Archives par mot-clé : pétrole

Il fait très chaud. À qui la faute ? – Retranscription

Retranscription de Il fait très chaud. À qui la faute ? Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le jeudi 26 juillet 2018. Et aujourd’hui, je vais faire une chose que je n’ai jamais faite : je vais faire deux vidéos à la suite, je vais les enchaîner. Elles sont toutes les deux sur le même thème. La première va s’appeler « Il fait très chaud » et la seconde, c’est « M. Trump a de plus en plus chaud ». Dans ma tête, au départ, je voulais faire les deux en même temps, et puis, non, c’était trop compliqué. Alors, je fais d’abord dans l’ordre : « Il fait très chaud ».

Il fait très chaud. C’est la canicule sur une partie de la France. Ici, à Vannes, heureusement, il fait très chaud mais ce n’est pas la canicule, c’est supportable, mais il fait très chaud. Et c’est un savant que je voyais l’autre jour – je ne sais plus s’il était américain ou s’il était anglais – qui disait : « On appelle ça « canicule », et vous verrez dans dix ans, on appellera ça l' »été », et ce sera extrêmement dangereux parce qu’on se sera habitués à l’idée qu’il fasse extrêmement chaud. »

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Fort McMurray : Nemesis du bitume, par Marie-Paule Nougaret

Billet invité.

Ils l’appellent la bête, mais dragon conviendrait tout aussi bien. Le feu sauvage – wildfire – continue d’avancer à l’Est de Fort McMurray, la capitale des sables bitumineux, classés troisième réserve de pétrole brut au monde. Cela peut durer des mois, disent les pompiers, la sécheresse ayant avancé la saison des incendies d’été.

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LES DEUX VISAGES DU FMI, par François Leclerc

Billet invité.

Employant une de ces formulations imprécises dont il a le secret, le FMI lance une nouvelle mise en garde pour accompagner ses dernières projections trimestrielles : « La croissance mondiale pourrait dérailler si les transitions importantes de l’économie mondiale ne sont pas bien gérées ». On n’en saura pas plus dans l’immédiat.

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La désintoxication indispensable de nos nations avides de pétrole

Le principe de séparation de l’État et de l’Église dans nos nations occidentales modernes nous fait renvoyer dos à dos Catholiques et Protestants dans les querelles qui déchirèrent autrefois nos populations, qui les martyrisèrent même.

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Court terme, long terme, par Michel Leis

Billet invité.

Comme le rappelle Cedric Mas dans son billet, la rhétorique guerrière porte avant tout sur le court terme. La lutte contre le terrorisme ne peut se limiter à une série de « batailles », que ce soit sur le territoire national contre des individus prêts à recourir à la violence, ou à l’extérieur avec les bombardements contre Daesh. Les postures guerrières et les mesures d’exception sont un acte de communication avant d’être réellement efficaces. Il faut rappeler une évidence : sans perspectives de long terme, la lutte contre le terrorisme est vouée à l’échec, il se renouvelle sans cesse et continue d’attirer à lui de nouveaux adeptes. On gagne des batailles sans jamais gagner la guerre. Depuis longtemps déjà, les priorités de la politique nationales et l’action diplomatique traduisent ce manque de vision, non seulement en France, mais dans d’autres pays occidentaux.

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BAS LES MASQUES ! par François Leclerc

Billet invité.

Quel accord Alexis Tsipras peut-il encore espérer arracher à Angela Merkel, François Hollande, Mario Draghi et Jean-Claude Juncker, qu’il va rencontrer ensemble en profitant du sommet européen de fin de semaine ? Pas grand chose si l’on en croit le directeur général de la direction des affaires économiques et financières de la Commission, Declan Costello, qui depuis Athènes où il est en mission a opposé son veto à l’adoption par le Parlement grec de la loi portant sur les mesures d’aide humanitaire, ainsi qu’a celle qui permettrait le paiement échelonné des retards fiscaux. Toutes les deux représentant selon lui une rupture des engagements pris le 20 février dernier, qui impliquent l’adoption globale d’un paquet de mesures restant en cours d’étude. L’intention du gouvernement d’utiliser les recettes des privatisations afin de financer la politique sociale ainsi que la sécurité sociale – et non la réduction de la dette – est promise à connaître le même sort. Les préoccupations sociales du gouvernement grec ne sont pas en phase avec les exigences des autorités européennes qui maintiennent leur tutelle.

Le vrai visage de la politique qui est poursuivie en Grèce ne peut plus être dissimulé. D’Allemagne continue de souffler un vent mauvais associant les incessantes campagnes de presse à scandale aux interventions réitérées des responsables du parti d’Angela Merkel, la CDU, où le discours intransigeant de Wolfgang Schäuble fait mouche. Toute tentative de compromis y est ouvertement décrite comme favorisant la contagion des idées subversives de Syriza dans toute l’Europe. Cette politique aura un prix que ces fanatiques n’appréhendent même pas, si elle déclenche une sortie de la Grèce de l’euro, non seulement en raison du défaut majeur sur la dette qui inévitablement l’accompagnera, mais aussi en raison de la dette de 91 milliards d’euros de la Banque centrale grec au sein de l’Eurosystème… Sans doute y verront-ils alors non pas la sanction de leur aveuglement mais une justification supplémentaire à l’acccentuation de la rigueur. Continuer la lecture de BAS LES MASQUES ! par François Leclerc

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LES ÉMERGENTS SOUFFRENT ET LA RUSSIE EST AU TAPIS, par François Leclerc

Billet invité.

Sonnés, les dirigeants russes se tâtent pour vérifier s’ils sont entiers. Les grandes entreprises exportatrices ont été mises à contribution pour vendre les devises dont elles disposent et contribuer à la stabilisation du rouble, afin d’épargner la Banque de Russie qui a dépensé plus de dix milliards de dollars depuis le début du mois, et dont les réserves abondantes ne sont pas inépuisables. Dans l’attente d’autres mesures, elle va faciliter l’accès aux devises étrangères et protéger les banques de leurs pertes comptables.

Le premier ministre Dmitri Medvedev affirme aujourd’hui qu’aucune mesure d’encadrement des changes ne sera prise, afin de ne pas porter atteinte aux principes du marché, dit-il. Mais, en tout état de cause, le rouble aura perdu la moitié de sa valeur depuis le début de l’année, et rien ne pourra empêcher la Russie d’entrer dans une franche récession, et de connaître simultanément une flambée inflationniste des prix. Le système bancaire va être soumis à rude épreuve en raison de l’endettement des entreprises et des particuliers en devises étrangères. Composé d’une myriade de petits établissements côtoyant une poignée de grands établissements, ce système est très fragile et va devoir être restructuré dans l’urgence. Enfin, Vladimir Poutine – qui s’est tenu à l’écart afin de se démarquer du gouvernement, seul responsable selon lui de la conduite de la politique économique – tirera demain les leçons politiques et essayera d’en faire autant avec les marrons du feu en faisant une fois de plus appel au chauvinisme russe, sa carte favorite.

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Europe : IL N’Y A VRAIMENT PAS DE QUOI SE PLAINDRE ! par François Leclerc

Billet invité.

Demain, sommet européen (on ne les compte plus) ! En ouverture, un petit coin de ciel bleu est toujours timidement recherché par Matteo Renzi, qui réaffirme « qu’il faut sortir les investissements d’un pays du Pacte de stabilité », tentant de donner un peu de marge de manœuvre dans l’application d’une politique européenne dont il est hors de question de demander frontalement le changement. Le président du conseil italien conjugue d’un certain point de vue ses efforts avec Frans Timmermans, qui joue le rôle inédit de président bis de la Commission. Le second de Jean-Claude Juncker, que ce dernier a ensuite relayé, a lancé un appel à des contributions supplémentaires des gouvernements au plan d’investissement de son patron, mais sans clarifier la question soulevée par Matteo Renzi, véritable nœud du problème : ces apports seront-ils ou non comptabilisés dans le déficit ?

Toujours sur ce même terrain, trois instituts économiques européens, l’OFCE française, l’IMK allemand et l’ECLM danois, ont proposé l’exclusion des dépenses d’investissement du calcul du déficit. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une « stratégie macroéconomique alternative », qui préconise également l’achat par la BCE d’obligations émises par la Banque européenne d’investissement (BEI), afin de soutenir l’investissement public. En vue de favoriser la transition énergétique, il est aussi préconisé d’accroitre la fiscalité sur le carbone, tout en compensant l’augmentation du prix de l’énergie pour les ménages via un fonds européen, et par une taxe à l’importation pour les entreprises.

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ANNONCE DE TRÈS GROS TEMPS, par François Leclerc

Billet invité.

RoubleAprès avoir chuté de 9,5% hier, le rouble a perdu 20% de sa valeur aujourd’hui et continue de s’effondrer. La situation devient « critique » selon la Banque de Russie qui annonce d’autres mesures non précisées, après avoir relevé cette nuit son taux directeur sans effet. A New York, le baril de pétrole poursuit sa chute et ouvre à 55 dollars.

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Énergie : Nous nous comportons à peu de choses près comme une colonie de bactéries ou une population de rats, par Stéphane Feunteun

Billet invité.

Jean-Paul Vignal a ouvert un débat sur les ressources en énergie, débat dans lequel sont déjà intervenus Timiota et Jacques Seignan, chacun replaçant le problème dans un contexte plus général. J’aimerais à mon tour tenter d’élargir l’angle de vue, car je pense que  le problème de l’énergie doit être pris au niveau global, voire fondamental, pour avoir une chance d’en comprendre les implications.

Jacques Seignan dit « Le problème démographique commande donc les besoins en énergie sous de nombreux aspects » ; c’est vrai, aujourd’hui, mais il faut d’abord considérer la relation inverse : c’est l’abondance croissante d’énergie bon marché qui a permis l’explosion démographique. D’abord le charbon au XIXème siècle, puis le pétrole au XXème.

Avec la population se sont développés les échanges et la production de biens et services, soit l’économie, qui semble être non pas une combinaison du travail et du capital, comme l’entendent les économistes classiques, mais plutôt la transformation de ressources en utilisant de l’énergie ; dans ce schéma, le capital n’est que de la production antérieure, et intervient comme une boucle de rétroaction facilitant le fonctionnement de l’outil de production ; j’ajouterais que je vois  la finance (celle « normale ») comme une boucle de rétroaction facilitant la circulation du capital.

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Le problème de l’énergie est-il bien posé ?, par Jean-Paul Vignal

Billet invité

L’agence américaine d’information sur l’énergie (IEA) a diffusé à la fin du mois de mai une information qui a beaucoup agité les milieux spécialisés et relancé la polémique sur la transition énergétique dans ce pays. Elle a en effet annoncé qu’elle ramenait ses prévisions d’exploitation du gisement de pétrole de schiste dit de Monterey, en Californie, de 13,7 milliards de barils à 600 millions de barils, soit une réduction de 95,6 %. Le pétrole n’a pas disparu entre la dernière estimation haute publiée en 2012 et aujourd’hui, mais l’IEA reconnait que les technologies actuelles d’extraction ne permettent d’avoir accès qu’à 4,4 % des réserves disponibles.

Les adversaires de l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste en ont immédiatement profité pour relancer le débat sur l’urgence d’un changement radical des habitudes de consommation d’énergie, et du mix énergétique retenu pour la satisfaire, à peu près au moment où l’Agence pour la Protection de l’Environnement (EPA) présentait par ailleurs une version plus musclée de son Clean Power Plan de réduction des pollutions émises par les centrales électriques.

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L’écologie pour les neuneus. Chapitre 1 : Le plastique, un exemple, par Jean-Baptiste Auxiètre

Billet invité.

Nous prendrons ici le cas du plastique. Ce produit est un produit comme un autre et ce qui suit est en fait valable pour la majorité des produits que nous consommons, que ce soit le savon ou les voyages en avion pour aller en vacances.

Le plastique est un sous-produit du pétrole et comme tous les sous-produits du pétrole, la quantité fabriquée est globalement proportionnelle à la quantité de pétrole consommée, qui elle dépend du master produit : l’essence et le diesel.

Donc tant que l’on consommera autant d’essence ou de diesel, il sera fabriqué globalement autant de plastique.

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