Archives par mot-clé : langue chinoise

À propos des traductions du chinois, par DD

Cher Paul, Je viens de lire votre texte à propos des traductions.

Lorsque les Jésuites et plus tard nos pères missionnaires ont découvert et traduit les classiques confucéens, ils ne les ont pas lus « à la chinoise », ils les ont lus selon leur propre grille interprétative jusqu’à y découvrir des traces du message chrétien. En traduisant selon cette grille ils ont donc inventé d’autres textes qui parlaient davantage de leur lecture que du message confucéen.  Et ces nouveaux  textes, parfaitement adaptés aux habitudes de pensée de leurs destinataires occidentaux en devenaient plus lisibles, plus directement accessibles. En chemin, se perdait – ou était gommé – ce qu’une vision chinoise pouvait présenter de différent, et, se perdait aussi tout ce qui, dans la confrontation des différences, pouvait faire advenir de réflexion et de possibilité de questionnement des partis-pris respectifs….

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“De l’anthropologie à la guerre civile numérique” – IX. Le logos

Suite de l’entretien du 5 mai 2016 avec Franck Cormerais et Jacques-Athanase Gilbert de la revue Études digitales, en complément de l’entretien intitulé De l’anthropologie à la guerre civile numérique.

IX. Le logos

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En Chine, un “coagulant” civilisationnel très puissant : l’écriture idéographique (III), par DH & DD

Billet invité.

Nous avons gardé pour la fin l’aspect le plus important de l’écriture aux yeux des Chinois : son absolue sacralité. Survivance toujours très vivante de l’époque des inscriptions divinatoires, le caractère éminemment sacré de toute inscription justifie qu’on ait pu parler sans exagérer d’une véritable “religion du signe”. Continuer la lecture de En Chine, un “coagulant” civilisationnel très puissant : l’écriture idéographique (III), par DH & DD

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En Chine, un “coagulant” civilisationnel très puissant : l’écriture idéographique (II), par DH & DD

Billet invité.

Nous n’avons pas ici l’intention d’entrer dans le détail quant au fonctionnement de l’écriture chinoise, mais nous nous bornerons à dégager autant que possible les spécificités qui font sa force et lui confèrent son pouvoir “coagulant”.

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En Chine, un “coagulant” civilisationnel très puissant : l’écriture idéographique (I), par DH & DD

Billet invité.

Si l’on en croit P. Gentelle qui, dans “Chine et “Chinois” d’outre-mer à l’orée du XXIe” (SEDES 1999), se propose de définir la “sinité” : “… La prise de conscience globale d’une civilisation distincte n’a émergé que du temps de Confucius au VIe av. JC. Cette civilisation se caractérisait par divers ensembles, mais ce qui apparaissait comme “le plus chinois” aux Chinois de l’époque était leur langage et le système de symboles qui lui était lié. En particulier le fait que ce langage leur permettait d’affirmer leur supériorité sur les voisins environnants.”

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Des lunettes que nous Occidentaux avons chaussées pour regarder la Chine contemporaine et qui nous empêchent de la voir, par DD & DH

Billet invité.

Dans un contexte de “guerre froide” et de grande peur du “rouge”, nous avons bâti de toutes pièces à notre usage un épouvantail d’Extrême-Orient : la Chine communiste !

Admettons que nous avions quelques excuses : Mao se réclamait à cor et à cri d’un marxisme-léninisme pur et dur et l’amitié (donc le “bloc”) sino-soviétique a bel et bien existé de 49 à 61.

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