TRUMP OTAGE DU CONGRÈS RÉPUBLICAIN, par François Leclerc

Billet invité.

Pendant que Donald Trump joue les matamores sur la scène internationale dans le but manifeste de faire oublier à ses électeurs ses récents échecs, non sans risque prononcé de dérapage, les modalités de la déréglementation financière destinée à dynamiser l’activité économique sur le front intérieur alimentent des débats.

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COMME DANS LE MARC DU CAFÉ, L’AVENIR SE LIT DANS LES BILANS BANCAIRES, par François Leclerc

Billet invité.

Il n’est pas rare ces temps-ci de lire que les banques sont confrontées à un problème de modèle, mais sans plus d’explication. On comprend que c’est du sérieux après avoir cru saisir que deux modèles s’opposaient globalement, celui de la banque universelle – qui fait tous les métiers de la banque – et celui de la banque d’affaire, qui n’a pas d’activité de dépôt. Une des grandes questions étant la séparation des activités des banques se revendiquant du premier modèle. Elle n’est pas intervenue au sein de l’Union européenne, et elle pourrait être revue aux États-Unis et donner lieu à compensation au Royaume-Uni, lit-on également. Mais les deux modèles seraient-ils aujourd’hui en question ?

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LE TEMPS DE LA DÉRÉGULATION BANCAIRE EST VENU ! par François Leclerc

Billet invité.

Tout allait bien et patatras ! les Bourses étaient hier revenues sur la chute des valeurs bancaires, aussi vite qu’elles les avaient fait plonger, mais cela n’a été qu’un feu de paille. La Deutsche Bank par qui le malheur arrivait a endossé le rôle du sauveur, mais cela ne pouvait en rester là. Ces valeurs replongent à nouveau ce matin.

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FINANCE : 3 – RÉGULATION : 0, par François Leclerc

Billet invité.

Une page est bien tournée. L’Union bancaire, la taxe sur les transactions financières et la séparation des activités bancaires, ces trois grandes réformes financières présumées ont sombré dans d’interminables consultations européennes avec la complicité active de leurs organisateurs.

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LA RÈGLEMENTATION ? UNE FAUSSE PISTE ! par François Leclerc

Billet invité.

Fréquenter la presse financière conduit à y rencontrer une interrogation récurrente : « où cela va-t-il craquer la prochaine fois ? ». Rendant inutile tout alarmisme superflu, ces publications s’en chargent d’elles-mêmes, scrutant sans relâche l’activité financière afin d’y déceler des dysfonctionnements annonciateurs. La semaine dernière, l’Autorité bancaire européenne (EBA) a apporté de l’eau à leur moulin en annonçant dans son dernier rapport annuel que «  les risques du système financier n’ont pas changé sur le fond et se sont renforcés. »

Il est généralement admis que c’est du shadow banking non régulé que proviendra le danger, le risque s’étant déplacé depuis que les fonds propres et le coussin de liquidité des banques ont été renforcés par les régulateurs. Mais, bien que la chasse au risque soit en permanence ouverte, et que les tentatives de le cerner ne manquent pas, celui-ci reste intact. Aujourd’hui, les fonds d’investissement sont identifiés comme étant le point faible du système financier, demain un autre péril sera détecté.

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L’IMPOSSIBLE RÉFORME DU SYSTÈME FINANCIER, par François Leclerc

Billet invité.

Il y a de quoi donner le tournis : le shadow banking représentait 75.000 milliards de dollars d’actifs en 2014, selon le Conseil de stabilité financière (FSB), soit 50 % des actifs bancaires et 120 % du PIB mondial. Mais le plus impressionnant réside dans l’augmentation de 7 % de sa taille en une seule année, signifiant qu’une mutation est en cours.

Sans aller chercher plus loin et pénétrer dans les arcanes du système financier, cette constatation relativise singulièrement la portée de mesures de régulation principalement destinées aux banques. Cela a d’ailleurs conduit Vitor Constâncio, le vice-président de la BCE, à réclamer une vigilance renforcée des frontières entre ces dernières et les entités du shadow banking, comme si la cause était perdue d’avance en ce qui concerne la régulation de la finance de l’ombre.

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LES RÉGULATEURS SONT PENCHÉS SUR LE RISQUE SYSTÉMIQUE… ET N’EN FINISSENT PAS ! par François Leclerc

Billet invité.

Faisant écho au monde bancaire qui réclame un cessez-le-feu sur le front de la régulation, le Comité de Bâle joue l’apaisement dans son dernier rapport. Les 98 plus grandes banques objet de sa dernière étude ont atteint ou dépassé les exigences minimales de ratio de fonds propres à la fin juin 2014, annonce-t-il, les établissements identifiés comme systémiques devant encore atteindre leur ratio propre mais s’en approchant. Les mégabanques ont également continué de progresser afin de disposer d’un coussin de liquidités leur permettant de faire face à une crise de liquidité de trente jours. Bref, nous sommes sur la bonne voie !

Mais cela serait trop beau, car les régulateurs n’en n’ont jamais fini, placés devant la montée en puissance d’un nouveau danger systémique. Il est apparu au sein d’un autre monde dont le volume d’activité s’est considérablement accru et qui connait une forte concentration, celui des méga fonds d’investissement. Quelle pourrait en être cette fois-ci la cause ? La remontée du taux principal de la Fed pourrait précipiter une panique sur le marché obligataire, en raison de l’afflux des ventes, aboutissant à un nouveau blocage des transactions financières. Certes, les avis à ce sujet sont partagés – certains mettant l’accent sur les « conséquences dévastatrices » de la remontée du taux directeur de la Fed, d’autres exprimant leur confiance dans la capacité des fonds d’investissement à absorber le choc – mais nous vivons dans un univers formellement régit par le principe de précaution impliquant d’agir préventivement en tout état de cause…

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LA PENTE DESCENDANTE DE LA RÉGULATION FINANCIÈRE, par François Leclerc

Billet invité.

Goldman Sachs constate dans une étude une importante baisse des revenus des banques américaines, trois facteurs se conjuguant pour les affaiblir au point d’éroder de plus de 7 % leurs profits annuels, qui sont captés par le secteur du shadow banking. En cause : les bas taux d’intérêt, la régulation financière et l’apparition de nouveaux concurrents. Les énormes amendes auxquelles elles ont été condamnées ne sont pas mentionnées.

Impulsés par une Fed qui ne les augmente toujours pas, les bas taux d’intérêt persistants font d’ailleurs d’autres victimes, aux États-Unis et ailleurs, dans le secteur clé des compagnies d’assurance. Celles-ci sont prises dans un étau qui se resserre progressivement, ayant garanti des rémunérations fixes à leurs clients tout en subissant une baisse de leurs revenus obligataires. Seul leur matelas de titres n’étant pas arrivés à maturité et bénéficiant des rendements d’avant freine cette érosion qui va se poursuivre tant que les taux ne remonteront pas. Ce qui n’est pas à l’ordre du jour en Europe avec le démarrage du programme d’achat de titres de la BCE. Côté régulation, les lobbies bancaires courtisent activement la majorité républicaine du Congrès afin que soit détricotée la loi Dodd-Frank de régulation financière, dans la perspective des prochaines élections présidentielles américaines. Mais ils sont également préoccupés par l’émergence sur Internet de nouveaux acteurs P2P (pair à pair), qui contournent les banques sur des marchés très profitables et en plein développement comme celui des prêts étudiant.

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LE PATAQUÈS EUROPÉEN (suite), par François Leclerc

Billet invité.

Est-il utile de revenir sur un plan Juncker d’investissement, soutenu « sur le principe » et du bout des doigts par Angela Merkel, et que le gouvernement français voudrait « améliorer ». Ces réactions toutes diplomatiques enregistrées, il est quasi-unanimement décrié. Que l’on considère la faiblesse de son montant, l’absence de fonds publics, ou son mécanisme d’appel à des fonds privés, il est peu crédible et il en va de même de ses résultats. Mais, il faut le concéder, ce plan ne fait qu’exprimer l’étroitesse des marges de manœuvre de ses concepteurs, que l’on connaissait déjà.

Vitor Constancio, le vice-président de la BCE, est-il mieux loti que Jean-Claude Juncker, qui vient d’être conforté par un confortable vote de confiance du Parlement européen, sociaux-démocrates compris, en dépit des LuxLeaks ? Présentant le rapport bi-annuel de stabilité financière de la banque centrale, il a annoncé que « tous les indicateurs de risque systémique en zone euro sont à un niveau très bas, et certains d’entre eux à des niveaux similaires à ceux d’avant la crise ». Toutefois, ayant évacué tout semblant d’interrogation sur la qualité de ces indicateurs, il s’inquiète que « le shadow banking représente 60% du total des actifs bancaires en Europe », avec comme leçon que « nous devons en savoir plus, et avoir une meilleure connaissance de l’exposition du secteur réglementé de la finance vis-à-vis de secteurs moins réglementés ».

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Régulation financière : BON ! MAIS C’EST PAS TOUT ÇA… par François Leclerc

Billet invité.

Reléguée au second plan, la régulation financière est la grande absente du paysage. Rendant implicite – quand elle n’est pas affirmée – l’idée fausse selon laquelle elle serait accomplie, alors qu’elle repose sur des bases la rendant par construction imparfaite, et que même là elle est loin d’être terminée.

Dans ce genre, les États-Unis peuvent certes se prévaloir d’une loi couvrant tous les domaines de la régulation – la loi Dodd-Frank – qui entre progressivement en vigueur, mais dont tous ses décrets d’application sont loin d’être adoptés, laissant de grandes zones d’ombre propice. L’heure y est par ailleurs à la poursuite d’enquêtes, dont certaines ont débuté en 2009, aboutissant désormais à des amendes qui tombent dru. Les milliards de dollars valsent et ce n’est pas fini, les mégabanques américaines et européennes en sont déjà à un total de 85 milliards de dollars d’amendes. Ventes abusives de titres subprimes, manipulations sur le Libor et les taux de change sont les grandes têtes de chapitre du registre consignant les punitions. De manière moins spectaculaire et plus timorée, les autorités britanniques et la Commission se sont également mises de la partie.

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