LIBÉRATION, « Il faut pénaliser le pillage et la rapine », le 18 juillet 2012

« Il faut pénaliser le pillage et la rapine »

Pour l’économiste et anthropologue Paul Jorion, le système financier est toujours en manque de régulation.

Le scandale du LIBOR, c’était en 2008 et dans la quasi indifférence. Aujourd’hui l’indignation est totale. Pourquoi ?

C’est une situation spécifique à la Grande-Bretagne. C’est là qu’est apparu un contexte qui a permis à l’opinion publique d’avoir le sentiment d’avoir véritablement identifié les raisons de la crise. Et soudainement, au moment où l’on fait savoir publiquement qu’une banque britannique, la Barclays, a triché et qu’elle doit pour cela payer une amende d’un montant considérable, la maîtrise de la réaction que manifeste la population échappe entièrement à ceux qui ont mis en scène cette condamnation sur un mode théâtral et totalement aseptisé. Les metteurs en scène, régulateurs et gouvernants, pensaient qu’une condamnation de principe ferait l’affaire et que le règlement / liquidation du scandale passerait comme une lettre à la poste. En vain : c’est l’écœurement qui mène en réalité le bal. Le gouverneur de la banque d’Angleterre, Sir Mervyn King, le régulateur en chef, Lord Adair Turner, sont obligés de reconnaître que la réaction de l’homme de la rue a dépassé en ampleur tout ce qu’ils avaient prévu.

Pourquoi une telle réaction ?

Parce qu’il existe depuis un an exactement un climat extrêmement délétère en Angleterre. En juillet 2011, les Britanniques découvraient que la compagnie News Corporation de Rupert Murdoch avait pris un ascendant extraordinaire sur la manière dont les affaires sont menées à tous les niveaux Outre-Manche. On ne parle pas ici simplement de l’influence excessive d’un groupe de presse sur la politique d’un gouvernement, mais de la manière invraisemblable dont cette compagnie avait perverti le fonctionnement de la démocratie. News of the World, organe de presse caniveau, appartenant à l’empire Murdoch, avait piraté les téléphones de plus de 4 000 personnes en Angleterre. Et quand des plaintes étaient déposées, elles n’aboutissaient jamais parce que Murdoch corrompait les services de police qui étouffaient alors les affaires.

La population est encore sous ce choc ? 

Certainement. Alors, quand on vient lui expliquer que les grandes banques du pays communiquaient des chiffres falsifiés concernant les taux d’intérêt prévalant sur les marchés interbancaires, et ceci pour grappiller de misérables avantages financiers ici ou là, l’écœurement apparaît en surface. On dit en français : « la goutte qui fait déborder le vase », l’expression anglaise n’est pas moins parlante : « la paille en plus qui brisa le dos du chameau ».

Mais cet écœurement renvoie-t-il aussi à la manière dont a été gérée la crise des subprimes, et ce depuis près de quatre ans ?

C’est évident. On nous a répété : « la crise des subprimes est un simple dysfonctionnement dans la manière normale dont opère la finance : la panne sera rapidement réparée ! ». Mais les nouveaux scandales, en Angleterre ou ailleurs, mettent en évidence la trame de trafics à la petite semaine dont est constitué le système financier tout entier. La finance triche sur tout et partout, même pas avec panache : médiocrement. Et ceci sous le regard nonchalant d’une classe dirigeante arrogante qui trouve évident que celui qui dispose du pouvoir arrange ses affaires selon son bon plaisir.

Pourtant, il n’a jamais été autant question de régulation…

Qui pourrait croire qu’une régulation de la finance a été adoptée et serait sur le point d’être mise en œuvre ? On se paie de mots. Aux États-Unis, la tentative de régulation que constitue le Dodd-Frank Act reste lettre morte, ses adversaires ont fait en sorte que les fonds permettant de recruter les équipes qui devraient le mettre en application, ne soient jamais réunis. Au contraire, le rouleau compresseur de la dérégulation financière poursuit sa progression inexorable, et en Europe plus particulièrement.

C’est-à-dire ? 

Que propose la Troïka constituée de la BCE, du FMI et de l’UE lorsqu’elle va imposer ses diktats en Grèce ? Que se poursuive ce mouvement de dérégulation financière. La finance dirige le monde depuis plus de trente ans. Le moyen qui lui a permis de prendre chacun en otage, c’est l’explosion du crédit que la concentration de la richesse nécessite puisqu’il ne reste aucun pouvoir d’achat aux salariés. Le seul moyen de lui faire rendre gorge est de pénaliser le pillage et la rapine : ramener la rémunération des avances que sont les dividendes à un niveau décent et le salaire des dirigeants des grandes entreprises dont le comportement nous fait trop souvent honte au niveau de leur réelle compétence – niveau très éloigné de l’opinion qu’ils s’en font personnellement.

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92 réflexions sur « LIBÉRATION, « Il faut pénaliser le pillage et la rapine », le 18 juillet 2012 »

  1. Faut-il mettre quelques grands banquiers en prison ?
    C’est ce que réclame en tout cas notre confrère Les Echos (17 juillet) ! Il faut dire que les patrons de banques les accumulent ces derniers temps, entre le scandale du Libor et désormais celui de HSBC prise dans une affaire de blanchiment. Si l’histoire peut servir de leçon, le plus grand banquier américain avait fini devant un tribunal dans les années 1930…

    Lire la suite sur le blog de Christian Chavagneux.
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/chavagneux/2012/07/17/faut-il-mettre-quelques-grands-banquiers-en-prison/

  2. pas de rapport direct avec le billet, mais j’en profite pour un commentaire-question :

    Plusieurs fois par jour les medias nous assennent les « cours de la bourse » dans les journaux televises ou radio.
    Il repassent les principaux acteurs du CAC 40 , ou de l’IBEX 35 en espagne, en disant « un tel a perdu tant de %, un autre a gagne tant.. ».
    Ils ne donnent que ces chiffres bruts sans aucun commentaire, comme si c’etait representatif de quelque chose d’essentiel pour « l’economie », donc pour Monsieur-tout-le-monde : le message implicite semble etre « si la bourse monte, bonnes nouvelles, si elle descend, mauvaises nouvelles », meme s’il n’est jamais formule explicitement ainsi.

    Mais si j’ai bien compris, ces indices representent le volume moyen echange sur le marche secondaire de titres d’entreprises d’un panel donne (qu’on me corrige si necessaire) , et dans ce cas quelles raisons aurait le citoyen lambda de se rejouir de leur « montee » ?

    Parcequ’il a investit dans des actions de ces entreprises et que pour lui « montee » signifie « augmentation de la valeur de mon paquet d’actions » ?…

    Ou ces indices sont ils representatifs d’autre chose qui m’a echappe ?…

    1. « quelles raisons aurait le citoyen lambda de se rejouir de leur « montee » ?

      Aucunes ! Car le citoyen lambda ne fait pas joujou en bourse.Mais il faut bien les « occuper » ces journalistes à blablater avec leurs experts sur BFM buziness…

      Tout « bon père de famille » sensé, se tient à l’écart de ce grand casino.

      1. Le citoyen lambda ne fait pas joujou en bourse ?…. et les gens qui achetent des actions Acerlor Mital (exemple generique) pour les revendre au moment de leur retraite (en esperant empocher une bonne plus value bien sur) ?….. et les gens qui, sans faire joujou directement, laissent le soin a leur banque de le faire pour eux a travers leur retraite par capitalisation ?…..

      2. JPotier
        Pas des citoyens. Des capitalistes quelconques. Des petits bourgeois irresponsables, ou des consommateurs se cachant derrière le plus grand nombre. Le mot citoyen fait sens, contrairement à capitaliste.

      3. Sans forfanterie aucune, ca fait bien 20 ans que je me dit la meme chose…La plupart des auditeurs se foutent complement de ces bulletins boursiers. Pourtant ca doit bien faire faire 30 ans qu on nous gonfle avec.

      4. c’est bien la question que je me pose aussi : pourquoi les medias continue t ils a les diffuser quotidiennement ?

        d’une part les gens qui sont dans la finance ont leurs sources ailleurs, ils n’attendent certainement pas les bulletins des journaux, ils en ont donc absolument rien a foutre.

        d’autre part, « les autres » n’y comprennent de toute facon rien et s’en foutent aussi completement, a part peu etre justement le pere de famille qui a des actions pour ses vieux jours d’une entreprise specifique du CAC40, et qui attend febrilement l’annonce de ses resultas du jour dans la liste debitee par le chroniqueur… mais de toute facon il peut trouver l’info ailleurs aussi, dans des sites specialses.

        les medias continue t ils de nous gonfler avec ca juste pour faire plaisir au pere de famille ?

      5. avant il y avait en plus le résumé des courses de chevaux
        je n’ai connu qu’une seule personne pour qui c’était l’instant sacré, un parieur pro
        il misait 60000 par an avec un bénéf moyen annuel de 20000( ff)

        qu’est ce qu’on peut bien faire avec le compte rendu de la bourse tel qu’on nous le sert
        c’est comme un djingle annonçant la fin des actus avec le bulletin météo qui nous dit si en ouvrant la fenêtre il fait beau ou pas
        un espèce de rituel absurde
        pour nous habituer …
        surement
        un de ces 4 ils vont nous dire des trucs énormes
        on ne les entendra même pas tellement on sera devenu sourds.

    2. Ces indices sont confusément l’indice de la bonne marche des affaires , c’est pourquoi ils ne cessent de monter . Surtout que bons nombres de fonds de pensions en sont dépendants .
      Le hic c’est que ces derniers temps ils ont plutot tendance à descendre , si çà se confirmait ce serait désastreux surtout outre-Atlantique et pour nous où c’est censé incarner notre avenir .
      Ce serait désastreux pour l’idéologie ambiante dite ‘libérale’ ou ‘capitaliste’ , ces deux désignations sont fausses mais il convient de les maintenir pour entretenir la nécessité de l’intervention étatique .

      1. Ne serait-ce pas pour convaincre le bon père de famille de mettre de l’argent en bourse afin d’alimenter en primo-boursicoteur cette belle institution pour que les vrais capitalistes puissent récupérer la mise ?

  3. « La Bourse de Paris ouvre en hausse, encouragée par Wall Street » Boursorama 18/07/2012 9H15
    Sur l’air de;
    ‘Tout va très bien Madame la Marquise,
    tout va très bien…’

  4. Paul, vous titrez pénaliser le pillage et la rapine puis proposez de ramener la rémunération des avances que sont les dividendes à un niveau décent.

    Mais ces intérêts sont déjà indécents!
    Le concept même d’intérêts est indécent!
    Depuis quand marchand de sous est-il un métier décent?

    Nous devrions qualifier au pénal, comme nous le faisons avec le vol par exemple, les pratiques usurières de nos piètres financiers…

  5. Voilà qui est dit sans détour ! Comme on dit à Marseille : Droit au but!
    Comme vous le dites si justement ces « metteurs en scène et acteurs » jouent devant les médias « la comédie de la démocratie ». Le jour où chacun en sera convaincu, la colère sera immense mais salvatrice…

  6. « Le gouverneur de la banque d’Angleterre, Sir Mervyn King, le régulateur en chef, Lord Adair Turner, sont obligés de reconnaître que la réaction de l’homme de la rue a dépassé en ampleur tout ce qu’ils avaient prévu. »

    Je connais mal la situation anglaise et je n’ai rien vu passer au niveau des journaux. Concrètement, comment cette réaction de l’homme de la rue se donne-t-elle à voir en Angleterre? Il y a des manifs à cause du scandale du Libor?

    1. Mon cher Moi, c’est parce que les « manifs » se passent dans la rue que vous croyez que la seule influence possible de l’homme-de-la-rue provienne de la « manif ?

      L’homme-de-la-rue anglais a déjà obtenu la démission des trois principaux dirigeants de la banque Barclays – sans « manif ». Si vous doutez que ce soit bien lui, regardez la vidéo qui montre MM. Mervyn King, Adair Turner et Paul Tucker : limoger ces 3 dirigeants fout la pagaille, s’ils les ont virés, ce n’était vraiment pas parce que l’idée venait d’eux, ils l’ont fait forcés et contraints sous la pression de l’homme-de-la-rue.

      1. « ils l’ont fait forcés et contraints sous la pression de l’homme-de-la-rue »

        Mais comment cette pression se manifeste-t-elle? Comment est-il possible que l’homme-de-la-rue fasse pression porté par l’indignation d’un événement qu’il ne comprend pas et que les journaux tentent de lui expliquer à longueur de pages depuis quelques jours à peine? Personnellement, je fréquente beaucoup d’hommes-de-la-rue, j’en suis un moi-même (contrairement à vous, à présent) et personne n’en a rien à cirer du Libor (lorsque par hasard la personne en question est au courant qu’il y a un scandale sur la question et sait ce qu’est le Libor). Il est vrai que je ne fréquente pas beaucoup d’Anglais (quoique quelques-uns tout de même) et que je ne connais pas bien l’état d’esprit outre-manche, mais de ce côté-ci c’est certain il ne se passe rien chez l’homme-de-la-rue en rapport avec le Libor.
        De plus, un scandale provoqué par l’homme-de-la-rue ne suit pas cette chronologie d’événements. Il y a d’abord des remous dans l’opinion, puis les remous de l’opinion deviennent des vagues et, sous la pression, on institue des commissions d’enquête, puis des têtes tombent, etc. Rien de tout ça ici: on a vu apparaître une commission de députés anglais puis l’affaire devient de plus en plus publique alors que des têtes sont déjà tombées.

        Lisez ici, un exemple parmi d’autres, écrit le 12 juillet: « Mark Gongloff makes the case that the furor over LIBOR is so subdued because understanding it involves math, and people hate that shit. I think he’s right. »

        C’est un constat que l’on peut faire aisément (apparemment, pas tout le monde): tout ça ne vient pas de l’homme-de-la-rue.

        PS: l’opinion que je suis en train de me faire actuellement est que ceux que je vois vraiment indignés sont les fonds d’investissements, ils sont les perdants de l’histoire.

      2. Une hypothèse: il s’agit de trois victimes sacrificielles destinées à apaiser le courroux de l’homme de la rue avant que celui-ci ne se déchaîne.

        Émeutes de 2011 consécutives à une bavure, manifestations monstres contre les plans d’austérité du gouvernement qui depuis 2011 dégénèrent aussi en émeutes, enfin, proximité des JO; tout ce qui peut apaiser les tensions entre élites et homme de la rue est à faire et vite.

      3. Perso, j’aurais bien remplacé « homme-de-la-rue » par électeur. Non ..??

        (ce qui s’est passé pour sarko, d’ailleurs)

      4. @ Moi 18 juillet 2012 à 13:13

        PS: l’opinion que je suis en train de me faire actuellement est que ceux que je vois vraiment indignés sont les fonds d’investissements, ils sont les perdants de l’histoire.

        Le drame vient de ce qu’il y a de modestes citoyens derrière les fonds d’investissement, tant pour les gérer (plus de 200 000 employés en France) que pour les alimenter à partir de leurs économies. Pourquoi ces personnes qui ne trompent personne, et contribuent à alimenter une activité économique de plus en plus capitalistique, devraient-elles faire les frais de la tricherie de certaines autres ?

      5. Le drame vient de ce qu’il y a de modestes citoyens derrière les fonds d’investissement, tant pour les gérer (plus de 200 000 employés en France) que pour les alimenter à partir de leurs économies. Pourquoi ces personnes qui ne trompent personne, et contribuent à alimenter une activité économique de plus en plus capitalistique, devraient-elles faire les frais de la tricherie de certaines autres ?

        Quel drame en effet, j’en ai la larme à l’œil pour ces « modestes citoyens » qui ne sachant pas quoi faire de leurs excès de capitaux les placent dans des fonds d’investissement spéculatifs en espérant qu’on leur restitue 10 fois leur mise de départ. Quand on prête son argent à des joueurs pour qu’ils aillent faire une partie de casino, c’est un pari. Et dans tout pari, il y a un risque : celui de ne pas le gagner et de perdre sa mise. Les règles sont connues, même si la majorité des neuneus font comme si tout leur était garanti. The age of entitlement qu’on dit dans la langue de Shakespeare.

        Quand il n’y a plus de pognon, il n’y a plus de pognon. Qui va rembourser les fonds d’investissement floués ? Les banques en faillite ?

        A moins bien sûr que vous défendiez la grandiose idée que ce soient les contribuables, y compris les moins bien pourvus qui n’ont pas le loisir de faire des paris, qui remboursent les « modestes citoyens » sur les deniers publics.

        Alors, jducac, qui doit rembourser vos « modestes citoyens » et avec quel argent ?

      6. J’aime pas passer la pommade, mais … bien vu, Julien.
        Le « jducac » est tout de même un excellent exemple d’individualisme qui, en plus, sera TOUJOURS incapable de se rendre compte que sa mentalité est la cause unique de la crise en cours.
        Comme dit Delamarche : « c’est tellement beau que ça en devient artistique »…

      7. Cyberpipas.
        Le grand-Breton est, de toute façon, particulier.
        Ces rosbifs, dont j’ai souvent apprécié la convivialité, sont un des rares pays à n’avoir pas trop augmenté leur sécurité intérieure mais misent sur la délation…
        Et je ne vous rappelle pas le cas de Soros qu’ils paient… alors qu’il est devenu milliardaire sur leur dos.
        Dommage que n’intervienne plus le commentateur qui suivait de près les réactions du peuple anglais…

      8. @Julien Alexandre: « A moins bien sûr que vous défendiez la grandiose idée que ce soient les contribuables, y compris les moins bien pourvus qui n’ont pas le loisir de faire des paris, qui remboursent les « modestes citoyens » sur les deniers publics. »

        Je ne sais pas si c’est ce qu’éventuellement les fonds d’investissement ont en tête, mais si les banques de la taille d’HSBC casquent, il est très probable que l’ardoise soit in fine payée à nouveau par le contribuable après le sauvetage de celles-ci par l’Etat. En tous cas, sans spéculer sur la provenance du fric ou les chances de réussite de la manoeuvre, les fonds d’investissement espérent récupérer du brousouf, c’est sûr.

      9. L’homme de la rue n’a évidemment rien obtenu et n’obtiendra jamais rien de ce vaste théâtre sacrificiel, qu’un peu plus de mépris encore de la part de ceux qui savent et le gouvernent, et feignent de respecter les droits toujours bafoués de la multitude.
        Il y a eu, dans les semaines qui précédèrent l’ignoble agression en Irak (« Shock and Awe »), prélude à la décomposition accélérée du monde que nous vivons, 11 millions d’hommes de la rue dans les rues du monde, ce qui n’eut comme effet, si tant est qu’il y ait eu un effet, que …d’accélérer encore l’agression et les massacres Bushisto-blairistes.
        Bush coule des jours heureux d’idiot utile en retraite dorée et Blair, l’halluciné christo-messianique, a par deux fois été blanchi par… tiens, une commission parlementaire (Chilcot), encore une !
        Quant au bon Obama, les journaux étalent (ce qui serait redevable d’une commission ou d’un procès pour divulgation de secrets d’Etat) ses tourments d’honnête homme qui doit personnellement ordonner le sacrifice aux drones et nommer les sacrifiés, parmi lesquels un nombre certain de citoyens états-uniens (innovation à laquelle Bush n’avait même pas pensé).
        L’homme de la rue n’est qu’un homme sans qualités face aux scandales financiers, sur lesquels s’obnubilent ce blog, alors qu’ils ne sont qu’une des manifestations de l’irrémédiable dégénérescence de la civilisation, où l’anglosphère tient la baguette du chef d’orchestre tandis que nos vieux pays continentaux jouent activement, je le concède volontiers, leur partition utile à l’approfondissement du chaos.

      10. @ Julien Alexandre 18 juillet 2012 à 14:48

        Alors, jducac, qui doit rembourser vos « modestes citoyens » et avec quel argent ?

        Ce sont les emprunteurs qui doivent rembourser leurs dettes, sans quoi ce serait encourager le laxisme, les mauvais comportements et la fuite en avant. Les emprunts d’Etat doivent être remboursés par les Etats, donc par les contribuables qui ont élu les responsables politiques portés à la tête des l’Etats.

        Durant de nombreuses années, les emprunts d’Etat étaient présentés comme les plus sûrs et, de ce fait, étaient moins bien rémunérés. Jamais, à ma connaissance, l’Etat, qui veille à la protection de ses citoyens les a mis en garde contre les risques présentés par ses propres emprunts. Pas étonnant dans ces conditions, qu’ils aient attiré les bons pères de famille, souvent de modestes et consciencieux citoyens, toujours soucieux de préserver l’avenir en consommant moins que ce qu’il gagnent afin de faire face à leurs besoins futurs et moins peser sur les ressources de leurs enfants.

        Et vous voudriez que ces bons citoyens, ayant adopté un comportement responsable, soient pénalisés plus que ceux qui se comportent en paniers percés et consomment chaque mois jusqu’au dernier centime, tant qu’il est possible, sans se sentir en quoi que ce soi responsables de la préparation de l’avenir ?

        Mais qui a donc fait votre éducation ? Personne ne vous a enseigné la cigale et la fourmi ? Vos enseignants vous ont-ils dit que, lorsqu’on envisage une dépense future, il ne faut pas l’anticiper en épargnant petit à petit afin d’avoir le moins possible recours à l’endettement, lequel est toujours porteur de risques, bien souvent plus pour l’emprunteur que pour le créancier ?

      11. Ce n’est pas l’homme de la rue (main street) qui fera tomber wall street.
        Je m’explique:quand une affaire passe de l’ombre à la lumière c’est qu’elle dépasse les limites du tolérable,de l’acceptable,et dans le cas du scandale du libor,le limogeage est une mesure prophylactique d’exemple (technique du fusible),empêcher qu’il y ait un court circuit,faire croire que la justice suit son cours(expression bien connue de nos hommes politiques empêtrés dans des affaires),on rassure main street pour le leurrer dans le grand mensonge de la démocratie représentative.

      12. @NK: « ils ne sont qu’une des manifestations de l’irrémédiable dégénérescence de la civilisation »

        Vous êtes un optimiste, voire peut-être naïf. Je crains en ce qui me concerne que ce ne soit là que des manifestations de la civilisation tout court. Néron, ce n’est pas la décadence romaine, ce n’est pas même encore l’apogée de l’Empire (qui n’arrive qu’un peu plus tard avec Trajan). Les Romains n’étaient ni plus ni moins vertueux au 4ème siècle qu’au 1er siècle.

        Les pillages et les rapines sont vieux comme les civilisations (voire vieux comme les groupements humains d’une certaine ampleur). Ils ne sont le signe de rien du tout et ce n’est pas parce qu’il y a des magouilles qu’une civilisation, ou actuellement le capitalisme, s’effondre. Des forces multiples et plus profondes sont à l’oeuvre, nous atteignons peut-être simplement les limites physiques d’un système devenu trop complexe, trop étendu, trop tout et fondé sur une croissance infinie de la production et de la consommation.

      13. @ jducac
        D’une part, toutes les dettes ne sont pas légitimes. Il semblerait que pour vous, l’usure et le servage pour dette dans sa forme salariale moderne, cela n’existe pas. Posez-vous donc la question du mécanisme de la dette, et de la violence sociale qui se cache derrière. La prédation an sich ne semble pas vous poser problème.
        Passons.

        Il est grand temps que ces braves petits rentiers soient mis le nez dans l’immoralité de leurs ‘investissements’. Faire de l’argent avec de l’argent, cela signifie prélever une part indue sur la rémunération des participants au processus productif.
        Les entreprises n’avaient pas besoin de la bourse et des fonds de pension pour investir. C’est toute cette dictature actionnariale qu’il faut mettre à bas, et cela passe, entre beaucoup d’autres choses [nationalisation intégrale des banques, pénalisation de la spéculation, refonte de la fiscalité, interdiction des stock options etc etc etc], par la ruine des fonds d’investissement et l’euthanasie des rentiers.

        Du reste, les petits épargnants sont leur propres bourreaux, dans cette histoire, puisque ce qu’ils ‘gagnent’ [un peu] en tant qu’épargnants-capitalistes, ils le perdent [beaucoup] en tant que salariés [pressurés], en tant que locataires/propriétaires endettés, en tant que citoyens [démocratie vidée de son contenu au profit des marchés], et en tant qu’être humain [priorité des profits sur la santé, l’environnement etc], la liste est infinie.

        Autrement dit, ils sont aliénés. Le diagnostique est sévère, faudra un remède de cheval.

        Quant au mal dont vous-même souffrez, er is daar geen kruid tegen gewassen, comme on dit dans le plat pays.

      14. jducac a écrit :

        Le drame vient de ce qu’il y a de modestes citoyens …

        Vous avez un problème de vocabulaire : le mot pauvre existe en français et le mot riche également ; vous écrivez modestes mais vous parlez ici des riches.

        Les pauvres n’ont pas les moyens d’épargner de l’argent pour le placer.

        Rappelez-nous quel est le revenu médian par tête en France ?

      15. @ Gérard 18 juillet 2012 à 22:44

        Vous avez un problème de vocabulaire : le mot pauvre existe en français et le mot riche également ; vous écrivez modestes mais vous parlez ici des riches.
        Les pauvres n’ont pas les moyens d’épargner de l’argent pour le placer.
        Rappelez-nous quel est le revenu médian par tête en France ?

        Le revenu médian pour une personne seule, se situe en France à environ 1450€ mensuel.

        Pour être né dans une famille pauvre, je sais ce que c’est d’être pauvre. Mais heureusement, grâce à des parents plus sérieux et travailleurs que pleureurs et gémissants, j’ai pu, tout comme mes frères, m’extraire de cette condition. La situation de pauvre pose problème quand ceux qui la connaissent font le contraire de ce qu’il faudrait pour s’en sortir.

        Ça n’est pas forcément que de leur faute, c’est même très souvent de la faute de ceux qui leur veulent du bien et qui les conditionnent dans le mauvais sens.

        Ceux-là, sans aucune gêne et souvent avec une bonne dose d’hypocrisie, s’emploient à désigner de mauvais riches comme étant responsables de la pauvreté des pauvres. Ceux qui parlent ainsi, sont souvent des riches, à la tête de diverses formes de richesses, dues à leurs dons naturels, à la chance qu’ils ont eue, notamment celle de se retrouver sous un statut de protégés, qui tiennent de tels discours. C’est très souvent dans le but d’apparaître comme de bons riches, et de pouvoir ainsi grimper dans le heat parade du bon cœur et de la popularité dont ils finissent toujours par tirer profit.

        Certains peuvent tenir des discours tels que le vôtre. Cela leur suffit de parler ainsi pour se donner bonne conscience. Mais ce n’est pas ce que l’on peut faire de mieux pour nos communautés afin de donner des chances aux pauvres de mieux s’en sortir dans la dignité.

        En effet il me semble que le temps est venu de parler davantage comme on parlait encore dans les années 50-60 du siècle passé où l’on incitait au travail et à la modération de la consommation. Travail et modération de la consommation sont à la base de l’enrichissement. Ils sont autant valables pour les pauvres que pour les riches, qu’il s’agisse d’individus, de pays, de communautés de pays ou de notre communauté mondiale. Le slogan familial que j’ai retenu était :

        Il faut travailler beaucoup et bien tout en consommant le moins possible

        Avec un même niveau de revenu, selon le mode de vie que l’on adopte, on peut s’appauvrir ou s’enrichir. Il suffit pour s’enrichir un peu, de dépenser un peu moins que ce que l’on gagne et de persévérer longtemps dans cette attitude en capitalisant ses petites économies afin de pouvoir investir et se donner accès à un effet de levier permettant de mieux assurer son futur.

        Paradoxalement, le problème vient aujourd’hui de ce que beaucoup de privilégiés, pas forcément riches financièrement, mais bien protégés dans leur statut, n’incitent pas au travail, et à l’économie, bien au contraire. Cela me semble révéler un manque de clairvoyance au moment où nous voyons s’épuiser les ressources d’énergie fossile qui nous ont permis, durant 2 siècles de moins travailler grâce au machinisme, sans avoir à investir beaucoup et sur une longue période avant d’en être récompensés. Maintenant, les temps vont devenir plus durs. Il faut viser l’efficacité énergétique si l’on ne veut pas trop sombrer et finir comme les habitants de l’Ile de Pâques.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_retour_%C3%A9nerg%C3%A9tique#L.27influence_.C3.A9conomique_du_concept_de_TRE_.2F_EROEI

        D’après moi, l’avenir appartiendra à ceux qui adopteront un slogan semblable à celui signalé ci-dessus.

      16. @ Amsterdamois 18 juillet 2012 à 22:43

        Faire de l’argent avec de l’argent, cela signifie prélever une part indue sur la rémunération des participants au processus productif.

        Si vous approfondissiez d’avantage votre réflexion, il est probable que vous n’en resteriez pas à cette déclaration volontairement trompeuse. Elle est trompeuse à seule fin de s’attirer la sympathie, le soutien, et les votes lors de l’élection de ceux qui en profitent, certains politiques et syndicalistes ou plus généralement tous ceux qui ont intérêt à développer la notion marxienne d’anticapitalisme qui, en final, mène à l’appauvrissement et au retard de développement de la communauté qui s’y laisse prendre. Ce sujet a déjà été traité ici :

        http://www.pauljorion.com/blog/?p=39416#comment-342628

        Mais comme c’est très important de bien comprendre comment cela fonctionne, permettez-moi d’insister sur les diverses phases du processus productif. Le processus productif ne commence pas le jour où l’on place une équipe d’ouvriers devant une chaîne de production, il commence bien longtemps et exige la mobilisation de beaucoup de moyens (donc d’argent) en amont de l’instant où un utilisateur-acheteur apporte son argent en échange du produit ou service qu’il va utiliser au bout de la chaîne de production et de distribution.

        Tout ce qu’il est nécessaire d’engager en amont représente un investissement, en temps et en argent qu’il faut bien avancer, au moins en partie, en ayant recours à ceux qui, en ayant eu un réflexe d’économie (dépenser moins que ce qu’on gagne) et d’accumulation /capitalisation, sont en mesure d’apporter leur concours au financement de la conception, la réalisation, la mise au point et l’industrialisation de la production et de la distribution prévue. Ces sommes immobilisées, vu la complexification grandissantes de nos activités, sont de plus en plus importantes, ce qui conduit à rendre les activités de plus en plus gourmandes en investissements et en capitaux. Cela fait dire qu’elles sont de plus en plus capitalistiques.

        Or, qu’est-ce que l’argent disponible, le capital ? L’argent représente le travail déjà réalisé et non dépensé (stocké) par celui qui le possède. C’est Macarel qui l’a rappelé récemment sur le blog et Paul Jorion pense en avoir aussi parlé dans « l’argent mode d’emploi »

        http://www.pauljorion.com/blog/?p=39416#comment-342433

        Cet enchaînement qui veut qu’on doive travailler pour rien gagner d’abord, afin de travailler plus efficacement et, de fait, gagner plus ensuite est une découverte faite par l’homme depuis très longtemps, avant même qu’on ait inventé l’argent. Je l’ai expliqué sous forme d’une robinsonnade :

        http://www.pauljorion.com/blog/?p=19059#comment-129478

        Ce travail fait en amont, mérite bien d’être récompensé soit forfaitairement, soit par un intéressement aux bénéfices de ce que procure son utilisation dans un investissement.
        Si cet argent avait été investit dans de l’immobilier, il donnerait bien lieu à la perception d’un loyer en échange du service rendu. Alors pourquoi ne devrait-il pas être rémunéré lorsqu’il est investi et qu’il rend un service dans un investissement de production ou de distribution ?

    2. @ Moi 18 juillet 2012 à 10:01
      La meilleure des manifs, la plus bénéfique et la plus efficace pour le commun des mortels (homme de la rue) appartenant au monde développé, est la manifestation qui s’opère dans son esprit, dans sa conscience, dans sa compréhension des phénomènes déviants qui sont souvent engendrés individuellement et qui, lorsqu’ils tendent à se diffuser, nuisent à la vie de nos communautés.
      Heureusement, il y a internet pour les dénoncer. Grâce notamment au blog de Paul Jorion, des manifestations argumentées et pacifiques bien plus puissantes et grandissantes pour les individus que celles des rues, permettent de faire évoluer la compréhension de ce qui conditionne l’évolution du monde, laquelle ne peut intervenir sans restaurer la confiance en menant une chasse sans merci aux mensonges et à la tromperie.

      1. @jducac
        maintenant que j ai compris qu il y avait des menteurs
        je fais comment pour avoir un toit et des repas
        et par occasion un parapluie
        merci de me dire a moi qui n est rien pour capitaliser
        bien que j ai toujours travaillé
        merci de me dire

    1. @ Martine-Bxl
      merci pour le lien , car le mec il a raison , au niveau des voiture c’est pas gagné
      Date de l’exercice 31/12/2010
      sur 12 mois
      Chiffre d’affaires 58 426 756 K€
      Résultat net -1 019 218 K€
      Mais ce n’est qu’un bilan , une photo !!!!!

    2. Excellent article. Merci Martine.
      Et le ton ironique est digne de Monsieur Leclerc.

      Il est par contre clair que n’importe quelle société industrielle peut se lancer dans le métier de la banque. C’est bien plus rentable.

  7. Merci Paul, j’apprécie particulièrement votre conclusion et j’ajouterais « qu’ils s’en aillent tous »

    1. Ils ne partiront pas d’eux-mêmes. Le système durera encore longtemps… sauf à prendre la Bastille… euh La City, Wall Street,… Les idées et les mots n’ont jamais changé quoique ce soit. Seuls les actes, j’entends les pieds au cul, et plus…, sont de nature à changer les choses. Seules les révolutions et les guerres civiles font chuter les régimes et engagent de vrais changements (qui ne durent en général pas toujours, la preuve en France…)

      1. Seules les révolutions et les guerres civiles font chuter les régimes et engagent, la preuve en France…)

        Si vous le dites,

        Alors nous n’avons plus aucune raison de nous en faire sur le moment, faut juste prier l’occasion d’une plus grande opportunité temporelle pour mieux réellement concrétiser le bien du changement.

        En effet plus ils mettront la pression infernale sur les peuples, et plus les peuples se mettront à murmurer contre eux, et plus alors ils rechercheront à se maintenir viscéralement en place, ils n’attendent d’ailleurs peut-être que ça que vous tombiez dans leur jeu.

        Vous savez j’aimerais bien moi aussi leur foutre une sacré raclée, hélas plus la plupart des adultes veulent changer l’histoire par le biais des révolutions, des guerres civiles, et plus apparemment cela ne change pas plus le cul des poules sur le fond, ce que vous dites qui ne durent en général pas toujours.

        Et puis parfois les petits changements voulus par des enfants font bien plus changer les choses c’est le grand paradoxe de la vie. Plus je recherche moi aussi à me révolutionner et à me couper la tête et moins je change en réalité en vous présentant ma propre tête sur un plateau, pourquoi serais-je donc si grave ?

        Plus nous voulons tous avoir moins mal à cause de ces fumieux de première dans les hauteurs, et plus en fait tout devient si prévisible. Je crains en effet qu’à la prochaine sanglante dans le monde, surtout au grand rythme actuel du monde, que des gens comme vous Fred soient bien plus écoutés sur des tribunes. Oui vous réussirez peut-être graduellement à faire taire ma voix dans le désert, mais cela ne veut pas dire que les révolutions reposent toujours sur de bonnes bases pour les petits enfants des hommes.

        J’aimerais tant mieux me faire comprendre de mes contemporains. Les révolutions font peut-être chuter les régimes,
        mais n’en font pas moins couler plus le sang autre part, si çe se trouve c’est déjà bien le début de la troisième guerre mondiale pour l’humanité, la preuve en France certains adultes préfèrent bien plus mettre un pied au cul à la plupart des enfants qui en sont pas plus entendus dans l’expression de la chose qui s’aggrave.

        Vous n’avez peut-être alors pas tout-à-fait raison, quand bien même je comprendrais ce qui vous pousse tant à vouloir souhaiter la chose, oui je me fais pas de soucis avec les premiers opportunistes de mon temps.

        Oui si ça se trouve le réellement changement de l’homme en société, ne repose avant tout que sur un plus grand nombre de litres de sang que l’on préfère couler à distance ou pas.

        Je vois mal comment le futur pourrait-être moins sanguignolant, si déjà je n’arrive même pas à me révolutionner moi même sur le moment avec mes propres propos reposant bien moins sur des actes concrets et plus rassurants.

      2. Ce qui fait qu’une révolution est violente,
        au point des fois de dégénérer en guerre civile,
        c’est sa faiblessen sur le territoire national et/ou international.

        99% a intérêt à sortir du cadre capitaliste.
        Il faut en convaincre la grande majorité – cela avance-,
        et s’organiser pour les tâches élementaires:
        aujourd’hui pour résister,
        un jour, face au désastre écologique et social, passer à l’offensive,
        pour mettre un terme à la dictature du capital et son Etat,
        premier pas d’une grande aventure démocratique.

    2. « …qu’ils s’en aillent tous! »…

      T’as raison…
      D’ailleurs, pas de soucis à se faire: les candidats au remplacement sont fin prêts …;–))

  8. Les financiers et les politiques sont aujourd’hui ce qu’étaient la noblesse et le clergé avant 1789.
    De semblables et exorbitants privilèges financiers et fiscaux auxquels ces « élites » s’accrochent.
    Nous savons tous ce qu’il reste à faire, mais il subsiste encore trop de la classe moyenne susceptible d’encore perdre quelque chose dans cette nouvelle révolution pour qu’elle se produise immédiatement. C’est l’affaire d’une demi génération, sans doute.

  9. J’aimerais que « l’homme de la rue » , c’est à dire l’opinion publique soit assez forte pour exiger les réformes nécessaires et les mises en accusation de toute cette délinquance en col blanc .
    J’aimerais oui.
    Sauf qu’en général ce coup de balai a lieu quand la catastrophe est arrivée avec ses conséquences : souvent une guerre et encore .
    Un Roosevelt a réussi à combattre les excès du libéralisme aux USA responsables de la crise de 1929 , mais à partir de 1937 les républicains ont réussi à le mettre en échec et stopper sa politique anticrise .

    Politique qui était je le rappelle largement pragmatique : certaines initiatives se sont montrées inopérantes , d’autres très réussies .

    Aujourd’hui beaucoup s’attendent à un tsunami de la finance .

    Comment l’opinion , les politiques vont ils réagir malgré le poids des lobbies qui tend à maintenir les déséquilibres en faveur de ces escrocs ou de ses bénéficiaires ?

    Je n’en sais rien .

    La puissance d’une oligarchie ,hyper enrichie, les moyens dont elle dispose pour maintenir ses privilèges sont immenses .

    L’argent qui corrompt , les milices , les médias , parfois la guerre …

    J’observe avec attention ce qui se passe maintenant à l’échelle mondiale….

    Je ne suis pas rassuré mais j’ai espoir .

  10. Y a t’il une autre alternative que :
    -soit le marché aux commande de l’économie et de la monnaie de crédit (libéralisme vs état, descendants direct des métallistes),
    -soit l’institution ou l’état souverain capable de réguler sa monnaie?

    Dit autrement, soit pas de pilote dans l’avion soit un pilote.
    http://unifr.ch/heed/assets/files/Monnaie,%20convergence%20et%20croissance.pdf

    « Dans leur dernier ouvrage, La monnaie entre violence et confiance1, M. Aglietta et A.
    Orlean opposent l’approche métalliste ou réaliste de la monnaie à l’approche chartaliste ou
    institutionnaliste. Ils notent que la structuration de la théorie monétaire autour de ces deux
    approches remonte aux origines mêmes de la pensée économique moderne, c’est-à-dire au
    mercantilisme.
    La théorie réaliste défend la thèse selon laquelle la monnaie tire sa valeur de sa relation
    avec les biens dans la production et l’échange. La théorie institutionnaliste suppose que la
    garantie est accordée par la loi. La monnaie tire sa validité de sa légitimation par le pouvoir
    politique. »

  11. pénaliser le pillage et la rapine ? attention Paul, ça frise l’incitation à l’euthanasie.
    L’IASB pourrait porter plainte..
    http://fr.wikipedia.org/wiki/International_Accounting_Standards_Board
    Mais mon commentaire n’est pas rentable selon ces NORMES…. (élaborées démocratiquement)…)
    Et il conviendrait de pénaliser surtout celles et ceux qui ne s’y plient pas, s’ils ne se pénalisent pas eux-même….exemple :
    Selon G. Gousos, responsable syndicaliste chez les ambulancier au SAMU athénien en un mois (début juin – début juillet), les ambulanciers de l’Attique ont recensé 354 tentatives de suicide, dont une cinquantaine, ont été couronnées de… succès, selon le reportage du journal Avgi (08/07). Rien qu’entre le dimanche 01/07 juillet et le jeudi 05/07, cinq autres citoyens de l’agglomération, ont volontairement interrompu leur périple.
    http://greekcrisisnow.blogspot.fr/

  12. Ce qui me paraît étonnant est l’étonnement.

    Ce qui serait en cause, c’est donc une « manipulation » des taux. Ce qui laisse entendre qu’il existerait un véritable taux, un taux « naturel », celui par exemple qui résulterait d’une observation neutre et extérieure des taux réellement pratiqués.

    N’est-ce pas encore croire à une forme d’auto-régulation naturelle de la finance? Au fond, est-il possible qu’un système de calcul de ces taux (Libor, Euribor, etc…) soit à un moment indépendant du choix collectif effectué par les banques? ce système pourrait-il tenir debout tout seul? Pourra-t-il un jour se mesurer comme on mesure la vitesse du vent? Je ne saurais pas répondre techniquement, mais je ne suis pas loin d’avoir un doute.

    Le sentiment de scandale – et qui m’étonne- soudainement éprouvé par certains acteurs (presse économique notamment) n’est-il pas la traduction d’un sentiment que quelque chose se dérobe? Qu’il devient clair que la loi du Libor n’est pas tout à fait analogue aux lois de la physique, et que par conséquent, il est largement arbitraire, et pourrait aussi bien être fixé par les pouvoirs publics? Pour ceux-là, n’est-il pas impérieux de rester dans un cadre où il existe un Libor « naturel »?

    1. Ne confondez-vous pas étonnement et indignation ? Je doute que les dirigeants démissionnaires de Barclays aient cédé à un « étonnement » généralisé 🙂

      Ce qui va « encore » m’étonner, je le crains, c’est qu’on va changer une ou deux têtes et repartir sur les mêmes bases (votre Libor naturel, par exemple) en feignant de changer quelques règles de ce qui ne devrait pas être un jeu.

      La seule lucarne d’espoir c’est la pénalisation de l’affaire, en espérant qu’elle fasse jurisprudence très vite et partout… et j’ai comme un sérieux doute.

  13. La moralisation des sphères publique,politique,financière ,en gros la déontologie,l’ensemble des règles et des devoirs régissant ladite morale renvoie à l’éthique ,agir avec la conscience d’une action sociétale responsable.
    Nous vivons dans une période escathologique(ce n’est pas la première),de décadence,d’inversion des valeurs et le billet de Paul:le pillage et la rapine le résume bien , l’appât du gain,est ce nouveau?Poser la question c’est y répondre..
    .Le monde de la Finance n’est que le reflet, la caricature emblématique de cette inversion.
    L’exemple de la Grèce est significatif,qui s’offusque de l’asservissement programmé (retour à l’âge de pierre) d’un peuple pour le sauvetage des banques en toute légalité,la dictature des marchés inscrite dans le marbre ou présentée sous forme de loi organique,le vol de la souveraineté institutionnalisée …
    Paul disait ( chez Taddei) que vient un moment où les affaires,les scandales remontent à la surface,moment de révélation,d’enlèvement du voile.
    Nous y sommes,malheureusement rien ne changera,restera la terreur sans la vertu,le temps de la peur collective d’un monde sans lendemain

    1. Bonjour,

      De quel genre de suspicion s’agit-il ici de votre part?

      Si vous n’appréciez pas la manière dont je pratique mon métier, j’en suis navré.

      Mais cela ne vous autorise pas à me suspecter de quelques intention ou lien que ce soient.

      Cordialement,

      S.Trano

      1. Monsieur Trano ,
        Ravi de vous retrouver sur le site de P. Jorion .
        Rassurez vous je ne mets pas en cause « la manière dont vous exercez votre métier » , d’autant que je lis avec intérêt vos articles ,sauf que quand il y a un problème il n’y a pas de questionnement possible via M2 où vous écrivez .

        Mais vous mettez en cause B. Obama , qui affirmez vous a perdu 400 000 emplois .
        Je ne suis pas pacsé avec B. O mais je me demande évidemment ce que vous voulez dire …
        B.O en campagne électorale serait un si mauvais président ?

        Voilà qui va à l’encontre de ce que je pensais savoir , car de l’autre bout je n’apprécie pas du tout les Républicains et leurs lobbies tous plus douteux les uns que les autres .

        Cordialement donc .

      2. Flute 710 000 emplois à cause des hausses d’impôts pour les plus riches dites vous !
        Donc faut pas toucher à la fortune des plus riches sous peine de voir exploser le chômage ?

      3. Aux Etats-Unis comme en France….
        pour les empêcher de déplacer les usines là
        où le taux d’exploitation est maximum,
        il faudrait dès maintenant, cad pas trop tard…
        exproprier les capitalistes,
        et mettre la production au service des besoins durables;

    1. Pouvoir d’achat, pouvoir d’achat ?

      Acheter quoi en plus du vraiment nécessaire ?

      Oui ou non, tout augmentation générale des salaires est-elle suivi d’une baisse du pouvoir d’achat ?

  14. Et un exemple supplémentaire de la capacité d’auto-régulation du système financier et tout ça dans un pays et une époque se trouvant sous un prétendu monitoring rapproché:

    Workers’ pay is reduced to sub-Saharan levels, hospitals are starved of chemo-drugs, ‘respected’ journalists lambast unionists who are trying to defend the starvation wages of unskilled labour but, when such a scandal directed at misleading the EBA, the ECB, the troika itself, is revealed, SILENCE. And as if that were not enough, the troika itself, the ECB, the EBA, whose will and directions are being usurped, also remain SILENT.

    http://yanisvaroufakis.eu/2012/07/18/bankruptocracy-in-the-greek-sector-of-bailoutistan-the-aftermath-of-the-reuters-report-on-piraeus-bank/

  15. Vous n’y êtes pas du tout … Cette conclusion est totalement déraisonnable … Remettre en cause l’ultralibéralisme ! et puis quoi encore !
    D’ailleurs, nos dirigeants semblent visiblement envisager une voie totalement différente de celle évoquer dans votre article : à savoir, la création d’un grand marché transatlantique pour pallier à l’effondrement à venir des 2 blocs occidentaux. There is no alternative.

    http://www.challenges.fr/economie/20120611.CHA7352/europe-usa-la-zone-de-libre-echange-dont-reve-bruxelles.html

  16. « le système financier est toujours en manque de régulation. »

    Ecrire ceci est une erreur grave.
    En effet, le rôle du système est AUSSI la capture du régulateur.

    Cela fait tout à fait penser à la fameuse « sortie par le haut »… Soit, rustiner un système qui, de toute façon, détient le pouvoir absolu de l’argent.

      1. Texte intéressant, Michel.

        Tout d’abord, lier l’outil monnaie et l’impôt est inutile. Les deux concepts ne sont pas sur le même plan.
        Ensuite, conclure que l’état n’a qu’un rôle secondaire dans l’utilisation de l’outil, excuses-moi mais les références historiques citées montrent juste le contraire…

        D’où, à nouveau, cette obligation de capture du régulateur car il agit en fonction des lois … faites par l’état.
        La boucle est bouclée.

      2. Quand on régule un système, on dispose de sources d’injection d’énergie et de puits de dissipation (par exemple pour réguler la vitesse d’une voiture on a un accélérateur, une dissipation aérodynamique naturelle et un frein). Plus les perturbations auxquelles il faut faire face sont importantes et plus la puissance d’injection et de dissipation doivent être puissantes avec un temps de réponse adapté.
        Donc la liaison de la monnaie avec l’impôt n’est pas stupide.
        Le marché n’est plus aux commandes, ce qui ne veut pas dire qu’il soit nul, loin de là, et il est même très utile avec ses stabilisateurs automatiques (des quantités de stocks amortisseurs plus ou moins importants, malgré la mode des flux tendus très chers en cas d’aléas), dès lors que le mécanisme de surconcentration est régulé par l’état.

        Le pouvoir religieux est bien régulé par la loi, le pouvoir juridique est bien régulé par la loi (plus ou moins bien, c’est vrai). Je suis peut-être à côté de ta question?

      3. @Michel Martin
        Ca dépend comment on voit la question. La plupart des gens avec lesquels je discute me disent qu’il n’y a pas assez d’Etat. Celui-ci avale pourtant 56% du PIB français et possède plusieurs records mondiaux en termes d’assistanat. Il est bien pratique pour cet Etat de dénoncer des abus bancaires (certes bien réels) plutôt que de se remettre en question.

        Juste un rappel, un ministre français dispose de 40 conseillers officiels (et d’autres n’apparaissant pas sous cette dénomination au J.O.). Le gouvernement, ce n’est donc pas une équipe ministérielle, c’est de l’ordre de 2000 personnes.

        Tout ceci démontre que l’Etat est incapable de se réguler.

      4. @Pignouf, Charles et Rahane,
        ça fait quand même un bail que le marché laisse un paquet de gens qui veulent bosser sur le bord du chemin. On s’est habitués, mais moi je trouve ça insupportable. L’assistanat dont on nous rabat les oreilles est une belle vacherie, faut jamais avoir été au chômage pour pas comprendre ça, ou être assez stupide pour avaler cette couleuvre.

    1. ben ouais c’est pas le banquier qui faudrait mettre en prison mais le régulateur
      c’est lui qui n’a pas fait son job!

  17. Le problème c’est que les chefs des états européens ont terriblement peur des « marchés », des « investisseurs ». C’est la raison pour laquelle on essaye frénétiquement de « sauver » les pays en crise, ce qui est une mission impossible. Exemple Espagne: la crise immobilière est comparable à celle que le Japon a connu il y a circa 12 ans. Cette crise est profonde et sera de longue durée, elle sera financièrement un puits sans fond. Dans ce contexte, les phantasmes à propos d’une Europe fédérale ou d’un maintien de la zone euro laissent perplexe. De plus, Merkel cultive son rêve secret d’unifier les états d’Europe, sous le drappeau allemand si possible. Cette petite dame a même mise une image de Katharina de Russie, dite « la Grande », sur son bureau – comme exemple à suivre.
    Il ne faut donc pas espérer que les gouvernement internviennent pour réguler les machinations financières; ils vont se contenter de faire comme le chantait Claude Francois: « comme d’habitude »…. »on fait semblant ».
    Mais il est nécessaire de contester la dérégulation, de l’analyser et proposer des solutions. Il faut maintenant passer au stade de « coup de grâce » pour en finir avec un hypercapitalisme destructeur.

  18. Qu’est ce qu’un système?
    Mettre en rapport,organiser,établir des éléments d’un ensemble…
    Tout système doit être régulé sous peine de passage de l’ordre au désordre,et ce, dans tous les domaines ,en physiologie on parle de feed back(rétroaction),en politique ,dans les démocraties de contre pouvoir,en économie de marché…on laisse libre cours à la main invisible,dans la finance à l’efficience à savoir la qualité du rendement,mais de quel rendement s’agit il?Au bénéfice de qui?
    On parle de return on equity,de RSI,de TRI,de PER au seul profit d’une minorité arrogante au dessus des lois,en abus de pouvoir puisque sans contre pouvoir,ne parle t on pas de shadow banking system,un système hors contrôle,une zone d’ombre,de non droit.,opaque, mafieux.

  19. Il faut maintenant s’ajuster aux réalités du jour :

    – le Veau d’or est toujours debout !… est devenu : le Libor est toujours debout !La-la-la-la-lalala…
    – l’expression citée par PJ : la goutte qui fait déborder le vase… est devenue : la goutte qui fait déborder LA vase…car, on en est là avec tous ces maffieux de la finance et de la politique !

  20. Le terme de « rapine » m’a remis en mémoire l’accusation de « vols et rapines » dont la Révolution française de 1789 a gratifié les Fermiers Généraux du régime en fin de vie, endetté jusqu’à plus soif .

    Ces fermiers généraux étaient ils autre chose que les banquiers d’aujourd’hui ?

    Les rois en place sauront ils aujourd’hui se débarasser à temps de la banque au service des banquiers ?

    Où faudra-il la terreur ?

    http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article174

    1. z’avaient qu’à gagner la guerre de sept ans les français, ça leur aurait éviter d’emprunter avec des recettes en baisse.

      1. …de plus, grâce aux Français, les Etats-Uniens ont acquis leur indépendance (très très largement grâce aux Français).
        Erreur historique grosse des désordres actuels du monde, tant le logiciel culturel états-unien a toujours poussé ce pays de bric et de broc à la conquête, à la démesure, à l’exploitation des hommes (natives, esclaves, immigrants, pauvres, « protégés » des arrières-cours et autres néo-colonisés, jusqu’à la classe moyenne de nos jours) pour le profit renouvelé de certains.
        (oui, ça va pas plaire, d’aucuns vont y trouver des relents…)

    1. Le marrant serait de se dire que si chaque Chinois vivait dans 70M2 de moyenne comme un Européen, la surface du pays serait-elle suffisante..??

      Et ben alors m’sieur l’ingénieur, on est en panne ? 1,344 milliards de Chinois avec 70m2, ça nous fait 94 milliards de mètres carrés, soit à peine 94.000 km2 dans un pays dont la surface est de 9,6 millions km2.

      Bref, il y a de la marge.

      1. sauf qu’un m2 de construction ne s’entend pas par la surface occupée mais par la valeur en surface exploitée des matériaux mis en oeuvre pour identifier les 70m2 comme une habitation
        ( autrefois on ne comptait qu’en hectare de bois ou de bambous , principal matériaux de construction)
        vous planez
        c’est la densité géographique assortie du niveau de vie et de consommation de ressources qui est un comparatif possible
        ou alors c’est juste pour rire…. jaune

      2. C’est vrai il y a peut-être de la marge pour les chinois en matière de logement, vous faites bien d’en causer tous les deux en matière de la superficie.

        Par contre je viens d’apprendre que les chiffres qui sortent de la Chine ne sont pas tout-à-fait exacts en matière de ceci ou cela, déjà qu’ils ont pas grand souci de la santé de leurs propres citoyens en matière de croissance.

        Alors du coup je me demande pour le peuple Chinois, si le fait de vivre dans un pays ayant une superficie plus grande que les autres est vraiment une bonne chose pour eux, peut-être bien en matière de logement.

        Par contre ça ne rend peut-être pas mieux service aux gens qui voudraient plutôt passer à autre chose en occident, en plus depuis quelques temps ils adorent jouer avec le climat, c’est dingue quand on y pense pour les récoltes.

        Et puis à coté de ça il y a les grands propriétaires terriens de l’Amérique pensez-vous que ça les rend plus vigilants aux choses de la terre. Tu penses plus ils possédent et ont de la superficie à perte de vue, et plus ils balancent toutes sortes de produits décapants et expérimentaux sur les sols.

        Oui les chinois auront peut-être le même nombre de mètres carrés que les occidentaux, par contre je me demande si Dame nature acceptera de se faire violenter tout le temps, bref à mon avis on est pas prêt de passer à autre chose grâce aux premières grandes nations voraces et bien commerciales à la fois de ce monde.

        Ca va je fais pas trop peur au lecteur du blog, vous le me dites sinon, c’est déjà bien un grand film catastrophe.

  21. sur le même thème aujourd’hui entre 2 et 3 de l’am France Inter discussion anthropologique sur le thème de la fin de l’humanité
    les calculs de certains ordi ( la mode des fractales …)
    aurait déterminé que l’unique option serait d’envisager de massacrer d’urgence les « inutiles ».
    pour que l’humanité ait une chance de survie
    ( même en gardant les « meilleurs » même pas sur du résultat)
    anthropologiquement parlant à partir du moment où on discute à froid publiquement de cette façon
    en soi il y a phénomène anthropologique, politique, autre?
    dans les visions eugénistes c’est toujours les autres les  » pas bien »

    bref ça fait trop caca partout ( inutilement)
    faut limiter les dégats
    objectivement c’est pas les plus pauvres qui font le pire en la matière.
    est-ce que par hasard nous serions visés dans l’affaire?

    et si on commençait par justement réintégrer les déjections humaines revitalisées dans le PIB?
    c’est vrai que l’humanité grouillante ne veut plus rendre à la terre que des boues retraitées et infertiles voire toxiques simplement parce que le retraitement ça donne des bénéfices et le pouvoir à certaines boites du CAC(Ah…)et fait monter leur cote
    on dirait les écuries d’augias
    hercule au secours!

  22. « La finance dirige le monde depuis plus de trente ans. Le moyen qui lui a permis de prendre chacun en otage, c’est l’explosion du crédit que la concentration de la richesse nécessite puisqu’il ne reste aucun pouvoir d’achat aux salariés. Le seul moyen de lui faire rendre gorge est de pénaliser le pillage et la rapine : ramener la rémunération des avances que sont les dividendes à un niveau décent et le salaire des dirigeants des grandes entreprises »

    Il serait quand même bien qu’un éminent économiste se dévoue un jour à calculer sérieusement ce que coutera ou ce que rapportera la pénalisation du pillage et de la rapine et le fait de ramener la rémunération des avances que sont les dividendes et le salaire des dirigeants des grandes entreprises à un niveau décent.

    Cette pénalisation ne pourra pas se faire au niveau mondial avant longtemps. Les institutions qui le permettraient sont à peine ébauchées, et les pays où le capitalisme procure encore de forts taux de croissance ne seront peut-être pas d’accord de changer de système en faveur des pays où le capitalisme est à l’agonie.

    Nous ne pouvons donc imposer cette pénalisation que chez nous et donc en recueillir les bénéfices supposés chez nous.

    Ces bénéfices seront-ils d’ordre économique ou simplement d’ordre psychologique : un grand sentiment de justice sociale.

    Si le reste du monde ne pratique pas cette pénalisation, et en retire des avantages économiques à notre détriment, sommes-nous prêt à l’accepter benoîtement ?

    Et si cette pénalisation ne rapportait que des clopinettes dans un premier temps et finissait ensuite par coûter plus qu’elle ne rapporterait à nos économies déjà un peu à l’étroit ?

    Il n’est pas exclu que, concernant les bénéfices de cette pénalisation chez nous, si on calcule sérieusement, on se trompe encore d’un ordre de magnitude…

    Sommes-nous prêts à devenir exemplaires en matière de justice sociale, même au détriment de notre pouvoir d’achat.

    Il n’y a peut-être pas d’alternative.

    Mais ne serait-il pas démocratique alors de nous dire que la vertu économique a un coût ?

    Ou faut-il encore et toujours cacher aux foules, qui sont trop bêtes pour comprendre, ce qu’un économiste pourrait calculer ?

  23. si la régulation se mettait à rapporter de l’argent
    elle se mettrait à cogiter comment faire des bénéfices…

    curieusement quand on entend que telle boite ou société à été condamnée pour prise d’intérêt, entente frauduleuse etc à des milliards d’amendes
    et jamais personne pour vérifier si c’est vraiment payé
    et de toute façon l’amende était quasi intégrée dans le bénéfice à frauder
    c’est la notion même d’amende qui ne joue pas dans toutes ses situations
    il faudrait substituer le remboursement intégral
    ça refroidirait l’ambiance
    mais ce n’est pas le but, juste une mise en scène
    ( comme c’est contraire à l’idée de justice telle que prévue par la loi yen a qui sont tranquille pour un bon moment, le système est fait pour confirmer la puissance du plus gros malfrat)

    donc en même temps que revoir la copie des économistes il faudra revoir celle de la justice.

  24. La faiblesse de la législation judiciaire, la rareté des peines et le fait que les amendes ne représentent qu’une partie infime du bénéfice réalisé ne peut qu’accroître ce type de procédé frauduleux. Deux crises économiques majeurs viennent de frapper les 5 dernières années, et le niveau de vie a baissé par la cherté des prix, ainsi les populations sont moins enclin à comprendre ses dérives, qui sont monnaies courantes.

    La situation s’est très fortement dégradé pour les citoyens, qui n’ont aucun lobby représenter dans les instances nationales ou internationales de décisions, qui sont dans l’impossibilité de faire appel à une multitude d’avocats et de recours d’avocats pour eux-même ou leurs défenses à l’état social. Les escroqueries financières ont un impact sur le niveau de vie du citoyen, qui voient ses revenus baissés tandis que les sommes colossales des bénéfices réalisés ne seront de toute manière pas récupérer par un quelconque appareil policier, judiciaire ou autres.

    Même les sources qui fixent des repères ou des implications sur les taux d’intérêts comme les agences de notations sont sujettes à caution, à partir du moment où un AAA=subprimes. Une partie de la population américaine s’est vu expulser de son logement, sans aucun moyen de conciliation par rapport à un impact financier qui a pourtant rapporter énormément d’argent. Ce n’est que l’un des nombreux exemples montrant une dérive du système financier et économique.

    La faiblesse de la représentation des citoyens dans les processus de décision, de l’économie ou de la finance a créé un fossé entre d’un côté, une masse marginalement représentée et moteur principal de l’économie en consommation (par son volume) et, des choix économiques et financiers avec conflits d’intérêts régulier qui sont non seulement sur-représentés montrant la situation actuelle mais aussi représentant la quasi-inexistence des décisions par les citoyens dans le monde moderne.

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