Archives par mot-clé : Pape François

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 29 JUILLET 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 29 juillet 2016. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le vendredi 29 juillet 2016, et pour la première fois dans l’histoire de ces vidéos qui couvrent maintenant, c’est quoi, sept années ? j’ai retardé délibérément le moment où j’allais la faire. Et pourquoi ? Ce n’est pas que je ne savais pas de quoi je voudrais parler, mais j’ai réfléchi à la manière de le faire – ça ne veut pas encore dire que je le ferai de la bonne manière. Mais pourquoi ? Eh bien, ce n’est pas que toute vérité n’est pas bonne à dire mais qu’il y a un timing, il y a parfois un timing dans l’ordre dans lequel on… oui, ce n’est pas la question du moment mais c’est l’ordre dans lequel les dire, voilà.

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Terrorisme : pleurons nos morts, commémorons, chantons la Marseillaise, mais surtout ne cherchons pas à comprendre !, par Roberto Boulant

Billet invité.

Un très beau texte rayonnant d’humanisme et communiqué par Abdennour Bidar à l’AFP, au sujet des attentats à répétition de ce mois de juillet 2016. La preuve aussi, hélas, que le Philosophe ne sera jamais le conseiller (écouté) du Prince.

Je vous laisse découvrir pourquoi.

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ILS N’EN ONT PAS FINI AVEC LES RÉFUGIÉS ! par François Leclerc

Billet invité.

Comment contenir hors d’Europe les masses de réfugiés qui continuent à y chercher refuge ? Le brutal coup d’arrêt porté à l’exode des Syriens, des Irakiens et des Afghans qui en ont constitué les gros bataillons ne clôt pas la crise et laisse la question sans réponse.

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Laudato si’ et la décroissance, La Nef, N° 273, septembre 2015

J’ai accepté de commenter le thème « Laudato si’ et la décroissance » dans le numéro de septembre de la revue catholique traditionaliste La Nef. En voici le texte.

Il est dit au paragraphe 193 de Laudato si’ que « Nous savons que le comportement de ceux qui consomment et détruisent toujours davantage n’est pas soutenable, tandis que d’autres ne peuvent pas vivre conformément à leur dignité humaine. C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties » (p. 147). La décroissance est mentionnée là comme un objectif économique qui devrait être le nôtre. Rien n’est dit du fait que la décroissance est l’inverse de la croissance et que cette dernière joue un rôle tout particulier, en fait un rôle clé, au sein de notre système économique.

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Des fils fatigués et épuisés…

… le monde est un héritage que nous avons reçu de nos ancêtres, mais c’est aussi un prêt de nos enfants : des fils qui sont fatigués et épuisés par les conflits et désireux de parvenir à l’aube de la paix ; des fils qui nous demandent d’abattre les murs de l’inimitié et de parcourir la route du dialogue et de la paix afin que l’amour et l’amitié triomphent. […]

Pour faire la paix, il faut du courage, bien plus que pour faire la guerre. Il faut du courage pour dire oui à la rencontre et non à l’affrontement ; oui au dialogue et non à la violence ; oui à la négociation et non aux hostilités ; oui au respect des accords et non aux provocations ; oui à la sincérité et non à la duplicité. Pour tout cela, il faut du courage, une grande force d’âme.

Pape François, le 8 juin 2014

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L’allocution de M. Hollande, président de la République française, le lundi 26 mai à 20h

J’écrivais hier soir au moment où les résultats en France des élections européennes ont été connus :

La question que tout le monde se pose : les 14,3 % des suffrages exprimés obtenus par le Parti Socialiste / Radicaux de Gauche, vont-ils être interprétés par M. Hollande comme un désaveu de sa politique, ou comme la confirmation qu’il est engagé dans la bonne direction ?

M. Hollande vient de s’adresser aux Français. Son verdict est clair et ma seconde hypothèse s’avère être la bonne : il considère être engagé dans la bonne direction.

Bien sûr il est réaliste et est conscient qu’il lui faudra sortir un joker. Il nous en a révélé l’identité ce soir : « L’amour de la France ».

J’ai rappelé dans une chronique du journal Le Monde les propos d’Arnold Toynbee selon qui « Les civilisations ne meurent pas assassinées, elles se suicident ». Mais, très prudent, Toynbee n’avait pas spécifié qu’elles seules succombent à l’apoptose, encore appelée « mort cellulaire programmée », quand la cellule entame son autodestruction parce qu’elle reçoit des messages chimiques signalant la mort inévitable de l’organe auquel elle appartient.

Une telle évolution vaut en effet parfois mieux pour tout le monde. Le seul désagrément c’est que, dans les expérimentations sans lendemain, ce sont toujours les plus démunis qui sont réquisitionnés pour jouer le rôle de bouclier humain. Mais comme, par définition, ils comptent moins que les autres, qui voudra s’en soucier ? Un pape idéaliste peut-être ? Qui n’a pas encore compris « comment les choses marchent vraiment » ?

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La pétoche et le royaume de dieu, par Jean-Luc Mercier

Billet invité. Au sujet de « Paul Jorion pense tout haut le 26 mars 2014 à 8h55 »

La « pétoche » et ses à-côtés expliquent bien des choses, mais il y a aussi de bien vieilles, de préhistoriques, aspirations de l’être humain dues à une vision d’un « autre monde » que tous semblent plus ou moins avoir en eux. D’où cela peut-il bien venir, quelle est la source des quelques géniales intuitions qui ont parsemé l’histoire de la spiritualité, des croyances, des religions ? Pourquoi a-t-on même l’idée qu’il y a quelque chose « derrière le voile » ? Je pense à la fois où, devant deux religieux, vous aviez évoqué le « royaume de dieu » comme ce qu’il faudrait mettre à la place du système actuel. Je pense aussi à vos références récentes au pape François et à sa lettre d’exhortation apostolique Evangelii gaudium. Je pense à la difficulté que j’ai à expliquer à mes proches, à mes collègues, à mes amis « les temps qui sont les nôtres » avec le vocabulaire de la crise financière et des inégalités, ou celui de l’environnement, du climat et des ressources : trop de mots abscons, trop d’informations aux implications peu évidentes pour des esprits formés dans tant de domaines différents, préoccupés de tant de quotidiennetés éparses : l’un est géologue-célibataire-voyageur, l’autre comptable-obèse-amateur-de-chats, etc. Combien de mondes mentaux ? Sans compter que les notions complexes sont difficiles à propager dans une civilisation qui, même moderne, conserve un taux d’analphabétisme fonctionnel élevé. La « religion » a là, par contre, l’avantage de la simplicité : le « royaume de dieu » = la fraternité (et ses conséquences). Les partis politiques ne peuvent avoir cette efficacité, sauf à tomber dans des dérives mauvaises déjà explorées. Peut-être en arrivera-t-on plutôt un jour à un genre de « religion-morale-éthique-culture-conscience » planétaire compréhensible par tous ?

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DRAME DE L’INCULTURE, par Pierre-Yves Dambrine

Billet invité.

Comment ne pas réagir aux propos du plus récent François Hollande, auto-proclamé social-démocrate, quand il annonce une politique franchement libérale et qui affirme que le Pape, « grande autorité morale », peut être « utile » et « précieux » sur plusieurs dossiers qu’il compte aborder lors de sa rencontre avec François : « visite d’un chef d’État à un chef d’État ».

Le président Hollande ignore-t-il les deux textes de référence sur l’éthique (ou morale) en économie que sont Caritas in veritate et Evangelii gaudium ?

S’il ne les ignore pas, comment peut-il affirmer qu’il se situe dans le camp de ceux qui trouvent des mérites à la pensée chrétienne alors qu’il vient d’impulser à la politique économique française un coup de barre en sens inverse de ce qu’il faudrait faire pour introduire de l’éthique dans l’économie ?

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Réponse au billet « La parole du pape, ce n’est pas rien » de Jacques Seignan, par Jeanne Favret-Saada

Billet invité. Réponse au billet « La parole du pape, ce n’est pas rien » de Jacques Seignan.

Cher Jacques Seignan, les objections que vous m’opposez sur un ton si courtois viennent d’un malentendu. Outre que je n’attends pas de François qu’il soit socialiste, et que « Jésuite » signale un style de conduite et non un défaut moral, mon billet s’élevait seulement contre le fait de lui attribuer une théorie économique en particulier, celle de Polanyi par exemple. Pour ce qui est de son orientation générale, j’adhère à votre propos, et j’apprécie d’autant plus les déclaration de François qu’elles portent. J’attendrai simplement un peu plus pour juger si elles sont en cohérence avec les actes du Vatican en matière internationale.

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LA THÉORIE ÉCONOMIQUE DU PAPE FRANÇOIS, par Jeanne Favret-Saada

Billet invité.

Depuis son élection, je suis les actes et les déclarations du pape François jour après jour. Je peux ainsi lire des déclarations fracassantes qu’il fait dans la presse italienne, dont on assure qu’il a revu le texte avant publication, mais… dont il corrige quelques jours plus tard l’aspect « révolutionnaire » sans que la presse en fasse état. Puis, il sort un texte très officiel (« Gaudium… »), sur lequel il n’aura aucun besoin de revenir parce qu’il est suffisamment équivoque. Force est donc de penser qu’on a affaire, avec Francis, à un Jésuite de la forme la plus aboutie, un pur génie de l’équivoque entre les mots, et entre les mots et les actes.

Encore aujourd’hui, les vaticanistes les plus sophistiqués sont incapables de lui attribuer une visée certaine sur la plupart des problèmes : on peut dire qu’il veut dissocier les finances de l’Eglise du Vatican ; mais il ne faut pas dire trop vite qu’il approuve « la-théologie-de-la-libération », car tout dépend laquelle, qui et quand ; en tout cas, il n’approuve nullement l’aspect « libération » de cette théologie (l’autonomisation des « pauvres » par rapport à toute hiérarchie), mais seulement le fait qu’elle a pour objet les « pauvres ».

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