Étiquette : marxisme

  • À propos de La critique marxiste n’est pas assez radicale, par Étienne Guillermaz

    Ouvert aux commentaires.

    Bonjour Monsieur Jorion,

    je viens de regarder, avec un grand plaisir, votre dernière vidéo. J’apprécie l’importance que vous accordez à la pensée d’Aristote : lorsque je suis en conférence j’insiste toujours sur le fait que les anciens nous ont laissé toutes les clefs nécessaires à notre survie (et donc à notre sortie du capitalisme), ce à quoi l’on me répond souvent que les solutions de l’époque ne correspondent plus à notre temps et qu’il faut réinventer la roue ou toute autre non solution qui permet de brasser de l’air sans prendre le problème à bras le corps.… Lire la suite…

  • LE TEMPS QU’IL FAIT LE 17 FÉVRIER 2017 – Retranscription

    Retranscription de Le temps qu’il fait le 17 février 2017. Merci à Olivier de Taxis !

    Bonjour, nous sommes le vendredi 17 février 2017. Il y a trois jours je me trouvais à Paris, enfin plus précisément à Issy-les-Moulineaux, et j’ai enregistré une émission au Cube qui est un centre culturel et on m’avait demandé de parler de l’extinction du genre humain. Et vous pouvez voir ça : c’est déjà… c’était en ligne hier, je l’ai mis sur le blog. Je peux parler une heure !… Lire la suite…

  • Pour comprendre l’économie, Keynes demeure un excellent point de départ (II) A Short View of Russia (1925)

    jorionSi l’on veut remplacer la théorie économique dominante, dont Andrew Haldane, économiste en chef de la Banque d’Angleterre, vient de rappeler les faiblesses fondamentales, Keynes demeure un excellent point de départ. Je vous propose du coup en feuilleton dans les jours qui viennent, mes commentaires relatifs aux principaux textes de Keynes, tels qu’on les trouve dans Penser tout haut l’économie avec Keynes (Odile Jacob, 2015).… Lire la suite…

  • QUI EST KEYNES ? (III) EST-IL UN ANTICOMMUNISTE (PRIMAIRE) ?

    Un peu plus de sept ans s’étaient écoulés depuis la Révolution d’octobre quand Keynes fut invité en Union soviétique au mois de septembre 1925 en tant que représentant officiel de l’université de Cambridge. Le tapis rouge fut déroulé devant lui durant les deux semaines de son séjour. Le mois précédent, il avait épousé celle qui était sa compagne depuis plusieurs années : la ballerine russe Lydia Lopokova, qui l’accompagna durant ce voyage. Il fut également reçu dans la famille de celle-ci et l’occasion lui fut ainsi donnée de voir la société soviétique sous différents éclairages : celui des dirigeants qui étaient ses hôtes mais aussi celui des gens ordinaires : le père de Lydia était ouvreur de cinéma.… Lire la suite…

  • « OÙ SONT PASSÉS LES INTELLECTUELS ? » (III) LA RÉPONSE D’ENZO TRAVERSO

    À propos d’Enzo Traverso, Où sont passés les intellectuels ? conversation avec Régis Meyran, Paris : Textuel 2013

    Il faut noter pour commencer qu’Enzo Traverso accepte de situer son exposé sur les intellectuels dans le cadre de la question posée par le titre de son entretien avec Régis Meyran, c’est-à-dire que, d’une certaine manière, les intellectuels ont bien disparu, ou sont en tout cas invisibles aujourd’hui. Il dit : « Je ne suis pas sûr qu’il y en ait si peu, mais certes ils n’ont pas une grande visibilité » (p. 49).

    Qui sont tout d’abord les intellectuels ? Traverso reprend à son compte la définition de Karl Mannheim dans Idéologie et Utopie (1929) :

    « un groupe social relativement indépendant – « librement flottant » ou « sans attaches » (freischwebend) – qui s’érige au-dessus des classes et se fixe la tâche de forger un imaginaire nouveau, des alternatives sociales, des utopies » (pp.

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  • « OÙ SONT PASSÉS LES INTELLECTUELS ? » (II) JEAN-PAUL SARTRE EST MORT EN 1980

    Jean-Paul Sartre représentait en France mais également en-dehors des frontières de la France, la figure de l’intellectuel, et il n’est peut-être pas injustifié d’affirmer que les intellectuels ont disparu avec lui à sa mort en 1980.

    Il y a sans doute là une exagération mais peut-être pas autant qu’il pourrait tout d’abord sembler. Sartre a représenté l’intellectuel « universel » du XXe siècle : acquis à une utopie, il s’est enthousiasmé un temps à sa mise en application, avant d’en découvrir les limites, à savoir les horreurs, pour élaborer ensuite une critique de cette utopie, de ses applications, et de son propre engagement vis-à-vis d’elle.… Lire la suite…