Trump lâché par ses troupes, le 11 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de Trump lâché par ses troupes, le 11 octobre 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le 11 octobre 2019. J’avais l’intention de vous parler du Brexit. J’avais préparé quelque chose mais ça peut attendre, il y a des choses plus importantes. Il y a quelqu’un qui m’écrit ce matin pour me dire que je devrais parler du fait que Mme Sylvie Goulard n’a pas été nommée commissaire européen. Et là, je me gratte la tête quand je vois ça et je réponds à cette personne que « Vous avez vraiment l’impression que je parle de ce genre de choses d’habitude ? » [rires].

Non, il se passe des choses plus importantes. Il y a une guerre. M. Lindsey Graham, c’est un inconditionnel de M. Trump, il avait eu des mots très peu aimables pour lui pendant la campagne électorale mais après, c’était un loyal de chez loyaux, quelqu’un qui donnait raison systématiquement à M. Trump absolument sur tout et, sur cette décision de M. Trump de retirer des troupes américaines du nord de la Syrie permettant à la Turquie de lancer une offensive dont font essentiellement jusqu’ici les frais les Kurdes qui se trouvent dans la région, on a posé la question hier à M. Graham de ce qu’il en pensait et il a dit : « Jamais même M. Obama n’a fait des choses de cet ordre-là » et le reporter lui dit : « Est-ce que ce sera le Vietnam des États-Unis, durant la présidence Trump ? » et M. Lindsey Graham lui dit : « Non, non, c’est bien pire que le Vietnam ! ». C’est dire que des craquements se font entendre du côté des Républicains, d’autant plus qu’il s’agit, comme je vous le disais, de vraiment quelqu’un dont on pouvait supposer qu’il faisait partie du dernier carré quoi qu’il arrive.

Du côté de M. Giuliani, les choses ne se présentent pas bien. M. Giuliani, vous le savez, a joué le rôle – alors que son seul rôle véritable, c’est d’être l’avocat de M. Trump – il a joué un rôle de diplomate caché, occulte, dans les relations avec l’Ukraine, d’être une sorte d’envoyé spécial qui décide absolument de tout.

M. Giuliani est quelqu’un qui se défend très bien. Tout le monde sait qu’il a la capacité de se défendre comme le meilleur des avocats en disant une chose à un moment donné de la conversation et puis exactement le contraire plus tard. Quelques journalistes doués lui reproposent ça par la suite en disant : « Vous avez dit blanc et vous avez dit noir ». Il a le talent d’avocat de se défendre par tous les moyens possibles. Il l’a fait jusqu’ici avec M. Trump. Il fait partie de cette toute petite équipe autour de Trump avec également le ministre de la Justice, M. William Barr, et le ministre des Affaires étrangères, M. Mike Pompeo, mais M. Giuliani a pris un très très mauvais coup hier. C’est le fait que deux de ses adjoints ont été arrêtés pour des malversations qui sont formulées de manière tout à fait précise comme étant le fait que ces personnes ont servi de prête-nom à un financement des activités de M. Trump, de sa campagne, en cachant l’origine étrangère de ces fonds. Ces gens ont effectivement transmis des sommes importantes à l’équipe de campagne de M. Trump et ils sont probablement des prête-noms parce que ce ne sont pas des gens qui ont des fortunes qui permettent de faire des dons de ce type-là. Ce sont des fonds qui viennent d’ailleurs. Et donc, ces personnes, qui étaient en train de [quitter les Etats-Unis avec des billets d’avion aller-simple], ont été arrêtées à l’aéroport et, à ma connaissance, se trouvent en ce moment en prison.

On a présenté, en particulier les Républicains autour de M. Trump, ce qui s’est passé comme étant une querelle entre l’exécutif et le législatif, les parlementaires, en disant que la Constitution américaine ne laissait aucun doute que l’exécutif devait prévaloir. Il reste un 3ème pouvoir, bien entendu, qui est le judiciaire. Alors là, on avait le sentiment qu’avec M. Barr à la tête du ministère de la Justice, voilà que la justice se trouvait aussi du côté de M. Trump, ou en tout cas sous la coupe d’un de ses affidés, mais on oublie une chose : c’est qu’aux États-Unis, il y a aussi une justice au niveau des États : il n’y a pas que la justice au niveau fédéral. Et c’est la justice au niveau de l’État de New-York qui a arrêté ces deux personnes dans l’entourage de M. Giuliani et, comme vous le savez, si vous avez pu suivre un peu ce que je racontais, ce qui est écrit dans le rapport de la commission Mueller, il y a encore toute une série de procès qui sont en cours, et d’enquêtes qui sont en cours, au niveau des États et pas du Parlement fédéral.

M. Trump, lui, perd un tout petit peu de ses moyens. En particulier, il a éclaté quand il a vu que même sur la chaîne Fox News qui, jusqu’ici l’a défendu absolument bec et ongles, a mis tout son pouvoir de chaîne la plus regardée pour ce qui est des nouvelles derrière M. Trump et voilà que, cela devait être hier ou avant-hier, elle a montré un sondage qui montre qu’une majorité des Américains sont en faveur maintenant de l’impeachment. Alors, M. Trump a bien entendu tonné à son habitude, en disant que la chaîne Fox News n’était plus ce qu’elle était. Effectivement, pour l’avoir trahi en produisant un sondage défavorable. [P.J. On apprendrait le même jour, 11 octobre, le « départ volontaire » de la chaîne de Shepard Smith, le journaliste ayant montré le sondage ; il travaillait pour Fox News depuis 1996].

M. Trump fait partie de ces gens qui considèrent que les sondages doivent dire ce que lui veut et qu’il est sans doute convaincu, avec sa grande connaissance du monde des affaires, que c’est comme ça que ça marche. Effectivement – et comme je vous l’ai signalé – l’agence de sondage Rasmussen, dont les résultats en général étaient très favorables à M. Trump et dans le contexte actuel où tout le monde lui donne d’être plombé par au moins 10 ou 15 points, même Rasmussen le montre plombé de 2 ou 4 points, c’est-à-dire que même Rasmussen n’arrive pas, même en « massaging« , en « massant » les faits, à montrer encore une opinion positive de M. Trump.

On a l’impression que les choses vont très vite. Il y a beaucoup d’enquêtes. Il y a beaucoup de subpoenas, de saisies de documents qui sont lancées par les comités du Congrès. Ce sont des salves qui sont lancées. On a à peine vu tel nom qu’un autre nom apparaît.

Doit témoigner aujourd’hui l’ambassadrice américaine en Ukraine qui avait été limogée par M. Trump à la suite d’une campagne dans la presse d’extrême-droite américaine, disant qu’elle ne faisait pas son boulot. On va entendre la conseillère de M. Trump sur les affaires russes, Mme Fiona Hill, probablement [P.J. Elle fit sa déposition le lundi 14 octobre]. Vous savez qu’il y a une tentative, du côté de M. Trump, d’empêcher tous ces gens de témoigner mais certains ne sont pas dans sa juridiction ni dans celle de ses deux affidés : Pompeo aux Affaires étrangères et Barr à la Justice, et peuvent venir quand même témoigner [P.J. Ce qui n’est le cas ni de Mme Marie L. Yovanovitch ex-ambassadrice des États-Unis en Ukraine d’août 2016 à mai 2019, ni de Mme Fiona Hill, conseillère de Trump pour les affaires russes d’avril 2017 à aoput 2019, qui ont dû braver l’interdiction qui leur était faite de déposer ; le Congrès les a aidées en les subpoena dans les heures précédant leur déposition, rendant leur présence obligatoire sous peine d’infraction à la loi].

Les comités qui s’occupent de l’impeachment ont aussi, maintenant, mis en place une procédure, une formule qui dit : « Si vous ne venez pas, ne vous inquiétez pas. Nous mettrons cela au dossier simplement de l’obstruction à notre enquête ». La formulation est très belle. Je ne l’ai pas sous les yeux, mais en disant : « Venez, on aimerait bien que vous soyez là mais si vous ne voulez pas, ne vous en faites, on ne va pas se faire des cheveux à ce propos-là : ça vient s’additionner aussi dans le dossier de l’obstruction à notre enquête ».

Voilà où on en est. On a l’impression maintenant que les choses vont aller extrêmement vite, en particulier du fait que M. Trump perd des alliés dans le camp Républicain. Ce n’est pas sur sa politique intérieure mais c’est sur sa politique étrangère. Il y a maintenant une sorte d’union sacrée entre Démocrates et Républicains sur le fait que la politique de M. Trump [au Proche-Orient] n’est pas la bonne et les tentatives de défaire les mesures qu’il prend, en particulier par des motions qui sont lancées, qui essayent d’interrompre la campagne militaire de la Turquie dans le nord de la Syrie.

On a l’impression maintenant que de minute en minute, il peut se passer des choses, des retournements, importants. L’arrestation de deux personnes dans l’entourage de Giuliani est un avertissement lancé aux personnes qui seraient tentées de faire encore partie du dernier carré. On leur fait comprendre : « Attention, on peut parler éventuellement de prison dans ce cas-ci, d’arrestation, et de prison, et de jugement. Faites attention à ce que vous faites. Faites attention à ce que vous allez dire ». C’est de l’intimidation bien entendu mais ça fait partie, je dirais, du retournement de l’opinion contre M. Trump : il est maintenant lâché non seulement par son entourage immédiat mais surtout par l’opinion.

Si les choses continuent à aller dans ce sens-ci, on dira un jour que Mme Nancy Pelosi a été un génie, qu’elle a manié les choses du mieux qu’elle pouvait le faire, c’est-à-dire qu’elle a attendu que l’opinion puisse la suivre. C’est l’analyse que j’ai faite, vous avez dû le voir, au fil des années : rien ne pourra se passer contre Trump tant qu’il restera de l’ordre de 45 % des Américains qui seront en sa faveur. Maintenant, on est tombé en-dessous des 40. On parle de 35 % de gens encore en faveur de Trump. Là, la marge de manœuvre pour son renversement est suffisante : il n’y a plus une quasi-majorité en sa faveur. Je dis « quasi-majorité » quand on a de l’ordre de 40 ou 45 % des gens favorables à sa politique et au maintien de sa présidence.

Voilà, je vous tiens au courant. Il va encore se passer pas mal de choses.

Ah oui, je vous avais dit que je vais vous montrer où je suis parce que c’est quand même assez beau. C’est un endroit assez spectaculaire. J’espère pouvoir vous le montrer. Ah la la, non, il y a tellement de lumière, vous n’allez pas voir. Si, vous allez deviner que c’est la Meuse. Oui, vous allez peut-être deviner que c’est la Meuse que l’on voit derrière moi, à Liège.

J’ai fait une rencontre – et je vais encore voir cette personne – j’ai fait une rencontre extraordinaire hier. Si on m’avait dit : « Qui est-ce que vous aimeriez vraiment rencontrer ? A qui aimeriez-vous serrer la main ? » J’aurais réfléchi longuement et je ne sais pas si j’aurais dit ce nom-là. Mais au moment de le faire, au moment de serrer la main à cette personne-là, je me suis dit que, voilà, j’avais certainement un désir secret d’un jour faire ça.

Je vous en dirai davantage. J’ai eu l’occasion d’ailleurs de raconter à cette personne une petite anecdote qui nous lie de manière tout à fait indirecte mais quand même qui lui a fait très plaisir aussi [P.J. Je la raconterai à tout le monde, ça s’est passé à Vitré en 2014]. J’espère pouvoir vous en dire davantage bientôt.

On a l’occasion comme ça, quand on est invité, parfois, de rencontrer d’autres personnes qui sont invitées de la même manière et d’avoir ce plaisir extraordinaire. Il me vient à l’esprit une autre occasion, c’est quand je me suis retrouvé dans une émission de M. Taddéï et qu’il y avait une personne qui me mettait la main sur l’épaule, par derrière, et qui me soufflait des choses à dire parce qu’elle considérait que j’allais dans le même sens qu’elle : qu’elle avait envie de dire des choses de ce type-là et que cette personne, c’était Marina Vlady. Ça fait partie, quand même, des grandes satisfactions dans la vie [rires]. Il ne s’agissait pas de Marina Vlady hier mais j’aurai l’occasion de vous dire de qui il s’agit.

Voilà. Allez, à bientôt !

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47 réflexions sur « Trump lâché par ses troupes, le 11 octobre 2019 – Retranscription »

  1. A propos de cette « guerre » au Kurdistan syrien : et si on faisait de la stratégie ?

    Et si l’invasion du Kurdistan syrien par la Turquie était une magistrale manoeuvre russo-turquo-syrienne pour renforcer les pouvoirs d’Assad et d’Erdogan, et chasser les occidentaux du secteur ?

    Depuis les premiers grondements de cette crise et l’annonce par Mr Erdogan de sa volonté de prendre le contrôle du Kurdistan syrien, depuis la décision de Mr Trump de lui laisser le champ libre au mépris de tous les engagements des États-Unis dans la région, je doute. Et j’essaie de ne pas me laisser envahir, comme d’habitude par l’émotion. Leçons tirées du 11 septembre 2001…

    L’émotion de voir ces populations déjà profondément meurtries replonger, encore et encore, dans la guerre alors qu’elles nourrissaient le germe d’espoir de connaître – enfin – un peu de bonheur dans une relative indépendance. L’émotion de trembler face aux risques d’embrasement de la région, de retour de la guerre civile, de propagation aux pays voisins déjà mal en point. L’émotion de constater notre impuissance, en Europe et à l’ONU, à gérer cette nouvelle crise, à contrer encore une fois la folie des hommes qui nous dirigent…

    C’était trop gros et trop simple. Trop évident et trop facile de nous enfumer, encore une fois, devant nos écrans de télévision.

    Et si nous faisions enfin un peu de stratégie ?

    Après « l’accord » entre les forces kurdes et l’armée syrienne, soutenue par la Russie, à quoi assiste-ton ? Au retour de l’autorité du pouvoir central de Bachar El-Assad dans ce secteur qui lui échappe depuis si longtemps. À la neutralisation des bases arrières « sûres » des activistes du PKK, au grand plaisir des turcs d’Erdogan. À l’annihilation des ambitions kurdes de fonder – enfin – un état-nation dans leur région, ce qui ne plaît évidemment à aucun des pays de la région (Turquie, Iran, Irak, Syrie).

    Et si cette opération était tout simplement une magistrale manœuvre russo-turquo-syrienne pour renforcer les pouvoirs d’Assad et d’Erdogan, et chasser les occidentaux du secteur ? Tous les faits des derniers jours me conduisent à cette conclusion :

    – les atermoiements de Mr Trump en premier, en décidant unilatéralement de retirer ses troupes et en donnant le feu vert à l’opération turque, en faisant volte-face après la réaction du Pentagone puis en ouvrant complètement les vannes. QUI lui a intimé l’ordre d’agir ainsi, sinon Mr Poutine, dont on sait depuis 2 ans qu’il peut faire chanter à tout moment Mr Trump pour certaines affaires passées ? Et ça, Donald Trump n’en a vraiment pas besoin par les temps qui courent, vous en conviendrez. Ce serait le coup de grâce.

    – l’assurance de Mr Erdogan ensuite. Cet homme est certes un despote mais ce n’est pas un fanatique et ce serait insulter notre intelligence que de croire qu’il s’est lancé dans cette aventure sans garantie des États-Unis ET de la Russie. D’autant plus qu’il tient l’Europe avec les 3,5 Millions de réfugiés syriens sur son sol, que nous redoutons de voir déferler à nos frontières. Il ne se prive d’ailleurs pas de nous le rappeler. Et ce n’est pas la suspension des livraisons d’armes françaises et allemandes qui va lui faire peur ! Quelles armes d’ailleurs ? Tellement facile de prendre une telle décision, ce n’est pas la même affaire que l’Arabie Saoudite !

    – les mots de Mme Merkel enfin, dimanche à Paris : «J’ai parlé un heure avec le président Erdogan, nous devons tenir compte des intérêts et de la sécurité de la Turquie. Mais nous pensons aussi qu’il faut mettre un terme à cette invasion turque, car il y a des raisons humanitaires et on ne peut pas accepter cette situation contre les Kurdes». Bonne leçon de pragmatisme otanien… Par ces mots elle se différencie très nettement d’E. Macron, en révélant sa totale impuissance et la reconnaissance de la situation de facto. L’entrée en lice des forces syriennes (et donc de la Russie) ne peut alors être qu’une bonne nouvelle car elle va permettre de pacifier la région…au détriment des kurdes qui se retrouvent projetés dix ans en arrière !

    Et au bilan, les forces militaires occidentales de l’OTAN auront disparu de la zone avant la fin de l’année, car sans soutien US elles ne sont rien. Au grand bonheur des russes ?

    Cette affaire aura donc fait encore trois dindons : les kurdes en premier, l’ONU et l’Europe en seconds, et surtout aura consacré la fin de la crédibilité et de l’autorité de Mr Trump, et peut-être avec lui celle des États-Unis.

    J’attends impatiemment que les faits me donnent tort…et vos commentaires avisés sur cette hypothèse.

    1. « Et au bilan, les forces militaires occidentales de l’OTAN auront disparu de la zone avant la fin de l’année, car sans soutien US elles ne sont rien »

      Ce point n’est pas tout à fait exact. La France du moins aurait la possibilité de remplacer les Américains dans leur rôle de protecteur des Kurdes, ce exactement de la même manière qu’ils le faisaient c’est-à-dire avec seulement des forces légères sur place mais interdisant en pratique au Mini-Sultan d’attaquer, du fait des conséquences s’il le faisait c’est-à-dire une guerre contre la France. Laquelle n’a certes pas une flotte de bombardiers géants B52, B1 et B2 comme les Etats-Unis mais dispose quand même des moyens de faire très mal à la Turquie si elle le choisissait, donc de dissuader une attaque turque contre ses troupes.

      Voir pour des détails :
      https://lavoiedelepee.blogspot.com/2019/10/linvisible-armada.html
      http://www.air-defense.net/forum/topic/2812-la-turquie/page/190/?tab=comments#comment-1251816

      Simplement, le président de la République a choisi de ne pas le faire. D’aucuns soutiennent que l’option a bel et bien été envisagée, mais il ne l’a pas suivie.

      Bonne ou mauvaise décision c’est discutable. Mais en tout cas c’était bien un CHOIX.

      1. Merci pour cette précision et le lien vers un article qui me permet de retrouver la trace d’un copain d’il y a 35 ans !
        La France avait peut-être politiquement le moyen de décider de rester sur le terrain. Mais pas militairement. Étant donné l’intégration totale dans le dispositif militaire de l’OTAN depuis 2011 – merci Sarkozy – nos forces spéciales sur le terrain ne sont et ne peuvent rien sans l’appui logistique et opérationnel US. Leurs moyens de communications, de positionnement et d’engagement sont au standard US et ne peuvent presque plus opérer seuls. À moins de déployer du lourd, soit 2 à 3 régiments sur le terrain plus la logistique, un appui aérien permanent à partir du porte-avions qui ferait des ronds dans l’eau au large de Chypre, et une couverture de détection et de relais de communication par des AWACS.
        Non que nous ne soyons plus en mesure de mener une telle opération, mais sur le plan politiquo-stratégique c’est un casse-tête insoluble. Cela veut dire développer un concept d’opération militaire tournée contre un un pays allié de l’OTAN. C’est tout bonnement impossible !
        Sauf si le CAN (Conseil de l’Atlantique Nord) se réunissait pour exclure la Turquie, ce qui reviendrait aussi à une déclaration de guerre, politique a minima.
        Nous mesurons donc là les gravissimes conséquences de la décision de Sarkozy de réintégrer le commandement militaire intégré en 2011, privant ainsi définitivement notre pays de son indépendance de décision dans une telle crise.

      2. Merci pour cette discussion intéressante, mais je dois dire que je ne vous suis pas entièrement. Je comprends que vous avez une forte expérience de l’armée – tout particulièrement la sécurité nucléaire – et j’approuve l’idée que le retour dans le commandement militaire intégré de l’OTAN décidé par Sarkozy était une décision sotte et d’ailleurs à contre-courant de l’Histoire.

        Cependant :
        – Les moyens de communication des FS françaises ne sont à ma connaissance pas dépendants de matériel américain. Le poste PR4G par exemple est un standard français. Et la défense a investi et continue d’investir dans les réseaux de communication – c’est même un axe prioritaire pour améliorer la capacité de combat
        – Tant que Galiléo n’est pas pleinement opérationnel, le positionnement des forces françaises dépend certes du GPS. Mais cela n’empêche pas d’opérer sans le soutien américain, de même que je n’ai pas besoin de l’approbation du haut-commandement américain pour utiliser la fonction navigation de mon téléphone
        – D’une manière générale, les FS françaises sont intervenues dans les dernières années – pour ce que l’on en sait – au moins en Afrique et en Mer Rouge, à plusieurs reprises, sans aucun militaire américain pour les cornaquer
        – Un soutien aérien pourrait continuer d’être organisé à partir de la base Prince-Hassan en Jordanie – ce pays est demandeur d’un renforcement et d’une pérennisation de la présence française. Ce serait bien moins coûteux et aussi plus facile à maintenir dans la durée qu’un déploiement du porte-avions
        – S’agissant du développement d’un concept d’opération tourné contre un pays allié, c’est bien ce qu’ont fait les forces turques il y a quelques jours lorsqu’elles ont tiré à l’artillerie lourde juste à côté d’une unité militaire américaine. Ceci « par hasard » et « par accident », bien entendu, ne croyez pas ceux qui prononcent le mot d’intimidation ! Visiblement, le fait que les Etats-Unis soient leur allié dans l’OTAN ne semble pas les avoir arrêtés longtemps…
        – Le concept opérationnel d’une intervention française en soutien des Kurdes – si le président Macron l’avait décidée – n’aurait au demeurant rien eu de très original : protection et interposition, garantie par une capacité crédible de représailles insupportables. Cette capacité étant constituée par le fait que la Turquie ne continue à avoir une Armée de l’air et une Marine… que parce que la France le veut bien. Capacité bien sûr pas destinée à être utilisée, et qui ne le serait pas d’ailleurs, pourvu que les « bons » messages soient passés discrètement au président turc et que celui-ci ne soit pas irrationnel – je le crois tout à fait réaliste au contraire, il ne s’attaque qu’à nettement plus faible que lui

        Je pense pour ma part exactement à l’opposé de ce que vous écrivez : la France aurait les moyens militaires d’intervenir. En revanche, politiquement parlement, c’est une question ouverte. Et en tout cas la décision de Macron semble clairement prise.

        Encore une fois, je ne la remets pas nécessairement en question : il dispose forcément d’éléments qui ne sont pas dans le domaine public. Mon point étant que c’est un choix, et que le choix inverse était possible aussi.

  2. Pro-Trump contre anti-Trump, guerre sans merci. Les plus folles certitudes comme les pires corruptions se retrouvent dans les deux camps. À quoi cela rime-t-il pour nous de prendre parti ? Les USA restent les USA… La lucidité et le courage devraient nous commander de prendre nos distances avec ce pays de plus en plus dominateur, hégémonique, adepte de la force.

      1. Mais, non, continuez : expliquez-nous pourquoi le proto-fasciste et ses adversaires, c’est chou vert et vert chou, j’aimerais savoir.

        Ce que je vois moi, c’est ceci.

      2. Intéressante planche… j’ignorais.

        Fouillant un peu, je tombe sur cette version plus complète rassemblant toute l’histoire – qui semble avoir été dessinée en 1933
        http://www.forum-tintinophile.com/t4097-Le-coup-de-force-allemand.htm

        On se perd en conjectures : Hergé était-il d’une naïveté à ce point confondante ? Ou bien s’agissait-il de second degré ? Les planches en tout cas ne semblent pas avoir été publiées.

        Réflexion faite, il faut dire aussi que beaucoup, beaucoup de monde a cru aux protestations de pacifisme de Hitler. S’il est tombé dans le panneau, Hergé n’était certes pas le seul.

        « Hitler, s’il était fort, ne laissait pas d’être habile. Il savait leurrer et caresser » (De Gaulle, Mémoires de guerre)

      3. On appréciera en particulier l’image d’un Hitler débonnaire joueur d’accordéon pendant que les jeunes gens jouent ensemble… et le vilain gendarme belge qui ne peut supporter ça et insiste pour qu’on se fasse la guerre 8-( !

      4. Une vidéo n’est qu’une vidéo, aussi ignoble soit-elle.
        Un certain nombre de régions du monde sont survolées en permanence par des drones US qui de temps à autre laissent tomber une bombe ou tirent un missile. Et ça ne date pas de Trump. Et c’est pire qu’une vidéo.
        Nous vivons sous la pax americana. Ça ne date pas d’hier et il n’y a pas de quoi en être fiers. Alors Bush ou Clinton ou Trump…

      5. Oui : « Tous pourris ! » Voilà, vous l’avez dit. L’avantage pour nous c’est qu’étant partisan du jugement à l’emporte-pièce, vous n’avez rien à ajouter à cela et que nous allons pouvoir nous passer de vos « chou vert et vert chou ».

        Comme vous allez avoir des loisirs, pourquoi ne vous concentrez-vous pas sur la question « Le réchauffement climatique a-t-il une origine humaine ou bien est-ce juste ‘la faute à pas de chance’ ce qui nous permettrait de ne rien changer à nos habitudes et de considérer que les opinions de Mlle Greta Thunberg sont des lubies dues au fait qu’elle est dérangée mentalement, et que d’ailleurs ‘L’écologie c’est la paix’ ce qui justifie de ‘réprimer très rapidement’ Extinction Rebellion (Mme Segolène Royal) ? »

        Je suis sûr que la question vous occupera un moment. N’hésitez pas à nous revenir dans 2 ou 3 mois. Pendant ce temps-là, nous pourrons plancher sur les question importantes comme « Comment éviter l’extinction ? », « Comment stopper le nouvel Hitler ? ».

      6. Les sympathies d’Hergé dans les années 30 ont été abondamment documentées : il est né et a baigné dans un milieu réactionnaire dont il était un représentant non-critique. La suggestion que cette planche est du second degré ne présente aucun degré de plausibilité.

        Hergé a viré sa cutti grâce à son ami Tchang : Tintin au pays des Soviets, en Amérique, au Congo, est un raciste de droite extrême, Tintin au pays du Lotus bleu est un humaniste anti-raciste, ce qu’il restera dieu merci.

      7. Non, je n’ai pas dit « tous pourris ». J’ai dit que, jusqu’à preuve du contraire, les USA étaient les USA.
        Pourquoi mélangez-vous tout ?
        S’il s’agit de sortir du capitalisme, avouez que Clinton ou Trump (ou Macron ou Le Pen) c’est du pareil au même.
        Oui, il y a réchauffement climatique catastrophique ; oui l’activité humaine y est pour beaucoup ; oui, nous devrions changer très profondément nos modes de vie ; non, ça ne date pas de Trump ; non, ce n’est pas la faute au seul Trump si les décisions qui devraient être prises ne le sont pas.

        Faisons ce qu’il est en notre pouvoir de faire, ça oui ! et si la France ne le fait pas qui le fera ?Mais ne montrons pas du doigt le supposé responsable des malheurs à venir.

        Si je peux me permettre une image, pour me faire comprendre : nous sommes comme des insensés lapidant ensemble une victime sans défense, la terre. Pris dans une telle foule le choix est entre 1/lancer ses pierres comme les autres, 2/s’opposer à la foule, 3/se retirer. Le choix 1/ est le nôtre pour l’instant, il est criminel. Le choix 2/ est sans espoir, nul ne fait le poids face à une foule. Il reste le choix 3/ celui que la France devrait faire, en espérant être suivie.

    1. Denis, on ne peut pas mettre sérieusement sur le même plan les certitudes de Trump et celle de Warren ou Biden. Là on change de catégorie, avec Trump c’est la mafia aux commandes, tous les coups sont permis. Ou alors précisez votre pensée, parce que là j’ai bien peur que vous fassiez un procès d’intention à ce pays, lequel est divisé non pas de façon artificielle, mais sur des questions de fond.

      1. Eisenhower en 1961 :  » (…)Cette conjonction d’une immense institution militaire et d’une grande industrie de l’armement est nouvelle dans l’expérience américaine. Son influence totale, économique, politique, spirituelle même, est ressentie dans chaque ville, dans chaque Parlement d’Etat, dans chaque bureau du Gouvernement fédéral. Nous reconnaissons le besoin impératif de ce développement. Mais nous ne devons pas manquer de comprendre ses graves implications. Notre labeur, nos ressources, nos gagne-pain… tous sont impliqués ; ainsi en va-t-il de la structure même de notre société  »

        Cette immense institution militaro-industrielle, à l’ « influence totale », a encore immensément prospéré depuis. Et il semble bien que, avant même que Trump ait pris ses fonctions, elle ait cherché à l’abattre. Je comprends qu’on combatte Trump mais, si on le fait, il faut accepter une telle alliée.

      2. Denis,
        vous admettez que le complexe militaro-industriel a prospéré sous Trump.
        Pourquoi devrions alors minimiser sa nuisance au prétexte que d’autres, qui pour l’heure n’ont aucun pouvoir politique, pourraient en faire autant ? C’est absurde ; on combat les ennemis dans l’ordre où ils se présentent et agissent. .

  3. Pouvez-vous préciser quelles sont les sources sur lesquelles vous vous basez pour affirmer que la popularité de M Trump serait sous les 40%?

    En effet, selon Vox et CNN (pas particulièrement pro-Trump), il n’y a pas de preuve évidente que les accusations envers Trump sur l’Ukraine augmentent le pourcentage d’électeurs qui désapprouvent sa politique ou diminuent celui de ceux qui approuvent la politique de M Trump.

    Il semblent au contraire que cet épisode radicalise chaque partie sur ses positions mais n’altère pas l’équilibre global.

    Voir notamment ici

    https://projects.fivethirtyeight.com/trump-approval-ratings/adults/

    1. Ah ! Vous me prenez vraiment pour une bleusaille ? Vous nous montrez pourquoi il est si difficile de prédire les crises : parce que la série chronologique sur plusieurs mois, plusieurs années semble dire Rien A Signaler. A certains moments il faut pouvoir ne donner d’importance qu’aux deux derniers chiffres, voire seulement au dernier. Si on est assoupi au volant, on ne voit rien venir : tout a l’ait comme avant.

      1. Ah bon!? Les deux derniers chiffres, certains appellent ça la marge d’erreur mais soit… 😉
        L’impopularité de M Trump a connu des pics à 57,9% en août 2017 et à 56,4% en janvier 2019; mais cette évolution péjorative ne s’est pas confirmée par la suite, que du contraire.
        Une analyse sur « les deux derniers chiffres » à cette époque aurait mené à conclure à sa destitution imminente. Il est (malheureusement) toujours là.
        Il me semble plutôt que sa base électorale, complètement engluée dans une parano complotiste, est totalement imperméable aux « gate » ukrainien ou russe.

      2. C’est votre « il me semble » qui distingue les gens bien informés, des autres.

        55% pour impeachment maintenant contre 47% en juillet … et c’est un sondage Fox News

      3. Personnellement je réserve mon jugement. Le sondage montrant le passage de 42% à 51% des Américains souhaitant la destitution de Trump doit certes être pris en compte.

        Mais également la série longue des sondages d’opinion favorable ou défavorable de Trump. Or, celle-là non seulement est remarquablement stable depuis son élection, la moyenne des opinions favorables restant toujours dans une fourchette de 38% à 44%, mais elle le demeure aujourd’hui, à un peu plus de 41% au 14 octobre… imperturbablement.
        https://www.realclearpolitics.com/epolls/other/trump_favorableunfavorable-5493.html

        Faut-il penser que le sondage approuvant la destitution à 51% est un feu de paille ? Faut-il penser que ce sondage montre bien une tendance réelle, mais qui buterait sur le noyau de 40% des partisans de Trump « quoi qu’il en soit » – et en effet il y a bien 40% des Américains pour continuer à refuser même la simple mise en accusation de Trump ? Je ne sais pas.

        Mais il me paraîtrait en tout cas dangereux de destituer un président soutenu par un bloc solide de +-40% d’un pays. On verra la suite, mais personnellement – tenant aussi compte du fait que la destitution de Trump signifierait une présidence Pence lequel n’a pas beaucoup de points positifs sur Trump, mais est plus va-t-en-guerre que lui – j’espère plutôt l’élection d’un(e) démocrate dans un an… sans trop de dégâts d’ici là. Ce dont il n’existe aucune garantie certes. Mais pas tellement plus avec un président Pence.

  4. d’accord avec le raisonnement de Yves de Bressy, mais il me semble qu’il oublie un élément d’importance (et que je ne vois nulle part) :
    les Turcs aussi ont eu à subir des attentats des djihadistes, or ils favorisent leur « libération » des prisons où ils étaient, cela m’étonnerait que les Turcs se réjouissent en cas de nouveau attentats : la Turquie est un des pays le plus proche d’eux pas comme l’Europe.

    1. Bonsoir Annie,
      effectivement ce sujet est autrement moins plaisant que le léchage des assiettes 🙂
      Les « djihadistes » il y en a de toutes sortes et à la solde de divers acteurs. Le Qatar en a soutenu et armé pas mal de groupes, l’Arabie Saoudite aussi, mais pas que. Rappelons-nous que nos forces spéciales ont transporté et débarqué à Tripoli des éléments affiliés à l’EIIL (État Islamique en Irak et au Levant) en 2011 pour déposer Khadafi, et que peu de temps après ils s’appelaient Al-Nosra en Syrie, soutenus par des la DGSE qui s’est fait « coincer » une dizaine d’officiers par les syriens.
      La Turquie d’Erdogan a largement commercé avec Daesh au Kurdistan irakien, leur achetant du pétrole bon marché hors du cadre de l’OPEP, et la cessation de certains accords sous la pression de la Russie ou des États-Unis peut avoir entraîné quelques retours de flamme.
      Mais dans mon hypothèse, qui est liée à une impression ou une intuition, j’estime que la priorité de Poutine est de mettre les US hors-jeu, avec leurs supplétifs européens. Après, il aura les mains libres pour régler la question de Daesh à sa manière, il n’est qu’à voir comment Alep et Idlib ont été « reprises ».
      De plus, avoir avoir retourné la carte majeure de l’OTAN, la Turquie*, il s’attaque à ses ennemis jurés (dans le commerce du pétrole et du gaz) que sont l’Arabie Saoudite et le Qatar en réduisant leur sphère d’influence dans la région, avec son allié iranien (les ennemis de mes ennemis peuvent être mes amis), et fort de la mise sur la touche de Trump. L’Arabie ne vient-elle pas de proposer une médiation à l’Iran par l’intermédiaire du Pakistan ? C’est un signe, MBS sent le vent tourner.
      * La livraison de missiles russes à la Turquie (je doute que les turcs les aient même achetés) signe la sortie de facto de la Turquie de l’OTAN. 2 systèmes de défense anti-missiles (celui de l’OTAN, anti-russe, et celui de la Russie, anti-OTAN) pourront difficilement cohabiter dans u même espace. Ça va obliger l’OTAN à redéployer le sien en Grèce et en Bulgarie et, pour la première fois de son histoire, à reculer face à la Russie.

      1. « Rappelons-nous que nos forces spéciales ont transporté et débarqué à Tripoli des éléments affiliés à l’EIIL (État Islamique en Irak et au Levant) en 2011 pour déposer Khadafi »

        Voilà un rappel utile, et qui permet d’apprécier la compétence impressionnante des forces spéciales françaises.

        Oui, parce que transférer en 2011 en Libye des combattants d’une organisation l’EIIL qui n’a existé qu’à partir de 2013, et dont le prédécesseur était strictement limité à l’Irak… faut vraiment être fortiche, y a pas à dire !

        Je me permets de mon côté de rappeler que nous vivons une époque de propagande déchaînée, qui vient de tous côtés, tout particulièrement en temps de guerre. Fort heureusement, une partie importante de cette propagande est tout simplement mal faite, et s’écroule si on fait quelques vérifications. J’essaie de les faire à chaque fois que c’est possible 🙂

    2. Oh Annie!
      A partir de 1915, les Turcs ont beaucoup souffert des agissements inamicales des Arméniens. Allah merci, ils ont su y mettre fin. Et sans sortir de chez eux.
      Et ils ( les Arméniens) n’étaient pas les seuls, loin de là.

      Il faut le redire: les terroristes de Daech, auteurs des attentats de Paris, ont utilisés en toute tranquillité la Turquie comme lieu de transit entre la Syrie Daéchique et la France ( et la Belgique), avec un petit crochet touristique en Égypte.

      Les Kurdes ont amplement documenté les alliances et interpénétrations entre Daech et les ‘Services’ du voisin du Nord de la Syrie.

  5. Ce qui est risible dans toute cette pénible histoire c’est la naïveté biblique de certains qui pensent que l’unique cause de tout ces problèmes est le bonhomme trump , un peu comme ceux qui croyaient que l’unique façon de faire revenir la pluie était de sacrifier le sorcier 🙂

  6. Que pésent quelques dizaines de morts supplémentaires dans des attentats au regard d’objectifs politiques et stratégiques majeurs ?
    Sinistre comme raisonnement mais les enjeux sont tels dans cette région que les calculs les plus machiavéliques ne sont pas à exclure.

  7. (Hors-sujet sur ce fil, mais pas sur ce blog)

    Dans la série « Devine qui vient dîner ce soir », Textron (Etats-Unis) a dévoilé le prototype d’un char-robot Ripsaw M5, conçu en réponse à un besoin exprimé par les forces armées américaines. Voici une petite vidéo sur leurs activités : https://www.youtube.com/watch?v=s-oB3lwJEls

    Nous y apprenons que ces équipes sont à la fois des « rêveurs » et des « réalisateurs », ce qui leur permet d’être des « disrupteurs ». Ceci dans le domaine des véhicules de combat robotiques pour l’armée de terre, comme dans les domaines aériens et maritimes. Voilà qui nous « vend du rêve », effectivement…

    Des détails supplémentaires dans cet article https://www.military.com/daily-news/2019/10/14/textrons-unmanned-battle-wagon-will-be-able-hold-and-launch-other-robots.html où je note cette intéressante remarque :
    « Ce sera un hybride de système télé-opéré, allant vers plus d’autonomie en progressant suivant les exigences de l’armée »

    En somme, ce genre d’engins est bien prévu pour être des drones, c’est-à-dire des machines télé-opérées sous contrôle humain total. Mais seulement dans un premier temps. A terme, on tentera de donner de plus en plus d’autonomie à la machine, afin qu’elle devienne un véritable « coéquipier » pour les soldats.

    Naturellement la décision de faire feu restera réservée à l’humain. Mais au fur et à mesure que l’autonomie des drones, puis des robots augmentera… ce ne sera plus pour raison technique, mais seulement pour raison politique. Autrement dit, une convention humaine.

    Reste bien sûr la question de savoir si cette convention « tiendra » toujours. Si donner à une machine le pouvoir de décider de manière autonome quand faire feu restera un tabou…

    Ou pas.

  8. Gaïa va rouspéter cette année. Elle va rougir de colère année après année. Les humains les moins dignes Sans ficheront. Certains trop fragiles accuseront leur Dieu. Mais ça va saigner. Et les prophètes de malheur deviendront malgré eux des phares.
    Il va être plus facile de discerner les humains ne rechignant pas à prendre un autres humains dans les bras de ceux peureux ou méprisants et autres snobinards croyants que leur sueurs sentent la rose.
    Mes amis tenez bon dans l’adversité faut se serrer les coudes. Et quand Gaïa s’y met les coudes semblent si dérisoires.

    1. « S’exprimant à Paris, un haut fonctionnaire français a conseillé une « extrême prudence » quant aux chances de parvenir à un accord satisfaisant pour les capitales de l’UE. »

      Ah bon ? Auriez-vous mal ou pas lu le titre ET l’article de libération, pinaillant en survolant en cerf-volant ? Un orgelet scrofuleux naissant peut-être ? : brexit-un-accord-en-vue-mais-ardu !

      « Tout ce qui brille n’est pas d’or. »

      C’est ben vrai ça. Et qui dort, dîne, et ne renverse pas le sel sur la table, vain Dieu, ça porte la poisse. Brrr.
      Et si ma tante en avait, la pôv, elle repasserait sur le billard avec Anasthésie en ouvrant son parapluie à l’intérieur, en live et sans filet, avec un cheval à vapeur dans chaque main et un trèfle à huit branches, à minima, pour ne pas souffrir des dommages collatéraux.

      Il est l’or …de se réveiller
      Brexit. Les « bases » de l’accord « sont prêtes »
      «  »Les bases d’un accord sont prêtes et, en théorie, demain nous pourrions approuver cet accord avec la Grande-Bretagne », a dit Donald Tusk aux journalistes polonais à Bruxelles. « En théorie, d’ici sept à huit heures, tout devrait être clair », a-t-il ajouté »
      https://www.letelegramme.fr/monde/brexit-les-bases-de-l-accord-sont-pretes-16-10-2019-12410620.php

      « Tout ce qui brille n’est pas d’or. »

      C’est ben vrai ça. Et qui dort, dîne, et ne renverse pas le sel sur la table, vain Dieu, ça porte la poisse. Brrr.
      Et si ma tante en avait, la pôv, elle repasserait sur le billard avec Anasthésie (plus on est de fous…) en ouvrant son parapluie à l’intérieur, en live et sans filet, avec un cheval à vapeur dans chaque main et un trèfle à huit branches, à minima, pour ne pas souffrir des dommages collatéraux.

      « mais ce qui compte, c’est le contenu, et nous n’avons encore rien vu. »
      Ben vi, ben vi, je ne vous le fais pas dire. La bandaison papa…

      God save the Queen, et ses précieux, énormes, et fascinants bijoux de famille.
      Que ma joie dem’or !

      « Sur Mars, il fait 160 degrés à l’ombre. Mais on n’est pas obligé d’aller à l’ombre. »
      Jean Yanne

    1. « Des sources britanniques ont exhorté à la prudence face aux informations selon lesquelles un accord pourrait être prêt d’ici la fin de la journée, suggérant que l’optimisme était un stratagème de négociation pour faire pression sur Londres afin qu’elle fasse davantage de compromis. »
      https://www.thetimes.co.uk/edition/news/brexit-will-be-delayed-until-next-year-even-if-deal-is-reached-tonight-9qhrflxfv

      « S’exprimant à Paris, un haut fonctionnaire français a conseillé une « extrême prudence » quant aux chances de parvenir à un accord satisfaisant pour les capitales de l’UE.
      Ce ne sont pas les Irlandais qui concluront l’accord « , a déclaré le fonctionnaire. « Oui, il y a une meilleure ambiance, mais ce qui compte, c’est le contenu, et nous n’avons encore rien vu. Quoi qu’il en soit, nous voudrons l’examiner en détail. »
      https://www.theguardian.com/politics/2019/oct/15/boris-johnson-close-to-brexit-deal-after-border-concessions

      Tout ce qui brille n’est pas d’or.

  9. Je crois qu’il y a un scandale.
    Je vais essayer de faire du bruit.
    Je me faisais livrer par une entreprise qui s’appelait artisans et terroirs qu’il faisait attention aux produits et à la localité.
    Il faisait du profit un petit peu.
    Il se développait.
    Ils ont été arrêté par la justice.
    2000 lyonnais se nourrissait grâce à eux.
    C’est un coup des grandes chaînes.
    En avant pour repolluer du coup

    1. Merci.

      Parce que faire des émissions grand public pour préserver le climat d’un côté et de l’autre faire en sorte que la justice ferme les initiatives qui fonctionnent et ont de l’avenir,
      Ça va 2 SECONDES

  10. Bonjour,
    Comment doit-on comprendre le titre de votre dernier livre?
    – la chute de quelque chose d’éphémère,
    – ou la chute d’une météorite qui entraînera notre extinction?
    Vous me direz que je n’ai qu’à lire votre livre, ok, mettez-le en creative common et pas de problème. Non, je plaisante, je vous mettrai prochainement un autre commentaire plus « sérieux ». J’aime beaucoup ce que vous faites. A bientôt.

    1. @Christian MOYON

      j’aime bien les plaisanteries, entre les propos sérieux 😉
      surtout quand elles économisent du papier, du CO2, de la monnaie, et tout le toutim…

      Concernant les serveurs (sollicités par nos commentaires), ils sont de moins en moins voraces… dommage que leur puissance soit très très mal utilisée !

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