Archives par mot-clé : « Mes vacances à Morro Bay »

« Mes vacances à Morro Bay » : Repêchage été 2020

Vous avez gâché l'été 2019 en négligeant de lire Mes vacances à Morro Bay ? Ne commettez pas une seconde fois la même erreur !

Je suis un peu bloqué jusqu’à l’heure du déjeuner, ayant accepté de participer par téléphone à une discussion qui aura lieu à la banque à midi. J’ai décidé en conséquence de prendre mon repas auparavant, pour pouvoir me déplacer aussitôt l’entretien terminé. Et vers onze heures moins quart je décide de me rendre à nouveau à la crêperie.

La porte est ouverte. J’entre. La serveuse coréenne est là et, très maîtresse des lieux, elle est engagée dans une conversation animée avec un très beau et grand jeune homme. L’impression générale qui se dégage de la scène est qu’il est à la recherche d’embauche et qu’elle ne le décourage en aucune manière et que, s’il se conduit bien il pourrait même avoir droit, à brève échéance, à bien davantage encore.

Mel émerge de la cuisine, l’air défait, il m’aperçoit, pose son regard sur une tasse de café qui attend là sur une table, s’en empare et me la propose. Je ne refuse pas. Il s’assied. Il a l’air très penaud (un homme de soixante-quinze ans !). Il me dit dans un souffle : « J’ai renversé toute la soupe à l’oignon : il y en a au moins vingt litres sur le sol de la cuisine ». Continuer la lecture de « Mes vacances à Morro Bay » : Repêchage été 2020

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« Sur la plage abandonnée », crêpes picardes, squale affamé, par Samia Hammami

Le Carnet et les Instants

Paul JORIONMes vacances à Morro Bay, Fayard, 2019, 144 p., 16 € / ePub : 10.99 €, ISBN : 9782213712659

Paul Jorion Mes vacances à Morro Bay Fayard roman« […] mes vacances n’ont pas encore réellement débuté qu’elles s’annoncent déjà passionnantes. Le lendemain, cela me donne une idée : je vais raconter mes vacances à Morro Bay, en direct, comme un reportage. » Cette décision du narrateur provient d’un étrange concours de circonstances. Quelque peu obligé de prendre des congés pas tout à fait programmés ni tout à fait désirés, ce financier jette son dévolu sur un ancien port de pêche en Californie, dont il a un vague souvenir, six jours en villégiature. La survenue d’un incident avant son voyage (un requin a cru bon de se délecter d’une plongeuse s’amusant avec des phoques) lui insuffle cette idée saugrenue, démarche avalisée par les paroles d’un proche :

Armel m’avait fait la remarque à propos des aventures de Stevenson, London, Steinbeck, Mac Orlan et Kerouac (la liste est la sienne) ; il m’avait écrit : “Ils ne les ont pas seulement vécues, ils les ont racontées. Cela veut dire qu’ils ne les ont pas vécues comme n’importe qui d’autre, ils savaient, consciemment ou non, qu’ils les raconteraient.

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Le cadeau idéal pour Noël !

« … Mes Vacances à Morro Bay constitue une belle surprise littéraire de la part de Paul Jorion. Lui qui a l’habitude de nous raconter le présent et le futur dans un langage des plus pragmatiques, nous révèle un passé d’une romance douce et sincère. » Matthieu Matthys dans Le Suricate Magazine : Mes vacances à Morro Bay, du portrait à l’autoportrait, le 29 mai 2019

Par pitié, n’offrez pas à votre entourage le premier tome de La chute de la météorite Trump : Noël est un temps de réjouissances !

Par contre, si vous voulez voir le sourire fleurir (voire renaître…) sur des visages renfrognés, si vous êtes convaincu qu’il y a des histoires d’amour qui ne sont pas cul-cul-la-praline – même quand elles se passent sur des plages californiennes – et qu’il ne faut pas être deux (ou à peine) pour les inventer, j’ai ce qu’il vous faut, à vous, à vos proches et à vos (meilleurs) amis et amies !

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« Mes vacances à Morro Bay » : Continuer à vivre pleinement, par Benjamin Fagel

Bonjour M. Jorion,

J’ai 26 ans et j’habite à Rennes. (je vous avez déjà contacté dans le passé, Nuit debout). Je vous ai découvert lors d’une conférence que vous aviez donnée à Rennes début 2015, et depuis lors, je n’ai pas dû rater une seule de vos capsules vidéos, et vous êtes une de mes sources d’informations quotidienne. Je tenais à vous remercier pour ce que vous offrez. Ça m’aide beaucoup à vivre dans cette époque incroyable, autant dans les plus hideux aspects que dans les meilleurs. 

Je viens de finir vos vacances à Morro Bay. Et j’ai été très agréablement surpris par ce texte. Ce fut un plaisir de sentir tout au long de la lecture, ce petit sourire en coin, chose qui ne se dévoile que très rarement dans vos vidéos, même si c’est vrai que, quelquefois, on le devine ici ou là. Ce fut un instant plaisant de vous lire évoquer l’amour, les femmes, la simplicité des petits moments de l’existence, qui, quand on les vit et raconte comme moments d’exception deviennent exceptionnels, le parfum iodé de l’océan qui m’a rappelé bon nombre de souvenirs maritimes. C’était un vrai beau moment, très touchant, de vous lire ainsi, à vif, à cœur ouvert.

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« Mes vacances à Morro Bay » et « Moon River », par Éliane Chaponik

Cher monsieur, c’est étrange mais la lecture de votre livre m’a fait penser à la chanson « Moon River » avec ses paroles décousues, où l’on passe de ce que l’on va faire : traverser la rivière… un de ces jours, à un mystérieux dream maker briseur de coeur, que l’on va suivre partout où il ira… Ensuite de deux personnes qui semblent ne pas savoir que faire à part vouloir peut-être parcourir le monde : il y a tant de choses à voir… on se retrouve là où finit l’arc-en-ciel en compagnie de my huckleberry friend, « moon river and me ».

Mais voilà, il y a la musique très nostalgique. C’est cette valse lente que l’on entend au-delà de votre écriture…

Cordiales salutations

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Le Salon Rouge, Paul Jorion : « Mes vacances à Morro Bay », par Philippe de Potesta


Paul Jorion
 (né le 22 juillet 1946 à Bruxelles) est un anthropologuesociologue et essayiste belge ainsi que professeur d’université tant en Belgique qu’aux Etats Unis. Il a publié de nombreux ouvrages économiques et sociologiques.

Mes vacances à Morro Bay est le premier roman qu’il vient de publier (mai 2019). Il m’a semblé intéressant de découvrir le premier roman écrit par Paul Jorion de par sa formation de docteur en anthropologie. Une approche prometteuse me semblait-il.  Que pouvait-il ressortir d’un récit de six jours de vacances en plein centre de la Californie dans une petite station balnéaire reculée ? 

Va-t-on découvrir une histoire romanesque … ? Eh bien, non car l’auteur, en fait, nous raconte en direct le déroulement de ses six jours de vacances un peu forcées en narrant  spontanément tout ce qui lui passe par la tête. Le nom de roman étant un peu spécial  du fait que tout est réel du moins pour la plus grande part et spontané.  À part la chronologie des six jours, tout est plus pensé en direct, parlé que réellement écrit comme l’est un manuscrit ordinaire.  C’est là que surpris par tant de sincérité, on est un peu comme un auto-stoppeur qui aurait été pris en charge par le romancier. Il nous transporte avec lui dans  ses pensées. Il faut peu de pages parcourues pour se rendre à l’évidence qu’il se trouve à un moment de sa vie « en passage en roue libre » échaudé par la défaite de son couple qui l’a conduit au divorce et à un très vif besoin de se prouver qu’il peut encore plaire aux femmes.

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Prix littéraire des campings, « Mes vacances à Morro Bay » finaliste, j’ai hélas été coiffé sur le poteau !

La Dernière Étape, d’Alfred Azkabade, Prix Littéraire des Campings 2019

Interrogé, je viens de commenter devant les micros de la presse : « Je suis déçu bien entendu mais il était le local de l’étape ! Ce n’est rien, je ferai mieux la prochaine fois ! »

Prochaine étape : un compte-rendu à paraître dimanche dans Le Parisien !

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Prix littéraire des campings, « Mes vacances à Morro Bay » finaliste, J – 1

Comme c’est demain que cela se décide, une photo de mon hôtel (avec vue imprenable sur le fameux Roc-aux-Loutres), très américain : genre motel à deux étages.

Ascott Inn

This hotel is rated for the best value in Morro Bay! Guests are getting more for their money when compared to other properties in this city.
We speak your language!

Croisez vos doigts ! Touchez du bois ! Faites quelque chose !

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« Mes vacances à Morro Bay » : à lire d’une seule traite, par Arkao

La première impression que l’on ressent physiquement en tenant entre ses mains l’objet livre « Mes vacances à Morro Bay » est la légèreté de l’ouvrage, contrastant avec les essais denses auxquels l’auteur nous avait habitués. Légèreté de bonne augure puisque l’on nous annonce par le titre et la quatrième de couverture ce dont il s’agit.

Un récit de vacances de six cents pages, franchement, qui aurait envie de s’y plonger. À lire donc d’une seule traite, comme un Teulé, ce qui nécessite préparation en veillant à débrancher le téléphone, à éloigner famille et marmaille.

Dès les premières lignes on comprend, par la crudité du vocabulaire, qu’il s’agit d’une autre facette de Paul Jorion, éloignée de l’image académique de l’intellectuel en cravate allant de colloques en symposiums.

On dit des gens qui au cours de conversations passent rapidement d’un sujet à l’autre, qu’ils sautent du coq à l’âne ou qu’ils se perdent en digressions. Presque pas une page du livre où l’auteur ne nous emmène ailleurs que ce qu’on croit être le cœur du récit. C’est pour cela qu’il faut le lire sans s’arrêter. Car sous cette apparence de digression constante, brouillonne diraient certains esprits chagrins, il y a un fil à percevoir. Ou plutôt de nombreux fils.

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Melvin Zimmerman (1916 – 2016)

                    Melvin Zimmerman (1916-2016)

Si vous avez lu Mes vacances à Morro Bay, vous vous souvenez certainement de « Mel », spécialiste de Baudelaire, qui renverse 20 litres de soupe à l’oignon à la page 88 et que je sauve de cette situation délicate à la page 91. Il nous a quittés il y a trois ans à l’âge de 100 ans.

[P.S. Les commentaires à propos de Mes vacances à Morro Bay se font ici.]

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