BFM Radio, lundi 17 mai à 10h46 – Que vaut une action quand les marchés sont nerveux ?

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Que vaut une action quand les marchés sont nerveux ?

Dans un autre moment fort de la crise, en septembre 2008, la question s’est posée : que vaut une reconnaissance de dette ? En principe, bien sûr, elle vaut le montant qu’elle mentionne, mais quand les choses tournent mal, ceux qui ont promis de rembourser cessent de disposer nécessairement des sommes promises. S’ils ne remboursent pas, la reconnaissance de dette se révèle a posteriori valoir tout simplement zéro franc, zéro centime. Ou bien, on « restructure » – c’est l’option qui a souvent été évoquée récemment à propos de la Grèce – le débiteur se retrouve devant ses créanciers et leur dit : « Je vous dois autant, mais la somme dont je dispose est beaucoup plus faible. Je vous propose de vous rembourser au prorata de ce que j’ai ». Une reconnaissance de dette se renégocie alors comme une fraction de la somme due, « soixante-sept centimes de l’euro », par exemple. La valeur d’une reconnaissance de dette, c’est donc un montant qui se situe entre celui de la somme prêtée et zéro. Et ce qu’elle valait effectivement ne sera connu qu’a posteriori.

On se souvient que quand AIG, la compagnie d’assurance américaine, remboursa rubis sur l’ongle les banques qui avaient contracté auprès d’elle des CDS, des Credit-Default Swaps, cela suscita un beau scandale. C’est que c’était maintenant le contribuable américain qui réglait l’ardoise, et qu’il lui semblait logique que les banques créditrices doivent se contenter seulement d’une fraction des sommes promises. C’est à la même époque d’ailleurs que certains déposants fortunés découvrirent avec horreur que leur banque ne leur avait offert en échange de leur dépôt qu’une reconnaissance de dette et qu’en cas de pépin le montant qui leur serait remboursé était plafonné à 70.000 et ensuite à 100.000 euros.

Demandons-nous alors – dans la même optique – ce que vaut une action. La question n’est pas sans intérêt : on pouvait la lire en filigrane dans les auditions qui ont eu lieu au Congrès américain la semaine dernière à propos du « flash crash », le krach-éclair du 6 mai à la Bourse de New York. Une action est une reconnaissance de dette d’un type particulier. Je rappelle en deux mots que l’indice Dow Jones perdit en quelques minutes près de 1.000 points, avant de rebondir de près de 700. Aucune anomalie n’a pu être décelée dans le fonctionnement du marché : la baisse était simplement la conséquence des mauvaises nouvelles de la journée. Le NASDAQ, le marché des sociétés technologiques, a quand même décidé d’annuler les transactions portant sur 286 compagnies dont le cours, après 14h40, avait baissé de plus de 60 %. Eric Noll, « executive vice-president » du NASDAQ, expliquait devant la Commission du Congrès qu’il était de leur devoir d’annuler les transactions quand, je le cite : « le prix d’exécution cesse de refléter un marché authentique ». On peut en déduire que le seuil entre un marché authentique et un marché de contrefaçon se situe sur cette barre des 60 %. On ne sait pas ce qu’en penseront ceux dont la vente à – 59 % a été confirmée ou ceux dont l’achat à – 61 % a été invalidé – enfin eux, ou leurs avocats

Quand le cours grimpe, les nouveaux acheteurs drainent l’argent de l’économie pour le placer là. Quand il baisse, ceux qui ont vendu cher comptent leurs sous avec délectation et ceux qui ont acheté cher, eux, se mordent les doigts. Le prototype de toutes les bulles financières, c’est donc bien la Bourse. Quand le cours des actions est élevé, tous ceux qui en possèdent sont contents : leur fortune, c’est la cote la plus récente multipliée par le nombre de titres qu’ils détiennent. Est-ce que ce calcul est valide ? Non : la vraie valeur de leurs actions, c’est le cours auquel ils revendront chacune d’elle (et pas nécessairement au même prix) et ceci, c’est beaucoup plus vague : cela se situe quelque part entre zéro et l’infini. Quand les marchés sont nerveux et comme les événements du 6 mai l’ont bien mis en lumière, la valeur réelle d’un portefeuille boursier est très difficile à déterminer.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Partager :

73 réflexions sur « BFM Radio, lundi 17 mai à 10h46 – Que vaut une action quand les marchés sont nerveux ? »

    1. Paskov,

      Alors ce n’est plus une métaphore. La bourse est un casino. Ce sont nos vies qui y sont jouées. Et tout cela est supposé rationnel, scientifique. Je me demande comment la cohabitation des joueurs de poker et des mathématiciens sera justifiée. Je me demande comment ils pourront travailler ensemble.

      Bonne observation !

  1. Vous êtes bien scolaire aujourd’hui, chechez-vous à élargir votre auditoire par la vulgarisation de la pseudo-science inexacte qu’est la finance ?
    pardonnez-moi, mais il faut parfois savoir critiquer un peu ; on cesse alors de se confondre en louanges pour orienter le débat.
    bien cordialement

    1. alors il faut vous soigner…
      c’est peut-être une allergie aux géraniums, supprimez les géraniums, c’est trop dangereux, surtout sur une terrasse !
      bon rétablissement (ce n’est qu’un rhume, et « l’absence de rhume n’est pas la santé » Dr Bach)

  2. « On peut en déduire que le seuil entre un marché authentique et un marché de contrefaçon se situe sur cette barre des 60 %. »

    Excellent… 🙂 Mais… ça aurait pu être pire…
    Quelle bande de pragmatiques, quand on y pense.

    Et, dans la même veine, vous auriez dû préciser que les plus gros « porteurs » sont anonymes…
    Autre scandale et non des moindres. Car les « états-privatisés-banques-centrales » agissent par mégabanques interposées.

    Hypocrisie maximale.

    Quant aux petits porteurs ayant perdu une partie du portefeuille qui leur sert de coeur, qu’ils retiennent toujours bien que « les marchés » leur disent en permanence : « Che la mia ferrita sia mortale. »

  3. Mr Jorion,

    Comme d’habitude, vous mettez le doigt sur un point qui fait mal. « la vraie valeur de leurs actions, c’est le cours auquel ils revendront chacune d’elles »

    Cela ressemble à une extension de votre idée selon laquelle une dette n’est pas de l’argent. Ici, une action n’est pas de l’argent. Si cette idée est acceptée, elle se généralise à tous les papiers valeurs. Je ne vois pas pourquoi un papier associé à une somme d’argent ne devrait pas respecter cette idée. Tout papier valeur est, au mieux, une promesse d’argent.

    Cela renverse la logique financière. Cela évacue totalement l’aspect protection de la fortune en la mettant en objets boursiers. J’ai de la peine à voir l’énormité des conséquences de cette idée. Je les sens juste énormes.

    Une autre conséquence est que votre appel à l’interdiction des paris touche directement le coeur de tout le monde financier. Si votre idée sur le prix des actions passe, les paris vont subitement apparaître comme extrêmement mal venus par les propriétaires d’actions. C’est une conséquence intéressante. Il y a là un énorme levier pour secouer ce monde.

    1. @DidierF : et vous, vous avez mis le doigt sur la phrase clef de cet article, une phrase qui renverse la perspective. Je suis bien d’accord avec cette nouvelle façon de voir, mais je doute que les marchés l’adoptent… les yeux fermés. En effet, s’ils ne savent plus ce que vaut un titre avant de le revendre, aucune comptabilité n’est possible. C’est donc utopique. Mais l’on pourrait considérer les titres comme des dettes des marchés envers leurs détenteurs. De la sorte, ces détenteurs auraient conscience d’être des créanciers du système, et seraient peut-être moins enclins à conserver leurs « créances » le plus longtemps possible, c’est-à-dire, hélas et malheureusement, jusqu’à ce que les marchés se casse la g…

    2. ce levier, rien ne dit que parce plus de dégâts encore qu’on y aura accès… les problèmes du terrain financier semblent vouloir se résoudre sur un réaménagement géo-politique; les barreaux se resserrent.
      je comprends mieux l’adrénaline qui agite les parieurs; leur peur, c’est nous serviteurs qui la payons cash, attention à ne pas nous laisser vampiriser.

  4. Depuis quelques jours, je réalise que les ménages sont surendettés, les entreprises sont surendettés, les Etats sont surendettés, d’où ma première question? A qui appartient l’argent en circulation?
    Apparemment, la réponse serait qu’une bonne partie appartient in fine aux fameux 1% de privés les plus riches de la planète, soit quelques milliers de personnes -J’entend par « in fine »: si A possède B qui possède C qui possède D qui possède E qui possède F, alors A possède (B et C et D et E et F)-
    J’imagine qu’une bonne partie de cet argent est investie sur le marché des actions.
    Alors, si je comprend bien: mieux les bourses se portent, plus les actions ont de valeur et donc plus ces personnes sont riches. A contrario, plus les actions se portent mal, plus les actions perdent de leur valeur et plus le porte-feuille de ces fameux 1% se rapprochent simplement du porte-feuille des 99% du reste de la population mondiale?
    Donc, ma santé à moi qui me suis habitué à vivre dans la précarité, n’est donc pas liée à la santé de la bourse, non? Donc krach ou pas krach, je ne suis pas concerné, étant donné que je ne vois pas ce qu’on pourrait m’enlever de plus… mis à part les biens et services publics peut-être. C’est alors là que ça se joue?
    Si quelqu’un a une réponse merci de faire l’effort de la formuler comme si j’avais 10 ans

    1. @TSA7516,

      Je ne suis pas un crack non plus, mais j’ai compris que vous avez bien compris, les états qui assurent souvent le minimum vital, sont quelque part entre B et F, et eux, semble t’il on beaucoup à perdre.. sauf si il disent M… au marché, mais, ça leur semble probablement trop risqué et ils n’en prennent pas le chemin.

      Cordialement

    2. Je sens que vous ne vous êtes pas trop renseigné sur 1929.
      Deux articles pour vous :
      L’origine :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Krach_de_1929
      Les conséquences :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_d%C3%A9pression

      D’après une source que je ne retrouve plus sur le net, nous serions à peu près en 1937.
      Sachant que ce qui explique le maintien, à peu de choses, près du fonctionnement de l’économie sont les énormes nationalisations de pertes qui ont été faites et continueront à être faites par les gouvernements.

      Pour changer, nous vivons à crédit… et en plus, sur les générations futures… (c’est pratique : elles ne peuvent pas encore manifester)

    3. Hhmm.. J’ai oublié de vous préciser.

      – la spéculation « à découvert » se faisait à l’époque de nos grand-pères, avec un apport de 10%.
      Le coté moderne est que plus personne n’a besoin d’apport.
      – les sommes en jeu (et c’est le cas de le dire) sont maintenant multipliées par… facile un million de fois.
      Mais cela reste difficile à estimer : soit les chiffres sont modifiés, soit ils disparaissent.

      En gros, on se refait un 1929 parce qu’on s’ennuyait.

    4. Bonjour; tout ce joue sur la redistribution SOCIALE Laîque et d’état, les biens et services publics.

      Il faut donc que la redistribution soit la plus large possible mais sans abus de devoir ou de droit, l’allocation universelle de vie pourrait répondre à ce critère.

      http://www.allocationuniverselle.com/index.htm

      Les biens et services publics doivent être identique pour tous, habitant de la ville ou de Lozère la rentabilité de la ville venant compensée le déficit de la campagne. Mais comme le service public s’ouvre au privé, le privé exploite le bon service rentable , le mauvais service non rentable est assuré par les services publics qui deviennent déficitaires.

      Comme pour les banques ou la finance, l’état renfloue au détriment du Peuple contributaire qui de surcroit voit la redistribution sociale baissèe.

      Prochaine manifestation le 27 Mai, la redistribution sociale de nos retraites est en jeu. Massivement dehors en cette belle journèe. Tous dehors sauf les + 1 million d’euros par mois (exclu d’office), je sais, c’est pas très Républicain, faut pas pousser!!!!!!!!.

    5. Bonjour TSA7516

      La question qu’on peut se poser est :

      Pourquoi vous vous n’êtes pas surendetté et pourquoi vous êtes dans la précarité ?

      Qu’est-ce qui fait que vous n’êtes pas rentré dans le moule des surendettés et que malgré tout vous êtes fauché ?

      Qu’est-ce qui ne marche pas pour vous dans le système actuel ?

    6. @TSA7516

      Et si je vous disais qu’on pourrait non pas « vous enlever quelque chose de plus » mais vous rendre quelque chose, du style une vie meilleure, un vrai salaire, des perspectives d’avenir, un monde moins con et plus digne d’enthousiasme, vous ne vous sentez toujours pas concerné ?

      Vous ne me croyez pas… Demandez à l’enfant de dix ans, je suis certaine que lui le peut.

    7. En bourse tant que l’on n’a pas vendu (et que l’action existe toujours..) on n’a pas perdu. Le but est donc de ne pas être obligé de vendre (ou d’acheter pour couvrir une vente à découvert) à mauvais escient (sans faire de bénéfice). D’où une fortune donne des avantages en permettant d’attendre. D’où le besoin d’éviter les grosses transaction (d’où les dark-pool) : un excès d’offre provoque la chute des cours, un excès de demande la hausse (Si Bill GATES vends tout en une fois l’action ne vaut plus rien alors que l’entreprise elle se porte comme un charme). Enfin sauf si elle a des actions à son bilan qui donc plonge et l’entraîne dans l’abime….En bref et avec l’ensemble des produits dérivés un merveilleux « terrain de jeux » pour écumer (parasiter) la richesse de la planète. En résumé, ce n’est pas de « l’argent » ce sont des titres de propriété avec des caractéristiques particulières et la fortune vient de la position dominante ou pas du porteur des actions (le proprio) ainsi que de sa meilleure connaissance du terrain de jeux par rapport aux autres acteurs.

    8. Merci pour vos réflexions, je vais essayer de préciser ma question si vous le voulez bien ou, le cas échéant, boucler la bouclette.
      J’ai cru comprendre (de Yvan) que ma question doit être posée dans une perspective dynamique pour avoir un début de pertinence mais je vais justement vous proposer une hypothèse purement statique juste pour préciser ma question. Prenons mon cas: Je suis pauvre, je suis surendetté (@Serge Demoulin), j’ai renoncé à la quasi totalité des plaisirs qui nécessitent de l’argent (vie sociale, voyages, biens de consommations en tout genre et tout et tout) que je compense par la consommation de culture (musique, livres, films), je fais attention à ma santé pour éviter d’avoir à avancer des frais médicaux,etc… Comme je n’ai que 31 ans, je suis donc directement concerné (@ Martine mounier) par ce qui va se passer d’ici 2050, et même 2090 (j’ai une fille d’un an).
      Si maintenant à 12h25 le 18 mai 2010, toutes les flux d’argent se figeaient. Dans un jeu de chaises musicales, ce serait la musique qui s’arrête. Les pauvres des pays pauvres, les pauvres des pays riches, les riches, le très riches, les petites entreprises, les grosses entreprises, les multinationales, les petits Etats, les riches Etats, etc, s’arrêtent tout à coup de danser. Au même instant, on fait le solde de tous les comptes: exemple, je dois 15000 euros à une banque qui les doit à une autre banque qui les doit à un privé, qui les doit au fisc, qui les doit à une banque centrale, etc, (vous avez compris ce que je veux dire).
      Question1: Au final, reste-t-il de l’argent, si oui dans quelles poches? ou reste-t-il juste de la dette, si oui, qui seront les moins endettés?
      Disons qu’il ne reste que des danseurs endettés, on se propose alors d’aller saisir leurs biens matériels bijoux, oeuvres d’art, maisons, terrains. (on va dire au prix du marché à l’instant t où la musique c’est arrêtée)
      Question2: quelle serait la redistribution qui s’opèrerait alors?
      Restera-t-il des chaises? Si oui, combien? etc
      Bon voilà. C’est certainement simpliste et tout ce qu’on veut, mais c’est une vraie question que je pose.
      Si au final la balance penche vers les 1% les plus riches de la planète. Ils n’auront pas le pouvoir de convoquer un super huissier qui ira saisir des îles grecques, la tour Eiffel, la statue de la liberté, etc… A moins qu’ils arrivent à acheter des députés dans tous les pays qui voteraient des lois dans ce sens et que les 99% du reste de la planète continue à regarder faire toujours sans réagir.
      Quoiqu’il arrive, ça se jouera dans les assemblées nationales de tous les pays où les représentants des super riches, des riches, des pauvres, des super pauvres élaboreront le nouvel air de musique, pendant que des chaises seront réinstallées et lanceront le nouveau top. Non? Et là, le rapport de force et mathématiquement à notre avantage ( je dis « nous » parce que j’imagine que George SOROS ne va pas me répondre ici)
      Je reformule donc en question ma conclusion du premier commentaire: un krach boursier peut-il avoir un réel impact dans ma vie de précaire affranchi de tous rêves de consommation?
      Quand j’entends les journalistes de la finance, avec leur ton de journaliste sportif, j’ai l’impression que c’est vital pour moi. Mais au final, un CAC 40 à 5000 points n’aura peut-être pas plus d’effet sur moi qu’une victoire de la France à la coupe du monde de football, non?
      Je digresse peut-être mais je veux dire, si tout s’arrête demain, je m’en fous, qu’est-ce que j’ai à perdre, j’ai un toit, j’irai pas braquer le frigo de mon voisin, on ira voir les paysans du coin pour diversifier ses cultures, on filtrera l’eau de pluie, on gèrera nos cacas et nos pipis et on se chauffera au bois, et pis voilà, non? (merde mais qui gèrera les centrales nucléaires et leur déchets?)
      Dans « capitalisme: a love story » de Michael MOORE, y a une vraie question? Qu’attendent les 99% de gens normaux pour légiférer? Un consensus mondial? Quelle est la force qui agit dans le sens du maintien de la déréglementation et des paradis fiscaux? Combien de gens faut-il dans toutes rues du monde en même temps pour équilibrer ce rapport de force et voter des lois qui iront dans ce sens? 100 millions? 500 millions? 1 milliard? Toujours la même conclusion: quand je vois ce que j’ai, je vois pas bien ce qu’on peut encore m’enlever. J’en arrive à me demander parfois (à la « l’insurrection qui vient ») si un vrai bon krach définitif ne pourrait pas se révèler au final bénéfique pour nous autre 99%.
      Si quelqu’un peut m’aider dans tout ce brouillard avec quelques bonnes informations, je prends.
      En attendant, un grand merci à messieurs jorion, leclerc et alexandre pour leurs travaux quotidiens!

    9. @TSA7516

      Tous les flux ne se figeront que si la planète explose.
      Auquel cas, plus de questions 1,2,3 épineuses ; nous serions tous morts.
      En attendant, les flux continueront quoi qu’il advienne, guerres, épidémies et même krack boursier de magnitude mille sur l’échelle de Wall Street, puisque l’échange est l’essence même de la vie.
      Vous pouvez donc rêver autant qu’il vous plaira de remettre les pendules du Capital à zéro – moi aussi je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant ! -, ça ne marchera jamais, puisqu’il faut toujours que quelqu’un fabrique les compteurs. Autrement dit : seuls les besoins changent relativement aux mouvements divers et variés des hommes sur la planète, d’où les dépréciations de telle valeur refuge par rapport à telle autre – le financier cherchant la sécurité comme d’autres cherchent l’amour.

      n.b. Je n’en ai probablement pas l’air mais j’aime bien vos commentaires.

    10. TSA3564, vous posez LA bonne question.
      En effet, que se passerait-il en cas de krash complet..??

      Et vous n’avez pas lu ce qui s’est passé en 1929.
      Soit, arrêt quasi total de l’économie et, avec un chomage estimé à 25% de la population (mais la mesure réelle du chômage, on sait ce que c’est..) et impossibilité d’acheter à manger vu l’inflation.

      Et encore… A cette époque, il était plus facile de se nourrir par ses propres moyens que maintenant.
      Le pied, non..??

      Les riches savent qu’ils nous ont pris en otage.

  5. Y a-t-il un antonyme de crash ?
    Je pose cette question pour la raison que je me demande s’il ne serait pas du devoir des présidents des bourses d’annuler les transactions quand le prix d’exécution augmente en quelques minutes de plus de 60 % et ce, parce que ce prix cesse de refléter un marché authentique.

  6. Monsieur Patrick Artus ! C’est le directeur des études économiques chez Natixis. Il vote pour Mélenchon maintenant ?
    C’est dans « le Monde » de dimanche-lundi 17 mai. Je vous livre seulement la conclusion mais c’est tout l’entretien qu’il faut lire en dépit du titre révulsif « les marchés sont pour une fois raisonnables »
    Je cite:
    « Selon nos calculs, il faudrait qu’en deux ans la France réduise son déficit de 96 milliards d’euros. Le gouvernement assure que la croissance apportera 20 milliards d’euros mais il se fonde sur une prévision optimiste de 2,5% S’il faut trouver 96 milliards de réduction de nos déficits structurels ce sera compliqué. Cela représente deux siècles de bouclier fiscal ! On peut toujours comme en Grèce décider de ne plus payer les retraites ni les fonctionnaires. Ce n’est pas efficace. La seule façon de faire c’est de procéder à une grande réforme fiscale en alignant la taxation des revenus du capital sur celle du travail. Cela pourrait rapporter 100 milliards d’euros sans dégâts économique puisque ces revenus sont épargnés ! »

    Et Mélenchon de commenter :
    « Champagne ! Vous voyez les amis ? Encore un effort. Le moment venu on ne manquera pas de monde pour faire le boulot et taper là ou il faut taper. »

    1. Désolé de vous décevoir, mais je pense que le « capital » qui contribuera aux retraites est celui qui ne pourra faire autrement : les Livrets A, PEA et autre assurance-vie… soit le petit capital. Le grand lui, fort instruit des méandres législatif taillés « ad-hoc » pour lui ne participera probablement pas pour causes affichées de précieuse liquidité, risque de fuite et autres calembredaines ortho-libérale.

  7. L’autre jour je pensais à quelque chose:

    Quid de la vente à découvert dans l’évènement du 6 mai?

    Un agent particulièrement chanceux – ou particulièrement bien informé – n’aurait-il pas pu, à l’occasion du flash krach et de la remontée spectaculaire qui s’en est suivie, faire « sauter la banque » dans des proportions grandioses?

    1. Fujisan @

      Travailler en France est très dangereux.
      Pour cette raison la France a institutionnalisé la médecine du travail, comme les crimes ont leur médecine légale.
      Toutes les entreprises cotisent annuellement 140 euros par salarié avec une visite chaque 2 ans.
      Il est donc normal vu la complexité de cette maladie que les spécialistes de cette pathologie facturent des honoraires libres du secteur III ou IV et même VI parce que cette maladie est difficile à détecter et coûte chaque année plus cher à la nation que le cancer (inclus les arrêts de travail et accidents de trajet).
      De même que l’on essaie de réduire les accidents de la circulation, de même on réduit le temps de TRAVAIL, parce que c’est bien la preuve qu’il est dangereux de travailler en France.
      Comme cela ne suffit pas pour réduire la morbidité du travail, on a mis en place des inspecteurs du TRAVAIL, pour vérifier et sanctionner lourdement ceux qui travaillent trop ou mal.
      Il est donc normal que les demandeurs, non pas de TRAVAIL, mais d’emploi soient attirés non pas par les revenus du TRAVAIL, mais par des revenus de solidarité minimums ou des allocations de chômage qui sont des rétributions moins dangereuses pour la santé. D’ailleurs il n’y a pas d’inspecteur du chômage contrairement aux inspecteurs du travail.

    2. Et aussi pour changer des piscines, des professions libérales et surtout de l’age de la retraite, n’oublions pas les armateurs. Un article de la Tribune de Genève « La Suisse protège les milliards de célébrités grecques redoutant le fisc ». Entre la fraude et l’évasion fiscales, 20 à 30 milliards d’euros auraient échappé au fisc hellène.
      http://www.tdg.ch/actu/suisse/suisse-protege-milliards-celebrites-grecques-redoutant-fisc-2010-05-13

    3. @Albin

      Votre logorrhée est tout à fait consternante, subtil mélange de lieux communs haineux et de contre-vérités grossières. Ce que je ne parviens pas à discerner dans ce salmigondis: Quelle est la part de bêtise et quelle est la part de mauvaise foi dans votre approche?

  8. J’ai tapé par jeu  » soixante pour cent  » sur le moteur de recherche bien connu .

    Noté au vol que 60% des grecs désapprouvent les mesures d’austérité , et que 60 % des belges de plus de 50 ans avaient un risque accru de crise cardiaque dans les dix ans .

     » C’est le coup de bambou ou le 60 % ,
    rien qu’à voir la gueule du client … »

  9. Pardonnez-moi d’intervenir de la sorte,

    Mais là je ne peux plus suivre le rythme des marchés,

    Que vaut une action de nos jours lorsqu’un autre est gentiment remercié du jour au lendemain ?

    Comment font les gens pour pouvoir joindre les deux bouts en faut-il donc par devenir un plus grand ascète de plus à l’achat, à l’ascèse même d’une plus grande austérité de vie spirituelle
    au quotidien sans même plus boire ni manger pendant quelques temps, mais comment font les gens de nos jours pour pouvoir encore se permettre de recevoir des ami(e)s, d’aller au restaurant de partir en voyage en vacances, d’avoir des enfants d’avoir des petits amis à quatre pattes mais comment font les gens pour pouvoir encore se permettre de trouver le temps de se cultiver comme dans les arts et sur autre chose.

    Moi c’est bien simple je consomme plus grand chose, il faut surtout que j’épargne à tous prix sinon je pourrais pas passer l’hiver prochain surtout au regard des dernières hausses d’électricité et de gaz c’est bien simple je me méfie de tout le monde maintenant lorsqu’on me rend la monnaie. Je compte même investir prochainement dans une petite tente quechua, à 25,90 Euros on ne sait jamais les catastrophes en série sur les marchés sont si vite arrivés surtout en ce moment, heureusement quand même que nos gentils politiciens et bureaucrates sont là pour nous rassurer, et nous aimer nous voir vivre davantage dans la misère faut bien qu’ils servent à quelque chose.

    http://store.quechua.com/tente-m.html

    1. Il semble que vous ayez perdu votre :

      POUVOIR D’ACHAT !!!!!!

      Pourquoi croyez-vous que cette expression ait été inventée de toute pièce…???
      Manipulation de matérialisme qui va vous faire jouer au loto et croire en l’américan drim.

      In Gold, we trust.

    1. A rapprocher avec l’age moyen de sortie du marché du travail qui est fourni plus bas pour l’année 2005 et avec le nombre d’années de cotisations.

  10. Tiens, pour notre cher Paul zéro semble valoir plus que zéro (zéro francs, zéro centimes). Sans doute parle-t-il de 0,00 🙂

    1. Ou Création d’une monnaie en centimes.
      Simple et sans virgule.
      Ce sera inflationniste.
      Cà fait peur.

    2. Piotr..
      Terrible.. 😉

      Tu as un ancètre hun, quelque part..???

      Tu terrebrule honnissant le golf..??

      Sais-tu qu’un golf consomme la même quantité d’eau annuelle qu’une ville de 18 000 habitants, paraïheur..??

  11. Attention Mr Jorion!
    Vous risquez de faire fuir les petits actionnaires, auditeurs de BFM de (au choix):
    -La bourse,
    -BFM,
    -Les deux!
    D’ailleurs puisque notre très surélevé souverain s’était permis de rassurer le petit épargnant en garantissant les dépôts et livrets jusqu’à 100000€ (surement que 70000 c’était juste assez pour les Rmistes et les smicards!) , je trouve qu’il serait judicieux, pour la tranquilité des petits actionnaires et des auditeurs de BFM, qu’il garantissât d’autant le capital en actions de nos courageux citoyens, aventureux investisseurs du CAC 40!

    1. C’est bien là le problème et il est hyper-révélateur que ce système fonctionne grâce à des gogos – plus que des gogos, des personnalités pathologiques – qui jouent et rejouent encore, malgré le risque considérable de perdre tout. Au contraire des investisseurs vraiment riches (les vrais riches) et des institutionnels qui peuvent se permettre de perdre beaucoup (et qui d’ailleurs, grâce à la faible pression psychologique à laquelle ils font face s’en sortent finalement mieux en ne paniquant pas). Tels des pigeons qui ont vu d’autre pigeons se faire plumer, il volent encore vers ceux qui leur lancent des miettes : c’est pathologique je vous dis, et comment blâmer les marchés dans de telles conditions ??

    2. @vigneron: en réalité, les médias se fichent du nombre d’auditeurs, du moins directement. Ce qui compte, ce sont les annonceurs. Si Paul fait fuir ou fâche les annonceurs, il se fera lourder même si l’audience augmente.

    3. Je ne crois pas Moi.
      Si l’audience augmente il n’y a qu’une règle çà attirera d’autres annonceurs.
      Plus ciblés « menagère de 50 ans » et France d’en bas.
      Bourses FM.
      De là à ce que BFM soit racheté par le Parti De Gauche…

    4. @Pascal Bloch-Eisenstein

      Oui les pigeons… Ici en Gironde on préfère chasser les palombes… En octobre quant elle passe, pendant leur périple de 10 000 bornes, quelques unes de leurs congénères, qu’on fait battre des ailes, accrochées aux branches des grands pins, suffisent à les faire poser par dizaines sur des aires parsemées de grains. On attend le plus longtemps possible, qu’il y en ait le maximum, et on lâche le filet retenu par des ressorts.

      Tout l’art du grand « paloumayre » réside dans sa faculté à juger le moment opportun pour le lâcher de filet: trop tôt, bénéfice modéré; trop tard oiseaux envolés…

      Toute ressemblance avec une quelconque corbeille…

      Le coup de filet réussi, un rapide coup de dents sur leur délicate nuque bleutée suffit à abréger leurs souffrances et s’envolent leurs illusions d’un avenir ensoleillé…

      Mais comme disait le « délicieux » dessinateur Chaval: « tous les oiseaux sont des cons »! 🙂

    5. « Si l’audience augmente il n’y a qu’une règle çà attirera d’autres annonceurs. »

      Pas aussi simple. Si l’audience n’a aucun pouvoir d’achat, l’annonceur s’en tape. Je vous donne un exemple entre deux magazines: Elle et Femme Actuelle. Ce dernier tire à 3x plus. Pourtant, je vous laisse deviner où les pages de pub sont les plus chères et les plus nombreuses.
      C’est ainsi entre autres que l’élite contrôle les médias. Ceux qui vont contre ses intérêts auraient beau faire un carton d’audience (sauf que l’élite aurait fuit, choquée) qu’ils n’en connaîtraient pas moins de gros problèmes financiers.
      Chomsky, je crois, défend cette thèse.

  12. Le libéralisme accordé aux banques est l’erreur magistrale qui est la cause de la faillite du système. La banque était là pour prêter de l’argent à un entrepreneur et l’aider à concrétiser son projet. Au citoyen pour lui permettre de construire une maison. Rémunérer les épargnes des travailleurs. Et se rémunérer modestement pour ce service social au bénéfice de tous. La logique du libéralisme est tout autre. Le profit par tous les moyens ! Produits pourris, structurés, bonus, super bonus, prises de risques, délits d’initiés, etc. Avant, la banque était au service de l’économie. Aujourd’hui, l’économie est siphonnée par les financiers. Les hommes politiques sont proches ou à la source des informations profitent aux mieux de ces opportunités boursières et non donc nullement l’intention de changer des règles. C.Q.F.D.

  13. Oui Paul Jorion, mais vous vous arrêtez avant la fin…. Ce qui est valable pour un portefeuille boursier l’est également pour un capital.

    Lorsqu’on vend des quantités importantes de quoi que ce soit, le cours baisse. Pour que la dérivée du bénéfice selon le temps soit constante, l’on doit vendre davantage lorsque « t » augmente. Même chose pour un condensateur, qui se décharge avec une différence de potentiel diminuant, comme P = u * i, pour un même travail l’on voit que si U diminue, i doit augmenter (intensité). Ou alors le travail / temps diminue.

    La même chose vaut pour la rareté du capital.

    D’un autre côté j’ai entendu à la télé belge que si l’on prête aux Etats, il n’y aurait pas de poussé inflationniste, de même que si l’on prête aux banques (et en effet, on l’a constaté).

    Bref, c’est pourquoi votre fille est muette.

    la valeur d’un capital est tout aussi indéfinie que celle d’un portefeuille, car à mesure qu’il se dépense il crée de l’inflation.

    Par parenthèse, c’est l’inflation ou la mort. Il faudrait que les réactionnaires germaniques le comprennent. Car lorsqu’on regarde Anne Will, les bras m’en tombent.

    1. Lisztfr,

      Vous soulevez un gros lièvre là. Je le généraliserais par l’idée que si un capital est mis en vente sa valeur baisse. Cette opération modifie le marché. Si une opération de ce type a lieu à mon niveau, cet effet est négligeable. Mais au niveau de la Goldman Sachs ou même au niveau d’un marché financier quelconque, la masse de capital mise en mouvement modifie le marché. Cela est aussi vrai dans le sens d’un achat de capital.

      Un opérateur assez gros peut décider, au moins partiellement, des cours. Avoir sous la main un capital en actions, dettes, or ou autre choses n’a pas la valeur du prix du moment. Ce sera toujours une fraction. Une mise en vente de ce capital fait bouger le marché. Si les liquidités sont abondantes, il devient possible de déclencher une bulle vu que les opérateurs se mettront tous du côté le plus avantageux pour eux.

      L’idée est qu’il y a une différence imprévisible entre ce que le prix du moment d’une unité multiplié par le nombre d’objets de ce type et le prix qui sera réalisé à la vente (ou à l’achat) sera différent de celui qui est prévu.

      Les conséquences de cette idée sont énormes. Il y a là un moyen d’expliquer pourquoi les arbitrages sont possibles. Le décalage fournit du travail à ceux qui se disent arbitragistes. L’augmentation de la quantité de mouvement des capitaux et des papiers valeurs provoque une accumulation de différences entre ce qui est attendu et ce qui est obtenu. C’est une source de dérapage pour les cours boursiers que ce soit à la hausse (bulle) ou à la baisse (crash). L’idée du marché efficient me semble sapée à la base par ce phénomène. Le prix de l’objet n’est pas celui qui sera réalisé. Le HFT a également de très beaux jours devant lui car il exploite cette différence inéluctable. L’évolution des prix n’est plus décrite par une fonction continue, mais par une fonction discontinue. Le système est itératif. Il se réamorce à chaque opération. Les temps pour chaque itération changent de marché à marché. Le plus rapide peut se faire beaucoup d’argent en jouant sur des tendances courtes. La réalité des hommes, des biens et des services devient quelque chose de très lointain car ils restent les mêmes quelque soient leurs prix. Ce ne sont là que les premières idées qui me viennent à l’esprit.

      Je pense qu’il y en a d’autres. Comme les conséquences de ce cheminement vont très loin, je prends peur. C’est un peu comme si un continent s’ouvrait devant moi sans que je sois sûr de sa réalité.

  14. Et quand une banque US ne vaut plus rien , elle s’inscrit à la FDIC , depuis septembre 2008 elles sont 232 , et le mouvement ne diminue pas vraiment .

  15. les actions devraient refléter à long terme la valeur du capital…ainsi prenons une société comme Facebook…certains disent qu’elle aurait une capitalisation boursière de plusieurs milliards si elle était en bourse…dans une réalité plus rationnelle, la capitalisation boursière de Facebook est de l’ordre de quelques millions de dollars tout au plus étant donné que ce site est principalement du vent reposant sur un intérêt générationnel et une envie partagée par de nombreuses personnes de vouloir « communiquer » sans pour autant avoir quelque chose à dire…c’est tout le problème de la bourse : n’être que du paraître (l’importance de l’instant) donc de vivre dans l’instant mais quand tout tombe, ça ne fait pas dans la demi-mesure…le spéculateur est le symbole de la tragicomédie boursière…brûler ce que l’on a adoré…
    Je dois vous avouer une chose : il m’est arrivé de suivre la cotation du CAC 40 sur les chaînes d’information (un bon quart d’heure, les vices ont une limite) qui évoluait minute par minute…c’était l’année dernière et la bourse était au plus bas et j’étais fasciné par cette suite de nombre qui décroissait et en fait j’en étais venu à souhaiter que l’indice tombe le plus bas possible et là je me rendais compte que la bourse, c’est vivre l’instant intensément, ce qui m’importait c’était ce qui venait dans les secondes (et que ça baisse fort, les suites monotones sont plus rassurantes…) et rien d’autre…le plus déprimant dans tout ça, c’est que ça n’avait aucun sens…après tout pourquoi vouloir aller toujours plus haut ??? pourquoi vouloir une capitalisation infinie qui n’aurait aucun rapport avec la valeur réelle du capital de l’entreprise ???

  16.  » Que vaut une action quand les marchés sont nerveux ? »

    Que vaut la réussite de l’homme s’il ne voit plus son frère ?

    Que valent mes actions de plus si le monde s’en porte pas mieux ?

    Que vaut le marché si le marchand ne rassure plus guère le monde ?

    Que vaut ma réussite sur les marchés si plus grand nombre n’en profite ?

    L’échec de beaucoup de personnes nous sauve un peu. [Ernesto Sabato

    L’échec des autres réconforte toujours un peu. [André Langevin]

    L’histoire ne tolère pas les échecs. [Charles Percy Snow]

    Mais encore,

    Plus un politicien échoue et plus les pauvres se sentent déjà mieux [ Jérémie l’enfoiré]

    Les gens du système seraient même prêts à aller plus loin encore pour mieux masquer l’échec

    Au moindre échec, ô mes amis, souvenez-vous qu’il n’est plus d’amis. [Pierre-Augustin Caron Beaumarchais]

    Ma voiture, mon appartement, ma réussite, ma ligne, mon poids. L’échec est inavouable. [Isabelle Sorente]

    L’homme aime rivaliser avec ses semblables et les surpasser, mais il n’aime pas parler de ses échecs. [Lao She]

    Plus je vois des gens courir après la seule réussite professionnelle et plus je me dis que la fin du monde est proche. [ Jéronimus 1er ]

    La vie, dans la plupart des cas, n’est jamais qu’une quête de chèques et une conquête de l’échec. [Jacques Sternberg]

    Ce que je veux savoir avant tout, ce n’est pas si vous avez échoué, mais si vous avez su accepter votre échec (tous ensemble à l’antenne).[Abraham Lincoln]

    Les gens à qui tout réussit sont souvent déconcertés et lâches dans l’adversité. Leur coeur n’est pas fait pour l’échec. [Jean Dutourd]

    Un politicien à horreur de l’échec c’est comme le bureaucrate il faut toujours aller au régime
    de plus si cela pouvait nous permettre de garder encore la face servir à quelque chose.

    Tous ces prétendus hommes politiques sont les pions, les cavaliers, les tours ou les fous d’une partie d’échecs qui se jouera tant qu’un hasard ne renversera pas le damier. [Honoré de Balzac]

    Dans l’échec, tous les hommes finissent par se ressembler. La réussite est le révélateur des natures, et ce qu’elle révèle n’est pas souvent très beau à voir. [Maurice Chapelan]

    La plupart de ce que nous vivons dans notre tête, ressassant soucis, échecs passés et catastrophes futures. Le toucher d’une main bienveillante nous ramène dans le monde présent et nous aide à être de nouveau en phase avec la réalité. [Anonyme]

    La cause du succès ou de l’échec relève beaucoup plus d’une attitude mentale que d’une capacité mentale. [Walter Scott]

    De la considération des obstacles vient l’échec. De la considération des moyens la réussite. [Anonyme]

    J’adore voir le monde moderne échouer comme ça les petits sont déjà moins oubliés [ Jérémie ]

    Rien n’est plus offensant pour un homme qu’un échec qui touche son côté mâle. [Roger Viau]

    Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. [W.Churchill]

    La violence, sous quelque forme qu’elle se manifeste, est un échec. [J.P Sartre]

    La rigueur est l’ultime échec de nos bureaucrates. [Jérémie l’enfoiré ]

    L’indifférence est le commencement de l’échec. [Proverbe français]

    Excès de confiance, l’échec sera ta doléance. [Sébastien Fauvel]

    Le succès, c’est l’échec de l’échec.[Delphine Lamotte]

    Sans échec, pas de morale. [Simone de Beauvoir]

    La hâte est la mère de l’échec. [Hérodote]

    Ils rechercheront sans cesse à cacher aux autres le propre échec de leur vie [ Jérémie ]

    1. Amusant,

      Guy Sorman a écrit le livre « L’économie ne ment pas ». Il met des éditions de son livre à côté d’une explication que le modèle financier utilisé au moment de la rédaction de son livre est faux. En plus, Mandelbrot a écrit avec un journaliste un livre entier sur l’usage des fractales en économie où il explique qu’il a inventé ses fractales pour évaluer des cours de produits comme le coton. Cela contredit le texte de Guy Sorman.

      J’admire et apprécie énormément le travail de Mandelbrot. Son idée du hasard sauvage est plus qu’intéressante. Mais le Mandelbrot que je connais et celui de Guy Sorman sont différents.

  17. Cette femme nous prend pour des pigeons?L’europe quand ca arrange ‘madame’ pour le reste..pour payer la note laissée par son fantastique système néolibéral il faudrait lui donner un droit de veto…L’europe des peuples oui..l’europe du fric non….et l’europe sans les allemands si nécessaire pourquoi pas?? Elle doit être suicidaire..car qui peut douter de la réaction après pareille déclaration incendière…casus belli !!

  18. Déclaration d’un faible et désespéré qui veut sauver son paradis fiscal(casino)luxo…

    Juncker soutient l’euro et l’examen préalable des budgets nationaux

    mardi 18 mai 2010, 01:18
    Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a apporté son soutien lundi soir à un projet controversé visant à soumettre à partir de 2011 les projets de budget des pays de l’UE à un examen européen avant même les Parlement nationaux. L’euro est une « monnaie crédible », a également assuré le chef de file des ministres de la zone euro, Jean-Claude Juncker, à l’issue de cette réunion.

    La démocratie il connait pas ….

    1. La démocratie a été abolie en Grèce n’est-ce pas ? puisque les lois concernant le plan d’austérité ne seront plus discutées au parlement, mais validées par décret ! Décidément la folie guette.

  19. Ping : Casino 1274180229
  20. Ce problème de la valeur n’est pas spécifique aux actions ou au reconnaissance de dettes (ce qui ferait qu’elles ne serait pas assimilables à de la « vraie » monnaie), c’est propre à tout marché où l’offre ou la demande est en situation de détresse. Le marché ne peut déterminer un prix qu’en dehors d’une situation de crise.

    Et ceci est vrai même pour tous les biens. Une machine-outil vaut très chère, mais que l’entreprise soit en liquidation judiciaire et on pourra l’acquérir pour une bouchée de pain. Idem pour l’or ou un billet de 100 euros, dès qu’une partie est sommée de vendre ou d’acheter (du pétrole par exemple), l’autre partie détermine seule le prix et elle le fixe naturellement à 0 ou à l’infini car elle ne fait pas de la philanthropie.

    La liberté des prix comme toute autre liberté (expression, circulation,…) n’est valable et viable que lors d’un fonctionnement normal de la société, mais qu’un cas de force majeur intervienne et toute constitution ou traité internationale reconnaît à une autorité, l’Etat, le droit de la suspendre ou de la restreindre.

    C’est ce genre de lois d’exception qui manquent ou sont très mauvaises dans le domaine économique. Et en plus même quand la situation est normale ces lois sont encore très insatisfaisantes, comme l’a montré par exemple la législation qui a permis la crise de subprimes.

Les commentaires sont fermés.