Archives par mot-clé : Le capitalisme à l’agonie

LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 3 FÉVRIER 2012

Un monde qui craque à chacune de ses coutures

Profit vs. Gratuité / Don
Le MAUSS
Marcel Mauss (1872-1950)
Le capitalisme à l’agonie (2011)
La guerre civile numérique (2011)

La même sur YouTube

Illustration de Sébastien Marcy

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 7 OCTOBRE 2011

Apple vs. IBM/Microsoft
Steve Jobs
Akhénaton – Julien le Philosophe – Robespierre
Époques charnières et changements de paradigme
Mes propres livres : prixmonnaiecapitalismevérité et réalité
sauver Dexia

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LE MIROIR DE DORIAN GRAY, par Nikademus

Billet invité

On nous dit que cela pourrait être un acteur, mais le fait même que le doute soit possible est significatif du discrédit généralisé à l’encontre de ce que font ces gens.

On nous dit que c’est un outsider, qui ne représente rien ni personne. Mais justement, seul un outsider pouvait dire cela, et pas un employé de banque qui serait viré dans la minute.

On nous dit que c’est un sociopathe ou un psychopathe, selon l’école psychiatrique dont on revendique l’autorité, mais cela ne résout pas la question. Est-ce que l’on n’a pas déjà montré sur le blog de Paul Jorion et depuis longtemps que tous les traders sont des sociopathes qui font précisément ce qu’il prétend faire ? C’est de cela dont ils doivent se défendre en général, et pas à propos de ce particulier là.

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CQFD, « Le capitalisme est à l’agonie », N°91, juillet-août 2011

À propos de la sortie de Le capitalisme à l’agonie (Fayard 2011) et de La guerre civile numérique (Textuel 2011), un entretien avec Gilles Lucas.

L’entretien complet se trouve ici.

Wikileaks, dont vous parlez beaucoup dans votre dernier ouvrage, prétend vouloir révéler les dissimulations et mensonges des gouvernants. Pensez-vous que la vérité, dans le monde dans lequel on vit, à une force pratique ?

La vérité a toujours eu une force pratique. Elle offre le moyen de construire des arguments qui soient à la fois cohérents et maîtrisés dans un environnement particulier. Il s’agit cependant d’une construction culturelle à partir d’arguments polémiques, et dont on peut dater l’émergence comme je l’ai expliqué dans mon ouvrage Comment la vérité et la réalité furent inventées (Gallimard 2009). Avec la vérité, on ne se situe ni dans l’absolu, ni dans le n’importe quoi. Bien qu’elle puisse être critiquable parce qu’elle est un produit social et historique, l’exercice de la vérité par la raison (l’enchaînement contrôlé de propositions vraies) a produit d’une manière globale un mieux.

Il y a des périodes où un seuil psychologique est atteint pour les populations. Il n’est pas simplement dans l’imagination, mais lié à des réalités qui font que des choses qui ont été jusqu’alors tolérables cessent de l’être. Par exemple, des activités financières comme la spéculation passent relativement inaperçues tant que tout le monde gagne de l’argent, chacun à son échelle. Au moment où la spéculation est devenue la seule source d’enrichissement, un seuil est atteint et le niveau de tolérance baisse. C’est à ce moment-là que la vérité sur la spéculation réalise son potentiel. Seul le contexte la rend cruciale ou non.

La suite, dans le magazine.

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PETIT APARTÉ

Fayard me signale que Le capitalisme à l’agonie (2011) est N° 14 dans la liste des « meilleures ventes en philosophie » publiée par Philosophie Magazine.

Je pourrais dire que ces questions de Hit parade sont vulgaires et que je suis au-dessus de cela, mais d’une part, cela rappellerait un peu trop les hommes politiques qui affirment haut et fort que les sondages leur sont indifférents quand leurs chiffres dans ces sondages deviennent par trop mauvais, et d’autre part, et plus essentiellement, les ventes de vos livres reflètent leur diffusion et la diffusion du coup des idées qui vous tiennent à cœur et auxquelles vous avez consacré d’énormes efforts pour les coucher sur le papier.

Je suis alors allé consulter le classement de mes livres sur Amazon.fr et j’ai eu là le plaisir de constater que mon livre le mieux classé dans les ventes n’est pas parmi les plus récents, comme La guerre civile numérique (Textuel 2011) ou Le capitalisme à l’agonie (Fayard 2011), dont j’ai souvent l’occasion ces jours-ci de parler à la radio, à la télévision ou dans des entretiens dans la presse – et dont j’ai pu constater pour le second qu’il est en vente dans les gares et les aéroports – mais Comment la vérité et la réalité furent inventées, publié en 2009 dans la Bibliothèque des sciences humaines chez Gallimard.

Pourquoi cela me fait-il plaisir ? Parce qu’une histoire de vie particulièrement chahutée m’a souvent conduit à écrire à propos de choses que je n’aime pas ou qui sont en tout cas très éloignées de mon tempérament. Alors que là, avec Comment la vérité et la réalité furent inventées, il s’agissait – comme je le souligne quelquefois – de « mon vrai métier » : celui dont je ne suis malheureusement pas parvenu à vivre, malgré de très longs efforts. Alors, aujourd’hui, en voyant cela : cette petite revanche sur le sort, eh bien, je suis heureux.

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LA DETTE AMÉRICAINE, PILIER VACILLANT D’UN SYSTÈME FINANCIER MONDIAL AUX ABOIS

Par François Leclerc et Paul Jorion

(Cet article a été publié par le magazine en ligne OWNI)

Le 16 mai dernier, la dette publique américaine a atteint son plafond, fixé par le législateur aux Etats Unis. N’ayant pu obtenir du Congrès qu’il augmente ce maximum actuellement fixé à 14.294 milliards de dollars, le Trésor US avait auparavant annoncé être en mesure de jouer les prolongations jusqu’au 2 août prochain, dernier délai, en stoppant certaines opérations afin de pouvoir poursuivre ses émissions obligataires sans augmenter le déficit net. 

Histoire de permettre aux élus démocrates et républicains, qui s’opposent très durement sur ce sujet, de parvenir à un compromis sur un ensemble de mesures permettant une réduction du déficit. En les adjurant même d’y parvenir, en raison des conséquences incalculables qu’un défaut de l’Etat fédéral sur sa dette pourrait avoir. A cet effet, une commission « bipartisane » de parlementaires siège sous la présidence de Joe Biden, le vice-président américain. Ce qui était ces dernières années pure routine – une négociation au finish assortie à chaque fois d’un accord de dernière minute – n’est cependant pas garanti d’être renouvelé dans le contexte actuel. 

Les républicains à l’offensive

Le décor ne serait en effet pas entièrement planté sans la toile de fond des prochaines élections présidentielles, en novembre 2012 prochain. Suite aux élections de mi-mandat de novembre dernier (les « midterms »), les républicains sont en effet devenus majoritaires à la Chambre des représentants et entendent désormais pousser leur avantage afin d’empêcher à tout prix Barack Obama d’accomplir un second mandat. La bataille politique est féroce, dans le contexte d’une crise sociale rampante. La polarisation est extrême, certaines composantes de l’opposition républicaine s’exprimant avec une rare violence verbale, avec pour celle-ci le handicap de ne pas pouvoir rassembler pour l’instant pour les primaires du parti républicain une liste crédible de candidats potentiels à la présidence.

Réduire le déficit, mais comment dans ce contexte de surenchères républicaines ? Ces derniers n’y vont pas par quatre chemins et, fidèles à leur credo de toujours, réclament que l’Etat poursuive sa cure d’amaigrissement, en coupant dans le programme Medicare d’assurance-santé des plus âgées et démunis, et en diminuant les impôts. Recette magique garantissant selon eux une amélioration des affaires, et donc de l’emploi. De leur côté, les démocrates n’entendent pas toucher à Medicare et considèrent que couper dans les dépenses ne réglera pas le problème si les recettes fiscales ne sont pas également augmentées. Ils proposent de supprimer les plafonnements d’impôts pour les revenus les plus élevés institués sous l’administration Bush, et revenir sur les avantages fiscaux accordés aux compagnies pétrolières qui croulent sous les bénéfices. 

Il s’agit en effet de trouver rien moins que 2.400 milliards de dollars minimum d’économie afin de tenir jusqu’à la fin 2012 si l’on ne veut pas augmenter la dette, le déficit devant atteindre 1.600 milliards de dollars cette année. Les positions en présence sont diamétralement opposées et rendent difficile de prédire une issue à des négociations qui se poursuivent à un rythme très soutenu. Le 1er juin dernier, Barack Obama recevait des dizaines de parlementaires républicains à la Maison Blanche, dans une mise en scène destinée à montrer sa bonne volonté et son écoute. Il avait auparavant mis en garde, au cas où un accord ne pourrait pas être trouvé : « Nous pourrions subir une récession encore plus grave que celle que nous venons de traverser. Une crise financière mondiale plus grave encore. » Peut-on être certain que cet alarmisme n’était fait que de calcul ? 

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L’actualité de la crise : LE DOS AU MUR, par François Leclerc

Billet invité

Ouf ! Un accord serait finalement intervenu nous dit-on à Athènes, la Grèce serait sauvée, et la zone euro avec elle. Mais pouvait-on réellement en douter ces derniers jours ?

Les réunions et les conciliabules se sont multipliés, afin de raccorder les bords au départ si éloignés de la plaie et aboutir au miracle toujours renouvelé d’un compromis, ayant en commun avec les précédents de gagner du temps mais de ne rien régler. Insolvable était la Grèce, insolvable elle reste, quand bien même la nouvelle échéance va être reportée à 2014. En attendant, l’économie grecque va continuer de plonger et la société de souffrir.

Les détails du nouveau plan ne sont pas connus. Sans doute ne sont-ils pas bouclés, car le propre des accords européens de ces derniers temps est d’être annoncés avant d’avoir été finalisés. C’est qu’il faut au plus vite rassurer les marchés ! Un cocktail de mesures additionnant un nouveau prêt, une austérité renforcée pour les Grecs et la vente ou la mise en concession d’actifs du pays a été finalement concocté, incluant le plus débattu, le plus difficile à mettre au point : une participation des créanciers privés, c’est à dire des banques européennes.

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« El pueblo tiene la sensación de que las instituciones ya no le representan »

Mon entretien avec Éric Benhamou dans La Tribune, le 21 mars, à l’occasion de la sortie de Le capitalisme à l’agonie, est publié en espagnol sous le titre : « El pueblo tiene la sensación de que las instituciones ya no le representan » sur le site La matriz y sus códigos.


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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 6 MAI 2011

États-Unis
zone euro
Bourse
marchés des matières premières
Friedrich von Hayek (1899-1992)
« Le capitalisme à l’agonie » (2011)

P.S. : Quand je dis « centripète », c’est « centrifuge » que j’aurais dû dire !

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VOYAGES ET AUTRES CIEUX

Merci à ceux d’entre vous qui sont venus m’écouter (en français) à Bruxelles et (en anglais) à Paris. J’ai ainsi pu mettre un visage sur les noms de Vincent Wallon, Gu Si Fang et Anne. J’ai pu m’entretenir avec ceux – beaucoup plus nombreux toujours – qui me disent : « Je ne suis jamais intervenu mais je lis le Blog depuis X années… ».

J’ai pu également parler longuement avec d’authentiques collaborateurs du Blog : Bénédicte Kibler, Pierre Sarton du Jonchay et Julien Alexandre.

Vous êtes nombreux à vouloir me parler de Le capitalisme à l’agonie, le premier de mes livres que j’ai le plaisir de voir en vente dans les gares et les aéroports. L’un d’entre vous m’a dit : « Je l’ai ouvert avec un peu d’appréhension, me disant que ce serait peut-être ardu à lire, mais non : c’est lumineux ! » J’ai eu la chance cette fois-ci que le capitalisme s’explique plus aisément que, par exemple, les CDO synthétiques, quoi qu’il en soit – tous ceux qui écrivent le savent – écrire simple, c’est très compliqué, et vos remarques sur la clarté sont ma récompense.

Enfin, pour les Québécois parmi vous, je suis l’invité aujourd’hui mercredi de Désautels sur la Première Chaîne radio de Radio Canada. On parlera de la sortie au Québec de Le capitalisme à l’agonie.

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