Paul Jorion, psychanalyste : « Je peux prendre 3 nouvelles personnes ! »

Portrait par Stable Diffusion (+PJ)

Je crois vous avoir déjà raconté cela : un entretien préalable qui m’est demandé par une personne dont je devine rapidement qu’il s’agit en réalité d’un confrère, d’un autre psychanalyste, déterminé à me « démasquer ». La source de son irritation : mon affirmation réitérée qu’une psychanalyse, cela peut n’être qu’une question de mois, voire de semaines *. En disant cela je gâcherais le métier, je laisserais entendre que certains de mes confrères et consœurs considèrent leurs analysants et analysantes comme de simples vaches à lait.

Est-ce à dire que je mène une analyse comme une course au trot, voire au galop ? Non : une séance avec moi se passe dans la même exploration décontractée qu’avec quiconque, mais je ne laisse pas s’installer de grands silences : je suis à la recherche de la source de la souffrance et si la personne en face de moi sèche, je n’attends pas que l’inspiration revienne d’elle-même, je prends le relai de la quête en explorant systématiquement les pistes déjà esquissées.

Mais il n’est pas question pour autant pour moi de suggestion, de « pensée positive » et autres avatars de la fameuse « méthode Coué » : s’il m’arrive de dire à quelqu’un « Vous allez mieux », ce n’est jamais de manière anticipée, c’est en écho seulement à une personne qui m’aura laissé entendre elle, de sa propre bouche : « Je vais beaucoup mieux ! J’ai enfin compris. ».

Je sais, on entend dire, pour maintenir à la psychanalyse une certaine aura d’impénétrabilité, d’inaccessibilité, que seuls les charlatans réalisent des analyses courtes, ma réponse à cela risque de faire grincer des dents encore davantage. Quand j’accède au statut d’expert dans un domaine, j’y importe une nouvelle exigence de qualité (cela a été le cas pour la finance mais pas seulement). Et c’est le cas en particulier pour la psychanalyse. Bien de mes collègues dans ces divers métiers n’ont pas trouvé cela à leur goût, on les comprend, mais mes analysantes et analysants y trouvent leur compte : un jour de souffrance en moins c’est autant de gagné pour elles et pour eux. Et je me permets d’ajouter : « et pour l’humanité tout entière » 😉 .

* … même si ma propre analyse avec Philippe Julien a duré cinq ans (1987-1992), pour être devenue « didactique », pour que j’y apprenne – par apprentissage – un métier.

Portrait par Stable Diffusion (+PJ)

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59 réponses à “Paul Jorion, psychanalyste : « Je peux prendre 3 nouvelles personnes ! »

  1. Avatar de gaston
    gaston

    La qualité d’une psychanalyse, une question de durée ? Humm ?

    Il y a 15 jours le site web « Slate » publiait un article titré ; « Gérard Depardieu a été en psychanalyse pendant vingt-huit ans. A quoi ça a servi ? »

    https://www.slate.fr/sante/ca-tourne-pas-rond/psychanalyse-accepter-gerard-depardieu-morale

    Cet article nous confirme que la psychanalyse sert au patient à moins souffrir ou ne plus souffrir ce que résume la phrase de Coluche citée dans l’article :

    « Avant je pissais au lit et j’avais honte, je suis allé au psychiatre, il m’a guéri, je pisse toujours au lit mais maintenant je suis fier ! »

  2. Avatar de Minibox
    Minibox

    Je n’ai jamais vu Sigmund Freud sourire auparavant. Cela me touche personnellement….

    Avant de rencontrer PJ, j’avais consulté 6 psychologues, psychiatres et hypnotiseurs.
    Aucun d’entre eux n’a résolu mes vieux problèmes de traumatisme et de blessure.
    Mon amie m’a raconté qu’elle avait été psychanalysée par quelqu’un d’autre pendant trois ans avant de rencontrer PJ, qu’elle n’avait jamais avancé et qu’il n’avait donc fallu que 5 séances avec PJ. Elle m’a dit que “J’ai enfin été libérée ».
    Cette amie a vu l’annonce de PJ et m’a dit qu’il ne restait qu’une place : « Il faut que tu demandes à PJ de t’accepter ».
    Ayant été déçue par des thérapeutes précédents, je n’avais pas de grands espoirs, pensant que ce serait encore la même chose.

    Alors que mon amie a pu résoudre ses problèmes après seulement 5 séances, j’ai poursuivi pendant un an, ce geste était très significatif, j’ai jamais poursuivi quelqu’un aussi longtemps qu’avec lui (2 séances par mois).
    Mon analyse avec PJ a été une véritable thérapie qui m’a permis de briser les chaînes non résolues qui avaient toujours restées attachées en moi, et dans mon cas, j’ai rapidement trouvé le cœur de mon problème grâce à l’analyse précise et profonde de PJ et à ma détermination.

    Pour tirer un bénéfice d’une consultation psychologique, il faut être prêt à travailler sur ses propres problèmes.
    Nous vivons notre vie en nous accrochant à nos blessures ou nos problèmes profonds, dans l’illusion que nous pouvons guérir notre psyché tout seul.
    Mais lorsque nous laissons ces vieilles blessures sans traitement, elles finissent par suppurer plus encore.

    J’ai rencontré au total 6 professionnels avant de rencontrer PJ, et il m’a fallu un certain temps pour trouver celui qui me convenait le mieux.
    Personnellement, j’ai trouvé que la consultation avec PJ avait changé ma vie.
    Les séances avec PJ ont été pour moi un grand cadeau et un investissement important dans ma vie.

    Pour certains, la consultation avec PJ peut ne pas être suffisante ou satisfaisante.
    Je le sais, car j’ai passé beaucoup de temps à chercher le bon consultant professionnel.
    Cependant, si vous souffrez de vos propres problèmes, je recommanderais au moins 3 à 5 séances avec PJ.
    Une seule séance n’est pas suffisante pour atteindre les souffrances inconscientes qui se sont accumulées en vous depuis longtemps.
    Certaines personnes abandonnent parce qu’elles n’arrivent pas à aller au fond de leurs problèmes, car l’être humain a peur de savoir ou regarder en lui-même au fond de son coeur. Le refus est normal, mais il n’y a pas de raison de s’inquiéter.
    Au début, ‘vous vous demanderez peut-être si c’est bien mon problème?’, mais le dialogue permanent avec PJ et l’analyse avec PJ vous aideront à trouver les pièces du puzzle qui sont cachées ou perdues à l’intérieur de vous.
    J’ai écrit un commentaire sur ce billet parce que je voulais exprimer ma reconnaissance à PJ pour m’avoir donné des ailes de liberté, et parce que je voulais aider d’autres personnes qui souffraient comme moi.

    Le plus formidable, c’est qu’il reste 3 places pour vous.
    Cela signifie que 3 personnes sont récemment sorties de la consultation, après avoir compris leurs sentiments et blessures inconscients grâce à l’analyse de PJ et à leur propre détermination.
    N’hésitez pas à le joindre si vous avez envie d’avancer votre vie… les autres analysants ou ex analysants de PJ me comprendront sûrement.

    J’ai moi aussi reçu des ailes de liberté grâce à la thérapie et j’ai posté des commentaires occasionnels sur le blog de PJ.
    Je n’écris pas un commentaire tous les jours, mais c’est amusant d’interagir avec les gens, et c’est agréable de sentir le changement dans la façon dont nous regardons la société à travers les articles de PJ et les commentaires habituels.

    1. Avatar de Khanard
      Khanard

      @Minibox

      merci beaucoup pour votre retour d’expérience. Quand on sait les souffrances qui hantent beaucoup , beaucoup trop, d’êtres qui se sentent désemparés votre témoignage est un phare qui scintille dans les ténèbres.

      merci beaucoup.

      1. Avatar de Minibox
        Minibox

        Merci @Khanard,
        Ce dont vous avez parlez, c’est si beau.

  3. Avatar de Garorock
    Garorock

    Me Mini
    Paul semble vous avoir appris au moins une chose, c’est que mettre la poussière sous le tapis ne fera pas avancer nos causes d’un poil!
    Beaucoup aiment bien chouiner dans l’ombre.
    Merci pour votre franchise.

  4. Avatar de Ar c'hazh du
    Ar c’hazh du

    (…) que seuls les charlatans réalisent des analyses courtes (…)
    Ne serait-ce pas plutôt le contraire ?.. ^^

  5. Avatar de Hervey

    Petit aperçu du : comment les disfonctionnements des services de santé peuvent vous rendre « dingue ».

    https://hervey-noel.com/2024-declinaisons-cauchemar-sante/

    🙂

    1. Avatar de Khanard
      Khanard

      @Hervey

      mal de dents mal d’amour …. vous avez cherché de ce côté là ?😉

      1. Avatar de Hervey

        Bigre ! De ce côté là j’ai vu que les canards n’avaient pas de dents mais une vie amoureuse plutôt débridée.

        https://www.ubfc.fr/la-culture-du-viol-chez-les-canards/

        1. Avatar de Khanard
          Khanard

          @Hervey

          bien vu .

  6. Avatar de Robin Denis
    Robin Denis

    Oui Hervey mieux vaut être en bonne santé que malade et souffrant
    Pour ma part habitant aux alentours de Poitiers j’avais trouver un dentiste à Bordeaux !!
    Bon c’est parfois dure de ne pas avoir des relations médicales !!
    Quand à Paul et sa soi-disante rapidité cela n’a pas de sens comme en témoigne tes bien MiniBox
    Pour ma pratique il en est de même cela ne dure pas des années.
    Parfois il m’arrive d’être profondément perdu avec une personne et je lui demande de rencontrer un confrère
    Je « sens » que je ne suis d’aucune aide, d’aucun soutien et que ce n’est pas avec moi que cela pourra se faire.
    C’est peu souvent et c’est quand même arrivé
    Amitiés à tous

    1. Avatar de Paul Jorion

      « Quant à Paul et sa soi-disante rapidité cela n’a pas de sens comme en témoigne très bien MiniBox ».

      Le témoignage de MiniBox ne dit rien sur la rapidité. Qu’est-ce qui vous fait croire que ce soit le cas ?

      1. Avatar de Robin Denis
        Robin Denis

        Je n’ai pas évoqué la rapidité de l’analyse de MinBox qui a pris un an ce qui est parfois rapide pour certains psychanalyse.
        Je reprenais juste votre écrit dans lequel vous évoquiez la « rapidité » de vos interventions sans en préciser la durée

        1. Avatar de Minibox
          Minibox

          @Robin Denis

          Permettez-moi de parler de mon expérience en ce qui concerne “la rapidité” : les personnes qui viennent consulter un professionnel parce qu’elles sont malades dans leur esprit, et non dans leur corps, ont généralement peur d’affronter leur moi intérieur, même si elles sont venues consulter les professionnels de leur propre volonté.
          C’est là que je pense que la rapidité de la thérapie peut être dictée par la manière et la direction avec lesquelles le professionnel aborde le problème du patient.

          Je pense qu’une analyse rapide et efficace et un délai réduit ne sont possibles que si le professionnel et le patient font un effort mutuel. Le patient doit être honnête au sujet de son état et de sa douleur, et l’analyste doit également donner son avis et poser des questions sur le problème du patient dans une perspective de très grande franchise.
          Bien entendu, l’empathie de l’analyste est également essentielle pour la douleur du patient.

          La rapidité dépend du désir sincère du professionnel d’aider le patient avec son analyse profonde et neutre et la volonté du patient de s’aider lui-même pour avancer.
          Les méthodes et les compétences varient d’un professionnel à l’autre.

          Dans mon expérience, j’ai trouvé la méthode de PJ très efficace, mais elle peut ne pas convenir à tout le monde.
          Sans la pratique de PJ ou ma propre volonté, ou si j’avais dû m’en remettre uniquement à des professionnels, mes progrès auraient été lents.

          Je voyais PJ deux fois par mois et je lui ai demandé s’il pouvait me communiquer ses notes de consultation parce que je voulais savoir ce que je disais inconsciemment.
          Au total, il y avait plus de 100 pages d’un document rédigé par lui, sur lequel il avait noté et analysé tout ce que je disais. Son analyse approfondie m’a beaucoup aidé à sortir de mon profond traumatisme et de mes cauchemars, et j’ai pu tourner la page sur mon chagrin.

          Je n’oublie pas la date où j’ai pris ma liberté en disant à PJ, moi-même avec ma volonté : « Je termine ma séance avec vous, merci beaucoup, je vais mieux maintenant ». PJ m’a dit « Je suis content pour vous ».

    2. Avatar de Minibox
      Minibox

      @ Robin Denis

      Je ne pense pas que la douleur physique et la douleur du cœur soient la même chose. Les douleurs sont toutes différentes pour chacun d’entre nous. Les blessures et les souvenirs de chacun sont différents et la résilience de chacun est aussi différente.

      Dans mon échange avec PJ sur mes histoires intimes, son analyse et ses questions pour chaque séance, je me suis beaucoup interrogée et je suis aussi partie à la recherche des souvenirs dans mon passé.

      Je n’ai pas dit que mon expérience était un miracle opéré par PJ ou une révélation divine. En mettant un commentaire, j’ai voulu simplement être honnête sur les péripéties personnelles que j’ai vécues.

      L’aide d’un professionnel et la volonté de guérir du patient sont des éléments importants pour se remettre d’une blessure. Le temps nécessaire à la guérison dépend de la volonté de la personne qui aide et de celle qui veut guérir. J’espère que vous comprendrez : « mieux vaut être malade de corps que d’esprit »…

      1. Avatar de Pascal
        Pascal

        Ou encore, mieux vaut être en bonne santé psychique et physique !😉
        Car beaucoup de nos maux notamment posturaux peuvent avoir pour origines des déséquilibres psychiques.
        Un esprit sain dans un corps sain, disait-il !

      2. Avatar de Robin Denis
        Robin Denis

        Merci MiniBox pour toutes vos explications et votre implication dont vous avez fait preuve dans la résolution profonde de vos problèmes.
        Je suis très heureux qu’un « analysant » puisse s’exprimer avec une telle franchise et une volonté de nos expliquer ce qu’il a vécu, même si c’est à minima, ce qui importe c’est le processus que vous décrivez.
        Merci aussi à Paul de vous avoir permis de nous exprimer tout cela.
        Bien à vous

        1. Avatar de Minibox
          Minibox

          @Robin Denis,
          Je tiens également à vous exprimer ma gratitude pour avoir apprécié ma franchise.
          A ceux qui veulent se libérer de leur douleur intérieure… Courage…

  7. Avatar de Chabian
    Chabian

    Deux questions à PJ. à propos de psychanalyse.
    1/ Le transfert. Une forme d’entrée progressive en dépendance, je crois, et nécessaire, je ne sais pourquoi. Qu’en est-il dans votre mode ?
    2/ Le biais du désir de l’analyste. Votre désir de trouver (je ne nie pas votre pertinence, vos intuitions) n’amène-t-il pas une suggestion, une impulsion ? Qui serait insatisfaisante parfois ?

    1. Avatar de Paul Jorion

      1/ Le transfert en psychanalyse, le 18 septembre 2022 – Retranscription

      2/ Il y a une différence entre le psychanalyste formulant une hypothèse, reprise ou non par l’analysant, et la suggestion qui consiste pour l’analyste à imposer à toute force son hypothèse à l’analysant comme étant une vérité que celui-ci ignorerait vicieusement.

      On trouve un très bel exemple de suggestion chez André Green, « psychanalyste célèbre », quand il tente de convaincre une dame orthodoxe juive que tout son malheur vient précisément de là, ce que la « malheureuse » (selon lui !) rejette énergiquement :

      « J’avais beau interpréter la résistance, mes propos restaient lettre morte. ‘Résistance contre quoi ?’, m’était-il répondu. Résistance s’opposant à la découverte des résistances. Mes interventions étaient mal tolérées : ‘C’est à vous de m’expliquer !’, ce qui me paraissait inutile étant donné le contexte auquel j’avais affaire (sic). »

      Je n’invente rien : le bougre était fier de lui ! Vous trouverez ça à la page 66 de Illusions et désillusions du travail psychanalytique (2010). Le mot « désillusions » dans le titre de son livre nous rassure quand même que certains analysants lui rendaient la vie dure pour sa cuistrerie 😀 !

      1. Avatar de Chabian
        Chabian

        Merci pour ces deux réponses inspirantes !

  8. Avatar de Pascal
    Pascal

    « Je n’ai jamais vu Sigmund Freud sourire auparavant. »
    Oui, c’est parce qu’il a le petit Paul Jorion sur les genoux !
    😌 Désolé, j’ai pas pu résister !
    Blague à part, le témoignage de Minibox pause de réelles questions sur la psychanalyse ou peut être son institutionnalisation. Je le reconnais, j’en avais déjà avant le témoignage de Minibox.
    Je n’ai aucun doute par contre sur la sincérité de Minibox et donc sur le travail de Paul.
    Mais il y aurait donc de bons psychanalystes et de mauvais psychanalystes mais dans quelle proportion ?… J’ai entendu autour de moi plusieurs témoignages de personnes soit qui estiment que leur psychanalyse (supérieur à 1ans) ne leur a rien apporté, soit qui sont « à fond » pour la psychanalyse et qui sont « fan » de telle ou telle psychanalyste renommé, tout en continuant à interpréter tout ce qui se passe autour d’eux au travers des terminologies psychanalytiques. Ces derniers me donnant plus l’impression d’être sous emprise que d’être libérés.
    C’est je crois la première fois que j’entends un tel retour d’expérience.
    Vous avouerez que ça laisse perplexe quand on sait le poids de la psychanalyse en France !

    1. Avatar de Trollichon des Bois
      Trollichon des Bois

      Alors qu’avec Krishnamoufti c’est tout l’inverse ! 🙂

      1. Avatar de Pascal
        Pascal

        Cher Trollichon,
        J’ai pas encore vu Krishnamurti enseigné dans les facs de psycho ! Et ce dernier n’a jamais prétendu soigner les gens.😉

        1. Avatar de Trollichon des Bois
          Trollichon des Bois

          Mais les libérer de leur ego et de tous leurs problèmes d’identité 😉 ok, ok !

          1. Avatar de Pascal
            Pascal

            Les problèmes d’identité n’existent pas, c’est l’identité (l’identification) qui est un problème. 😊🙏

        2. Avatar de Garorock
          Garorock

          Jiddu n’a pas besoin d’être enseigné dans les facs, il est déja enseigné dans les Ashrams, les biocoop, les cours de yoga et de Raïki quantique!
          Et comme il a un peu d’effet sur les wokes, de fait, il est déja un peu dans les amphis…

      2. Avatar de konrad
        konrad

        Et que dire de Ramana Maharshi ou Stephen Jourdain !!! :):):)

      3. Avatar de Garorock
        Garorock

        Krishnamoufti, c’est mieux que Krishnamachin. (work in progress)
        Voila. Nous, avec Trollichon de la Casa, on ne fait pas que chouiner: on construit!
        On aura déja ouvert un restau que vous aurez pas encore débranché tous les MinouGPT de tous les empires.
        😎

        1. Avatar de Trollichon des Bois
          Trollichon des Bois

          Je voudrais pas doucher tes espoirs de retrouver du taf, Garo, mais je crois que je préfère encore devenir psychanalyste…

          (C’est pas sublime ça 😎 )

    2. Avatar de Garorock
      Garorock

      Il y a deux sortes de psys: ceux qui se prennent pour Jésus et ceux qui t’expliquent son message.
      Les prêtres: ceux qui font des suggestions et les autres qui te laissent les faire toi-même.
      Toujours se méfier des curés: les plus orgueuilleux des hommes!

      1. Avatar de Pascal
        Pascal

        Vous confusionnez mon Garo, vous confusionnez !
        Avez vous pensé à consulter ?😂

        1. Avatar de Pascal
          Pascal

          Pardon,
          Mon cher Garo…
          Je ne voudrais pas que tu t’imagines des choses !🤣

    3. Avatar de Minibox
      Minibox

      @Pascal,

      J’ai fait des thérapies avec six professionnels différents avant de rencontrer PJ.
      Le psychologue, le psychiatre et l’hypnotiseur ont tous des approches différentes. Celle qui a fonctionné pour moi est la psychanalyse.
      Il existe de nombreux types de thérapies.
      La psychanalyse peut ne pas convenir à certaines personnes.
      La différence entre un bon et un mauvais analyste est évidente. Selon moi, un bon analyste cherchera à poser des questions essentielles qui vont droit au cœur du problème du patient en trois consultations environ.

      Le comportement de l’analyste permet de savoir s’il est proactif, réactif, a une réflexion dans son travail (c’est vrai pour toutes les professions).
      Par exemple, j’ai eu une expérience avec une thérapeute qui ne prenait jamais la moindre note de ce que je disais.
      Je lui ai demandé un jour : « Pourquoi n’écrivez-vous pas ce que je dis ? » Elle m’a répondu : « J’ai une assez bonne mémoire pour mémoriser tout ce que vous dites ». (C’est impossible, c’était juste un manque de professionnalisme).
      Une autre analyste n’a rien dit pendant une heure, s’est contentée ensuite d’un monologue et a toujours insisté sur le fait que je devais aller en consultation deux fois par semaine, elle ne comptait que l’argent.
      Je suis sûre que ces praticiens ont une formation ou un diplôme de thérapie et qu’elles ont des clients qui consultent ce genre de personnes.
      Mais leurs méthodes n’ont pas fonctionné pour moi et je n’ai vu aucun professionnalisme dans leur attitude.

      Je n’ai consulté PJ que par visio zoom.
      Ce qui est important, c’est que dès le début, PJ m’a offert des mots-clés et trouvé l’endroit des questions à analyser qui serviraient de clé pour mon problème en me permettant d’ouvrir ma porte de l’intérieur.

      Entre deux séances avec lui, je ne cessais de me poser des questions sur ce qu’il avait dit et d’essayer de trouver les réponses.
      J’ai travaillé plus dur avec l’aide de PJ qu’avec n’importe qui d’autre à partir de mes propres explorations intérieures spontanées.
      J’ai été surpris quand il a dit qu’il avait plus de 100 pages de notes sur nos séances, et j’ai réalisé qu’il était un véritable professionnel qui voulait vraiment aider les gens. Ceci, c’est mon expérience personnelle, mon témoignage apporté avec sincérité.

      Si votre cœur a mal, même s’il ne s’agit pas d’aller voir PJ, consultez un spécialiste. N’ayez pas peur, personne ne doit rester malade.

      1. Avatar de Pascal
        Pascal

        Pour ma part, j’ai surtout fréquenté des.psychothérapeutes, 3 en l’occurrence. Une absolument pas professionnelle mais quand on est perdu, fragile, qu’on a déjà entrepris cette demarche, alors on se contente de peu. Ensuite une spécialiste en gestalt. J’ai beaucoup apprécié travailler sur les symptômes avec des résultats rapides plutôt que d’aller chercher le nœud gordien. Malheureusement, elle est partie en retraite. Enfin, une dernière avec qui j’ai fait de l’analyse jungienne de mes rêves. C’est avec elle que j’ai pu approfondir, remonter vers le passer. Mais toujours, j’ai ressenti ce travail comme exclusivement intellectuel et j’avais besoin d’éprouver les transformations au travers de mon corps. J’avais déjà pu associer thérapie et aïkido que j’avais trouvé très complémentaire. Puis ce fut le Yoga (ashtanga) et la découverte de la méditation de pleine conscience. C’était un très bon cocktail pour aller dans la connaissance de soi.
        J’y ai trouvé une paix intérieure, toujours à cultiver, et au travers de lecture comme Krishnamurti, j’ai ouvert les yeux, l’esprit sur une manière de percevoir le monde, la vie, ce sens que je cherchais depuis l’enfance.
        C’est une expérience très heureuse, qu’on rêve de faire partager mais difficile à transmettre . Peu importe.

        1. Avatar de Garorock
          Garorock

           » thérapie et aïkido  »
          C’est genre:  » si tu lis pas W.Reich, je te mets un coup de karaté?!
          Bien joué les « peace and love »!
          Tu l’as lu; »écoute petit homme. »?
          Oui, si tu fais la salutation au soleil tu l’as forcément lu!
          Mais peu importe.

          1. Avatar de Pascal
            Pascal

            Je connais pas WReich !
            J’ai toujours été plutôt introverti avec du mal à aller vers les autres. Dans le travail que je faisais en thérapie, il me manquait un espace où je pouvais physiquement expérimentés, éprouver la relation à l’autre. Quand je comprenais dans le fauteuil du thérapeute que je ne devais pas rester sous l’agression verbale d’une autre personne, je pouvais en faire l’expérience physique sur le tatamis (en aïkido, laisser passer l’attaque, c’est « ura »). Elle était là, la complémentarité. Mais c’était sans doute lié à mon histoire personnelle et mon rapport au corps de l’autre. Peut-être n’est ce pas transposable ?

            1. Avatar de Garorock
              Garorock

              Je comprends très bien. Chacun sa méthode pour se débarrasser de cette « valise dans chaque main » qui nous empêche de courrir aussi vite que les autres après la queue du Mickey. Je ne sais pas s’il y a de mauvaise méthode. Tenter d’exprimer ses angoisses avec humour en est une autre. Ouvrir une brèche. Résister. S’affirmer. Se plaire peut être? Mais pas trop.
              L’humour est le propre de l’homme, la magie est le propre de dieu.
              Il faut se méfier de soi-même comme s’il était un autre.
              Les sorcières n’existent pas.

              1. Avatar de Garorock
                Garorock

                Et ne lis pas W.Reich. Pour une fois écoute moi, petit homme 😎
                Y’a mieux. Il est dans les évangiles des mauvais wokistes.

                1. Avatar de Pascal
                  Pascal

                  C’est terrible (pas tant que ça 😉 ), je ne peux plus lire de livre ou quasiment plus. Très rapidement, je m’emmer… J’ai l’impression de lire toujours la même chose, les mêmes travers humains. J’ai l’impression de voir la nature humaine tourner en rond dans son bocal. Ça fait peut-être prétentieux, j’en sais rien ?! Mais c’est vraiment ce que je ressens. Regarde, on a des Montaigne, des Aristote, des Lao Tseu…. qu’ont écrit des trucs quasi indépassables, qu’il nous suffirait de mettre en application pour changer radicalement l’humanité, c’est écrit, c’est juste là sous nos yeux et on est pas foutu d’en faire le dixième pour changer la société. A ce niveau là, c’est pas de la surdité, c’est de l’incapacité mentale. Il y a quand même des trucs qui nous aliènent grave.

                  1. Avatar de CORLAY
                    CORLAY

                    Bonsoir Pascal, j’ai hésité avant de répondre. A propos de Lao Tseu….mettre en application certains éléments : oui et que chacun devienne plus solidaire, c’est un chemin de vie à comprendre (non matériel). La fin de v/commentaire m’interpelle quoi que je me suis déjà posé certaines questions et qui vont dans v/sens malgré mon niveau. Isabelle

                    1. Avatar de Pascal
                      Pascal

                      Les niveaux n’existent pas, Isabelle. Il n’existe que des chemins.

    4. Avatar de Chabian
      Chabian

      D’un côté, j’ai été biberonné à de la « psychanalyse » en 64-68 etc., parce que c’était mode. Et parce que Alphonse de Waelhens à l’UCL est passé soudain de l’enseignement de Heidegger à l’enseignement de Freud. (J’ai appris récemment par un ancien « assistant » UCL, très critique de Freud (« il a inventé ses guérisons »), que De Waelhens n’avait pu, malgré son apprentissage, surmonter sa phobie de la traversée d’un boulevard !).
      Bien plus tard mais il y a longtemps, j’ai suivi une cure selon une méthode référant à Mélanie Klein, et cela m’a fait sortir d’une dépression latente vieille de 30 ans… J’ai pourtant eu l’impression d’avoir fait beaucoup le travail « tout seul » dans une scène d’écoute trop peu intervenante (durant deux ans) : mais le résultat était là.
      J’ai récemment redécouvert des débats (et des critiques acerbes) sur Freud, sur Reich, et relu des textes de tous deux… J’ai toujours mes doutes et mes questions critiques…

      1. Avatar de Garorock
        Garorock

        Reich, c’est celui qui a écrit: « écoute petit homme ».
        C’est le livre de chevet de tous les anthroposophes en peau de lapin de six semaines de mon bled paumé.
        Je l’ai lu le bouquin.
        Un truc de curé!

        1. Avatar de JMarc
          JMarc

          Garorock,
          Je l’avais lu étant ado (ainsi que La Psychologie de masse du fascisme) et j’avais kiffé.
          Par la suite, j’ai appris les délires de Reich (les accumulateurs à orgone etc) et repensé à ses injonctions débiles (« Je veux que tu vive ta sexualité la nuit. » etc). Je crois me souvenir qu’il a finit en hp dans sa paranoïa délirante.
          T’es le seul à être sorti du berceau par chez toi ? T’en a pas marre du baby-sitting ?

          1. Avatar de Garorock
            Garorock

            Y’a aussi des chasseurs, des rugbymens et des petits garcs de la FNSEA…
            Plus la grande masse des ni-ni.
            Je picore. Je change des couches à droite, à gauche.
            Mais comme c’est la collectivité qui me donne le biberon, j’évite de mépriser, je taquines modestement. Enfin j’essaye…

  9. Avatar de tata
    tata

    Je me permet de repeter et rajouter des trucs.

    Vous avez beaucoup de nonSoi.
    Il y a un « monde non conscient collectif », le « monde de l’espece »
    Vous etes une sorte de sous-chef dans ce monde: « sorte » car tout est reciproque dans l’espece sauf survie du nonSoi, ce qui c’est malheureusement produit avec la guerre: 1945-1975, les boomers, tres peu de nonSoi.
    On a du ecrire « principe des systemes intelligents », « ensemble » mais j’avais moins de 10 ans…

    Vous pouvez « diriger » plus la conversation car vous prenez la « souffrance » que cela peut engendrer grace a votre compassion qui vient de votre nonSoi.
    A part moi, qui peut reconnaitre parfois si quelqu’un a du nonSoi, c’est impossible a voir.
    Mais j’ai regarde et analyse des expressions, de dizaines de milliers de visages pour y parvenir…(et pour d’autres raisons, principalement la comedie des vieux)

    1. Avatar de Paul Jorion

      On a du ecrire « principe des systemes intelligents », « ensemble » mais j’avais moins de 10 ans…

      L’ouvrage est assez technique et du coup, pas facile à écrire pour quelqu’un de moins de 10 ans 😉 . Si je dis ça, c’est probablement que le sens m’échappe des guillemets que vous mettez à « ensemble ». Dites-m’en plus !

      1. Avatar de tata
        tata

        j’ai pas de temps (et c’est vrai) et il faudarait des pages et des pages.
        Mais en gros, evidemment que c’est vous qui avez ecrit ce livre mais vous etes en interaction avec tous et surtout le nonSoi.
        Vous n’imaginez pas le nombre de trucs que « j’ai fait » dans ce « monde de l’espece ».
        En fait le cerveau se rempli et on va 100,000 (ou beaucoup plus, je n’ai pas le droit de vous le dire: ce sont des regles) fois plus vite a la naissance qu’a 30 ans et il y aurait des tonnes de trucs a dire…
        Mon cerveau etait vraiment vide (sauf de structures: super complexe a expliquer et meme pas vraiment compris, je trouve).
        Je pourrais faire une liste de 1000 trucs partout dans le monde ayant beaucoup de consequence mais on doit cacher mon age…mais c’est flagrant (et c’est plus complexe: une sorte de flux inconnu en physique sauf peut-etrte l’intrication quantique: ca c’est moi mais je n’y connais rien!)
        Pour ne pas vous mentir, j’espere que ca ne vous vexara pas, je crois que vous avez assez de nonSoi pour ne pas l’etre, la c’est une autre personne qui vous parle mais c’est toujours pas celle qui correspond a ces propos!
        BREF, ON DOIT PROTEGER QUELQU’UN.

        Mais on essaye surtout de resoudre des problemes car ca va tres mal comme vous l’avez, je crois, remarquez!
        Mais dans notre monde bien conscient, c’est bien vous qui avez travaille et ecrit ce superbe livre plein d’idees.

        Un exemple:
        La courbe des decimales de PI correspond vraiment a des evenements dans ma vie et je ne me suit jamais interrese a PI: aucune idee pourquoi mon cerveau considere cela comme important !
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Pi#Culture_populaire

        C’est frustrant, car vous etes un « ami virtuel » depuis tres longtemps, qui m’a fait poser pleins de questions sur pleins de sujets mais il faudrait que je passe 10 ans et je ne peux passer plus de temps.

        Je (On) passe voir votre blog de temps en temps et parfois on essaye de contribuer.

        1. Avatar de CloClo
          CloClo

          tata, une forme de ruiz customisé ? Une pièce de plus dans la théorie de l’évolution !

  10. Avatar de JMarc
    JMarc

    Tout d’abord, merci à Minnie Boxe pour ces témoignages et ces avis, avec lesquels je suis tout à fait d’accord.

    Les témoignages d’analysant’e’s sont assez rares et difficiles à trouver. Ils peuvent être pourtant bien utiles. Du coup, je m’y colle.

    Pascal 7/2 19h35 : « Mais il y aurait donc de bons psychanalystes et de mauvais psychanalystes mais dans quelle proportion ? » That’s the couette schön ! »
    On peut être plus ou moins bon, l’être plus ou moins selon les cas auxquels on a affaire, et aussi selon l’étape où l’analysant’e en est.

    Je passe sur les quelques rencontres de psys qui ne m’ont pas convaincu ou que j’avais rencontré sans être prêt.

    Je peux distinguer +/- 3 étapes dans ma propre analyse :
    1) Après une période où je tombais de Charybde en Scylla au point de me faire très peur, j’ai commencé l’analyse sur les chapeaux de roues : hyper motivé, parlant avec une spontanéité qui ne me ressemble guère, j’ai traversé accentuation et perturbation des symptômes de ma pomme en mode bille de flipper, demandé une intervention urgente lors d’une séance (j’aurais sans doute pas dû (*)), puis, lors de cette même séance, une phrase de mon psy a crevé l’abcès. Pendant plusieurs des heures qui ont suivi, j’avais la sensation, physique, que de l’air s’échappait de mon crâne. C’était au bout de quelques semaines (à raison de 2 séances par semaine).
    2) Puis une période (plusieurs mois ? quelques années ? dommage que je n’ai pas tenu de journal) souvent très agréable, aux séances souvent fluides, ma motivation soutenue entre autres choses par le souvenir de ce que j’appelais son « intervention chirurgicale » en remplacement de la peur.
    3) Une période de plusieurs années où j’avais l’impression qu’il ne se passait plus grand’chose, voire plus rien, en mode dialogue de sourds, mais gardant en tête cette « intervention chirurgicale ».
    Au bout de 7 ans, je me suis cassé contre l’avis de mon psy.

    Puis 2 ans 1/2 de Gestalt, très agréable et qui m’a soutenu jusqu’à décrocher le taff qui m’a définitivement sorti de la précarité (j’avais déjà bien progressé là-dessus dès la période 1).

    Puis retour chez « mon » psy pour 3 ans comme la période 3.
    Re-cassos, toujours contre son avis.

    Comme je lui demandais si les cures avec lui duraient jusqu’aux calendes grecques :
    « ça dépend avec qui ! ». Je veux bien croire que j’étais/suis un cas assez retord, suite à un passé, un contexte familial assez lourd.

    Vous aurez compris : difficile d’évaluer la qualité de son psy et de savoir s’il faut rester ou aller voir ailleurs, et comment trouver un meilleur psy sans devoir frapper à 36 ou 360 portes ?

    Bilan de ces 10 ans : fin de la crise, adhésion totale à la psyka, large réintégration de mes pompes, amélioration substantielle, fin de la peur de replonger (moyennant une certaine prudence), plusieurs handicaps toujours là mais beaucoup plus supportables. Il y a bien pour moi un avant et un après de ma cure.

    Je retiens que ma plus forte motivation aura été la peur et que les obstacles à aller plus loin que je ne suis allé auront, de mon côté, été entre autres les bénéfices secondaires apportés entre autres choses par la sortie de la précarité économique. Une fois ma vie devenue supportable, je me suis arrêté devant certaines choses, et encore maintenant, refusant les douleurs et les craintes qu’elles ne manqueraient pas de faire resurgir, même si celles-ci ne seraient peut-être, depuis mon analyse, que passagères. Chat échaudé craint l’eau froide.

    Je crois que la peur de changer profondément, c’est à dire de mourir (avant de renaître, d’atteindre l’inconnu) est le principal obstacle à l’entrée en psyka, et aussi parfois à sa poursuite. Nb : j’ai commencé à 33 ans, « l’âge du Christ » ! Je ne dirais pas que je suis allé jusqu’à « renaître ».

    Je crois aussi que les souffrances, même extrêmes, ne suffisent pas toujours à vraiment vouloir changer. On s’attache à ces choses là aussi vous savez ! Et puis on sait ce qu’on laisse, on sait pas ce qu’on trouve !
    Par contre, la peur qu’on se trimballe déjà, parce qu’elle inclut une part d’inconnu, est souvent ce qui nous décide à sauter le pas vers cet autre inconnu, cet autre nous-même que nous pourrions découvrir. Il est peut-être plus facile de choisir entre deux peurs qu’entre souffrance et peur.
    Dans certains cas, la psyka peut nous faire comprendre que notre vie n’est pas si mal que ça et nous amener à mieux l’apprécier sans y changer grand’chose. « Il faut se contenter de ce que l’on a. » dit-on. ça ne veut pas dire qu’il faut renoncer à améliorer son sort mais qu’il faut être aussi content que possible avec ce que l’on a déjà.
    Dans d’autres, où nous voulons vraiment ou devons changer certaines choses dans nos vies, elle nous amène à la croisée des chemins et alors une peur nouvelle se pointe.
    Comment alors, si la peur qui vous a amené en psyka a disparue, relancer provisoirement ce moteur, cette peur déjà là qui relativise celle que l’on croit, à tort ou à raison, devoir rencontrer devant nous ? En se lançant pardi ! Parole d’un enfant-soldat : « La peur, elle s’envole quand on commence à tirer. ».
    Il faut connaitre ses limites, mais celles-ci changent parfois et cela souvent avant même que l’on s’en rende compte et doivent donc être re-testées.

    Faute de connaître suffisamment nos faiblesses et nos forces, nous échouons parfois dans nos entreprises et passons à côté de ce qui nous aurait réussi. Comme le dit le psychanalyste Jean-Charles Bettan , la psyka permet de « gagner du temps ».

    Même si je n’ai pas personnellement l’expérience de la psyka avec PJ, je ne saurais trop le recommander (malgré quelques interrogations), avec ou sans les témoignages que nous pouvons lire ici, tant sont nombreux et remarquables les éléments qui m’y conduisent.

    En passant : Quel malhonnêté de la part du collègue de PJ que de se faire passer pour un candidat analysant.

    (*) De mémoire : « La peur de l’analysant, ce n’est pas que nous le trompions, la peur de l’analysant, c’est de nous tromper.» (Lacan)

    Boni (& Clyde) :

    Mais du moins, je tenais cette vérité autant qu’elle me tenait.
    Albert Camus – L’Etranger

    *****

    Standing waiting for a man to show
    Wide eyed one eye fixed on the door
    This waiting’s killing me, it’s wearing me down
    Day in day out, my feet are burning holes in the ground

    Darkness warmer than a bedroom floor
    Want someone to hold me close forever more
    I’m a sleeping dog, but you can’t tell
    When I’m on the prowl you’d better run like hell
    You know it makes sense, don’t even think about it
    Life and death are just things you do when you’re bored
    Say fear’s a man’s best friend
    You add it up it brings you down

    Home is living like a man on the run
    Trails leading nowhere, where to my son?
    We’re already dead, just not yet in the ground
    Take my helping hand I’ll show you around
    You know it makes sense, don’t even think about it
    Life and death are just things you do when you’re bored
    Say fear’s a man’s best friend
    You add it up it brings you down

    Debout, attendant qu’un homme se présente
    Les yeux écarquillés, un œil fixé sur la porte
    Cette attente me tue, elle m’épuise
    Jour après jour, mes pieds brûlent des trous dans le sol

    L’obscurité est plus chaude que le sol d’une chambre
    Je veux que quelqu’un me serre contre lui pour toujours
    Je suis un chien endormi, mais tu ne peux pas le dire
    Quand je suis à l’affût, tu ferais mieux de t’enfuir comme l’enfer
    Tu sais que c’est logique, n’y pense même pas
    La vie et la mort ne sont que des choses que l’on fait quand on s’ennuie
    On dit que la peur est le meilleur ami de l’homme
    Tu l’additionnes, elle te fait tomber

    La maison, c’est vivre comme un homme en fuite
    Les pistes ne mènent nulle part, où mon fils ?
    Nous sommes déjà morts, mais pas encore enterrés
    Prends ma main, je te montrerai ce qu’il y a à faire
    Tu sais que c’est logique, n’y pense même pas
    La vie et la mort ne sont que des choses que l’on fait quand on s’ennuie
    On dit que la peur est le meilleur ami de l’homme
    Tu l’additionnes, elle te fait tomber

    John Cale – Say fear is a man’s best friend (album Fear)
    https://www.youtube.com/watch?v=cm2tVda1LGE

    *****

    Quand il eut regardé de bien près tous les monstres

    Et vu qu’ils étaient faits tous de la même étoupe
    Il put s’asseoir tranquille dans une chambre claire
    
Et voir l’espace

    Il tremblait devant la lumière

    Et tremblait devant les rameaux
    Il n’était pas content des fenêtres

    Et se méfiait des oiseaux.
    Il n’avait pu
 être davantage

    Parlant à la poupée

    Dont les yeux rappelaient

    Ceux qu’il ne trouvait pas
    Et dont les bras tendus

    Avaient été cassés
    
Par lui, un autre soir

    Puisque le goût du crime était trop fort pour lui

    Et que pourtant détruire était son grand besoin
    Il dut bon gré mal gré occuper ses journées

    A faire avec ses yeux du vide autour de lui

    Allongé sur la mousse et voyant que ce jour

    N’aurait pas de pareil
    Il rêvait que, blessé, des mains l’avaient touché

    Puis lavé avec l’eau qui coulait de la roche.

    Eugène Guillevic (1907-1997) – Exécutoire (1947)
    https://www.paperblog.fr/6264123/guillevic-quand-il-eut-regarde-1947/

    1. Avatar de Mango
      Mango

      Jmarc, le Gestalt-thérapie n’est-elle pas assimilable à une secte…?

      « La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a signalé à plusieurs reprises, notamment dans son guide Santé et dérives sectaires, les « risques inhérents » de cette technique non éprouvée qui ne bénéficie d’aucune reconnaissance légale. »

      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Gestalt-thérapie

      1. Avatar de JMarc
        JMarc

        Bonjour Mango,

        Je n’ai pas la réponse, je ne peux qu’apporter un petit témoignage.

        J’étais dans ma période 3 quand sont apparu quelques « cafés philo » et « cafés psycho » (conférences et discussions sur ces thèmes dans des bistrots ou restaus).
        J’ai commencé à fréquenter régulièrement le « café psycho » animé par une psy formée à l’EPG (Ecole Parisienne de Gestalt), café où chacun’e était invité’e à parler de ses problèmes (sans aucune obligation ni pression). J’ai été très séduit (! …) par la pertinence de ses réponses et par son humour remarquable. Elle m’a invité à largué mon psy, ce que j’ai fini par faire. Son café avait assurément pour but de recruter des « clients » (c’est ainsi que l’on dit en Gestalt i/o « patient »), mais pourquoi pas ?
        Quelques mois plus tard, j’ai commencé une thérapie avec elle, en individuel et en groupe, qui m’a fait du bien (à moins que j’ai eu tort de larguer mon psy). 2 ans 1/2 plus tard, je partais, mettant fin au groupe (nous étions juste le nombre minimal requis selon sa théorie) avec une certaine satisfaction (je n’avais pas été jusque là en mesure de lui opposer des objections). Elle n’a pas essayé de me retenir (ou alors très peu, je ne sais plus). Quelques mois plus tard, je retournais vers mon psy.
        Cette gestaltiste, qui n’exerce plus (je l’ai googlée il y a quelques mois), avait une réelle sincérité (sans oublier l’ambiguïté de ce que recouvre ce terme) et une réelle éthique (je pourrais donner un exemple très fort, dont je ne doute absolument pas, si elle ne nous l’avait rapporté confidentiellement). J’ai vu quelques personnes aller un peu mieux, d’autres non. J’ai vu aussi, vers la toute fin, sur l’une des participantes, une intervention du groupe (à l’invitation de la psy) qui m’a beaucoup choqué et à laquelle j’ai été le seul à refuser de participer (il n’y avait aucune obligation). Je regrette de ne pas m’y être opposé mais les arguments me manquaient.
        Malgré des compétences certaines, cette psy au lourd passé et à l’ego XXL (ce qu’elle reconnaissait) surestimait ses capacités et la qualité de ses connaissances.
        Dans le cas de cette psy, l’accusation de sectarisme ne serait pas pertinent.
        Dans le cas de l’EPG, dont je n’ai eu qu’un simple aperçu, indirect, il me semble plutôt qu’elle ne le serait pas non plus. Mais je n’en suis pas certain.
        Enfin, toute les écoles gestaltistes ne se valent peut-être pas.

        A partir de quand peut-on parler de secte ? Dans bien des groupes, il peut y avoir plus ou moins pression, voire emprise. Entre par exemple l’établissement médical où travaille un de mes amis très critique envers big pharma et qui s’est vu reprocher de ne pas être « confraternel » ou encore le collègue 3M (malhonnête, malsain, minable) de PJ et les indiscutablement sectes, il y a tant de degrés et de formes.

        Il est très bien a priori que la Miviludes enquête sur les gestaltistes ou d’autres. J’aimerais qu’elle enquête aussi sur les couvents par exemple (j’ai eu un témoignage pas triste dans le genre !).
        Je suis cependant très méfiant envers tout organisme de contrôle (L’Ordre des Médecins par exemple) pas forcément exempts de partialité.
        Très méfiant aussi envers les éventuelles réglementations qui peuvent découler de ces enquêtes.
        Je crois qu’on ne peut, voire ne doit, interdire que les abus manifestes et extrêmes.

        Plus d’un TCCiste (j’inclus la Gestalt dans les TCCs) aimerait que la psychanalyse soit interdite (et réciproquement), comme dans l’un des romans de Philip K. Dick. Comme critère de choix, je conseille de fuir tout TCCiste qui nierait toute validité aux psychanalystes et réciproquement.

        Je vous remercie de m’avoir amené à m’interroger à nouveau sur mon expérience de la Gestalt. J’en ai maintenant une perception un petit peu moins nébuleuse, c’est l’effet dialogue.

        Bonus :
        Sweet dreams
        https://www.youtube.com/watch?v=qeMFqkcPYcg

        1. Avatar de Pascal
          Pascal

          @JMarc @Mango
          « A partir de quand peut-on parler de secte ? »
          Très bonne question ! D’après mon expérience, il me semble que les terminologies, dans le domaine psy, ne permettent pas véritablement de définir un caractère sectaire. Car n’importe qui, sous couvert d’une technique, d’une approche psychologique peut s’en servir d’outil de manipulation. La probité est une qualité mais il n’y a pas de certificat de probité.
          Le côté manipulateur d’une personne peut très vite embarquer un petit groupe de personnes fragiles. J’ai même vu ça en aïkido avec un français autoproclamé « maître » (sensei) qui faisait ses techniques sans même toucher ses partenaires. Vu de l’extérieur, on se marre en voyant ça. Pourtant, il a réussi à embarquer avec lui des personnes qui y croyaient vraiment. Comme il y a psychanalyste et psychanalyste, il y a gestalt et gestalt, il y a psycho et psycho… Il ne faut pas hésiter à demander conseil autour de soi ou a faire quelques séances pour savoir où l’on met les pieds.

          1. Avatar de Garorock
            Garorock

            https://www.gestalt.fr/gestalt-therapie/
            Du développement personnel à la W.Reich!
             » Viens petit scarabée avec ton encens, tes chacras et ton assurance-vie, on va t’apprendre à penser à toi. »

  11. Avatar de Khanard
    Khanard

    PJ s’était lancé dans une critique de la sérié « En thérapie » qui si je ne me trompe n’a pas été finalisée .

    Puis il y a eu une série de vidéos concernant l’hypnose avec la sémillante Stéphanie (qui me manque ) .

    Bref je me rend compte que ce chapitre sur les maux de l’être humain me manque .

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