Archives par mot-clé : psychanalyse

Trends-Tendances – Il y a écoute et écoute, le 7 avril 2022

Il y a écoute et écoute

Chacun sait ce qu’est l’effet placebo : lors du test d’un nouveau médicament, on administre au groupe-test la molécule prometteuse, tandis qu’un groupe-témoin ne reçoit lui qu’un simulacre de médicament, un cachet ou une gélule fait d’amidon et de sucre, un placebo. Or une fraction importante des personnes n’ayant reçu que le placebo, voient leur état évoluer favorablement, on constate chez eux un nombre significativement plus élevé de rémissions naturelles que celles observées chez les patients restés en-dehors de l’expérimentation. 
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L’OXYMORE DE LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE, par Frédéric Pellion * 

L’oxymore de la propriété privée a paru initialement dans Champ lacanien2012 ; 11 : 213-218

Ce texte s’inspire de : Jorion, Paul. Le capitalisme à l’agonie. Paris : Fayard : 2011.

Il s’en inspire — et je m’en excuse d’avance auprès de ceux qui préféreraient trouver ici un compte-rendu en bonne et due forme du livre — assez librement ; c’est-à-dire que, partant du texte — plus précisément, prenant au sérieux deux thèmes abordés comme en passant par son auteur —, il cherche à donner à ces deux thèmes quelques prolongements, qui, pour être de mon cru, ne sont, me semble-t-il, qu’autant de conséquences nécessaires.

On aura compris que j’assume les paris de la liberté de ma lecture, et, dans le même temps, de ma supposition que l’auteur ne renierait probablement pas ces prolongements — le trait d’union entre ces deux paris étant aussi, j’y reviendrai, un usage un peu différent (moins oblique, dirai-je) de la référence à Jacques Lacan.
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VOYAGE AU CENTRE DE LA PHILOSOPHIE, par Frédéric Pellion *

Voyage au centre de la philosophie a paru initialement dans Champ lacanien2011 ; 9 : 181-184

Ces notes de lecture, qui se veulent surtout une recommandation de lecture, portent sur : Jorion, Paul. Comment la vérité et la réalité furent inventées. Paris : Gallimard, bibliothèque des sciences humaines ; 2009.

C’est une thèse maintes fois soutenue et mise en pratique par Jacques Lacan que ce qu’il appelle le symbolique — c’est-à-dire la somme des arrangements concrets du langage avec ce qui y répond et en répond au plan individuel (soit le « sujet ») —, manifeste ses effets non seulement dans la réalité psychique freudienne, mais aussi dans la réalité tout court, dans le « monde ».

Je crois qu’on peut dire que ce livre explore la portée de cette thèse en la poussant, d’une certaine manière, jusqu’à ses limites, jusqu’à ses derniers retranchements. En effet, « la » vérité et « la » réalité sont bien les concepts limites de la pensée occidentale : ils contribuent indéniablement à la fonder, en même temps que le « monde » qu’elle pense, tout en étant presque impossible à sérieusement questionner de son point de vue. D’où sans doute la résistance très particulière que ce livre offre à son lecteur…

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L’essor de la psychanalyse, et sa chute

Ils – notez le « ils » – payaient le Dr Stone pour qu’il découvre ce qui avait détruit le patient entré dans son service. Dans chacun des cas, une balle avait été tirée sur lui, en un certain lieu, à un moment donné, de sa vie. La balle l’avait pénétré et la douleur s’était mise à se propager. Insidieusement, la douleur l’avait rempli jusqu’à ce qu’il se fende en deux, coupé bien au milieu. La tâche du personnel, et même des autres patients, était de reconstituer la personne, mais cela ne pouvait se faire tant que la balle n’avait pas été extraite. Tout ce que des thérapeutes moins doués arrivaient à faire, c’était de constater que la personne était fendue en deux et se mettre à la recoller, mais sans avoir trouvé la balle et l’avoir extraite. La balle fatale tirée sur la personne, c’est là que Freud avait lancé son offensive originelle de sauvetage de la personne psychologiquement blessée ; Freud avait compris : il avait appelé la balle « traumatisme ». Par la suite, tout le monde se lassa de rechercher la balle fatale, cela prenait trop de temps. Il y avait trop à apprendre sur le patient.

Philip K. Dick, VALIS (en français SIVA), 1981 : 66

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Pour une lecture non-« biblique » de Freud, Lacan, &c., Quatrième séance : Dialogue entre un analysant et son analyste, le lundi 28 février à 20h

L’un de mes analysants propose que nous consacrions une séance à une discussion de son analyse, qu’il présenterait, tandis que je réagirais à son exposé.

Si cela vous intéresse de participer à cette soirée sur Zoom, le lundi 28 février à 20h, écrivez-moi ici, je vous communiquerai le lien.

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