Archives par mot-clé : Nancy Pelosi

Le point sur l’impeachment, le 11 novembre 2019 – Retranscription

Retranscription de Le point sur l’impeachment, le 11 novembre 2019. Bonjour, nous sommes le 11 novembre 2019. Nous fêtons l’Armistice…

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2 documents US + Le Brexit idéal, le 17 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de 2 documents US + Le Brexit idéal, le 17 octobre 2019

Bonjour, nous sommes le jeudi 17 octobre 2019 et j’ai deux documents à vous montrer. Le premier, je vous le montrerai, je l’imprimerai. Vous pourrez le voir, il sera en annexe, sur mon blog, à cette petite vidéo. Je vous le montre là. Vous avez peut-être déjà reconnu  la signature. Je vais vous le lire. Je vais commencer par vous lire ça. J’ai un autre document dont on parlera après.

Ça dit la chose suivante : « Travaillons à un bon accord ! Tu ne veux pas être responsable du massacre de milliers de gens, et moi je ne veux pas être responsable de la destruction de l’économie turque – ce que je ferais. Je t’ai déjà donné un petit échantillon en rapport avec l’affaire du Pasteur Brunson » (je vous dirai de qui il s’agit).

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2 documents US + Le Brexit idéal

La lettre de Trump à Erdogan
Laurence Tribe & Joshua Matz, « To End a Presidency. The Power of Impeachment » (2018)

N.B. Le président américain impeached en 1868 est Andrew Johnson.

N.B. Mme Pelosi a rectifié : M. Trump n’a pas dit d’elle (comme la presse l’avait d’abord cru) qu’elle était une politicienne « de troisième catégorie » (third rate), mais « de troisième classe d’école primaire » (third grade).

N.B. M. Trump a dit à l’ensemble de la délégation Démocrate : « Il y a des communistes impliqués [en Syrie], ce que vous les gars aimez peut-être » (there are communists involved [in Syria] and you guys might like that).

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Trump lâché par ses troupes, le 11 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de Trump lâché par ses troupes, le 11 octobre 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le 11 octobre 2019. J’avais l’intention de vous parler du Brexit. J’avais préparé quelque chose mais ça peut attendre, il y a des choses plus importantes. Il y a quelqu’un qui m’écrit ce matin pour me dire que je devrais parler du fait que Mme Sylvie Goulard n’a pas été nommée commissaire européen. Et là, je me gratte la tête quand je vois ça et je réponds à cette personne que « Vous avez vraiment l’impression que je parle de ce genre de choses d’habitude ? » [rires].

Non, il se passe des choses plus importantes. Il y a une guerre. M. Lindsey Graham, c’est un inconditionnel de M. Trump, il avait eu des mots très peu aimables pour lui pendant la campagne électorale mais après, c’était un loyal de chez loyaux, quelqu’un qui donnait raison systématiquement à M. Trump absolument sur tout et, sur cette décision de M. Trump de retirer des troupes américaines du nord de la Syrie permettant à la Turquie de lancer une offensive dont font essentiellement jusqu’ici les frais les Kurdes qui se trouvent dans la région, on a posé la question hier à M. Graham de ce qu’il en pensait et il a dit : « Jamais même M. Obama n’a fait des choses de cet ordre-là » et le reporter lui dit : « Est-ce que ce sera le Vietnam des États-Unis, durant la présidence Trump ? » et M. Lindsey Graham lui dit : « Non, non, c’est bien pire que le Vietnam ! ». C’est dire que des craquements se font entendre du côté des Républicains, d’autant plus qu’il s’agit, comme je vous le disais, de vraiment quelqu’un dont on pouvait supposer qu’il faisait partie du dernier carré quoi qu’il arrive.

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Trump et les enfants persécutés, le 1er octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de Trump et les enfants persécutés, le 1er octobre 2019

Bonjour, Nous sommes le mardi 1er octobre 2019 et les choses évoluent rapidement, en particulier aux États-Unis, depuis que l’impeachment, la procédure d’impeachment à l’égard de M. Trump, a été lancée.

Les Démocrates, majoritaires au Congrès, avaient été très frustrés par les résultats de la commission Mueller. D’abord, le fait est que le ministre de la Justice, M. William Barr, avait extrêmement bien joué pour essayer de neutraliser le rapport en faisant une déclaration, en disant qu’il n’y avait rien à voir et qu’il fallait circuler avant de permettre, un mois plus tard, au public de voir le rapport, de voir qu’il y avait bien davantage. C’était bien joué puisque l’opinion publique s’était dite qu’effectivement, il n’y avait rien.

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Paul Jorion vend la mèche, le 25 septembre 2019 – Retranscription

Retranscription de Paul Jorion vend la mèche, le 25 septembre 2019

Bonjour,  nous sommes le mercredi 25 septembre 2019 et, aujourd’hui, ma vidéo s’appellera « Paul Jorion vend la mèche ». Voilà.

Pourquoi est-ce que je vends la mèche ? C’est parce que j’ai la grippe et je vous avais écrit hier matin que je ne devais pas faire de vidéo parce que, quand on a la grippe, on peut facilement avoir l’air déprimé ou être déprimé mais, au lendemain d’un jour où M. Johnson, Boris Johnson, Premier Ministre du Royaume-Uni, a été déclaré coupable d’abus de pouvoir et où M. Donald Trump, Président des États-Unis, a vu une procédure d’impeachment, c’est-à-dire de destitution, lancée contre lui, et sachant l’intérêt que je porte à ces diverses choses, je ne peux pas ne pas vous faire une vidéo où je mettrais tout ça ensemble, bien que j’aie fait des billets ces jours derniers, entre deux siestes, pour vous parler de l’actualité.

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25/9/19 : Impeachment live

En diffusant il y a quelques minutes une retranscription de la conversation entre Trump et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 25 juillet, la Maison-Blanche tente probablement d’allumer un contre-feu. Malheureusement pour Trump, le texte confirme ce que la rumeur colportait depuis plusieurs jours, à savoir qu’il essayait d’enrôler le président ukrainien dans sa campagne présidentielle de 2020 en lui réclamant des informations compromettantes sur la famille Biden, père et fils.

Info très gênante dans la retranscription pour William Barr, le ministre de la Justice, déjà sur la sellette pour avoir jusqu’ici refusé de transmettre au Congrès le rapport du lanceur d’alertes – ce que la loi l’oblige à faire, Trump dit explicitement au président ukrainien de se mettre en rapport avec Barr. Pas très rassuré pour son patron, le ministère a immédiatement fait savoir, aussitôt la retranscription diffusée, que le ministre n’était pas au courant.

Les langues se délient depuis le lancement de la procédure de destitution de Trump par Nancy Pelosi hier soir. On a appris en particulier que le Président était parvenu ces mois récents à circonvenir entièrement le State Department, le ministère des Affaires étrangères, pour ce qui touche à l’Ukraine, ne passant plus pour ses relations avec ce pays que par son avocat Rudy Giuliani, au point que les fonctionnaires du ministère consultaient la presse pour découvrir quelle était la politique étrangère des États-Unis envers l’Ukraine.

Les esprits chagrins affirmaient hier que la procédure de destitution n’avait aucune chance d’aboutir en raison de la majorité Républicaine au Sénat. Mais dans la soirée d’hier encore, le Sénat, dans un vote unanime, Républicains et Démocrates confondus, a réclamé la communication du rapport du lanceur d’alertes. La procédure de destitution de Richard Nixon n’avait pu aboutir qu’en raison de tels revirements. Nixon choisit de démissionner lorsque l’aboutissement probable de l’impeachment ne faisait plus aucun doute.

20h15Un article à l’instant dans le New York Times, par

L’article suggère que Pelosi prend ses décisions en fonction de ce qu’elle apprend en provenance des professionnels du renseignement plutôt que de ce que vous et moi pouvons savoir de ce qui se passe sur la scène politique. Le fait qu’elle ait avancé hier soir sa reine au beau milieu de l’échiquier s’expliquerait donc par certaines informations auxquelles elle a eu accès, et que vous et moi, simples mortels, en sommes réduits à supputer…  

21h20 :  Les politiciens Républicains s’arrachent les cheveux ce soir : pourquoi Trump a-t-il voulu publier dans la précipitation la retranscription de sa conversation du 25 juillet avec le président ukrainien, alors qu’elle est à ce point accablante pour lui ? Parler de comportement suicidaire, d’auto-punition, ou quoi que ce soit d’autre du même genre, serait à mon avis surestimer ses capacités intellectuelles. Ses motivations sont celles que j’ai mentionnées tout au long : 1° pressurer l’adversaire en fonction du rapport de force est ce que fait l’homme d’affaire avisé – qu’il soit le dirigeant d’une puissance étrangère n’a aucune importance : le principe est d’application générale, 2° « Ce n’est pas moi qui ai commencé ! » : c’est Joe Biden qui le premier s’est mêlé de politique ukrainienne, moi je ne fais que me défendre ! La victime c’est moi. c.q.f.d. : il se croit dans son bon droit et n’a du coup rien à cacher. 

Comme je vous l’expliquais le mois dernier dans mon billet Trump, champion de l’« auto-destitution », Pelosi était convaincue qu’il provoquerait sa propre chute. La confirmation ne tardera pas.

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Paul Jorion vend la mèche

Ouvert aux commentaires.

Populisme, cynisme : promettre l’impossible à des blasés

P.S. Je dis que le montant de l’aide militaire à l’Ukraine bloqué par Trump était de 250 millions de dollars, c’est en réalité 391 millions.

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Impeachment : Mme Pelosi est en train de virer de bord !

Mme Pelosi, à la tête de la majorité Démocrate au Congrès (assemblée nationale US), a toujours été d’avis jusqu’ici qu’une destitution (impeachment) du Président Trump était une stratégie risquée vu le soutien que lui apportent imperturbablement 40% des électeurs américains depuis son élection. « Soyons patients ! », disait-elle, « nous le ratatinerons à la présidentielle de 2020 ! ». Pronostic que les sondages confirmaient.

La découverte ces jours derniers que Trump avait bloqué les fonds destinés à l’aide militaire à l’Ukraine, jusqu’à ce que le président ukrainien l’aide dans sa campagne en produisant des informations compromettantes sur Hunter Biden, fils de Joe Biden (principal adversaire Démocrate de Trump jusqu’à récemment), a convaincu tout le monde, elle y compris, que le Président utilisait déjà ses prérogatives présidentielles pour truquer la présidentielle de 2020.

On attend donc le ralliement de Mme Pelosi à l’impeachment … d’une minute à l’autre !

P.S. J’ai publié mon billet à 17h50, et la nouvelle est tombée à 13h01 (là-bas) + 6h00 = 19h01 (ici). Il aura donc fallu attendre exactement 71 minutes 🙂

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Trump, champion de l’« auto-destitution »

Comme vous le savez, Mme Nancy Pelosi, à la tête de la majorité Démocrate au Congrès, l’assemblée nationale US, est opposée à l’impeachment, la procédure de destitution d’un président que peuvent initier les parlementaires, elle a davantage confiance dans les tribunaux qui traitent en ce moment-même la myriade de procédures en cours visant Trump dans diverses malversations, ainsi que ce qu’elle a appelé le self-impeachment : l’« auto-destitution ».

L’actualité n’est certainement pas là pour lui donner tort : Trump a décommandé hier son voyage au Danemark du fait que la Première ministre danoise a déclaré que le Groenland n’était pas à vendre, en réponse à la proposition de Trump de … l’acheter.

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« Auto-destitution » ?

Il y a onze jours exactement, au lendemain de l’audition de Robert Mueller devant deux commissions du Congrès américain, j’écrivais ceci :

Que va-t-il se passer maintenant ? Les rangs des parlementaires en faveur de la destitution du Président (impeachment) vont continuer de grossir lentement mais sûrement. Et Mme Pelosi, à la tête de la majorité Démocrate au Congrès, va continuer de répéter de son côté : « Laissons la justice avancer de son pas ! » Elle n’ajoutera pas « … ainsi que le contre-espionnage en parallèle », mais le petit pas-de-deux de MM. Schiff et Mueller hier fera peut-être que davantage de parlementaires auront compris son jeu subtil.

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Audition de Robert Mueller le 24 juillet 2019 : un bilan

Ouvert aux commentaires.

M. Robert Mueller est un vieux monsieur. Il va avoir 75 ans dans quelques jours (le 7 août), et plusieurs commentateurs américains s’en sont plaints, qui espéraient hier quelqu’un avec davantage de punch, avec une voix moins fluette. Ils disaient qu’aujourd’hui à 74 ans, on a davantage d’assurance, on ne cherche pas parfois ses mots, comme ce fut quelquefois le cas hier.

Je suppose qu’à la différence de Robert Mueller et, entre autres, Paul Jorion, ils n’ont pas assisté pour la plupart aux 7 heures d’audition, et n’ont donc pas souffert d’un coup de fatigue.

Je vous ai rendu compte des 7 heures en direct. Je suis allé voir ce matin ce que les autres avaient observé. En gros, nous avons noté la même chose : Mueller disant qu’il n’avait pas exonéré Trump, que son enquête n’était ni une chasse-aux-sorcières, ni un canular (hoax), que Trump pourrait être inculpé à la fin de son mandat, qu’il restait la partie cachée de l’iceberg : les choses dont s’occupe en ce moment le contre-espionnage.

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