Archives par mot-clé : Nouriel Roubini

COMMENT EXPLIQUER LA DISTRACTION DES COMMENTATEURS FINANCIERS ?

Tiens, une fois de plus, Nouriel Roubini et moi sommes pratiquement seuls à avoir noté une chose qui a échappé aux autres. La première fois c’était la crise des subprimes qui se profilait à l’horizon, cette fois-ci, c’est que le vote hier au Congrès et au Sénat américains n’a fait que déplacer le problème qu’il s’agissait de résoudre, du 1er janvier au 1er mars :

The deal reached in Washington on New Year’s day prevented the US economy from falling off the so-called fiscal cliff. However, given the dysfunctional nature of the American political system, it won’t be long before there is another crisis. Two months, in fact. If no action is taken by March 1, $110bn of spending cuts will commence.

Comment expliquer cette distraction chez tous les autres ? Ah ! leur souci du moral des troupes ! C’est certainement cela !

P.S. : Roubini rappelle que l’électeur républicain moyen est plus âgé et… moins riche, que l’électeur moyen démocrate, pourquoi alors cet enthousiasme chez les représentants du peuple républicains contre l’imposition des plus riches, et pour la destruction de leur État-providence minimaliste ? Parce que les électeurs républicains ne savent pas lire ? Sont tous achetés (et donc vendus) ? Sont lecteurs de La servitude volontaire, et ont décidé d’être pour ?

Tant de questions à résoudre ! Et si peu de temps pour le faire !

 

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L’actualité de la crise : LA BCE, DONJON DU SYSTÈME, par François Leclerc

Billet invité.

Fort à propos, la chancelière Angela Merkel vient d’avouer être impliquée dans « une multitude de discussions pour pouvoir envoyer un signal fort le 11 mars ». Une manière de décrire la situation de grande confusion qui prévaut actuellement en Europe, qui n’est pas prête de se résorber, amenant la Banque centrale européenne (BCE) a passer à l’offensive.

Constatant que les gouvernements ne parviennent pas ou ne se résignent pas à assez serrer les boulons, et à faire prendre en charge le payement de l’addition par les contribuables comme elle l’estime primordial – ce n’est pas faute de l’avoir souligné – elle entend désormais peser de tout son poids pour les amener à résipiscence. Disons-le simplement, elle sort de son mandat officiel – la lutte contre l’inflation – pour défendre les intérêts du système financier envers et contre tout. Voici comment.

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« Contre toute attente »

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Les expressions ont une histoire et, tout comme chacun de nous si l’on en croit le pop-artist Andy Warhol, elles ont au moins un jour, leur cinq minutes de célébrité. Vous avez donc dû noter cette semaine, la montée en puissance de « contre toute attente ». Tous les mauvais chiffres l’ont été en effet « contre toute attente ».

« Contre toute attente » de qui, vous demanderez-vous, eh bien, contre toute attente des économistes consultés par les agences de presse. Les économistes ne s’étaient pas montrés particulièrement perspicaces à voir venir la crise. Ils ne l’ont pas été davantage à l’interpréter. Et les choses ne s’arrangent guère apparemment, qu’il s’agisse des chiffres du chômage qui se détériorent « contre toute attente » aux États-Unis, de la croissance au Royaume-Uni qui plonge elle aussi « contre toute attente », du ralentissement « contre toute attente » de l’expansion en Chine, etc. etc.

Les analystes ont été nombreux, de Joseph Stiglitz à Nouriel Roubini, en passant par John Mauldin et par votre serviteur, à annoncer dès l’année dernière le « double dip », le double plongeon ou l’évolution en « W » de la situation économique, à venir pour cette année. Qu’importe : sa concrétisation a lieu « contre toute attente ». Beau temps pour les prophètes en effet : la pratique de leur métier s’avère de moins en moins difficile.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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