Étiquette : Joseph Stiglitz

  • LES BANQUES CENTRALES FONT TOURNER LES TÊTES, par François Leclerc

    Billet invité.

    Au fil de ces dernières années, les banques centrales ont confirmé être l’indispensable clé de voute du système financier. Elles ont fait face avec efficacité à une crise aiguë de liquidité (au blocage du système), en agissant en tant que prêteur en dernier ressort à un niveau massif. Elles ont ainsi contribué à baisser le coût de la dette souveraine et permis aux institutions de se financer à coût quasiment nul, afin d’aider au retour des beaux jours.… Lire la suite…

  • Carnets de voyage de Pablo Iglesias à New-York, de Democracy Now ! à Wall Street, par Lazarillo de Tormes

    Billet invité.

    « Le hasard c’est Dieu qui se promène incognito » disait Albert Einstein. Dans ce billet il sera question des promenades de Pablo Iglesias dans la Grande Pomme. Ni les actes posés, ni les personnes rencontrées ne sont le fruit du mystère ou de l’aléa, à commencer par la dichotomie que symbolise New York, épicentre planétaire de la finance folle et berceau du mouvement Occupy. On peut imaginer, sachant ce qu’a représenté le mouvement 15M dans la genèse de Podemos, que cette occurrence ne soit pas anodine aux yeux d’Iglesias.

    Pour une perspective plus large, il peut être pertinent de faire un crochet par La carte secrète d’Alexis Tsipras et de remettre sur le métier la question du rôle qu’assumeront États-Unis dans ce que l’on nomme communément sur ce blog « le grand tournant ».… Lire la suite…

  • L’ÉCHEC DU MODÈLE ALLEMAND QUI SE PROFILE, par François Leclerc

    Billet invité.

    Sigmar Gabriel, le ministre allemand de l’économie, le confirme : la croissance de l’économie allemande continue de fléchir. Il l’attribue aux conséquences du conflit en Ukraine, après avoir incriminé l’hiver la fois d’avant. De son côté, Mario Draghi constate que « la reprise en zone euro perd de l’allure », comme si elle en avait. Les deux phénomènes ne seraient-ils pas étroitement liés par hasard ?

    Aveuglement présenté comme l’exemple à suivre, le modèle de l’Allemagne s’effrite. Deux économistes allemands publient coup sur coup des ouvrages dont la traduction française de leurs titres dit tout : Olaf Gersemann, le chef du service économique de Die Welt, signe « La bulle Allemagne : le chant du cygne d’une grande nation économique » et Marcel Fratzscher en fait autant de « Allemagne, l’illusion : pourquoi nous surestimons notre économie et les besoins de l’Europe ».… Lire la suite…

  • « SHUTDOWN », POUVOIR DE L’ARGENT ET POPULISME

    Quand j’ai eu l’occasion, mardi dernier, de bavarder avec Joseph Stiglitz, je lui ai posé la question de son influence actuelle sur la politique américaine. Il m’a expliqué qu’il venait de jouer un rôle dans le retrait de la candidature de Larry Summers au poste de gouverneur de la Federal Reserve, la banque centrale américaine, en coachant l’un des sénateurs qui faisait partie de la commission qui l’aurait interrogé sur la manière dont il entendait exercer son mandat.

    « Pourquoi pas un rôle plus direct ? », lui avais-je alors demandé, « Pourquoi les administrations Obama ne vous ont-elles jamais offert un poste ?… Lire la suite…

  • LE TEMPS QU’IL FAIT LE 27 SEPTEMBRE 2013

    Sur YouTube, c’est ici.

    L’économie positive
    LH Forum

    Challenges – La recette radicale de Paul Jorion pour en finir avec la spéculation financière, le 26 septembre 2013

    Challenges – L’économie positive va-t-elle accoucher d’une souris ?, le 26 septembre 2013

    Blog de PJ – Le marché et l’altruisme, le 27 septembre 2013… Lire la suite…

  • ON RECONNAÎT L’ARBRE À SES FRUITS (une journée au LH-Forum sur l’économie positive), par Bertrand Rouziès-Léonardi

    Billet invité

    Nous sommes un mercredi. La mise en scène est imposante, la signalétique luxueuse, digne des grand-messes internationales. Il ne faut pas moins d’un hangar portuaire réaménagé pour abriter l’arche intellectuelle qui doit nous embarquer vers le troisième millénaire, ce troisième millénaire où nous ne sommes toujours pas entrés, quoique les attentats du 11 septembre 2001 aient été vus comme une semonce préapocalyptique, un échauffement des trompettistes du Jugement dernier. L’évènement a lieu aux Docks Océane. Le choix est excellent. L’océan, c’est la vague, le vague diront les mauvaises langues, or la vague se confond avec la sinusoïde à amplitude croissante dont parlera Jacques Attali, dans son duo inaugural avec Joseph Stiglitz, pour décrire la trajectoire de l’histoire.… Lire la suite…

  • LE HAVRE FORUM, Joseph Stiglitz sur les États-Unis et l’Europe, le 24 septembre 2013

    Excellente conférence de Joseph Stiglitz ce soir au Havre. Nous avons également eu l’occasion d’avoir une longue conversation durant le repas à propos d’Obama, de Summers, et de l’influence qu’il a et n’a pas, lui Stiglitz, sur la politique américaine. J’y consacrerai Le temps qu’il fait, vendredi.

    Je débats personnellement de la spéculation à 14h20 avec Jean-Michel Beacco. De 16h à 18h je parle (en anglais) de la crise que les économistes n’ont pas vu arriver aux élèves du Lycée St-Joseph et à leurs invités britanniques.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : CES MOTS QUI PEUVENT EN CACHER D’AUTRES, par François Leclerc

    Billet invité.

    L’Irlande prend la présidence tournante de l’Union européenne et les commentaires sur la réussite irlandaise ne vont pas manquer de fleurir. Elle repose, est-il expliqué, sur un redressement financier résultant d’un choc de compétitivité favorisant les exportations. Le modèle même qui est proposé à l’ensemble de l’Union européenne, cela tombe bien !

    De quoi s’agit-il, en réalité ? Le gouvernement irlandais a cherché le salut en poursuivant sa stratégie de tête de pont vers la zone euro destinée aux entreprises transnationales. Ce sont ces dernières qui créent les flux financiers comptabilisés comme des exportations, et le choc de compétitivité provient de la baisse des salaires, de la chute des prix de l’immobilier de bureau, et surtout du maintien d’une fiscalité avantageuse.… Lire la suite…

  • DU CHEMINEMENT DE LA PENSÉE

    Un article dans le Guardian du 29 octobre, rapporte qu’Andrew Haldane, Executive Director of Financial Stability de la Banque d’Angleterre, considère que le mouvement Occupy Wall Street a raison : la répartition déséquilibrée du patrimoine aux États-Unis est la cause première de la crise née en 2007.

    Cette nouvelle m’a fait réfléchir à la manière dont les idées se transmettent. Je ne rapporte que des faits dans ce que je vais écrire maintenant.

    Quand je rédige de l’automne 2004 au printemps 2005 le manuscrit de La crise du capitalisme américain, qui paraîtra en janvier 2007 aux éditions La Découverte sous le titre Vers la crise du capitalisme américain ?Lire la suite…

  • CONVERGENCES

    J’ai fait état la semaine dernière du peu d’impact sur les politiques en vigueur, des vues que je présente ici depuis cinq ans. J’avais souligné que la renommée ne semble pas jouer un rôle  prédominant de ce point de vue puisque Joseph Stiglitz, « prix Nobel » d’économie, professeur dans une université américaine prestigieuse, ancien directeur de la Banque Mondiale, qui défend des positions similaires, ne semble pas plus à même que moi d’imposer son point de vue.

    Le renfort de George Soros ces jours-ci, défendant dans un très long texte, des positions, sinon identiques, du moins très semblables sur bien des aspects, pourrait-il faire la différence ?… Lire la suite…

  • « LE PRIX DES INÉGALITÉS » ET POURQUOI NOS DIRIGEANTS SONT DÉTERMINÉS À CONTINUER DE NOUS LE FAIRE PAYER

    Ceux d’entre vous qui lisent aujourd’hui Le prix des inégalités de Joseph Stiglitz et qui ont eu l’occasion de lire mon livre La crise du capitalisme américain (2007), auront été frappés par la quasi-identité des thèmes évoqués et par la parfaite identité des thèses centrales à ces deux ouvrages : la crise des subprimes a été causée par la concentration de la richesse et ses deux facettes : pouvoir d’achat insuffisant pour la majorité de la population américaine, fortunes démesurées pour une petite minorité, argent en excès allant se placer dans la spéculation, faute de débouchés dans la production, et dérèglant là le mécanisme de la formation des prix, et en particulier, celui des matières premières.… Lire la suite…

  • MR. STIGLITZ HASN’T BEEN TIPPED OFF

    Sur mon blog en anglais : MR. STIGLITZ HASN’T BEEN TIPPED OFF, une version anglaise par Bernard Bouvet de mon billet : M. Stiglitz n’est pas au courant.… Lire la suite…

  • M. STIGLITZ N’EST PAS AU COURANT

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Est-ce parce que le Produit Intérieur Brut de la Grèce aura baissé de 7% en un an, et de 16% depuis le début de la crise en 2007 ? Ou bien parce qu’avec les défections parmi les parlementaires grecs à l’occasion du vote dimanche, suivies d’exclusions de leur parti, complétées de sondages d’opinion favorables à la gauche et à l’extrême-gauche, le gouvernement grec donne maintenant l’impression de ne plus représenter l’opinion publique du pays et que, du coup, tout accord au plan voté dimanche ne signifie plus rien ?  C’est en tout cas désormais l’hésitation parmi les dirigeants de la zone euro.… Lire la suite…

  • « Contre toute attente »

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Les expressions ont une histoire et, tout comme chacun de nous si l’on en croit le pop-artist Andy Warhol, elles ont au moins un jour, leur cinq minutes de célébrité. Vous avez donc dû noter cette semaine, la montée en puissance de « contre toute attente ». Tous les mauvais chiffres l’ont été en effet « contre toute attente ».

    « Contre toute attente » de qui, vous demanderez-vous, eh bien, contre toute attente des économistes consultés par les agences de presse. Les économistes ne s’étaient pas montrés particulièrement perspicaces à voir venir la crise.… Lire la suite…

  • Gribouille !, par Jean-Pierre Pagé

    Billet invité

    Gribouille (selon le Robert) : « personne qui se jette stupidement dans les ennuis qu’elle voudrait éviter » 

    Nous vivons décidément dans un drôle de monde. Drôle s’il n’était pas inquiétant !

    Un monde où les dirigeants des pays européens ne semblent avoir pour règle de conduite que d’ausculter, écouter et obéir aux « marchés », de surcroît parfois à contre temps, comme si ces « marchés » étaient une sorte de divinité et non, comme le soulignait, fort justement Bernard Guetta sur France Inter le 26 mai, simplement des investisseurs, opérateurs du monde de l’argent.

    Les « marchés » s’inquiètent-ils des déficits des Etats-membres de l’Union européenne ?… Lire la suite…