Le temps qu’il fait, le 19 mars 2010

19 mars 2009 : Le 18 mars 2009 : fin du capitalisme
20 mars 2009 : L’annonce de la mort du capitalisme est-elle prématurée ?
Le temps qu’il fait, le 20 mars 2009
21 mars 2009 : Qu’entend-on par « capitalisme », et pourquoi sa phase finale est-elle amorcée ?

Anselm Jappe, Crédit à mort.

19 mars 2009 : Le 18 mars 2009 : fin du capitalisme

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

En portugais.

La date d’aujourd’hui, le 18 mars 2009, sera retenue par l’histoire, tout comme celle du 29 mai 1453 le fut pour la chute de Constantinople ou celle du 9 novembre 1989 pour la chute du mur de Berlin, comme celle qui signa la fin du capitalisme.

Aujourd’hui en effet, la Federal Reserve Bank, la banque centrale américaine, a annoncé son intention de racheter des Bons du Trésor (dette à long terme des États–Unis) en quantités considérables (pour un volant de 300 milliards de dollars), son budget atteignant désormais le chiffre impressionnant de 1,15 mille milliards de dollars. Pareil au serpent ouroboros dévorant sa propre queue, les États–Unis avaleront donc désormais leur propre dette, un processus désigné par l’euphémisme sympathique de « quantitative easing ». Pareille à celui qui tenterait de voler en se soulevant par les pieds, la nation américaine met fin au mythe qui voudrait que l’argent représente de la richesse : dorénavant la devise américaine représentera uniquement le prix du papier et de l’encre nécessaire pour imprimer de nouveaux billets. Elle se coupe aussi, incidemment, de la communauté internationale, mais baste !

Le dollar cessa de valoir de l’or quand, en 1971, le président Nixon mit fin à la parité du dollar avec ce métal. En 2009, le président Obama, en permettant à la Fed d’imprimer autant de dollars qu’elle le jugera bon, a mis fin à la parité du dollar avec quoi que ce soit, faisant de l’arrogance de la nation américaine la seule mesure restante de la valeur de sa devise. « Your Mamma still loves you ! » : le gosse, tout faraud, présente son premier spectacle et sa mère qui n’a pas voulu que son amour-propre courre le moindre risque a acheté tous les tickets !

Si la Chine attendait un signal pour se débarrasser de ses dollars, le voici ! Un article très intéressant dans l’Asia Times d’aujourd’hui, signé par Joseph Stroupe, explique comment la Chine, tentant de se délester en douce de ses dollars, les transfère discrètement à des fonds qui achètent des ressources minières et pétrolières. Stroupe, faisant reposer ses analyses sur des chiffres rassemblés par Rachel Ziemba, une collaboratrice de Nouriel Roubini, calcule que la Chine pourrait atteindre son objectif de réduction massive de son exposition au cours du dollar en un an environ. Nul doute que l’on ne dormira pas beaucoup cette nuit à Pékin et à Shanghai, tout occupé que l’on sera à acheter fébrilement des mines et des puits pétroliers aux quatre coins du monde !

Ah oui, j’oubliais : la bourse de New York, considérant qu’il s’agissait d’une bonne nouvelle, a clôturé en hausse.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

20 mars 2009 : L’annonce de la mort du capitalisme est-elle prématurée ?

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Certains me demandent : « Fin du capitalisme ? Vous n’exagérez pas ? » La réponse est non : je ne fais jamais dans l’alarmisme. Et je suis très prudent quant à mes titres.

Souvenez-vous de mon premier blog intitulé Le déclenchement de la crise du capitalisme américain, il faisait suite à un courrier que j’avais envoyé à mes amis du MAUSS (Mouvement Anti-Utilitariste dans les Sciences Sociales) quelques jours auparavant. Regardez bien la date : le 28 février 2007. Croyez-vous que j’aie eu à regretter depuis mon titre « tonitruant », voire « alarmiste », ou même la date que j’avais choisie ?

Le « quantitative easing » de 300 milliards $, accompagné d’un relèvement du plafond des achats de Residential Mortgage-Backed Securities (RMBS) émises par Freddie Mac et Fannie Mae de 500 milliards $ à 1.150 milliards $ et l’achat possible de 200 milliards de leur dette (tous produits dont les Chinois continuent de se délester rapidement dans un contexte où l’immobilier résidentiel américain poursuit sa plongée), c’est bien entendu la guerre ouverte avec ceux qui possèdent dans leurs coffres des quantités énormes de dollars : en particulier la Chine, le Japon, le Corée et Taiwan.

Mais ce n’est certainement pas une mesure prise de gaieté de cœur, car le moment n’est pas bien choisi – c’est le moins qu’on puisse dire ! – pour les États–Unis de déclarer la guerre à la Chine, c’est tout simplement parce qu’avec des taux courts déjà à zéro, on est bien obligé de passer de la très mauvaise arme qu’est la manipulation des taux d’intérêt à une arme pire encore : créer de l’argent non pas parce que de la richesse a été créée mais simplement parce qu’on en manque : parce que trop de reconnaissances de dettes étaient des serments d’ivrogne. C’est une mesure désespérée, et c’est pour cela que j’évoque la « fin du capitalisme » : on brûle la dernière cartouche. Une fois constaté que le « quantitative easing » n’a rien donné (ou a donné le contraire de ce qu’on espérait), il n’existe plus de stratégie de rechange.

Les États–Unis auraient pu emprunter la voie d’un New Deal, et l’on serait resté dans le cadre d’une « posture C », au sens de Granier : le système ancien se serait métamorphosé en un nouveau système. Au lieu de cela, l’Amérique tente en ce moment (merci Mrs. Geithner et Summers) de sauver le navire d’un capitalisme pur et dur, mais le bateau sombre à vive allure, et les premières mesures du Président Obama sont, il faut bien le constater, un cafouillage affligeant bien que d’un montant faramineux. En s’accrochant au rêve de la « posture B » (le système retrouvera, bien que difficilement, sa forme originelle) grâce au recours promis aux armes secrètes que sont la suppression de la « cote-au-marché » (on inventera désormais de toutes pièces les chiffres comptables) et l’interdiction de la vente à découvert (qui permettra aux prix de se contenter de grimper), l’administration Obama, capitulant devant le monde des affaires, assure le succès de la « posture D » : le système actuel est irrécupérable et sera remplacé par quelque chose d’entièrement neuf. Notez bien : ce n’est pas moi qui suis en train de changer d’opinion et de passer de C à D : c’est le monde, avec l’aide bienveillante – et j’en suis sûr, sonnante et trébuchante – de la US Chamber of Commerce.

La Chine laissera tomber le capitalisme quand ça lui chante (d’où les avertissements récents portant sur des velléités d’un nouveau Tien-An-Men) et reprendra d’un bon pas sa marche vers un collectivisme plus déterminé que jamais. L’Europe elle, contrainte et forcée, repart à cent à l’heure vers la social-démocratie… qui se fera sans les socialistes bien entendu, qui n’ont toujours pas compris ce qui est en train de se passer !

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

21 mars 2009 : Qu’entend-on par « capitalisme », et pourquoi sa phase finale est-elle amorcée ?

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Le capitalisme est un système social caractérisé par l’existence de trois classes principales : celle des « rentiers », détenteurs de capital (= « investisseurs » = « capitalistes »), celle des « entrepreneurs » (= « chefs d’entreprises ») et celle des « travailleurs » (= « salariés »), et par la domination au sein de ce système de la classe des « capitalistes », d’où son nom.

Le rapport de force entre rentiers et entrepreneurs détermine le partage entre eux du surplus créé par le travail des travailleurs : les rentiers obtiennent les intérêts et ce qui reste du surplus revient aux entrepreneurs comme profit, à charge pour ces derniers de redistribuer à leur tour ce profit entre eux et les travailleurs dans une proportion que détermine le rapport de force existant entre ces deux classes.

L’introduction des stock options à la fin des années 1970 permit aux rentiers et aux entrepreneurs, dont les intérêts coïncidaient dorénavant, de s’allier contre les salariés, dont la part dans le partage du surplus ne cessa pas de diminuer depuis.

Les banques centrales, dirigées dès leur origine par les rentiers ou capitalistes (officiellement aux États–Unis et officieusement en Europe), ont toujours travaillé à leurs ordres et aujourd’hui plus que jamais. Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, les nations ont délégué une part toujours grandissante de leurs pouvoirs à leurs banques centrales qui sont devenues soit un État dans l’État (comme aux États–Unis) soit un État par-dessus les États (comme en Europe).

Capitalistes et entrepreneurs, désormais alliés, encouragèrent la création d’un abysse de dettes contractées par les entreprises et par les travailleurs. Le processus était condamné à s’interrompre aussitôt qu’ils seraient tous insolvables, stade qui fut atteint en 2007. Plutôt que d’enrayer la crise de la seule manière possible, c’est–à–dire en redéfinissant la donne entre rentiers, entrepreneurs et travailleurs, les gouvernements ont choisi d’encourager entreprises et travailleurs à s’endetter encore davantage, produisant ainsi de nouveaux intérêts dont bénéficient les rentiers, tandis que les banques centrales se voient confier parallèlement la tâche de créer de toutes pièces la montagne d’argent qui sera déversée dans l’abysse toujours plus profond de la dette. Captif désormais d’une rétroaction positive, autrement dit auto-renforçante, le capitalisme est entré dans une phase d’autodestruction.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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193 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 19 mars 2010 »

  1. @Paul Jorion

    Allez-vous bientôt sortir un nouveau livre qui reprendrait et développerait les idées de vos trois billets, et poursuivrait la chronique de la Grande Crise depuis votre dernier livre sur le sujet ?

  2. Des solutions solides existent mais nous revenons toujours à la même chose: le courage politique !

    C’est généralement les grands évènements qui forgent les grands hommes !

    1. De grâce, arrêtez d’abuser du mot « grand », tellement cela devient obscène.
      Votre regard surplombe le monde.

    2. Il faut laisser une chance aux petits hommes, ceux qui sont petits non par la taille mais par leur statut social, c’est-à-dire aux homme ordinaires, et parmi eux il faut compter aussi les femmes.

    3. L’aventure c’est l’aventure C.Lelouch 1972

      Le prof : Staline, né en 1870, mort en 1953. Il a dirigé la république des Soviets après la mort de Lénine en 1924. Et au prix de millions de morts. Imaginez un type qui n’a pas son permis et qui conduit une Ferrari à 300 à l’heure. Il écrase forcément dix personnes par jour. Staline, c’est pareil, c’est un chauffard de la révolution. Pour Trotsky, le poète armé, la révolution est permanente. Staline l’a bien compris, il l’a même trop bien compris : il est allé le faire tuer au Mexique !
      Aldo : Oui, et il l’a écrasé avec la Ferrari.
      Lino : Aldo ! « Chauffard de la révolution « , c’est une métaphore …
      Aldo : Je me disais bien aussi, Staline et la Ferrari … 🙂

  3. Monsieur Jorion,

    Quand vous faites le constat que nous sommes incapables de préconiser la moindre idée embryonnaire pour remplacer ce système qui a gérer aujourd’hui le monde entier …. je vous pose la question :

    Dans une telle impasse, est-ce que le mot « GUERRE » dans votre bouche est tabou puisque vous ne l’écrivez et ne prononcez jamais ? en d’autres termes, est-ce une issue possible selon vous ?

    Merci

    1. Pas de mot tabou sur ce blog ,à part les gros mots bien entendu.
      Ps reveil -) n’oubliez pas le changement d’heure/amicalement.

    2. La guerre n’est pas la solution, c’est une solution de facilité que les puissants
      ont souvent utilisé lorsque leur domination était remise en cause. Car il est bien
      connu qu’il est plus facile de diviser les gens, de les dresser les uns contre les autres,
      que de les convaincre qu’ils auraient intérêt à coopérer et à s’entendre.
      Ceci dit cette « solution », n’a jamais rien résolu, souvent une guerre prépare les
      guerres suivantes. C’est d’autant moins la solution, qu’avec les techniques dont
      nous nous sommes dotés, ce serait sans doute la fin de l’humanité.
      Que cela nous plaise ou non, nous les humains de toutes les nations, sommes « condamnés »
      à nous entendre, ou alors nous disparaîtrons ensembles. Il n’y a pas d’autre alternative.
      Et donc il faut proposer une nouvelle organisation des relations entre les humains, entre les groupes d’humains. Nouvelle organisation qui devra ne plus être fondée sur l’exploitation sans limite des « ressources humaines » ( bien que je n’aime pas cette expression) et environnementales.
      Utopie peut-être, mais cela vaut mieux que les horreurs de la guerre.

    3. Toujours très bon, Piotr.

      A priori, il faut suivre ce qui se passe aux US. Ils s’auto-coincent comme des couvercles avec une pression de cocotte minute.
      Et comme il n’y a pas de sifflet. 🙂

    4. Joan, j’ignore ce que vous voulez vendre.

      L’ « écologie », peut-être…???

      Si vous êtes né dans un pays du G7, vous devriez savoir que tout doit être fait pour exploiter les autres pays de sauvage comme nous l’ont toujours appris nos coutumes.

      Sinon, vous avez aussi le droit d’être franc et honnête sur ce blog. Ce n’est pas interdit.

  4. Enfin !

    Je reprends, en espérant que suite au message de Paul les oreilles soient dorénavant prêtes à entendre, à écouter ce que l’autre a à dire sans poser a priori le filtre de ce que l’on veut soi-même y entendre.

    Nous (quel que soit la tribu, le groupe, la société…) avons les dirigeants que nous méritons. Il faut accepter cette idée, même si ça n’est pas facile et je pousse la concession à dire même si c’est faux ! A savoir, ce ne sont pas nécessairement nos caractéristiques les meilleures, qui sont malheureusement très souvent les plus enfouies, que l’on retrouve chez nos dirigeants, mais un condensé de nos peurs et de nos faiblesses. Même si nous ne nous voulons pas les avouer, ces peurs existent.
    Et nos dirigeants, c’est bien pour ça à la base qu’ils existent, se doivent avant tout de garantir la survie du groupe : tant en le protégeant d’éventuels agresseurs ou prédateurs, qu’en le protégeant de lui-même en maintenant la paix sociale. Pas un seul dirigeant ne peut transgresser ces deux fondamentaux. C’est donc à nous et à nous seuls de leur montrer que nous voulons un changement. Et la seule manière suffisamment sérieuse pour qu’ils acceptent de tenter l’aventure est qu’il y ait un consensus le plus général possible autour d’un nouveau projet.

    C’est ce projet qu’il nous faut bâtir : c’est l’idée fondatrice des inventeurs de la démocratie.

    Que voulons-nous ? Un exemple pour lancer le débat : attention, il ne faut pas écarter le problème d’une pichenette sous de faux prétextes.

    Voulons-nous continuer avec un système où la principale caractéristique du travail est d’être devenu la meilleure garantie que le système ait trouvée pour assurer sa survie ?

    Notre système actuel est un système de consommation. Cette consommation est nécessairement expansionniste, en vase clos qui plus est : (Voir à ce sujet le message de Listzfr : http://www.pauljorion.com/blog/?p=9160#comment-65216) : la production et la capacité-désir de consommation doivent être en continuelle augmentation. La stagnation c’est la mort dans ce mécanisme. L’asservissement au travail est une nécessité. Il permet non seulement la production, mais également la consommation et aussi il diminue le temps disponible pour une réflexion autonome, indépendante du système. Cette réflexion ne pouvant mener qu’au désintérêt pour le système, ce qui dans son cadre est impensable.

    On peut compléter la réflexion dans ce sens avec les notions de loisirs et de « temps-libre ».

    Le travail est une grande valeur humaine : c’est une grande valeur du vivant en général, et probablement même du minéral qui « pousse » jusqu’à atteindre une organisation optimale ! Mais nous en avons fait notre propre prison par facilité, par peur, pour que ce système dans lequel nous avons placé tous nos espoirs survive. Il est maintenant temps de s’avouer que ce système a failli et que nous avons trop longtemps fermé les yeux. Et que partant nous avons également fermé les yeux sur les dégâts collatéraux qui touchent la nature, les autres espèces, nos frères humains inclus.

    Au travail !

    1. Marlowe,

      C’est qu’il est grand temps d’accepter que nous sommes ou que nous avons été des prédateurs.

      krym,

      Oui : ça ne peut que déborder. C’est bien le problème du système actuel. Et le nôtre donc.

  5. Avec beaucoup de considération pour votre analyse, en effet, vous permettez à des imbéciles comme moi de croire un instant qu’ils y comprennent quelque chose : Merci !

    Je n’arrive pas à considérer le capitalisme sans le lier étroitement à l’action de transformation qu’il opère sur notre planète.

    Ni à séparer l’accroissement de la pression de l’humanité sur les ressources des difficultés de notre système économique.

  6. La tonalité alarmiste que vous employez dans chacun de vos billets s’oppose à chaque fois aux commentaires « banalistes » de nombreux présentateurs radio/télé. Et c’est la raison pour laquelle je suis votre blog au quotidien.
    Vous le dites vous-même, vous avez acquis une notoriété qui ne cesse de croitre. Pourquoi ne pas proposer un rapports, un peu comme celui de M. Attali, que vous construirez sur la base de vos idées et des idées des commentaires des visiteurs du site ?
    Vu comme c’est parti, la situation ne risque pas de s’améliorer d’ici Mai 2012. Vous, M. Leclerc et la quasi totalité des commentateurs du site êtes les Think Tanks de ce nouveau système. 2 ans, c’est à la fois beaucoup et peu de temps…
    La constitution pour une nouvelle économie est une bonne idée. L’étoffer, la rendre la plus accessible au grand public.
    Sur une base d’un an et demi, 78 semaines, 78 chapitres ou 18 mois, 18 chapitres?

    En tout cas, votre vidéo m’a rappelé mes cours de chimie (c’est idiot mais bon…) « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » et que pas grand chose ne se transforme aujourd’hui…

    1. Je crois qu’il n’est plus temps de songer à soigner le capitalisme, il faut l’aider à mourir.

    2. Pour le présent il s’agit de « s’éteindre » sans anesthésie et de quitter le voyeurisme qui consiste à se placer à l’extérieur de cette extinction (trop commode).

  7. Ci-dessous une phrase extraite de la page 11 du « Crédit à mort » de Jappe (dont la diffusion aurait pu occasionner un « tags » de plus pour « Karl-Marx », mais c’est anecdotique) :

    « Pour sortir de la situation, il faut un si grand bond dans l’inconnu que tout le monde – et on le comprend ! – s’y refuse d’abord. Mais le fait de vivre à une telle lisière d’époque est aussi une chance inouïe, malgré tout. »

    Je commente :
    Intéressant ce « d’abord » ! Parce qu’il pose deux questions :
    1) Peut-on sortir d’une situation sans en construire une tout autre ou bien s’agit-il de plonger dans la certitude que l’avenir n’adviendra pas de lui-même, comme sans nous ?

    2) Par « lisière d’époque » faut-il comprendre « lisière entre époques » ?

    1. Bonjour :

      J’ai pris cette fois ci le temps de bien vous relire .

      Sur le point 2 , et si je l’ai bien compris , ma réponse personnelle se trouve dans mes références favorites à Tostoï et Michel Serres . Il n’y a pas de lisières . Comment pourrrait il y avoir une lisière avec quelque chose qui n’existe pas . Il y a des « rameaux » nés à la fois de la nécessité d’apporter une réponse à une impasse mortelle , et de la créativité intemporelle qui est notre seule chance « humaine » de survivre .

      Sur le point 1 , je comprends sans ambiguïté la première moitié de phrase , mais je n’ai pas la même certitude sur la deuxième moitié . Je me demande ,en fait si vous ne souhaitiez pas écrire « …que l’avenir adviendra de lui même… » . Si c’est cette version qui la est bonne , ma réponse est la même que ci dessus .

      @ Paul Jorion :

      Sur la difficulté à apporter des solutions concrètes et immédiates à l’écroulement annoncé et dont on fête même l’anniversaire , du capitalisme :

      1 – Je ne suis pas sur ( à part ,paradoxalement, dans les états majors pensants des partis ) que la fin du capitalisme soit bien évidente pour une immense majorité des citoyens de la communauté « Monde » . Petit exemple : ce matin Le Pen était l’invité de France Inter . Parmi les auditeurs , l’un lui a posé la question de savoir si le FN pouvait préciser sa position sur un canevas Droite capitaliste , Droite non capitaliste , gauche capitaliste , gauche non capitaliste . Il a eu le malheur d’ajouter une remarque sur le fait que le FN ne faisait des pourcentages assez élevés que lorsque l’abstention était forte . Le Pen n’a répondu qu’à cette part de l’interpellation , ce qui pourrait être normal . Ce qui l’est moins c’est que le journaliste vedette n’a pas cru devoir remettre en relance le principal de la question posée .

      2- La difficulté d’apport de réponse à une remise en question aussi forte , doit nous rendre plus « indulgents » vis à vis des partis . Je perssite à penser que quelques uns, qui ne se baptisent que  » mouvements « , commencent à faire des propositions encore très embryonnaires et mal ficelées , mais qui amènent sur l’agora politique les vrais enjeux et les bonnes interpellations collectives et personnelles . C’est pour ça que je vote , pour les conforter . Et c’est mon seul « reproche » à l’abstention : en ne votant pas , on se contente de dire soit qu’on ne croit pas au politique ( qui ,pour moi ,est la seule façon d’éviter la guerre, y compris civile, jusque dans le plus petit village ) , soit qu’on ne croit pas aux projets proposés ( et c’est alors une attitude de consommateur qui vient chercher une solution « prête à l’emploi » pour guérir son besoin du moment )

      3- Quand un sytème s’écroule , la première interpellation est de savoir si le nouveau monde doit être un « système  » . Pour ma part je réponds oui et j’ai déjà cité les quatre  » niveaux » nécessaires à la vie commune que j’ai fait miens à ce jour ( en attendant mieux ?)

      4- Je ne dévore pas autant de bouquins que vous ( ou d’autres ) , mais dans cette recherche de « sytème nouveau » , j’avais bien repéré la tentative faite par Attali au titre de  » la voie humaine » en 2004 .Jje ne peux que constater que les partis ne s’en sont pas vraiment emparé au moins jusqu’à ce jour , à son dépit apparemment . Je suis preneur de renvois à d’autres auteurs aussi tentaculaire ( mais structuré ) que celui là .

      5- La confusion que vous aviez tenté de réduire entre capital , libéralisme , « économie de marché  » subsiste très largement dans l’expression politique des petits et grands partis ou mouvements . Comment se comprendre quand le vocabulaire n’est pas partagé?
      C’est pourquoi je préfère parler de  » marché » pour désigner tout ce qui se crée , se conserve et fialement s’échange , sans préjuger de la nature et de la qualité de l’outil qui peut être le capitalisme ( mais pas par obligation stricte et ,dans ce cas , il peut s’écrouler sans me laisser sans espoir d’autre chose )

      6- dans cette vision ( utopie ?), les repères de discussion pour faire avancer un nouveau monde  » systèmisé » , me semblent alors s’appeler:

      marché , liberté individuelle , liberté collective , démocratie ( pas de démocratie ,déléguée , participative , directe), droit ( dont la nature « sujet » de droit) , la force au service du droit , grands équilibres naturels , contrôle citoyen  » ante » / »in itinere »/ » post » , évaluation , voix française , Europe , instances mondiales .

      Derrière tout ça ( on préfèrerait devant ) il y a Constitution ( qui , soit dit en passant est pour moi la carte  » d’identité nationale  » ).

    2. Intéressant.
      Il me semble que le futur ne peut advenir hors nous : nous n’y ‘couperons’ pas.
      Un futur sans que nous en soyons transformé ne me semble pas un futur, ou alors un futur hors de l’humanité (c’est aussi une possibilité, avec l’avènement des machines et leur autonomisation progressive mais encore relative). Le futur est une borne du temps. Ce temps est délimité, définit par l’homme, pour l’Homme. Depuis que le temps n’est plus un temps cyclique, mythique ou sans bornes, depuis l’âge historique en fait (à opposé à la pré-histoire), le futur ne peut advenir sans transformations de l’Homme. Et s’il n’y a pas de transformations (même celles qui sont en dehors de ce que l’on peut constater en l’Homme, sur son environnement physique par exemple, hors cataclysmes, sont produits par l’Homme), il n’y a pas de futur.
      Sur la ‘lisière’, cela ne signifie pas la limite forcément commune des deux époques déjà existantes. Ce peut être tout simplement la fin d’un monde connu, où il n’y a rien au-delà. Et où seule le passage de cette lisière pourra permettre de ‘produire’ une autre époque.
      La ‘transgression’ comme acte de destruction/création.
      Chez les indiens d’Amérique du nord, il me semble que le ‘trickster’ est un animal mythique car il transgresse régulièrement les règles et les limites connues, afin de détruire l’ancien et produire le nouveau.
      Cordialement.

    3. « un futur hors de l’humanité » zébu
      Nous avons vécu dans une organisation fantomatique, déconnectée de la matière. Le risque serait de rester dans une « construction » fantomatique. Le corps, la matière doivent être retrouvés autrement que par leur consommation. On a consommé du pétrole mais on a surtout consommé le corps de l’autre. Notre responsabilité se situe probablement là où l’on constate que l’on a fait que gloutonner (pour ne pas dire vampirisé), tout en zappant notre propre corps (matière).

  8. Du solide. J’écrivais juste hier que ce qui nous rassemblait ici que nous en avions marre du subjectif et de la propagande qui nous est livrée chaque jour.

    Les plus puissants ayant tout à perdre dans la remise en cause de leur cher système, (et vous reconnaissait par vous-même la différence qui peut exister entre une modification de ce système « voulue » vs « contrainte »), il faudra attendre de « grands » évènements pour que les choses changent.

    Koikil en soie, tant que la religion de l’argent existera, au sens stricte de religion avec adoration des gourous (traders), apôtres (banquiers et riches propriétaires), icônes-demi-dieux-vivants (milliardaires), nous recommencerons des 1870, 1929, 2007,…

    Dire qu’une partie de mes ancêtres a dû vivre la crise des tulipes… J’espère qu’aucun d’entre eux n’en a été responsable.

    1. En tous cas, c’est plutôt les pissenlits, et en particulier leurs racines, qui ont actuellement la cote pour vos lointains ancêtres. 🙂

    2. Rappelles-moi de souscrire des CDS à la baisse sur la croissance des racines, Toi.

      Koike…

      Je dois les prendre dans quel sens..?? Parce que les racines descendent comme celles des vignes qui vont jusqu’à (de façon estimée) jusqu’à 27 mètres sous le sol,…

      Ou dois-je parier sur leur simple sacro-sainte croissance … ?

      De quoi avoir, comme moi, horreur du vin, non?

  9. La solution ne va sortir d’un seul tenant et d’un chapeau ou d’un esprit soudainement éclairé.

    La solution se construira par petites touches sur plusieurs années conséquentes à des évènements géo-politiques et populaires et revendicatives successives.

    Comme un puzzle qui se construite, c’est l’Histoire du monde sur les dix prochaines années qui indirectement imposera un nouveau modèle de société et économique.

  10. On pense au constat de Michelet, historien francais du 19e siécle, selon lequel il y a des périodes où le présent est déjà obsolète, mais le nouveau n’est pas encore trouvé. Mais ce ne seront pas les économistes qui trouveront des solutions, ni les grand manipulateurs de la bourse. Ils sont trop impliqués dans leurs propres jeux. Le problème: l’argent est devenu purement virtuel, il ne correspond plus à rien, ce sont des chiffres que l’on manipule, que l’on vend et que l’on achète. Mais quelle valeur est derrière tout ca? On vit dans une époque où des illusions de tout genre foisonnent; correspondent-elles à des valeurs réelles? ll y a un autre problème: tant la scène de la finance internationale sera peuplé par des spéculateurs et tireurs de ficelles sans scrupules, égomaniaques voire sociopathes (il y en a un tas dans ce milieu, je vous l’assure), rien ne changera si vite, d’autant plus que ce types ont le bras long. Le capitalisme sauvage, tel qu’il est pratiqué actuellement, pourrit de l’intérieur, lentement mais sûrement. Je suis convaincu de sa mort prochaine, mais je n’irai pas à son enterrement.

    1. Il est clair que l’argent doit redevenir un pur équivalent marchandise et qu’il ne doit plus rapporter à quiconque en étant prêté ou accumulé.

  11. @ Paul Jorion

    Je suis très satisfait de vous voir renvoyer à cet article de Anselm Jappe doté d’un beau titre et fort intéressant pour sa critique de la valeur, elle même inspirée par Marx.

    Comme Anselm Jappe est un fin commentateur de Guy Debord allez vous aussi renvoyer aussi à celui qui écrivait en 1992 : « Quand l’économie toute-puissante est devenue folle, et les temps spectaculaires ne sont rien d’autre, elle a supprimé les dernières traces de l’autonomie scientifique… » (Commentaires sur la société du spectacle. Editions Gallimard) et en 1989 : « …à la présente idéologie de la démocratie : c’est-à-dire la liberté dictatoriale du Marché… » (Avertissement pour la troisième édition française. La Société du Spectacle. Gallimard) ?

    Le point très intérerssant, qui avait été envisagé par Karl Marx, est que ce n’est pas sous les assauts des révolutionnaires que le capitalisme s’effondre mais sous le poids de ses contradictions.

    La question, pour ceux qui veulent changer la société, est maintenant de saisir cette opportunité historique.

    1. « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté. »
      Winston Churchill

  12. Bonjour Paul,

    Il me semble que parmis les philosophes qui ont prévu la fin du capitalisme depuis longtemps il y a Cornélius Castoriadis.

    Non pas pour des raisons purement économiques mais bien aussi parce que la croyance à la toute puissance de l’homme et en des ressources inépuisables (fondement du capitalisme et du communisme) se heurte au mur de nos ressources limitées.

    Je vous recommande la lecture de

    http://www.amazon.fr/carrefours-labyrinthe-Fait-%C3%A0-faire/dp/275780796X

    « Fait et à Faire » de Cornélius Castoriadis qui me semble proposer des pistes de travail sérieuses concernant en particulier la mise en place d’une vraie démocratie et l’auto limitation de la société.

    Un auteur qu’il est urgent de lire et de relire.

    1. castoriadis a pensé la fin des ressources naturelles ? dans quel ouvrage ?
      Je me souviens qu’il s’est planté dans les années 80 en croyant fermement et farouchement à une guerrre entre USA et URSS – et sur le « théatre » européen – c’était au temps des manoeuvres reaganiennes à propos de l’installation de missiles offensifs en Allemagne. C’était une énorme erreur sur l’état de l’urss y compris au niveau militaire.

  13. Défaire ses certitudes, démonétiser l’avenir,

    Qu’est-ce qui ne passe toujours pas dans l’esprit de nos élites ?

    Les années passent comme les idéologies ne tiennent jamais bien longtemps,

    Les marchands, les politiciens, les acheteurs ont l’esprit toujours plus ou moins occupé,

    L’homme insensé recherche continuellement à jeter l’encre et l’enclume quelque part,

    Pour assurer sa tête pour se remettre à fonctionner machinalement comme hier,

    Pourvue que l’humanité ne se fasse pas de nouveau mener à l’abattoir,

    On manque toujours de quelque chose pour se sentir en sécurité,

    Qu’est-ce qu’il y a donc de plus concret que le matériel ?

    Et toujours la même plainte de Jérémie,

    Comme je vous plains aussi,

  14. Capitalisme ou pas capitalisme ?

    je ne sais si c’est la bonne manière de poser le problème, peut-être devrions nous d’abord tenter de comprendre comment un monde pourrait fonctionner…

    Nous devons manger, la nourriture doit-elle nous être donnée, un peu le communisme et semble-t-il, il a été démontré que la déresponsabilisation des masses amenait le système à la faillite…

    Faire gagner son pain à chacun, c’est un peu le système dans lequel nous nous trouvons actuellement, et mis à part une autre forme de distribution des gains de ce système, j’ai du mal à envisager une autre solution.

    On parle bcp de Keynes, de l’école autrichienne ou de Chicago, de Marx, mais peu de Malthus…

    J’ai l’impression et au delà de la crise financière basée sur le Casino, que fondamentalement nous atteignons les limites qu’avaient envisagées cet économiste.

    La vraie question : le système du développement des humains, on peut bien sûr parler de la société de consommation mais cela me semble un peu puéril , je pense que, sous toutes ses formes, la terre a atteint un stade où il faut cette fois-ci parler de répartition des richesses de notre planète… entre les 6 ou 9 milliards humains.

    Je sorts sans doute du cadre de ce blog basé sur l’économie et sur la crise financière, sauf que je considére que cette crise est la conséquence d’une crise plus importante qui est celle de la richesse de notre planète, et sur cette question particulière du partage du gâteau, juste penser égalité comme cela semble être la majorité sur ce blog, la réponse est simple, notre gâteau français ou européens doit se réduire de manière drastique dans les années à venir…

    Dans sa marche forcée, la Chine ne cherche qu’à s’approprier sa part du gâteau, l’erreur des pays du G8 était de croire qu’ils pouvaient conserver leur acquis fasse aux pays émergents, et là nous rejoignons Malthus, comment garder sa part de gâteau lorsque celui-ci ne s’agrandit pas et que le nombres des convives augmente de manière importante…

    Dans les solutions, je ne vois pas bcp d’idées, annuler tout ou partie la dette des états ou ramener l’intérêt de la dette à zéro et rembourser la dette…

    Pour le différentiel des balances commerciales, imposer des handicaps comme sur les champs de courses, imposer des droits de douanes correspondant aux différentiels des coûts salariaux entre pays , ces taxes étant restituées aux entreprises des pays aux charges trop lourdes pour les remettre à égalité de concurrence avec les entreprises des pays émergents voir de l’allemagne…

    Ce me semble en raisonnant ainsi, je reviens à la terre unique, nous sommes tous dans le même navire, ou ces solutions sont prises en commun, un gouvernement terrien en quelques sortes, le rendez vous de Copenhague démontre que c’est une utopie, ce faisant c’est par la force que se fera ce partage du gâteau, la guerre réelle, actuellement nous sommes déjà en guerre mais elle est économique…

    Ce me semble les pays occidentaux auraient désormais besoin de dirigeants avec de la poigne, je rêve à des De Gaulle, Churchill, c’est vrai ils ont émergé en période de guerre, bref la guerre viendra lorsque nous choisirons des dirigeants de ce type, en attendant nous compterons les morts de cette guerre économique…

    Ma conviction est que nous sommes dans cette guerre économique depuis 30 ans et la fin de la convertibilité sur l’or, les bulles un énorme moyen de transférer les richesses des uns vers la terre du dollar, la Chine est trop forte pour les USA, voilà le vrai bouleversement, en ouvrant les robinets pour relancer, les états ont tenté de créer une nouvelle bulle, elle doit exploser bien évidemment comme les autres, jusqu’à présent les victimes étaient les états trop faibles ( Japon, Corée du sud…) ou les particuliers, les USA veulent continuer cette guerre, l’Europe est leur prochaine victime, ensuite seulement ils se tourneront contre la Chine, il sera trop tard, celle-ci constitue actuellement avec la zone Asia, une force telle qu’elle viendra à bout du dragon Dollar, à moins que d’ici là et faute de pétrole nous retournions à nos vélos…

    Elle est pas belle la vie, je commençais à m’ennuyer…non je déconne, j’ai peur de l’avenir et très peur, et ce site me permet de me dire que je ne suis pas seul à le penser, cela ne me sécurise pas trop mais au moins je me dis que je ne suis pas le seul à avoir peur, cela tranche tellement avec la guéguerre actuelle des régionales, bref on a pas de chance, pas bcp de futur De Gaulle dans le tas de ces grandes personnalités…

    1. Quand la taille du gâteau diminue et que le nombre et l’appétit de ceux qui en veulent plus augmentent c’est la guerre.

    2. Pourquoi avoir peur…?? Du vélo..??

      Ce que vous prônez est du protectionnisme. C’est à dire ce qui est mauvais pour les … affaires.
      Protection, tiens, rien que le mot m’amuse.
      La Justice, qui se fait flinguer partout sur terre actuellement, n’a-t’elle pas le rôle de défendre le faible…??
      (« la Justice n’est pas là pour défendre les pigeons » m’a un jour sorti un Juge de proximité…)(vous dire comme il voulait contribuer à SA justice…)

      Sinon, si quelqu’un pouvait nous dire comment s’est terminé la crise de 1870, on pourrait faire des comparaisons intéressantes.

  15. Je croyais que le capitalisme tiendrait cahin-caha, que ce machin débile finirait ça course lentement en abandonnant de plus en plus de monde derrière lui. C’était naïf de ma part, mais je suis trop révolté pour dire que tout va très bien dans le meilleur des mondes possibles. Les pressions sont tellement fortes que les digues vont lâcher subitement. C’est la grande leçon du jour, comme d’autres nous parlent de la grande crise. « …un rien et tout le monde se retrouve à poil !… » comme la si justement dit Louise. Il y a bien quelque chose de désolé dans le regard des autres, dans leur voix ou dans leurs mots. Continuer, apprendre, rire, goûter, vivre tout en sachant. Des solutions pas forcément et surtout pas forcément.

    1. « …un rien et tout le monde se retrouve à poil !… »
      Louise dit des choses comme cela ?
      Que fait le modérateur ?

    2. Piotr.
      Mine de rien. A ne pas confondre avec gisement épuisé.

      Louise est peut-être quelque part dans le vrai.
      Car se retrouver à poil est globalement n’avoir ni richesse, ni signe ostentatoire de cette religion.

      D’ailleurs, j’ai appris très récemment que nous naissions tous à poil. Mais n’ébruites pas l’info : c’est à priori confidentiel.

    3. J’ai dit çà moi ?
      Ce blog est vraiment stupéfiant !
      De toute façon c’était ce que je voulais dire, avec d’autres termes sans doute.

    1. J’avais aussi :

       » Il y a autant de cons dans les bistrots qu’à la Sorbonne.

      Mais leur conversation est souvent plus divertissante .

      Et , parfois, plus instructive . »

      Yvan Audouard .

    2.  » …..oui, je crois que l’homme de Néanderthal est en train de nous le mettre dans l’os »

      (il me semble que c’est la suite, de mémoire…)

  16. Bien que vous l’ayez publiée comme article invité, vous n’avez jamais écrit le moindre commentaire sur ma proposition d’état providence participatif qui vise à réduire le chômage, voire le réguler, tout en développant l’offre sociale qui manque tant de bras, alors que le « stock » de temps disponible est important. Prenez-vous le temps de vous « faire une opinion », ou bien la classeriez-vous dans les utopies sans landemain, voire dangereuses, ou bien même sans intérêt?
    http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2005/04/29/le_contrat_de_travail_mixte_co.html

  17. « Si la rencontre entre le court terme de la crise économique et le long terme du défi climatique est un facteur nouveau, à l’issue incertaine, la rencontre entre récession et énergie est un grand classique, aux déroulements et leçons bien connus. Certes, par le passé, ce sont les problèmes énergétiques qui ont précipité la crise économique, alors qu’en 2008 les liens de causalité ont été plus équivoques.

    En 1973, l’embargo décrété contre certains pays -notamment les USA-par les pays arabes exportateurs de pétrole suite à la guerre du Kippour, entrainant un quadruplement du prix du pétrole, avait brutalement sonné la fin des -trente glorieuses-: en 1974, les pays industrialisés connaissent tous une récession, et par la suite leurs taux de croissance se stabilisent à un niveau inférieur à celui des premières décennies de l’après-guerre.
    A partir de 1978-1979, la révolution islamique en Iran puis la guerre enIrak-Iran -1980-88-font monter le prix du baril de pétrole aux alentours de 100$-en monnaie d’aujourd’hui-, niveau qui ne sera franchi à nouveau que pendant la -bulle-spéculative de la fin de 2007 à la mi-2008. Il en résulte une stagnation économique en Europe et, pour des raisons intérieures américaines, une récession aux USA-1982-83-, le tout sur fond d’inflation : c’est ce que l’on a qualifié à l’époque de -stagflation-.

    En 2007-08, la montée en flèche du prix du baril-culminant à 147$ en juillet 2008-coïncide avec les débuts de la crise financière, cependant que le prix du brut commence à plonger avant même la tempête boursière de septembre-octobre 2008. Il est impossible ici de démêler l’ordre des facteurs:la crise économique a pu être aggravée ou hâtée par la montée en chandelle des prix du pétrole:c’est cependant la crise des subprimes et son extension à l’ensembles des services financiers qui a déclenché la Grande récession……..Une crise peut en cacher une-ou plusieurs autres-François HEISBOURG »

  18. Dans le droit fil « du tempsqu’il fait », ce constat implacable sur dedefensa :

    http://www.dedefensa.org/article-la_bataille_derriere_le_desordre_du_monde_18_03_2010.html

    Nota : c’est un peu difficile à lire pour qui n’a pas l’habitude du style d’écriture de l’auteur, aussi, je vous recommande de commencer par les deux derniers paragraphes, avant de lire posément l’intégralité.

    Sur le blog de Marc Candelier, d’autres visions (les mêmes en réalité, mais à mon avis à ne pas manquer), plus tournés vers l’avenir (?), mais pas moins lucides …

    http://www.marc-candelier.com/

  19. Sur le fond du discours, pas de grosses divergences, mais il faudrait tout de même arrêter de véhiculer les sornettes tel que « l’alternative socialiste/communiste a échouée, donc.. », ça, c’est de la propagande « droitière », comme tout un vocabulaire forgé a mesure dénaturant le sens commun des mots et expressions. Tout un travail fait pendant 50 ans par les néo … de tout poil, afin de tromper les populations sur le réel et « les politiques mises en place ». An choix et non limitatif : la liberté (de renard dans le poulailler), charges (cotisations), penser par soi même (Pour Joan dit : 18 mars 2010 à 10:22 : Où sont les pêcheurs à la ligne ? accord avec votre réponse, j’avais pris soin de dire – re confronter-) etc … Non, ce qui a échoué, c’est le totalitarisme Stalinien. Mais il faudrait revisiter la réalité, et ne pas se contenter des propagandes pro ou anti qui ont allègrement travesti les faits pour les plier a leurs convenance (la révolution d’URSS était un échec patent des idées de Marx (émises pour une société industriel – pour faire très cour-) et ne pouvait déboucher que sur l’échec (annulation) ou imposer (totalitaire) — Mais c’est plus facile de le dire après coup que sur le moment.

    Il n’y a jamais eu de société « socialiste » — J’aime bien la formule de F. Leclerc : « sociétés qui se réclamaient du socialisme ». En effet, s’en réclamer, n’est pas être !

    Et je reprends le début dans un billet précédent : Roland dit : 18 mars 2010 à 17:25 « Or, de cette sortie du capitalisme, qui est l’époque que nous vivons à présent et qui est au centre de toutes nos préoccupations, les partis qui briguent les suffrages des électeurs français aux élections régionales, n’en parlent pas.»
    C’est faux : Il suffit de taper http://www.dailymotion.com/ et au choix Mélenchon, Généreux etc.. Les vidéo parlante ne manquent pas sur le sujet et sans « révolution sanglante » ni « grand soir » ni « et que c’est le complot – ça, ça m’agace grave » etc… arguments de tout les conformistes, conservateurs (droite & gôôche voir même gauche » etc… Ni, et que voila un programme (système) tout fait a prendre ou a laisser – Non, a construire.
    Seulement voila, faut il prêter l’oreille a autre chose que les tradi UMP, PS, Modem, ou EE libertaire, tous pro oui oui. C’est difficile de sortir du conformisme ! Et il faut ‘’’travailler’’’ — pour les mal comprenant, se renseigner, regarder le réel pas ce que l’on voudrait voir, etc…

    Quelques vidéos pour la route, non limitatives, clic, clic, clic : http://www.dailymotion.com/video/xaey9a_la-nouvelle-emancipation_news
    http://www.dailymotion.com/relevance/search/+Jacques+G%C3%A9n%C3%A9reux/video/x5ihyo_16-jacques-genereux_news
    http://www.dailymotion.com/relevance/search/+Jacques+G%C3%A9n%C3%A9reux/video/x9buea_jacques-genereux-lhistoire-du-capit_news
    http://www.dailymotion.com/relevance/search/+Jacques+G%C3%A9n%C3%A9reux/video/x9buyt_jacques-genereux-europe-mondialisat_news Cordialement

    1. @ Roland,
      Depuis l’âge de 18 ans, (j’en ai 62) j’étais toujours allé voter. Après la ratification du traité constitutionnel, contre l’avis exprimé du peuple français, j’avais décidé de ne plus aller voter. C’est en écoutant et en lisant Jacques Généreux que j’ai repris espoir en la politique. J’ai moi-même proposé des liens sur ce blog qui renvoient à certaines de ses interventions. Blog où j’interviens très peu, mais que je lis beaucoup. D’une part, l’humanisme et l’optimisme de Paul Jorion sont un bon remède à mon désillusionnement, et d’autre part, beaucoup d’intervenants de qualité m’instruisent et me font réfléchir.

  20. Cher Paul,
    les solutions ne sont elles pas toutes présentes dans l’inventaire de demain, rubrique de votre blog ?
    tout est prêt, il y a des idées par milliers, chez de nombreux auteurs. ce qu’il faut, c’est qu’elles soient connues et que les citoyens y adhèrent. car eu égard aux standards actuels, il y aura régression, puisqu’il faut la décroissance et non le développement durable qui est le plus populaire des oxymores. l’adhésion, si toutefois l’obligation ne vient pas toute seule, imposée par la situation, ne viendra que si l’on travaille sur l’idée des moyens d’accéder au bonheur, mot qu’on commencera par remplacer par sérénité, moyens qui sont de nature intrinsèque à l’individu, non de nature externe et liés aux biens matériels. je propose pour ce faire une ré-étude du stoïcisme, en rééquilibrage de la philosophie moderne, complexe et de fait fragile, à l’instar du capitalisme moderne.

    1. Piotr.
      Relis et reviens me dire.
      Rien ne peut être honnête dans ce « discours ».

      Et c’est là où la vieille garde que nous sommes avons bien adhéré au blog et nous méfions des opportunistes.

      Et c’est là où les financiers prêts à faire couler des pays se connaissent bien aussi… Même si eux se tapent dessus. A celui qui aura la plus longue.. fortune.

      Finalement, même combat.

  21. Allons, ça ne peut pas être la fin du capitalisme, avec la quantité de prix Nobels que nous avons, depuis que ce prix existe…

    Et que dit Ricardo ? Revenons aux fondamentaux, il existe énormément de théoriciens patentés du libéralisme, de chercheurs et de Think-tank libéraux. Moi je ne crois pas à la faillite de tous ces grands intellectuels libéraux, depuis le 18 – siècle.

    Allons ils avaient tous de belles, d’énormes théories qui nous assuraient une croissance indéfinie, ils ont tous été loués, prisés, encensés, adoubés des emblèmes de l’excellence et de la sagesse, ces prophètes du marché libre.

    Allons bon, moi mon préféré c’est Ricardo, et pourtant l’on dit qu’Adam smith avait un style classique excellent. Un grand économiste et écrivain.

    J’ai confiance dans la communion des Saints du libéralisme, j’attends leurs idées, leurs saintes idées, aussi infaillibles que celles du Pape.

    Il n’y a que 2 personnes infaillibles sur terre, le Pape et Friedman..

    Dans le « Meilleur des monde » l’on jure par Ford, et la croix s’est transformée en « F ». Erreur, il faut prier Friedman, Says, et j’en oublie. Infaillibles prix Nobels d’une science infaillible…

    Il faut passer leurs effigies à la gomme…

    Nous avons quantité de prix Nobels d’économie, qui apparemment, je suis désolé de le dire, ne nous aident pas beaucoup en ce moment, sauf les 2 derniers, mais tous les autres, que sont-ils devenus ? Je ne comprends pas trop. Il y en a 1 par an.

    Y aurait-il un phénomène d’évaporation du prix Nobel d’économie…? Je songe…

    En 2006, l’heureux récipiendaire était :

    # 2006 – Edmund S. Phelps

    Du genre : il faut revaloriser le travail, synonyme d’accomplissement individuel… etc. très sympathique, solide gaillard…

    http://nobelprize.org/nobel_prizes/economics/laureates/

    Il y a quantité de Nobels sur cette page, j’espère qu’ils vont trouver la solution.

    * 2009 – Elinor Ostrom, Oliver E. Williamson
    * 2008 – Paul Krugman
    * 2007 – Leonid Hurwicz, Eric S. Maskin, Roger B. Myerson
    * 2006 – Edmund S. Phelps
    * 2005 – Robert J. Aumann, Thomas C. Schelling
    * 2004 – Finn E. Kydland, Edward C. Prescott
    * 2003 – Robert F. Engle III, Clive W.J. Granger
    * 2002 – Daniel Kahneman, Vernon L. Smith
    * 2001 – George A. Akerlof, A. Michael Spence, Joseph E. Stiglitz
    * 2000 – James J. Heckman, Daniel L. McFadden
    * 1999 – Robert A. Mundell
    * 1998 – Amartya Sen
    * 1997 – Robert C. Merton, Myron S. Scholes
    * 1996 – James A. Mirrlees, William Vickrey
    * 1995 – Robert E. Lucas Jr.
    * 1994 – John C. Harsanyi, John F. Nash Jr., Reinhard Selten
    * 1993 – Robert W. Fogel, Douglass C. North
    * 1992 – Gary S. Becker
    * 1991 – Ronald H. Coase
    * 1990 – Harry M. Markowitz, Merton H. Miller, William F. Sharpe
    * 1989 – Trygve Haavelmo
    * 1988 – Maurice Allais
    * 1987 – Robert M. Solow
    * 1986 – James M. Buchanan Jr.
    * 1985 – Franco Modigliani
    * 1984 – Richard Stone
    * 1983 – Gerard Debreu
    * 1982 – George J. Stigler
    * 1981 – James Tobin
    * 1980 – Lawrence R. Klein
    * 1979 – Theodore W. Schultz, Sir Arthur Lewis
    * 1978 – Herbert A. Simon
    * 1977 – Bertil Ohlin, James E. Meade
    * 1976 – Milton Friedman
    * 1975 – Leonid Vitaliyevich Kantorovich, Tjalling C. Koopmans
    * 1974 – Gunnar Myrdal, Friedrich August von Hayek
    * 1973 – Wassily Leontief
    * 1972 – John R. Hicks, Kenneth J. Arrow
    * 1971 – Simon Kuznets
    * 1970 – Paul A. Samuelson
    * 1969 – Ragnar Frisch, Jan Tinbergen

    ========

    Donc laissons les gens sérieux réfléchir…

    1. Cela me rappelle Saint Ex, dans pilote de guerre, qui veut épater un fermier en lui demandant combien de cadrans il a sur le tableau de bord de son avion.

      Et le fermier lui répond : « Surement pas assez pour gagner la guerre. »

    2. « Il n’y a que 2 personnes infaillibles sur terre, le Pape et Friedman. »

      Méfiez-vous ma chère de la parole si flatteuse et pleine de miel du Pape, surtout au regard de la position de chacun si ça se trouve il n’est guère plus infaillible que vous et moi, personne sur terre n’est infaillible aussi bien cet autre Poncif rusé et lettré ce grand « rat » de bibliothèque quand bien même il serait richement plus paré et vêtu qu’un autre de pierres précieuses lors des cérémonies les plus pontificales.

      Dieu que c’est beau pourtant au temps des premiers apôtres, personne ne recherchait à se croire plus investi qu’un autre que veut dire cela ? Et bien relisons les écritures sans l’aide de ce Berger Allemand.

       » Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut associé aux onze apôtres.  »

      Et oui au début ils étaient bien douze, étonnant n’est ce pas ? Au pied, couché, tais-toi, il n’y a que moi aussi au Vatican qui sait mieux prier le ciel, n’est-ce pas St Pierre ?

      Parole de Jérémie le faux prophète.

    3. Prophètes…

      Il y a « pro », mais surtout, il y a « faites ».

      Conseil à tout le monde urbi êtes orbi : il ne faut pas faire de révolution en Europe. Ne bougeons surtout pas car d’autres vont le faire surtout à notre place.
      Qu’ils le fassent, chacun son tour.

      Et même mieux: à chaque fois que nous essayerons de choisir un camps, c’est l’autre qui nous tapera dessus.

      Signé : parti suisse. (les protégés)

    4. @Jérémy
      Je crois bien que ce pape est un vrai chef et sous son sourire de circonstance se cache une poigne de fer et qui maintient sa crosse.
      J’ai déviné cela en écoutant un intervenant à C dans l’Air cette semaine dont le sujet concernait les scandales des prètres. « Quand il n’était pas encore pape il s’occupait des moindrs détails, rien n’était laissé au hasard ». « Il était au courant mais son subordonné à pris ou a du prendre à son compte »
      Je vous rejoins dans la critique des hiérarchies. Cette Eglise est organisée archaïquement, militairement.
      Quels sont donc ses objectifs, ses buts profonds voir inavoués.
      J’avais tout de même une nette préférence pour Jean-Paul II allant même jusqu’à le lire comme j’ai lu St Augustin.

  22. Premières idées pour un monde meilleur !!

    Je m’étais fait la remarque, un jour, que les hommes semblaient avoir « Visiblement » colonisé l’ensemble de leur espace vital :en survolant différentes régions du monde prises au hasard sur Google Earth, il apparaissait nettement que des traces de l’homme y étaient présentes un peu partout, sans que l’on ne puisse plus observer quelque endroit de vaste dimension réellement vierge.

    Je me suis donc posé la question suivante : quelle part de la planète revient finalement à chaque terrien, en moyenne, et sans considération de territoire, mais dans une vue globalisée ? J’ai donc pris la surface totale de notre planète et je l’ai divisé par le nombre d’individus actuels : on trouve alors le chiffre de 7 hectares environs ! Ceci qui peut paraître beaucoup pour les citadins, et peu pour la campagnard. Quand je dis 7 hectares, il faut naturellement comprendre cette surface dans toutes ses caractéristiques : soit 2/3 de mers et d’océans (5 hectares), et un tiers de terre (environ 2 ha) avec ses petits coins de déserts, dont seuls 7% sont fertiles. 2 hectares à partager aussi avec tous les animaux de la forêt.

    Lorsque tous les matins je reçois environ 500g de prospectus dans ma boite aux lettres qui passent directement en « classement vertical », c’est à dire aux ordures, je viens d’une certaine façon entreposer ces déchets dans un petit coin de mon espace de 2 ha. En 80 ans d’existence (environ 30000 jours), ça fera un sacré tas que je vais laisser derrière moi. Je me dis alors que pour durer des milliers d’années, il faudrait que chaque homme laisse une trace a peu près nulle sur Terre. Je me dis alors que si ces papiers avaient eu la propriété d’être véritablement recyclables, par exemple transformables directement en compost, j’aurai là de quoi entretenir mes plantes vertes.

    Les systèmes politiques durables (quelques qu’ils soient et parce qu’il en faudra) devront nécessairement faire une part belle à l’écologie, car ce sera le seul à durer

    Nous sommes de véritables japonais : nous consommons sans rationnement et par culture les derniers thons rouges sans penser que nos enfants en seront du coup définitivement privés.
    Quant à ceux qui croiraient encore qu’il faudra à l’espèce humaine une autre planète à coloniser pour s’en sortir, il faudrait 5000 ans pour parvenir à rejoindre l’étoile la plus proche dans l’état de nos connaissances (les lois physiques ayant peu de chances d’être modifiées fondamentalement par la suite), alors nous constaterions que nous ne pourrions probablement envoyer que quelques ovules fécondés et congelés, sans grand espoir de succès, et que l’énergie pour les envoyer là-bas ruinerait alors définitivement toutes les ressources restantes de notre planète.

    Pourtant, la science peut aider. Que penser de la Z-machine par exemple, dont les médias ne parlent jamais. Cette machine créée en 2006 pour des besoins autres pourrait peut être pour la première fois nous indiquer la voie d’une énergie électrique inépuisable

    Il nous faudra être vraiment imaginatif.
    Et en économie aussi !! Ça oui !

    Inventons la science économique durable !!

    1. Je ne suis pas certain que les japonais soient les hyper-consommateurs que vous décrivez.Ils se font simplement de la bile pour leurs sushi .

  23. Pardonnez-moi, sur le second lien, le sujet à voir selon moi est « discussion sur la sortie de crise » (attention plus de 70 minutes, un peu teintées sans doute Europe-Ecologie, mais de bon aloi).

    1. … et on peut retrouver cette discussion filmée ici :
      http://vimeo.com/9851201

      indubitablement marquée Europe Ecologie puisque ce sont les candidats EE qui échangent « au coin du feu ».

      Intéressant, et pour moi particulièrement le point de vue de Stephane Hessel, que je trouve lumineux.
      L’engagement de cet homme admirable me fait chaud au coeur

  24. Le recours au FMI pour la Grèce n’est pas humiliant, dit Barroso.

    Le recours au Fonds monétaire international (FMI) pour aider la Grèce dans sa situation budgétaire difficile n’est pas une question de prestige, estime le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

    Après l’avoir initialement exclu, assurant qu’ils voulaient régler eux-mêmes le problème grec, les responsables de l’Union européenne écartent de moins en moins la piste d’une aide du FMI, qui a d’ailleurs fait des offres de service.

    « Ce que je veux rappeler, c’est que la Grèce et tous les Etats membres de l’UE sont membres du FMI », a dit José Manuel Barroso dans une interview diffusée vendredi sur France 24.

    « Donc ce n’est pas une question de prestige, c’est une question de voir quel est le meilleur moyen de répondre à la situation », a-t-il ajouté, en précisant que l’UE travaillait avec le FMI « en très bons termes » et que lui-même n’avait jamais considéré qu’il serait humiliant d’y faire appel.

    Le président de la Commission européenne a jugé « absurde » la possibilité d’exclure un Etat membre de la zone euro, comme l’a envisagé mardi la chancelière allemande Angela Merkel.
    « Actuellement, ce n’est pas possible, c’est absurde », a-t-il dit en estimant que ce serait « même contre le traité ».

    Il a refusé de faire des commentaires sur les divergences entre la France et l’Allemagne sur l’aide à apporter à la Grèce.

    « Je crois qu’on va trouver une solution. C’est normal qu’il y ait différentes positions au départ, nous sommes 27 Etats membres », a-t-il expliqué sur France 24.

    « Mais je crois effectivement que maintenant nous devons remplir nos obligations, la Grèce est en train de faire un grand effort mais il faut aussi penser à la stabilité de la zone euro dans son ensemble », a-t-il poursuivi.

    L’idée du fonds monétaire européen est selon lui « intéressante, mais c’est une idée pour le moyen et long terme puisque probablement cela exigerait une révision des traités » qui prendrait plusieurs années.

    « Donc, l’idée est intéressante, mais je crois qu’on ne peut pas attendre le fonds monétaire européen pour avoir une réponse à la situation plus urgente que nous avons maintenant. »

    De même, le « gouvernement économique » de la zone euro prôné par Nicolas Sarkozy ne peut selon José Manuel Barroso aller au-delà de ce qui est actuellement possible.

    « Nous n’aurons pas un gouvernement économique en Europe comme nous en avons dans un Etat membre parce que nous sommes 27 Etats, il y a différentes situations et il y a différents niveaux de responsabilité », a-t-il conclu.

    Boursorama

    1. Ces gens sont paumés.
      Barroso emploie des termes qui sentent l’inquiètant amateurisme.
      Je ferais moins le malin à sa place, mais voilà, moi je n’ai pas postulé.

  25. Puisque je ne suis pas tout seul, je reviens à la charge.

    Je prétends que si les ressources étaient toutes largement disponibles, le système tel qu’il fonctionnait encore récemment n’aurait connu aucune difficulté notable.

    Comme disait Liszfr à un autre sujet, pour qui veut bien voir, le problème est là, devant nous, bien visible quotidiennement :

    Quand je peux bruler, pour un usage futile comme une soirée au cinéma, une énergie dont plus jamais personne ne pourra disposer, il y a un os.

    Voilà comment je résume l’histoire :

    Le système capitaliste est basé sur le versement d’intérêts, et donc sur cette idée que le monde au jour J+1 « vaut » un peu plus cher que le monde au jour J.

    Cela marche très bien tant que le monde connu et exploité connait une expansion.
    Le PIB ne comptabilise que les flux, ne prennant aucun compte des vides qui se forment dans les gisements, des pollutions de sols etc etc
    Le système économique enregistre donc joyeusement les fruits de la vente des stocks de la planète, sans se préoccupper une seconde de leur état.

    Mais un jour, le tour de la planète achevé, le débit de la ressource donne des signes de fatigue. On tente alors par divers artifices de faire durer la fête, mais la réalité est têtue, et nous rappelle que les ressources sont la base de tout.
    C’est seulement à ce moment que l’on se penche sur le stock. Nous en sommes là.

    http://www.youtube.com/watch?v=oMIfeP4hE1A

    Première déception les stocks sont visiblement en mauvaise état.

    Deuxième déception, le premier élan d’une grande majorité n’est pas de remettre en question un système basé sur la capacité à piller les ressources, mais de rechercher par tous les moyens possibles à prolonger son fonctionnement.

    La vidéo date de plus d’un an, le patron de l’agence internationnale de l’energie y avoue que c’est la première fois que son service effectue un état des lieux champ par champ, des réserves pétrolières de la planète..

  26. AFP le 19/03/2010 à 15:36

    Grèce : l’hypothèse FMI grandit, mais l’Europe est divisée.

    Premier grand test pour la cohésion de la zone euro, la crise grecque sème la zizanie entre pays européens sur l’opportunité d’aider ce pays et sur l’hypothèse d’un recours au FMI, qui gagne du terrain.

    L’Allemagne a indiqué clairement vendredi 19 mars qu’elle « n’exclut pas le recours aux ressources du Fonds monétaire international » pour aider la Grèce si elle en a besoin.

    Et Berlin n’est pas isolé. Les Pays-Bas, la Finlande, la Suède, le Royaume-Uni ou même l’Italie envisagent la possibilité d’un recours, au moins partiel, au FMI, dans le cadre d’un dispositif de soutien financier.

    « Nous sommes partisans de suivre la route du FMI », même si elle « ne suffira pas » et qu' »une solution parallèle doit émerger de la région » européenne, a indiqué le ministre néerlandais des Finances Jan Kees de Jager.

    « Il serait bien que le FMI fasse partie » d’un mécanisme de soutien à la Grèce, reposant sur des aides « bilatérales », a jugé son homologue finlandais Jyrki Katainen.

    Quant au ministre italien des Finances Giulio Tremonti, il s’est montré récemment ouvert à cette hypothèse, à condition que le FMI intervienne « comme une banque, avec ses capitaux », et non « comme une institution externe, qui arrive dans un désert politique ».

  27. Vous dites que les craquements survenus dans le système sont apparus sans cause immédiate. Ne pensez-vous pas que la très forte augmentation du prix du pétrole a été un élément déclenchant déterminant. Quelle explication peut-on lui donner sans invoquer une brusque pénurie à laquelle les spécialistes du secteur ne pouvaient pas croire ? A qui profite cette séquence qui semble avoir dépassé les objectifs des initiateurs? A moins que….

  28. Un petit conte à méditer dans l’optique d’une société post-capitaliste et post-industrielle.

    La tondeuse à gazon à quatre pattes (conte décroissant)

    Il était une fois des villageois qui se dirent qu’ils étaient bien bêtes d’avoir chacun une tondeuse à gazon qui ne servait que quelques heures par semaine, vu le prix de l’engin et l’augmentation de celui des carburants.
    Ils décidèrent donc de se débarrasser de leurs tondeuses respectives et de n’en utiliser qu’une en commun, par groupements de quatre ou cinq personnes.
    Cette mutualisation fit de nombreux émules dans les villages environnants, le canton, l’arrondissement, tant est si bien que le marchand de tondeuses à gazon local fini par mettre la clé sous la porte.
    Grâce à Internet, le mouvement des tondeurs mutualistes se répandit sur toute la planète et provoqua l’effondrement de l’industrie de la tondeuse à gazon. Monsieur Yakatodo, président de Todomotor qui détenait le monopole des moteurs de tondeuses se suicida en direct à la télévision.
    Nos villageois du départ furent néanmoins fort dépourvus quand la panne fut venue. Plus de pièces détachées, plus de distributeurs, plus de moteurs de rechange. Le marché de l’occasion de la tondeuse à gazon fit un bon spectaculaire pendant quelques temps, mais il a bien fallu se rendre à l’évidence que cela en était fini de la mécanisation de la tonte. De toute façon, la crise pétrolière avait rendu l’usage de ces engins trop onéreux.
    La volonté farouche de l’être humain à régenter la pousse de l’herbe a permis de trouver une solution alternative, prenant la forme de la mutualisation de moutons.
    Depuis, dans le village, le doux bêlement des tondeuses à quatre pattes a remplacé les pétaradantes tondeuses à moteur.
    Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup de petits agneaux….

  29.  » Si dans nos climats l’industrie peut se passer de l’emploi direct de la chaleur solaire, il arrivera nécessairement un jour où, faute de combustible, elle sera bien forcée de revenir au travail des agents naturels. Que les dépôts de houille et de pétrole lui fournissent longtemps encore leur énorme puissance calorifique, nous n’en doutons pas.
    Mais ces dépôts s’épuiseront sans aucun doute ( … ) On ne peut s’empêcher de conclure qu’il est prudent et sage de ne pas s’endormir à cet égard sur une sécurité trompeuse.

    Augustin Mouchot- Ingénieur des mines- 1869

    1. Heureux de retrouver ici ce brave Augustin,

      Qui faisait à l’époque fonctionner la rotative qui imprimait son journal grace à une machine à vapeur alimentée par un concentrateur solaire.

      Comme quoi, on peut penser une chose, et la mettre en pratique.

  30. Le plein s’il vous plaît ! JM Jancovici/A Grandjean 2006

    « En écrivant ce modeste ouvrage, nous n’avons pas eu l’ambition de doubler le chiffre d’affaires des cartels colombiens, des fabricants de vodka ou de revolvers, mais plutôt d’appeler au sursaut salutaire dont nos enfants nous serons gré. Entre révolution et renonciation, il existe en effet une voie étroite mais incontournable pour prendre le taureau par les cornes : payer l’énergie à son vrai prix. Il n’est pas normal qu’un liquide que la nature a mis des dizaines de milliers d’années à fabriquer, qui n’est pas renouvelable, qui commençera à manquer dans dix ou vingt ans et détraque le climat, vaille moins cher que le travail humain en occident »

    Une lecture que je recommande à tous les fidèles lecteurs de ce blog afin d’approfondir et d’élargir les origines de nos « crises » économiques successives et à venir …

  31. Pour que les choses « changent », il faudra d’abord que les…. disons…20 pays les plus puissants de la planète décident dans un seul et même mouvement…de démilitariser…

    Ben oui: ce qui me pousse à produire toujours plus, c’est que si je ralentis ma production, l’ « Autre » va me bouffer…L' »Autre, en produisant plus, gagne plus, et peut développer des armes plus puissantes, plus « performantes » que les miennes…
    Il va venir tout simplement m’asservir…Le soldat a toujours le dernier mot.

    Vous imaginez, vous, les USA, la Russie, l’Europe, la Chine, les Pays Arabes, Israël, le Canada, la Corée, etc…
    décidant d’un coup de jeter à la mer tout l’arsenal militaire obtenu grâce au « développement »?
    Et disant: « le temps de la paix est venu, avec celui du développement responsable et contrôlé »?
    Vous les voyez dire que, n’ayant plus besoin de fabriquer des armes en quantité, on peut arrêter de produire toujours plus?

    En réalité, pour démilitariser, il faudra confier à un Super-Pouvoir la mission de faire respecter ce nouvel ordre « non-militaire »…
    Or, pour faire respecter une telle décision, il faudra…des militaires ! (qui d’autre?)

    Le Monde entier tourne autour de cette équation initiale, basée sur le rapport des forces, et on en a pour encore un bout de temps, je le crains.

    Il faudrait qu’enfin la production industrielle cesse d’être sous-tendue par un arsenal militaire.

    1. Il y a eu récemment une émission d’Arte sur la « guerre des étoiles  » et les véritables enjeux que les américains ( et eux SEULS ) mettaient derrière . En gros rester ceux qui ont un point stratégique de meilleure vue de l’ennemi , par le haut ( au sens propre ), et la possibilité d’envoyer la foudre instantanément . Au milieu la course aux satellites et leur vunérabilité à la destruction . L’ennui majeur les débris qui commencent à se balader un peu partout et qui peuvent détruire des satellites ennemis mais aussi amis ou les siens propres .

      Les chinois ont confirmé qu’ils avaient compris, et envoyé un message subliminal aux américains en , faisant une démonstration réussie de satellite par un  » tir  » depuis la terre .

      La force à mettre au service du droit passe aussi par cette guerre là , et cette internationalisation d’un droit de l’espace .Les européens semblent avoir une vision commune sur ce sujet .

    2. Vous avez raison mais cette histoire a commencé quand David a débuté la vente des frondes de série.

    3. @ Tartar :
      ça a même commencé plus tôt avec néanderthal ( et même avant ) qui avait remarqué qu’on avait ^plus de chance de voir venir et écrabouiller l’autre , en étant au dessus ( au sens propre ) de lui .

      Avec des frondes ,le combat pouvait encore être incertain et conservait le champ de bataille , sans faire une trop grande saignée dans les survivants . Il y avait d’ailleurs des survivants . Aujourd’hui on perle de ce que Serres appelle les objets  » Monde » . La possibilité de déclencher la foudre en une fraction de seconde depuis des satellites ( il en existe déjà ) équipés de « projectiles » qui sans être thermonucléaires , en ont plusieurs fois la puissance et les effets ( on tire de plus haut ) .

      Le risque , avec les dangers de destruction inopinée et aléatoire , desdits satellites ou de ceux qui les renseignent , c’est qu’on ne sait plus si le satellite détruit l’a été par un ennemi ( ce qui « justifierait » la riposte apocalytique) ou par hasrd .

      Autre probléme tous les tirs , même numérisés , ne sont pas garantis ( cf guerre du golfe et bavures relevées périodiquement en Afghanistan ) et au risque de déclencher un tir , à tort , s’ajoute celui de rayer Washington de la carte alors qu’on vise La Havane .

      Tout ça parce , comme avec les HFT pour la finance , les parades ( pas les paradis !) militaires modernes travaillent sur la milliseconde .

  32. On se sent bien minuscule devant l’ampleur de la tâche mais ce n’est pas une raison pour s’y soustraire. Merci aux courageux qui ont envoyé les premiers posts!

    Du solide ?… Une ‘utopie structurante’ (cfr Jean-Luc Morlie) pourrait peut-être servir de base avec tous les aménagements modifications etc… qui s’imposeront? Et tous les brillants esprits pourront joyeusement voir comment il est possible -ou non- de faire vivre tout cela??

    Ici donc mes rêves et envies :

    « L’age de pierre ne s’est pas terminé avec la fin des pierres et l’age du pétrole ne se terminera pas avec la fin du pétrole. »

    C’est sûr, nous n’avons pas d’autre choix que d’envisager un modèle de société sans ou avec très peu d’énergies fossiles ET qui respecte l’environement.
    J’ai peu de certitudes mais celles là sont incontournables je crois.Avec distribution équitable des ressources naturelles.

    Le matérialisme n’ayant guère contribué ni à notre bonheur, ni à notre ‘Progression Humaine’, il est sans doute temps de remettre l’Homme et la Pensée au centre de tout…

    (En passant, je trouve étonnant que l’on désigne une Société par son mode de fonctionnement économique (Société Capitaliste, Communiste…).
    C’est déjà une façon d’affirmer la prédominance de l’économie sur l’Homme.)

    Simplifier les choses. Tout. Cette complexification croissante dans tous les domaines (administration, lois, justice…) ne permet pas au citoyen d’avoir une approche simple des choses et du monde.

    Rendre à l’individu sa valeur , intrinsèque, intouchable , que la mondialisation , la performance etc… lui ont fait perdre de vue. Perdre de vue seulement.

    Remettre le Savoir, l’Education au centre de nos priorités cette fois pour développer autre chose que la conformité et la compétition (Noétique).

    Remettre l’économie et l’argent (ou autre symbole fondant) à leur juste place : simple moyen pour l’homme de satisfaire ses besoins vitaux .( Une meilleure répartitions des richesses au niveau mondial entrainera une baisse du niveau de vie qui engendrera un renouveau de la Pensée et (?) de la Transcendance (??).

    Travail… si il s’avère indispensable (?) diminution du temps qu’il occupe dans la vie de certains et meilleure répartition entre tous, le temps libre dégagé permettant l’épanouissement des individus (goûts, talents, participation à la vie citoyenne, …..)

    Politique : mandats + courts et possibilité de révocation si pas satisfaction d’une large majorité de citoyens. ‘Emoluments’ – – – pour éviter les ‘carrières politiques juteuses’.
    Démocratie directe. Et exigence d’explications claires pour toutes des décisions et les enjeux qui les sous-tendent. L’infantilisation, ca va comme ca.

    Prise en compte de la dimension formelle ET informelle de la société (cfr Monsieur François Leclerc) = prise en compte au niveau social et économique de tous les immigrés, sans-papiers, réfugiés……..
    Les populations sont maintenant mouvantes. C’est une réalité. Elle doit être prise en compte.

    Apprendre à regarder. Regarder c’est le début de la découverte, de l’étonnement compréhension , du respect.

    Nous parler, comme ici .
    Rire, comme ici.
    Se respecter même si les positions sont différentes, comme ici.
    Rester en éveil, comme ici.
    Apprendre , comme ici.
    S’interroger, comme ici.
    Faire appel à l’équipe, comme ici.
    Etre vrai, comme ici.
    Etre HUMAIN comme ICI.
    + tout ‘l’inventaire de demain’……

    Euh… Hum!… se soustraire aux dirigeants en place , ‘les inviter à quitter le bal'(cfr Roma), ramener leur ‘richesse en papier’ à de la monnaie de singe, à des confettis ou ce qu’on voudra. ;D

  33. Monsieur Jorion ,

    Avec un intérêt chaque fois renouvelé, j’écoute votre message du point de la semaine.
    Il y a un coté capitaine de vaisseau dans l’attitude de faire le point.

    Parmi les esquisses de solution, ne serait-il pas possible de passer au crible ce qui est considéré comme dette indue et dette due.
    L’Equateur s’est déjà engagé dans cette voie qui permettrait déjà d’alléger le fardeau des Etats.

    Les électeurs islandais se sont exprimés pour répudier une dette qu’ils estiment indue.

    Il est tout a fait possible de mettre en liquidation judiciaire un certain nombre d’engagements à risques.

    Les marchés financiers sont censés apporter des liquidités aux entreprises, or force est de constater que dans certains cas ces marchés détruisent l’économie réelle au lieu de la financer.

    Ne faudrait-il pas oser des solutions plus radicales visant à interdire non pas seulement les ventes à perte mais les bourses elles-mêmes?

    Je voudrais aborder ces évènements sous un tout autre angle : celui de l’anticipation historique.

    D’après ce que je sens venir , Les Etats-Unis et l ‘Union Européenne vont se disloquer.
    Ce qui vient est véritablement énorme.
    Pas un seul instant je ne voudrais inscrire ces prédictions en relation avec ce qui est New Age, un ésotérisme que je considère comme non sérieux.
    J’ai cherché à vérifier si d’autres personnes sentaient venir ce que je mentionne.
    S’agissant des USA, Gerald Celente a une vision assez proche et voit son pays se tiers-mondiser.

    Il y aura un après pour ceux qui pourraient être démoralisés.
    Les compétences requises pour passer le cap: du courage, se sentir une âme et un esprit de dirigeant, répudier les incompétences à quelque niveau que ce soit, penser en réseau, savoir qu’il existe un monde de l’âme et de l’esprit qui peut aider les âmes bien trempées.
    Des personnalités comme Geneviève face à la barbarie peuvent être des modèles.
    Présentement les barbares fréquentent les salles de marchés.
    La lutte efficace et non violente appartient au monde de l’Esprit.
    Penser des concepts appropriés pour que pendant leurs sommeil les humains soient l’objet d’une cueillette particulière: les hiérarchies spirituelles se penchent sur la conscience des humains , saisissent les pensées de leur choix, c’est à dire conforme au souverain Bien qui règne dans ces sphères éthérées.
    Ensuite leur donnent force de manifestation historique.
    C’est pourquoi Monsieur Jorion , avec ce blog collectif vous faites un travail plus important que vous ne l’imaginez.
    Dommage que cette remarque puisse entrainer quelques frictions avec vos relations agnostiques.

    Tous mes encouragements pour la suite.
    La petite troupe des participants au débat dont les costumes sont non uniformes a déjà fait un bon petit bout de chemin et en deux ans votre audience a gagné en volume.

    Le pouvoir réel échoit à ceux qui n’y sont pas attachés.LG.

    1. « Des personnalités comme Geneviève face à la barbarie peuvent être des modèles. »
      Geneviève de Fontenay?

    2. Plus que pertinent, Georges.

      Et, à propos des frictions, elles ne pourront qu’augmenter vu tous les blocages des dirigeants ainsi que des souffrances de « ceux d’en bas ».

  34. J’aimerais beaucoup voir votre position confrontée à celle de Jean-François Kahn qui travaille déjà depuis quelques années à cette idée de la création d’une alternative ; au contraire de vous, il n’analyse pas l’histoire par la rupture mais par la recomposition autours des invariants. Et il propose un projet de société alternatif intéressant – quoiqu’à confronter et à développer. Je ne doute pas que vos pensées soient compatibles, elles se complètent. L’heure n’est-elle pas à la convergence des volontés de changement et des forces de proposition ?

    1. Dream Team :
      Dominique Président, Jean-françois 1er minister and, Yes they can, Paul au ministère de l’anthropologie durable, flanqué de Jacques, en tant que Haut-conseillé au temps gagné sur le temps perdu!
      L’imagination au pouvoir!
      Tiens, c’est nation dans magie, ou magie dans nation?

  35. Enterrement prématuré. Ce qui est mort, c’est le capitalisme triomphant qui promettait la lune à tout le monde. (Qui a dit: « Un petit pas pour l’homme, un grand pour l’humanité » ?) Un capitalisme sans tambours ni trompettes, mais avec matraques, va prendre la relève.

    En effet, le discours de monsieur Jorion est assez convaincant pour qui l’écoute d’une oreille distraite ou béate, mais il lui manque quelque chose: une clef de voûte solide. Dire que: « les chiffres sont devenus invraisemblables, c’est la preuve que ça ne marche plus » est insuffisant. Le système peut fort bien s’en accommoder, car c’est une question de consensus entre financiers et politiques à l’échelle mondiale. Les dettes ne sont impossibles à payer que si l’on s’en tient à leurs termes actuels, mais les positions respectives des créanciers et débiteurs peuvent encore évoluer, et les durées de remboursement augmenter suffisamment pour sauver la face et les intérêts de chacun.

    A cela s’ajoute que, si le capitalisme donne l’impression de ne plus respirer dans nos pays « développés », il semble prêt à un second souffle dans les pays « émergents ». La roue tourne donc, et l’on voit mal ceux qui possèdent des sommes « invraisemblables » renoncer à en tirer profit.

    En revanche, à la lecture de L’endettement excessif aux États-Unis et ses raisons historiques, j’admets volontiers que le capitalisme américain, tel qu’il est quasiment depuis la colonisation, est en train de vivre ses derniers jours. Cet endettement, qui n’est pas seulement excessif mais qui semble être une solution de principe, n’est plus jouable. Personne à l’avenir ne voudra plus prêter à un tel pays qui ne fabrique plus rien, sinon des engins militaires.

    1. Les quatre derniers mots sont effectivement dans la solution américaine ultime . C’est bien pour ça que jusqu’à ce jour les américains n’ont jamais renoncé à un strict et nationaliste leadership en matière de suprématie militaire ( cf mon évocation de la récente émission de ARTE ) . L’ironie de l’histoire , c’est que c’est le fait que l’espace devienne une poubelle de débris dangereux , qui peut les amener à y renoncer tant qu’il est encore temps , y compris pour eux .

      De quoi réjouir les écolos !

    2. Soyons précis: le capitalisme sera mort et enterré quand on aura freiné et plafonné les mécanismes d’accumulation du capital, c’est-à-dire éliminé son principe vital.

  36. Bonjour Paul, et vous tous.

    Oui le système s’effondre. Oui il n’est pas possible de dire par quoi il sera remplacé. (Celui qui pourrait le décrire précisément aujourd’hui serait LE Dictateur).
    Il naîtra de l’avancement dans la réalité; de même que le collapse de la fonction d’onde d’une particule induit la décohérence de la matière autrement dit, lorsque la particule « choit » dans la réalité, les conditions ambiantes déterminent ses choix , ses propriétés. Pour que celà advienne il faut comme vous le dites que nous mettions toute nos ressources d’intelligence en oeuvre, quelle que soit l’issue!
    Grande surprise à la fin de votre vidéo: petits encarts pour une vidéo de mon maître le rabbin MAO – Marc Alain Ouaknin parlant d’ Anselm Kieffer et de l’ouverture de l’homme que crée l’aller vers le Livre.
    En pendant: quelques videos sur l’oeuvre d’Anselm Kieffer : chute d’étoiles montrant des ruines- concrete (ou laisse béton): Actualité de l’artiste qui dévoile en un temps d’avance ce qui advient….
    Il me souvient d’une expo sur les peintres symbolistes (années 90) où l’effet de masse des oeuvres, toutes tournées vers le passé,la gauche, la mort donc du monde classique gréco- romain, montrait que les symbolistes avaient, inconsciemment comme tout artiste inspiré, annonçé vingt ans à l’avance la guerre de 14…
    Pour Hegel( pardonnez moi de le rappeler mais l’aliénation de l’humain par le travail( industriel) a été assez bien explicitée par Chaplin! Donc si Hegel ne propose pas de solution peut être pourrait on se référer à la fin des Temps Modernes pour envisager quelque chose avec espoir?

    Cordiales salutations!
    (nb @Marlowe: Ce pseudo c’est en référence au privé ou au poète des sonnets?)

    1. Plutôt au privé.
      J’ai un goût prononcé pour le polar américain qui décrit dès 1930 le monde moderne, noir et aux mains des mafieux de toute sorte.
      Le privé est un être solitaire qui « tourne en rond dans la nuit et se brûle dans le feu »

    2. parole de « le monde bouge » François Béranger
      trouvé sur http://jokeadit.free.fr/jad/PDF/12-PAGE2.pdf

      Certes, il reste la question de l’heure à élucider?… car quelle heure est-il aujourd’hui, dans ce temps, qui s’interprête de la poésie….?)

      « Mais partout le monde bouge
      Mais partout le monde éclate
      Là où régnait le silence
      certains font porter leurs voix
      jusqu’aux remparts du royaume
      où l’on n’adore que l’or

      Vous tout là-haut dans vos bastions,
      à gouverner cités et nations,
      ne voyez-vous pas
      qu’il est trop tard , qu’il est trop tard
      Que le monde se fera sans vous
      ou contre vous…

      Ils nous disent les censeurs
      que les grèves ne sont que rêves
      Les grévistes des rêveurs
      vivant quelques heures brèves
      Que les vieilles réalités
      sauront bientôt les briser

      Vous tout là-haut dans vos bastions,
      à gouverner cités et nations,
      ne voyez-vous pas
      qu’il est trop tard , qu’il est trop tard
      Que le monde se fera sans vous
      ou contre vous…

      En d’autres temps en d’autres lieux
      des rêveurs de temps meilleurs
      se sont battus souvent sont morts
      contre vos forces innombrables
      On sait bien qu’il faudra encore
      mille réveils de larmes et de sang

      Vous tout là-haut dans vos bastions, à
      opprimer cités et nations,
      Ne voyez vous pas venir l’heure
      où les rêveurs viendront pour
      vous demander raison
      de l’oppression ! « 

  37. Bonjour Mr Jorion,

    Quoi faire maintenant ? Le système est dans un état comateux avancé, les perfusions n’y changeront rien, l’overdose de dettes en tous genres aura prochainement raison du malade qui, bien que combattant sa maladie avec courage, succombera à la prochaine attaque virale tant son organisme est affaibli.

    A court terme, il convient de changer l’équipe médicale qui s’est trompée sur le diagnostic et placer le patient dans une chambre stérile.
    Changer d’équipe médicale signifie – vous l’avez compris – changer les équipes gouvernementales, tout du moins celles qui ne reconnaissent pas leur erreur de diagnostic voire nient la gravité de la maladie et veulent repartir comme avant, au plus vite.
    Placer le patient dans une chambre stérile signifie changer son environnement économique, modifier les règles du jeu. Par exemple en le préservant des excès du capitalisme financier et en interdisant les pratiques à risques (CDS, ventes à découvert,…).

    Moraliser réellement la finance en interdisant tous les paradis fiscaux et en saisissant les fonds s’y trouvant et provenant d’activités illégales (drogue, prostitution, trafics en tous genre…) pour les redistribuer aux plus nécessiteux. Plusieurs centaines de milliards d’euros de cet argent sale sont placés dans ces structures opaques qu’il convient de démanteler sans plus attendre car, outre le fait que ces fortunes furent acquises via des activités interdites, elles participent activement à la spéculation boursière.

    Peut-être est- il possible d’espérer à long terme une stabilisation du patient si le traitement est bien suivi . Les miracles arrivent parfois en médecine, contredisant les pronostics les plus pessimistes.
    Dans l’affirmative, la convalescence sera longue et il conviendra de veiller à ce que le patient soit suivi par les bons praticiens et pas ces ‘’charlatans’’ qui ne manqueront pas de roder à nouveau à la moindre amélioration, proposant telle potion magique supposée lui permettre de retrouver le bon temps passé de ses vingt ans.

    Qui aura ce courage politique de réellement changer la société car, c’est bien de cela qu’il s’agit, n’est-ce pas ?
    Un président socialiste avait, il y a une vingtaine d’années, eu cette ambition. Son arrivée au pouvoir avait causé en 1981 un krach boursier de 30%…Il voulait instaurer l’Impôt de Solidarité sur la Fortune…Un comble, déjà à cette époque…
    Son projet a échoué en partie, peut-être était-ce trop tôt, peut-être était-il en avance sur son temps, peut-être la société n’était-elle pas prête. Peut-être devions nous-tomber encore plus bas pour éventuellement tenter de réintroduire un peu de justice fiscale et/ou sociale ?

    Aujourd’hui, ces valeurs semblent pertinentes, nécessaires, utiles d’être réactualisées, je dirais même que nous sommes condamnés à les promouvoir, les mettre en oeuvre faute de quoi la société humaine court à la catastrophe. Partager les ressources, les savoirs, les technologies, etc, nous n’avons plus le choix. Sauf à attraper le tournis tant les chiffres des fortunes des uns choquent alors que la pauvreté s’accroît inexorablement.

    Il s’agit en fait de proposer un autre idéal, une véritable rupture dans lequel l’homme serait placé au centre de la société humaine. Et pas le veau d’or.
    A l’opposé du projet de société ‘’Bling-Bling’’ et son Bouclier Fiscal choisi par la majorité de nos contemporains en 2007.

    Vaste programme qui reste à écrire mais pour lequel j’ai cependant un peu d’optimisme car après avoir essayé le ‘’travailler plus pour gagner plus’’, nous n’avons plus guerre d’alternative à moins de reproduire dans la douleur les erreurs du passé.
    Je crois que ces idées qui, il y peu de temps, étaient vilipendées, jugées archaïques, rétrogrades, rencontrent un certain écho aujourd’hui.

    La faillite du système capitaliste est totale, quant à ses élites, elles ont perdu toute crédibilité ; le nombre des abstentionnistes témoignant de la défiance de l’électorat à l’égard de ces praticiens d’une autre époque.

    Plus que jamais nous sommes en face d’un choix de société, nous n’avons plus droit à l’erreur.
    Mais pour cela, notre démocratie doit avant tout se réveiller…

  38. Serge, même si j’ai eu un commentaire un peu légèrement critique, tout le monde compte sur vous pour éponger une dette assez « marrante ». Soit :
    En cours d’argent virtuel hors monnaie mesuré juste dans l’ « Avant Lehman » (ça ressemble à l’ Avant JC et c’est un peu fait exprès) : 600 000 milliards de dollars.

    Stock d’argent virtuel estimé par un cabinet indépendant de new york : 1 400 000 milliards de dollars.

    Je compte sur vous pour éponger la dette. Soit, faites 47 903 gosses dans votre vie qui devront produire chacun une richesse réelle de 29,225 milliards chacun.

    Soyez fort. (dans tous les sens du terme)

  39. Puisqu’il est question de fin du capitalisme, de sa mort annoncée, voici un petit texte:

    Les six étapes de la conscience par Chris Martenson (traduction bibi)

    Les six étapes de la conscience

    Le texte ci-dessous est issu d’un ancien séminaire du Crash Course. C’est une adaptation très libre des «Cinq étapes du deuil» d’Elisabeth Kübler-Ross.

    Souvent, une large prise de conscience produit une série de réactions émotionnelles qui imitent la douleur associée à une perte. Je les appelle les six étapes de la conscience.

    Chacun de nous se trouve quelque part le long de cette progression. La plupart d’entre nous passera inévitablement par les six étapes, chacun à une vitesse différente, pas toujours dans l’ordre, et certains vont sauter des étapes.

    Alors que nous lisons ou entendons des commentaires des autres sur ce site et ailleurs, mon souhait est que nous puissions accepter et comprendre que chacun est naturellement à un stade différent d’acceptation et de conscience.

    Chacun doit traiter l’étape où il se trouve (dans des limites normales de la civilité et la pertinence, bien sûr) et mérite le soutien des autres qui progressent à leur propre rythme.

    (Le texte suivant a été dit lors d’un séminaire:)

    Aujourd’hui, nous examinerons les données d’une façon toute nouvelle. Je vais vous donner un nouveau cadre pour visualiser ces données, un échafaudage sur lequel tisser ces données, qui est probablement construit un peu différemment du cadre existant. L’information est absolument cruciale et vitale pour votre avenir, mais elle sera sans valeur si on l’examine de la même manière qu’on nous la présente par ce que je vais appeler «notre culture populaire».

    Donc, aujourd’hui vous pourrez tout d’abord changer votre façon de penser.

    Je vous préviens, ce ne sera pas facile pour certains. Je le sais d’expérience. Vous pourrez très bien vous retrouver progressant à travers quelque chose qui ressemble aux cinq étapes du deuil durant la journée et tout au long des prochains mois. La prise de conscience peut émouvoir assez pour refléter le processus de deuil, et le savoir peut être important pour préparer le terrain soi-même.

    Voyons maintenant à travers quelques exemples ce que vous pouvez rencontrer à chacune des six étapes.

    Ce qui me semble préoccupant, c’est que plusieurs dirigeants en sont au stade de la colère, à la recherche de bouc émissaire, « c’est pas moi, c’est l’autre »…

    Étape 2: Ensuite, vous pourriez être en pleine colère, en disant à vous-même (et peut-être à vos proches et toute autre personne qui veut l’entendre), «Aaaaarghh! Ces salauds à la Fed, au gouvernement, dans les médias, m’ont caché des choses à moi, m’ont menti, et ne servent que leurs propres intérêts à mes dépens. Comment osent-ils!!!» Si la colère est une étape parfaitement normale et même saine à franchir, elle est également contre-productive en ce sens que la colère est souvent utilisée pour inhiber l’action … et comme vous le verrez plus tard, nous n’avons pas vraiment beaucoup de temps à perdre dans l’étape sans-solution. Ainsi, pour le bien de tous, vous devez traverser cette phase aussi vite que possible. C’est aussi pourquoi vous ne me verrez pas blâmer et pointer du doigt. Blâmer mène à la colère et souvent au sentiment de victimisation – deux facteurs qui contribuent à inhiber l’action. En outre, le jeu du «bouc émissaire» ne sert qu’à séparer les gens en équipes adverses – et nous sommes tous finalement dans la même équipe.

  40. C’est un chausse-trappe?
    Contourner le gouffre par le pied?
    C’est au bord du pied qu’il faut juger l’ouvrage.(Guy Dubord).

  41. Pourquoi ne pas poser tout de suite la vraie question : que se passe-t-il si on décide de ne plus rembourser aucune dettes. La France est un pays riche et très bien équipé qui ne va quand même pas s’écrouler sous le poids des intérêts d’un dette monstrueuse qui ne sera de tout manière jamais remboursée. Pas plus que les dettes des autres pays, USA en tête.
    Donc autant remettre les compteurs à zéro, cela fera moins de dégâts que si l’on continu de la sorte. Autant le faire calmement plutôt que dans le cadre d’une révolution d’extrême gauche qui sera probablement suivie par une retour de balancier vers l’extrême droite. C’est le pourtant le scénario qui débute en ce moment.
    Retour de la gauche, troubles sociaux, grèves, pénuries, privations en tout genre et élection final d’un nouveau messie despote qui va remettre de l’ordre.

    1. @ olivier,

      La « gauche qui revient »?…
      D’où revient-elle? Et de quelle gauche parlez-vous?

      Si c’est de celle qui n’a même plus de dents pour tenir le couteau …Pietranera peut continuer à s’inquiéter.

  42. Pour moi , en tous cas , le monde nouveau n’est pas préécrit . Il n’y a donc pas de vérité révélée . Pas de Charia , pas de foi catholique , scientologue , pas de Charia , pas d’autre flèche que celle du temps qui baigne l’univers qui est nous et que nous sommes .

    Et un grand mystère qui fait que nous le percevons , la conscience .

    Cette conscience qui nous donne la liberté d’inter-agir avec l’univers .

    Pour continuer le récit et le chemin . Avec 1 Kg 400 ,en moyenne, de cerveau par individu .

    Sans s’abstenir .

    1. Je ne sais pas si il est préecrit ou non, ce n’est pas important au fond; mais nous avons du mal à voir ou nous allons, tellement il est difficile d’imaginer l’avenir. Et pourtant nous sommes dans ce train en marche.
      Je crois que ce que nous vivons, tient à ce que l’humanité est en train de prendre la mesure ou l’éffet de ce que notre planèted’accueil devient saturée par le nombre, c’est peut étre histotiquement le point majeur. D’autre part le systéme financier est devenu fou, totalement découplé du travail et des échanges. Je ne crois pas que ce systme puisse s’auto réguler et qu’en conséquence comme l’appareil politique et législatif « le protége » ou « espere l’amender » il faut le laisser aller dans le mur sans regret; c’est une démonstration par l’absurde préférable à un rustinage. Il y a donc un monde à retrouver, peut étre plus qu’a inventer car les fondamentaux de l’humanité restent.
      Les obstacles sur ce chemin sont à mes yeux, je les cite en vrac :le controle des naissances, l’obscurantisme des religions; la lutte contre les famines et la malnutrition, l’abandon de l’idéologie de la croissance qui est la fuite en avant de nos sociétes libérales, la gestion de notre planéte car nous n’avons pas d’autre bateau ou bouée à notre disposition, la maitrise de l’eau de l’énergie et de la raison, l’abandon des rapports dominants dominés entre peuples……….
      Soyons donc optimistes

  43. Bonsoir,
    Que mettre à la place du capitalisme?
    Nous vivons une situation unique dans l’histoire de l’humanité.
    C’est la fin du système du capitalisme en entrainant derrière lui la fin de l’ère industrielle, les deux buttant contre les limites de la planète.
    Je pense que l’oeuvre de l’ère industrielle a été de maitriser les matières premières afin de créer la technologie.
    Cela n’a pu être réalisée que par un travail enrégimenté, centralisé à partir de ressources non renouvelables facilement concentrables.
    Jadis, le travail était obligé par la force, aujourd’hui, l’obligation de rembourser les crédits sont suffisant pour nous obliger à travailler à la croissance.
    Tout cela chapauté par le marché qui réunit le producteur et le consommateur à grand renfort de finance.
    Mais tout cela s’est fait contre nature, et c’est d’elle que nous devons nous inspirer pour imaginer quelque chose de nouveau.
    Les énergies naturelles renouvelables sont déjà distribuées alors pourquoi devoir les concentrer pour les redistribuer, ce qui signifie que la concentration de l’activité n’est plus possible.
    Dans ce cas, il nous faudra la relocalisation de l’activité économique par l’autonomie de l’individu seul ou en groupe communautaire.
    La monnaie devra retrouver sa place qu’elle n’aurait jamais du quitter c’est à dire comme moyen d’échange.
    Ce n’est qu’un début

    etc… etc…

    1. Mais pourquoi vouloir inventer un nouveau systeme en « isme », apres le communisme, le capitalisme, le libre échangisme, abandonnons la recherche d’ub système de substitution.
      Les humains ont besoin pour vivre de  » troc », tu produits du grain dans ton champ, moi des sabots dans mon village,c’est peut étre un peu simple mais tout commence par ces fondamentaux……..Les templiers avaient inventés les billets à ordre, ils évitaient au céréales de voyager, la commanderie n’était pas une banque mais un comptoir.
      Le mal commence t’il alors avec les bourses? L’homme est t’il un incorrigible spéculateur ?Pourquoi une PME une plus grande entreprise est condamnée à croitre? Pourquoi Airbus ou Boeing sont t’ils condamnés à produire plus d’avion d’année en année? Pourqoui devrais je perdre ma vie à la gagner? Pourquoi est t’il plus important d’avoir un plus gros 4×4 que d’apprendre le piano, car le temps que je passe à gagner mon 4×4 m’enpechera d’avoir du temps pour apprendre le piano. Ce n’est donc pas un systeme de remplacement mais une civilisation de valeurs. Notre actuel chef d’état a flatté les riches et laissé croire et espérer aux autres qu’ils pourraient à leur tour devenir riches……..ce n’est pas un programme de valeurs que de se faire élire en faisant miroiter au peuple « Les Rolex » Mais méme avec une Rolex nous ne pouvons créer du temps…………..n’est ce pas monsieur Chorroz ?

    2. Merci de me répondre,
      Il ne s’agit pas d’un nouveau système en isme mais tout simplement d’un développement encore valable dans mille ans (j’ai pas encore trouvé une expression plus courte, si quelqu’un a une idée..)
      On ne pourra pas revenir en arrière, la situation qui prévalait au début de l’ère agraire il y a 10000ans n’existe plus.
      Aujourd’hui, nous avons la technologie que l’ère industrielle a créer, et la question qui se pose est de savoir ce qu’on va en faire pour améliorer le bien-être de toute l’humanité ??????
      La critique des questions monétaires et financières doivent aller de paire avec la critique de ce développement encore valable dans mille ans.
      Par exemple les idées de notre ami Johannes Flinck sont tout à fait pertinentes mais doivent s’emboiter dans ce fameux développement.
      Comme le dit Paul, nous sommes bien à la fin du capitalisme et à la fin de l’ère industrielle, ce qui signifie que tout ce qui en fait partie doit être remis en question.
      D’où mes considérations en ce qui concerne l’emploi, on ne relancera jamais l’emploi, et je vais même jusqu’à dire que la situation que nous connaissons aujourd’hui est tout à fait bénéfique.
      D’autre part, le marché va se réduire comme peau de chagrin, la crise est définitive. L’autarcie devra être développée.
      Cette situation nous oblige à réfléchir sur le devenir de l’humanité et de la planète dont elle dépend.
      C’est cela qui est palpitant d’où ma présence sur ce blog.

  44. N’oublions pas qu’il existe un Etat communiste en Inde, qui comprend Calcutta il me semble, et puis qu’en Amérique Latine des tentatives existent pour modifier les choses…

  45. Il n’est pas exact de dire qu’il n’y a pas sortie possible du capitalisme!
    Tout ce que j’expose autour du signe monétaire et de son possible marquage par le temps serait une sortie rapide, élégante et relativement indolore du système capitaliste tel qu’il est.
    Il suffit de le faire, c’est vraiment simple. Just do it, yes we can, les barrières sont uniquement mentales!
    Que dis-je, je rêve!
    Evidemment, les barrières mentales sont les plus difficiles à franchir, je le reconnais.
    Il n’empêche, il faudrait déjà admettre que rien ne justifie que l’on continue à payer les intérêts du capital, la rente du capital.
    En admettant cela, on s’aperçoit que: « sans intérêts, plus de capitaux! »
    Alors, inventons des signes monétaires qui circulent en toute circonstance sans la conditionnalité d’être capital, et l’équation serait résolue.
    Ce qui fait que la monnaie est capital est lié à l’élément temps que le détenteur de monnaie se fait rémunérer. En infligeant au détenteur de monnaie la même contrainte temporelle qu’à l’emprunteur, cela serait bel et bien la fin du capitalisme
    Dans une telle situation, plus rien n’empêcherait la monnaie de circuler efficacement.
    Je radote, car tout cela est bien simple!

    1. « Si l’on pouvait arrêter les aiguilles , du cadran qui marque les heures de la vie …. » ?

    2. « En infligeant au détenteur de monnaie la même contrainte temporelle qu’à l’emprunteur, cela serait bel et bien la fin du capitalisme »

      Oui, mais voilà johannes, lisez ceci :

      « Avoir du pouvoir, c’est contrôler le temps des autres, le sien propre, le temps du présent et celui de l’avenir, le temps du passé et celui des mythes. », Jacques Attali

       » Car c’est là la vraie richesse qui se cache derrière l’argent : le temps, lequel est bien la seule chose qui soit authentiquement rare pour des êtres mortels, car chacun ne dispose du temps que pour une durée imprévisible et c’est de ce point de vue et de ce point de vue seul, qu’il existe une véritable égalité entre les hommes. L’argent offre à celui qui le possède la possibilité d’améliorer la qualité du temps dont il dispose en accédant au temps des autres et en le subordonnant ainsi au sien propre.  »
      Paul Jorion. L’argent, mode d’emploi, page 122

    3. J’avais moi même exprimé qu’à mon sens , l’argent et la monnaie, sont en fait dans l’imaginaire ( et souvent la réalité) commun , des outils pour se garantir contre la peur de souffrir aujourd’hui et demain . Il s’agit « d’acheter » du temps , du  » bon temps » , présent pour les plus démunis , futur proche pour les plus « prévoyants » , très lointain voire éternel pour les spéculateurs les plus odieux .

    4. Je m’explique.
      Ce qui caractérise le « pur » pouvoir des empires, des états, ou des grandes familles, c’est la foi qu’ils ont dans la pérennité de ceux-ci au delà de leur propre mort.
      Le pouvoir de leurs bras armés, et sa transmission, ne se conçoit pas sans le nerf de la guerre et sa capacité à faire « fondre » le temps d’un adversaire, ou d’un collaborateur, aliéné derrière ses barrières mentales précontraintes.
      Eux ne rêvent pas, ils imaginent et ils agissent.
      Le capitalisme et ceux qu’il sert, a la main, et, pour l’instant, toujours des temps d’avance et quelques intérêts dans l’écriture de notre histoire.
      Ils ont le pouvoir pour le pouvoir, et, pensent-ils, le pouvoir pour pouvoir pouvoir…..
      D’où, peut-être, comme moi, votre désagréable impression de radoter.

    5. Soyons donc nous même et cessons de nous référer à des « gourous » .
      Certes, le temps est une denrée rare, mais l’imagination et la créativité sont bien plus importante n’en déplaise à tous les moralisateurs de tout bord.
      Le XVI eme siècle sera le siècle de l’esprit ou ne sera pas.
      C’est à nous et personne d’autre d’imaginer ce que nous voulons.

    6. @ Michel Lambotte :

      Imaginer le XVI ème siècle , je crois que vais y arriver .

      Remarque sue l’imagination et la créativité : dans mes schema mentaux ( référence au temps et au moteur à quatre temps ), ces deux caractéristiques sont  » hors du temps  » . Elles sont vitales pour aider à résoudre les impasses ( sortir du cadre ) . Mais le  » système  » ne peut vivre et prospérer que lorsque, simultanément , il nourrit et se nourrit des trois autres références au temps : relationnel ( plutôt le passé ) , information et organisation ( à l’allemande , plutôt le présent ) , valeurs et risque ( plutôt le futur …accessible ) .

  46. Crise grecque : pourquoi le recours au FMI s’impose.

    La fête nationale risque d’avoir un goût amer pour les Grecs cette année. C’est en effet le 25 mars prochain (jour de commémoration de l’insurrection de la péninsule hellénique contre l’empire Ottoman en 1821) que se tiendra le prochain sommet des dirigeants européens. A cette occasion, la Grèce saura enfin à quel saint se vouer : l’Union européenne, ou le Fonds monétaire international.

    La roulette tourne toujours. Mais les jeux semblent déjà faits. Explications.

    La Grèce a besoin d’argent, rapidement.

    […]

    L’Expansion

    1. Le plus simple pour la Grèce serait de ne rien payer, ils ont de bons Mirage 2000 et ne feront qu’anticiper l’attitude des USA et d’autres dans les dix ans qui viennent.
      Dire stop maintenant serait un début de dignité à l’intention des usuriers.

  47. Le dernier né aura sans doute une belle gueule d’ectoplasme. Hommes et femmes de la politique font des rêves…

  48. Connaissez-vous la nouvelle ?

    Depuis deux jours, le monde est partagé en deux: les uns tapent sur Google, les autres frappent sur Facebook.

    Paroxysme du désenchantement dans un monde qui légifère jusqu’à suffocation, les pompes à phynance qui sucent les derniers fonds souverains sont « tancées vertement ».

    Elevés dans le culte de la performance et de la surconsommation, nous sommes sidérés de la pertinence de Boris Vian:

    « Et s’il n’y en avait pas pour tout le monde, des ouapitis? ».

    Lequel ajoutait:

    « Je ne veux pas gagner ma vie, je l’ai ».

    Ah, ah, nous y voilà !

    Travailler plus pour vivre plus ? Qui a dit cette connerie ?

    « Le monde est fait d’imbéciles qui se battent contre des demeurés pour sauvegarder une société absurde. » (Jean Yanne, peut-être même son seul trait de génie, mais quelle lucidité)

    Nous sommes au coeur de cette bataille sans issue, à moins d’un changement de paradigme tel qu’il impliquerait l’abandon de notre matérialisme érigé en fontaine de jouvence.

    – Oui, mais croyez-vous qu’on dansera ?

    – Pour sûr: à tous les étages.

    1. Bon Dieu, imaginons le donc ce nouveau paradigme! Qu’est ce qu’on attend pour être heureux!!!!

  49. @ pietranera

    « Pourquoi ne pas poser tout de suite la vraie question : que se passe-t-il si on décide de ne plus rembourser aucune dettes. La France est un pays riche et très bien équipé qui ne va quand même pas s’écrouler sous le poids des intérêts d’un dette monstrueuse qui ne sera de tout manière jamais remboursée. Pas plus que les dettes des autres pays, USA en tête. »

    Que se passerait-il si un grand nombres de porteurs de bons publiques (us ou français) demandaient à être remboursés ? Eh bien, ils ne pourraient pas l’être, comme vous le dites si justement ! Ca n’est donc pas dans l’intérêt des porteurs car alors les états seraient en faillite totale. Or si les états sont en faillite les intérêts sur les bons ne pourraient pas être payés.

    Pour que les intérêts des porteurs puissent être payés, il faut de la croissance, et s’il n’y a pas de croissance alors ce sont les aides sociales qui sont sacrifiées. C’est comme ça que les choses fonctionnement.

    Pour l’instant.

  50. Jorion et Leclec. Je vous appelle sur le pont. (vous êtes d’ailleurs aussi peut-être en train de bosser dessus…)
    Non seulement parce que le gouvernement allemand s’est officiellement déclaré en faveur d’une aide du FMI pour la Grèce, mais aussi à cause de cela.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/03/19/la-strategie-allemande-de-desinflation-competitive-est-a-son-tour-attaquee-par-ses-voisins_1321525_3214.html#ens_id=1272548

    Vous serait-il possible de nous donner des comparaisons objectives de niveau salarial entre France et Allemagne, if you please…???
    Qu’on se marre.

    1. Donc, vu l’article suivant, vous étiez en train de bosser dessus.

      Retirez mon commentaire, y’aura pas de mal.

  51. Le 11 février le Nouvel Obs. titrait « Spéculation » c’est reparti et consacrait 6 pages et force illustrations au sujet.

    Ensuite, espoir comme vous le disait cet usager du RER, plusieurs articles récents du Monde semblaient éclairer quelque peu la longue route semée d’embûches qui se profile devant nous comme cette synthèse « Les Etats en quête de remèdes contre la spéculation » de Anne Michel du Sce Economie
    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/17/les-etats-en-quete-de-remedes-contre-la-speculation_1320437_3232.html

    « Les normes Bâle II ont favorisés le développement des activités de marché par rapport aux crédits classiques, c’était une erreur de jugement, les futures normes Bâle III devront corriger cet effet pervers » Et rouler bolide, s’il le faut je peux faire un saut à Bâle, c’est à un jet de pierre de chez moi.

    La lettre de Wall Street du Monde du 17 mars concluait ainsi :
    « Plus les grands financiers sont âgés et plus ils tendent à favoriser la régulation que prône M. Volcker » contrairement aux jeunes qui penchent du coté des faucons dérégulateurs.
    Bien d’autres articles étaient consacrés à ce sujet.
    Le « breaking views » du 19 mars titrait « Une Fed aux pouvoirs élargis saura-t-elle crever les bulles ? » et citait les président démocrate Dodd (encore vivant j’espère) de la commission bancaire du Sénat « il vient de compléter son projet de réforme du dispositif de surveillance du secteur financier en le plaçant sous la haute autorité de la Fed …… »

    Hélas, ce jour on apprend que le couple franco/allemand bat de l’aile et que la régulation des fonds spéculatifs est reportée à l’initiative de Londres, en arrière toute :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/03/17/la-regulation-des-fonds-speculatifs-reportee_1320361_3234.html

    Décidément c’est le chaud et le froid.
    Et voilà que pour couronner le tout, votre état des lieux sans concessions et que j’avais pourtant devancé en regardant placidement mes 3 singes de la sagesse tout à l’heure et qui résument bien la situation à la veille des régionales :
    . Ne pas vouloir voir ce qui pourrait poser problème
    . Ne rien vouloir dire de ce qu’on sait pour ne pas prendre de risque
    . Ne pas vouloir entendre pour pouvoir faire « comme si on ne savait pas »

    Comme l’espoir fait vivre et que j’ai eu la chance d’assister samedi à une conférence d’un homme particulièrement remarquable, sa grande sagesse peut nous aider à trouver les voies de la métamorphose ou au moins une des voies.

    Matthieu Ricard, moine bouddhiste, photographe et interprète français du Dalaî-Lama prône avant tout l’altruisme que nous avons déjà abordé sur ce blog et lors de sa conférence qui s’effectuait dans le cadre d’une expo photo, Matthieu Ricard nous a fait partager ses meilleures prises de vues des Himalayas, paysages superbes et visages d’enfants et d’hommes sublimes emplis de sérénité et d’espoirs.

    A NOTER : du 9 au 11 avril à Zurich (Suisse) : Conférence Mind and Life XX – l’altruisme et la compassion dans les systèmes économiques, vu sur son blog à la date du 15 mars.
    De nombreux participants de grande valeur qui sont pour le commun des mortels comme moi d’illustres inconnus, à part Tensing Gyatso

    http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/

    « La crise financière mondiale et son impact dévastateur sur des millions d’êtres humains mettent en évidence l’importance de la dimension éthique dans les systèmes économiques. La crise financière mondiale qui a commencé en 2008 est le signe le plus évident démontrant la vulnérabilité à la corruption et à l’avidité des systèmes économiques reposant sur la compétition. Toute la question est de savoir si nous sommes en mesure de développer des alternatives viables, productives, capables de récompenser également la compassion et l’altruisme et de résoudre les véritables problèmes de société liés à la pauvreté et à l’environnement. »

    http://www.compassionineconomics.org/

    Voila un programme qui me séduit et qui porte l’espérance, en plus Matthieu Ricard à travers sa fondation apporte au peuple tibétain des réalisations concrètes comme une école faite de bambous et qui accueille en 2 vacations, 2 x 1.000 élèves (pas cher, vite construite, anti-sismique, répondant à un besoin majeur, bref, très efficace).

    Le 21 mai à Paris conférence « La nécessité de l’altruisme »

    Plus d’infos sous « Évènements »

    1. @moi-même
      En complément et pour remettre les pieds sur la plancher des vaches après les sommets himalayens, j’avais oublié de citer les pages pertinentes du Monde Economie :
      « C’est le tour de l’Espagne » de Jean Pisani-Ferry
      « Cauchemar à Berlin » de Martin Wolf
      Dossier « Que peuvent les Etats contre la spéculation ? »
      Où je retiens une interview de Jean de Maillard, magistrat, auteur de « L’Arnaque, la finance au dessus des lois et des règles », tout un programme, qui se conclut ainsi :
      « Les Etats doivent récupérer leur capacité de régulation, ce qui ne se fait qu’au travers du droit…. Mais les vraies questions à poser sont le manque de visibilité de la finance de marché, ainsi que sa nuisance économique, voire politique »

  52. A mon très humble avis : un choc pétrolier puissant car structurel (et non conjoncturel) va se produire d’ici 2020, quelque chose comme ça. Ca peut-être un peu plus tot, ou bien un peu plus tard… Le problème, ça n’est évidemment pas qu’il n’y aura plus de pétrole, c’est qu’il y en aura pas pour tout le monde, ce qui propulsera le prix de l’or noir dans la stratosphère et plongera le monde dans une récession profonde, car 10 ans c’est bien trop peu par rapport à la dépendance actuelle des sociétés. Il suffit de regarder les transports actuels : qu’est-ce qui a changé ? Rien. Alors ça sera un sacré bordel (les gens cultivés sauront, j’en suis persuadé, excuser cet écart de langage), et la faillite des états deviendra très probable dans ces conditions car la solidarité des prêteurs risque de fondre aussi vite que l’Antarctique. C’est comme ça que je vois les choses. Ca ne m’effraie pas particulièrement. Evidemment, je serai le premier heureux si les choses se passaient autrement ! Ah oui, et n’oubliez pas d’aller voter dimanche ! On sait jamais, vous rencontrerez ptet un ancien ami, ou bien la femme de votre vie, que sais-je.

  53. Une autre idée pour réformer le capitalisme mondial

    Puisque qu’il faut des idées pour réorganiser le capitalisme mondial en voici une :
    On fait un inventaire de tout l’argent du monde et on immatricule chaque euro,chaque dollar, chaque livre sterling,chaque…(Combien de chiffre ce numéro matricule ?)
    Pour chacun on note le nom du propriétaire et ensuite on tient l’historique de tout changement de propriétaire et la raison de ce changement. Ainsi donc, à chaque instant, on peut savoir qui a quoi et pourquoi. (Ce « on » c’est qui en fait ? Un organisme international qui s’appellera Fricanostra)
    Je n’ai aucune idée de la puissance informatique nécessaire mais ceux qui ont institué le cadastre pour qu’on sache clairement à qui appartient chaque parcelle de terrain, chaque appartement, ne savaient peut-être pas non plus quelle serait l’ampleur de la tâche ;
    Premier objectif visé : Instituer clairement le fait que de symbole qu’il était l’argent est devenu objet.
    Deuxième objectif : Surveillance parfaite du mouvement des capitaux (Je n’ai plus en tête les détails des livres des Utopies mais je pense qu’aucun Big Brother n’a encore pensé à ça.)
    Troisième objectif : Empêcher toute création d’argent dette

    Descartes a écrit « le bon sens est la chose du monde la mieux partagé parce que chacun pense en être bien pourvu… »Il faut qu’il en soit de même pour l’argent. Cela nécessite, certes, une meilleure répartition facile à contrôler mais surtout une action sur le psychisme des êtres humains ( modification totale de la pub) afin qu’ils se contentent de ce qu’ils ont…

    Et la liberté ? Si je vais voir une prostituée Fricanostra le saura. Et alors ? Beaucoup de gens vivent très bien en pensant qu’il y a un être suprême qui sait tout et qui voit tout.
    Je m’arrête ici pour ce soir en espérant vous avoir amusé un peu. Quoi que…

  54. J’arrive bien tard dans le débat…excusez-moi, j’ai profiter de la première journée de printemps…
    Sur les solutions, M. Jorion, je suis d’accord avec quelques intervenants précédents, il faut le crier haut et fort:le socialisme n’a jamais existé!
    Il s’agissait de stalinisme ou de sociales-démocraties bourgeoises, c’est-à-dire de la présence, encore et toujours d’intérêts « capitalisateurs » au sein même de formes de gouvernements, de structures de type socialistes. Pourquoi? Parce que le capitalisme n’abandonne jamais la lutte pour ressurgir de ses cendres…
    Ce qui nous pose problème à nous tous aujourd’hui, c’est le moyen d’évacuer totalement la possibilité de capitaliser de façon privée en nuisant à l’intérêt général, politiquement, écologiquement, ou autre…
    Il faut supprimer la possibilité de la moindre ploutocratie, ou bureaucratie annexant les bénéfices du travail accompli à leurs propres intérêts et à leur développement personnel, au mépris de la masse, de l’homme du commun.
    Il s’agit donc d’élaborer les moyens du contrôle sans que celui-ci soit pour autant « coupeurs d’ailes » au niveau de l’initiative, de l’épanouissement, etc.
    Concilier enfin développement individuel, projet individualiste et intérêt général…bref, c’est faire comprendre en quoi celui qui possède a tout à craindre des malheureux qui le cernent. Regardez ce qui se passe dans les ghettos… plus personne n’y séjourne que les pauvres… ce monde coupé en deux ne peut que dégénérer en guerre ouverte.
    Mon problème aujourd’hui est comme dans Potemkine de savoir si la police défendra le grand capital ou sera avec les masses.
    Qui paye remporte la mise, sauf si les masses s’organisent pour se défendre et sont les plus fortes… nous n’en sommes malheureusement pas loin à cause de la violence qu’exerce ces trois agents (les rentiers capitalistes, les entrepreneurs et les états) sur nous et sur nos vies, nos biens, le fruit de notre travail.
    Le temps est venu d’imposer le socialisme sans bureaucratie, avec contrôle permanent des représentants, et possibilité d’agir librement dans la mesure où personne n’est lésé (une sorte de nouveau « contrat social », un vrai cette fois-ci).
    Je ne sais pas si le capitalisme est en train d’agoniser, mais je sais qu’il se sert toujours de ses contradictions pour rebondir, il ment, il noie le poisson, il arnaque, ne place pas ses oeufs dans le même panier, etc.
    Il faut donc l’achever! L’aider en tout cas à trépasser comme une bête mortellement blessée qui n’apportera plus rien de bon à l’évolution de la horde… Faisons comme lui, achevons le grand malade… Que fait-il sinon passer son temps à exclure les plus faibles et à exterminer les plus fragiles? Prenons-le à son propre jeu…il aime ça la bagarre, la concurrence… mesurons-nous. Il perdra à ce jeu-là.
    Car honnêtement, je pense qu’il ne tombera pas seul. Un homme plein de contradictions, ça tient longtemps, vous savez, à la fin de sa vie, ça peut encore vouloir vivre… or, le système est bâti sur le modèle humain basique… à son image de bestiole mal éduquée, mal « élevée ». Système primaire donc, enfance tyrannique du monde. Il faut passer à l’ère secondaire…
    Bon j’arrête là avec la métaphore… j’abuse.

    1. Bonjour,

      « Un homme plein de contradictions, ça tient longtemps, vous savez, à la fin de sa vie, ça peut encore vouloir vivre…  » :

      Oui, en effet, et j’irai même jusqu’à dire qu’il vit plus longtemps et mieux que les autres car il trouve toujours autour de lui quelque chose à quoi se raccrocher, à laquelle adhérer : le paradoxe, la conscience et la moralité ne l’effrayent absolument pas, le temps et l’espace n’ont que peu de prise sur lui. D’où il arrive que cet homme plein de contradictions et de ressources est en réalité un être foncièrement pervers et dangereux pour les autres…

      Savoir si cet homme peut être comparer au capitalisme, je ne sais pas, mais je pense en revanche qu’il peut tout à fait être comparé à la dérive financière du capitalisme. Le postulat est que le capitalisme s’est développé parallèlement au processus d’industrialisation et qu’il s’éteint par sa dérive financière qui me semble être le corolaire de la disparition dudit processus d’industrialisation. Je peux me tromper.

      Cordialement,

  55. Mais pourquoi ne parle-t-on jamais de l’autre côté de la dette des Etats? Qui la détient? Qui prête ces trillions? D’où il vient tout ce fric?

    1. Bonne question à laquelle je me souviens avoir trouvé une réponse il y a peu de temps mais je n’en ai hélas pas gardé trace, c’était une répartition en 3 tiers mais pas d’états. Peut être sur le blog même.

  56. @ lou
    Je n’ai pas lu Robert-Dufour, mais j’avais remarqué dans Marianne les bonnes feuilles, et les sentais comme assez justes.

    Toutefois je ne crois pas à un « complot », suivant ce que pourrait laisser entendre (extrait de votre extrait) « des gens qui se croient égaux, et qui, en réalité, sont passés sous le contrôle du « troupeau ». »

    Je n’ai pas vu beaucoup sur ce site le nom de Bernard Stiegler (ou celui de Georges Ugeux à un autre point du spectre).
    Il y a eu l’émission hier soir tard « Le Temps de Cerveau Disponible », plus portée sur l’analyse que celle de la veille en grande écoute du pseudo jeu à la Milgram (électrocution administrée « sous autorité » par X à Y comme principe d’un jeu trash tele).
    Le mot clé pour tracer Steigler dans cette affaire est celui de télé (ou media) « pulsionnel », poussant/exploitant la déliaison des pulsions, car c’est dans leur liaison que nous sommes civilisés et nous retenons de faire « mal » (Même Finkielkraut a fini par dire des choses analogues, la dignité de l’homme dans sa capacité à s’empêcher).
    Stiegler propose (avec Ars Industrialis) des linéaments pour refonder le capitalisme. Au centre de ses oeuvre je vois par ma lorgnette un triangle à trois poles :
    (i) la boucle média/public, rendue pulsionnelle parce que les « industries culturelles » exploitent les nouveaux supports de mémoires (une des bases anthropologique de l’humain) numérisés sans retenue (« pharmaka », dose , poison, nécessité d’encapsuler la consommation de ces choses, idées présentes chez les grecs, Socrate a vu le pire dans l’écriture, PLaton a eu à contrer les sophistes qui utilisèrent une langue « logique » non religieuse, mais pour faire « n’importe quoi » (que P J me pardonne, je viens de finir « Comment la Vérité…  » avec Turing, méristèmes et Fibonacci…)

    (ii) le destin du capitalisme, acculé par les rendements décroissants à chercher une exploitation de « l’énergie libidinale » (pas convaincu par le choix du terme, le simple mot de « protention » symétrique de « rétention », utilisé par Stiegler, me parait suffisant pour la dynamique de type système complexe qui survient dans l’expression de l’énergie dite libidinale) . Il l’exploite aussi dans le trading, le crédit, même si il y a discrédit de pas mal de chose, et « misère symbolique » des humains.

    (iii) La prolétarisation comme perte de savoir-faire /savoir-vire, où l’occupation de notre « temps de cerveau disponible a toute sa place.
    A vrai dire, c’est ce point qui me parait le plus pertinent pour penser la suite (pour les médias ca se fera tout seul, et pour le désir, on ne se débarrassera pas du discours psychanalytique pour un truc moins « bidonnable » par les gratte-papiers de tout poil (P J ne m’a pas convaincu dans le livre quand il cite Lacan) , pas avant 30 ans.)
    Cette perte me concerne quand je suis devant un rayon d’hyper à « choisir » quelque boite bouteille ou barquette, quand le manager de france telecomme ne sait plus faire fonctionner son bon sens pour interpréter la hiérarchie et se contente d’imposer vers le bas les schèmes les plus betes, d’ou les suicides, donc c’est pas qu’une prolétarisation par perte des moyens de production, et cela me parait une utile « redécouverte » du concept.

    Par lien, et dans la série « l’argent ne fait pas le bonheur (des financiers) », ce qui fait le bonheur c’est une forme ou une autre de * * * savoir-faire ** * *, ca fait au moins du bonheur collectif s’il est reconnu, ce que Bismarck a forcé l’Allemagne à faire, et qui laisse de belles traces dans la capacité managériale des PME d’outre-rhin a gérer correctement son personnel avec un niveau décent de respect et d’apprentissage de savoirs pendant la jeunesse.

    A ce sujet, je vient de lire « Ce que sait la Main » de Richard Sennett et ne saurais trop le recommandé (il est bien traduit contrairement à un précédent texte de R S). Cela va très au-delà des considérations sur l’artisanat : les aspects « cognitifs » et sociétaux imbibent la prose fort agréable de R S.

    Comme je vois Anselm Jappe, il faut aussi que je relise Mandosio « d’or ET DE sABLE », critique assez féroce d’un certain nombre de chose (Dont les séquelles de l’Internationale Situationniste, Foucault, la musique techno…).

    IL se fait tard…

    1. Timiota,
      nous avons les mêmes lectures, J’ai cité Stiegler plusieurs fois sur ce blog.
      Pour le terme de protension, vous faites référence à la phénoménologie husserlienne? (j’en ai de lointains souvenirs).
      J’invite vraiment à écouter Stiegler, sa lecture restant assez difficile il faut le dire.
      Personnellement, j’ai cessé de fréquenter les super marchés. J’y ai la nausée. Peut être est ce quelques mois passés au pays du tout consommable, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. J’ai nommé la Chine, et surtout Shanghai.Over dose garantie.
      La lecture de Sennett est toujours intéressante, mais à un moment donné, il se rappelle à moi qu’il est définitivement un anglo-saxon, et définitivement sociologue. Au bout de sa réflexion sur le travail flexible, la culture du capitalisme…nous, français, concluons peut être à la nécessaire réduction de la place du travail emploi. Il n’ira jamais jusque là. C’est un des inspirateurs de la troisième voie anglaise.
      je n’ai pas lu le dernier livre que vous citez. Comment s’en prend il à Foucault?

  57. Pour moi, la solution est humaniarcale: que l’humain soit valorisé quelque soit son âge, son sexe ,sa couleur,son état, son statut,etc. Bref, quel qu’il soit.

    Sortir de la structure patriarcale qui génère le cumul et la fameuse « boite de pandore ». Si cette structure aura permis la multiplication des bras aux débuts de la sédentarité et de l’agriculture ,son pendant, la frustration des êtres qui sont dévalorisés dans ce système et la compétitivité pyramidale sont désormais, à mon sens, nuisibles.

    Une structure humaniarcale , selon moi, permettrait de sortir des travers patriarcaux.

    Cette explication d’internet ne montre-t-elle pas déjà une telle structure :

    http://www.dailymotion.com/video/xcju9t_sergesoudoplatoff-les-vraies-ruptur_news?start=2

  58. Cher Monsieur Jorion,

    Il semblerait que vous ayez changé de itunes a Dailymotion pour votre video du vendredi.
    Je suis a Oman et je vous lis avec attention , mais a partir de maintenant vous faites partie de la censure locale car Dailymotion est cencure pour cause de diffusion sex pour une partie de son contenu.
    voila c’etait d’une facon egoiste, une information pour vous dire que je n’ai plus le plaisir de votre video du vendredi, et ca me manque…

    Merci
    Henry

    1. Il s’agit d’une atteinte manifeste à la démocratie : protestez énergiquement auprès de votre représentant du peuple. Si vous êtes étranger, envisagez sérieusement de quitter ce pays pour vous installer ailleurs. En attendant, vous pouvez consulter ma vidéo. Mais attention : vous enfreignez probablement une loi locale en écoutant ce que j’y dis !

    2. La publicité sur internet devient un véritable problème. On peut difficilement progresser avec ces innombrables fenêtres clignotantes où l’on cherche à nous vendre un truc débile sans rapport avec le sujet. Cette manière intrusive, obscène et agressive de vouloir absolument vendre quelque chose. Encore cette saloperie de monde marchand au raz des pâquerettes. Parce que je le vaut bien ? : Il n’y a vraiment pas de quoi.

  59. je vous remercie, d’autant qu’il sagit d’une de vos meilleures videos.
    Pour le reste je vis dans un pays non democratique ( le sultanat d’Oman), mais prospere….et pour combien de temps!
    un grand merci
    j’ai aussi ecris a Omantel pour les eclairer dans leur censure.

  60. On ne va pas mieux faire tourner la terre dans l’autre sens si tout le monde se met trop à intellectualiser la crise et les chutes du niagara, laissez moi plutôt vous raconter une histoire.

    Voilà c’est l’histoire d’un méchant dragon et qui pendant très longtemps, faisait répandre la terreur et la douleur dans le royaume, aussi bien envers le peuple des elfes, des humains, des nains, des lutins et des farfadets. Naturellement tout le monde en finissait par reconnaître la gravité de la chose, plus personne ne pouvait ignorer cela, hélas chacun selon ses propres attachements et désir de lecture, se sentait d’abord obligé de combattre la tête qui lui semblait la plus terrifiante,
    et qui lui occupait principalement l’esprit et le cœur surtout au regard de tant de choses.

    Pour certains c’était d’abord plus d’un coté ou d’un autre qu’il fallait d’abord combattre, bref chacun avait sa propre stratégie comme son propre vocabulaire à tenir, hélas parmi les plus touchés, blessés, et sacrifiés en grand nombre certains se rendaient déjà bien compte en eux-mêmes que la bête bougeant sans cesse n’avait pas non plus qu’une seule tête à combattre.

    On peut bien sur tous en finir par combattre la première tête du dragon, mais rien ne nous dit non plus qu’une autre tête jalouse reprendra tout de suite la relève demain. Bien sur pour beaucoup
    de braves c’est encore bien difficile à admettre et à reconnaitre. Avis alors aux autres archers se tenant en réserve et oui c’est bien à une HYDRE que nous avons affaire si nous voulons sincèrement changer et l’état d’esprit des êtres :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydre_de_Lerne

  61. cher monsieur Jorion

    Permettez un dernier commentaire, apres avoir vu votre video.
    Si ce vous dites est vrai, et que la sagesse humaine ne soit pas au rendez vous……alors les maux connus d’hyper inflation et de guerre seront la pour detruire suffisamment et rendre la suite possible, sur de nouvelles idées probablement.
    Comme d’habitude…..devrions nous dire!
    je n’ai pas votre optimisme.
    Un grand merci

    henry

  62. Bonjour Paul,

    chers lecteurs et contributeurs,

    dans la veine du « temps qu’il fait…  » d’aujourd’hui, je me permets de signaler les travaux de l’association Ars Industrialis qui sont dans le le droit fil de ces réflexions :

    http://www.arsindustrialis.org/

    PS : quel plaisir de vous retrouver le vendredi, rien que pour nous…
    … et ce pull 😉

    Bonne journée

  63. et la prochaine fois je lirais les commentaires avant de poster, ça m’évitera de citer deux fois la même organisation (Timiota)

    pan sur le bec comme on dit le mercredi,

    en même temps c’est aussi le signe d’une certaine cohérence de vue !

    A quand un billet invité de Stiegler ou une intervention de Paul au théatre de la colline ?

    1. Bonjour l’enfoiré

      pardon mais je ne comprends pas vitre commentaire :

      – lire le billet mais pas les commentaires ? c’est pourtant en lisant le billet ET les commentaires qu’on confronte les idées et que les nouvelles perspectives apparaissent,

      – je vois plutôt le blog (ouvert aux commentaires) comme un espace d’échange que comme une expérience personnelle entre Paul Jorion et chacun de nous individuellement

      – j’ai cité les travaux d’Ars Industrialis (www.arsindustrialis.org) parce que j’adhère à cette association depuis sa création (2005 je crois) et je trouve que les jonctions intellectuelles entre son approche et celle de Paul Jorion sont très riches. Ces jonctions s’inscrivent de mieux en mieux dans le sujet du billet de Paul, à savoir inventer le système de demain. Pour Paul il s’agit d’une réflexion d’anthropologue observant le monde, pour Ars Industrialis, c’est une philosophie de techniques industrielles dans le but de construire les industries de l’esprit de demain.

      – enfin, je ne cherche pas à comparer, mais plutôt à rapprocher pour enrichir.

      Continuez à critiquer, mais ne refusons pas (au contraire) la confrontation, c’est ce qui permet à ce blog d’être aussi intéressant, foisonnant et vivant.

      Bonne journée

  64. Merci Yvan, désolé Piotr, dans mon petit billet je ne faisais pas référence à Geneviève de Fontenay.

    Quoique le propos de faire porter le chapeau ne soit pas éloigné d’un aspect de la réalité de cette crise.

    Ne pas se départir de l’Humour même si Crise signifie selon l’origine grecque du mot: Jugement.

    C’est ainsi que la bonne humeur m’amène à écrire les sottises suivantes:

    Les laudateurs du système à la dérive parlent de reprise sans emplois.
    Si réellement il y avait reprise il serait plus judicieux d’acheter des chaussettes neuves que confier leur destin à la reprise.
    Une sottise est loin d’être une idiotie.
    Comment repriser des chaussettes?
    Foin des couturières chevronnées, de la créativité!

    Il est beaucoup plus simple de découper le trou et de le mettre à la poubelle.
    Une telle logique permet accessoirement de réparer ses canalisations à moindres frais.
    Faites l’expérience Piotr, appelez le plombier d’urgence.
    Dés l’ouverture de la porte pour l’accueillir, soyez heureux de constater son départ inopiné.
    En effet le plombier vient de prendre la fuite.
    Plus de fuite , la canalisation est réparée.En plus , hors le déplacement le travail est gratuit!

    Certes ces bobards valent ce qu’ils valent pourtant cette analogie s’appliquent aux Bad Banks.
    Confier des créances irrécouvrables à de telles structures de confinement est aussi judicieux que de découper les trous des chaussettes pour les repriser.
    Pourtant personne n’a été offusqué parmi les experts financiers patentés d’un tel concept de bonimenteur.

    L’Esprit est une réalité , je vous donne rendez vous dans un siècle environ pour être certain que, heureusement nous serons morts à cette époque.
    De sorte que ce qui constitue la crise, vous apparaitra sous un autre jour, car il s’agit d’une étape formatrice dans le développement de l’Etre humain.
    Nous abandonnerons le capitalisme qui est en fin de trajectoire comme jadis nous avons abandonné la queue.

  65. Entedu ce matin dans « rue des entrepreneurs  » un sujet sur le social business .

    Compris qu’on pourrait le définir comme un pont entre « social » et ….quoi ? Capitalisme mais avbec quelle définition ( remarque faite qu’on peut être suspicieux quand on note que Veolia et Danone se lancent dans le social business)?

    Retenu comme intéressant et important que le monde nouveau se forge en grande partie dans l’entreprise . Reste à définir  » l’entreprise » .

    Qui définit le « social »? Qui définit l’entreprise ?

    Un peu de nostalgie en tant que fonctionnaire qui a parfois eu le sentiment d’être à la croisée du social et de l’entreprise , et parfois entrepreneur lui même à ce titre .

    Souvenu que Lutte ouvrière avait pointé justement , lors des européennes , l’importance de la présence sociale ( les travailleurs ») lors de la répartition de la plus value créée .

  66. On ne cesse de dire que la domination des uns sur les autres est une éternelle répétition, mais on feint de croire qu’à chaque fois, c’est un accident.il n’y a pas que les spéculateurs et autres génies (malins) de la finance qui confondent idéel/idéal et réel.

  67. Les scientifiques nous ont montré la voie de la fissure de l’atome.
    Il serait probablement intéressant de méditer un peu là-dedans.
    Si la science a atteint le niveau quantique, pas nous… d’où notre
    incapacité actuelle à trouver l’espace temps correct.

  68. J’hésite, Paul, à vous dire merci.
    Affolant, ça part dans tous les sens. Pas une journée désormais sans un craquement audible.
    Je crois malheureusement, à ce stade, que, en quelques mois, l’on est passé de la décomposition rapide aux prémisses d’une déflagration.
    Les évènements tétanisent toute réflexion.
    Effrayant, vraiment effrayant.

  69. A propos du capitalisme ( ou du capital ?) et de sa mort annoncée sinon vérifiée ( ça a joué un mauvais tour à Fillon ces jours ci ) , et remarque faite que quelqu’un ici avait déjà signalé une référence antagoniste ( mais je ne sais plus où car les sujets se multiplient et se superposent ) , cet article dans le Monde de ce jour 20 mars , page 21 :

     » Revenir au véritable capitalisme . C’est l’étatisme qui a nourri la crise  » Par Pascal Salin ( que je ne connaissais ni des lèvres , ni des dents ) , professeur émérite à l’université de Paris -Dauphine .

    On y apprend que  » l’insuffisance de fonds propres a atténué la discipline de la responsabilité de véritables propriétaires … »
    – que  » revenir au capitalisme , c’est revenir à une véritable éthique sociale qui est malmenée par l’interventionnisme étatique … »
    – et que « le capitalisme peut se définir comme un système de droits de propriété légitimes et qu’il repose donc sur l’exercice de la responsabilité individuelle . En tant que tel , il est le seul système social dont les fondements sont de nature morale . Il n’y a donc pas à réformer , contrôler ou à moraliser le capitalisme , mais à le restaurer « .

    Le Mal-propre disait Michel Serres …

    Et il y en a qui veulent s’abstenir ?

  70. LE SECRET DE LA SITUATION POLITIQUE

    Soyons enfin clairs. (Arouet)

    Les Ouménés de Bonada ont pour désagréables voisins les Nippos de Pommédé. Les Nibbonis de Bonnaris s’entendent soit avec les Nippos de Pommédé, soit avec les Rijabons de Carabule pour amorcer une menace contre les Ouménés de Bonnada après naturellement s’être alliés avec les Bitules de Rotrarque ou après avoir momentanément, par engagements secrets, neutralisé les Rijobettes de Billiguettes qui sont situés sur le flanc des Kolvites de Beulet qui couvrent le pays des Ouménés de Bonnada et la partie nord-ouest du turitaire des Nippos de Pommédé au-delà des Prochus d’Osteboule.
    La situation naturellement ne se présente pas toujours d’une façon aussi simple: car les Ouménés de Bonnada sont traversés eux-même par quatre courants, ceux des Dohommédés de Bonnada, des Odobommédés de Bonnada, des Orodommédés de Bonnada et enfin des Dovoboddémonédés de Bonnada.
    Ces courants d’opinion ne sont pas en fait des bases et se contrecarrent et se subdivisent comme on pense bien, suivant les circonstances, si bien que l’opinion des Dovoboddémonédés de Bonnada n’est qu’une opinion moyenne et l’on ne trouverait sûrement pas dix Dovoboddémonédés qui la partagent, et peut-être pas trois, quoiqu’ils acceptent de s’y tenir pour quelques instants pour la facilité, non certes du gouvernement, mais du recensement des opinions qui se fait trois fois par jour, quoique selon certains ce soit trop peu même pour une simple indication, tandis que, selon d’autres, peut-être utopistes, le recensement de l’opinion du matin et de celle du soir serait pratiquement suffisant.
    Il y a aussi des opinions franchement d’opposition, en dehors des Odobommédés. Ce sont celles des Rodobodébommédés, avec lesquels aucun accord n’a jamais pu se faire, sauf naturellement sur le droit à la discussion, dont ils usent plus abondamment que n’importe quelle autre fraction des Ouménés de Bonnada, dont ils usent intarissablement.

    (Henri Michaux, « Face aux verroux »)

    L’Homme s’étend, intarissablement, jusqu’au tarissement. Pour arrêter de détruire et de nuire, il faudrait s’asseoir et réfléchir, sourire et se taire…

    Qui le peut ?

    Chaque jour envie
    d’être un jour en vie
    non certes sans regrets
    un jour d’être né.

    (Samuel Beckett, « Poèmes et mirlitonnades »)

  71. @ Fab dit : 19 mars 2010 à 11:47

    Au travail ! Dites-vous.

    Je suis tout à fait d’accord. Le travail, c’est de l’action, de l’énergie consommée pour satisfaire les besoins des hommes. Depuis des millénaires nous nous sommes employés à satisfaire tous nos besoins fondamentaux immédiatement identifiables. Nous avons fait de grandes choses, notamment depuis que nous avons su démultiplier notre capacité d’action en faisant main basse sur nos réserves naturelles qui peuvent nous manquer très rapidement si nous ne freinons pas notre consommation de manière drastique.

    Nous nous sommes adjoint chacun en France, 120 personnes (esclaves invisibles) pour nous servir une vie matérialiste, à partir des énergies fossiles que d’autres pays veulent aussi utiliser afin de réduire leur retard de développement. C’est à nous, pays développés qui nous gargarisons d’équité, de freiner notre boulimie matérialiste les premiers et, ce faisant, de ne pas rêver comme certains voudraient nous le faire croire à des lendemains de confort matériel aussi enchanteurs que ceux dont nous bénéficions depuis 30 à 40 ans.

    Quel politique peut nous annoncer cela ? Aucun.

    Alors tous sont conduits à mentir ou à tourner autour du pot en attendant que le cataclysme se déclenche. La situation sera alors devenue si critique, que le corps social sera mûr pour confier son destin à un ou des sauveurs providentiels. Je doute qu’ils soient issus du monde politique, trop matérialiste par nature. Il me semble qu’ils pourraient émerger du monde philosophique ou spirituel à condition d’arriver vierges de toute compromission idéologique antérieure.

    Il faudrait qu’ils émergent d’un nouveau chantier qui pourrait créer de nombreux emplois, sans consommer beaucoup de matières premières naturelles, chantier qui devrait être ouvert d’urgence afin de combler le retard de développement de la conscience des hommes.

    1. Obama a signé pour 700 milliards d’armement cette année, ne soyez pas dupe des intentions des WASP et du Vatican !

      Certains américains et pays d’Europe ne paieront pas la facture.

  72. Eh bien, cher ami, je connais bien entendu les réponses à toutes ces questions mais comme certains spéculateurs risqueraient de nous lire si je donnais la réponse ici, je m’en abstiendrai très soigneusement.

  73. Bonsoir,

    @ Serge Demoulin :

    J’ai bien peur, comme vous, que nous n’assistions plus à un appauvrissement de l’Occident et à un enrichissement des pays anciennement appelés pays en voie de développement (de façon presque comique cette expression a les mêmes initiales que pays en voie de disparition qui nous caractérise actuellement) qu’à une disparition du capitalisme (je ne parle pas du capitalisme financier, qui n’est qu’un pâle ersatz de son homologue du presque même nom).
    Le virage énergétique sera pris non par nous mais par ces pays qui ont su constituer du cash et investir sur les problématiques énergétiques (la Chine est paraît-il en pointe sur la recherche et le développement en matière de photovoltaïque ; ce qui montre, qui plus est, que les chinois ne se trompent pas d’énergie renouvelable : vue la gabegie des éoliennes) : voilà on a tout simplement perdu le jeu dont on avait inventé les règles : that is life !
    A nous de rebondir, mais je crains que cela ne prenne quelques siècles, le temps de reprendre nos esprits…

    Cordialement,

    1. Appauvrissement de l’occident, mais pourquoi pas ?

      Avant d’arriver à 1 $ par jour et par personne, il reste une certaine marge.

    2. C’est le cas des salariés des pays industrialisés de la génération X, mais effectivement il reste de la marge sur le salarié haïtien …

  74. @Serge Demoulin

    Effectivement il n’y aura pas de messie, c’est sur nous qu’il faut compter et rien que nous, de manière individuel ou comme ici collective dans un dialogue constructif sans idées reçues ni aprioris.
    C’est clair que la Chine l’Inde sont les moteurs de la production industrielle en suivant notre modèle.
    Je ne retombe plus sur le lien mais je pense que les Chinois l’on dit « Vous les occidentaux, vous changez de modèle de développement et nous vous suivront »
    Ce qui veut dire que ce ne sont pas eux qui détiennent le pouvoir mais l’occident.
    Le tout étant le pouvoir de quoi faire?
    Au fait, n’est ce pas le sujet de ce billet?
    Comme le dit Alvin Toffler dans  » les nouveaux pouvoirs », le pouvoir du savoir est en passe de détroner le pouvoir de l’argent.
    Ce nouveau pouvoir, nous en possédons tous une parcelle et nous avons quelques longueurs d’avance sur les pays émergeants du fait de notre industrialisation précoce.

    @ jdcac

    Je vous cite:
    « Il faudrait qu’ils émergent d’un nouveau chantier qui pourrait créer de nombreux emplois, sans consommer beaucoup de matières premières naturelles »

    Comment pouvez vous envisagez de créer de nombreux emplois sans consommer beaucoup de matières premières, c’est justement ce que Fab essaye de prouver http://www.pauljorion.com/blog/?p=9311#comment-65780 : le travail tel qu’il existe sous forme d’emploi est une aliénation au système capitalisme qui spolie les pays du tiers monede et qui détruit la planète..

    Vous dites également:
    « Le travail, c’est de l’action, de l’énergie consommée pour satisfaire les besoins des hommes. »
    Je suis tout à fait d’accord, mais le travail peut aussi se concevoir en dehors du marché dans son temps libre par exemple par le bricolage ou le jardinage ou bien entendu tout autre discipline plus ou moins gratifiante.
    Le paradoxe, c’est que beaucoup de gens ont de plus en plus de temps libre mais ne savent pas en faire faute de moyens mais surtout d’idées.
    C’est surtout sur cet aspect des choses qu’il nous faudra piocher.

    1. Pour un citadin dans sa résidence secondaire à la campagne le jardinage est un loisir, pour le maraîcher c’est un travail.

    2. @ michel lambotte dit : 20 mars 2010 à 20:55

      Vous avez raison d’accrocher sur ce qui vous apparaît contradictoire dans mes déclarations.

      Je vais essayer de montrer qu’il n’en est rien. Quant à ce que dit Fab, je ne m’en sens pas très éloigné et j’ai même cru comprendre qu’il partageait au moins en partie certaines de mes visions.

      Revenons au fait qu’il est possible de travailler en consommant moins d’énergie. Pour travailler il faut être vivant, il faut donc s’être alimenté, couvert de vêtements et d’un toit,Etc… Tous ces besoins fondamentaux sont satisfaits chez nous, à un niveau très convenable par rapport aux autres pays moins développés. Depuis la fin des années 60 nous vivons en moyenne dans un bon confort.

      Or, depuis, nous consacrons malgré l’accroissement de la productivité bien plus d’énergie à satisfaire ces besoins à cause de plusieurs phénomènes qui se sont cumulés pour nous transformer en énergivores.
      Je commence ma journée en buvant un verre d’eau que je prends dans une bouteille d’eau minérale. En 60 (année repère) je buvais de l’eau que je puisais dans un pichet au robinet d’une cuisine d’un pavillon sans étage. Aujourd’hui, cette simple consommation d’un verre d’eau a généré une bien plus grande consommation d’énergie pour assurer le même besoin de base.

      Le fait que j’habite à un 5ème étage nécessite de l’énergie en plus, rien que pour m’y amener et pour amener ma nourriture et ma boisson sans compter ce que cela exigé en plus lors de la construction du logement.

      Le fait que ce soit une eau contenue dans un flacon en plastique jetable engendre aussi un supplément de dépense en énergie pour élaborer la matière première du flacon, et de la pub qu’il supporte ainsi que celle qu’il provoque à la télé. Puis il faudra récupérer le flacon vide dans des containers qu’il faudra construire avec du plastique transporter vers le recyclage Etc…Etc…

      Notre mode de vie est devenu un mode de gaspillage généralisé. Oui dirons certains mais si vous revenez au mode de consommation de 60, tous ces gens qui vivent de l’eau minérale vont se trouver au chômage. Certes, c’est un problème à prendre en compte mais de toute façon il faudra bien changer les emplois qui sont générés là où les dépenses d’énergie ne pourront pas se poursuivre du fait de leur épuisement.

      Ce que je pense, c’est à la nécessité de faire la chasse à toutes les activités qui amènent les hommes à transformer la matière, sauf celles qui conduisent à produire ou économiser de l’énergie dont nous allons prochainement manquer.

      Alors, à quoi employer les hommes ainsi mis au chômage ?

      Et bien, puisque la matière est un terrain d’activité à interdire, il faut s’engager sur ce que j’ai déjà évoqué sur ce blog, sur un autre filon. Celui qui me semble tout désigné est le filon spirituel qui amène à travailler sur l’homme afin de développer sa conscience et son retard de développement moral.

      C’est un filon dans lequel les mouvements religieux se sont engagés depuis des millénaires et dont l’exploitation a été grandement délaissée depuis que les hommes ont pensé jouir au mieux de leur vie en se gavant de matérialisme au point d’être effrayés de devoir s’en sevrer.

      Il y a là un champ gigantesque à mettre en valeur pour générer des richesses d’une autre nature que celles qui nous ont amenés au bord du gouffre. Il y a un immense travail à fournir pour satisfaire un besoin essentiel des hommes : assurer la survie de leurs descendants ; se donner un futur.

  75. LE CLIENT :
    Dieu a fait le monde en six jours, et vous, vous n’êtes pas foutu de me faire un pantalon en six mois.

    LE TAILLEUR :
    Mais, monsieur, regardez le monde, et regardez votre pantalon.

    S. Beckett
    Le monde et le pantalon

  76. juin 2002 j’avais lu  » manifeste contre le travail  » du groupe Krisis dont anselm Jappe faisait partie . Dans son chapitre 13 , la simulation de la société du travail par le capitalisme de casino , j’y avais relevé : » le processus spéculatif ajourne la crise de l’économie mondiale  » . Sans bien le comprendre .
    s’il s’agit d’une analyse parallèle , y a t il des idées pour le remplacement du capitalisme ?
    Question annexe , si le capitalisme s’écroule de lui même , y a t il une chance de trouver – en même temps – par quoi le remplacer , si ce n’est par des  » bricolages » expérimentaux dont seuls les plus réussis survivront ?

  77. Il se peut que la forme du capitalisme telle que le monde occidental l’a façonnée, soit condamnée … quoiqu’à mourir, elle pourrait prendre … un certain temps …

    Mais le capitalisme sera … régénéré , pour quelques temps au moins (le temps de buter sur des problème externes comme le mur des ressources) , par le reste du Monde , celui qui vient nous bousculer.

    La fin du monde ? la fin d’un monde, celui historiquement et géographiquement limité à notre petit monde , et qui pense à lui seul être le reflet de la globalité.

  78. impossible de vous entendre correctement ! le son ne se ttélécharge pas assez vite ! pourtant jusqu’à présent jamais de souci. Daily motion ne permet pas de laisser la vidéo charger et de la voir après . dommage , et frustrant !

  79. juan nessy,

    « J’avais moi même exprimé qu’à mon sens , l’argent et la monnaie, sont en fait dans l’imaginaire ( et souvent la réalité) commun , des outils pour se garantir contre la peur de souffrir aujourd’hui et demain . Il s’agit « d’acheter » du temps , du » bon temps » , présent pour les plus démunis , futur proche pour les plus « prévoyants » , très lointain voire éternel pour les spéculateurs les plus odieux . » (vous, le 20 à 10:43)

    C’est du lourd. Du très lourd. C’est ce type de définition de l’argent, tout simplement, qu’il faut utiliser pour réellement sortir par le haut de cette crise de civilisation.

    bernard laget,

    « il faut le laisser aller dans le mur sans regret; c’est une démonstration par l’absurde préférable à un rustinage. » Totalement d’accord. Si on lui laisse le temps de s’écraser ça nous laisse le temps de l’étudier : nous n’en sommes qu’au début, à l’aspect technique, en quelque sorte conséquentiel…laissons l’odeur de putréfaction nous imprégner afin que nous en arrivions à chercher où et pourquoi nous avons failli, et si nous pouvons et voulons changer.
    PS : « Pourqoui devrais je perdre ma vie à la gagner? », au cas où vous n’auriez pas vu (de taotaquin) : « Je ne veux pas gagner ma vie, je l’ai », B.Vian

    michel lambotte,

    Bon, Dieu : imaginons le donc ce nouveau paradigme!

    Jducac,

    « Nous nous sommes adjoint chacun en France, 120 personnes (esclaves invisibles)… ». Sans compter les esclaves visibles du Sud, parce que nous le valons bien : je ne sais préciser le nombre, certains servant plusieurs maîtres -le zèle-, mais globalement ça se chiffre en milliards, à quelques millions près bien sûr. Et ce qui drôle au possible, c’est que ce sont les mêmes à qui l’on a volé les 120 esclaves invisibles dont vous parlez ! Mais bon, faudrait quand même pas qu’ils la ramènent : on leur vend des portables. Et puis des armes. Attention, c’est en toute bonne foi : les armes, on ne leur vendrait pas si on ne les avait pas évangélisés avant…ou alors plus cher ! Stooooooooooooooooooop ! On se calme, on respire…et on souffle : http://www.dailymotion.com/video/x3ty65_coluchela-gym_fun !

  80. Ne parlons pas toujours de la crise et de la dureté de la vie et du système marchand aux autres, prenons parfois le temps de souffler un peu, soit au bord de l’eau, de la mer ou de la montagne par exemple prendre le temps de se ressourcer un peu quoi, et cela même l’espace d’un instant rien que cinq minutes.

    Je rêve ce matin de vivre un jour au bord de la mer et d’être sur un petit bateau mais peut-être
    que j’y suis déjà, laissez moi encore mes rêves vous les bureaucrates et les marchands, pourquoi le temps qu’il fait, et le même rythme infernal de vie que l’on m’impose de plus en plus de suivre pour tous devrait-il être toujours le temps qui me permet même plus de passer du temps avec mes enfants ou mes proches, il y a déjà tant de monde qui se déchire au quotidien.

    A la semaine prochaine peut-être à suivre …

  81. L’ Apocalypse selon saint-Anselm

    Incidemment, il m’est arrivé de tomber à nouveau sur ce « Crédit à mort » d’Anselm Jappe. Cette phrase sidérante laisse d’aucuns regardant :

    « Tous les antagonistes prétendus d’antan, le prolétariat et le capital, le travail et l’argent accumulé risquent de disparaître ensemble, enlacés dans leur agonie : c’est la base commune de leurs conflits qui est en train de disparaître. »

    Mais qui donc peut dire « leurs conflits » ? De quel point de vue non divin cela peut-il s’imaginer ? Cette simple question ne prenant pas même acte de l’orientation des spéculations historisantes dont les apparitions ou disparitions de « leurs conflits » seraient affublées. La société sans classes serait donc la fin de la société. Quel sens du devenir !

    Ite misa est. Ainsi soit-elle !

  82. « Pendant la crise, il était de nouveau à la mode de citer Marx. Mais le penseur allemand n’a pas seulement parlé de luttes des classes. Il a également prévu la possibilité qu’un jour la machine capitaliste s’arrête seule, que sa dynamique s’épuise. Pourquoi ? La production capitaliste contient, dès l’origine, une contradiction interne, une véritable bombe à retardement située dans ses fondements mêmes »

    Crédit à mort p. 5, Anselm Jappe

    Ben non ! Marx n’a pas « prévu la possibilité qu’un jour la machine capitaliste s’arrête seule ». Je tiens même qu’il n’y a jamais pensé. Liebniz, lui, s’en serait obsédé.

    Voici la source :

    « Trois faits majeurs caractérisent la production capitaliste :

    1° Concentration des moyens de production entre des mains peu nombreuses, en sorte qu’ils cessent d’apparaître comme la propriété des travailleurs immédiats et se transforment en puissances sociales de la production, même si, dès l’abord, celles-ci sont la propriété privée des capitalistes. Ceux-ci sont les trustees [gérants] de la société bourgeoise, mais c’est eux qui empochent tous les bénéfices de cette trusteeship [gérance] ;

    2° Organisation du travail comme travail social, par la coopération, la division du travail et l’union du travail et des sciences naturelles.

    Dans les deux sens, le mode de production capitaliste abolit, bien que sous des formes antagoniques, la propriété privée et le travail privé ;

    3° Création du marché mondial.

    La puissance productive, immense par rapport à la population, qui se développe au sein du système capitaliste, l’augmentation – non proportionnelle certes – des capitaux en tant que valeurs (et pas seulement celle de leur substrat matériel) qui croissent bien plus rapidement que la population, contraste avec la base qui, comparée à la richesse croissante, se rétrécit de plus en plus, et pour laquelle travaillent ces énormes puissances productives. Elles contrastent également avec les conditions dans lesquelles ce capitalisme grossissant fructifie. Voilà l’origine des crises »

    (Capital, Livre III, Troisième section, la loi de la baisse tendancielle du taux de profit, conclusions, trad. Rubel, Jacob, Vouste. éd. La Pléiade, Oeuvres Economie II, pp. 1046-1047 )

    « Voilà l’origine des crises » ! Il n’est pas écrit « voilà le point d’arrêt de la machine » ! Jappe reprend ce vieux mythe de l’arrêt automatique du capitaliste qui serait en face de nous comme si nous n’étions pas en dedans de lui. Et ce mythe, qui a servi de talisman à la politique étrangère soviétique et de doxa aux PC, continue malgré la mort de ces institutions, et Jappe contribue à l’y maintenir dans les têtes. « Regardons ce monde tomber, n’y participons pas, donc ! » dit ce mythe avec ce regard complice de ceux qui savent de quoi l’avenir sera fait, ou du moins ne sera plus fait, en se gardant la nouvelle pour eux-mêmes dans le secret du Marx ésotérique qu’ils ont inventé. Cette contradiction interne n’est pas « une bombe à retardement » mais un missile lancé au coeur de l’idéologie pour percer les consciences et les renvoyer à leurs racines, à partir desquelles un autre mode de production, socialement désaliéné, est possible ; pas inéluctable.

    Marx n’est pas un penseur finaliste, les marxistes, si, et Jappe l’est encore. Il n’est écrit nulle part ailleurs que dans les cieux de la spéculation historique, voire hystérique, que la dernière restructuration serait l’ultime.

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