Archives par mot-clé : racisme

Make America Great Again ! M. Trump, voici vos jeunes champions !

Le Spelling Bee est un grand tournoi d’orthographe américain pour les jeunes de 7 à 14 ans. C’est un événement national faisant la une des journaux.

Voici les champions de cette année, couronnés ce matin à 2h44 heure locale, à l’issue d’un marathon.

Rishik Gandhasri, 13 ans, de Californie ; Erin Howard, 14, de l’Alabama ; Saketh Sundar, 13, du Maryland ; Shruthika Padhy, 13, du New Jersey ; Sohum Sukhatankar, 13, du Texas ; Abhijay Kodali, 12, du Texas ; Christopher Serrao, 13, du New Jersey et Rohan Raja, 13, du Texas.
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« Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 19 mai 2019 et le thème aujourd’hui, c’est « Fin du monde ! Fin du mois ! ». Vous avez entendu ce slogan qui a été inventé par quelqu’un. C’est une bonne idée. Ça a des allitérations. Ça essaye de suggérer l’idée d’une convergence des luttes, que les gens qui se battent contre la destruction de l’environnement, le réchauffement climatique, etc. et les gens qui vont dans la rue non sans raison aussi, parce que la situation leur est impossible dans le contexte actuel, que ces gens pourraient défiler ensemble et représenteraient à ce moment-là une masse critique de gens qui veulent autre chose.

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Fin du monde ! Fin du mois !

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Les supporters suprémacistes de Trump : plutôt mourir pour nos idées !

Ouvert aux commentaires.

Quand vous lirez à l’automne le premier tome de ma saga en plusieurs volumes, La chute de la météorite Trump, intitulé « Un objet populiste mal identifié », vous aurez l’occasion de vous souvenir que j’appelais Trump en août 2017 : « Le dernier général de l’armée sudiste en déroute », et vous noterez que j’ai été le premier à l’appeler ainsi.

Depuis, et pas plus tard qu’il y a huit jours, je vous ai resitué, pour vous les expliquer, des événements récents aux États-Unis, dans le contexte toujours non-digéré d’une Guerre de Sécession inachevée, et d’un héritage du passé esclavagiste des États-Unis pesant encore toujours de tout son poids sur les événements récents.

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De quoi la dénonciation d’un « nouvel antisémitisme » est-elle le nom ? par Annie Benveniste & Annie Cyngiser

Quand j’ai lu l’autre jour Le manifeste « contre le nouvel antisémitisme », je me suis mis à tousser et, pour stopper ma quinte, j’ai proposé d’ajouter un troisième paragraphe qui a suscité, sous forme de mails qui m’ont été envoyés, une vingtaine de likes déterminés et un pas-like isolé pas franchement hostile mais critique. Mon paragraphe N°3 fait assurément partie des « vigoureuses protestations » mentionnées dans le texte qu’Annie Benveniste et Annie Cyngiser viennent de me communiquer et que je publie volontiers ici.

De quoi la dénonciation d’un « nouvel antisémitisme » est-elle le nom ? par Annie Benveniste & Annie Cyngiser [texte revu, le 30 avril à 10h30]

Repris par Le Monde le 3 mai sous le titre Non, l’islam radical n’est pas seul responsable des agressions contre les juifs

Nous souhaitons, par ce texte collectif, contribuer aux vigoureuses protestations qui viennent de s’élever, ici ou là, devant la publication d’un « Manifeste », signé par quelques centaines de personnes du monde politique, artistique et intellectuel et qui, de fait, constitue un appel à la haine et à une guerre civile larvée qui ne dit pas son nom.

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« Vivre ensemble » : Nous devons savoir d’où nous venons pour savoir qui nous sommes, par Pascal

Billet invité.

CHANTS POUR LES PETITS

Paroles de Lucie Delarue-Mardrus

MON OMBRE

Mon ombre est un petit nègre,
Qui me suit toujours partout
En rampant comme un toutou
Un peu maigre.

Né là-bas au pays du rhum,
Dans la case de l’oncle Tom,
Me lécher les pieds, c’est son rôle.
Avoir un nègre Ah ! que c’est drôle !

Il y a nos Monstres mais il y a aussi nos Fantômes. Ces Fantômes sont ces images véhiculées dans notre enfance par la société, la culture familiale et le milieu social. Ils font partie de la construction de notre représentation du monde, c’est notre passé conscient ou inconscient. Certains de ces Fantômes pourront grandir jusqu’à faire partie de nos Monstres. Mais d’autres, resteront là, tapis dans l’ombre de notre mémoire. Ils participent des nombreux filtres qui modifient notre perception du monde. Dans notre mémoire, le passé n’est parfois pas si loin.

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Meurtre de Michael Brown à Ferguson, Missouri

Le Monde écrit ce matin à propos de la bavure et des incidents qui l’ont suivie :

Prenant la relève d’une police locale aux méthodes controversées, le chef de la police de l’Etat a désormais mission de ramener le calme en ville, se mêlant même aux manifestants. [Le gouverneur de l’État] a mandaté le chef de la police de la route (police dépendant de chaque Etat fédéré), Ron Johnson. Ce dernier, un Noir, est originaire de Ferguson, ville de 21 000 habitants majoritairement afro-américaine mais dont la police est surtout blanche.

Je note avec plaisir que Le Point signale que je m’étais joint aux protestations :

Le collectif Stop le contrôle au faciès, qui réunit plusieurs associations très critiques envers les forces de l’ordre, a lancé le hashtag #Silapolicemetuait, version française de la campagne #iftheygunnedmedown lancée pour dénoncer la lecture médiatique de cet événement. Ironisant sur ce choix, des inconnus et des personnalités (l’humoriste Océane Rose Marie ou l’économiste Paul Jorion) ont tweeté jeudi des photos d’eux renvoyant une image lisse (en chemise et souriant versus avec une capuche) ou des messages : « Ils prendraient ma photo de Trouville ou de Saint Trop ?… Ah, mais non, chui con! #BourgeoiseBlondeImmunity. »

Vous trouverez ma protestation sur Twitter et ici sur le blog.

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LES ÉTRANGERS QUI SONT GENTILS

En 2009, nous sommes rentrés des États-Unis. Arrivé l’automne, nous nous sommes dit : « Tiens, une fin novembre sans Thanksgiving, ça fait tout drôle ! ».

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de mon Premier Thanksgiving, c’est court et je peux tout aussi bien le recopier :

C’était mon premier automne aux États–Unis. Je connaissais l’Action de Grâce de la fête des moissons mais je ne connaissais pas Thanksgiving et bien que ce soit la même chose du point de vue liturgique, ça ne se ressemblait pas. C’était il y a dix ans et pour notre petit groupe comme pour moi, nous ne savions rien de Thanksgiving, sinon par le cinéma américain : la famille chaleureuse communiant autour de la dinde ! Nous nous sommes dits « Ce n’est pas une raison : on va faire comme les autres ! ». On commençait à l’époque à trouver des choses sur l’Internet. « Le ‘stuffing’, c’est quoi ? ». Nous étions Mexicaine, Guatémaltèque, Allemande, Suisses et Belge. « C’est la farce. On trouvera ce qu’ils y mettent sur AltaVista (avant Google) ! » « Et les patates douces qu’on voit partout ! Ils les mangent comment ? » Je les ai coupées en tranches très fines et les ai fait rissoler dans la graisse de dinde et c’était très bon.

Nous avons mangé tous ensemble. Nous savions seulement qu’il fallait rendre grâces pour ce qui nous avait été donné. Et nous n’avons eu aucun mal chacun d’entre nous à trouver pour quoi : dans une vie, les occasions sont nombreuses, et plus particulièrement pour les exilés : pour ces « pèlerins » que Thanksgiving célèbre pour avoir espéré en une vie meilleure ici–bas et que nous étions nous en 1997 à l’Université de Californie à Irvine.

Alors, en 2009, nous avons invité la famille, et fêté Thanksgiving, à Vannes, dans le Morbihan.

Et c’est la famille qui nous a rappelé : « C’était chouette… on ne pourrait pas refaire ça cette année-ci ? ». Alors, avec trois jours de retard seulement…

Dans la vraie histoire, les Iroquois offrirent aux colons des dindes et des patates douces. Que ceux-ci mangèrent. Puis, les jours suivants, les colons en question allèrent piller les greniers des Iroquois, leur volant tout ce que ceux-ci ne leur avaient pas donné.

C’est vrai après tout : un étranger qui est gentil avec vous, c’est non seulement un étranger, mais en plus, c’est un con. Cette histoire se passait heureusement il y a très longtemps, aujourd’hui on ne pense plus comme ça.

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