Archives par mot-clé : réchauffement climatique

Chine : les déluges de juillet, par Marc

Cher Paul, mon TGV est passé là deux jours avant ce déluge du 20 juillet, de retour de trois semaines dans le centre du pays et le long du Yangtse. Xi’an, Chongqing, Trois Gorges, Wuhan, retour par Zhengzhou donc.

Ici grande solidarité, courage individuel pour secourir des inconnus, et une réaction de la puissance publique efficace, cela ne vous surprendra pas.

Pour le reste cela fait tout de même beaucoup de catastrophes naturelles autour du monde cet été comme vous l’avez publié sur votre blog ces dernières semaines. Pas de déni ici, mais de la sidération pour une journée de pluie de 900 millimètres sans comparaison de mémoire de Chinois, depuis mille ans.

En 2018 j’avais cherché en vain les paysages du Nord-ouest canadien que j’aimais tant dans les années 80. Déjà, feux de forêts de Vancouver à Calgary, Jasper ~ Banff méconnaissable. Éden de ma jeunesse défiguré.

Bon anniversaire bien sûr ! mais aussi mes condoléances trop tardives pour les victimes belges de juillet.

Amitiés,
Marc à Beijing

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Trends-Tendances – Tout sera comme avant… ou presque, le 15 juillet 2021

Tout sera comme avant… ou presque

Profitant de la fête nationale du 4 juillet, et de la baisse de la frayeur pandémique, les touristes américains se sont à nouveau bousculés dans les aéroports pour reprendre le chemin de la Floride, même si les hôtels avaient annoncé qu’ils ne pourraient plus prodiguer comme autrefois les « attentions délicates de la direction » (perks). 

C’est avec consternation que les voyageurs ont découvert ce qu’étaient exactement ces « avantages » dont ils bénéficiaient à leur insu : la chambre est faite à votre arrivée, mais ce sera la seule fois, le bar-buffet du déjeuner est vide, le mini-bar aussi. 
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60 ans d’échec de l’alarme scientifique : l’ethos scientifique est-il rationnel ?, par Terence

L’affaire de la fuite dans les médias du brouillon du rapport du GIEC sur le climat pourrait être l’illustration d’une des principales causes de l’échec le plus patent de l’histoire de la communauté scientifique : ne pas être parvenus à sonner une alarme écologique effective pour l’humanité, suffisamment tôt et clairement pour engendrer une prise de conscience et une mobilisation générales. Pour qu’un message passe d’un émetteur à un récepteur, il faut établir un canal de communication, coder et décoder le message en neutralisant les bruits parasites. Et quand bien même un message est correctement émis et reçu, il n’appartient qu’au récepteur d’agir en conséquence. Il serait donc injuste d’attribuer à la seule communauté scientifique l’échec des alarmes répétées depuis plus d’un demi siècle, vu l’adversité et l’autisme auxquels ils ont dû faire face. Néanmoins, tant que cet échec demeure et malgré une apparence trompeuse de “prise de conscience”, il reste pertinent de proposer une critique radicale des pratiques de la communauté scientifique par rapport à l’urgence écologique. Continuer la lecture de 60 ans d’échec de l’alarme scientifique : l’ethos scientifique est-il rationnel ?, par Terence

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Moi qui pensais que Waterworld et Mad Max étaient de la science fiction…, par Terence

© Hervey

Pour les gens qui s’intéressent à la collapsologie, nous sommes passés de la théorie et de la prospective au journalisme et à la statistique. Le réel est ce qui résiste, les faits sont têtus. Il suffit de prolonger ce que nous observons pour en tirer les conclusions qui s’imposent. Après, il reste encore une foule de différents scénarios, même si les pires semblent les plus probables, vu notre historique.

En voyant les températures à Vancouver au Canada, qui connaît certes des été chauds (mais pas à Vancouver), je rebondis un peu sur la dernière vidéo de Paul sur son blog, qui se demandait :

    • – si tout ne s’était pas joué dès 1780 (Lumières volet “domination et maîtrise de la nature par la raison instrumentale”, début de la révolution industrielle, début de l’exploitation des combustibles fossiles) ;

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“Si tu veux la décroissance, prépare la guerre”, par Cédric Chevalier

Imaginons que deux pays soient les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre au monde, imaginons qu’ils soient également parmi les plus vulnérables au réchauffement climatique, même si de façon différenciée, et imaginons qu’ils soient entrés dans une lutte pour l’hégémonie mondiale… Nous parlons bien sûr des Etats-Unis et de la Chine.

Voici un des plus gros obstacles pour contrer le dilemme du prisonnier face au réchauffement climatique et engendrer de la coopération. C’est aussi un des plus gros obstacles à la décroissance (quantitative) choisie par les Etats pour mettre fin à l’overshoot et revenir dans les limites planétaires. Il s’agit du problème de la puissance politique, liée à la puissance militaire, liée à la puissance économique, liée à la puissance énergétique, liée aux énergies fossiles et nucléaires, dont la densité de puissance est la plus élevée parmi toutes les énergies. Ainsi, géopolitiquement aujourd’hui, il semble qu’un Etat puissant est un Etat polluant. Or les élites politiques d’un pays ont tendance à vouloir en augmenter leur puissance et l’Etat est leur véhicule pour ce faire. Chacun joue dans sa division et les grandes puissances ont en général tendance à vouloir devenir hégémoniques. C’est cette dynamique de recherche de puissance qui explique durant l’histoire la course aux armements, au propre et au figuré. La guerre n’étant que la continuation de la politique par d’autres moyens, et vice versa ! Même le PIB et la taille de la population deviennent géostratégiques.
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Le Monde : L’ONU appelle à déclarer « l’état d’urgence climatique », cinq ans après l’accord de Paris, le 12 décembre 2020

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Australie : on est reparti pour un tour

Je vous ai tenu au courant de ce qui se passait en Australie l’été dernier (c’était alors, comme toujours, l’hiver pour nous), attirant l’attention sur le fait que le continent tout entier devenait inhabitable pour les mammifères en général avec des températures ne descendant pas la nuit en-dessous des 40°C.

Hier, l’équivalent d’un 28 mai pour nous, la température était précisément de 40°C à Sydney. Elle avait été de 25,4°C durant la nuit de samedi à dimanche.

Je vous rappelle que le Premier ministre conservateur, M. Scott Morrison, est la personne qui commente invariablement : “L’été, il fait toujours chaud”. Ce qui ne le préserve pas de quelques huées lorsqu’il visite des zones sinistrées.

J’avais mis ceci sur le blog le 3 janvier dernier :

“Je n’ai pas vraiment envie de vous serrer la main”, c’est le message de certains Australiens à Scott Morrison, leur Premier ministre climato-sceptique.

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