Étiquette : Marcel Mauss

  • Le totémisme (II) – Une question résolue dès 1902

    Texte de synthèse inédit en plusieurs parties sur cette question que j’ai eu l’occasion d’effleurer ici et là. Le terme…

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  • Les grands courants en anthropologie (cours en préparation)

    L’anthropologie en tant que « science de l’homme » apparaît au tout début du XIXe siècle dans le sillage de ces relations dont les Grecs et les Romains ensuite, étaient friands sur les peuples « barbares » à leurs portes, des récits de voyageurs du temps de Marco Polo en Chine (fin du XIIIe – début du XIVe siècles), jusqu’au XVIIIe siècle, l’époque où Linné avait posé le geste sacrilège de situer l’homme parmi les autres espèces, ouvrant ainsi la voie à une classification des humains selon leurs « variétés », lesquelles étaient appelées « races ».… Lire la suite…

  • LE TEMPS QU’IL FAIT LE 29 SEPTEMBRE 2017 – Retranscription

    Retranscription de Le temps qu’il fait le 29 septembre 2017. Merci à Marianne Oppitz !

    Bonjour, nous sommes le vendredi 29 septembre 2017 et je voudrais vous parler d’une réflexion au confluent de deux événements quasiment simultanés. C’est le fait que, hier, je suis passé à France Culture en compagnie de Pierre Dockès et d’une dame qui s’appelle Clara Gaymard et nous avons parlé de la mort du capitalisme. Et l’autre événement, c’est la sortie, je crois que c’est le 3 novembre – en tout cas pour moi il y a le bon à tirer qui est ces jours-ci, je crois que c’est aujourd’hui – du livre qui s’appelle À quoi bon penser à l’heure du grand collapse.… Lire la suite…

  • Monnaie de renommée et monnaie de réciprocité, par Dominique Temple

    Billet invité. P. J. : J’attire votre attention sur ce texte à proprement parler fondateur. Ouvert aux commentaires.

    Il n’est pas de marché ni de monnaie qui n’ait pour raison les valeurs éthiques que les sociétés humaines ont privilégiées à partir des structures sociales qui leur donnent naissance et qu’elles ont élues. Mais que se passe-t-il entre ces structures sociales qui instaurent la confiance, la solidarité, la paix, la justice et les entreprises capitalistes ? … Lire la suite…

  • La réciprocité ternaire généralisée et le marché de réciprocité. La leçon de Tamati Ranaipiri, par Dominique Temple

    Billet invité.

    Marcel Mauss (1872 – 1950) souligne à quel point dans les sociétés archaïques les faits dénoncent l’interprétation occidentale de leurs prestations économiques : exemple, Franz Boas (1858 – 1942) interprète le potlatch en termes de capital, d’intérêt, de prêt, de plus-value. Or, il suffit de remplacer l’idée « d’accumuler » par celle de « donner » pour créer une dialectique inverse de celle de l’économie capitaliste. Boas ne le voit pas et ne peut l’imaginer. … Lire la suite…

  • Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines (I) Le tiers dans la réciprocité positive

    Billet invité. Première partie d’un résumé par Madeleine Théodore du livre de Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines, Paris : L’Harmattan, 1995.

    L’hypothèse du livre est la suivante : partout où le sens apparaît, la réciprocité en est le siège. Les auteurs partent d’un constat : l’être social peut aussi bien naître de la réciprocité positive que de la réciprocité négative. Dans l’Éthique à Nicomaque d’Aristote, celui-ci montre que la réciprocité parfaite, symétrique, est reconnue au sein de la Grèce antique comme la source des valeurs politiques les plus hautes : justice, amitié, grâce.… Lire la suite…

  • Qui étions-nous ? Comment faire fonctionner une société ? (III) La « pensée chinoise » et la « pensée occidentale » sont bien radicalement différentes

    Quant à l’attitude de Jean-François Billeter lui-même dans Contre François Jullien (2006), que peut-on en dire ?… Lire la suite…

  • Deux économies ou une seule économie ? Un principe ou deux principes ?, par Dominique Temple

    Billet invité

    L’économie de réciprocité est une économie naturelle comme l’économie d’échange.

    Les hommes comme le rappelle Aristote partout se sont réunis pour s’entraider mais ils ont observé ce phénomène singulier que l’entraide leur apportait un sentiment commun qu’ils ignoraient dans leur solitude et qu’ils apprécièrent d’autant plus qu’il s’accompagnait d’une raison qui lui donnait une forme : l’éthique. Celle-ci leur permettait de s’accomplir dans un autre domaine que celui de la vie, le domaine de l’esprit. L’éthique leur parut alors la motivation principale du vivre ensemble.

    De l’actualisation de cette nouvelle puissance sont nés les sciences et les arts, et les biens d’un autre ordre que ceux pour lesquels les hommes s’étaient initialement secourus.… Lire la suite…

  • Dette, 5000 ans d’histoire, de David Graeber, par Vincent Présumey

    Billet invité.

    Dette, 5000 ans d’histoire, de David Graeber, paraît en français aux éditions Les liens qui libèrent, deux ans après sa parution aux États-Unis où le livre a connu un succès significatif, accompagnant le mouvement Occupy Wall Street. L’auteur est un universitaire londonien qui s’inscrit dans le courant de pensée anarchiste entendu au sens large. Une bonne partie de ce succès d’édition, sans aucun doute un signe des temps et certainement un bon signe, s’explique par la préconisation faite en conclusion : ne plus payer la « dette publique ». Il s’explique aussi par le fait que c’est un livre agréable à lire et fourmillant d’informations et d’anecdotes toujours signifiantes et bien placées.… Lire la suite…

  • QUESTIONS QUI RESTENT À RÉSOUDRE – PREMIER BILAN

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Le dimanche 4 mars, j’ai pris la route pour la Belgique, sachant que – vu mon emploi du temps très chargé – je n’aurais pratiquement pas le temps de consulter le blog avant mon retour chez moi le dimanche suivant. J’ai pris l’ébauche d’un chapitre de mon livre à venir : Les questions qui restent à résoudre, et je l’ai mis en ligne sous la forme d’un feuilleton qui couvrirait cinq jours.

    À mon retour, j’ai regroupé tous vos commentaires sous la forme d’un seul fichier que j’ai entrepris de lire, ce qui, vu ses 466 pages, m’a pris un certain temps.… Lire la suite…

  • LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 3 FÉVRIER 2012

    Un monde qui craque à chacune de ses coutures

    Profit vs. Gratuité / Don
    Le MAUSS
    Marcel Mauss (1872-1950)
    Le capitalisme à l’agonie (2011)
    La guerre civile numérique (2011)

    La même sur YouTube

    Illustration de Sébastien Marcy… Lire la suite…

  • La transition (V) – C’est quoi moi ?

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Lucien Lévy-Bruhl était un philosophe français qui dans les années 1920 – 1930 se passionna pour les particularités de la « mentalité primitive », expression par laquelle il faut comprendre des croyances appartenant essentiellement au complexe culturel australo-mélanésien, et dont des auteurs contemporains de Lévy-Bruhl, tels qu’Émile Durkheim et son neveu Marcel Mauss, notèrent qu’elles sont très semblables à ce que nous savons par ailleurs de la culture archaïque chinoise (Durkheim & Mauss 1969 [1901-1902]). J’ai discuté de ces questions dans Comment la vérité et la réalité furent inventées (Jorion 2009), disons en deux mots que ces cultures que nous appelons encore – et pour ces raisons précisément, « totémiques » – ne partagent pas l’accent que nous mettons sur les ressemblances visibles, ni sur la proximité dans le temps ou dans l’espace – mais postulent entre des choses pour nous très dissemblables, des « sympathies », des « affinités », dont Lévy-Bruhl détermina à juste titre que leur logique est fondée sur la similitude de nos réactions affectives à leur présence (ibid. … Lire la suite…