LA DETTE AMÉRICAINE, PILIER VACILLANT D’UN SYSTÈME FINANCIER MONDIAL AUX ABOIS

Par François Leclerc et Paul Jorion

(Cet article a été publié par le magazine en ligne OWNI)

Le 16 mai dernier, la dette publique américaine a atteint son plafond, fixé par le législateur aux Etats Unis. N’ayant pu obtenir du Congrès qu’il augmente ce maximum actuellement fixé à 14.294 milliards de dollars, le Trésor US avait auparavant annoncé être en mesure de jouer les prolongations jusqu’au 2 août prochain, dernier délai, en stoppant certaines opérations afin de pouvoir poursuivre ses émissions obligataires sans augmenter le déficit net. 

Histoire de permettre aux élus démocrates et républicains, qui s’opposent très durement sur ce sujet, de parvenir à un compromis sur un ensemble de mesures permettant une réduction du déficit. En les adjurant même d’y parvenir, en raison des conséquences incalculables qu’un défaut de l’Etat fédéral sur sa dette pourrait avoir. A cet effet, une commission « bipartisane » de parlementaires siège sous la présidence de Joe Biden, le vice-président américain. Ce qui était ces dernières années pure routine – une négociation au finish assortie à chaque fois d’un accord de dernière minute – n’est cependant pas garanti d’être renouvelé dans le contexte actuel. 

Les républicains à l’offensive

Le décor ne serait en effet pas entièrement planté sans la toile de fond des prochaines élections présidentielles, en novembre 2012 prochain. Suite aux élections de mi-mandat de novembre dernier (les « midterms »), les républicains sont en effet devenus majoritaires à la Chambre des représentants et entendent désormais pousser leur avantage afin d’empêcher à tout prix Barack Obama d’accomplir un second mandat. La bataille politique est féroce, dans le contexte d’une crise sociale rampante. La polarisation est extrême, certaines composantes de l’opposition républicaine s’exprimant avec une rare violence verbale, avec pour celle-ci le handicap de ne pas pouvoir rassembler pour l’instant pour les primaires du parti républicain une liste crédible de candidats potentiels à la présidence.

Réduire le déficit, mais comment dans ce contexte de surenchères républicaines ? Ces derniers n’y vont pas par quatre chemins et, fidèles à leur credo de toujours, réclament que l’Etat poursuive sa cure d’amaigrissement, en coupant dans le programme Medicare d’assurance-santé des plus âgées et démunis, et en diminuant les impôts. Recette magique garantissant selon eux une amélioration des affaires, et donc de l’emploi. De leur côté, les démocrates n’entendent pas toucher à Medicare et considèrent que couper dans les dépenses ne réglera pas le problème si les recettes fiscales ne sont pas également augmentées. Ils proposent de supprimer les plafonnements d’impôts pour les revenus les plus élevés institués sous l’administration Bush, et revenir sur les avantages fiscaux accordés aux compagnies pétrolières qui croulent sous les bénéfices. 

Il s’agit en effet de trouver rien moins que 2.400 milliards de dollars minimum d’économie afin de tenir jusqu’à la fin 2012 si l’on ne veut pas augmenter la dette, le déficit devant atteindre 1.600 milliards de dollars cette année. Les positions en présence sont diamétralement opposées et rendent difficile de prédire une issue à des négociations qui se poursuivent à un rythme très soutenu. Le 1er juin dernier, Barack Obama recevait des dizaines de parlementaires républicains à la Maison Blanche, dans une mise en scène destinée à montrer sa bonne volonté et son écoute. Il avait auparavant mis en garde, au cas où un accord ne pourrait pas être trouvé : « Nous pourrions subir une récession encore plus grave que celle que nous venons de traverser. Une crise financière mondiale plus grave encore. » Peut-on être certain que cet alarmisme n’était fait que de calcul ? 

La fin programmée du rêve américain

L’affrontement politique tient le devant immédiat de la scène. Mais le pire se présente derrière, annonçant pour qui veut l’avouer la fin du « rêve américain », car un ressort et ciment de la société est brisé, quoi qu’il se passe le 2 août prochain. Une machine a été cassée, à la réparation improbable, qui permettait de suppléer par l’endettement la baisse des revenus des classes moyennes afin de préserver leur niveau de vie et mode de consommation. Les innombrables saisies des maisons et la persistance d’un niveau très élevé de chômage illustrent la nouvelle donne.

La longue audition de Robert Reich, ancien secrétaire d’Etat au Travail sous l’administration Clinton et professeur à l’université de Berkeley, qui eut lieu le 12 mai dernier devant la commission sur la santé, l’éducation et le travail du Sénat est à cet égard très éloquente. Revenant sur l’histoire du pays depuis la fin de la seconde guerre mondiale, il a montré comment s’est constitué puis a été ensuite brisé le cercle vertueux qui a durant une longue période assuré une croissance économique reposant sur le plein emploi et la rémunération des ouvriers d’un côté, l’augmentation de la production et de la consommation de l’autre. Le tout contribuant au développement d’une classe moyenne numériquement importante. 

Il voit cette ère de grande prospérité prendre fin en 1977, suite à la détérioration progressive de la situation de la classe moyenne américaine. Attribuant celle-ci à la baisse de la rémunération du travail, amenant les femmes à travailler afin d’apporter un second salaire et voyant les horaires de travail augmenter, tandis que les crédits publics affectés à l’éducation, à la santé, à l’aide des chômeurs et à la protection sociale diminuaient et l’endettement des ménages augmenter afin de maintenir un niveau de vie menacé. On connaît la suite.  

Des précurseurs aux « indignés » européens

Les Américains en font quotidiennement l’expérience, qui constatent désormais que l’Amérique est un pays de pauvres où vit une petite minorité de très riches et une classe moyenne dont les moins favorisés sont en voie de paupérisation. Avant les Portugais, les Espagnols et les Grecs, ils ont eu leurs « indignés ». C’était en mars dernier, à Madison, capitale du Wisconsin. Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé durant des jours et des jours dans les rues, afin de s’opposer à un projet de loi du nouveau gouverneur républicain de l’Etat, qui voulait limiter les droits des syndicats des fonctionnaires, avec le projet de réduire leurs pensions pour diminuer le déficit de l’Etat. Car le problème du déficit public se pose aussi au niveau local, et dans certains cas de manière cruciale. Le marché des « munis », les obligations émises pour se financer par les différentes autorités locales américaines, dont les Etats, est également atteint. 

Finalement adoptée le 10 mars dans des conditions rocambolesques par les représentants républicains de l’Etat barricadés dans le parlement, après que les démocrates eurent quitté l’Etat pour que le quorum ne soit pas atteint et furent recherchés par la police pour les ramener manu militari, la loi vient d’être annulée par un juge. Mais une démonstration de cette ampleur et avec une telle détermination, c’est du jamais vu dans l’histoire américaine récente ! L’affaire n’est pas finie, non seulement parce que le gouverneur a fait appel de la décision, mais parce que la situation financière des Etats américains, souvent désastreuse, va inévitablement aboutir à la mise en cause des pensions des employés de l’Etat, enseignants, personnels de santé, pompiers et policiers, etc.

Moins spectaculaire mais tout aussi parlant, une candidate démocrate vient d’être à sa grande surprise élue à la Chambre des représentants dans une circonscription de l’Etat de New York habituée à donner ses votes aux républicains. Pour y parvenir, Kathy Hochul a tout simplement fait campagne en faveur du maintien de Medicare et sur la nécessité de maintenir les protections destinées aux personnes âgées.

A nouveau, la stagnation économique menace

Rien dans la conjoncture économique américaine n’est source d’optimisme. Selon le Département du Commerce, la croissance américaine continue de décroître de trimestre en trimestre, passant de 3,1% au dernier trimestre 2010 à 1,8% au premier trimestre 2011. Est particulièrement en cause la baisse de la consommation des ménages, le moteur de la croissance américaine. En tenant compte de l’inflation, elle n’a progressé que de 0,1% en avril dernier, à l’identique de mars. 

Plus mal vécu encore à Wall Street, les nouvelles inscriptions au chômage sont reparties à la hausse, selon le Département du Travail. Déjouant les prévisions, les embauches ont considérablement ralenti en mai, et le taux de chômage officiel est remonté de 0,1 point, progressant à 9,1%. Un taux considéré par de nombreux analystes comme très minoré par rapport celui du chômage réel. Avec un taux de croissance de 2,2% sur les quatre derniers trimestres, il ne peut en tout état de cause pas être résorbé. 

Enfin, après avoir connu un plateau, le prix de l’immobilier est reparti à la baisse, pour retrouver aujourd’hui son niveau de 2002. Quant au marché immobilier commercial (grandes surfaces commerciales, hôtels, etc.), il rencontre également de grandes difficultés, annoncées pour s’aggraver l’an prochain. Le fonds d’investissement Whitehall, filiale de Goldman Sachs, vient ainsi de restructurer la dette d’un de ses plus gros portefeuilles hôteliers grâce à un apport de l’Abu Dhabi Investment Authority, le fonds souverain de l’Emirat. Ce n’est que le début d’une longue série de refinancements qui s’annonce. 

Le spectre d’un « double dip » – une rechute de la croissance qui était repartie – avait été évacué, mais il réapparaît et la bourse en fait à nouveau les frais après avoir connu une embellie du à l’abondance des liquidités distribuées par la Federal Reserve.

Dans sa causerie hebdomadaire du samedi à la radio et à la télévision, Barack Obama a reconnu que l’économie devait affronter « de forts vents contraires ». dont l’origine serait selon lui à trouver dans le prix élevé de l’essence, le séisme au Japon et la situation financière européenne… N’ayant pas de remèdes à proposer pour les contrarier, il a faute de mieux terminé par une péroraison : « Nous sommes un peuple qui n’abandonne pas, nous faisons de grandes choses, nous façonnons nos destinées. Et je suis persuadé que si nous conservons cette état d’esprit, le meilleur est devant nous ».

La dette sur la corde raide

Les milieux financiers américains ont publiquement fait part de leur profonde inquiétude à propos de la perspective d’un défaut sur la dette. Fait sans précédent, le Comité consultatif du Trésor pour les questions d’emprunt (TBAC), qui regroupe les dirigeants des principales mégabanques et fonds d’investissement intervenant sur le marché de la dette, a pris sa plume pour écrire à Tim Geithner, le secrétaire d’Etat au Trésor. « Les risques qu’un défaut de paiement ferait peser à long terme sont si élevés que tout retard dans le relèvement du plafond de la dette est susceptible d’avoir des conséquences négatives sur les marchés, bien avant que le dit défaut ne se produise réellement ». Précisant en mettant les points sur « i » que cela pourrait déclencher « une autre crise financière catastrophique, après celle de 2007-2009 dont le monde ne s’est pas encore remis ».

Avant même la date butoir redoutée du 2 août prochain, la fin du mois de juin est attendue par les analystes financiers américains. Vient en effet à cette date à échéance le programme de la Federal Reserve d’« assouplissement quantitatif », lui ayant permis par le biais d’une création monétaire intense (la planche à billet) d’acheter pour 600 milliards de dollars d’obligations publiques américaines et de maintenir les taux de celles-ci à un faible niveau.

Que va-t-il alors se passer sur le marché obligataire ? A quel taux le Trésor va-t-il placer ensuite ses émissions, leur principal  acheteur faisant défaut, s’il ne relance pas un nouveau programme d’achat ? A l’occasion d’une audition devant le Sénat, Tim Geithner a affecté une sérénité toute professionnelle  : « Le monde – a-t-il affirmé – perçoit toujours les Etats-Unis et le système politique américain comme étant à la hauteur pour faire aboutir des réformes, renforcer l’économie et revenir à une situation budgétaire plus viable. » Ajoutant, pour remporter l’adhésion : «  Si vous regardez le coût auquel nous empruntons aujourd’hui, vous voyez qu’il y a toujours une confiance énorme dans le monde dans la capacité de ce système politique ». 

Les analystes financiers, tout en reconnaissant l’absence de tension actuelle sur le marché, sont plus perplexes. L’arrêt des achats de la Federal Reserve et de la distribution abondante de liquidités pourrait créer des situations de retournement rapide sur les marchés des actions et des matières premières, et affecter également le crédit. Mais si, de surcroît, les acheteurs américains de la dette se mettaient à la bouder – comme le principal d’entre eux, le fonds d’investissement Pimco, a annoncé le faire – une augmentation des taux obligataires et du coût de la dette deviendrait inévitable. La conjonction d’une telle situation avec un défaut sur cette dernière, au cas où aucun accord ne serait possible au Congrès, pourrait créer un véritable séisme. 

Dans l’immédiat, les investisseurs ont réagi différemment, prenant à contre-pied ceux qui ont cru devoir anticiper une hausse des taux obligataires et la baisse correspondante de leur valeur faciale. Réagissant au tir groupé d’exécrables nouvelles économiques qui vient d’intervenir, ils se sont malgré tout réfugiés sur le marché de la dette obligataire, aboutissant à son soutien. Entre deux maux, il faut choisir le moindre.

Les pressions sont fortes sur la Federal Reserve pour que ne soit pas lancé un nouveau programme d’« assouplissement quantitatif » avec pour objet de poursuivre les achats d’obligations du Trésor. La tentation est grande pour ses dirigeants de renvoyer la balle au gouvernement, à la manière de la Banque Centrale Européenne qui multiplie les pressions pour que les gouvernements multiplient les mesures de réduction des déficits publics. Ben Bernanke, son président, paraît même y avoir succombé, au nom de la lutte contre l’inflation qu’une relance de la planche à billet pourrait favoriser et dont les milieux d’affaire ne veulent à aucun prix, car elle éroderait leurs avoirs. Mais ce n’est peut-être que partie remise, si le ralentissement économique se confirme et se poursuit. Plus souterraine, une autre bataille non moins décisive se poursuit parallèlement à celle qui se déroule au Congrès.

Il n’y a plus d’échappatoire

Le relèvement in extremis du plafond de la dette, à la faveur d’un compromis sans lendemain entre les démocrates et les républicains, ainsi que l’attentisme de la Federal Reserve sont l’hypothèse la plus probable, car elle permettait de différer encore des choix douloureux de tous côtés. Pour définir sa ligne de conduite, la Federal Reserve est ballottée entre le risque de l’inflation et celui de la stagnation. Si les deux devaient intervenir simultanément, les Etats-Unis entreraient en stagflation, suivant en cela les Britanniques qui semblent s’y diriger.

Au delà de la bataille permanente à propos de la réduction du déficit budgétaire qui va se poursuivre ces prochains mois, l’évolution de la structure de la dette est une donnée alarmante. La maturité moyenne de la dette se raccourcit, rendant celle-ci plus sensible à une augmentation des taux, car devant plus vite être « roulée », c’est à dire refinancée par de nouvelles émissions. Une rapide augmentation du service de la dette pourrait être à la clé, pesant encore plus sur le budget de l’Etat alors qu’il faut déjà réduire son déficit. 

Depuis le temps qu’il est annoncé que les Etats-Unis ne pourront pas éternellement accroître leur gigantesque dette publique, l’administration américaine est sans conteste arrivée au moment où elle ne peut plus désormais tergiverser indéfiniment. Ne pas réduire le déficit reviendra à prendre le risque d’accélérer brutalement une chute du dollar qui contribuerait à précipiter une réforme du système monétaire international que les Etats-Unis veulent repousser au plus tard possible, car elle sanctionnerait la fin du statut privilégié du dollar et la possibilité de financer à bas prix leur déficit. S’y résoudre, malgré la difficulté de l’exercice et le contexte politique qui ne s’y prête guère, ce sera reconnaître sans attendre et sans plus de manières la fin du rêve américain et sanctionner le déclin irréversible de la première puissance mondiale. 

Il n’y a plus d’échappatoire. Aucun de ces deux choix possibles n’est exaltant, les deux sont porteurs d’une accentuation de la crise sociale et de la dégringolade des classes moyennes. Seule la Federal Reserve pourrait retarder ce choix en relançant la planche à billet, mais à quel prix ? L’inflation n’est plus une solution acceptable pour un monde financier qui en serait la première victime et en craint les effets, ni pour tous les détenteurs d’avoirs en dollars, car le pouvoir d’achat de ceux-ci seraient rogné.

Publique et privée, la crise de la dette est mondiale

Aux Etats-Unis comme en Europe, la crise de la dette publique rejoint celle de la dette privée. Les deux s’additionnent et ne font qu’une en raison de leur étroite interconnexion, expression d’un système au bout de son rouleau. L’accroissement brutal de la dette publique ayant comme principale origine les effets de sa crise, débutée en 2007 et dont il ne parvient pas à sortir. L’hypertrophie du système financier le condamne sans rémission, car cette dette gigantesque sur laquelle il est bâti n’est ni remboursable ni extensible à l’envi et crée une grande instabilité structurelle, telle une pyramide reposant sur sa pointe.

La Federal Reserve a acheté 2.000 milliards de dollars de bons du Trésor et d’obligations hypothécaires, sans compter celles dont Fannie Mae et Freddie Mac sont gorgées. Jusqu’où est-il possible de ne pas aller ? L’agence de notation Moody’s vient de frapper deux des trois coups. Dans un premier temps, elle a menacé d’abaisser la note des trois principales banques américaines – Citigroup, Bank of America et Wells Fargo – car elles risquent selon elle de ne plus bénéficier dans l’avenir d’un même soutien du gouvernement. Dans un second, elle a annoncé « placer la dette de l’Etat fédéral américain sous surveillance, en vue d’un éventuel abaissement en cas d’absence de progrès sur le relèvement du plafond de la dette dans les semaines à venir ». Les banques centrales, heureusement pour elles, ne sont pas soumises à la notation…

Ce qui est en cause aux Etats-Unis et déborde de ses frontières, c’est l’affaiblissement du dollar et des obligations d’Etat, car celles-ci sont l’actif refuge par excellence du système financier, le collatéral de dernier ressort. Ne plus pouvoir compter sur celles-ci comme pilier, c’est perdre un point d’appui que rien ne peut remplacer, aboutissant à déséquilibrer encore l’ensemble du système.

La dette US est américaine par ses causes et mondiale par ses effets.

[Depuis que cet article a été rédigé, l’agence de notation financière Fitch a écrit dans un rapport: « Dans le cas hautement improbable où le Trésor manquerait un remboursement de principal ou un règlement d’intérêts sur une de ses obligations notées, cette défaillance sera reconnue par un abaissement de la note de l’émission touchée de AAA à B+ ». B+ est la note que l’agence attribue actuellement à la Grèce.

Ce n’est que « si la défaillance persiste ou rend ‘improductive’ une part importante des obligations du Trésor que la note de solvabilité des Etats-Unis serait abaissée de AAA à ‘défaillance limitée’ (RD) ». Cela arriverait dans le cas où le Trésor n’honorerait pas le 15 août prochain « 25 milliards de dollars de paiements d’intérêts sur un montant nominal d’obligations du Trésor de plus de 1.000 milliards de dollars » représentant environ 10% de la dette publique américaine.

Moody’s a de son côté annoncé qu’elle commencerait à envisager d’abaisser la note de solvabilité des Etats-Unis faute d’un accord de relèvement du plafond de la dette « dans les semaines à venir ».]

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165 réflexions sur « LA DETTE AMÉRICAINE, PILIER VACILLANT D’UN SYSTÈME FINANCIER MONDIAL AUX ABOIS »

  1. Depuis 30 ans les américains jouent à la course à l’échalotte sur les prix de l’immobilier , pour maintenir les revenus.
    Il faudra encore plusieurs décennies pour revenir à une situation rentable et saine.

  2. @ François,

    Bonjour,

    PreDiKadoreS – Está en las calles (Sous-titré en français)
    http://www.youtube.com/watch?v=HacilDrPprA

    Merci, à force d’écho, la résonance va « tout balayer »?

    En voilà du « travail » en perspective…

    Pourvu qu’il n’y ait pas trop de bottes, de provocations, de sang…j’espère

  3. Moody’s a de son côté annoncé qu’elle commencerait à envisager d’abaisser la note de solvabilité des États-Unis faute d’un accord de relèvement du plafond de la dette « dans les semaines à venir ».

    On a jusqu’au 15 Aout…après????

    Ici

  4. Belle démonstration de Monsieur Leclerc.
    Cela ressemble fort à un pronostic vital émis par un médecin réanimateur entretenant un patient en survie depuis des mois et des mois.
    Et c’est littéralement le cas,celui ci étant ramené à la dette américaine…laquelle plongera,à son décès annoncé,une kyrielle d’ « héritiers »dans un marasme tragique.Et ici point de refus de l »héritage » pourri !
    Alors,il y aura un choix pour le monde:
    Ou suivre les propositions d’économistes tels que ceux qui s’expriment ici,à la suite de Paul Jorion,de F. Leclerc et des principaux rédacteurs (De Roncheray…) , de ceux qui s’expriment de la même manière indépendante de par le monde ,
    Ou le chaos inévitable,avec son cortége funeste de violences inévitables aboutissant dans tous les cas à une bien triste fin.
    Au choix (?)

  5. Onubre… Sort de ces deux corps… 😉

    Sinon,
    « dont l’origine serait selon lui à trouver dans le prix élevé de l’essence, le séisme au Japon et la situation financière européenne… »
    Cela vaudrait le coup d’être analysé, non..??
    Je me lance, avec le mauvais esprit habituel.

    Malgré le contrôle de l’Irak, les US n’ont plus de poids sur l’OPEP. (voir lien de Vigneron sur le précédent article)
    Le Japon a acheté des centrales américaines..non..?
    La situation européenne a bon dos… Mais les US en sont la cause.

      1. Rutily

        Et si, par le PLUS GRAND DES HASARDS…

        Ca ne te questionne pas que les centrales japonnouilles aient été construites pour SEPT alors que je me doute fortement que le Japonais même de base SAIT que le NEUF peut lui survenir sur le coin de la théière..????

        Arrêtons la connerie. Juste 5 minutes.

      2. Le 9 était prévisible et dans ce cas la bonne approche est de prendre 10 ou 11 pour avoir une marge de sécurité. Le Tsunami était prévisible et là encore on aurait du prévoir.

        Mais GE est une société à but lucratif, elle fait ce qu’on lui paye, et plus on lui en demande plus son chiffre d’affaire est important et plus elle a l’occasion de faire des bénéfices. Ce sont les Japonais qui auraient du mettre dans le cahier des charges des exigences sur le niveau de sécurité requis. S’il n’y en a pas les sociétés privées, qui sont en concurrence, font des propositions à coût minimum pour ne pas être écartés.

      3. ah bah c facile, y’a eu quasiment aucun dégâts liés au tremblement de terre. on a des amis au japon, et la secousse ne les a mm pas affectés. tokyo est blindé au niveau secousses.

        par contre niveau tsunami, ben c t pas encore assez… et niveau radioactivité, par contre, ils sont à la ramasse.

      4. @Yvan
        Obama, en disant séisme au Japon, dit que ce sont les dégats du séisme (et de ses conséquences y compris le Tsunami) qui sont importantes pour l’économie américaine, bien plus que Fukushima.

      5. Le summum de la « responsabilité »…

        Les US disent : c’est pas nous, c’est pas nous.

        Expliques alors pourquoi les dégâts, quels qu’ils soient au Japon, sont si graves pour les US..???

        (N.B. : les pays les mieux notés par les agences américaines sont les plus dociles : Japon, Allemagne, Suisse,…)

    1. @Yvan
      Un exemple: Le 787 Dreamliner, 3 ans de retard et un carnet de commande plétorique ce qui implique des « compensations » pour les compagnies qui attendent leur avion. Dans la presse on ne parle que de la première livraison mais le problème avec l’industrie Japonaise c’est les suivantes : les Japonais construisent 35% du 787 : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20110314trib000607914/le-boeing-787-pourrait-patir-de-ses-fournisseurs-japonais.html. Et là inquiétude…

    2. Rutily.
      Je ne te parle pas des effets, mais des causes.
      Et toi, comme tout bon capitaliste, tu sors un élément du débat hors de son contexte afin de t’en servir.
      Comme toute bonne mauvaise foi qui ne se respecte pas.

      Tu vas finir par me fâcher.

  6. Pourquoi ne pas évoquer, comme troisième solution, un « new new deal » financé par une augmentation de la fiscalité sur les hauts revenus, les plus-values boursières/financières, les bénéfices des sociétés et mise en faillite ordonnées des banques insolvables? Je sais que c’est politiquement infaisable pour le moment, mais:
    1) il y a assez d’argent à puiser là pour résoudre les problèmes
    2) c’est une solution quand même après tout…
    3) ne pas en parler, c’est accréditer à l’avance la thèse que c’est infaisable, et c’est donc essentiellement une non-prophétie auto-réalisatrice.

    1. @ Mathieu,

      C’est juste,

      En bons anticipateurs, un certain nombre de très riches, aux Etats-Unis notamment, ont « donné » grosse partie de leur fortune personnelle…

      Mais, les bénéficiaires sont des fondations à but caritatif il me semble, bonne image, moins d’impôts, tout en conservant le pouvoir de décision et les usufruits patrimoniaux…(sic?)

      A acte égal, l’esprit qui anime l’acte est essentiel, il va falloir devenir…juste spirituel?

      1. @Jérôme
        je pense que nous parlons de deux choses différentes. Le sommes versées par les très riches à leurs fondations auraient dû être prélevées avant!

      2. @ Matthieu,

        Bonjour,

        En légalité transposée:

        Les montages fiscaux, les structures inter personnes morales, ne sont que des formes d’exercice de pouvoir.

        Ca saute les frontières juridiques comme une puce..court-circuitant les droits locaux, avec simplicité, ou astuce, la volonté ainsi formée s’exerce dans un cadre hybride, débridé des contraintes habituelles, résérvées aux simples mortels.

        D’où le sentiment d’injustice caractérisée des individus, ne soyons pas trop simplistes, non plus.

        Avant, tu maîtrises comment, Matthieu?

        Loi rétro-active, rarissime, acte de violence politique, et sans application synchrone à tous les univers juridiques entrelacés, un pêt dans l’eau.

        Les volontés individuelles s’accordent peu pour l’essentiel, comment penses tu que fassent les personnes morales?

        Du négoce, toutes armes respectives en main, en cela se présente en débats dits contradictoires, des postures, des personnes, souvent des aboiements..Est ce bien?

        Parlez moi de possibles différences, je ne saurai qu’approuver. Au futur

        Désincarnation du pouvoir réel et personnification extrême du marché-désir en éducation-marketing, matraque (« maât raque »)? Tranches d’inhumanité?

    2. Pourquoi, Mathieu…???
      Aurais-tu peur pour ton petit système de castes..??

      D’ailleurs, tu viens toi-même de répondre à ta propre question personnellement moi toi :
      « augmentation de la fiscalité sur les hauts revenus »
      Ce sont les hauts revenus qui décident de leur fiscalité.

      Ta boucle est bouclée. Aurais dit le vicieux Quadrature.

      1. @Yvan
        tu es vraiment le champion pour supposer implicitement dans tes réponses que ton interlocuteur pense telle ou telle chose, sans aucun fondement. Qu’est-ce que ce système de caste dont tu parles, et en quoi serait-ce « mon » système de caste? Si tu pouvais juste répondre à la question sans passer à un autre sujet ce serait sympa.

      2. Mathieu.
        Essayer de sauver le système pyramidal financier de dettes actuelle montre que TU tiens à ce système.
        Point.

    3. Peut être qu’il faut d’abord supprimer la totale liberté de circulation des capitaux et les paradis fiscaux pour avoir une chance que votre programme ait une quelconque efficacité?

      1. Si on attend que tout soit parfait pour agir, on ne fera rien.

        Il faut plus que probablement faire tout cela à la fois et en même temps, pas l’un après l’autre.

    4. Je sais que c’est politiquement infaisable pour le moment,

      Mathieu a raison: une politique « new deal » est infaisable, mais pas seulement « pour le moment », mais pour deux raisons qui se renforcent mutuellement:

      1. la concurrence entre territoires d’attraction du capital. Chaque chargé de pouvoir national de la bourgeoisie cherche à baisser le côùts du travail, direct et indirect, pas l’augmenter, pour attirer les investissements, et limiter la dégringolade. Malgré le poids croissant du capital transnational, les G8, G20, FMI, Conseil de Sécurité, Bilderberg et autres clubs, il n’y a pas de gouvernement mondial. Atali explique qu’il en faut un et assez vite, sinon, c’est la descente aux enfers. Pas de chance, on assiste plutôt à la guerre des monnaies, aux prémices du protectionnisme qui conduiront aux guerres commerciales, à plus de guerres encore et à l’effondrement systémique.

      2. les mêmes bourgeoisie considèrent, avec raison, qu’ils ont encore une marge de manoeuvre pour presser le citron, avec toujours plus de mesures d’austérité, accompagnées forcément par un Etat toujours plus policier. En effet, la grande différence, du moins dans les pays industrialisés, c’est qu’à l’époque du New Deal, la menace de révolution sociale, inspirée par la Révolution russe, leur faisait peur. Aujourd’hui, par contre, nous ne sommes qu’au début de la reconstruction du mouvement et du projet socialiste et révolutionnaire, mis à terre par les désastres des régimes stalinien.

      On voit ce qu’il reste à faire, dans les petites années avant le désastre.

      1. Charles A.

        Pas de chance, on assiste plutôt à la guerre des monnaies, aux prémices du protectionnisme qui conduiront aux guerres commerciales, à plus de guerres encore et à l’effondrement systémique.

        Certes, mais en même temps, telle que l’hégémonie Américaine se présente, on ne peut pas dire que sur le plan économique, la mondialisation qu’ils ont voulue a porté de beaux fruits distribués à tous, que leur politique financière mondialisée n’a pas mené à la déstabilisation mondiale, et que sur le plan de la paix dans le monde, ce sont des champions.

        Alors plutôt que de les suivre aveuglément dans le gouffre de la mondialisation, il n’est pas dit que ceux qui veulent s’en protéger (comme les Chinois par exemple et les US eux-mêmes) aient particulièrement tort.

        Seuls les dirigeants Européens continuent à leur ouvrir les portes et fenêtres en allant au casse pipe si besoin est.

      2. Plutôt d’accord avec vous.

        Néanmoins, il ne faut pas non plus surestimer la puissance des puissants. S’ils étaient si intouchables que ça, ils ne déploieraient pas toute cette énergie à influencer le politique. C’est qu’ils perçoivent quand même que le politique a une capacité de nuisance (pour eux!), qu’il convient de faire taire.

        Limiter les mouvements des capitaux n’est pas impossible. Et il y a aussi pas mal de capitaux de la classe moyenne qui n’est pas si mobile que cela, et qu’il est relativement aisé pour un état de mobiliser.

      3. @ Charles.A,

        Bonjour,

        La « démesure » est une garantie de transformation? Des règles: mentez?

        Le rapport d’un mort, faut pas le calculer, à l’ombre impudique d’un chiffre, car, fonction des circonstances, il porte aussi son risque. Populaire…?

    5. En revenant sur les cadeaux de W aux plus riches, aux pétroliers,et en cherchant à préserver les acquis même récents comme le medicare, les démocrates vont ,un peu dans ce sens. C’est encore bien timide, je vous l’accorde.

    6. Avec de la matière première et des ressources on peut faire de la valeur ajoutée et du pognon, mais le contraire est impossible.

      La question n’est plus de savoir qui va payer la dette. Ce n’est plus une question d’argent, c’est bien pire.

      Le capitalisme est mort, mais les capitalistes ne peuvent y croire ce n’est pas dans leur culture que de percevoir le réel. La valeur ajoutée n’est plus que la paroi d’une énorme bulle autour du vide.

      l’Humanité n’a plus qu’une carte à jouer……….elle même, ici et maintenant. Associant son génie à celui du monde. Car le monde n’est pas fou, la folie du monde n’est jamais que la notre que nous projetons sur lui.

      Aux origines était le temps du rêve et la puissance créatrice du désir. Si la beauté du monde est dans l’oeil de celui qui regarde, la folie et la laideur aussi.

    7. C’est très juste ce que tu dis. Je suis d’accord avec toi sur les trois points et même sur le « politiquement infaisable ». Ne parlons pas du moment car à ne pas le voir arriver, on supposerait qu’il est impossible au-lieu de penser à le faire arriver.

      Comme premier pas, il serait bien venu de ne pas voter la réélection de notre président. Sans exagérer, je n’argue mes proches qui se plaignent des maux du système qu’ils ont démocratiquement voulu (ou sans le voir, va savoir).
      Puis il faut se demander par quels moyens efficaces cela serait-il possible (vu la gravité et la rapidité de la situation, peut-être vaudrait-il mieux ne pas parler d’efficience).
      Et enfin se demander si l’on a réellement la volonté politique et citoyenne d’adhérer un système de prélèvement et de partage « forcé », compte tenu des différentes libertés et expressions du droit qu’il est possible de citer.

      Mais en tout cas je crois que c’est un processus qu’il est nécessaire de mettre en place, pour une simple raison de bon sens: prendre l’argent là où il est n’est pas utopiste, c’est par contre, et très clairement, un éventuel début au mécanisme révolutionnaire. Et nous avons clairement le pouvoir de définir les limites d’une violence, non pas contrôlée, mais dirigée dont le chaos résultant serait, je le crois, minimisait par rapport à celui qu’engendrerait une poursuite des choses dans leurs états actuelles.

      Percevoir un changement politique de la situation par le système n’est à mon sens faisable. Un problème conjoncturel ne sais jamais résolu par les penseurs qui en sont la cause. Mais plutôt par des gens « qui pense en dehors des clous » tel que Mr.Jorion.

  7. Ça sent la faillite de l’état américain avec en corollaire des conséquences pour l’ensemble du monde.
    Le début de la fin?

  8. Ta toupie se dirige vers l’espace et la pointe vient de cassée…L’espace c’est bien aussi, n’est-il-pas finalement, l’origine de la naissance des planètes et des mondes…J’attends avec impatience les spécialistes et les experts en tout genre pour nous formuler les explications nécessaires pour éviter les « burnning out » et les « break down » all over the world.

      1. OK sirhc,chris, pardon : 17,9%. sans pinailler outre mesure, dites moi combien m’a rapporté mon livret A depuis 2007, qui comble mes problèmes de santé ?
        Mais peut être que votre salaire perso a augmenté de 17% ?

      2. @ecnerolf,

        le fait que la dette publique de la France croisse beaucoup plus vite que le taux du livret A ou que les salaires n’est pas franchement nouveau ou sarkoziesque, cela fait 30 ans que cela dure.

        Dette publique de la France en milliards d’Euros
        1979 83
        1989 333
        1999 805
        2009 1489 = 18 fois en 30 ans!

        Franchement la dessus, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, PS, RPR, UMP, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

      3. @ chris

        à relire le post de zébu, plus bas: c’ètait quand même Balladur premier ministre qui avait la palme. Pour un mec qui se fait passer pour un bon gestionnaire.
        Déjà, dans les années 90, les tactiques de ces toqués étaient en toc.

      4. Balladur…
        Celui qui a fait privatiser la France sous direction américaine…

        L’OMC doit lui verser une rente sous compte suisse.

      5. @florence

        Vous plaignez pas avec votre pôvre taux de livret A. Cest déjà assez scandaleux comme ça qu’il vous rapporte plus que l’inflation. Une pure aberration économique et morale. Renseignez vous, c’est très très loin d’avoir ète toujours le cas, et c’était très bien comme ça.

      6. @ Chris 06 :
        « Franchement la dessus, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, PS, RPR, UMP, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. »
        Rien de plus FAUX.
        C’est exactement le discours de la droite, pour faire oublier sa GABEGIE en la matière.
        Entre 1981 et ‘aujourd’hui’ (2010, dernier chiffre ‘connu’, source INSEE : -1591,2 milliards d’euros), soit 29 ans, on a :
        – 15 ans de gouvernements de gauche ou de majorité présidentielle (PS, radicaux, Verts, etc.)
        – 14 ans de gouvernements de droite (RPR ou UMP)
        Résultats (avec quasiment le même nombre d’année au pouvoir, si on y intègre l’année 2011 en cours, qui continuera à faire gonfler le déficit public) ?

        Impressionnants …

        Gouvernements de gauche : – 511,4 milliards
        Gouvernements de droite : – 969,7 milliards

        Calculs :
        1981 110,1 Nbre ans Bord politique Moyenne/an
        1986 249,3 -139,2 5 PS -27,84
        1988 302,8 -53,5 2 RPR -26,75
        1993 515,4 -212,6 5 PS -42,52
        1995 662,8 -147,4 2 RPR -73,7
        1997 751,3 -88,5 2 RPR -44,25
        2002 910,9 -159,6 5 Majorité présidentielle -31,92
        2007 1208,9 -298 5 RPR -59,6
        2010 1591,2 -382,3 3 UMP -127,43
        TOTAL -1481,1 29 -51,07
        Gauche 15 -511,4
        Droite 14 -969,7

        On constate alors deux choses :
        1/ la droite au pouvoir est 89% plus incompétente que la gauche au pouvoir sur la question du déficit public.
        2/ les ‘pires’ époques en termes de déficit sont celles, en moyenne annuelle mais aussi en valeur absolue, du gouvernement Balladur et de la Présidence actuelle (par ailleurs ancien Ministre du budget du premier) : -73,7 et -127,43 milliards d’euros/an en moyenne ; -147,2 et -382,3 milliards d’euros, soit 35,7% de la dette totale en seulement … 5 ans, sur une période de 29 ans !!!

        Dire donc que c’est bonnet blanc et blanc bonnet est au mieux une ERREUR, au pire un MENSONGE.
        Je préfère croire que vous faites un erreur.

      7. Je précise enfin que depuis 9 ans (8, si on prend le dernier chiffre connu du déficit par l’INSEE) de gouvernements de droite, ininterrompus, le chiffre est plus qu’éloquent :
        -680,3 milliards d’euros
        45,9% de la dette totale en 2010

        Relisez bien (once again).

        En seulement 8 ans, la droite au pouvoir a créé près de la moitié de la dette totale de la France de ces 30 dernières années.

        Ce n’est plus un réquisitoire. C’est sans appel.

        Tous les français devraient connaître ces chiffres.
        Et voter en conséquence.
        S’ils étaient conséquents.

      8. @Zébu,

        je ne connaissais pas ces chiffres.

        Ceci dit, pour que cette comparaison soit valable, il faudrait tenir compte de l’inflation. Un milliard d’Euros de déficit en 1981 ce n’est pas la même chose qu’un milliard d’Euros de déficit en 2010, c’est 2,28 fois plus (inflation cumulée 128% sur cette période). Vu que sur ces 30 dernières années les gouvernements de gauche sont plus éloignés dans le temps que ceux de droite, seule une comparaison en Euro constants pourrait avoir un sens.

        A vue de nez, il me semble qu’une comparaison en Euros constants résulterait d’un écart entre la droite et la Gauche beaucoup moins impressionnant que les 89% mentionnés.

        Aussi, il est clair qu’il y a eu une accélération tout particulièrement marquée des déficits ces 3 dernières années (la crise est passée par là). Je ne fais pas partie de ceux qui en rejettent l’entière responsabilité au gouvernement UMP, la crise ayant des causes bien plus profondes et systématiques que l’apparente mauvaise gestion du parti au pouvoir ces dernières années.

        Ce genre de comparaison est hasardeuse et masque, a mon sens, la vérité : la dette colossale des administrations publiques n’est pas le résultat d’une politique de droite ou de gauche mais d’un système (le capitalisme financier) et d’une idéologie dominante (le libéralisme).

      9. @Zébu,

        là dessus, le commentaire de wikipedia est a mon sens, bien plus éloquent et juste que ce genre de comparaison numérique hasardeuse et dénuée de sens :

        Le solde public a toujours été déficitaire depuis 1981, et le poids de la dette publique par rapport au PIB (ratio d’endettement dette publique/PIB) a augmenté régulièrement depuis cette date. Cette évolution a connu des phases plus ou moins accélérées, en fonction du niveau du déficit public, qui est lié aux choix budgétaires des gouvernements en place (notamment la politique budgétaire), mais aussi à l’environnement économique : par un phénomène mécanique, le déficit budgétaire est plus important lors des périodes de creux des cycles économiques. En effet, la croissance des dépenses publiques est plus régulière que la croissance du PIB, alors que les recettes publiques sont plus fortement cycliques que le PIB. Enfin, les cycles économiques étant de plus en plus synchronisés entre la France et le reste de la zone euro, les évolutions du déficit public français et du déficit moyen dans la Zone euro sont fortement corrélées.

      10. @Zébu,

        si on voulait vraiment faire une analyse quantitative pour déterminer quels ont été les gouvernements les plus incompétents des 30 dernières années, il faudrait:

        1. corriger ces données en tenant compte de l’inflation
        2. corriger ces données en tenant compte de ce qui est de l’ordre de la conjoncture économique internationale (récessions et crises qui touchent aussi bien la France que les autres pays de l’Union Européenne ou du monde occidental) et dont la responsabilité n’incombe certainement pas uniquement au gouvernement au pouvoir à ce moment là

        Travail hasardeux qui donnera lieu sans nul doute à des pinailleries interminables entre partisans de droite et de gauche…

        NB : je précise que je n’ai voté qu’une fois dans ma vie pour un président ou un député de droite : au second tour Chirac / Le Pen

      11. @ Chris :
        Vous n’avez pas à vous justifier quant à votre choix politique. Vous pourriez voter à droite que ma réponse serait identique et d’autant plus pour 2 raisons :
        1/ la gauche au pouvoir depuis plus de 25 ans est la gauche de gouvernement qui applique des politiques libérales : le gouvernement Jospin est celui qui a le plus privatisé durant ces 30 dernières années. Ce qui fait je ne ‘crédite’ pas cette gauche de gouvernement de plus de clairvoyance que la droite de gouvernement mais sans doute de plus de compétences, à l’inverse de ce que les gens semblent penser quand ils votent pour la droite, se disant ainsi qu’ils seront meilleurs gestionnaires que ceux de gauche (ce que déclarent en tonitruant aussi les candidats de droite et que malheureusement les candidats de gauche n’ont pas l’intelligence ou le courage de dénoncer)
        2/ en ‘bon’ keynésien, le déficit n’est pas forcément pour moi une mauvaise chose : la preuve, sans une certaine relance de la politique publique en France, nous serions aujourd’hui dans un état sans doute bien pire. C’est justement tout l’intérêt d’un déficit public que e pouvoir investir en contra-cyclique lors de crises, à condition évidemment de l’utiliser à bon escient et non de manière structurelle.
        Ce n’est pas cela qui m’a fait bondir. Je ne défends pas plus que de raison les gouvernements de gauche sous prétexte qu’ils sont de gauche.
        Mais quand j’entends ‘ni de gauche ni de droite’ ou ‘bonnet blanc et blanc bonnet’, je pense immédiatement à deux choses : soit l’aporie du philosophe Alain qui disait qu’en général, quand quelqu’un disait cela, c’est qu’il était de droite et à la dénonciation du ‘tous pourris’ (ou ‘tous incompétents’) du FN.
        Or, et malgré l’inflation (si vous regardez bien, les périodes de gouvernement, en dehors de ces 9 dernières années, ont été quand même alternées), force est bien de constater qu’être gouverné par un gouvernement de droite ou par un gouvernement de droite n’a pas les mêmes implications pour la dette publique.
        A première vue, on pourrait même dire que c’est un paradoxe : la droite est plus keynésienne que la gauche, notamment parce que deux des gouvernements de droite ont dû ‘subir’ des crises importantes (en 93 et en 2008).
        Sauf que la crise de 1983 n’était pas mal non plus et que celle du début des années 90 aussi.
        Sauf que, comme je l’ai rappelé, les modes de gestion sont complètement différent : la gauche n’a pas lancé un emprunt Balladur, qui a couté au bas mot 4 milliards à l’Etat.
        Sauf que, comme le souligne la Cour des Comptes par son ex-président (pas celle de Migaud, mais bien celle, respectée par tous, de Philippe Séguin) pour son rapport concernant l’année 2009 publié en début 2010, la crise n’explique pas tout :
        « La crise n’est pas seule responsable, estiment les magistrats de la rue Cambon, selon qui le déficit structurel pèse la moitié du total, et s’est encore dégradé (- 0,6 point de PIB) entre 2008 et 2009. »
        http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Economie/Pour-la-Cour-des-comptes-la-crise-n-est-pas-seule-responsable-de-la-dette-_NG_-2010-02-09-546541
        Je vous laisse retrouver le dit rapport, il est facilement accessible sur internet …
        La moitié du total, Chris.
        Déficit structurel, qui n’a rien à voir avec un déficit lié à la crise.
        Et de pointer entre autres, la TVA réduite pour la restauration.

        Après, vous pouvez toujours préférer la réponse de Bercy et la dissertation (bien orientée) de Wikipedia.
        Mais pour ma part, je m’en tiendrais à l’analyse de la Cour des Comptes et de Philipe Séguin.

        Il me semble que celle-ci devrait aussi vous suffire, pour mettre à distance le discours gouvernemental sur ‘la faute à la crise’ (la crise, c’était aussi avant 2007, entre 2002 et 2007 ?) et éviter le ‘bonnet blanc et blanc bonnet’, qui n’explique rien, surtout pas les responsabilités de chacun :
        « Dans la ferme politique, tous étaient responsables de la dette publique car tous avaient pratiqués les politiques libérales. Mais certains l’étaient plus que d’autres (responsables et libéraux) ».

        PS : il ne vous viendrait pas à l’esprit de vous dire, tiens, oui, ‘capitaliste’ et ‘libéral’, cela correspond quand même un chouia plus à la droite qu’à la gauche (je vous le concède, en ces 30 dernières années, ce fut parfois un terrible dilemme quant à définir ‘gauche’ et ‘droite’ au regard de ces deux termes) ?
        Mais ce fut quand même sur d’autres aspects bien plus facile (peine de mort, sécurité, immigration, …).

      12. @Zébu,

        La moitié du total, Chris.
        Déficit structurel, qui n’a rien à voir avec un déficit lié à la crise.

        Oui, la moitié du total, c’est énorme, mais je ne crois pas que la cour des comptes a distingué la partie du déficit structurel imputable aux gouvernements de droite et aux gouvernements de gauche???

      13. @ Chris :
        Pour la période précédente (30 ans), je n’ai pas retrouvé d’analyses sur la dette structurelle mais pour 2009, c’est clairement le gouvernement actuel qui en est responsable, soit l’UMP, soit la droite.
        Je suis par contre tombé sur un rapport de la Cour des Comptes de Juin 2006, qui analyse justement le solde structurel, depuis 2000 et ce dans une perspective comparative d’avec les pays de la zone euro et de l’UE :
        « Afin d’apprécier les situations sous-jacentes et de comparer, sans distorsion, les résultats d’économies situées à des phases différentes du cycle, les services de la Commission européenne s’efforcent, depuis 2004, de tenir compte, avec le maximum d’homogénéité possible, des variations de la conjoncture et d’éventuelles mesures exceptionnelles.
        Leur appréciation se fonde, à cet effet, sur les soldes structurels. »
        « Depuis 2002, le solde structurel français est devenu nettement plus déficitaire que les moyennes européennes, elles-mêmes dégradées par les résultats des principaux Etats membres de la zone euro et de l’Union, dont la France. »
        http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RSFPE/Preliminaire2005Paru2006.pdf

        Regardez le graphique, sur le solde structurel (p.15) : l’écart date … de 2002 :
        « Cette situation dure depuis 2002 pour la France et l’Allemagne, depuis 2001 au Portugal. Mais, dans le cas français, elle est réapparue après cinq années seulement de faibles excédents primaires, alors que l’Allemagne avait connu, entre 1992 et 2001, pour un endettement peu différent de l’endettement français d’alors, dix années consécutives d’excédents primaires. En outre, la France n’a enregistré depuis 2003 qu’une amélioration réduite. Avec un déficit primaire, hors recettes exceptionnelles, ramené à -0,6 % du PIB en 2005, l’Allemagne, qui avait eu, en 2001 et 2002, un solde primaire plus déficitaire que celui de la France, aura donc réussi, malgré les charges de la réunification, à progresser plus vite sur ce point vers le rétablissement de sa situation. Son retour à un excédent primaire paraît possible pour 2007 alors qu’une telle perspective n’est pas envisagée pour la France. »
        (p.14).

        Solde structurel et comparaison internationale au sein d’une même zone : difficile d’être plus clair.
        C’est bien depuis 2002, soit depuis l’arrivée de la droite au pouvoir, sur ces 11 dernières années, que le déficit structurel a augmenté et ce très nettement depuis 2008, dont, selon les dires de la même Cour des Comptes, 50% du déficit seulement relève d’un déficit conjoncturel (pour 2009).
        Il serait effectivement sain de faire le même travail sur les 20 ans précédant cette période mais on peut d’ors et déjà reconnaître ce FAIT : la droite au pouvoir, depuis 2002, n’a fait qu’augmenter le déficit structurel de la France.
        Crise ou pas crise.

  9. Bonjour.

    Je vous félicite pour votre article, très éclairant sur le plan politico-économique. Je pense que cela ouvre, maintenant, une réflexion sur la légitimité d’un pays à s’endetter autant ; et peut faire remonter à la surface le projet keynésien de système monétaire international.

    J’ai beaucoup écrit sur le sujet, vous pouvez consulter mes articles sur le site suivant :
    crise de la dette américaine : une prophétie autoréalisatrice en action
    Etats-Unis : débat politique sur fond de (nouvelle) crise économique
    Economie américaine : le paradoxe logique

    Au plaisir de vous lire à nouveau. Bonne continuation pour ce site que je fréquente assidument.

    Bien à vous,

    AG

    1. Une bête, ce GA.
      Si si.
      Il a compris.

      Mais faudrait pas rester assis avec dument trop longtemps.
      Ca fait facilitée de crédit style américaine.

    2. Sinon.
      Bienvenue Assemblée Générale…

      Si tu ne comprends pas mes alluvions, t’inquiètes, tu seras pas seul ici.
      Je charrie.

  10. Au point où nous sommes rendus, plus rien n’est « hors sujet », donc: une vision bouddhique de l’état des lieux.

    « Dans le monde des fantômes affamés (Preta), on veut prendre et ne jamais donner, ce qui est bien sûr impossible. Ce monde est le summum de l’avidité. La faim et la soif y sont énormes et incessantes. D’un point de vue bouddhiste, la pauvreté ne consiste pas à être démuni. Elle réside dans un sentiment de manque qui conduit à vouloir posséder davantage, qu’on soit démuni ou non. Ce manque n’est pas forcément lié à l’argent, il peut prendre diverses formes. On peut bien entendu envier la richesse, les vêtements luxueux ou tendance, les beaux objets, mais également le pouvoir, la considération, le prestige, la réputation, le charisme, la puissance intellectuelle, l’érudition, l’équanimité, la force morale, l’aura spirituelle… bref tout ce qui est envisageable sous l’angle de la possession, tout ce l’autre peut avoir de plus que nous. Le bouddhisme considère que plus on envie ce surplus qui nous fait défaut, plus on est dans une attitude de pauvreté. Dans ce sens, le monde des fantômes affamés est l’extrême de la pauvreté.

    Cette mentalité de pauvre mène à vouloir accumuler. Les fantômes affamés sont des collectionneurs dans l’âme. Il peuvent amasser toutes sortes de choses : des objets, des amis, de l’argent, du savoir, des titres de gloires, des expériences, etc. Leur monde est une caverne d’Ali Baba, un bric-à-brac qui finit par les submerger. Le monde des fantômes affamés est par excellence le monde du vouloir-saisir.

    Guérir ses bleus à l’âme en faisant du shopping est une réaction typique du monde des fantômes affamés. C’est dans ce monde qu’on trouve les dressings bourrés à craquer de centaines de robes ou de paires de chaussures, ou des étagères débordant de livres ou de CD.

    L’occupation de base de ce monde est l’ingestion de bien-être matériel, intellectuel, spirituel ou autre. Lorsqu’il s’agit d’apprendre, le fantôme affamé met tant de concentration, d’énergie et d’intelligence à écouter qu’il n’entend plus rien. L’avidité et l’ambition font obstacle à toute acquisition. À trop vouloir regarder et écouter, il devient aveugle et sourd.

    Tout est perçu comme susceptible d’être capturé, consommé, possédé, et l’acte de consommer devient en soi plus important que ce qui est consommé. La beauté elle-même est une proie. Le fantôme affamé déambule comme un touriste avec un appareil photo en bandoulière. Il est incapable de jouir directement de la beauté des situations qu’il rencontre parce qu’il n’a qu’une idée en tête : en faire une photo pour compléter son album. Il recopie toutes les histoires drôles et tous les mots brillants dans son carnet se citations pour ne jamais les oublier. Il a soif de théories brillantes ou de paroles spirituelles profondes et mystiques, mais il est taraudé par la compulsion insatiable de les engranger et de les mémoriser pour pouvoir jouir de les posséder indéfiniment.

    La tradition représente les fantômes affamés comme des êtres ayant une bouche minuscule, un cou fin, des bras et des jambes maigrelets mais un ventre énorme. Il est dévoré par un désir extrême d’ingestion, mais il n’arrive jamais à se remplir la panse. Il a, comme on dit, les yeux plus gros que le ventre. C’est un monde d’insatisfaction constante.

    Paradoxalement, cette insatisfaction est aussi une satisfaction. C’est pourquoi elle ne suffit pas au fantôme affamé pour remettre en question la logique de son monde. Certes, la soif est pénible et tenaillante, mais viendrait-elle à disparaître qu’elle lui manquerait aussitôt. Il agit comme ces Romains de l’antiquité qui se faisaient vomir pour se débarrasser de leur satiété et pouvoir continuer leur orgie. Il a faim d’avoir faim et soif d’avoir soif, car c’est son occupation de base et sa façon de se maintenir dans son monde. Curieusement, cette occupation peut se présenter comme une activité optimiste et pleine d’espoir : les choses vont mal, d’accord, mais bientôt viendra l’heure du déjeuner. C’est dans cette anticipation du repas que réside l’optimisme.

    Là encore, la porte de sortie, c’est l’épuisement des mécanismes de ce monde. La cigarette tant attendue n’était pas si bonne, et du sentiment d’addiction peut naître une insatisfaction qui ne contient guère d’optimisme. Un écœurement peut se profiler à l’horizon et la confiance aveugle dans les recettes qui ont toujours marché peut menacer de se fissurer. »

    1. « Nous sommes tous nés en Arcadie, autrement dit nous entrons dans la vie pleins d’exigences de bonheur et de jouissance, et nous avons l’espoir fou de les réaliser jusqu’à ce que le destin nous tombe dessus sans ménagement et nous montre que rien n’est à nous…»

      Arthur Schopenhauer : un philosophe à lire et à relire.

    2. @ Etienne,

      Bonjour,

      Et merci.

      La programmation pavlovienne: substitution de l’objet du désir au signe annonciateur de son accomplissement, syllogique exploitation des capacités d’anticipation d’un chien?

      Il me souvient petit, d’un très gentil docteur, qui grâce à la métaphore du chien,aida à vaincre des seringues ma peur.
      Il me suggéra, simplement, en travers de ses genoux, de fermer les yeux, et simuler le mouvement de la marche d’un chien.
      Etrangement, la piqure était déjà passée, et presque rien senti, douloureusement s’entend.
      Merci encore, docteur, car elles étaient trop fréquentes, les vitamines contre l’anémie, pour ne pas effrayer, un gosse qui voulait presque rien manger. Allez savoir pourquoi

      Wouahou?

      Laura Pausini – Una Storia Che Vale (video clip)
      http://www.youtube.com/watch?v=WBJMi45407U&feature=relmfu

  11. 14.294 milliards de dollars ! Et 2.400 milliards de dollars minimum d’économie ! Ô l’bouzin ! Ce qu’il faudrait, c’est qu’ils consomment peu pendant un certain temps : ils pourraient ainsi rembourser leur dette, et ça nous ferait des vacances !

    1. @ Fab,

      Bonjour,

      Ca ne fonctionne pas tu le sais bien, la blague de la ri-lance. On est d’dans, en plein…

      Le moteur, sans activité, ne tourne pas.

      Sans carburant, non plus.

      Le pourquoi, pour qui et comment il tourne et en question actuellement.

      Jusqu’à présent, suralimenté de futur, en disproportion inqualifiable du passé-présent.

      Les fins et les moyens à plat, s’il s’agit de « quelque chose », serait-ce bien cela?

      La « magie » du « capitalisme », c’est d’enfermer les institutions et les gens, à tenir des engagements démesurés, irréalisables, sous couvert de loi, de bonne foi, et d’un je ne sais quoi…très participatif.

      L’auto-justification de la folie, en système de vie.

      La situation est je le crains, déli(béé)rée…quand le fou arrive en bout de parcours, il passe le témoin, mais avant que de prendre quoi que ce soit, « au sérieux », bien tout décontaminer!

      Sinon, contagion, subtil mimétisme, « assurée »..

      Une « science nouvelle » à paraître, celle de la fraternité?

      Comment qu’il disait Saint-Just: osez !

      Si une révolution des sourires, venait à tout régler?

      Etre c’est ne pas être, ça veut dire exister

      « La poésie est une arme, chargée de futur », je ne sais plus qui

      1. À quoi donc s’occupe-t-on ? Certes à tout, sauf à changer d’atmosphère intellectuelle, à sortir des poussiéreux salons où s’ennuie à mourir tout ce qu’il y a de vivant dans l’esprit, à progresser – enfin ! – non seulement par les pensées, mais par les facultés, les sentiments, les sensations, et sommes toute à accroître la quantité de ses qualités. (Ici)

        Y’en a un qui suit ! Les autres ça va pas, mais attention : j’ai le nom des meneurs !

        Osez ! Bien sûr que ça ne marche pas (il n’y a que jducac et quelques millions d’empêcheurs de vivre en harmonie qui y croient encore et en gore) : est-ce qu’il y aurait une âme charitable et courageuse au point de se mettre PierrePaul&Co à dos (c’est une image) pour m’expliquer comment le bouzin pourrait fonctionner sans ponctions : que ce soit la finance, les guerres, les taxes seigneuriales, pharaoniques ou éclésiastiques, militaires, tyranniques, et cetera ?

        Ça fait plus de deux ans que je pose la question ici : personne ne m’a jamais répondu, mais tout le monde fonce tête baissée à dire que la finance ce n’est pas bon ! Sûr que ce n’est pas bon, mais : faudrait peut-être arrêter de dire qu’en supprimant les symptômes on va tuer le mal !

        Merci jérôme de votre attention, c’est réconfortant.

        Bonne journée

      2. La rilance c’est l’équivalent d’un turbo pour un moteur (qui met l’air sous pression).
        Donc beaucoup d’air et les travailleurs sous pression…
        Le turbo augmente la puissance potentielle du moteur mais pour pouvoir l’utiliser il faut l’alimenter avec plus de carburant…

  12. La dette américaine ne vacille pas. La situation aux US et en Europe n’a rien à voir.

    Le $ est une monnaie d’échange et de reserve. Les Chinois ne peuvent pas tuer leur premier client. Et Obama a engagé la réforme du financement de l’immobilier. Enfin, les US ont démontré qu’à chaque haut de cycle ils arrivaient à dégager des excédents budgétaires, ce que nous n’avons pas fait en France depuis … 1980

    Non, le vrai maillon faible c’est la zone euro.

    France Energies, le parti du développement social

    http://www.france-energies-2012.fr/xwiki/bin/view/Socracy/Arreter-de-vivre-a-credit

    1. Très juste et en plus depuis 1950 les Etats-unis possèdent la pizza magique pour punir tous les méchants dont voici la liste : Corée, Vietnam, Laos, Cambodge, Salvador, Nicaragua, Chine, Guatemala, l’Indonésie, Cuba, Congo, Liban, Grenade, Panama, Irak, Afghanistan, Pakistan, Somalie, Yémen, Yougoslavie et Libye.

      Tous ces pays ont reçu sur la figure des pizzas mortelles destinées à les transformer en démocraties libérales de marché capables de participer à l’émancipation par l’enrichissement dans la joie pure de la population étatsunienne ou du moins de quelques uns de ses membres.

    2. « Les Chinois ne peuvent pas tuer leur premier client »

      1/ ils n’ont pas besoin des chinois pour se tuer eux-mêmes.
      2/ les chinois ont fortement intérêt à ne pas intervenir, à les laisser se noyer dans leur sang, à petit feu.
      3/ vous êtes bien naïf… si vous pensez qu’ils ne songent pas à se passer de ce premier client, et qu’ils ne trouveront pas un moyen de le faire.

    3. Moi je pense qu’il faut arrêter de regarder avec un état d’esprit « comptable » la situation des pays. Vous semblez dire que la situation en Europe est pire que celle aux Etats Unis et je ne suis pas d’accord.

      Comparont la France et les USA : d’abord les Américains ont l’habitude de vivre à crédit depuis plusieurs générations ce qui est beaucoup moins le cas en France, il en résulte que l’endettement total de la France est moins important que celui des Etats Unis (62000 Milliard de $ soit 443% du PIB). Ce qui compte ce n’est pas l’endettement de l’état seul mais la capacité à rembourser qui dépend de la « richesse » du pays, car l’état a la possibilité de changer les lois pour faire face à une situation critique.

      En plus il faut tenir compte de l’épargne et du patrimoine du pays et considérer la différence entre l’endettement et ces biens.

      Enfin un certain niveau d’endettement est obligatoire si on veut que l’économie fonctionne : les plus riches ne peuvent pas tout consommer, ils faut bien qu’ils puissent prêter et comme les Français ne sont pas enclin à emprunter c’est l’Etat qui le fait. D’ailleurs il y a une contre-partie réelle à ces emprunts c’est le niveau très satisfaisant des infrastructures françaises. Tout cela explique la manière dont les agences de notation note la dette de la France.

      1. RUTILY,
        Désolé mais la dette des USA n’atteint pas 62000 milliards. Les retraites ne constituent pas une dette. Si les retraités meurent, l’engagement disparait. Si votre banquier meure, votre dette subsiste.

    4. Vous etent serieux la ? ou c’est une blague ? Obama a engage une reforme sur le financement de l’immobilier ? wow c’est bien qu’il y ai encore quelqu’un pour croire c’a. Il va suspendre les fonds illimites a freddie/fannie ? Non la dette de mon pays ne vacille pas ! c’a c’est sur … juste elle explose mais c’est pas grave c’est l’euro qui deraille !!!!

      1. L’Euro nous protège et je dirais « malheureusement ». Sans l’Euro, « nous » ne nous serions pas permis de laisser dériver notre déficit public dans de telles proportions. Les autres pays (Italie, Portugal, Espagne..) non plus du reste. On aurait eu des problèmes bien plus tôt mais probablement bien moins graves. Le fait d’être passé à la monnaie commune a reporté les échéances mais a accru l’ampleur du désastre.

    5. @Guillaume Sarlat,

      La situation aux US et en Europe n’a rien à voir.

      Le $ est une monnaie d’échange et de reserve. Les Chinois ne peuvent pas tuer leur premier client.

      comment cela rien à voir?

      l’Euro est aussi une monnaie d’échange et de réserve. Et si les Chinois ne peuvent ‘tuer leur premier client’ pourquoi iraient ils tuer leur second? Le montant des exportations de la Chine vers la zone Euro est juste légèrement inférieur à celui vers les USA. En fait, si on prend l’Union Européenne dans son ensemble, c’est désormais le premier client de la Chine.

      Votre analyse laisse un peu à désirer!

  13. Espérons que des troubles civils obligeront les Etats-unis à rappeler leurs 700 000 hommes de troupes stationnés à l’étranger avant qu’ils ne choisissent de les utiliser pour exporter militairement leurs problèmes comme ils ont la mauvaise habitude de le faire.

    1. Hhmm.. Nulle Part. (soit, ne pas confondre Mine de Rien et Gisement Epuisé)

      Vu le niveau intellectuel du cowboy de base, y’a pas de danger qu’ils se révoltent.
      Sachant qu’ils sont hyper-individualistes et bien éduqués dans l’amour du psychologue et de superman.
      Elire un bon extrémiste populiste, là, y’a plus de chance.
      Et provoquer une guerre mondiale, ce serait une porte de sortie géniale pour les « élites » garnies de fric, ne l’oublions pas.

    2. Au sud de nulle part

      Bin oui, c’est ça le problème.

      Quand l’interressé a des flingues plein les poches, le mot « faillite » est insuffisant pour décrire la suite….

      Ceci dit, qu’il les utilise pour tirer sur ses propres communards ne règle pas la question.

  14. Il n’y a pas que les USA qui sont au bord de la faillite. En France, Sarkozy a augmenté la dette depuis 2007 de 17.9% soit 300Mds d’euros pas mal comme performance, non? Et surtout qu’il ne nous dise pas que c’est la faute à la Gauche!!!

    1. Et il sort encore un milliard ce jeudi(qu’il n’a pas) pour les agriculteurs(tant mieux pour eux mais bon…).
      C’est sa clientèle électorale.Il ne travaille plus que pour les riches, les seniors et les agriculteurs.

      1. A propos du milliard des agriculteurs

        300 millions sont des exonérations de taxes sur le foncier: ça c’est cadeau ok
        200 millions sont avancés « pour accelerer les indémnisations par le fonds de garantie des calamités agricoles pour des premiers versements « dés septembre ». En clair ça veut dire que c’est juste une avance, un prêt court terme, quoi,pas un don.
        Sarkozy, s’engage à décaler d’un am le remboursement des prêts attribués aux eleveurs dans le cadre du plan d’aide de 2009: ça aussi s’apparente à un prçet court terme.

        Le milliard après analyse s’est dégonflé de plus de moitié.
        C’est l’art d’ additionner les vraies aides et le montant des prêts et de sortir les chiffres.
        C’est l’art des effets d’annonces.

        ‘C’est sa clientèle électorale’
        Si il compte sur le vote paysan pour s’en sortir, il est mal barré le gabier. Je peux vous le dire. Souvenez vous l’épisode du « casse-toi pauv’con » c’était un paysan, au salon de Paris qui y a eu droit.

        Quand on pense que Chichi avait le coup pour nous mettre dans sa poche…
        L’ homo sarko est plus à l’aise au Fouquet’s que dans une ferme. ça crève les yeux.

      2. @Jeanbaba

        Ok sur le fond. Mais ce que je retiens d’abord et avant tout de ses déclarations en Charente pour l’agriculture, au delà des mesurettes – qui font bel et bien au final un impôt sécheresse déguisé… – c’est qu’il s’est fermement opposé à un système de contrôle et de plafonnement des prix sur les fourrages où d’affectation autoritaire d’une partie des céréales exportées au bénéfice de l’alimentation du bétail..
        On touche pas à la logique du marché tout puissant ! et en l’occurrence du marché spéculatif des céréales dont profitent en ce moment tous les opérateurs, internes comme externes, particulièrement les producteurs singulièrement bien défendus par la toute puissante AGPB, Syndicat représentant les intérêts des producteurs de céréales à paille (blé, orge, avoine)…
        Étonnant l’écart entre ce discours sarkozyien et celui du Sarkozy président du G20 meuglant comme un veau écorché contre les spéculateurs sur matières premières agricoles. Et si je dis étonnant, vous m’avez compris. C’est le contraire qui m’aurait littéralement éberlué ! Ce mec est d’un prévisible désespérant.

      1. Ah ben non, le Balla est en compet avec le Quinquin Mauroy mais détenait la palme de déficit en % de PIB jusqu’en … 2009 ET 2010.
        Il est vrai qu’il réussit à lancer son emprunt éponyme, qui fit perdre à l’Etat 4 milliards d’euros : on y trouvait déjà Sarkozy au budget …
        Des winners, qu’on vous dit !

      2. Ce merveilleux « monde de l’Agriculture »…. :
        http://www.latribune.fr/depeches/reuters/sur-internet-les-bottes-de-paille-se-negocient-a-prix-d-or.html
        « Certaines annonces vont jusqu’à 240 euros la tonne, les vendeurs jouent sur la rareté mais d’après moi, ces gens-là ne sont pas des agriculteurs, ou alors ils n’en méritent pas le nom. »

        Pour rappel, seule l’énergie électrique ne peut être stockée. Ce qui gène sa spéculation.
        Mais pas la spéculation pour la produire.

        Et en parlant de spéculation, le Canard Enchainé a révélé que suite à la découverte de gisement de gaz repoussant la pénurie de 40 à 200 ans, les cours du gaz internationaux ont chuté de 21 dollars à 4 dollars le M3…
        J’espère que votre facture a bien baissé…

      3. @ vigneron
        La proposition de la conf, reprise je crois par Ségo d’interdire le broyage des pailles dans les champs, pour obliger les céréaliers à fournir de la paille aux éleveurs est de bon sens. Les prefets ont le pouvoir de le faire. Et pour l’instant: rien, sinon pas grand chose.
        Dans la France agricole, une double page sur « la course aux fourrages ». Franchement ce qui est décrit là, ce n’est pas la foire d’empoigne. On voit bien que tout ce qui a été mis en place en 2003 est globalement près à resservir.
        J’ai même vu dans le journal de France2, des convois de foin donné aux éleveurs des deux-sèvres en provenance des JA des Pyrénées atlantiques.
        Chez nous en Bourgogne, il est demandé à chacun de voir se qu’il pourra offrir en paille ou en foin. Mais nous sommes aussi touchés alors le tour va être vite fait. Surtout en paille.
        Dans ce contexte il ne serait pas indécent d’exiger des prix plafonds. Sur la FA « un contrat entre deux FDSEA pour acheter de la paille », le prix est fixé à 15€/t en andain: c’est déjà élevé! Dans mon coin on vend habituellement moins cher.
        Mais à quoi sert-il de plafonner le prix de la paille au champs si c’est un marchand de paille qui achète? Donc en plus, il faut plafonner le prix de la paille des marchands, au départ de chez eux. Ce serait une très bonne chose, mais attention là ça leur plairait pas à ceux-là, mais alors pas du tout..

        Pour ce qui est du marché des céréales, je suis surtout partisan d’une vraie intervention= une vraie politique de stockage, qui aurait un impact super bénéfique contre la volatilité et du coup la spéculation; Mais fixer les prix directement… . Qui déciderait de leur fixation? Comment les fixerait-il? Mais bon… Je ferais peut-être bien de lire Jorion. d’urgence. « Le prix « par exemple.

      4. @ yvan

        Cette paille , vendue plus chère que le blé,provient très majoritairement de marchands de paille, qui achètent la paille en « andains » c’est à dire à quand la paille est alignée, à même le champs « derrière le cul de moiss-batt(sic) ».Il l’achètent en général cher mais ce sont parfois des roublards. Ils la pressent en botte eux mêmes et puis la stockent. Puis ils la vendent à des éleveurs, fort cher, parfois fort loin, au prix du marché, quoi. Tous les éleveurs le savent: le marchand de paille c’est le dernier recours, c’est la pire des solutions, mais bien souvent c’est la seule..

        Mais il y a d’autres solutions. Presser sa paille chez le voisin, c’est très fréquent chez moi parce que il y a autant de champs que de prés on dit: zone mixte. Faire des échanges paille-fumier. Tout ça revient autrement moins cher.
        Même pour les régions d’élevage, les agris s’organisent, tout du moins ça commence pour éviter l’intermédiation des marchands: c’est une idée qu’elle est bonne.
        Et specialement pour cette sécheresse, des convois de fourrage qui sont donnés par ceux qui les ont récoltés sont organisés (ex : 100t de foin donnés par JA de Pyrénées atlantiques, vu hier au jt de la 2).Oh bien sûr tout le monde ne joue pas le jeu.
        Le coup de la paille chère chère, je pense que ce sont les marchands, parce que à cette époque il n’y a quasiment qu’eux qui ont du stock. Cela dit les marchands sont souvent d’anciens paysans reconvertis ou issus du milieu.D’autres pressent et vendent leur paille, en activité annexe, soit à des connaissances… soit au plus offrant.

        Ce merveilleux « monde de l’Agriculture »….
        Non pas du tout : la paille vendue à prix d’or, les histoires de terre ( ah la terre…)la pollution . Nous paysans sont des monstres à peine humains, des préhistos pas très futfuts, et vous savez quoi, et ben , par les nuits de pleine lune, on s’immisce dans les maisons des ouvriers, des fonctionnaires, ou des chômeurs (quand ils en ont), à pas feutrés, on kidnappe vos enfants, on fait bouillir la marmite et après, et ben ,on les mange 8-o. Mais jamais crus, on est pas si sauvages tout de même!

        Et puis il y a le pire de tous, le dracula des paysans, j’ai nommé le sieur José Bové, de sinistre mémoire, qui passe son temps à courir la planète à propager des idées abominablement communistes. Heureusement , au dernières nouvelles, il est en cours de domestication à Bruxelles :-).

        Et sinon Yvan, de la bonne paille, pas chère allez à 239,99€ la tonne prix promo pasque c’est vous, ça vous intéresse? Non? Dommage…
        .

    1. oulalalala si libe se met a dire des choses pareils c est que la situation deviens grave. Même leur actionnaire de reference ( edouard derotchild ) ne peu plus cacher la mégasupercherie organiser par les banquiers depuis 40 ans voir plus si on prend la naissance de la fed americaine. Nos ennemis sont les megabanques, les megaentreprises, toutes ses structures plus puissantes que les états, et peu t on y inclure l UE, car il ne faut pas oublier que les Français , les Irlandais ( avant le chantage ignoble de la commission) et les Hollandais avaient voté contre le traiter de Lisbonne.

      1. ///////nous ne pouvons que déplorer le quasi-silence, notamment en France, sur ces questions pourtant capitales. Comme le crient les manifestants de la place Puerta del Sol : «Ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie.»//////

        Et il serait temps de se les bouger.

      2. Est-ce que l’ennemi est la Super-Entreprise ou ceux qui en retirent leurs profits?

        On ne pourrait pas supprimer cette catégorie (non pas physiquement) et s’emparer de la Super-Entreprise?

    2. Lola.
      C’est du rabâchage.

      Tous les malheurs du monde sont dus à la zone Euro. alors que la crise est mondiale.
      Des conneries comme ça, je t’en sors tous les jours.

      1. @ Yvan,

        Bonsoir,

        Le « sadisme défensif préventif et bien intentionné » mérite quelque pause…non?

        Bien à vous

        Un copain tunisien sait faire rire tout le monde, y compris l’interpellé, en lui disant, tout charme dehors:
        « oh! la boîte à connerie est ouverte! oh ben ça alors! tu vas pas te calmer? »
        le tout dans un enchaînement de sourires, d’effusions.
        Croyez le ou pas, c’est vrai, « même » qu’il est potier!

      2. A LOLA,
        Vous ne devriez pas vous offusquer, ce n’est que Yvan…
        Qui plus est, un Yvan plutôt lucide:
        « Des conneries comme ça, je t’en sors tous les jours. » 😉

        A Yvan,
        Sincèrement je lis un grand nombre de vos messages, qui souvent ne manquent pas d’intérêts, seulement vous avez définitivement un fusil AK 47 peint en rouge à la place des neurones, ce qui fait que votre pensée semble se résumer à peu de choses: « Ayant raison, vous avez tous tort; et ceux qui ont tort sont mes ennemies, car ils sont des agents du capital. »

        Robespierre avait raison, les Enragés sont aussi dangereux pour la révolution que les contres-révolutionnaires…

        Au plaisir de continuer à vous lire, il va sans dire.

      3. Bien vu, Guillaume.

        Plus que bien vu d’ailleurs et qui m’oblige à définir comme étant dangereux tant un AK47 que des neurones.

        A croire que je veuille que chacun se rende compte que l’un comme l’autre font trembler les hyper-riches…
        Car, c’est le cas.
        A condition d’en avoir marre de souffrir, bien sûr.

  15. Hhmm.. Monsieur Jorion.

    Je vous dois PEUT-ETRE des excuses.

    En effet, je viens de découvrir qu’un petit neveu de Roosevelt était devenu la pire des cochonneries comme représentant des intérêts de la caste supérieure américaine et cela me pousse à me demander si le neveu de freud n’a pas détourné l’héritage à, bien sûr, son avantage.

    Cela dit, Lacan semble moins critiqué que ce freud-Johny-Halidays mais je ne sais pas si sa dose de manipulation est bonne tant qualitativement que quantitativement.
    Quantitativement, soit, commercialement, et qualitativement, soit, dans son propre intérêt.

    J’ai largement l’habitude de remettre en cause les enseignements que j’ai pu recevoir. Critique un jour…
    Hors, vous, je ne sais pas…

    1. Bien sûr, comme je suis logique, je ne vous présenterai des excuses que si vous éjectez Attali de vos pensées ainsi que si vous mettez vos livres en ligne avec une EVENTUELLE restriction aux contributeurs du blog….

      Choisis ton camps, Camarade.

      1. Faites gaffe Yvan, le directeur de conscience a quasiment disparu comme tel, mais le commissaire politique avait le même défaut plus l’inconvénient de travailler non pas artisanalement mais à la chaîne. Mais vous orthographiez bien Lacan à défaut de le choisir…camarade

      2. @ Yvan,

        Bonsoir,

        Boxeur.

        Une remarque, un parallèle, la femme la plus riche de France, voit sa liberté menacée par la loi et les docteurs, psychiatres et neurologues, une piste pour élargir ta panoplie d’armes.

        A tort ou a raison dans le cas de l’individu concerné nous sommes incapables de savoir et de juger, en conscience comme en connaissance, et c’est sûrement très bien ainsi.

        MAIS

        Ils semblerait que ces deux corps spécialisés soit tout disposés à orienter l’utilité de leurs service, à de nouvelles causalité.

        Une piste bigrement intéressante, et où circonstantiellement du moins, Paul Jorion aurait quelque qualification étendue.

        T’en penses quoi, Terminator? Tu cuisines aussi bien que tu agresses?

        Je pensais nourriture, céleste sadique de tendresse blindée.

        Je veux pas connaître ton histoire, a mois d être bien bourré!

      3. Des excuses !? Mais holala, qu’est-ce qui s’est passé ?

        Par « contributeurs », qu’entendez-vous précisément ? Un commentateur n’est-il pas de fait un contributeur ?

        Sinon, un résumé me suffirait…je peine déjà à lire la prose de PSdJ tellement c’est long, alors plus de 350 pages, faudrait qu’on me paye !

  16. Déclarer la faillite systémique

    La confrontation violente entre Démocrates et Républicains à propos du déficit irréversible des budgets publics marque la rupture économique du pacte qui fonde la République des États-Unis. Depuis leur fondation, les États-Unis n’ont jamais tranché la question de l’existence d’un intérêt général au-dessus des intérêts particuliers coalisés dans la nation étatsunienne. La création d’un État fédéral mettant en commun des services nécessaires à un bien supérieur à la somme des intérêts particuliers n’a jamais été totalement financée par un pacte équilibré de partage de la valeur ajoutée.

    Depuis leur fondation, les États-Unis vont chercher dans la conquête impériale le comblement des déficits publics. Après la victoire de la Deuxième Guerre Mondiale, il n’est resté qu’un seul territoire à conquérir « pacifiquement » : l’économie mondiale. Cette conquête a été réalisée par le dollar. Les États-Unis ont vendu leur superpuissance au reste du monde contre le financement de leurs déficits publics. En 2007, le système financier international a racheté la politique de puissance des États-Unis en noyant l’économie mondiale de fausse valeur non déclarable comme telle dans des pertes de crédit.

    Les oligarchies financières transnationales ont détruit l’État de droit aux États-Unis : les comptes publics avaient toujours été approuvés par le Congrès du fait de la possibilité illimitée d’emprunter pour financer les dépenses communes et les baisses d’impôt. L’émergence de la Chine comme première créancière d’un budget des États-Unis totalement disproportionné au potentiel économique réel des contribuables étatsuniens marque un blocage définitif du système. L’Empire du Milieu a remplacé la Fed comme banque en dernier ressort du système financier en dollar.

    La conséquence est que les banques et les milieux financiers étatsuniens sont obligés de renier ouvertement leur citoyenneté étatsunienne pour continuer à bénéficier de liquidités bon marché. Si les Etats-Unis veulent conserver leur indépendance nationale face au capital financier chinois, il faut qu’ils dévaluent le dollar face à l’euro pour ruiner les Chinois. Mais dévaluer le dollar implique d’accroître la dette publique étatsunienne qui n’est plus remboursable et donc visiblement illégale dans le réalisme juridique étatsunien. Les milieux financiers veulent de fait mettre l’État fédéral hors la Loi pour dissimuler leur faillite tandis que les Républicains « extrémistes » veulent supprimer l’État par idéologie.

    Le citoyen étatsunien de base étant créancier net de l’État par sa dépendance à la police, à la justice et à la solidarité publiques qu’il ne peut pas s’acheter par lui-même constate que l’ordre public n’est plus financé. La République des États-Unis a trois options : se désagréger dans la guerre civile, se lancer dans une guerre extérieure prédatrice ou négocier avec le reste du monde un nouveau système monétaire. La finance va pousser à la guerre pour éviter d’être soumise à une réglementation internationale du crédit qui limite l’accumulation de réserves de changes et l’asservissement financier des États aux marchés internationaux.

    Les trois options seront douloureuses pour les États-Unis. Les trois options marqueront la fin de l’anarchie prédatrice du dollar. Les trois options entraineront la destruction de la finance non régulée. L’option la plus bénéfique au bien commun étatsunien et mondial est donc le système de compensation mondiale des flux de capitaux qui remette la finance sous le contrôle de la Loi.

    1. @PSJ

      Plus que jamais l’Europe doit s’unir pour amener à la raison les USA d’explorer un nouveau système monétaire avec la Chine.

    2. La République des États-Unis a trois options : se désagréger dans la guerre civile, se lancer dans une guerre extérieure prédatrice ou négocier avec le reste du monde un nouveau système monétaire.

      Dites vous…
      Laquelle pensez vous qui a le plus de chance de se réaliser?
      Un nouveau système monétaire? C’est celà, oui.. Homo financiarus americanus est subitement devenu intelligent.
      Une guerre extérieure? Wouaf wouaf wouaf..! Ils n’ont plus les moyens financiers, humains et psychologiques.
      Que reste t il donc? Le truc qui ne coûte rien et qui peut rapporter gros à tout un chacun: le bordel (New FarWest à l’ouest du Pecos)
      Ca mettra plus de temps, mais …
      On ne peut pas faire mentir Shakespeare…

    3. La conséquence est que les banques et les milieux financiers étatsuniens sont obligés de renier ouvertement leur citoyenneté étatsunienne pour continuer à bénéficier de liquidités bon marché

      D’ailleurs les Mégabanques européennes peut-être sont-elles actionnaires de la Fed?
      Quel avis là-dessus?

    4. @PSJ

      a conséquence est que les banques et les milieux financiers étatsuniens sont obligés de renier ouvertement leur citoyenneté étatsunienne pour continuer à bénéficier de liquidités bon marché

      Pouvez-vous expliciter : je ne comprends pas. Merci.

      1. @Mathieu,
        Un des éléments du pacte moral qui fonde la société étatsunienne est la responsabilité individuelle. Cette responsabilité a des conséquences patrimoniales immédiates : ne pas rembourser ses dettes entraîne la saisie. Les Étatsuniens savent que la déchéance de leurs finances publiques les met en état de saisie. Mais il y a deux questions non tranchées : qui saisit puisque c’est l’État lui-même qui est défaillant ? Qui doit verser son patrimoine à la saisie ? Une partie de l’électorat pense résoudre le problème en récusant l’État fédéral et le système financier : ils se saisissent réciproquement et le citoyen de base est quitte.

        Une autre partie de l’électorat fait un raisonnement plus juridiste. Les dettes publiques sont excessives. Il faut bloquer tous les plafonds de dette publique et forcer les équilibres budgétaires par la baisse des dépenses ou l’augmentation des impôts. Mais les efforts à faire sont colossaux. Quand, les milieux financiers disent qu’ils sont impossibles à réaliser et demandent le relèvement des plafonds d’endettement public, ils apparaissent amoraux et non patriotes. Les milieux financiers sont perçus comme ploutocratiques formellement opposés à l’égalité des droits qui fonde la démocratie étatsunienne.

        La relation entre la crise du dollar et celle des finances publiques n’est pas comprise aux États-Unis. Les Étatsuniens n’ont cependant jamais été aussi endettés sur le reste du monde. Mais ils perçoivent concrètement leur dépendance à leurs créanciers chinois. C’est donc le consensus moral de la responsabilité patrimoniale sur toute dette qui est remise en cause aux États-Unis. Le problème porte sur les limites de la propriété privée ; un principe sacré sur lequel les étrangers ont de fait acquis un pouvoir de discussion par la détention de créances en dollar sur l’économie étatsunienne.

      2. Pour ce qui est de l’égalité des droits comme fondement de la démocracie américaine, ce n’est pas ce que j’experimente. Je travaille pour une ambassade américaine et j’ai cité les USA au preudhomme.
        Les USA demandent l’immunité de jurisdiction.
        Le fait qu’il l’obtienne ou pas n’est pas important ici. Ce que je vois c’est que si refuser l’acces au tribunal, seul compétant, et donc pietiner un droit élémentaire grâce à un privilége peut leur rapporter un avantage finacier, il n’y a plus de grands principes de démocracie.

      3. @cavalier ponzi.
        Merci pour le lien. En fait ce n’est pas si simple. Les US ne disent pas qu’un autre tribunal est compètant. Ils revendiquent l’immunité de jurisdiction sous prétexte que mon travail comprend des fonctions particuliéres dans l’exercice de leur souveraineté. Le droit internationnal semble effectivement donner une limitation à la limitation de l’immunité de jurisdiction dans ce cas. Ce qui est par ailleurs repris dans la convention des Nations Unies sur les immunités de états de 2004 (article11). En fait la situation des travailleurs engagés localement dans des ambassades est déplorable, cela va jusqu’a l’esclavage dans certaines ambassades (même en europe).
        Sachant que pour avoir gain de cause il faut 6 a 8 ans de procédures jusqu’a la cassation ou la cour des droits de l’homme européene et que quoi qu’il arrive l’immunité d’execution reste totale (convention de Vienne), peu d’employés revendiquent leur droits.
        Les ambassades ont donc les coudées franches pour modifier unilateralement les conditions de travail. Par exemple j’ai apris que les travailleurs locaux de l’ambassade greque à Bruxelles on eu une réduction de salaire de 30% bien que cela soit interdit par le droit du travail Belge.

      4. @Square

        En effet, selon le type d’emploi que vous occupiez, un distinguo peut être effectué si le poste vous conférait une quelconque responsabilité particulière dans l’exercice du service public diplomatique.

        Mais un licenciement ou conflit du travail est considéré comme un acte de gestion et non un exercice de la souveraineté de l’Etat, ce dernier permettant l’immunité.

        Vous avez raison, les procédures sont longues, cependant la jurisprudence française est constante sur le sujet.

    5. Pour la guerre, Bush a déjà essayé et elle est toujours en cours. S’il y a bien quelque chose a remarquer c’est que depuis le 11 septembre (ou la chute des dot com?) jusqu’en 2011 et la mort de BenLaden il n’a jamais été sérieusement question de faire cesser les guerres puis occupations américaines, pourtant extrêmement coûteuses. L’industrie de l’armement est le dernier soutien à l’économie américaine, il me paraît douteux qu’elle puisse monter sensiblement en puissance pour faire face à une nouvelle guerre. Et puis le nouveau patron chinois pourrait considérer la chose comme une concurrence illégitime et menacer d’utiliser sa bombe nucléaire financière.

      La séparation des états « futurs ex-unis » me paraît infiniment plus probable, même si l’idée semble ridicule au + grand nombre. Etats du centre surtout producteurs agricoles contre états côtiers travaillant plutôt intellectuellement. Et émeutes d’ex middle-class devenant prolos et craignant de devenir rapidement très pauvres. Avec le départ des états riches et après l’effondrement de l’économie et du dollar comme monnaie internationale c’est le dollar fédéral qui va disparaitre avec l’état fédéral.
      Les usa vont devenir un autre Congo ou Libéria.

      Je ne pense pas que les EU accepteront jamais la réalité leur imposant de négocier l’effondrement du dollar, perdu pour perdu ils chercheront à détruire eux-mêmes le monde financier tandis que les autres chercheront à en limiter les dégâts.
      Delendae Wall street est.

      1. La séparation des états « futurs ex-unis » me paraît infiniment plus probable.

        A mon avis, c’est ne rien comprendre au nationalisme torride des américains et ne pas avoir remarqué les petits drapeaux sur nombre de maisons ou d’entreprises.

        Nombre d’américains peuvent pester contre l’Etat fédéral ou Wall Street, un puissant sentiment nationaliste n’en demeure pas moins.

        Et puis Rome ne s’est pas cassé la figure en 20 ans.

        God bless america …

      2. Et puis Rome ne s’est pas cassé la figure en 20 ans.

        personnellement, je ne souhaite pas le malheur des gueux, ici, là-bas ou ailleurs …

        ceci étant, la phase d’accélération effrénée que nous subissons dans tous les secteurs de la vie, à tout propos et hors de propos, et qui apporte du « blé » en excès à très peu de personnes, et déséquilibre la vie de tous les autres, pourrait bien accélérer aussi la destruction de l’empire …
        l’empire romain fut durable, mais, suite à une longue république, et son écroulement fut lent …l’empire romain d’orient perdura ( 1000 ans + ou – avec empire romain d’orient ) …l’empire ottoman prit la suite de celui-ci ( 700 ans ~)…
        nos empires occidentaux ( Europe ) furent de bien plus courte durée ( ~150 ans ), relayés par la main mise des USA …et l’accélération du temps et la démesure des banquiers et financiers made in USA pourrait bien couler l’empire actuel plus vite qu’imaginé .

    6. Les taux d’intérêts obligataires sont bas parce qu’ils « doivent » rester bas, ils servent notamment à fixer le taux des emprunts immos et aux entreprises. Traditionnellement on les monte pour stopper une surchauffe de l’inflation. En cas de stagnation à croissance négative (héhé!) le remède devient toxique et c’est la récession, puis pour en sortir, bonjour.
      D’autre part la montée des taux correspond à une diminution de valeur nominale des obligations, et les acheteurs d’obligations n’aiment pas, pas du tout, qu’on leur pique de la valeur. Alors Bernanque continuera de maintenir les taux bas parce que ce n’est pas négociable.
      Les possédants n’aiment pas l’inflation pour la même raison, perte de valeur, c’est bien parti pour avoir les deux ensemble parce que plus assez de confiance à l’étranger pour pouvoir dompter ni les taux ni l’inflation.

  17. Pierrot, ça :
    « L’option la plus bénéfique au bien commun étatsunien et mondial est donc le système de compensation mondiale des flux de capitaux qui remette la finance sous le contrôle de la Loi. »

    Je m’excuse, mais tu peux faire une croix dessus.

    Sinon, ton option « se lancer dans une guerre extérieure prédatrice » me plait bien.
    Ils ne sont que 300 millions et obèses pour la plupart.
    Comme les Romains.

    1. Vous avez sombrement raison Yvan, mais laissez une porte ouverte à la pensée positive !
      L’Europe et la Chine ne sont pas encore hors-jeu !

    2. @ Yvan,

      Bonjour,

      Satané viandard! Combien de morts as-tu touchés déjà, au réel du transfiguré?

      Moi quelques-uns, le premier à quatre ans:

      Pépé glissant le long de sa chaise sous la table
      Comme un liquide presque
      Sous la table, tremblant, bavant, urine et caca, les yeux vitrés
      Tétanisé, j’en revenais pas, collé à lui, allez savoir pourquoi
      Les hommes avec la bouteille d’oxygène sont arrivés, et m’ont sorti de près de lui,
      Pépé, je t’aimais bien, une première « peur de ma vie »

      Salut, pépé, et mémé aussi..
      Pourquoi semblait il alors évident
      Qu’elle ne lui survivrait, que juste le temps
      De pas paraître suicidée,
      Laissant le chagrin faire, tout bêtement
      Son travail de mise à niveau

      Sous le sol, ensemble
      un symbole, me semble

      Etait-ce beau, joyeux, élégant
      Leçon expérimentale, précocément?
      D’autres furent nettement moins « chouettes »..

      Yvan, une piste juridico-tuante, travaille tes acides, quand tu tues…pas de corps, pas de témoins, pas de crime. Pour rire sérieusement? Cela veut-il dire pleurer, et comment?

      Certains hauts lieux de l’industrie, ont ainsi,rumeur « il parait », un usage multifonction, d’acide fluorhydrique/nitrique en cuve il est question. Circonstances…et inconnues d’humanité?

      Tu vois, ces acides, sur de l’uranium mox coriumé, ça donne quoi je sais pas. Un steak barbare?

    1. Jiel.

      T’inquiètes, les milliardaires n’ont pas les mêmes inquiétudes… Ils sont au dessus de la mêlée.

    2. Ils doivent commencer à avoir peur. Peur de tout perdre, ou d’avoir à rendre des comptes, ou les deux. Allez savoir.

      1. oui, ils ont le sens de leurs intérêts bien compris …et cela doit tellement sentir le naufrage …
        il est possible que certains soient aussi patriotes, pourquoi pas …ce qui est rarement le cas des « hauts » phynanciers, qui poursuivent leur obsession : toujours plus, et que crève le monde.

  18. Le surfeur arrive tôt ou tard sur le sable. Le créancier imprudent aussi.

    Traiter le problème du déficit ne sert à rien.
    Il faut déposer le bilan, et poursuivre l’activité.

    Les créanciers ayant prêté bien plus d’argent qu’ils n’en avaient s’en remettront.
    Et comme, il n’est pas prévu d’abattre le troupeau des débiteurs.
    Les créanciers auront tôt fait de reconstituer leur clientèle.

    Espérons simplement que l’expérience durera un peu plus longtemps.

    La bonne nouvelle de la journée, l’AMF a réussi a coincer pour manipulation de cours le premier programme de trading automatique. De ce coté là aussi, un retour brutal à la cotation manuelle suffirait à remettre un peu d’ordre dans la maison.

    Contrairement aux apparences l’argent ne se déplace pas à la vitesse de la lumière et secouer le porte monnaie, même électronique, n’augmente pas la valeur de son contenu.

    1. @Zebulon
      S’il y a d’ immenses dettes, il ya d’immenses créanciers. D’accord pour un coup de torchon et un nouveau départ. Le créancier est un passif qui n’a aucun autre projet que de tirer profit de l’idée et de l’action du débiteur. Le débiteur est un actif qui par son investissement ou sa consommation favorise la croissance et l’emploi. C’est donc économiquement vertueux de punir le créancier. De toute façon, par le défaut ou l’inflation, l’avenir des créanciers/rentiers/épargnants est compté.

      1. Il ne faut pas oublier qu’avec le systéme de pension par capitalisation une bonne partie des créanciers sont les parents des travailleurs.

  19. Pour l’accomplissement de tout ce qui est écrit,

    Il n’est pas tout à fait vrai de dire à des milliards d’êtres vivants, que l’Amérique produise toujours de meilleures récoltes à voir devant l’Eternel, que ce soit d’ailleurs en matière de ceci ou cela, faut voir de quelle façon ils préfèrent plutôt façonner la funeste destinée du monde à leur propre image.

    Quelle grande sécheresse de plus quand même pour le monde, l’Amérique c’est toujours
    en fait la seule loi du plus fort et du plus riche dans l’esprit des êtres qui n’en peuvent plus.

    Ésaïe 10:30 Fais éclater ta voix, fille de Gallim! Prends garde, Laïs! malheur à toi, Anathoth!

    Jérémie 51:6 Fuyez de Babylone, et que chacun sauve sa vie, De peur que vous ne périssiez dans sa ruine! Car c’est un temps de vengeance pour l’Eternel; Il va lui rendre selon ses oeuvres.

    Matthieu 2:17 Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète.

  20. La prochaine crise financière sera sans doute terrible, mais ce ne sera qu’un avant goût de ce qui suivra dans les décennies à venir. A savoir la rencontre par une humanité à l’effectif pléthorique, et qui aspire globalement au mode de vie américain, avec les limites de la biosphère: raréfaction des ressources non renouvelables, dont particulièrement le pétrole, changement climatique qui pourrait se déclencher plus rapidement que prévu.
    Comme l’écrit le géophysicien A. Lebeau dans son dernier livre « Les horizons terrestres, réflexions sur la survie de l’humanité »: « C’est là sans doute, que réside le coeur du problème: amener le corps social à comprendre ce à quoi il est confronté; ce corps social formé d’une multitude de têtes peu chargées de savoir, mais encombrées de traditions, de croyances et de dogmes. »
    Malheureusement ce ne sont pas nos hommes et femmes politiques, ni nos médias dominants qui vont précipiter la prise de conscience par le corps social. Car les uns sont obsédés par le court terme de leur réélection et les autres par l’audimat qui leur garanti de bonnes rentrées publicitaires.
    Il est donc fort à craindre que les catastrophe vont se produire et qu’elle produiront le chaos et le sauve qui peut dans la fourmilière humaine, avec le recours à des sauveurs plus ou moins recommandables. Sauveurs qui exploiterons la détresse des masses, pour mieux les subjuguer, tels des chefs de sectes.
    C’est cela qui nous attend, puisque le système semble congénitalement incapable de se réformer de façon raisonnable et raisonnée. J’ai assisté lundi dernier au premier débat des primaires écologistes à Toulouse, même dans cette mouvance on est loin d’être au niveau auxquels devrait être le débat par rapport aux défis sans précédents qui sont devant nous. Alors que dire des autres partis…
    Ce qui est dramatique, c’est le décalage énorme qui existe entre ces défis et le niveau médiocre du débat politique auquel on assiste et on va assister, si seulement il y a débat… Tout se tient d’ailleurs car la répartition de plus en plus inégalitaire des richesses produites et le chômage induit, est en train d’augmenter par ailleurs de façon alarmante l’instabilité de nos sociétés déboussolées.
    Et pour en revenir au capitalisme financier proprement dit j’ai relevé dans l’ ouvrage de A.Lebeau : « Le capitalisme financier dans sa forme actuelle repose sur un acquis récent du système technique, les télécommunications intercontinentales, sans lesquelles il n’aurait pu atteindre les dimensions gigantesques et aberrantes qui sont les siennes aujourd’hui. Quelques chiffres en donnent la mesure pour lesquels il est commode d’introduire une nouvelle unité le téradollar (mille milliards de dollars). Pour l’année 2002, l’ensemble des transactions financières se monte à 1155 téradollars(T$). Ce chiffre ne parle pas à l’esprit, mais si on le divise par le nombre d’habitant de la planète on aboutit à 177.000$ par an et par habitant, ce qui est démesuré par rapport aux ressources individuelles moyennes qui sont de l’ordre de 8000$ par an. Autre élément de comparaison, il est de l’ordre de 20 fois le PIB mondial. Sur ces 1155T$, 32 seulement correspondent à des transactions sur les biens et les services, soit moins de 3%; tout le reste est constitué de transactions purement financières: achats de produits financiers, échanges de devises, etc…« 

  21. C’est bon de revoir de l’antagonisme entre gauche et droite, entre démocrates et républicains américains.
    Ils ne pensent plus pareil.
    La pensée unique recule.
    Les américains vont avoir un vrai choix à faire.
    Cette crise autour du plafond du budget l’illustre et rend tout cela apparent.
    La démagogie anti-impôts, et qui finalement ne profite qu’aux plus riches, est tenace outre-atlantique , comme chacun sait.
    Mais c’est tellement flagrant que ce que veulent les républicains n’est pas raccord avec le réel.

    Ils risquent de s’en prendre une sévère l’année prochaine. En plus les ricains n’aiment pas les partis qui jouent l’obstruction parlementaire contre le président en place. Ceci a déjà été sanctionné par le passé (fin du premier mandat de Clinton, par exemple)
    François présente le cas de Kathy Hochul.
    « une candidate démocrate vient d’être à sa grande surprise élue à la Chambre des représentants dans une circonscription de l’Etat de New York habituée à donner ses votes aux républicains. Pour y parvenir, Kathy Hochul a tout simplement fait campagne en faveur du maintien de Medicare et sur la nécessité de maintenir les protections destinées aux personnes âgées. »
    Signe avant coureur?

    Débarassés de la majorité republicaine au sénat, les démocrates seront enfin aptes à oeuvrer dans le bon sens. Oseront-ils assez?

      1. Si on peut leur échanger Melenchon contre Michael Moore, pour moi c’est oui tout de suite.
        Oui mais voilà paraît qu’ils sont durs en affaire…

  22. Peut-on appeler ça le « commencemnt de la fin ».? j’ai connu les USA en 1959 pour la première fois et à cette époque je croyais sincérement au « rêve américain ».mais depuis « que d’eau ont passé sous les ponts ».!!!

  23. Et même au sein de l’OTAN, ça discorde… :
    http://www.latribune.fr/depeches/reuters/gates-invite-les-pays-de-l-otan-a-doper-leurs-budgets-de-defense.html
    « Rappelant que les Etats-Unis contribuent à hauteur de 75% aux dépenses de défense de l’Otan, Robert Gates prévient que le débat en cours à Washington sur le déficit budgétaire et les moyens de le juguler n’est pas de nature à conduire les Etats-Unis à « dépenser de plus en plus de fonds précieux au nom de nations qui ne veulent visiblement pas allouer les ressources nécessaires ou entreprendre les changements nécessaires pour devenir des partenaires sérieux et capables pour ce qui relève de leur propre défense. »
    Sous-titrage : sérieux et capables signifient que les US sont à cours de fric mais veulent quand-même continuer à diriger.
    « Les contribuables américains, a-t-il souligné, n’ont pas pour vocation d’assumer le fardeau croissant créé par les réductions des budgets européens de la défense ».
    Encore eut-il fallu ne pas nous provoquer une crise mondiale, veaux.

    1. Moins de dépenses militaires aux USA et ailleurs (et pourquoi pas en Grèce, encore 8ème importateur mondial d’armes… en 2010 ?!!), ceti pas une bonne nouvelle, ça?

      Beaucoup sur ce fil ont écrit l « c’est le début de la fin ». Oui mais la fin de quoi? La fin de pas mal de choses que l’on ne pleurera pas. Au pied du mur, contraints et forcés, les dirigeants vont devoir prendre en définitive des décisions qu’ils méprisaient hier et qu’il ne souhaitent toujours pas. Un spectacle plutôt réjouissant.

    2. Ah bon , vous le croyez sincèrement, on m’avait toujours dit que le déficit venait du trop grand nombre de fonctionnaires et de chômeurs
      La dette servirait à couvrir les dépenses militaires ? Mais c’est horrible.

      Bon de toute façon on ne va pas tarder à le savoir, il suffit d’attendre que la commission européenne contrôle les dépenses de la France dans le cadre du pacte de stabilité.
      Rien de tel que l’avis d’un luxembourgeois pour évaluer l’intérêt de faire sortir un porte avion nucléaire en mer.

      C’est quand même curieux que l’IFRAP ne parle plus de ce problème depuis 2004
      des économies sont possibles

  24. Concernant les politiques s’affrontant à Washington, trois éléments non évoqués dans l’article les font diverger encore plus d’avec le souhaitable..
    – Les congressmen qui se « déchirent » sont à mille lieux de la réalité tragique du peuple étasunien. Près de la moitié sont des millionnaires en dollars, selon une analyse réalisée à partir des données de 2009 par le « Center for responsive politics ». A la Chambre, cinq démocrates et cinq républicains forment le top 10 des députés les plus riches, alors qu’au Sénat, ce sont six démocrates et quatre républicains qui le constituent.
    – Plusieurs congressmen démocrates ont voté avec les républicains pour la désagrégation accentuée des prestations collectives de soutien aux plus faibles et aux plus pauvres.
    – Obama lui-même joue à front renversé, montrant à quel point la politique des « représentants » du peuple US est confinée et détournée dans l’espace de jeu que lui laissent financiers, industriels et mafieux.
    Car c’est bien lui qui a laissé la Cour Suprême autoriser les entreprises (par une confusion entre personne physique et morale, les entreprises étant assimilées à des votants..) a financer les candidats des campagnes électorales de manière illimitée, ce qui avait d’ailleurs été signalé par Paul Jorion dans sa vidéo du 28 mai 2010.

  25. Je lis , à travers tous ces commentaires , qu il y a de la guerre en préparation . Sauf si les peuples………………. et c est ce qui se passe en Espagne ( voir la vidéo aux sous titrages loufoques mais compréhensibles signalée par Jérome , commentateur no 4 )

  26. Dans la « solution » de provoquer une guerre pour se sortir du guêpier (à pas confondre avec l’autre) n’y a t-il pas un risque que cela soit fait en Europe?
    Les récentes déclarations d’Angela sur les fainiasses du sud face aux hordes de besogneux du nord et la récente affaire du concombre d’espagne, ne sont-elles pas le signe du début d’une orchestration d’un nouvel antagonisme intra-européen si productif par le passé?

    1. Justement, Tchoo, en principe, c’est le contraire.

      Au plus il y a de critiques, au moins la guerre est possible.
      Et déjà, regardes : l’Allemagne est occupée militairement par les US.
      Comme le Japon,
      Comme …
      Comme…

      On va faire simple.
      Ils ne sont ni en Corée du Nord, ni en Iran, ni en … Chine.

      1. En parlant de Chine.

        Depuis deux ans, ils sont les premiers producteurs mondiaux d’acier et de ciment. Et d’autres produits de base affinés, d’ailleurs.
        Pour te donner juste un extrait, la Chine produit autant de ciment que les trois anciens producteurs mondiaux les plus importants et ne les mets pas sur le marché sous peine de faire effondrer les cours.
        D’ici qu’ils retrouvent les plans de fabrication des bunkers allemands, ce sera un cygne qui ne trompera pas…

    2. Si il y a une 3eme guerre mondiale, elle se jouera peut-être avec l’Inde comme possible point de friction. Le Pakistan a décidé il y a quelques jours de se mettre sous la protection stratégique de Pekin. Et il est possible que de nombreuses bases américaines disparaissent de la même façon, un peu partout sur le globe.

      Quoiqu’il en soit, la Chine n’a pas une marine militaire suffisante pour protéger ses routes maritimes (pour les matière premières et ses exportations de produits manufacturés). Elle a encore besoin des E.U pour ça.. mais dans 2-3 ans? Tout est possible quand tout va mal.

      1. Tof…

        Pardon, mais tu viens de l’écrire :

        Je parie à 5 contre un pour duel Chine-US avec Chine gagnant.

      2. Tof.

        La Chine a créé la muraille.
        Le plus long mur de ghetto existant en ce monde. A LEUR initiative.
        Un Chinois résiste là ou un Américain se casse les dents.

      3. Il n’y a pas que les chinois. Les sud-coréens également considèrent la présence navale US comme une véritable insulte. Les japonais, pour des raisons commerciales, et bien qu’ils ne soient pas rassurés par la puissance et l’immigration chinoises, approuveront le départ, volontaire ou forcé, de la flotte US (volontaire peut-êtresi Ron Paul était élu).
        C’est d’ailleurs précisément à cela que doit servir l’ OCS : dégager les US de la région (à ça, et à mettre la pression sur les pays de l’OPEP de demain, ce que l’intervention en Afghanistan visait entre autre à prévenir).
        Dans 5 ans il ne restera plus grand chose de la marine US dans la région.

  27. Quand on lit l’article et les commentaires, on réalise une chose: l’hégémonie US n’est pas prête de disparaitre.
    Bien que la Chine se soit débarrassé d’une bonne partie de ses T-bonds, elle ne peut que constater que les taux restent stables et bas.
    Il est donc de bon ton de déclarer les US en faillite de fait du a la dépréciation du $.
    Dépréciation et non payement sont deux choses différentes et la dépréciation est le résultat auquel les pays mercantilistes doivent s’attendre.
    Le rééquilibrage des balances de paiement se fait de cette façon dans un système de change flottant.
    Cela évite a la main d’œuvre d’être l’unique variable d’ajustement.
    Mais il se trouve des gens sur ce site qui sont pour l’instauration d’un standard international qui remettrait la déflation interne en place (comme en Europe) plutôt que la dépréciation et la dévaluation. Vous avez dit a gauche?

    1. @ Fil en cour,

      Les deux géants ont intérêt à ce que ça chauffe ailleurs que chez eux
      Ils vont pas bien ni lun ni lautre
      jeu de l influence de zone, ou tapis poker…strike
      d ou l inaction, relative, ça conciliabule ferme, ça se rencontre, promet, engage, secret et pas, la phase bar avant baston pour reprendre une image lue ici aujourd hui.
      Faut renifler les grammes, es vociférations, mais nos filtres médias ont le charme, d avoir l accent maison. d analyse et de silence. rien que de très usuel

      Une opinion instantanée

      des blocs continetaux / logique douce..faut encore rêver

      Un must: un télé-scop, onu pas bidon, pas couvre chef d organes spécialisées privés ou hégémoniques, impression subjective.

    2. ‘Bien que la Chine se soit débarrassé d’une bonne partie de ses T-bonds’
      Ah bon?

      Des sources… je veux des sources.

      1. aliena vs chris06 !!!

        ça va saigner!

        Désolé, je peux pas jouer les arbitres, par ce que, autant je crois avoir bien compris les stats de chris 06, autant celles d’ aliéna là j’ai du mal.

        @ Chris
        Dommage que vos stats ne démarrent qu’en mars 2010. les stats à aliena, elles au moins elles couvrent 8 ans. (Na-na-na-nè-reu)

        @ Aliena
        Liabilities? trop la flegme de chercher dans le dico (ah si c’est pas malheureux…)
        Et c’est quelle unité , des millions de $? des milliards de $?
        Ahlala tout ces zéros…’ s’y perd, on est pas habitué, ça doit être ça.

        @ux deux:
        C’est que, cette donnée la possession par la Chine de T-bonds, me semble être un signe important.
        En attendant je viens de découvrir le site des stats éco du trésor américain. sympa
        Prochaine étape: le code du coffre de fort Knox.

      2. « yes, any seller of dollars would be a force that drives the price down while they are selling.

        and yes, if China and dropped the peg the presumed yuan appreciation vs the dollar would be a falling dollar as well. Same thing.

        but the question is whether this would alter the term structure of US risk free rates, and the answer is not much, if any.
        and the further question is whether the fx value of the dollar is a function of rates and again, my answer is not much, if any (apart from shorter term knee jerk type trading reactions)

        Nor does China need to keep buying our bonds to keep our currency up »

        http://moslereconomics.com/2011/06/06/china-has-divested-97-percent-of-its-holdings-in-u-s-treasury-bills/

        http://cnsnews.com/news/article/china-has-divested-97-percent-its-holdin

      3. @jeanbaba
        oui, c’est pas facile a comprendre
        l’info est colonne [9], short term treasury
        05/2009 –>$ 210,407
        03/2011 –>$ 5,697

        Apparemment la Chine est sortie des short term treasuries pour investir en euro et autre devises. Et parce que les taux réels a 5 ans sont négatifs?
        http://www.treasury.gov/resource-center/data-chart-center/interest-rates/Pages/TextView.aspx?data=realyield

        En tout cas, le monde ne s’est pas écroulé, les US n’ont pas fait faillite et les taux sont toujours bas et stable. Et vous pouvez attendre longtemps, concernant la faillite US (et je ne dis pas ça pour les défendre, juste pour montrer comment fonctionne le système).
        La dépréciation et l’inflation sont les seul risques, pas le défaut de paiement ou la montée des taux. La Fed décide des taux, pas le marche et l’Europe devrait n prendre de la graine.

        assets and liabilities = actif et passif
        c’est en million de $

      4. @ aliena
        short term treasury, d’accord.
        Et les « long term treasury, » hum? elle serait pas là la feinte? 😉

        @ chris
        Alors, K.O ? 😉
        mais non! Autre chose à faire, sans doute…

  28. telle une pyramide reposant sur sa pointe.

    Excellent monsieur Leclerc, quelques mots, une image, tout est dit.

  29. @ Saule,

    Bonsoir,

    Il est intéressant de noter,

    Que personne n a relevé, l’argument dit théologique auto invoqué:

    Si la finance fait le travail de dieu, c’est un ticket pour le ciel qu’elle demande..

    Accordé! Sans assurance ni garantie de leur nature, financière

    Divine comédie, casser des vies, pour une indulgence

    Les forces vives de ce pays ne se laisseront pas faire, même les pros

    En uniformes, c est sur « leur tronche », que ça va tomber

    Si il faut quelques vrais martyrs, on saura s’dévouer, de tout en bas

    Présidentielle, ne nourris pas misère, et coûte….

    Perso, plumes et goudrons je donne, ce qui est dans mes moyens

    Quand plus rien a perdre…risques inversés, vous suivez

    Petite colère théologique

    Yvan, tu m as piqué?

  30. Les brèves de ContreInfo sont de plus en plus explicites… :
    http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=10539
    « L’hypothèse de la chûte de l’empire américain (Larry Ellliott, éditorialiste économique, Guardian) »

    Jérôme.
    Aurais-je besoin de te piquer, ou, plus simplement, vois-tu le tableau d’ensemble..??

    Et comme je le répète assez souvent, la religion de l’argent se cassant la figure, un paquet de valeurs humaines vont ressortir naturellement.
    Les Indignés en sont une conséquence logique.
    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20110611.OBS4949/les-indignes-evacues-de-la-place-de-la-bastille.html

    1. @Yvan,

      L’hypothèse de la chûte de l’empire américain

      un petit graphique qui montre bien qu’il ne s’agit plus là d’une ‘hypothèse’ mais bien d’une réalité indéniable, et ceci depuis un quart de siècle!

      1. Et depuis quelques temps tout va très vite:

        Les Allemands du SPD projettent une armée européenne pour s’affranchir de la sécurité jusqu’ici dévolue aux USA:

        http://www.german-foreign-policy.com/en/fulltext/57942

        &

        L’agence Feri Euro Rating Services vient de dégrader la note US de AAA à AA:
        (Quelques jours après l’agence chinoise)

        http://www.scribd.com/doc/57438211/Feri-Downgrades-US-Gov-Debt-AAA-to-AA

        Le refus allemand d’intervenir en Lybie était-il le signe d’un changement politique important?

  31. @ Chris06,

    Bonjour,

    La preuve est ainsi faite, expérimentalement, que la volonté, en conjonction de force, sublime la réalité comptable d’un modèle mathématiques, et impose une vérité acceptée/subie, réelle.

    De là à déduire que nous sommes capable de tout…

    La valorisation du risque, traduite en intérêt, c ‘est parier sur le manque et la douleur, et une pression disgracieuse par hyperstimulation du désir. La mort en est l’outil libératoire.

    L’intérêt positif en adjudication monétaire a priori

    Voleur ajouté: école de mort
    Valeur décidée: acte constructif.
    Relativité de ton du comportement de nos unité de compte

    Renversons le temps de la banque
    Relogeons nos valeurs en nous

    Rex politicus n’aboie que du haut et le long d’un mandat, concentration tolérable fonction du résultat communément évalué.

    Les chiffres ne font danser que les fous de pouvoir
    Qui rallongent leurs égos démesurés
    Sur notre support d’un-tolérable distendu
    Sur l’écorcheuse à billet
    Sur des assemblées payées par nos soins
    Raie morale impudique
    Tu renaîtras
    République

    Noir Desir – Gagnant Perdants
    http://www.youtube.com/watch?v=10Ego2KkD78

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