270 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 4 juin 2010 »

    1. Citation :

      On se rend compte au contraire que le bien-être matériel finit par produire un mal-être intérieur, qui se vérifie à mille indices

      ==============================

      Oui c’est pourquoi je me sens si mal, à cause du bien être matériel. je le savais.

    2. L’improbable est qu’un sauveur apparaisse.

      Mais certains l’attendent.

      Il a donc des chances.

    3. Oui, Marlowe.

      Comme dans tous les films et séries américaine, d’ailleurs. Soit, mieux accepter la domination du sauveur, avec le message strictement opposé de l’american dream où chacun peut réussir par lui-même…
      Compensation, tout simplement.

      Il faudra tout de même surveiller la montée de l’extrême-droite…

    4. @ Yvan :
      Comme la marine (marée), elle monte après être descendue. Mais rien à voir avec La Royale.

  1. Bien agréable d’avoir un avis en direct de M. Roubini, M. Jorion, sans doute de la logique en fait.

    Nous avons tous compris que les dettes ne seraient jamais remboursées, la croissance est aujourd’hui accaparée par les pays émergents donc aucun espoir de voir celle-ci apurer la dette dans le temps comme par le passé, la disparition des usines et la montée de la productivité rend caduque, dans les règles économiques actuelles, toute baisse rapide et importante du chômage, les budgets ne sont pas prêts de redevenir bénéficiaires.

    Quant à l’Europe, c’est désormais du chacun pour soi, c’était le cas auparavant mais tous en profitaient, maintenant il va falloir payer et là ce n’est plus la même histoire, deux informations importantes, le DG de Volskwagen délaisse la voiture électrique pour se consacrer totalement à la Chine, idem pour Peugeot, bref l’Europe n’est plus dans l’air du temps…si l’Euro explose, juste revenir aux frontières, aux taux de changes flottants, cela va créer une désorganisation qui elle aussi se retournera contre l’activité en Europe, remarquez disant cela, je montre que l’attaque contre l’Euro est une bonne solution pour déséquilibrer l’Europe et pour longtemps.

    La tergiversation actuelle de tous les décideurs est de se dire qu’il faut espérer que le système reste en l’état, ne pas énerver les prêteurs en espérant qu’ils de réclameront pas trop le remboursement de leurs prêts, ensuite nous le savons, nous sommes entré dans le temps du moment présent, à chaque jour suffit sa peine, je ne suis élu que pour 4 ans alors faisons tout pour éviter les vagues et après moi le déluge, ou alors ce qui est pris est pris pour les spéculateurs actuels.

    D’ailleurs je me dis qu’il ne faut pas énerver les banquiers, ce sont eux qui ont le contact avec les créanciers, eux peuvent les calmer, leur dire que la rentabilité est bonne, taisant le risque du non-remboursement, ne serait-ce pas in finé la raison de la non-intervention, le jeu des USA-Chine est symptomatique, les chinois savent qu’ils peuvent perdre ce qu’ils ont prêté aux USA mais ils savent aussi que s’ils demandent le remboursement ils perdent leur principal client…et ils perdent tout le reste.

    En fait on sent confusément et inéluctablement, pour ceux qui cherchent à ne pas se voiler la face, que quelque chose de fort se prépare, curieusement nous sommes tétanisé à cette idée, se faisant nous entrons inconsciemment dans le rôle des tous puissants qui ne bougent pas, bref nous nous voilons inconsciemment nous aussi la face car nous avons peur, le fait de se dire que nous ne sommes rien est aussi et sans doute une excuse.

    J’ai hier tenté d’expliquer à deux personnes combien la voiture électrique était un leurre, combien le pétrole était une chose qui allait nous échapper, à chaque fois la réponse était ils ont des trucs dans leur carton, d’ailleurs me dit l’un d’eux, le moteur à eau c’est Total qui a acheté le brevet et son inventeur vie richement au Brésil, ensuite me dit l’autre, je connais quelqu’un qui va investir dans les batteries, il ouvrira les boitiers, plongera les électrodes dans une solution, refermera la batterie et la revendra… ILS gardaient cela dans leur coffre car sinon ILS ne vendraient plus de batteries depuis longtemps…

    Voilà nous sommes tellement habitué à cette croissance, à profiter de la richesse matérielle que nous offre le monde que nous nous voilons la face et pensons que la créativité de l’homme est sans borne.

    L’est-elle d’ailleurs, hier à un moment je me suis dit et s’ils avaient raison, si mon réalisme-pessimiste était une erreur, du défaitisme de ma part, bref j’aimerai que cette crise éclate rapidement ou non pour savoir si je suis en fin de compte un pessimiste ou un réaliste…

    Ce faisant je retiens que M. ROUBINI se pose aussi la question de savoir si tous les banquiers ont sciemment alimenté la crise des subprimes, cela signifie que lui aussi n’a pas toute l’information…

    1. Beaucoup d’humains croient que l’homme n’est pas foncièrement mauvais.

      Après les accords de Munich, Bernanos disait que la lâcheté et la bêtise étaient les « qualités » les mieux partagées.

      A la fin de la guerre, il le pensait toujours.

    2. Le problème est que les décideurs politiques ne sont en réalité pas plus sages que le citoyen lamda. Les évenements vont très vite, trop vite pour y voir clair dans ce monde devenu complexe. Je sens une espèce de dèsorientation et même accablement – bien caché au public – dans le milieu politique. Il est vrai que l’on essaye en ce moment de sauvegarder à tout prix les systèmes existants. Ce que l’on a toujours fait en cas de crise, et ce qui n’a jamais réussi.

    3. Sur la question de batteries changeables rapidement :
      batteries-that-go-with-the-flow
      C’est ce qu’on utilisera dans la tranche 10-30 MW pour pallier les inconstances du vent et du soleil.
      « grid-ready » = connectables sur le réseau (moyenne tension).

      Pas convaincu qu’on soit en face de quelque chose de « grand », c’est un sentiment lié au contexte de décadence (perçue), ni plus ni moins, sauf que nous sommes dans le limes, ce coup-ci.

      Sur le pouvoir de la technique, il reste grand. Mais il est surtout grand pour nous abêtir collectivement grâce à nos merveilleux progrès dans les médias électroniques et la vidéo qui vous occupe le neurone quand c’est pas la Wii (avec la DS entre les deux).

      En face de la technique, la population passe par des seuils, comme l’explique Braudel. Chaque seuil de densité de population fait nucléer des formes (urbaines, sociétales,…) qui lui sont propres, sa concrétion en quelque sorte.

      L’avenir est donc incertain surtout en raison de la démographie, qui ne se résumera à rien de simple, la configuration d’une Terre « vieille », vraiment très vieille (Chine dans qqs décennies), est tout à fait inédite.

    4. L’euro ? S’il y a crise et explosion,
      après tout nos Nations ont laissé aller assez longtemps tout ce qu’il fallait pour y arriver.

      Comme d’habitude ils ne peuvent que répéter que LA crise est impossible,
      et donc ni plan, ni même de scénarios à envisager.
      Heureusement cette crise là on la verra au moins venir par l’épuisement des « plans de sauvetage » !
      Plutôt « plans d’endettement ».

      Inspirons nous de l’effondrement économique russe … d’abord autant d »experts » américains.
      Enfin changements vers des régimes plus autoritaires à cause des troubles intérieurs et extérieurs (Afghanistan, Somalie, Irak, Iran, Israêl etc. )
      Des tensions entre états aux USA, guerre des gangs sur la frontière avec le Mexique (comme en Bolivie). Le Canada en plein boom économique érige aussi une barrière anti-immigration illégale des yankees.

      En europe nous créerons probablement des zones monétaires flotantes
      – euro-mark (un coup dur, lien avec le rouble ? Pensons au accords gaziers)
      – rouble (d’autant plus attirant et en hausse par les matières premières)
      – euro-latin (une foire avant l’euro-dollar ? Euronext est déjà atlantique… mais cette zone dollar est inflatoire par les prix et en déflation d’activité+consommation, les PIB chutent. Comme en Grèce des actifs économiques sont soldés à des créanciers, banques et fonds souverains étrangers)
      – livre (la City en orgasme: un paradis de spéculations monétaires à coté de ses paradis fiscaux ! Ils exploitent au mieux ces opportunités espérées et favorisées depuis si longtemps.)

      Finalement c’est optimiste … ce scénario ne rouvre pas encore une fois les fosses communes « intra-communautaires » de Nations européennes rebalkanisées dans leurs glorieuses histoires.

    5. Lambert Francis dit :
      Le Canada en plein boom économique érige aussi une barrière anti-immigration illégale des yankees.

      MAIS: une entente officialisant la reconnaissance mutuelle de 26 métiers et professions entre les deux pays.( France et Québec )

      Cet accord permettra d’accélérer le traitement des demandes d’immigration des Français exerçant l’un de ces métiers ou profession.

      L’accord signé jeudi porte à 54 le nombre de métiers et professions mutuellement reconnus.
      http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2010/06/03/001-enetente-metiers-france.shtml

    1. Ne vous attachez pas à la forme. Le fond devient trop important.
      Je suis de la génération jean-basket, et j’ai été obligé aussi de me mettre à la cravate. Non sans mal…

      Si vous connaissiez par contre, le nombre d’imbéciles en cravate, vous en resteriez sur le assis, quoi.

    2. Il paraît que la cravate, c’est à cause des croates qui furent appelés par l’un de nos rois Louis, qui avaient tous une lanière autour du coup,
      et comme les français qui ne connaissaient pas encore dénommèrent la chose croate qui devint cravate
      (source :vers la fin des émissions « voix contre oreille », à priori celle sur « l’horreur européenne », c’est le sujet de l’intervention-minute de l’historien )

  2. La SG à nouveau sur le devant de la scène…

    http://www.zerohedge.com/article/kerviel-le-retour-rumor-massive-socgen-derivative-loss

    L’euro s’écroule à 1.20….Fillon dit que la parité serait une bonne chose (sic)…
    la chute de l’empire ponzi continue

    La Hongrie proche du défaut de paiement
    http://www.zerohedge.com/article/biggest-hungarian-commercial-bank-trading-halted-budapest-stock-exchange

    http://www.zerohedge.com/article/hungary-cds-offerless-100-wider-430-bps

    Et voici l’Autriche …..

    http://www.zerohedge.com/article/europes-core-burning-austria-next-implosion-radar-german-france-cds-blow-out

    Quel vendredi…on attend les fausses stats du chômage US …..

    1. « on attend les fausses stats du chômage US »
      Vraies ou fausses elles ne sont pas bonnes…
      On parlait de verticalité,dans le genre chute libre ,on risque d’être servi.

    2. L’Autriche sur le devant de la scène!
      Et à cause de la faillite hongroise!
      Le Crépuscule des Dieux! Wagner! Visconti! La chevauchée des Walkyries! Apocalypse Now!

      Quelle ironie jubilatoire!(mettez vous à la place des grecs, pour une fois juste pour le plaisir)

      La question est maintenant qui va devoir faire pénitence? Les leaders autrichiens devant l’assemblée de l’école autrichienne du Mont Pèlerin? Ou le contraire?

    3. @Piotr
      Si même les fausses statistiques sont mauvaises, je vous laisse imaginer la situation des vraies …

  3. dans les hôtels c’est toujours à l’étroit, même dopés aux 5 étoiles. il fait beau sur Zermatt, la lumière est claire, une escapades de nuit à la montagne serait divine; on rêve d’un plan média à plusieurs, Roubini (qui déclare « Il est vraiment temps de couper les vivres à UBS, Bank of America, Goldman Sachs ou JPMorgan Chase. Il faut les affamer. ») vous et d’autres irrécupérables, rendre aux mots leur portée, alors qu’aujourd’hui une puissance inouïe du faux fait qu’on se détourne, qu’on perd tous ses pouvoirs. Hugo écrit dans un passage des Misérables : “ Qu’est-ce qui arrête les révolutions à mi-pente ? C’est la bourgeoisie. Et pourquoi ? Parce que la bourgeoisie c’est l’intérêt arrivé à satisfaction. ”
    « Il y a les vivants, il y a les morts, et il y a ceux qui vont sur la mer » Platon: je verrais bien un genre conférence sur le Jeanne d’Arc parmi les vagues épaisses du golf du Mexique.

  4. Le fait que Monsieur Roubini vous pose cette question est très inquiètant.
    Il devrait, même s’il ne veut y adhérer, connaître les idées de Noam Chomsky.
    Et cela confirme les citations d’Einstein sur l’absolue nécessité de vouloir se défaire de ses préjugés.

    Le reste, l’aveuglement américain, la chute de l’Euro, sont accessoires.

    Bonne suite à vous. Ce doit être très intéressant.

    1. Accessoires, mais en cas d’explosion de l’Euro, je tiendrais mon pari de choucroute. Je suis bon joueur.

  5. Ok , il voit la zone euro exploser , mais quid des economies anglo-saxonne ? Les usa et r-u sont bien plus endettées ( secteur privé inclus , taux d epargne des ménages plus faible ) quel est sa vision pour ces cotés du channel et de l atlantique ?!

    1. Je vous sens anxieux.
      En cas d’ « explosion » de la zone Euro, les banques du monde entier (j’ai encore les vraies) s’écroulent. Par détiention d’obligations, de titres des autres, de panne complète des prêts interbancaires, d’impossibilité d’honorer les swaps entre banques centrales, de cotations monnétaires rendant les échanges internationaux impossibles, etc…
      Dans ce cas, une banqueroute générale apparaît. Mais toutes les banques de la planète ne possèdent plus l’argent des dépots. Evidemment. Leur ratios sont de 30 sauf en Chine. (il est de 6)

      Donc, pour en revenir à votre question… : il vaut mieux que vous soyiez hyper-endetté : on n’aura même plus la force de vous faire rembourser.

    2. J’ai des plants de choux pour le jardin, je vais augmenter la surface que je comptais y consacrer, si çà peut servir ….

    3. Didier, j’ai stocké une boite, par prudence 😉

      Sinon, sérieusement, je m’attends à une réaction « forcée » de l’Europe et une chute du Royaume-Uni. Ce que les milliardaires ont l’air de penser aussi car, discrètement, ils revendent leurs « actifs ».
      Mais bon. hormis quelques personnes qui ont des vrais chiffres et perceptives, nous en sommes réduits aux grandes lignes incertaines…
      Et puis… n’importe quel évènement même mineur au départ peut venir tout changer.

      Tant, en parlant d’évènement, vu la marée noire du golfe du Mexique, et la vague de cyclones qui devraient être 50% plus puissante, les villes de la côte américaines vont se faire rebaptisées .
      On aura : – Mouchety-City
      – Picasso-City (période noire/rouge)
      – Oil-On-Cow-City…
      Eux qui étaient contre la réduction des émissions de carbone, il n’y aura plus besoin de le bruler 🙂

    4. @Yvan
      Il paraît qu’il y a une recette de cuisine qui fait fureur en Louisiane depuis la marée noire.
      C’est la recette de la crevette flambée. Une fois décortiquée, il suffit d’approcher une flamme et …hop, une p’tite crevette flambée.

    5. Yvan : une boite de choucroute pour tout ce monde, ça sent la pénurie !

      Pour le reste, je ne vous comprends pas : puisque Monsieur Trichet vous a dit que tout allait bien.

      L’€ va tenir car il me semble que trop d’intérêts seraient en jeu avec sa disparition. Quant au UK, ne ca t-il pas entré précipitamment dans l’€ pour se sauver ?

  6. USA: chômage en baisse mais créations d’emplois décevantes en mai
    vendredi 04 juin 2010, 14:36

    L’emploi continue de s’améliorer aux Etats-Unis, et le taux de chômage a baissé un peu plus que prévu en mai, pour retomber à 9,7% malgré des créations nettes de postes (431.000) moins bonnes que prévu ce mois-là, indiquent des chiffres officiels. La Bourse de Paris perd plus de 2% après la publication de ces chiffres.

  7. en fait les chiffres du chômage US sont… d’une perte nette de postes si l on tient compte du Census (emplois provisoires 585.000 en mai) et des variables ‘age+saison’.Chiffre réel : moins 125.000 !!!

    1. C’est la Hongrie qui inquiète les marchés, et l’interruption de cotation de la OTP Bank, pas tant les chiffre du chômage US amha.

  8. La façon de parler de cette rencontre est extrêmement révélatrice des motivations de Paul Jorion ou d’ailleurs de Monsieur Roubini…

    Ca fait un petit moment que l’évidence émerge : plus la crise va, plus monsieur Jorion, ou Roubini, ou Lordon, vont, non par cynisme mais par la force des choses. Un phénomène qui nous est montré ici même avec beaucoup de transparence par Paul Jorion lui même lorsqu’il comment les statistiques mensuelles… Alors, les hommes restant des hommes, et la vie n’étant facile pour personne, il devient obligatoire de chercher les biais personnels dans les commentaires que tout les prescients de la crise peuvent émettre à présent qu’on les écoute. Après tout, leurs carrières, leurs vies, celles de leurs proches y sont liées.

    Pourtant, de quoi parlent monsieur Jorion et monsieur Roubini lorsqu’ils se croisent ? De la crise. D’où va-t-on. De comment on s’en sort. Des questions pointues sur les mécanismes économiques et humaines à l’œuvre dans ce qui s’est déjà passé. Définir leurs positions respectives, parler de moyens d’améliorer leurs impacts d' »opinioneurs », autant de sujet qui, bien que pas forcément illégitimes sont accolés aux intérêts personnels des deux interlocuteurs, ne viennent au moins pas en premier (sinon pas du tout). Bref, ils parlent comme deux commentateurs sur un billet, et encore quand la conversation est bonne 🙂

    La façon de parler de cette rencontre est donc extrêmement révélatrice des motivations de Paul Jorion… En bien !

    1. J’ai eu le même sentiment en écoutant Paul.

      Il est très important que les quelques personnes qui très tôt ont fait le bon diagnostic de la crise
      puissent se rencontrer et même pour la première fois apprendre l’existence de « ‘pairs » dont pour certains ils ignoraient l’existence. L’échange des informations et des points de vue ne pourra que renforcer le camp de ceux qui proposent des alternatives au système.

      J’aurais aimé savoir si Paul a évoqué avec Roubini l’ interdiction des paris sur la fluctuation des prix et la constitution l’économie et son idée sous-jacente d’intégrer l’économie dans le champ de la moralité.
      Je présume que sera l’objet de la communication de Paul. Bref, j’attends la suite avec impatience.

    2. Il est primordial que les experts qui défendent des idées semblables et compatibles ne soient pas concurrents (droits éditoriaux) mais alliés.
      Et que leurs thèses soient orientées « action » par l’éventuelle mise en cause/provocation des responsables mondiaux.
      Les colloques du type de celui que Paul vit aujourd’hui sont un signal fort de ce point de vue.

      Par ailleurs, Paul, vous semblez toujours croire à la naïveté des dirigeants de votre ancien employeur au sujet de la valeur résiduelle de leurs produits toxiques.
      Ne pensez-vous pas qu’il s’agit plutôt de « rouerie » afin d’exposer un bilan court terme positif.
      Dividendes et aprèsledélugisme gouvernant les synapses de ces gens.

  9. Clairement, la ligne de fracture se situe sur Friedman, considéré par les ultra libéraux de l’école autrichienne comme un crypto- keynésien, par les post et nouveaux keynésiens comme l’idole à abattre, et par l’Amérique profonde comme l’icône magistrale et bienveillante des vertus fondatrices de l’American-dream. Ils se préparent déjà à fêter le centenaire de sa naissance en 2012! Ne les laissons pas élever un monument à la mémoire de ce triste sire!

    Sa vision monétariste est passée aux oubliettes depuis longtemps déjà, réfutée par les faits, qu’en pur idéologue il niait ouvertement et a priori de surcroit. Reste à expurger des esprits son fatras politique et philosophique, et à « démonétiser » son image de vieux sage gonflé de « bon sens »!

    Quelques citations pour la peine:

    «La responsabilité sociale de l’entreprise est d’accroître son bénéfice.»

    «Rien n’est moins important que la monnaie… quand elle est bien gérée.»

    «L’Histoire suggère que le capitalisme est une condition nécessaire à l’exercice de la liberté politique. Clairement, elle ne suffit pas.» (début d’amende honorable à propos de sa collaboration avec Pinochet…)

    «Un pouvoir concentré n’est pas rendu plus inoffensif par les bonnes intentions de ceux qui l’ont créé.»

    «Je suis favorable à des coupes d’impôts en toutes circonstances, pour quelque raison et prétexte que ce soit, partout où cela est possible.»

    «L’inflation est la forme d’impôt qui peut être imposée sans législation.»

    «Beaucoup de gens veulent que le gouvernement protège le consommateur. Il est plus urgent de protéger le consommateur du gouvernement.»

    «Les gouvernements n’apprennent jamais. Seuls les peuples le font.»

    PS: Du mauvais coté de la « Ligne Friedman », sans procés d’intention, je parierais bien un demi-revenu médian qu’on trouve:

    – La très Honorable Mary K. Bush
    – Le bon Dr. Ted Roosevelt Malloch
    – Le très médaillé Hernando de Soto

    1. Est- ce très étonnant de trouver des fans de Friedman chez les démocrates-chrétiens ? Il y ‘ a 37 ans ces même chrétiens-démocrates finançaient des entreprises de déstabilisation au Chili visant à décrédibiliser et renverser le grand Allende. Ils ont soutenu et applaudi l’intervention américaine et la dictature de Pinochet.

      (Ce qui les rend définitivement infréquentables)

      Non, moi ce qui m’étonne c’est qu’ils aient invité Paul !

      Sinon, vigneron, continuez à distiller votre excellent breuvage ! Je ne me lasse pas de toutes ces pétillantes petites bulles de l’esprit !

    2. @ Ghost Dog :
      Mouais …
      Tous les Démocrates chrétiens ne sont pas évidemment à mettre dans le même panier.
      Eduardo Frei par exemple, prédécesseur d’Allende justement, avait commencé à mettre en oeuvre une partie du programme d’Allende, notamment la réforme agraire et la nationalisation (à 51%) des mines de cuivre. Il a d’ailleurs été assassiné ensuite par les sbires de Pinochet, preuve qu’il ne devait pas être en odeur de sainteté non plus chez les ‘chicago boys’ (un peu comme Letelier mais aux US cette fois).
      Evidemment, à ne pas confondre avec son fils (président de 1994 à 2000).
      De même, si on parle de Démocratie Chrétienne, on parle forcémen de l’Italie et on va prendre deux ‘figures’, totalement opposées : Aldo Moro et Giulio Andreotti.
      L’un est mort (probablement assassiné par ses ‘concurrents’ et adversaires au sein de la DC au compromis historique) et l’autre est sénateur à vie (et il vit toujours, la crapule).

      Comme quoi, faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain (bien qu’elle ait été bien noire parfois) …

    3. Milton aussi est mort très vieux. Je comprends mieux le pourquoi du proverbe « les meilleurs partent les premiers ».

    4. @zebu

      On est d’accord, on juge les hommes à leurs actes et pas à leur étiquette.

      Mais, comme l’a montré l’assassinat d’Aldo Moro commandité par la CIA et exécuté par les escadrons Gladio (conclusion implicite en 1995, du rapport final de 370 pages de l’enquête du Sénat italien sur Gladio et le terrorisme), et comme le sous-entend d’une autre manière l’intervention de Paul aujourd’hui, la césure se fait et se fera, comme elle s’est toujours faite, entre opposition ou soutien aux US.

      Sans anti-américanisme primaire, c’est là que se trouve le point dur. Et ça pique fort…

    5. @ Vigneron :
      Pareil pour Eduardo Frei, pareil pour Letelier (aux Us en plus !), pareil pour Arbenz Guzman au Guatemala, pareil pour Mossadegh en Iran, pareil pour soekarno en Indonésie et la répression anti-communiste en 1965, sans compter les tentatives au Venezuela avec Chavez et une infinité avec Castro à Cuba (sans compter le petit clamart sur lequel j’ai toujours des doutes) …
      A force, on finit par comprendre certaines réactions !
      Les US n’aiment pas les ruptures.
      Pourtant, il faudra bien leur dire un de ces jours …

    6. Une autre perle :

      « Seule une crise, réelle ou imaginaire, peut engendrer un changement profond » Milton Friedman cité par Naomi Klein, La Stratégie du Choc – La montée d’un capitalisme du désastre.

    7. Zébu: sans oublier Lumumba. Les petites mains étaient belges mais sous contrôle direct de la CIA.

  10. Vendredi 4 juin 2010 :

    Hongrie : chute des marchés financiers après des déclarations du gouvernement.

    La devise nationale hongroise, le forint, la Bourse de Budapest, ainsi que les couvertures de défaillance de la Hongrie (CDS, credit default swap) ont toutes chuté après des déclarations alarmistes quant à la situation économique du pays d’hommes forts du parti au pouvoir, le Fidesz.

    En 24 heures, le forint s’est déprécié de 5,5 %, tandis que la Bourse de Budapest, après avoir clôturé jeudi en baisse de 1 %, poursuivait sa chute vendredi à 12H00 GMT à – 3,14 %.

    Cela alors que les indices boursiers des autres pays de la région étaient orientés à la hausse. Les CDS sont montés de 255 à 305 points de base, leur pire niveau depuis juillet 2009.

    Cette nouvelle dérive financière fait suite à des propos alarmistes de dirigeants du Fidesz, qui a formé le nouveau gouvernement de centre-droit il y a une semaine et dispose d’une majorité des deux-tiers au Parlement. La Hongrie, pour éviter une banqueroute de l’Etat, est depuis l’automne 2008 sous perfusion financière. 20 milliards d’euros ont ainsi été mis à disposition par le Fonds monétaire international (FMI), l’Union européenne (UE) et la Banque centrale européenne (BCE).

    Mihaly Varga, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre Viktor Orban et spécialiste économique du Fidesz, a annoncé que le déficit public pourrait grimper jusqu’à 7,5 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2010, alors que la feuille de route adoptée par le gouvernement socialiste précédent, en accord avec le FMI, ne prévoyait que 3,8 %.

    Le vice-président du Fidesz, Lajos Kosa, a, lui, annoncé que la situation économique hongroise était « tellement critique, qu’elle était comparable à celle de la Grèce » et que la « faillite de l’Etat » était « proche ».

    Romandie

    1. Ouaip, c’est reparti comme avec la Grèce. On découvre le trucage des comptes, etc.
      En ce qui me concerne, je me demande juste quel sera le premier à faire défaut. Ensuite les autres suivront tous en quelques jours, ça sera beau à voir.

    2. j’ai cru lire il y a quelques jours que la BEI s’était recapitalisée de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Au cas où …
      La BEI et l’Europe de l’Est, tout un poème.

    3. Moi,
      Plusieurs pays ont déjà fait défaut. mais il faudra attendre que ce soit un du G20 (ou mieux : G7) pour que la portée soit suffisante.

      Où en était d’ailleurs, les Américains avec la réduction ou supression de l’aide du FMI..??

  11. http://www.alternet.org/economy/147032/ordinary_workers_would_be_fired_in_a_second_if_they_screwed_up_anywhere_nearly_as_bad_as_the_bankers_have/?page=entire

    Le monde connaît la pire crise depuis la Grande Dépression. La crise a provoqué des dizaines de millions de chômeurs aux Etats-Unis, en Europe et ailleurs. L’énorme génération de baby boomers aux Etats-Unis, à présent proche de la retraite, a vu une bonne partie de ses biens partir en fumée avec l’effondrement de la bulle immobilière.

    Il serait difficile d’imaginer un désastre économique pire que celui-ci. Les crises précédentes, comme l’inflation persistante des années 70, paraissent bien modestes comparées à la tempête qui a balayé l’économie mondiale.

    Il n’y a là rien de nouveau. Les gens n’ont pas besoin d’un économiste pour leur expliquer que les temps sont durs. Cependant, ce que les gens ne se savent peut-être pas, c’est que ceux qui ont provoqué ce désastre sont toujours aux commandes. Plus précisément, il n’y a eu pratiquement aucun changement dans le personnel et aucune reconnaissance des erreurs commises par les banques centrales dont l’incompétence a provoqué cette crise.

    Incroyablement, cette bande d’incompétents prétend encore détenir une infaillibilité papale et met les gouvernements et l’opinion publique en garde sur la tournure des évènements si jamais ils étaient soumis à un contrôle plus strict. Pire encore, les banques centrales et leurs complices du FMI dictent encore leurs politiques à des gouvernements démocratiquement élus. Partout leurs objectifs semblent être les mêmes : diminuer les retraites, réduire le financement public de la santé, affaiblir les syndicats et imposer aux travailleurs des diminutions de salaires.

    Etant donné l’ampleur de leurs échecs, il est étonnant que ces responsables de banques centrales aient encore le culot de se montrer en public. Ils ont de la chance d’avoir encore un emploi – et très bien payé qui plus est. (Beaucoup d’employés du FMI peuvent prendre leur retraite à 50 ans avec des pensions à six chiffres.) Les travailleurs ordinaires, comme les enseignants, les ouvriers, seraient virés sur le champ s’ils avaient fait leur boulot comme les dirigeants des banques centrales.

    A quoi pensaient-ils lorsqu’ils ont vu aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Espagne et ailleurs les prix de l’immobilier flamber sans raison ? Comment pensaient-ils que cette bulle allait finir ? Croyaient-ils que ces milliers de milliards allaient tout simplement disparaître sans impacter l’économie ? Ou est-ce qu’ils pensaient tout simplement que la bulle immobilière continuerait de grossir indéfiniment ?

    Et que dire de ces dirigeants des banques centrales qui ont permis que l’euro soit imposé à un ensemble hétéroclite d’économies qui n’avaient pas grand chose en commun et sans aucun organisme de contrôle gouvernemental ? Pensaient-ils que les salaires et les prix allaient évoluer de la même manière en Grèce et en Allemagne ? Dans le cas contraire, quel mécanisme d’ajustement avaient-ils prévus pour lier par une même devise des économies aussi différentes ?

    Eh oui, à présent de nombreux dirigeants des banques centrales affirment qu’ils savaient que l’euro, dés sa création, était une mauvaise idée. Certains ont même murmuré quelques remarques dans ce sens. Mais en 1998, les banques centrales et le FMI ne faisaient pas encore de déclarations fracassantes et n’imposaient pas encore de directives à des gouvernements élus quant à l’organisation de la zone euro où ils réclament à présent le démantèlement de l’état providence. En d’autres termes, ces banquiers ont lamentable échoué, alors pourquoi sont-ils encore en poste et pourquoi diable leur accorder-t-on encore la moindre crédibilité ?

    Tout en haut de la liste des méchants dans cette histoire se trouve le FMI. Son incompétence a réussi à renverser les flux fondamentaux du capital dans l’économie mondiale. En temps normal, le capital est censé circuler des pays riches où le capital est concentré, comme les Etats-Unis et l’Europe, vers les pays en voie de développement qui ont besoin de ce capital pour leur financer leur développement. L’échec du FMI à créer un système financier international opérationnel a produit le phénomène inverse : d’énormes flux ont circulé en sens inverse. Les pauvres du monde entier ont vu leur capital migrer vers les Etats-Unis parce que le FMI ne leur a pas laissé d’autres choix.

    Il est important d’être clair sur le rôle des banques centrales et du FMI dans ce désastre totalement prévisible.

    D’abord pour une question de responsabilité, très important pour les économistes qui croient encore à l’économie. La théorie économique dit que si les travailleurs n’ont pas de comptes à rendre sur la qualité de leur travail, alors le travail en pâtira. Si tous ceux à la tête des banques centrales et du FMI peuvent échouer aussi lamentablement et continuer à toucher leur paie à la fin du mois comme si de rien était, pour quelle raison feraient-ils mieux la prochaine fois ?

    Ensuite pour ne plus avoir à prêter oreille à des personnes qui n’ont apparemment aucune idée de quoi ils parlent. Avant de prêter la moindre attention aux propos de Ben Bernanke (Federal Reserve US), de Jean-Claude Trichet (Banque Centrale Européenne) ou de Dominique Strauss-Kahn (FMI), il faudrait d’abord que ces messieurs nous précisent à quel moment ils ne se sont pas trompés.

    Nous ne pouvons plus nous permettre de laisser ces banquiers des prêts à risque aux commandes de la politique économique.

    Dean Baker
    Co-directeur de Center for Economic and Policy Research et auteur de False Profits : Recovering from the Bubble Economy (PoliPointPress, 2010).

    1. « A quoi pensaient-ils lorsqu’ils ont vu aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Espagne et ailleurs les prix de l’immobilier flamber sans raison ? Comment pensaient-ils que cette bulle allait finir ? Croyaient-ils que ces milliers de milliards allaient tout simplement disparaître sans impacter l’économie ? Ou est-ce qu’ils pensaient tout simplement que la bulle immobilière continuerait de grossir indéfiniment ? »

      Ils pensaient à comment continuer de se goinfrer à la baisse quand la bulle éclaterai, ni plus ni moins.

    2. Je crains qu’il en ait toujours été ainsi…

      Au 19éme siècle de l’Europe de la bourgeoisie absolue et triomphante et en Angleterre en particulier la richesse s’accumulait par siphonnage des colonies…Ainsi l’Inde vendait pour 600 millions de francs de matière première en coton, thé , etc (monoculture ) et importait 400 millions de tissus cotonnier manufacturé : il lui était interdit d’avoir des filatures…

      Des famines gigantesques , des épidémies faisaient mourir un nombre effroyable de gens…

      Parfois je me demande si nous pays européens , en dehors de l’Allemagne , n’ont pas été substitués aux anciennes colonies (que l’on continue naturellement à piller )…Ainsi notre richesse est siphonnée par les US ,par l’Allemagne qui a remplacé la GB , par la GB et bien entendu par la Chine , sauf que les entreprises multinationales et les gros intermédiaires et commerçants , y trouvent largement leur compte .

      Il y a eu des crises financières qui seraient très intéressantes à analyser à partir de la seconde moitié du 19 ème siècle et avant la guerre de 14 ainsi que des conflits coloniaux meurtriers…

      Mais je n’ai pas les connaissances ni les dcts pour le faire .

    3. Le monde diplomatique avait il y a quelques années publié une étude sur cette période d’avant 1914, première de mondialisation entrainant famines en Inde ou Irlande.

      Toujours est il qu’il est surprenant que personne ne parle, à part Marianne, de cette loi de titrisation française. Maintenant, elle est peut être inoffensive dans ses modalités, mais tout cela est exprimé dans un langage juridico-financier difficile à comprendre pour un non avocat d’affaire, ce que nous sommes pour la plupart. J’aurais apprécié le point de vue de P Jorion, Leclerc ou autres connaisseurs.

    4. « Parfois je me demande si nous pays européens , en dehors de l’Allemagne , n’ont pas été substitués aux anciennes colonies (que l’on continue naturellement à piller ) »

      S’il y en a bien qui ont été pillés et continuent à l’être par les ricains, c’est l’Allemagne et le Japon. Ce qui laisse songeur sur la puissance de ces deux pays s’ils étaient délestés de leur maître, ce qui arrivera tôt ou tard.

    5. Je suis embarrassé, mon père est français, colonialisme, ma mère anglaise, colonialisme et néo libéralisme, et je travaille en Allemagne, néo colonialisme…

    6. Boson

      Les filatures étaient plus qu’interdites dans l’empire de Sa Majesté.

      Sur l’ile de Ceylan, une main fut tranché à chaque tisserant.

  12. « Standard and Poor’s dégrade la note de la dette de la SNCF . »
    « Roule, roule, train du plaisir
    Dans la plaine jolie
    Vers ton bel avenir
    D’amour et de folie »

    1. Comme par hasard!
      Deux jours après que le gouvernement a annoncé qu’il ne voulait pas appliquer la directive européenne sur l’ouverture du capital de la SNCF!

    2. @ Vigneron :
      « un vigneron qui voit bien fera un vin qui se boit bien » …
      Un truc comme ça, non ?
      😉

    3. La SNCF est toujours une entreprise publique, donc dégrader sa note de crédit, c’est dégrader la garantie de l’Etat français. Ce serait alors un indice de la dégradation prochaine de la note de la France. Situation « tendue’ disait l’autre…
      A moins que j’ai raté quelquechose que l’un d’entre vous pourrait m’expliquer…

    4. @charlesA

      Non ça renforce l’argumentation de la commission européenne au regard de la distorsion de concurrence, puisque la SNCF ne bénéficierait pas des mêmes facilités de crédit selon la nouvelle notation de Standard and Poor’s et ça ne peut que pousser l’État français à se soumettre. Ne serait-ce que pour éviter ce genre de signaux « dégradants ».

    5. « Ils » ont les moyens de se faire obéir, et ils en font usage!
      Si « on » n’applique pas les « conseils », « on » y sera contraint!

  13. Je m’attendais bien un peu à ca, la montagne accouchera bien d’une toute petite souris mais ce qui est bien c’est que vous en avez encore le sourire.

    Vous au moins vous n’avez pas la langue de bois, c’est peut-être pour ça que les gens vous estiment davantage que la plupart de nos politiciens et bureaucrates réunis. Ha si seulement j’avais pu rencontré ne serait-ce qu’un seul employeur comme vous dans ma vie professionnelle, vous au moins vous faites rarement la gueule pour une question d’argent où de coût pour la buvette.

    Ha si seulement le patronat mondial pouvait davantage ressembler à des gens comme vous, le monde serait certainement tout autre et les gens sans doute beaucoup moins divisés et écoeurés.

    Vous ne croyez pas ?

    1. Encore une fois l’arbre qui cache la forêt dans l’œil du voisin dont il vaut mieux dire du mal que de son con de beau-frère, qui gagne plus d’argent.

      Arrêtez de vous attacher à la forme. SURTOUT par les temps actuels.

      UN des fonds (piliers) de la société est en train de s’écrouler. Bien sûr que nous savons tous pourquoi, comment et par qui.

      Mais restons concentrés sur l’important : comment les 4 autres piliers de l’humain vont réagir..???

    1. Un petit coup d’aquoibonisme, juan?
      Haut les coeurs! on a encore besoin de vos commentaires par ici.

  14. Là, je ne comprends pas pourquoi N.Roubini craint une dépression globale…

    – Est-ce parce qu’il croit que le crédit sera a ce point gelé qu’aucune injection de liquidité ne pourra s’effectuer dans l’économie réelle ? Le crédit n’étant plus une solution, n’y a t’il pas d’autres voies pour la financer directement ? N’importe quelle banque publique peut faire cela, non ?

    – En ce qui concerne l’Europe, pense t’il qu’une dépression soit facilitée par le fait que l’euro ne puisse être facilement dévalué ? La chine et les US peuvent t-il laisser l’euro baisser fortement d’ailleurs, sans contre partie ?

    Quelque qu’un peut il m’éclairer à ce sujet (je me sens devenir taupe en ces temps confus)

    1. Z’inquiétez pas, j’ai un copain qu’est cousin de la belle sœur du comptable de l’amant du conseiller financier de son coiffeur qui m’a dit qu’il était un peu exalté, le Roubini, un peu bordereline et carrément bi-polaire.
      Y parait qu’il se réveille la nuit en criant « Horror!Horror! » , « Bankrun, Bankrun »,  » Greatest Depression, Greatest Depression » et meme « Kill Bernanke Kill » et tout ça en traçant des courbes descendantes sur tous les murs de sa maison… Pas clair le zig!
      Et puis son coiffeur, il le voit souvent! Rapport à ses cheveux qu’il a drus…

    2. Parce que chaque fois que vous produisez une marchandise, vous ne payez les salariés que 66% du prix de cette marchandise. Vous produisez une valeur de 100, mais seuls 66% au maximum, pourront être achetés. C’est bête mais c’est ça. Et depuis le début.

    3. Je suis parfaitement de votre avis!
      Je crois que la baisse de l’euro, pour l’instant, on s’en fout totalement!
      La zone euro reste la première zone économique mondiale, et, depuis que la BCE monétise les obligations pourries, comme font la Fed, la BoE, la BC du japon, je ne crois pas qu’il y aura dépression!
      Cela prouve simplement que les économistes à la Roubini comme les autres ne comprennent pas vraiment la monnaie!
      En fait, il y aura une récession pour les cinquante ans à venir ou plus si on ne réforme pas l’émission de monnaie centrale en faveur d’un SMT, mais pas de dépression comme dans les années trente, car les banques centrales, « contre leur gré » souvent, ouvriront les vannes de la liquidité d’une façon quasi illimitée s’il le faut, car elles ne pourront faire autrement pour éviter l’effondrement systémique!
      Les billets s’accumuleront dès lors dans les coffre forts privés comme c’est déjà largement le cas, mais pas de dépression a priori, car, contrairement à l’étalon or, le papier et l’encre restent sans aucun doute indéfiniment disponibles!
      Le rôle des banques centrales est celui d’éviter des déflations fortes, et elles le feront, au besoin en pointant un pistolet sur la tempe du président de la banque centrale!
      Evidemment, en cas d’absence totale de « rigueur » et de crédibilité à cause d’une trop forte corruption, comme en Grèce par exemple, la monnaie se trouvera gravement menacée, mais si les pouvoirs publics « gèrent » ça même approximativement, je ne pense pas à l’effondrement de l’euo avant celui du dollar par exemple! Car la corruption US n’est pas moindre que celle de l’Europe! Quant à la Chine, sa corruption est légendaire, et l’effondrement sera de ce fait plutôt chinois dans un proche avenir, sauf si leur pouvoir dictatorial a les moyen de « contrôler » ça, je n’en sais rien.
      On peut même dire que la relative fragilisation de l’euro est plutôt bonne pour l’économie européenne, car cela incite les investisseurs à ne pas trop thésauriser l’euro.
      Finalement, quand j’y réfléchis un peu plus froidement, on peut même dire que cette façon d’arroser avec des liquidités nouvelles est une façon de faire comprendre que la monnaie « peut tout à fait fondre » et déclencher une hyperinflation. Et cela, surtout les plus riches, voudront à tout prix l’éviter. Ils devront même, si cela devait se profiler à l’horizon, aider les banques centrales dans cet évitement, comme fait déjà la Chine avec la dette US – en ne la monétisant surtout pas trop fortement.

    4. @johanes
      Vous écrivez :
       »En fait, il y aura une récession pour les cinquante ans à venir ou plus si on ne réforme pas l’émission de monnaie centrale en faveur d’un SMT, mais pas de dépression comme dans les années trente, car les banques centrales, « contre leur gré » souvent, ouvriront les vannes de la liquidité d’une façon quasi illimitée s’il le faut, car elles ne pourront faire autrement pour éviter l’effondrement systémique! »

      Pourriez-vous m’expliquer la différence entre une récession durant 50 ans et une dépression ?

    5. @jeanpaulmichel

      Une dépression qui dit pas son nom, un déni de dépression… Gare à la décompensation!

  15. @Paul Jorion,

    Vous avez reparlé des « subprimes » ? Eh bien, il semble que le gouvernement français vienne de passer une loi en toute discrétion pour les mettre en place en France (ou oui, on ne rêve pas !) après que ce projet ait pourtant déjà été abandonné une fois alors que Sarkozy en avait fait une promesse de campagne électorale.

    http://www.marianne2.fr/Exclusif-les-banques-relancent-les-subprimes-a-la-francaise_a193573.html

    Et pour mémoire:
    http://www.youtube.com/watch?v=w_49uwytqL0

    1. Ken avo,

      Je vois que je ne suis pas le seul à avoir remarqué cet article, j’en suis resté sur le c… en le lisant.
      Soit l’article dit des conneries, soit cette loi couvrant bien d’autres domaines a réussit à faire passer la pilule de la titrisation en la noyant dans beaucoup d’autres mesures.

      En tous cas, les parlementaires UMP, PS et autres n’ont pas moufté, trop occupés par leurs primaires au PS.

    2. Le blog dort.

      Mais pour cette loi de finance, au moins semble exclu le crédit hypothécaire façon USA.
      Même si Sarko le gland voulait le promouvoir avant sa promotion de meilleur élève de la classe des crétins.

      Comment c’est possible que Sarko ait été élu ?

      En dehors de ses talonnettes, je vois pas d’autres raisons.

      La réponse en 2012…

      Titrisation et crédits hypothécaires sont le mélange explosif.

      Pas sûr qu’on en sorte.

  16. L’or a fait un bon de 20€ aujourd’hui après l’annonce concernant la Hongrie, et contre toutes les monnaies.
    Et pourtant, les ‘bad guys’ du COMEX font ce qu’il faut pour freiner …
    Juin, c’est quoi le proverbe déjà ?
    « Au mois d’avril, ne te découvre pas d’un fil, au mois de mai va comme il te plaît, au mois de juin ne prends conseil de personne ».
    Et « Le temps qu’il fait en juin le trois, sera le temps du mois. »
    Mouais …
    Les proverbes.

  17. C’est l’histoire d’un monde qui peu à peu bascula vers le sentiment d’écoeurement et de révolte, dans la colère comme la peur, dans l’impatience comme l’envie d’un plus grand changement visible, il est vrai que cela faisait de plus en plus mal et peine à voir pour beaucoup et cela avec les meilleures volontés du monde du moment, aussi bien sur la montagne que dans la plaine, on allait pas bien sur mettre au début des gens de bien et de meilleures qualités morales à la tête des sociétés, des bureaucraties comme des marchés. Non il fallait encore pousser le monde vers l’impatience et l’envie d’être sauver par la mise en place d’autre chose qui incarnera et reflétera sans doute beaucoup mieux une meilleure dimension animale de l’homme en société. Le cruel dilemme du moment pour beaucoup. Alors tant mieux que la montagne est belle et qu’elle accouche encore d’une petite souris cela me laisse encore un peu de temps à prévenir des gens et à me préparer.

    Le cœur se lave avec des larmes et non avec du sang. ( Victor Hugo )

  18. et pourtant ????

    On peut avoir l’impression que l’Union Européenne est un « machin » qui flotte sans but précis …
    Pas du tout ! Elle a des orientations très claires, très marquées, très suivies.
    L’Horreur Européenne, dresse un bilan sans concession de la construction européenne, vue sous tous les angles (institutions, économie, social, agriculture, environnement, immigration, …) et surtout tire la sonnette d’alarme : une autre Europe serait possible

    Références L’Horreur Européenne, F Viale, Ed Tamaris.,Préface de Suzanne George

    Invités Frédéric Viale, Juriste, Spécialiste de l’Union Européenne. Membre du conseil d’administration d’Attac

    http://www.voixcontreoreille.org/emission_view.php?id_emission=346

    1. Il faut bien relancer l’immobilier, « quand le bâtiment va, tout va » même si on sait pas toujours dans quelle direction ça va…

      Sarko est redevenu The american, il lui manque plus que les tiags, pompes à bascule en raison du talon biaisé à l’arrière des cow boys. Mais ce genre de talon est très instable en période de grands vents.

  19. Si l’euro s’effondre que faut-il faire de son argent ? Acheter des dollars ?… Mais si l’économie américaine s’effondre, est-ce vraiment judicieux ?

    Acheter de l’or ???…

    Bref, que faut-il faire ?

    1. Acheter un jardin à proximité d’une rivière.
      Construire sur ce jardin un enclos avec quelques poules, lapins, canards.
      Dans le jardin, planter et récolter des légumes et fruits de saison.
      De la rivière pêcher truites, brochets, goujons, gardons…

      Pour financier tout cela, il suffit de revendre la Rolex que Mr seguela considérait comme signe de réussite sociale à 50 ans …

    2. Ne faîtes rien…c’est totalement vain…on peut supposer que vous avez 10 000 € : si vous investissez dans l’or à terme (fin de la décennie) vous pouvez espérer multiplier « votre mise » par 5 voire 10…ça vous fera 100 000 € ou 800 000 FF (après la fin de l’euro, on reprend le Franc avec la parité 1€ =8FF)
      Il ne faut pas oublier qu’il y aura eu une période d’inflation rude, 20% par an depuis fin 2012 qu’on n’aura pas réussi à résorber à la fin de la décennie…en 8 ans l’inflation aura été de 430 % soit une multiplication des prix par 5.3…néanmoins, on peut penser que les instituts de statistiques auront sous-estimer l’inflation réelle…donc on peut en conclure que vous aurez au mieux maintenu votre niveau d’épargne réel…vous ne serez pas plus gagnant que celui qui n’aura rien fait et qui attendra…ne pensez pas qu’à vos économies…les enjeux sont bien plus importants que cela…ce sont nos libertés, notre dignité qui sont peut-être en jeu.

    3. Et notre liberté de gagner de l’argent doit absolument restée intacte. C’est une question de survie.

    4. @ jeanpaulmichel :
      si on en arrive à ce stade, votre rolex, il aurait fallu la vendre avant car après, elle ne vaudra pas tripette, surtout pour acheter des poules, des canards … 😉

    5. @DB: si vous achetez de l’or, faites quand même gaffe à bien acheter de l’or et à vous le faire livrer. On va essayer de vous refourguer du papier.

    6. Un peu comme Anne, je dirais resserrer les liens. Mais pas ceux de votre aumônière, les liens humains. Et en créer de nouveaux…

    7. Il est extraordinaire qu’il faille cette circonstance pour que vous vous interrogiez sur l’utilité et l’usage, le meilleur emploi de votre argent .

      Si vous n’aviez et n’avez pas trouvé encore la réponse tout seul , vous risquez de ne pas valoir plus que votre argent .

      C’est sans doute le bon moment de s’interroger et sur l’un et sur l’autre .

    8. – Jetez tout par la fenêtre.
      – Ne regrettez rien.
      – Séjournez dans un désert.
      – Le vôtre
      – Renouez le dialogue avec vous-même.
      – Soyez heureux
      – Vivant
      – Si vous pensez que je dis des bêtises.
      – N’en faites rien.

  20. un déci, deux déci, trois déci de blanc frais, trinch! a l’oracle panomphé et a tous tes lecteurs, et avec des filets de perche meunière. Profitez- en sans remords, même si c’est la dernière fois!

    1. « Lever matin n’est point bonheur – Boire matin est le meilleur. » Gargantua. François Rabelais

      « Le mal temps passe, et retourne le bon, – Pendant qu’on trinque autour de gras jambon. »
      Le quart livre. François Rabelais

      Et du même, pour rire un peu, celle-là qui me fait penser à quelqu’un, mais je sais plus qui… Vous trouverez sans moi…

       » Ces petits bouts d’hommes … sont volontiers cholériques. La raison physicale est parce qu’ils ont le cœur près de la merde. » Pantagruel

  21. @Paul :
    Ce serait intéressant de développer le point de vue de Mr Roubini sur la chute inexorable de la zone euro et de faire une comparaison avec l’Etat fédéral américain dont les états membres sont aussi super endettés. D’où ma question, pourquoi dans ces conditions l’Europe devrait sombrer avant le géniteur de la crise ?

    1. Pourquoi l’€urope devrait sombrer la première ?
      Banquier européen = pied nickelé…

      La finance européenne c’est
      A) Croquignol + Ribouldingue + Filochard au conseil d’administration
      B) Bibi Fricotin + Razibus Zouzou à la gestion des risques…

      C) le contribuable pour assurer les pertes à venir…

      C’est pas plus compliqué et c’est « sans danger » grâce à nos politiques 😉 ainsi A et B devront s’en tirer (avec la caisse) pour C (nous sommes et c’est bien connu « des veaux ») je suis moins optimiste (mais on ne peut pas sauver tout le monde, n’est ce pas ?)…

    2. Parce que ça l’arrange.

      Mais cet idiot de géniteur commence aussi à comprendre que ce n’est pas bon pour son business as usual.

    3. Il faut avoir espoir.
      Car le géniteur peut reconnaître sa progéniture et même s’en occuper et la chérir … pour lui tout seul.
      C’est si beau une famille enfin réunie …

    1. Rabelais en parle mieux que moi et comme j’aime !

      Et pas vraiment l’endroit pour parler boulot! Verres en main avec une bouteille pour témoin, ce serait plus confortable ..:-)

  22. Didier.

    Je vous sens mal. Vos idées ne sont pas cohérentes. Ou trop. Ou pas assez trop.
    Et quand un doute m’habite, ça ne peut que dégénérer.

    1. Yvan : sympa de porter attention à ma santé ! Pourriez vous élaborer svp, je suis dans le flou là ?

    2. Je me trompe surement.

      Quand « on » vous « spolie » d’une partie de vos 5 chateaux, quels peuvent-être les différents « on », d’après vous..???

  23. Guy Debord, auteur entre autres, du livre « La Société du Spectacle » pensait que le Spectacle, loin d’être une conspiration, était avant tout une misère.
    Il y a vingt ans il pensait que l’économie était en train de devenir essentiellemnt (c’est à dire dans son essence) spéculative.

    1. « Partout la spéculation est, pour finir, devenue la part souveraine de toute la propriété. Elle s’autogouverne plus ou moins, selon les prépondérances locales, autour des Bourses, ou des États, ou des Mafias : tous se fédérant dans une sorte de démocratie des élites de la spéculation. Le reste est misère. Partout l’excès du simulacre a explosé comme Tchernobyl, et partout la mort s’est répandue aussi vite et massivement que le désordre. Plus rien ne marche et plus rien n’est cru. »

      « Cette mauvaise réputation… » (1993), Guy Debord, éd. Gallimard, 1993, p. 107

  24. Je suis très pessimiste, car les dirigeants ne disposent d’aucune manoeuvre pour venir à bout des problèmes économiques actuels, et les gens commencent à s’inquiéter et à s’interroger. Nous sommes devant un phénomène paradoxal: l’Europe, le monde n’ont jamais été aussi riches, le progrès jamais aussi prometteur, et pourtant, on ne sait pas établir un équilibre des flux monétaires, ni une juste réapartition des richesses. L’un des moyens les plus simples serait de taxer le « traffic » financier international, au lieu, comme le préconisent les gouvernements européens, de conduire une politique d’austérité, de freiner ainsi le peu de croissance, de prendre chez ceux qui ont dèjà peu de moyens, bref, de se comporter en petit comptable. Le manque de courage des gouvernements face aux lobbys conservateurs européens et américians laisse perplexe. Mais quand on regarde les grand évenements historiques aboutissant à des boulversements incisifs, on se rend compte que ce sont les conservatismes, le décalage avec les évolutions qui ont conduit vers l’abîme.

    1. Ca va déjà mal et ils imposent une cure d’austérité, ça ne peut qu’aller plus mal.

      Le but pourrait être de nous rendre plus compétitifs, en nous taxant moins, mais compétitifs vis-à-vis de qui ? C’est ça l’histoire, – de cette cure désespérée !

      Johannes Finckh oublie, dans son apologue du Japon, que le Japon était exceptionnellement industrialisé et seul empêtré, puisque les USA étaient encore le client global avant la crise.

      La solution existait, c’était le crédit… sans quoi.

      Le système est par nature en crise de surproduction ! Si l’on apporte pas de correctif à ce déséquilibre intrinsèque du capitalisme, cela ne peut fonctionner mais il faudrait l’admettre.

    2. En parlant de compétitif, le SMIC chinois vient de se faire remonter à 155 Euros.

      Il ne leur manquera plus que le boulot…

    3. Suggestions de slogans pour les manifs à venir, parmi les plus beaux entendus aux US en 2003, alors que Bush ouvrait la boîte de Pandore, ce dont les conséquences n’étaient que trop prévisibles (à ce propos il faudra un jour mener l’enquête sur le suivisme de l’UE à ce moment-là… dans le genre élites incapables et aveuglées…ce n’était pas la finance, bien pire, c’était les militaires !)

      – No Justice, no Peace

      -Whose streets ? Our streets !!

    4. Réponse à Lisztfr.
      A propos surproduction: imaginons le jour où les marchands chinois, entre autres, débarqueront en Europe avec des produits sophistiqués mais bon marchés. Ce jour arrivera, plus tôt que l’on ne pense. Celui qui connait l’histoire de la Chine sait que cela n’est pas une spéculation bouffonne.

    1. Amusante la petite question insidieuse de la fin qui vise à disqualifier Roubini, du genre: « S’il prédit des catastrophes, c’est que c’est son business donc l’écoutez pas. » Pourquoi on pose pas les mêmes questions aux autres économistes? Ceux qui nous prédisaient une bourse qui monte et des lendemains qui chantent…

    2. On voit Paul dans la salle à 1:33, près de la fenêtre au troisième rang. (Avec vue sur le Cervin?)

  25. Tout pessimiste que je puis être quant à la suite de la récession, je ne partage pas le côté fataliste qui nous ferait plonger dans une véritable dépression comme dans les années trente;
    Il y a une différence à mon sens essentielle, et les japonais le démontrent depuis vingt ans déjà:
    Le robinet de la monnaie fraîche peut être rouvert chaque fois que le récession vire à la dépression, chose impossible dans les années trente à cause de l’étalon or.
    Comme au monopoly, nous avons de l’argent fait avec de l’encre et du papier, et tant qu’il y a des arbres qui poussent et que l’on saura fabriquer de l’encre, il suffit d’arroser de temps en temps en monétisant les actifs les plus pourris, privés ou publics. Et les banques centyrales se cabrent pour la forme, mais elles plieront toujours!
    Et tant que les plus riches se contentent de cette monnaie de singe, cela continuera!
    Quant à l’euro, sa force réside maintenant dans sa faiblesse!
    Parce que tout le monde commence à s’en méfier, il ne circulera que mieux, et le commerce, notamment les exportations hors zone euro, sera sans doute même stimulé par le fait que l’euro serait donc une « mauvaise monnaie de réserve ». Le japonais commencent à se plaindre de la faiblesse de l’euro qui menace leurs exportations…
    Ceci dit, cela ne conduira cependant à aucune forme d’équilibre voire à une « moralisation » du capitalisme, car les intérêts de la dette continueront à devoir être servis, moyennant quoi, il faudra arroser avec de la monnaie fraîche toujours davantage…
    Seule l’introduction d’un SMT renverserait la tendance et conduirait rapidement à un rééquilibrage entre endettés et créanciers..
    Sans aucun doute, cette mesure serait effectivement la concrétisation de la fin du capitalisme qui s’écroule devant nos yeux.
    Alors, au fond, le « changement de système » se résumerait à ce changement relativement facile à opérer d’un point de vue technique.

    1. Et selon vous cela donnerait un système plus égalitaire, Mr Finckh, ou juste une nouvelle donne géo-politique entre nations?

    2. La planche à billets n’est pas éternelle….quand on voit ensuite ceux qui sont ‘sauvés’ réclamer des plans de rigueur aux états…..cela serait sans fin …..

    3. je ne sais pas si la planche à billets est éternelle, il n’y a que Dieu qui le soit!
      Il n’empêche, si on se satisfait des déséquilibres croissants indéfiniement, il n’y a pas de raison d’arrêter la planche à billets.
      Au fond, cela m’amène à faire un correction quant au SMT (ou monnaie fondante). nous observons dans les faits que, comme au monopoly, il suffit de remettre indéfiniement de l’argent frais pour qur cela continue toujours d’une façon ou d’une autre. or, la concentrarion des richesses atteindra des limites quandune toute petite aristocratie (comme pendant l’Ancien Régime) détenait pour ainsi dire tout. Leur endogamie fera le reste pour précipiter dans quelque temps la décadence de cette aristocratie, comme toujours dans l’histoire.
      Or, pour servir le capital par la rente (les intérêts), si les aristocrates ne peuvent plus rien obtenir d’autre, ils se contenteront de la monnaie de singe.
      Il faut reconnaître que l’abandon de l’étalon or (heureusement) a quand même changé la donne. Il ne semble pas possible qu’un ordre social pourrait se maintenir en cas de réelle grosse dépression. Alors, les BC juguleront la récession pour l’empêcher de virer en dépression, socialement et politiquement intenable.
      Et dans les faits, les intérêts étant payés dès lors en monnaie de singe qui ne circule guère en dehors de quelques coups spéculatifs, nous assisterions bel et bien dans les faits à une sorte de « capital fondant ». les personnes capables d’acqérir des actifs seront de moins en moins nombreuses en raison même de la concentration des richesses, et cela amènera une sorte de stabilisation de leurs prix.
      Il en résulte que l’absence d’un SMT amènera l’économie réelle à « fondre » plus ou moins lentement, dans la mesure où la « croissance est négative » selon le jargon des économistes, jargon qui souligne « l’intelligence négative » de ces mêmes économistes.
      En termes psychanalytiques, la forclusion du temps dans la gestion de la monnaie fait revenir l’oeuvre destructrice du temps « dans le réel » sous forme d’intérêts, et quand il n’y a plus rien à grapiller, il reste la monnaie de singe dont devront se satisfaire les spéculateurs et autres capitalistes.
      La « politique de rigueur » ne tiendra même pas le temps d’être définie, mais si cela amène à réviser certines subventions et limiter certains circuits corrompus, ce serait déjà ça de gagné.
      La politique de rigueur ne tiendra pas, car les dépenses sociales seront maintenues, y compris aux USA où les allocations chômage sont régulièrement prolongées visiblement, moyennant quoi, en l’état et en l’absence de rentrées fiscales nouvelles et suffisantes, les déficits se maintiendront et croîtront même, rigueur ou pas rigueur!

  26. « Le géant de la restauration rapide McDonald’s a perdu 1,69% à 66,70 dollars. Les autorités américaines ont annoncé qu’il rappelait 12 millions de verres décorés notamment à l’effigie de l’ogre vert Shrek parce que la peinture contenait du cadmium, un métal toxique. »
    Allez les verres! Allez les verres!
    Une petite verveine dans un verre vert?

    1. Piotr je vous proposerai bien une Chartreuse Verte, mais dans un verre non cadmié.

      PS: J’avais fait remarquer à un sous-traitant Européen de ma boîte que les parapluies qu’il offrait à ses clients, fabriqués dans la patrie de Mao révélaient une importante contenance en Cadmium sur l’etiquette, et qu’il s’agissait d’un métal interdit en UE sauf pour la traitement de surface en industries de pointe (et pas celles de parapluie). Savez vous ce que ce brave homme me rétorqua?: visiblement vous êtes quand même en bonne santé!
      J’ai alors pensé à un autre usage de ce parapluie mais je me suis abstenu… le cadmium étant toxique

  27. J’aimerais bien qu’on m’explique quelque chose siouplait.
    Lorsqu’on parle d’effondrement du système, qu’il soit provoqué ou naturel, les réactions immédiates sont : panique générale, l’argent ne vaut plus rien, émeutes etc, etc….

    Bon, mais en vrai çà se passe comment ?
    Quel serait le déroulement des évènements ?
    A partir du moment où nos braves petits traders voient les chiffres sur les tableaux défiler pour atteindre le zéro, que se passe-t-il ?
    Non seulement dans les bourses mais aussi chez le boulanger du coin ?

    1. Le premier symptôme est le Bank run :
      – D’abord les nantis (vous ne verrez pas de files d’attente et tout cela se passera feutré, feutré)…
      – Puis ensuite les couillons (vous et moi… et là c’est à la bonne franquette).

      Voir les images tournées dans toutes les agences Northern Rock qui se respectent (en 2008) pour connaître la marche à suivre.

    2. Difficile à prédire. Peu de gens imaginaient au début des années 30 le déferlement nationaliste, fasciste et guerrier qui a suivi…Maintenant, on est prévenu. Il vaut mieux savoir ce que l’on veut subsituer au système qui risque de s’effondrer, en terme de projet de société, et s’organiser pour s’en donner les moyens…

    3. Mais en fait, si l’argent a été inventé c’est pour faciliter les échanges de choses.
      Ce qui implique la formation d’un prix « équivalent argent » donnant une « valeur argent » à une chose, cette valeur étant tout à fait subjective.
      Or, actuellement nous disposons d’une technologie formidable sous la forme d’ordinateurs et de logiciels, couplés à internet qui facilite la diffusion des informations.
      A partir de là, ne serai-t-il pas possible de revenir en quelque sorte à un système de troc ?
      Quand on voit les trésors d’imagination que les « traders » développent pour créer des combines plus sophistiquées les unes que les autres, combines mises en application grâce à des logiciels extrèmement compliqués, il ne leur devrait pas être difficile de mettre toute cette énergie au service d’un commerce basé sur les échanges de biens « en direct ».
      A ce moment là, il n’y aurait plus besoin de « prix », chacun mettant sur le marché ses offres et demandes : j’ai X tonnes de A, j’ai besoin de Y tonnes de B.
      Les échanges se feraient alors en termes de « besoin » et de « surplus ».
      La « monnaie » n’existerait plus que pour l’utilisateur final avec un circuit trè court.
      Bon, c’est en gros, après faut affiner, et si il y a des difficultés il faut réfléchir au moyen de les surmonter, et pas dire simplement « on peut pas » !

    4. A partir de là, ne serai-t-il pas possible de revenir en quelque sorte à un système de troc ?

      Oui tout à fait, c’est ce que les russes ont fait par la force des choses au milieu des années 1990. Il paraît qu’ils fabriquaient des avions jet par le troc! Cela fait d’ailleurs un come-back:

      As economy sinks, bartering returns in Russia

      Traduction rapide:

      Tandis que l’économie plonge, le troc fait un retour en Russie

      MOSCOU – L’usine automobile de Taganrog a une affaire pour vous! Des rangées de véhicules de utilitaires sport Hyundai Santa Fe fraîchement fabriqués sont disponibles dès maintenant. En échange – Eh bien, avez-vous des cartes électroniques Des feuilles de métal ? Ou espadrilles ?

      Voici un signe des temps financiers en Russie: le troc est de retour sur la scène.

      Des publicités commencent à apparaître dans les journaux et en ligne, comme celle qui offre « sous-vêtements d’une valeur de 2.500.000 roubles contre une automobile », et un autre promeuse « bois à Krasnoïarsk contre de l’alimentation ou des médicaments. » Un fabricant de grues à Ekaterinbourg paie ses débiteurs avec des excavateurs.

      Et un des principaux négociants en matières première de Russie, German Sterligov, a sorti une initiative « anti crise » flamboyante qui, dit-il connectera des longues chaînes d’entreprises dans un système de troc dans le monde entier.

      Tout cela évoque une impression de déjà vu. Dans le milieu des années 1990, les opérations de troc dans la Russie comptaient pour un étonnant 50 pour cent du chiffre d’affaires pour les entreprises de taille moyenne et 75 pour cent pour les grandes.

  28. On a pas encore franchi le cap du milieu de l’année 2010 que nous avons déjà de sérieux candidats pour le best of de la connerie;les histoires de pédales de Toyota,les exploits picturaux de la BP,les verres au cadmium du géant de la restauration rapide,on va avoir du mal à les départager.Sans compter les exploits de l’ingénierie finassière…

    1. @ Piotr :
      J’en ai un autre en lice et qui tient bien la corde (bien tendue de la note française, AAA) :
      « sur les retraites, j’ai voté le passage à 60 ans » (alors qu’il n’était même pas député)
      « read on my leaps : don’t touch to the retraite à 60 ans car ceci est mon engagement (z’avec les français), ceci est mon programme »
      « c’est un problème d’équité, d’équilibre démographique : There Is No Alternative (also known as TINA) »
      Avouez, Piotr, que c’est assez pissaresque comme dessein : faut vraiment prendre du recul pour voir le symbole politique apparaître (30 ans, sans doute) …

      Un symbole ‘majeur’ je crois.

    2. Oui, Monsieur le modérateur.
      Rien que le nom ne peut que me provoquer des réactions un peu…voire beaucoup.
      Vous avez eu raison.

  29. On souhaite que ce type de rencontre révèle de la « coalescence humaniste » dont vous avez parlé à plusieurs reprises.
    Ce type de discussion avec d’autre pairs ne peut qu’être fructueuse. (un peu d’optimisme avant d’aller au lit, ça ne se refuse pas!).

  30. le summum de la connerie serait quand la guerre entre le deux coréés, hélas possible!

    1. Ne finassons pas, mettons l’Iran dans le paquet et on devra ainsi se battre contre les chinois. Pour relancer l’économie, rien de mieux (c’est ce qu’aurait dit Bush, si l’on en croit Nestor Kirchner).

    2. @Moi
      Sur le ton de la plaisanterie.

      Pas de blasphème sur ce blog SVP.
      G Bush était le descendant direct du  »Bien ».
      Souvenons nous de ses prières à l’écran avec tout son cabinet ministériel.
      Tout le monde priait pour le  »bien » naturellement … sachant que les autres étaient  »le mal ».
      Je m’étonne que vos écrits mettant en cause l’intégrité morale de G Bush aient franchi le filtre du modérateur.
      Qui peut croire qu’un tel  »croyant » ait pu tenir de tels propos ?

    3. @moi

      Ouais d’accord; mais un mec pas réellement mauvais qui se fait nez en moins sauvagement agressé, à la gorge qui plus est, par un inoffensif bretzel de compagnie… Ya de quoi douter de la réalité de l’ état de chose (« état de chose » au sens wittgensteinien époque « Tractatus logico plilosophicus », ça va de soi)!

  31. J’observe que les banquiers et autres rapaces financiers ressemblent curieusement a une autre forme de « fuite » en avant qui les depasse: BP dans le golfe du Mexique.

    Wall Street a tout de meme l’avantage d’avoir dans son arsenal un helicoptere, Ben pour les intimes, qui peut larguer de larges palettes de billets verts pour colmater les trous causes par l’irresponsabilite de ses membres, et tout cela aux frais du contribuable et sans consequences pour sa devise.

    Le monde est formidable.

    J’aimerais ajouter un petit souvenir d’enfance, j’avais 7 ans mais je m’en souviens.
    http://www.dailymotion.com/video/x78f6b_alain-barriere-amoco_music

    PS: des emails circulaient deja semaine derniere a Wall Street sur la degradation de la note de la France. Un accident? une tactique?

    1. Vous pensez vraiment que larguer des billets verts Ben-is sur la marée noire est la solution la moins chère pour le grand nettoyage?

    2. Max Keiser fait le même parallèle que vous sur gestion de la crise finacière et la gestion de la fuite de pétrole. A propos des oiseaux de mauvais augure il va jusqu’ à parler de Cleptocratie, un concept que je connaissais pas. Il en rate vraiment pas une ce Max.

      MAX KEISER: PEAK GULF OIL SPILL, PEAK OTC CREDIT DERIVATIVES
      http://www.youtube.com/watch?v=PN2LYu1FcRc

    3. Notes, Tartar : ça marcherait peut-être mieux que les plumes.
      Et puis, les plumes, je n’ai jamais trop compris pourquoi ça obsédait les ricains à ce point.
      Un banquier trempé dans le goudron et roulé dans les dollars, notes, pour lui, ce ne serait pas une punition. Au contraire. Il serait comme un poisson dans l’eau…

    4. « Vous pensez vraiment que larguer des billets verts Ben-is sur la marée noire est la solution la moins chère pour le grand nettoyage? »
      J’ai dit ca?
      tiens tiens…

  32. Une fois, je suis venu avec ma petite observation à la con et je me suis fais jeté, normal.
    Paul a des idés d’actcions vis a vis des gens qui ont de sous de coté
    Il a aussi des actons à envisager vis a vis de ceux qui n’en ont pas.
    Pourquoi ? Pour la seule raison que p

    1. Faut le comprendre aussi Harper..ses banques sont en relative bonne santé,pas un cent n’a du être donné aux banques canadiennes suaf erreur de ma part durant la période des très généreux ‘bail outs’ US..la caisse des dépôts et consignations du Québec par contre a perdu un gros paquet d’argent mais a assumé sa perte….il faut dire qu’ils en possèdent eux des ‘assets’ et loin d’être toxiques….
      surtout dans l’immobilier….le Canada et le Québec se portent plutôt bien(taux de chômage réel dans les 8 pct avec des points basses à 4.8 pct à Québec ville ou à Ottawa)8.8 à Montréal qui reçoit plus d’immigrants…9.5 à Toronto fort touchée par l’automobile (ontario proche de detroit)….le Canada a surtout du aider le secteur automobile en Ontario, même Bombardier au Québec s’en est bien tiré(baisse sur les jets privés mais compensée par l’explosions des commandes rail/métro/tramways etc vu la nouvelle mode qui est de mettre le paquet sur les transports en commun)…..sans compter les ressources naturelles..Le Canada et l’Australie semblent en effet peu touchés par la récession.

  33. Bonjour à tous.
    Bonjour Paul

    A propos de rouerie et de naïveté, en fait rien n’empêche d’être à la fois roué et naïf.
    Emulante émulsion comme la vinaigrette!
    Je voudrais simplement signaler à ce sujet que le financial times parle de la vente de ses stock options par Hayward le CEO de BP. A priori rien d’anormal. Mais il est intéressant d’aller sur Zero Hedge -un excellent et très caustique blog bien fréquenté – par Dissy notamment!- et d’aller en page 8 des archives:
    Liens troublants entre BP et GS!

    Au fait le trésor US est désormais à court de dollars d’argent et d’or. AAA+ lors si l’euro saute B-!!!, retour vers le bon vieux Franc Suisse?

    Cordialement

  34. Ce qui est bien pour l’homme actuel qui n’aime faire que des affaires, spéculer en bourse se faire plaisir, c’est que le trafic et le commerce des armes, des mitraillettes, des fusils, des munitions, des grenades, des lance-missiles, des lance-roquettes, des porte-hélicoptères, des sous-marins, des avions de chasse, des missiles, des satellites de plus en plus perfectionnés et sensibles à la moindre petite chose insignifiante de plus dans le ciel comme sur la terre n’a jamais été aussi florissant sur terre depuis l’age de pierre et l’homme du Néandertalien, si seulement cela pouvait suffire à sauver l’économie mondiale de mettre davantage de malheureux à fabriquer plus d’armes de destruction, voilà donc le seul sens premier de la vie pour beaucoup de marchands d’armes et d’illusions de nos jours. Ce beau monde médiatique, superficiel, virtuel ne s’attend vraiment pas à se réveiller un beau jour avec une plus grande gueule de bois.

     » Quand bien même ils diront : Paix et sécurité !  » Il n’est pas non plus certain que cela puisse toujours éviter que le ciel nous retombe tôt ou tard sur la tête, la détresse est déjà si grande pour beaucoup comme pour les douleurs de la nouvelle femme enceinte; qui échappera à tout cela ? « 

    1. Tiens, ça me rappelle Einstein : « La quatrième guerre mondiale se fera à coup de pierres ».
      Et dans une autre de ses citations : « ..s’il reste quelqu’un ». 🙂

  35. Crise ou pas crise, Mr jorion m’a l’air quand même fort sympathique. Voilà,, çà me fait plaisir de le dire.

  36. Et pendant que le chômage augmente en Occident, des ouvriers chinois soumis à des
    conditions de travail digne du 19ième siècle se suicident. Tout cela pour que les capitalistes
    occidentaux et chinois obtiennent le meilleur profit et que nous puissions acheter à bas
    coût des iPhones et autres iPads lancés à grand renfort de publicité. Et encore question prix c’est à voir l’iPad à 499€ ce n’est pas donné.
    http://jobboomblog.com/2010/06/03/suicides_en_chine_plutot_chouette_l_usin
    Quand allons nous nous réveiller ???

    1. « Quand allons nous nous réveiller ??? »

      Très bonne question sans doute quand nos médias, nos politiciens, nos ripoublicains d’un bord où d’un autre, nos bureaucrates, nos joueurs de casino, nos marchés ne seront plus du tout en mesure de faire les malins à l’image de leur propre monde en faillite.

      C’est pourtant bien une éventualité et un impondérable qui pourrait survenir, surtout par rapport à tout ce qui a été bien mis principalement en place et cela depuis des générations pour rassurer, il
      y a tellement de choses qui sont encore bien difficiles à prévoir dans l’histoire. . Et quand bien même vous en finiriez par en être touchés les premiers, on vous ferait encore passer pour un homme de mauvaise vue, c’est pourtant bien la dure réalité et le tableau qu’ils préfèrent davantage faire subir aux autres qu’à eux mêmes d’abord, mais non on continue encore à faire les zozos à l’écran.

      Et encore toute la vérité n’est pas dîte sur les chaînes de télévision comme de montage.

      http://www.youtube.com/watch?v=2a3b9VcZ7Uw&a=TKyIQvn6kTY&playnext_from=ML

    2. Il est bien, ce Steve Jobs.

      Au moins, il va jusqu’au bout de sa pensée. Un Chinois… ça ne peut être qu’un paysan, après tout. Et puis, vu le nombre…

  37. Bonjour,

    Dites-moi, vous avez bien vu ce truc ?
    Exclusif : les banques relancent les «subprimes» à la française
    http://www.marianne2.fr/Exclusif-les-banques-relancent-les-subprimes-a-la-francaise_a193573.html?com

    « Réguler. Depuis la crise, le mot est dans toutes les bouches. On promettait davantage de régulation notamment dans la titrisation, comme les « subprimes » qui furent le catalyseur de la crise. Le projet de loi sur la régulation bancaire et financière, que l’Assemblée examine cette semaine fait exactement le contraire. Porté par le lobby des banques, il organise la promotion de la titrisation. Dans la plus grande opacité. »

    « La BCE sera donc un réceptacle, mais pas le seul. Les Sicav et autres fonds de placement pourront eux aussi accueillir ces produits, en très grandes quantités. Le texte précise ainsi qu’ « ils pourront augmenter leur souscription auprès d’un même émetteur jusqu’à 25% de leur actif…..»

    ?????
    J’hallucine ou quoi …..

    1. Non, c’est « normal », en tout cas c’est d’une très grande logique : C’est en effet un bon moyen pour voler les gens totalement . C’est un fusil à deux coups : Premier coup, plus de travail, plus de retraites, plus de sécurité sociale, flexibilité et précarité maximales … Deuxième coup, avec ce piège de type « subprime » en cas de défaut de paiement méthodiquement organisé, saisie du bien immobilier et plus de logement !

    2. Une folie.
      Il faut en faire un scandale.
      Sonnez le tocsin ! Rameutez tous vos amis !
      Analyser, beaucoup sur ce blog en sont capables.
      Publier ces analyses. En parler partout.
      On relaiera. On pétitionnera. Promis !
      Aux voleurs ! Aux voleurs !!

    3. oui… ca a été vu.
      Il faut absolument que Paul ou François fasse un vrai billet/réagisse là-dessus (une fois le contenu vérifié…) quand ils en auront le temps. Voire même carrément une intervention vidéo parce-que c’est ce site est la seule caisse de résonance à la hauteur, malheureusement.

  38. Là-bas si j’y suis, Daniel Mermet à France Inter
    « C’est de la faute à Milton ! »
    Le mardi 16 février 2010

    http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1861

    C’est officiel, une bande de dangereux terroristes sévit dans les campagnes : un dénommé Friedman et ses lieutenants Hayek, Ronald et une nommée Maggie, l’égérie de la bande. Dixit la gendarmerie de Romans. Evidemment, quand on met un ministre dans sa poche, les gendarmes se mettent de suite au garde-à-vous ! 😉

    1. Y pourraient bien nous faire une p’tite guerre si le capitalisme perdait la face
      Des agrocarburants pour les guerres des pays riches ?

      Sachant que les surfaces agricoles vouées aux carburants végétaux sont ôtées aux cultures vivrières, notamment dans les pays pauvres, on mesure la portée de cette info :

      Médias :

      <>

      -Adieu terres cultivables!

    2. C’est extra, je l’avais entendu en direct dans ma voiture, j’ai failli faire un tête à queue au moment du sketch de la gendarmerie « quand un gendarmerie, tous les …. », je l’avais signalé en son temps, toujours d’actualité

  39. @yvan
    5 juin 2010 à 09.39

    Le smic chinois qui augmente ?
    Ouh là là bientôt les plans de rigueur ! ils vont coûter bien trop cher ces ouvriers chinois !

  40. Sécuriser les retraites et interdir la détention de capital hors obligations d’état rémunérée a 3 pourcent
    détaxer le travail …. augmenter les salaires reglementer le prix des matières premières…
    des solutions existent mais c’est une révolution a l’échelle mondiale qui est nécessaire
    et pire que le communisme tant redouté par les US
    Dans un systeme qui se disloque les personnes détenant du capital peuvent toujours s’en sortir
    mais pas la société dans son ensemble meme en cas d’hyperinflation ou de guerre, la remise en question du fonctionnement de notre société n’est cruciale pour aucun dirigeant, pour l’instant ils vivent tres bien
    ils s’invitent entre eux pour gueulletonner au club G20 , la déstabilisation politique de la zone euro est inéluctable par le renforcement des extremes comme dans toutes les crises majeures.
    mais la passivité et le découragement des masses est tel que ca risque de prendre plus de 10 ans mais c’est inéluctable.

    Oui transformer de force le capital en rentes d’état sera peut etre la solution ultime
    ou plus probable laisser s’intaller une bonne dépression en europe, mais est ce si grave ca nous fera peut etre redécouvrir les vertues de la solidarité

  41. Le quotidien L’Echo a un supplément de 60 pages sur le sujet du futur du capitalisme. Pas moins de 7 avis différents.
    Comme j’en ai parlé de manière parodique, je vais en faire une synthèse.

    1. Ce G20 en Corée, à lire ses déclarations, est de loin le pire de tous….plus aucune crédibilité….
      on attend toujours le premier début de mesure mise en application depuis 2008…..ils n’ont pas précisé l’année ni le siècle il faut dire…

  42. Le plus grand danger est le sort que connaîtra la dette américaine. Comme très probablement, avec leur pragmatisme habituel, ils diront: désolé, on ne peut rembourser ou que partiellement. Le solde vous pouvez vous assoir dessus, mais nous pouvons toujours travailler ensemble. Et si pour une fois nous les précédions? Quelles seraient les conséquences pour l’Europe? L’euro serait évidemment touché, mais cela en serait fini avec la monnaie de référence unique et une obligation de relever le yuan. Chose que dans les conditions actuelles, les braves chinois ne feront pas. la preuve, ils viennent d’accorder une hausse de 20% sur les salaires. celle-ci n’aurait pas été donnée, si la hausse de parité était à l’ordre du jour. Pour le reste, merci de me dire les autres conséquences négatives pour le citoyen européen. Pour les banques, il est inutile de m’expliquer, cela je peux le comprendre.

  43. Obama Claims Virtual Job Increases

    President Obama went to a small Baltimore factory yesterday to personally celebrate the government’s employment report for May — which turned out to be terrible, with the jobs « gains » of March and April going into reverse in May. His decision to celebrate it anyway (« It shows our economy is getting stronger every day ») will contribute to the odium of his coming downfall.

    Despite large Federal government temp hiring for the 2010 Census, the May report was ominously bad. Overall, the reported increase of 431,000 in the Bureau of Labor Statistics (BLS)’ survey of establishments was a good deal less than « expected » by the usual economic suspects. It was made up of three parts, all actually or implicitly negative. There were 411,000 Census hires (these temp jobs will be lost in coming months as the decennial Census is completed); a net loss of 21,000 government jobs from state and local layoffs and budget disasters; and a claim of a paltry 41,000 net new private-sector jobs, none of which the Bureau of Labor Statistics actually found in its survey. All of them were produced by computer projections by the BLS which have been proven consistently false for the past two years. These notorious projections have come to be called « virtual jobs, » and the Bureau spins out about 100,000 of them every month, which later have to be subtracted.

    And according to the Bureau’s simultaneous May survey of households, where things are not so virtual, total employment fell by 35,000; total unemployment rose by 287,000; the U.S. labor force shrank by 322,000, while the number of Americans who’ve left the labor force rose by 493,000. Long-term unemployment (over six months) kept rising to 6.8 million, nearly half of the 15 million « officially unemployed. »

    When a candidate for President, Obama claimed considerable support among the younger generation, who now know better. Unemployment of young workers, ages 16-24, hit one-fifth (officially, 19.9%) in May. Already in April, at 19.6%, it was the highest unemployment rate for this age group since at least 1947. This age group now represents 3.8 million, or one-quarter of all official unemployment. And something like 2.5 million more of this young generation of workers has never entered the workforce at all due to the economic collapse — part of an unofficial, but true total of unemployed and underemployed, which stands at about 31 million Americans.

    1. Certes, mais peut-on considérer qu’il s’agit là de la « Bush legacy » et que la politique d’Obama n’aurait rien pu y changer en si peu de temps ? Combien coûtent les guerres au fait? Que rapportent-elles?

    2. Tiens au sujet d’Obama et du nouveau beau parleur de première de l’Amérique, il ferait peut-être bien mieux de commencer à reconnaître sa propre responsabilité personnelle surtout que le puit de l’abime n’est pas encore bien totalement refermer sur les marchés comme dans son pays et que cette terrible marée noire ne va pas non plus beaucoup mieux arranger les chiffres du chômage dans l’industrie de la pêche. Enfin tant qu’ils peuvent toujours trouver des gogos pour les écouter à l’antenne tout va bien.

    3. Il a pris lors d’un discours ses responsabilités, mais fait seulement semblant d’être méchant avec BP (un de ses sponsors)….le moratoire sur le off shore (6 mois)aura des conséquences facheuses car les ‘talents’ qui travaillaient dans le golf du Mexique iront chercher des contrats rémunérateurs la ou il existe de la demande dans le monde…donc même après les six mois il faudra beaucoup de temps pour relancer la machine..à terme forte hausse du pétrole, je suis d’ailleurs étonné qu’il soit toujours dans les 75 dollars…..les pays disposant de réserves off shore comme le Brésil et d’autres vont avoir bien du mal à trouver financement et soutien populaire pour leurs exploitation après ce mégé accident…certains analystes voient le pétrole vers les 150 dollars en 2011 sans guerre en Iran ,avec guerre à + de 200 un court moment..tout cela ne va rien faire pour booster notre croissance perdue..restera Indiana Jones comme dernière solution

  44. « G20 drops support for fiscal stimulus
    Group switches focus to cutting sovereign debt and kills proposals for global banking levy »

    Sans commentaires…

    Le G20 abandonne son soutient aux projets de stimulus fiscaux.
    Le groupe se concentre maintenant sur la réduction des dettes publiques, et tue la proposition de taxes sur les banques.

    Sources FT: http://www.ft.com/intl/global-economy

    1. Un beau suicide collectif ..une bande d’irresponsables..rdv dans un an avec quasi toute la planète vers l’auomne 2011 en récession voire pire…

    2. Les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales des pays suivants (Argentina, Australia, Brazil, Canada, China, France, Germany, India, Indonesia, Italy, Japan, Mexico, Russia, Saudi, Arabia, South Africa, Republic of Korea, Turkey, United Kingdom, United States of America), ont fait le choix de la rigueur financière et économique.

      Pour les pays en difficulté, une accélération de la consolidation est attendu (« Those countries with serious fiscal challenges need to accelerate the pace of consolidation »), phrase énigmatique mais forcément génératrice de coupes sombres dans les budgets sociaux et culturels.

      Pour les autres, encouragement à un endettement continu mais raisonnable (« sustainable public finances and the need for our countries to put in place credible, growth-friendly measures, to deliver fiscal sustainability »), comme pour le traité de maastricht, un endettement toujours croissant est attendu comme normal et souhaitable. La planète financière à au moins compris qu’une inflation (taxe) de quelques % est souhaitable (en fait nécessaire pour faire durer la partie encore en peu…).

      En attendent, par les biais des intérêts composés, sur toute la masse financière, un transfert de richesse se fait toujours dans le même sens et de plus en plus rapidement, des plus pauvres, vers une élite toujours moins grande mais toujours plus riche.

      Bien sûr; le G2 encourage un monde sans frontières pour les finances et les biens/services (« ongoing efforts to refrain from raising trade and investment barriers and resist protectionist measures are required »).

      Rien sur les paradis fiscaux… Forcément, il faut bien protéger ces zones ou les plus riches peuvent protéger leurs avoirs des taxes outrageantes des rares pays ayants encore des taxes redistribuant les richesses accumulées. Ni rien sur la spéculation nue…

      Bref, cette mole croissance encouragée par des déficits modestes — toujours bien inférieurs au service de la dette qu’il faut elle garantir alors qu’elle n’a aucune justification — va nous renvoyer le monde en convalescence dans une dépression qui va, du coup, mettre les États en faillite, et au passage finir de détruire le reste du rôle social des états, et de transférer la richesse vers cette micro-élite financière.

      Bravo pour la vision à moyen et long terme !

      1929 – 2011… L’histoire va se répéter.

  45. A mon avis, la faiblesse de l’euro nous protège complètement de la perspective d’un euro qui éclaterait!
    Je ne pensais pas cela en avril, car la BCE n’avait, alors, voulu monétiser les obligations pourries. depuis qu’elle fait cela, elle agit comme les autres banques centrales, cela ne plaît guère aux allemands, mais leur position est intenable sur ce point. En effet, les allemand croient pouvoir la tenir, mais, comme d’habitude, ils capituleront sans condition!
    Car, mine de rien la dette allemande n’est pas très éloignée de celle des autres pays, et elle grossit aussi!
    Il ont beau mettre dans la « Grundgesetz » (la constitution) même de ne plus faire de déficits … en 2016 je crois, cela ne peut qu’invalider la Loi, car ils n’y arriveront pas davantage que quiconque!
    Je rappelle, cette monnaie, telle qu’elle, EST la crise systémùique elle-même. Quelle que soit la politique menée, même hyperrigoureuse, les déficits sont une nécessité, sans quoi nous basculerions de la récession dans la dépression, et cela, aucun gouvernement ne survit à cela!
    La rigueur est, je l’espère, un moyen de lutter (un peu) contre la corruption et la fraude fiscale, sans que je sois convaincu que cela suffise!
    Seul le SMT permettrait d’avoir des budgets en équilibre, car la circulation de la monnaie serait alors inconditionnelle et n’extorquerait pas constamment la rente du capital appelée intérêt monétaire net!

    1. Prochains nouveaux critères de Maastricht : déficit – 8 pct….dette : 150 à 200 pct…
      C’est de l’humour…Ca va Angela,tu tiens le choc ?

  46. « Il faut aller chercher la croissance avec les dents »…
    Donc :
    Fournir des emplois.
    Comment : en faisant construire.
    Par qui ?
    =Des emprunteurs new lookés ,anciens low cost à l’américaine.
    Après ?
    On s’en fiche,c’est terminé (sans doute) dans 2 ans ( je parle des politiques )/
    Les banques piqueront du nez…,les emprunteurs aussi…et nous tous avec.
    Cette fois,il n’y aura plus d « état » pour renflouer.
    Donc,s’y préparer dès maintenant ,puisque les 2 ans peuvent être plus courts ( si nous sommes « mal notés i.e A++ ??? Voir l’E.P.I.C sncf !!!
    Cela veut dire : potager près de la maison,transistor,un vélo,une trousse à outils et une lampe à huile.
    bonne fin de semaine à tous et
    Gardez Confiance.

    1. C’est curieux. Des commentaires d’un tel contenu, j’en lis j’entends au moins une dixaine par jour, en France, notamment en Allemagne et ailleurs. Présentiment ou pessimisme réaliste?

  47. @ fujisan
    5 juin à 12.17

    Hé ben voilà !
    Je me disais aussi, si vous avez des nouvelles de ce monsieur German Sterligov faites nous le savoir, s’il vous plaît, on sait jamais çà peut servir.

    Quant à ma question sur ce qui se passerait en cas de faillite générale j’ai l’impression que personne n’en sait rien.

    A part çà j’aime bien votre petit escargot.

  48. Et notre ami Cameron va plonger les Anglais dans la ‘peine’ pour de longues années (dixit):
    Double dip en vue…d’autant plus que les chiffres de Brown étaient sous évalués quant à la dette
    (un grand classique à présent en cas de changement de pouvoir, voir Hongrie semaine passée) et
    que les chiffres de croissance pour les années à venir étaient eux aussi exagérés….

    http://www.timesonline.co.uk/tol/news/politics/article7144906.ece

    1. Ce qui est sous-estimé, c’est toujours l’inflation qui représente une vraie taxe totalement invisible…
      Surtout quand les taux de placements sont au plus bas pour le commun des mortels, et que la croissance des salaires nulle.

  49. Une question à M Jorion: je me demandais hier tiens pourquoi ne pas organiser une petite séance sympa qui donnerait la possibilité aux lecteurs, posteurs de ce blog de vous rencontrer en ‘live’ vous et M Leclerc….soit à Paris, Bruxelles, en province Française….à l’automne pourquoi pas?
    Cela ferait je pense plaisir à tout le monde.Une conférence et une période de questions/réponses des plus conviviales je suis preneur…qu’en pensez vous?

    1. Peut être pourrait-on s’insérer au Théâtre de la Colline, utilisé pour les réunions
      d’Ars Industrialis
      ars industrialis .

      J’y ajouterais avec bonheur la possibilité d’y voir quelques empêcheurs d’opiner en rond
      ou de « voyants » hors des sentiers battus:
      – Richard Sennett (ressorts profonds du monde du travail / capitalisme)
      – Serge Galam (Structuration des opinions, comportements moutonniers, s’est fait connaitre par ses réactions à l’unanimisme qui entourait le GIEC, sans qu’il conteste le réchauffement et le besoin de limiter nos rejets…)
      Je suppose que des gens fondateurs d’Ars Industrialis y seraient : Crépon ou Faure.
      Le fond anthropologique « commun  » (??) à Jorion et Stiegler/Simondon
      (« Depuis Leroi-Gourhan jusqu’à nos jours » ) pourrait être pa-ssio-nant !

      Jolly good idea !

    2. une remarque à appliquer pour ce blog :
      Jaron Lanier ne croit pas à la «sagesse des foules» qui voudrait qu’un article écrit par une multitude d’auteurs, comme dans Wikipédia, soit meilleur, ou plus exact qu’un article écrit par un seul expert. Plus précisément, Lanier estime que l’intelligence participative ne doit jamais l’emporter sur la créativité individuelle. La machine collective qui agrège les contenus ne doit pas avoir plus d’importance qu’un esprit humain au travail.
      ( http://www.letemps.ch/Page/Uuid/30e41cb4-7019-11df-8ead-49801438e0a8/Lhomme_%C3%A0_la_t%C3%AAte_de_poulpe ).

    3. J’en rajoute une couche sur le pourquoi de réunir des
      « penseurs du savoir-faire » et des « penseurs de l’économie »

      Pierre Priolet, agriculteur dans le sud de la france, plante des vergers, laminé par les sociétés de distributions
      courts-termistes plus que tout.
      La video de son passage à Canal + le 20 février n’est plus disponible qu’indirectement

      PierrePrioelt en fev2010 à Canal+_capture

      « Dans un constat lucide, Priolet, seul au milieu de son champ constate : « on arrive aujourd’hui à créer de l’argent avec du vide, j’ai l’impression de vivre au pays des faux monnayeurs, quand la BNP fait un bénéfice de 50 milliards. L’argent, c’est le travail, et le travail c’est l’outil. »

      (Chronique de la mort annoncée d’un paysan français. Marianne n° 669, 13/2/10, p. 62-69
      Le cas particulier d’un producteur de fruits et légumes illustre la tragédie qui touche nombre d’agriculteurs., article de Jean-Claude Jaillette)

      Il y a eu aussi un article de Denis Tillinac, qu’on trouve sur les blogs, sur l’agriculture, mais qui a le biais de confondre « soin entre les générations » et « conservation », à mon goût.
      Le soin n’empêche pas autonomie et émancipation, c’est la « transindividuation » de Stiegler/Simondon…
      « Vaste sujet … »

    4. Excellente idée. OK également pour les lectrices et postrices de ce blog. Une assemblée d’éléments masculins c’est tristounet. Je suis preneuse …. qu’en pensez-vous ?

    5. @ timiota

      excellente idée en effet, j’aimerais beaucoup une rencontre Jorion / Moulier Boutang par exemple, j’aime bien la logique des deux mais j’ai du mal à faire un lien entre ces deux visions.

      Paul est il en contact avec Bernard Stiegler ?

    6. D’ abord, je vais assister vendredi prochain à une conférence, organisée par le « Nexus Instituut » à Amsterdam, sur l’avenir de notre société. Je suis curieuse de ce qu’il s’y dira (ai lu ce week-end l’article dans Le NRC weekblad…), je suppose qu’on discutera de choses très intéressantes. Peut-être que d’autres commentateurs du blog basés aux Pays-Bas y assisteront aussi? Sait-on jamais, le monde devient si petit et interconnecté… (bon, n’exagérons pas quand même…).

      @ Timiota, bonjour!

      Oui, j’aime bien ce « penseurs du savoir-faire », « penseurs de l’économie ». Disons aussi « penseurs postmodernes », « penseurs anticonformistes », « penseurs en veilleuse », « penseuses » (tiens, on ne parle jamais des mères qui pourraient penser…), « penseurs anonymes », «  »penseurs » tout court »…etc…

      L’époque est intéressante. Je lisais une interview donnée par Martine Aubry dans Le Monde sur le « Care »… très bien, quoique terrain glissant, car lorsqu’on commence à parler du « care », on ne sait pas où le débat commence et où il s’arrêtera, il y a tellement de choses à dire sur ce sujet… »vaste sujet », en effet… le soin, qui soigne?, pourquoi soigne-t-on? , donner, pourquoi le don?, le soin ou le respect? et je fais un petit clin d’oeil à M. Attali… Bref, soigner, donner… dans la gratuité, voilà bien ce qu’il nous manque depuis bien longtemps… Pourquoi?

      Vous écrivez « le soin n’empêche pas autonomie et émancipation, c’est la transindividuation de Stiegler/Simondon », je ne connais pas vraiment ces philosophes, peut-être ont-ils des choses très intéressantes à dire, mais que renferme ce concept de « transindividuation » au juste?

      « Le soin n’empêche pas autonomie et émancipation », je crois ne pas être d’accord là-dessus. C’est d’ailleurs un thème sur lequel je réfléchis depuis un certain temps déjà, et je me demande si nous n’approchons du coeur du débat sociétal qui nous intéresse aujourd’hui, c’est à dire: comment a t- on pu en arriver là?. Pour moi, comme je l’ai laissé sous-entendre à maintes reprises, l’émancipation des femmes est hélas ce qui nous a précipités dans la confusion et la crise. Je peux me tromper… c’est à discuter, et j’invite Mme Aubry à se joindre à nous, car la société du care vaut bien une discussion de bloggeurs, on s’écarte un peu de problèmes financiers, quoique…
      A suivre…

      Bien cordialement

    7. @ Anne, Anne_bis, Ange, Grosjean, Pier-ick, vigneron, dissy :

      Je ne suis qu’un membre inactif de Ars Industrialis, et je me suis contentée d’aller voir deux fois Stiegler au collège de philo en 2007 2008.
      Je me tiens au courant en « philo » en mode « large bande » par …Marianne (–> Robert-Dufour, et aussi Moulier -Boutang ?). Et par mes lectures. Saturé (voire déçu) du Diplo, je suis tombé sur les ardus « Mécréance et Discrédit » de Stiegler. Les « perles » m’ont paru incroyablement justes, et l’analyse globale une des rares à être…globale.

      milieu associé le point clé pour vos questions, Anne : nous parlons la même langue, nous nous comprenons, vous pouvez me répondre « naturellement ». Tout ce que j’ai « engrammé » de complexité pour cela est mobilisable, vous de même.
      Cette notion est généralisable. A la Toile dans une certaine mesure, à des circulations des formes de savoirs & savoir-faire, celles des artisans dans une certaine mesure.

      Les rétentions et leur symétrique les »protentions » . Le fait que ce qui n’est pas « évident » nous ets caché par l’habitude, est un fait qui devient plus intéressant si on voit les « tranches » successives de « normalisation » que l’humain subi dans la société : rétentions « primaires », « secondaires », « tertiaires »

      La notion de prolétarisation comme perte de savoir-faire Cela m’a expliqué pourquoi quelle est le fond de ma gêne dans un hypermarché . Devant un méga-rayon, je suis « hors système associé », je ne peux pas faire sens des informations qui me sont proposées (genre les étiquettes « nutritionnelles » des biscuits et je ne peux trouver ce que j’aimerais avoir dans le paquet (moins de sucre,de l’épeautre, pas de graisses hydrogénées…), et que je sais vaguement me faire moi-même quand j’ai le temps.
      Cette notion se généralise aussi bien dans des milieux comme le Pole Emploi ou la recherche scientifique, pour les antennes que je peux en avoir. et à France Télécom sans aucun doute, si on écoute ce qui s’y passe (France Inter, reportage début 2010 de l’émission de samedi 18h).

      J’avais lu il y a longtemps Leroi-Gourhan, et j’avais trouvé extraordinaire cette idée que le langage fut second au geste (taille de pierre) et non l’inverse. C’est ce que reprend Stiegler en se focalisant sur le support de mémoire comme « externalisation » de la biologie des humains. Le support appelant « ensuite » le langage.

      les notions de soin suivent dans la mesure où chaque nouveau système associé contient ses excès,n ses poisons, (« pharmaka »), dont l’exemple le plus « universel » est la vague des sophistes en même temps que le miracle grec : voila une pensée et un langage qui s’émancipent des déterminations tribales (les « dèmes » , je crois), avec Socrate etc., et voila en même temps des gens prêts à raisonner pour quelques monnaies en arrivant à la conclusion qu’on voudra par pur goût , du moment qu’on brillera et buzzera dans son salon athénien.
      Vous comprenez si vous avez lu le « Comment la vérité et la réalité … » de Jorion, que le lien est évident !
      A une étape près (qu’il situe en aval d’Aristote), Jorion met son nez dans les sophismes des scientifiques trop heureux de mathématiser le monde et qui croient le connaitre. Il trace un trait de Galilée aux « économistes » modernes qui est ainsi assez fulgurant.

      Globalement :
      J’y ajoute quelques autres lectures en diagonale : « Mon enfant n’est pas un coeur de cible » de J Ph desbordes, Acte Sud. et à la fameuse phrase de Lelay (« cerveau disponible ») Qui correspond assez bien aux vues d’Ars Industrialis sur les industries culturelles et comment elles pénètrent les cerveaux très très jeunes. La « DS » arrivera certainement en haut de liste dans la série des impacts subis par un jeune.

      Les sources d’inspiration de Stiegler sont ouvertement Simondon, des penseurs du « technique » comme source de l’humain (qui reviennent donc aux considérations de type Leroi-Gourhan, origines corticales de la pensée et du langage). J’ai lu et mmm…, c’est intéressant, mais pas facile à utiliser. Un peu moins jargonnant que les tirades les plus derrido-deleuziennes qu’on peut trouver chez Stiegler (genre la « différAnce », pas la différence, c’est ce qui répond sans doute, Anne, à la question de l’émancipation dans le soin, mais je cale à synthétiser cela dans la langue de Molière)

      Enfin, Gauchet n’est pas orthogonal à tout cela.
      Et il reste le langage psychanalytique à remettre en place, d’ici 50 ans pas mieux. La psychanalyse est pour moi un pis aller, il faut juste ne pas en abuser et garder l’esprit très très ouvert. Eviter les bêtises de Bettelheim par exemple. Stiegler se sert « d’énergie libidinale » mais au fond surtout pas des complexes d’Oedipe et autres, concepts que je pense interchangeables à souhait avec un autre jeux qui ferait l’affaire tout aussi bien. Il s’agit surtout de « travail mental » dans un sens très général, et si vous n’avez pas l’occasion de mettre votre client à du travail « manuel » intelligent pour rééduquer son cerveau, oui, hélas il faut se contenter du langage, et taper un peu à côté de l’ossature quotidienne du langage pour avoir de l’impact.

      Ca me permet de caser Richard Sennett, entendu il y a un an à France Culture pour son dernier ouvrage vraiment sublime Ce que sait la main . La main est une superbe entrée au cerveau, qui vaut bien les fantasmes de castration du jeune mâle. Trouvez moi un Freud moderne, et je vous fais sur la base de Sennett un mouvement de psychanalyse par les mains. Il se trouve que les neurosciences défrichent un vaste terrain ces temps ci (lire Books de Mai-Juin et p ex l’article sur Mme Sarah Blaffer Hrdy (sans faute)). Je vois comme origine de la dualité violence/coopération (voire morale innée), si présente des schèmes élémentaires des sociétés humaines, la découverte récente des « neurones miroirs ». Notre cerveau joue à l’autre « un peu beaucoup », et ainsi il apprend . Cela conduit autant à Empathie qu’à concurrence, en fonction du Grand Tout Extérieur (le « milieu associé », justement, qui quand il ne l’est pas laisse place à la misère symbolique »). On retrouve la parabole des hérissons de ?Kant (sociable mais épineux). Je n’ai pas encore lu Girard (chantre de la « violence mimétique ») pour essayer de le dissoudre dans ce flacon là lui aussi.

      Bon je m’égare ; donc oui, essayons d’organiser des débats qui nous concernent tant.
      Peut être M. le modérateur a-t-il lune idée sur comment contacter ces différentes sphères pour tâter le terrain (Ars Industrialis en premier ? ou Sennett ?) si cela tente l’intéressé (Paul Jorion)…

  50. Vous dites que les USA sont devenus le otages de la Chine et que l’Europe est en train de le devenir!
    Je veux bien, mais il me semble que c’est plutôt les deux (ou trois) partenaires qui se tiennent par la barbichette.
    En effet, quand la dette atteint de tels volumes, c’est bien le créancier (la Chine) qui va avoir un problème, alors, qui est l’otage de qui, et où sont les salaires plus élevés? Où vit-on (malgré tout) mieux?
    En clair, c’est l’ouvrier chinois qui est l’esclave du peuple américain, et si l’Europe devait creuser son déficit avec la Chine, l’ouvrier chinois deviendrait aussi notre esclave (vu d’Europe ou des USA, l’ouvrier chinois travaille pour rien!). De plus, avec la baisse de l’euro, je ne vois pas pourquoi le déficit avec la Chine devrait se creuser, d’autant que les salaires chinois viennent d’être relevés.
    Je comprends mal pourquoi vous fantasmez autant sur « la Chine » et la puissance de la Chine!
    Pour l’instant, la Chine reste engluée dans des problèmes intérieurs les plus délicats, entre catastrophes naturelles, crises sociales endémiques, cohésion nationale, corruption, pollutions industrielles et bulles financières du crédit immobilier.
    La majorité des chinois reste très pauvre, on verra bien comment l’économie chinoise supporte les hausses de salaires décidées ainsi que les exportations menacées par la baisse de l’euro! Dès que la bulle financière chinoise éclatera, et c’est imminent, la Chine basculera à son tour en récession, et ce dans un contexte où l’on passe d’une croissance en surchauffe directement en récession très rapidement! L’effet de destabilisation sera énorme! Et les chinois ne sont absolument pas préparés à cela!
    Toutes les économies en surchauffe ont toujours fini ainsi, la Chine aurait-elle (les modèles mathématiques des économistes à intelligence négative l’affirment sans doute) trouvé la recette de la croissance à 2 chiffres éternelle?
    De tels taux de croissance sont aussi la preuve que le PIB par habitant reste très faible en Chine comparé aux pays développés, et qu’ainsi, la productivité de l’ouvrier progresse actuellement fortement. Encore une fois, selon les projections de génies de l’économie qui connaissent si bien l’avenir, cela serait une donnée immuable…

    1. Le problème de « l’usine du monde » est qu’il lui faut prêter de l’argent à ses clients pour qu’ils achètent les marchandises qu’elle fabrique.

      Je te tiens par la barbichette
      Tu me tiens par la barbichette…

      Oui, tout cela est vrai, mais il faut en dire plus : le peuple chinois est vendu en bloc comme classe ouvrière soumise aux banques du monde entier par son propriétaire le parti unique.
      Les consommateurs occidentaux ne sont plus que le relais entre les producteurs et la finance.

      La finance, en ces temps incertains, vient de tuer la poule aux oeufs d’or et elle cherche encore désespérément des oeufs qui resteraient, dans les retraites, les salaires et tous les revenus qu’elle peut saisir (au sens où un huissier saisit des biens).

    2. Plutôt d’accord avec Johannes. La Chine doit aider l’euro si elle veut exporter (avec l’espoir que le consommateur européen ou américain existe encore).

      Pour revenir à l’ouvrier chinois, il y a 2 catégories (hors marché domestique) :

      1) l’ouvrier « petite main » qui doit répondre à une demande de volume mondial (vêtement, électronique, prothèses, …). Leurs salaires sont au bas de l’échelle. Leur productivité est vouée à s’améliorer en cas de conflits à répétition ou de perte de compétitivité salariale. Il y aura donc moins de travail et plus de chômage pour le futur (automatisation croissante de tâches manuelles).

      2) l’ouvrier « formé » qui travaille sur des équipements de production haut de gamme, en lien direct avec des outils de modélisation informatique coûteux (machine outil multi axes, électro érosion, découpe laser, contrôle commande de procédés continus, conception 3D, …) : cet ouvrier dispose d’un salaire qui se rapproche des standards européens. Que ce soit pour la sûreté (procédés chimie, énergie, aciers spéciaux, …), pour la qualité (manufacturier automobile, lunettes, …) ou pour la productivité (économie d’énergie et de matières premières), ces postes nécessitent une compétence de niveau BTS ou ingénieur.

      En conclusion première, la Chine est de toute façon dans une impasse si elle veut donner du travail à chaque chinois. Elle ne fait que gagner du temps en soutenant l’euro (retarder l’échéance de la baisse des exportations, de l’augmentation du chomage).

      Maintenant, si l’on élargie le débat à des questions simples :

      Y-a-t’il assez d’énergie, de matières première pour que tout humain puisse consommer comme un occidental ?

      Pourquoi tout groupe humain produit-il des tensions ?

      Comment peut-il trouver un moyen simple, économe et respectueux de l’autre et de l’environnement pour évacuer ces tensions ?

      … En dernière conclusion, il nous reste de grandes innovations à mettre en place. Aurons nous le courage, la vision et l’opportunité de le faire ?

      La crise du système est certes bienvenue (sauf pour les souffrances des populations) parce qu’elle marque un épilogue. Un prologue va s’écrire, mais pourquoi, pour qui et comment ?

    3. Merci à « solidaires » et à marlowe pour ces précisions:

      la question: »Comment peut-il trouver un moyen simple, économe et respectueux de l’autre et de l’environnement pour évacuer ces tensions ? »

      Vous vous doutez de ma réponse: le signe monétaire marqué par le temps (le SMT) est en mesure d’évacuer rapidement quasiment toutes ces tensions.
      1) Il maintiendrait la monnaie en parfaite circulation sans augmenter la masse monétaire à aucun moment et ne nécessiterait donc aucune « monétisation » de créances pourries quelque nature qu’elles soient. Sans inflation ni déflation.
      2)Ce faisant, l’argent serait toujours disponible pour tous les refinancements nécessaires à la stabilisation du système.
      3)Aucune faillite, aussi retentissante qu’elle soit, ne serait plus en mesure de constituer un risque systémique. Aucun sauvetage coûteux ne serait plus nécessaire, et les canrds boiteux ont vocation à disparaître.
      4)L’ensemble des créances se trouveraient ainsi sécurisées en ce qui concerne leur montant principal.
      5)Seuls les intérêts monétaires nets baisseraient substantiellement pour osciller désormais autour de zéro.
      6)En l’absence de croissance, faute de ressources ou faute d’évolution démographique, la conjoncture et les emplois resteraient remarquablement stables.
      7)La disparition rapide de la rente du capital pousserait tous les salaires à la hausse, car la part prélevée par la rente du capital (40% du PIB) reviendrait dans le revenu du travail.
      8)La relance ainsi opérée au niveau de la demande, et ce au niveau mondial, aurait pour effet d’écouler la totalité de la production à tout moment, car tous ces revenus ne pourraient en aucune façon être thésaurisés sous forme monétaire.
      9)L’abondance des biens d’équipements suffirait largement à satisfaire la demande.
      10) les prix des actifs financiers et boursiers se stabiliseraient en régime SMT, car son introduction mènerait à la disparition rapide de la spéculation. En effet, spéculer avec un SMT qui pourrait se déprécier en étant gardé sous forme liquide imposerait aux spéculateurs de tels risques que ceux-ci ne trouveraient certainement pas un avantage là-dedans, et les détenteurs d’actifs ne seraient plus vendeurs (ou peu), car car le replacement, en passant toujours par la case « monnaie liquide », deviendrait pour eux un problème.
      11)La conjoncture stable permettrait aux gouvernements d’ajuster les impôts de telle sorte qu’ils n’auront plus de déficits à faire, et ils pouaient commencer à se refinancer avantageusement et sans intérêts pour, peu à peu, rembourser tous les créanciers.
      12) Au bout de quelques années, la quasitotalité des dettes seraient remboursées, et tout cela même sans aucune croissance économique particulière.
      13)Evidemment, cela aurait pour effet que les plus grandes fortunes ne pourraient plus croître, car les taux monétaires seraient nuls.
      14) C’est une telle « euthanasie lente des rentiers » qu’entrevoyait aussi Keynes dans la théorie générale.
      15) Une taxation convenable des nuisances écologiques ne serait plus vraiment un problème, car le chantage à l’emploi aurait disparu!
      16)La lutte contre la corruption et les paradis fiscaux se trouverait tout d’un coup très favorisée, car même l’argent le plus « salement » acquis serait obligé de se réinvestir et ne pourrait plus alimenter la spéculation et les boucles d’attente liquide.

      Je pourrais énumerer encore un bon moment pour énumérer tous les changements qui interviendrait en changeant ainsi le mode d’émission de la monnaie.
      Si cela vous intéresse davantage, envoyez-moi un mail, et je vous enverrai mon manuscrit de 90 pages consacrées à cette question: johannes.finckh@wanadoo.fr

    4. Je propose de financer un charter plein de syndicalistes type SUD/CGT/FGTB etc…direction la Chine:leur mission, faire se rendre compte aux chinois qu’ils sont des esclaves et donc demander des augmentations de salaire, diminuer le temps de travail, des vacances, des RTT etc….si tout se passe bien dans 5 ans ….on a des relocalisations en Europe !!
      Ceci était une fiction…enfin

  51. Je vous signale un intéressant article sur un fleurettiste (spadassin à ces heures)… :
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/06/06/la-grande-bretagne-doit-s-attendre-a-des-annees-de-souffrance-previent-cameron_1368557_3214.html
    « La Grande-Bretagne doit s’attendre à « des années de souffrance », prévient Cameron »

    La conclusion est absolument superbe, et ne peut faire que penser à : « à la fin de l’envoi, je touche »
    «  »Nous allons faire les choses différemment. Nous n’allons pas faire les choses comme nous les avons faites dans les années 1980 », a affirmé M. Clegg. « Là où il y a de la souffrance à cause des coupes (budgétaires), le système fiscal oeuvrera davantage en faveur » de la population. »

    Bref, taxation extrême de la richesse extrême…
    Indiquez-moi si ça s’est passé ailleurs qu’en France depuis 200 ans..???

  52. J’apprends que l’Omble Chevalier du lac Léman n’est pas consommable, donc attention, Paul, si vous avez eu la chance d’en pêcher pendant les heures creuses de votre séjour 🙂

    1. Merci Jérôme, vous passez plus vite la rampe que moi!
      Mon lien prenait pourtant moins de place…..
      Mais le « penseur » la mérite. Belle analyse globale au delà de l’économie.
      Il est des économies intellectuelles qu’il est difficile de faire sous peine d’être déconnecté de « la réalité ».

  53. @yvan

    bonjour yvan (tu peux me tutoyer 🙂 )

    tout est relatif, disons que le blog réalise une croissance constante depuis mai 2006, date de l’ouverture : entre 5000 et 8000 visiteurs uniques par moi en 2006 – entre 40000 et 59000 cette année – les afflux se produisent lorsque les marchés plongent, c’est dans ces moments-là qu’il faut essayer d’être meilleurs que les autres, pour récupérer du lectorat 🙂

    bon dimanche

    1. Meilleurs que les autres c’est très prétentieux.
      Personnellement, si je viens ici, c’est pour lire entre les lignes.

    2. @ olivier Huneau,

      « lorsque les marchés plongent, (…) être meilleur que les autres, pour récupérer du lectorat » (+ un sourire de connivence -vous allez faire rugir Yvan!).

      Récupérer du lectorat …et de la pub; votre site en est gavé, Olivier.
      Je suis comme Octobre, je viens ici pour (vous) lire entre les lignes, et parce que chez Jorion il y a zéro conseil de placement financier, et surtout pas de vos horribles bannières publicitaires pour des pièges à gogos.

      Mais finalement, peut-être venez-vous chez Jorion pour vous reposer aussi des sites de courtiers en ligne!

    1. Le Français est loin d’être mieux. Quoi de pire que ces veaux, dont l’histoire et la culture était autre que celle des anglo-saxons, que l’on a dressé au sacro-saint « bizness » (BFM, Capital et autres miasmes dégeulasses) et autres saloperies ?

      Foot, starac, Joséphine ange gardien, Sarkozy,CAC40, M6 et TF1 … Voilà la France. Soyons tout sauf étonné.

  54. La BCE il y quelques jours a prêté 117,7 milliards aux banques européennes pour « son opération de refinancement sur une semaine, et a lancé en parallèle une opération d’absorption de liquidités. Au total 86 établissements auraient demandé des liquidités.
    Visiblement les banques créditrices ne prêtent plus aux banques débitrices, le marché interbancaire semble bloqué, la question que je me pose c’est si l’opération d’absorption de liquidités a fonctionné?

  55. @yvan,
    je ne suis pas commercial, mon but est d’être lu par le plus grand nombre et d’aider les nouveaux entrants en bourse à ne pas se ruiner, et à lire des économistes ou anthropologues comme Mr Jorion, indépendants et réalistes, plutôt que de plonger dans les pièges des médias financiers autorisés etc … je ne comprends pas vraiment ta sèche réponse, je n’ai rien à vendre à personne, je conseille même aux gens addicts et perdants en bourse de stopper les frais (et il y en a beaucoup, si VOUS saviez).

    @ octobre
    pour etre + lu sur un site boursier, il faut ESSAYER d’etre meilleur que les autres blogs boursiers en temps de crise – si ESSAYER c’est prétentieux, transformer une phrase en ôtant un mot, c’est quoi ? De la mauvaise foi ou de la critique gratuite ?

    Il me semble que j’attéris ici dans une communauté de personnes qui vivraient toutes d’amour et d’eau fraiche, mais Mr Jorion lui-même vend des livres, VOUS, Mr Yvan, devriez lui conseiller de les donner … j’avoue prendre un peu mal vos deux réponses, alors je me suis permis de me défendre, ce qui, j’espère, ne m’attirera pas de nouvelles foudres de votre part, sur un blog qui me semblait basé sur l’ouverture et l’échange – je ne vous dis pas merci pour l’accueil en tous cas.

    Bonne soirée

    1. @ olivier huneau,

      Merci de votre franchise, et d’avoir pris la peine de répondre. Après un coup d’oeil en diagonale sur votre site, et par un stupide réflexe anti courtiers, j’avais ajouté ma petite perfidie à la suite de votre commentaire à yvan. Un truc pas méchant, mais heureusement que la modération a balancé mes trois lignes.
      Tout d’abord cela me rappelle qu’il n’y a pas de sots métiers, seulement des manières sottes de les exercer, et qu’un courtier (en finance, en assurance,etc.) est aussi un conseiller. Il arrive forcément qu’un bon conseiller donne de bons conseils.

      Pardon de l’accueil (je m’inclus puisque je vous vannais aussi), et j’espère que vous passerez assez souvent par ici pour ajouter vos commentaires. La justesse d’une analyse vient lorsque tous les points de vues ont été passés en revue, et le vôtre sera très utile. Et pourquoi pas un de ces jours les mots d’un « trader » en billet invité?

      Bonne journée

    2. @olivier huneau

      Vous avez raison, et je comprends votre désappointement.
      Ici, alors que nous y venons tous pour y lire les analyses flamboyantes de lucidité de François Leclerc et soutenir les propositions de Paul Jorion concernant l’élaboration «d’ une constitution pour l’économie », on peut constater dans les échanges de certains commentateurs une hypocrisie dommageable pour ce blog.
      En effet, il suffit d’avouer que votre précarité vous conduise à faire vos courses de survie dans un hypermarché, et voilà que l’on vous compare à « chien couché sur la tombe de son maître »,
      Et pour souhaiter des lendemains plus justes, voilà qu’on vous accuse de «baisser les bras »! 
      Pour ma part, je pense qu’à partir du moment où nous avons un toit sur la tête et internet aux bouts des doigts nous y sommes dans le système jusqu’au cou.
      Alors si certains ont le luxe dans ce marasme de cultiver leur jardin et profiter de leurs réseaux familiales, professionnels, politiques, qui se nourrissent de poésies, de musique et de prières, et qui se targuent de ce hors du système, à ceux là je dis: Vous mentez!

    3. Bon, désolé encore pour le « piège à gogo ». Et je vous souhaite d’avoir beaucoup de lectorat sur votre site, et aussi beaucoup de donateurs qui vous permettrons de vous affranchir de la pub. Et, pourquoi pas? je vous souhaite de vendre beaucoup de livres sans publicité.

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