à l’inquiétude en faisant état de l’existence de « failles sous la surface » sans autre précision (faute d’être en mesure de les apporter).

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Mme Merkel, il y a une alternative, et elle s’appelle « écouter » !

Mme Merkel, Alexis Tsipras, en Grèce, vous dit qu’il faut faire l’Europe autrement. Vous lui répondez, en compagnie de M. Wolfgang Schäuble, votre ministre des Finances, que l’Allemagne n’est plus opposée à ce que la Grèce quitte la zone euro.

Mme Merkel, vous êtes une femme intelligente, et penser que vous ne comprenez pas ce que dit M. Tsipras serait vous insulter : il dit qu’il faut faire l’Europe autrement. Personnellement je comprends très bien ce que dit M. Tsipras : cela me paraît très clair, et il se fait par ailleurs que je suis d’accord avec lui.

En répondant, comme vous le faites, que la Grèce peut quitter la zone euro, vous dites que l’Europe se fera de la manière dont VOUS l’entendez et pas autrement.

C’est George Soros qui a affirmé il y a quelques années que si l’Allemagne n’aimait pas la zone euro, elle pouvait la quitter. « Love it or leave it! », comme disent les Américains. Comme vous faites semblant de ne pas comprendre, le moment est peut-être venu de vous le rappeler.

Il y a une alternative cependant, Mme Merkel, à faire semblant de ne pas comprendre, cela s’appelle « écouter », et cela vaut non seulement pour vous mais également pour M. Schäuble.

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CONVERGENCES

J’ai fait état la semaine dernière du peu d’impact sur les politiques en vigueur, des vues que je présente ici depuis cinq ans. J’avais souligné que la renommée ne semble pas jouer un rôle  prédominant de ce point de vue puisque Joseph Stiglitz, « prix Nobel » d’économie, professeur dans une université américaine prestigieuse, ancien directeur de la Banque Mondiale, qui défend des positions similaires, ne semble pas plus à même que moi d’imposer son point de vue.

Le renfort de George Soros ces jours-ci, défendant dans un très long texte, des positions, sinon identiques, du moins très semblables sur bien des aspects, pourrait-il faire la différence ? Ce n’est pas en tout cas le sentiment qu’il en a personnellement puisqu’il se plaint qu’une de ses propositions récentes, raisonnable et constructive « a été, dit-il, rejetée d’un revers de main par les Allemands […] sans justification ».

Pour que George Soros, grand (en fait, « immense ») spéculateur devant l’éternel, et moi-même, en venions à défendre des positions semblables, il faut bien évidemment que quelque chose d’important soit en train de se passer, et ce quelque chose, je le vois comme la constitution d’un front anti-Troïka (Banque Centrale Européenne, Union Européenne, Fonds Monétaire International). La constitution de ce front résulte d’une convergence bienvenue parmi les adversaires des politiques ultralibérales qui continuent d’être celles de nos dirigeants et dont – faut-il le rappeler – le Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), est l’un des plus beaux fleurons, même, et peut-être surtout, s’il est prôné par les partis européens que j’ai pris l’habitude d’appeler : « socialistes de droite ».

Symptôme de cette convergence qui se dessine, le fait qu’on m’ait proposé récemment de m’associer à deux déclarations communes, non pas comme cela avait été le cas jusqu’ici quand on me contactait pour me dire : « quelqu’un, quelque part, a écrit ceci, soyez gentil de signer en bas à droite » – ce que j’ai toujours refusé de faire, mais en me proposant de m’associer à la rédaction du texte. Vous verrez ces appels publiés cette semaine, dans le quotidien suisse Le Temps, et dans le quotidien français Le Monde. Le premier texte émane d’un petit groupe que nous avons constitué, de spécialistes des questions d’éthique en finance, Suisse, Français et Belge, le second résulte d’une opposition commune au TSCG dont l’initiative trouve sa source au Parti de Gauche français. Je vous signalerai bien entendu la parution de ces appels en les reproduisant ici.

 

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Marianne, « Renverser la loi de la jungle », le 21 août 2010

Un entretien que j’ai accordé à Hervé Nathan et Alexis Lacroix. On le trouve en facsimilé ici.

MARIANNE.- Deux ans après le début de la « grande crise » et trois mois après la crise grecque, c’est la question qui agite tous les acteurs politiques et économiques européens. Peut-on encore « moraliser » le capitalisme, c’est-à-dire concilier la morale et le capitalisme ?

Paul JORION. – Je ne le crois pas. Car, à partir du moment où l’éthique est introduite dans le capitalisme, on obtient un autre système que le capitalisme. Depuis que le capitalisme existe, de nombreuses crises auraient dû constituer des occasions de tout remettre à plat. Mais manifestement, l’animal résiste à toutes les tentatives d’instaurer de l’éthique. La logique sous-jacente au capitalisme échappe à ce que l’anthropologue Johann Friedrich Blumenbach a appelé le processus d’auto-domestication de l’espèce. Avec, comme conséquence, une disparition partielle de l’agressivité, par l’invention d’institutions nous permettant de domestiquer nos pulsions les plus dangereuses. L’élaboration de la notion de démocratie depuis l’antiquité grecque, par moments successifs, avec, entre autres, la Révolution anglaise et la Déclaration d’indépendance américaine, fut l’occasion d’un apaisement progressif de l’agressivité par l’auto-domestication de l’espèce.


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Le temps qu’il fait, le 11 juin 2010

J’évoque certains billets récents (pas uniquement les miens) :

La discussion avec Éric Woerth

Le billet d’Attali : Eloge du pessimisme

La conversation avec Nouriel Roubini

Un soir, un train

George Soros

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Quand les spéculateurs combattent la spéculation

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Quand un grand spéculateur devant l’Éternel appelle à lutter contre la spéculation, c’est qu’il y a du changement dans l’air.

L’agence Bloomberg rapporte que Mr. George Soros considère que les Credit-Default Swaps (voir glossaire) sont dangereux et s’assimilent à une autorisation légale de meurtre (« a license to kill ») et ne devraient être permis que « lorsqu’il existe un intérêt susceptible d’être assuré », autrement dit, ne devraient être autorisés que lorsque celui qui achète un Credit-Default Swap est réellement exposé au risque contre lequel ce CDS constitue une assurance.

La déclaration de Soros vient donc apporter de l’eau au moulin de Mme Merkel et – depuis hier – de Mme Merkel et Mr Sarkozy réunis, ainsi que de Mr Bill Lockyer, Trésorier de la Californie, quand ils réclament tous l’interdiction de ce que l’on appelle de manière alambiquée les « positions nues dans les ventes à découvert », et dit en des termes plus clairs : l’interdiction de déstabiliser l’évaluation objective d’un risque en s’assurant contre lui alors qu’on n’y est nullement exposé.

Pourquoi Mr Soros intervient-il en ce sens ? Pourquoi un spéculateur réclame-t-il l’interdiction d’un grand vecteur de spéculation, tel que le Credit-Default Swap ? Pour la raison qu’il mentionne : parce que cet instrument financier est beaucoup trop dangereux… parce qu’aucune des deux équipes, ni même la plus déterminée des deux, n’a intérêt à ce que le terrain soit impraticable. On retrouve là la philia d’Aristote : l’effort que même le plus égoïste est prêt à consentir : la solidarité minimale qui doit être mobilisée pour faire en sorte que la partie puisse se jouer dans de bonnes conditions.

Bienvenue Mr Soros dans le camp des partisans de l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix ! Votre conversion est intéressée mais ne boudons pas notre plaisir : c’est une conversion quand même.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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BFM Radio, le 3 mai 2010 à 10h46 – Une inquiétante clinique

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Le colloque inaugural de l’Institut pour la Nouvelle Pensée Économique, patronné par George Soros, a eu lieu à King’s College, à Cambridge en Angleterre, du 8 au 11 avril. On commence à trouver sur le site toile de l’Institut les vidéos de certaines interventions : trois jusqu’ici. Les orateurs parlent tous d’une voix éteinte, trahissant chez eux une estime de soi très ébranlée, et il est clair à qui les observe que leur problème le plus pressant est de traiter la dépression nerveuse qui les affecte en ce moment. « Dieu est mort », disent-ils à l’unisson, mais tout dans leur comportement révèle que la découverte est récente pour eux et qu’en ce qui les concerne, le travail du deuil – comme s’expriment les psychanalystes – est encore très loin d’être achevé.

À voir ces vidéos et à lire le texte des exposés, on comprend mieux à quoi peut bien servir une réunion des vedettes de la Vieille Pensée Économique célébrant la Nouvelle : la réunion s’apparentait à celle de toxicomanes repentis ou aux anciens membres d’une secte exorcisant leurs démons. On connaît la technique – que les Alcooliques Anonymes ont rendu familière : chacun s’exprime longuement devant d’autres victimes, expliquant ce qu’il croyait trouver dans la drogue ou dans le culte délaissé, et pourquoi il s’était laissé berner.

À quoi croyaient les adeptes de la Vieille Pensée Économique ? Leur dieu s’appelait « marché efficient » et le meilleur hommage qu’on puisse lui rendre était de lui offrir toujours davantage de « transparence » et de « liquidité », ce qui permet aux marchandises qui s’achètent et se vendent sur ce marché de découvrir leur prix « vrai ». Comme c’est souvent le cas, le dogme imposait des croyances paradoxales, comme celle que les spéculateurs sont un bienfait pour la finance et donc pour l’économie, puisqu’après tout, pareils aux zélateurs du culte, ils apportent aux marchés la manne de la « liquidité » – sinon de la « transparence ». Les disciples se considéraient personnellement « rationnels » et leur devoir était de rendre tout le monde aussi « rationnel » qu’eux-mêmes. Or, le mot « rationnel » dans leur bouche n’avait pas le sens habituel, mais voulait dire « capable de gagner le maximum d’argent en le minimum de temps ». On en vient à se demander, leurs traits étant semblables, si le « marché efficient » et le fameux veau d’or de l’Ancien Testament appelé Mammon n’étaient pas une seule et même personne.

Sort-on guéri de la clinique de l’I.N.P.E. ? Le cas de Lord Adair Turner, Président de la FSA, le régulateur des marchés britanniques, le laisse penser : son allocution au colloque, intitulée Economics, conventional wisdom and public policy suggère qu’il a renoncé à Satan et ses pompes. Un élément est cependant inquiétant : l’Institut pour la Nouvelle Pensée Économique est, comme je l’ai dit, patronné par George Soros. Or c’est ce même Soros qui, en 1992, a assassiné la livre sterling lors d’une campagne spéculative sans précédent, qui lui valut le surnom de « L’homme qui cassa la banque d’Angleterre ». Quand on pense au fait que le colloque inaugural de l’Institut s’est tenu dans les murs d’une des institutions anglaises les plus prestigieuses et que Lord Turner appelle Soros de son petit nom dans son allocution, on ne peut s’empêcher de penser qu’il souffre en fait du fameux « syndrome de Stockholm » où, de manière pathétique, la victime affiche une affection inextinguible pour celui qui pourtant la terrorisa autrefois.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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