Étiquette : Jamie Dimon

  • Bruno Iksil : « Un régulateur, une banque, une VaR et une seule » (texte complet)

    Billet invité.

    Bruno Iksil est l’auteur de « Bruno Iksil, surnommé « La baleine de Londres », nous dit ce qui s’est vraiment passé », déjà publié ici en feuilleton, et sur support papier dans le N° 15 de (P)ièces (J)ointes, le magazine du blog (toujours disponible – voir colonne de gauche).… Lire la suite…

  • Un régulateur, Une banque, Une VaR et une seule (XI) JP Morgan : fin 2010 une solution simple se dessinait, par Bruno Iksil

    Billet invité. Ouvert aux commentaires. Bruno Iksil est l’auteur ici de « Bruno Iksil, surnommé « La baleine de Londres », nous dit ce qui s’est vraiment passé ». Il nous offre ici un nouveau feuilleton sur le contexte de ces événements.

    Fin 2010, une solution simple se dessinait qui aurait permis d’éviter à coup sûr le futur scandale

    Dans le même temps, fin 2010, le cours de l’action JP Morgan semble vouloir s’installer sous sa valeur de registre comptable, ce qui est souvent signe d’un modèle de business en déclin inexorable. … Lire la suite…

  • L’histoire de la finance contemporaine s’écrit ici (et j’en suis fier !)

    Il y a un peu moins d’un mois, j’ai reçu un mail dont le sujet était « Votre parallèle entre mon cas et celui de Kerviel ». La personne qui me l’adressait était Bruno Iksil, le trader de JP Morgan Chase qui avait été surnommé en 2012 « La baleine de Londres » et à qui avait été attribué une perte de 6,2 milliards de dollars subie par la banque.… Lire la suite…

  • Bruno Iksil, surnommé « La baleine de Londres », nous dit ce qui s’est vraiment passé (texte complet)

    Billet invité. Voici, d’un seul tenant, le texte que Bruno Iksil m’a communiqué, et que j’ai publié ici en treize épisodes. Ma chronique à paraître la semaine prochaine dans Le Monde et dans L’Écho, et dont une traduction en anglais est en préparation, reviendra elle aussi sur l’affaire dite de « la baleine de Londres ». L’ensemble fera l’objet d’un numéro spécial de notre revue (P)ièces (J)ointes, qui paraîtra mercredi (voir colonne de gauche).

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  • Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (XIII) Conclusion : $25 milliards de capital tangible pour la banque

    Billet invité. Ouvert aux commentaires. P.J. : j’ouvrirai bien entendu volontiers les colonnes du blog à d’autres acteurs de cette affaire s’ils le souhaitent.

    Le véritable gain est une création historique de $25 milliards de capital tangible pour la banque

    Le site web mentionne un gain de $25 milliards ou plus sur l’opération véritable qui sous-tendait la très médiatisée « Baleine de Londres ». Où donc sont ces gains ? Une petite clarification s’impose ici. Car le gain se produisit dans une partie un peu obscure du bilan de la banque. Il s’agit de ce qu’on appelle le capital tangible.… Lire la suite…

  • Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (IX) L’organisation des rôles était pourtant claire et rationnelle

    Billet invité. Ouvert aux commentaires. P.J. : j’ouvrirai bien entendu volontiers les colonnes du blog à d’autres acteurs de cette affaire s’ils le souhaitent.

    L’organisation des rôles était claire et rationnelle pourtant, de Julien Grout à Jamie Dimon

    Ainsi les ‘crude mids’ [prix approximativement à mi-chemin entre celui que demandent les vendeurs {ask} et celui que sont prêts à payer les acheteurs {bid}] au CIO [Chief Investment Office], que JP Morgan et certaines autorités ont voulu faire passer pour les fameux prix « mid » attendus pour le mark-to-market, ne sont pas liés en fait au ‘mark-to-market’.… Lire la suite…

  • Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (III) Le « trader » était un quatuor : Dimon, Drew, Macris et Artajo

    Billet invité. Ouvert aux commentaires. P.J. : j’ouvrirai bien entendu volontiers les colonnes du blog à d’autres acteurs de cette affaire s’ils le souhaitent.

    Le « trader » était un quatuor : Dimon, Drew, Macris et Artajo

    Si on fait un bilan factuel des attributs d’un trader, le trader se voit affecté un portefeuille sur lequel il a une large discrétion. Il choisit les risques qu’il prend. Il doit s’assurer de fournir une valorisation raisonnable de la performance de ses opérations. Il doit respecter des limites qui sont définies en même temps qu’un budget que la direction lui demande d’atteindre. En échange, le trader se voit rémunéré très généreusement au fil des ans s’il parvient à atteindre son budget 3 années de suite en général.… Lire la suite…

  • Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (II) JP Morgan ne fit aucun effort pour rassurer les marchés

    Billet invité. Ouvert aux commentaires. P.J. : j’ouvrirai bien entendu volontiers les colonnes du blog à d’autres acteurs de cette affaire s’ils le souhaitent.

    JP Morgan ne fit aucun effort pour rassurer les marchés. Pourtant c’était facile

    La personnalisation extrême fut un leurre bien renouvelé durant les mois d’avril à juillet 2012. L’employeur JP Morgan ne fit jamais l’effort élémentaire de faire la transparence pour décrire une structure qui pourtant était parfaitement logique dès qu’on sait que ce gigantesque portefeuille n’avait aucune limite propre et véhiculait un risque sur les marchés équivalent à 40% bon an mal an de toute l’exposition de toute la banque JP Morgan depuis 2007.… Lire la suite…

  • Bruno Iksil, dit « La baleine de Londres », nous dit ce qui s’est vraiment passé

    En guise d’introduction, un court extrait de mon billet du 18 août 2013, intitulé LA « BALEINE DE LONDRES » : HYPOCRITEMENT MAIS DÉONTOLOGIQUEMENT

    Vous vous souvenez de la « baleine de Londres » ? C’est une affaire dont on parlait, y compris ici, au printemps 2012. Au centre de cette affaire, Bruno Iksil, trader chez J.P. Morgan Chase à Londres, qui avait laissé gonfler une position, officiellement de couverture, dont la taille était devenue telle (d’où la référence à un cétacé) que son débouclage avait causé à la banque une perte de plus de 6 milliards de dollars.

    Il y a quelques jours, Bruno Iksil m’a contacté.… Lire la suite…

  • LA RÈGLEMENTATION ? UNE FAUSSE PISTE ! par François Leclerc

    Billet invité.

    Fréquenter la presse financière conduit à y rencontrer une interrogation récurrente : « où cela va-t-il craquer la prochaine fois ? ». Rendant inutile tout alarmisme superflu, ces publications s’en chargent d’elles-mêmes, scrutant sans relâche l’activité financière afin d’y déceler des dysfonctionnements annonciateurs. La semaine dernière, l’Autorité bancaire européenne (EBA) a apporté de l’eau à leur moulin en annonçant dans son dernier rapport annuel que «  les risques du système financier n’ont pas changé sur le fond et se sont renforcés. »

    Il est généralement admis que c’est du shadow banking non régulé que proviendra le danger, le risque s’étant déplacé depuis que les fonds propres et le coussin de liquidité des banques ont été renforcés par les régulateurs.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : DU DANGER D’ÊTRE EXEMPLAIRE, par François Leclerc

    Billet invité.

    Longtemps au firmament des grandes banques d’affaire, J.P. Morgan Chase est devenue l’objet de toutes les attentions. Les régulateurs, voulant faire oublier leur propension à détourner le regard, rattrapent leur retard et font de celle-ci sinon leur tête de Turc du moins un exemple, mais à leur manière : les enquêtes se multiplient, les amendes pleuvent. Au total, infligées par la SEC, la Fed et l’OCC (Office of the Comptroller of the Currency) aux États-Unis, et le FCA au Royaume-Uni ; celles-ci représentent 920 millions de dollars sur la seule affaire de la « baleine de Londres ». Elles viennent s’ajouter aux 6 milliards de dollars de pertes que cette dernière a occasionnées à la suite de spéculations ratées sur les produits dérivés, qualifiées en leur temps de « tempête dans un verre d’eau » par Jamie Dimon, le Pdg de la banque.… Lire la suite…

  • LA LOYAUTÉ N’EST PLUS CE QU’ELLE ÉTAIT

    Vous vous souvenez peut-être du « London whale », la baleine de Londres, le trader de JP Morgan Chase qui avait amassé une telle position « de couverture » (Hi ! Hi !) de ses investissements que les pertes se montèrent à 6 milliards de dollars (au minimum !).

    Les pertes de JP Morgan Chase ne furent bien entendu pas perdues pour tout le monde. Elles furent gagnées en particulier par le hedge fund BlueMountain Capital Management. Mais les gains de celui-ci ne s’arrêtent pas là : il vient en effet d’embaucher Jes Staley, jusqu’à très récemment président du département banque d’investissement de JP Morgan Chase, et que le Financial Times appelle « le confident de Jamie Dimon », le P-DG de la grande banque américaine.… Lire la suite…

  • LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 15 JUIN 2012

    Les élections en Grèce
    FMI, Banque mondiale, Troïka : La religion du veau d’or
    Salaire des dirigeants
    Aristote … Lire la suite…

  • LE MONDE-ÉCONOMIE, Les pigeons de facebook, lundi 4 – mardi 5 juin 2012

    Les pigeons de facebook

    Merci à Tim Gupwell pour sa traduction en anglais : Ordinary Scandals.

    Dans le livre qu’il consacra au krach de 1929 (*), John Kenneth Galbraith faisait remarquer que si l’on parle énormément de fraude durant les périodes de crise, ce n’est pas parce qu’une maladie endémique de la finance a soudainement viré à l’épidémie, mais parce que l’attention de tous étant en éveil, celui qui imagine qu’un soupçon pèse sur lui se transforme promptement, et à toutes fins utiles, en dénonciateur.

    C’est là finement observé, mais une autre raison pour une telle recrudescence doit être, si l’on en juge par notre expérience récente, une meilleure éducation du public.… Lire la suite…

  • J.P. MORGAN : ET ON MANQUERAIT D’EXEMPLES POUR LA JEUNESSE !

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Voilà donc que Mme Ina Drew était Investisseur en chef à la banque JPMorgan et que c’est elle qui avait la responsabilité de faire quelque chose d’utile avec les 356 milliards de dollars qui se trouvent sur les comptes courants des clients de la banque et qui n’ont pas été prêtés à l’un ou à l’autre. Et voilà donc qu’elle les a investis dans des choses aussi socialement utiles que des paris du genre Credit-default Swaps et autres instruments synthétiques tels que des indices sur la dette des entreprises, comme le CDX.NorthLire la suite…