Étiquette : reconnaissance de dette

  • « UN TRAITÉ SUR LA MONNAIE » (II) La prétendue « création monétaire ex nihilo » par les banques commerciales

    « UN TRAITÉ SUR LA MONNAIE » (I) LA FAUSSE QUERELLE DES CRÉDITS ET DES DÉPÔTS

    Un corollaire de l’hypothèse que les crédits précèdent les dépôts est que les crédits accordés par les banques commerciales « créent de l’argent ex nihilo ».

    Le mécanisme supposé est celui-ci : une banque qui accorde un crédit « crée » les sommes allouées « par un simple jeu d’écriture ». Quand les sommes empruntées sont retournées, la « création » initiale est effacée par un autre « simple jeu d’écriture », annulant le premier. Ce pouvoir exorbitant des banques commerciales, de faire sortir d’un chapeau des sommes tout à fait considérables, ne s’accompagnerait pas moins de leur capacité à exiger le versement d’intérêts sur les sommes fantômes qu’elles prêtent ainsi.… Lire la suite…

  • POUR COMPRENDRE LE « REPO »

    Le « repo » (pour repurchase agreement), en français : « pension livrée », une expression très peu usitée, consiste à obtenir de l’argent liquide, du « véritable argent », en ayant mis en gage un instrument de dette (qui sera remboursé ultérieurement mais donne lieu à versement d’intérêts en attendant). Ce qu’on met en gage, c’est ce qu’on appelle le collatéral.

    Un instrument de dette qui n’est pas arrivé à échéance (on dit aussi « à maturité »), n’a pas encore été remboursé, mais cela ne l’empêche pas d’avoir une « valeur marchande », c’est-à-dire un prix, ce prix ayant un rapport bien précis (mathématiquement calculable selon l’une ou l’autre méthode) avec l’argent qui sera remboursé auquel s’ajoutent les intérêts qui seront encaissés d’ici-là.… Lire la suite…

  • LES RESPONSABLES DONT ON PARLE PEU

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    La question de savoir si une reconnaissance de dette peut être considérée comme une monnaie est centrale à mon livre L’argent mode d’emploi (2009). J’y mets en évidence le coup de force de Joseph Schumpeter (1883-1950), quand il imposa l’idée que c’était bien le cas, et j’y démontre l’inanité du pseudo-raisonnement qu’il proposait pour soutenir l’idée à l’aide de phrases qui sont souvent dénuées de sens (pp. 175-180).

    Une reconnaissance de dette est bien de la monnaie selon Schumpeter, et l’on peut additionner son montant à celui de l’argent pour calculer des « masses monétaires » qui font foi de la richesse présente dans le système financier.… Lire la suite…

  • SORTIR DU PIÈGE NOMINALISTE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité. A déjà paru ici comme commentaire, le 9 juillet 2011.

    Schumpeter est un éminent représentant du nominalisme financier qui détruit la réalité humaine. La destruction schumpétérienne n’est pas créatrice. Le nominalisme confond le discours et la réalité. S’il est nécessaire de nommer la réalité pour lui accorder un prix, le prix ne fait pas la réalité. Le nominalisme financier qui fonde aujourd’hui l’émission monétaire fait croire que la répétition du prix dans plusieurs comptes bancaires augmente d’autant la réalité de l’objet sous-jacent. Cette répétition n’a pas d’autre conséquence que de multiplier les droits sur un même objet à l’insu de son propriétaire légitime.… Lire la suite…

  • UN DIGNE DISCIPLE DE SCHUMPETER

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Si vous avez lu l’un de mes livres intitulé L’argent mode d’emploi publié en 2009 chez Fayard, ou si vous avez lu, ici-même, les discussions qui ont précédé la rédaction du livre, et en particulier un billet dont le titre était : Schumpeter et « les crédits qui créent les dépôts » vous vous souviendrez que j’expliquais d’où vient le paradoxe qui n’en est pas un (on découvre à l’autopsie qu’il s’agit d’une simple erreur) selon lequel : « Ce ne sont pas les dépôts qui créent les crédits mais les crédits qui créent les dépôts ».… Lire la suite…

  • A PROPOS DE L’ARGENT, MODE D’EMPLOI, REPONSES A DES QUESTIONS DE VINCENT BOURDEAU

    Vincent Bourdeau publiera dans le No 7 de la revue TINA, à paraître en février 2011, un compte-rendu de L’argent, mode d’emploi (Fayard 2009), il m’a posé à ce sujet, un certain nombre de questions qui seront publiées à la suite de son texte. Voici mes réponses.

    Vincent Bourdeau (V. B.) – Pour commencer pouvez-vous nous indiquer en quoi, à vos yeux, il est si important que cela de distinguer la monnaie comme argent de la monnaie comme reconnaissance de dette ? Intuitivement, si l’argent est défini comme un moyen de paiement, on peut imaginer que tout « objet » qui aurait les vertus que l’on prête à l’argent (liquidité, divisibilité, etc.)Lire la suite…

  • Le système financier dans la trappe de liquidité keynésienne, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    François Leclerc présente dans Le scenario d’épouvante ou d’horreur la trappe à liquidité dans laquelle s’est abimée l’économie japonaise et qui s’ouvre désormais béante devant toute l’économie mondiale. Essayons de pousser jusqu’au bout une vraie analyse keynésienne de la conjoncture présente et voyons comment elle nous ramène au bancor.

    Le Japon avait plongé dans la crise financière à la fin des années 80 avec l’éclatement de la bulle immobilière. Cette bulle s’était nourrie des choix de la société japonaise traduits dans les politiques publiques monétaire et budgétaire. Elle avait pris sa source dans les excédents du commerce extérieur supérieurs aux ré-exportations nettes de capitaux.… Lire la suite…

  • Argent : on a perdu le mode d’emploi, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Nature juridique de l’argent

    Paul Jorion rétablit dans L’argent, mode d’emploi la distinction entre argent et reconnaissance de dette, fondamentale pour comprendre la crise. Argent et dette sont conceptuellement différents mais matériellement liés. Schématiquement : Pierre prête un objet de valeur à Paul contre sa promesse non pas de lui rendre mais de lui rembourser la mesure, le prix. Pierre et Paul sont en confiance, se reconnaissent réciproquement comme dignes de confiance et sont d’accord sur la mesure d’équivalence entre ce que l’un prête et l’autre remboursera. A ce stade il y a dette mais pas d’argent. La relation entre Pierre et Paul n’a aucune utilité directe pour la société et le marché.… Lire la suite…

  • BFM Radio, lundi 17 mai à 10h46 – Que vaut une action quand les marchés sont nerveux ?

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    Que vaut une action quand les marchés sont nerveux ?

    Dans un autre moment fort de la crise, en septembre 2008, la question s’est posée : que vaut une reconnaissance de dette ? En principe, bien sûr, elle vaut le montant qu’elle mentionne, mais quand les choses tournent mal, ceux qui ont promis de rembourser cessent de disposer nécessairement des sommes promises. S’ils ne remboursent pas, la reconnaissance de dette se révèle a posteriori valoir tout simplement zéro franc, zéro centime. Ou bien, on « restructure » – c’est l’option qui a souvent été évoquée récemment à propos de la Grèce – le débiteur se retrouve devant ses créanciers et leur dit : « Je vous dois autant, mais la somme dont je dispose est beaucoup plus faible.… Lire la suite…

  • Le temps qu’il fait, le 19 mars 2010

  • BFM Radio, lundi 8 mars 2010 à 10h46 – « La finance boit, les nations trinquent »

    2008 aura été l’année des banques, 2010 semble bien parti pour devenir l’année des nations. On ne s’en étonnerait pas : quand le système bancaire s’est effondré à l’automne 2008, les États sont intervenus et ont pris en charge l’ensemble des pertes subies. Un an et demi plus tard, ce sont eux qui se trouvent acculés. Ils se tournent maintenant vers leurs citoyens et leur disent : « Vous avez vécu au-dessus de vos moyens ! Le moment est venu de vous serrer la ceinture ! » Les Grecs dans la rue la semaine dernière n’avaient pas l’air très convaincus. Les Islandais ont été encore plus catégoriques dans leur vote de samedi dernier : « Ce n’est pas nous : ce sont les clients de nos banques qui trouvaient normale une rémunération de leurs placements de 50 % supérieure à ce qu’on trouvait ailleurs.… Lire la suite…

  • « Ce n’est pas comme ça que ça se passe », par Jean-Pierre Voyer

    Billet invité.

    « Ce n’est pas comme ça que ça se passe »

    Pas comme ca 1

    Ce tableau est faux. Les choses ne se passent pas comme ça.

    Comment « l’argent » passe-t-il d’une banque à l’autre, en combien de temps ? On n’en sait rien.

    Voici comment les choses se passent :

    USM 1Lire la suite…