Archives par mot-clé : syndicats

« Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 19 mai 2019 et le thème aujourd’hui, c’est « Fin du monde ! Fin du mois ! ». Vous avez entendu ce slogan qui a été inventé par quelqu’un. C’est une bonne idée. Ça a des allitérations. Ça essaye de suggérer l’idée d’une convergence des luttes, que les gens qui se battent contre la destruction de l’environnement, le réchauffement climatique, etc. et les gens qui vont dans la rue non sans raison aussi, parce que la situation leur est impossible dans le contexte actuel, que ces gens pourraient défiler ensemble et représenteraient à ce moment-là une masse critique de gens qui veulent autre chose.

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Fin du monde ! Fin du mois !

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Le Média, COMMENT LES « ÉLITES » NOUS MÈNENT AU DÉSASTRE – PAUL JORION, le 8 janvier 2018

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Formation « LA CRISE DU CAPITALISME : QUELLE ANALYSE ET QUELLES PROPOSITIONS ? » à l’intention de syndicalistes

Voici le texte que j’ai rédigé pour la formation que j’assurerai à l’Institut Régional du travail Occitanie, à l’Université Toulouse Jean Jaurès, les 17 et 18 septembre prochain. Si vous connaissez d’autres syndicalistes que cela peut intéresser, signalez leur que je viendrai bien entendu volontiers également dans leur région.

Présentation de la session de formation

« LA CRISE DU CAPITALISME : QUELLE ANALYSE ET QUELLES PROPOSITIONS ? »

Face aux crises successives du capital, quelles réponses syndicales ? Cette formation vise à fournir aux syndicalistes exerçant des responsabilités des apports théoriques à croiser avec leurs expériences de terrain pour comprendre les possibilités de dépassement du capitalisme et la manière de les mettre en œuvre. La session des 17 et 18 septembre sera consacrée à la présentation / discussion des analyses de l’anthropologue et sociologue Paul JORION, professeur associé à l’Université catholique de Lille.

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De la politique d’entreprise au mépris des travailleurs : le règne des fossoyeurs, par Hyacinthe Compaoré

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Encadrant à la RATP depuis plusieurs années. J’ai eu « le loisir » d’observer le fonctionnement de cette énorme machine à transporter « les gens » d’Île-de-France. Le système de management très hiérarchique est clanique. Il s’auto-nourrit en activité, s’auto-produit via quelques grandes écoles, s’auto-protège, s’auto-évalue, s’auto-congratule.

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Un nouveau détergent miracle pour l’entreprise : le dépôt de bilan, par Jean-Paul Vignal

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Les conséquences politiques de la désindustrialisation de la rust belt américaine viennent d’être particulièrement bien mises en évidence par la victoire inattendue de Donald Trump aux élections présidentielles américaines de novembre dernier. Continuer la lecture de Un nouveau détergent miracle pour l’entreprise : le dépôt de bilan, par Jean-Paul Vignal

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 20 OCTOBRE 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 20 octobre 2016. Merci à Cyril Touboulic !

Bonsoir ! Alors, là, c’est une expérience : est-ce que je peux arriver à faire ma vidéo Le temps qu’il fait, un jeudi soir [20 octobre 2016] à 22h18 ? Parce que demain matin (vendredi), je n’aurai pas l’occasion de le faire.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 22 MAI 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 22 mai. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 22 mai 2015, et ces jours derniers, j’ai été sur la route, comme ça m’arrive assez souvent ces jours-ci, enfin ces années récentes. Et avant-hier, j’ai participé à un débat avec deux économistes belges : Bruno Colmant, que vous connaissez déjà, avec qui j’ai écrit un livre qui s’appelle : « Penser l’économie autrement », et avec Étienne de Callataÿ, qui est l’économiste en chef de la banque Degroof. Et c’était la banque Degroof qui organisait ce débat, et nous parlions devant des investisseurs, des clients de cette banque d’affaires belge. Alors, je précise tout de suite à l’intention de ceux qui me posent toujours rapidement la question : « Est-ce que vous étiez payé pour le faire ? » Non, je n’étais pas payé pour le faire. Les soucis de ces gens-là, qui me posent la question, ce n’est pas qu’on oublierait de me payer, mais qu’au contraire ils s’inquiètent beaucoup du fait qu’on pourrait me payer dans un cadre comme celui-là. En général, ce sont des gens qui, eux, n’ont pas de soucis du même ordre : quand on les paye, ils ne sont pas aussi, comment dire, sourcilleux. J’ai été « payé » : j’ai reçu – comme on fait dans ces cas-là – une bouteille, et je peux vous dire que cette bouteille a été partagée hier soir avec des amis du blog de Paul Jorion de la bonne ville de Liège.

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Décadence et illustration du syndicalisme français, par Michel Leis

Billet invité.

Comment recevoir un bon accueil de la part des syndicats qui entendent défendre les conditions de travail des salariés quand on prophétise soi-même la fin du travail ? Ils peuvent à juste titre se poser la question : quelles propositions pour combattre cette disparition ? Le point de vue donné par un syndicaliste est tout à fait représentatif de la position centrale du travail dans la vision syndicale (après tout, c’est leur raison d’être) : « c’est par son travail qu’un humain accède à la dignité sociale ». Le rôle social du travail reste l’une des dimensions essentielles de notre mode d’organisation, et le changement de paradigme souhaité par certains nécessite de prendre en compte cette dimension.

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ROBOTISATION, pas si simple !, par Daniel Huchette

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Je lis avec intérêt les différents posts sur les robots et, ils m’agacent grave comme disent les d’jeuns

Si pour le côté spectaculaire il est mis l’accent sur la forme humanoïde, ceux-ci ne sont pas encore pour tout de suite et il faudra les moyens pour les acheter.  Par contre la robotisation dans l’entreprise elle est en route depuis longtemps.  Enfin presque, parce que dans ce pays le retard est pour l’essentiel voulu depuis plusieurs dizaines d’années.

La raison en est qu’il y avait une abondante main d’œuvre avec le bout de qualification nécessaire pour réaliser les tâches demandées et, elles n’étaient pas si coûteuses en regard de tous les investissements qu’il fallait réaliser pour fabriquer des produits qui ne nécessitaient pas ce besoin d’automatisation.

Autrement dit, si l’on a des produits peu sophistiqués, pas besoin d’avoir des personnels qui ont un bac pro ou un BTS. Une formation sur le tas suffisait.  Si de plus ces produits se vendaient bien pourquoi l’entreprise se serait cassé la tête à imaginer un autre mode de production.  De nombreuses usines ont fermé ces derniers mois, GAD en Bretagne, en est l’exemple le plus caricatural.

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Ces curieux étrangers. À propos de « L’attribution de bonus aux salariés lorsque les firmes accordent des dividendes à leurs actionnaires », par vigneron

Billet invité. À propos de « L’attribution de bonus aux salariés lorsque les firmes accordent des dividendes à leurs actionnaires ».

On se sent légitimement en droit de se demander si, devant la réaction aussi négative que monolithique des syndicats français aux propositions du gouvernent Fillon 2, les responsables de IG Metall en Allemagne ou de l’UAW aux USA se posent rétrospectivement de graves questions de stratégie syndicale, de rectitude dans la « ligne politique », quant à leurs décisions d’accepter il y a quelques années des accords avec Volkswagen pour le premier, Ford, GM, Chrysler pour le deuxième. Accords, négociés certes et non suggérés par l’État, qui ont permis d’octroyer cette année encore plus de 6 000 euros de primes aux employés allemands de VW et plus de 6 000 dollars aux employés US du « big three » (1$ de prime par employé pour chaque million de bénéfice annuel).

N’auraient-ils été, ces responsables inconséquents, au bout du compte, que de vulgaires sociaux-traîtres à rajouter à une longue liste noire (et jaune) ?

Ils ne doivent plus en dormir, très certainement.

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L’attribution de bonus aux salariés lorsque les firmes accordent des dividendes à leurs actionnaires

Suite au reproche que j’adressais aux syndicats, dans ma vidéo de vendredi, d’avoir rejeté la proposition faite par le gouvernement Fillon II, de bonus accordés aux salariés au prorata des dividendes accordés aux actionnaires, « ne reconnaissant pas », dans mes termes, « une mesure socialiste quand ils en voient une », j’ai reçu trois mails contestant – parfois durement – mon interprétation. Tous trois justifient le refus des syndicats par le peu de résultat in fine sur quoi déboucha la mesure législative qui fut finalement prise.

Nous avons lu ici, à quelques-uns, les arguments qui me sont opposés.

Notre conclusion est qu’il s’agit dans chacune de ces trois argumentations, d’une justification après coup par la direction des syndicats de la situation qui a résulté du refus par elles d’accepter le cadeau (justifié) qui était fait aux salariés. Comme il s’agit dans ces analyses d’un constat a posteriori d’une situation résultant du rejet initial par les syndicats de ce cadeau, ces directions ont beau jeu ensuite d’affirmer que celui-ci était sans intérêt, alors que c’est essentiellement leur attitude de refus qui l’a rendu tel in fine.

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20 ans de marché unique : Ceux qui ne sont pas de la finance (V)

Hier, dans la troisième livraison de mon compte-rendu de l’événement « 20 ans de marché unique », j’avais mentionné les noms de deux personnes dont les propos détonaient par rapport à la componction commune aux autres interventions, et faisaient déraper du coup la belle logique de l’autosatisfaction : Bianca Schulz, directrice du Centre Européen des Consommateurs, et Veronica Nillson, secrétaire confédérale de la Confédération européenne des syndicats. J’ai voulu les voir chacune et les entendre en-dehors du cadre de l’événement pour leur poser la question : qu’arrivez-vous en fait à obtenir ?

Je ne vous rapporterai pas leurs paroles individuelles, mais l’image globale qui se dégage de leurs propos.

Je ne surprendrai pas les lecteurs du blog en leur disant que les rapports de ces organisations avec la Communauté européenne se situe manifestement à l’intérieur d’un vaste rapport de force, et que celui-ci n’est, pour commencer, pas spécialement favorable aux institutions qu’elles représentent l’une et l’autre, vus les moyens financiers dont disposent les interlocuteurs qu’elles ont en face d’elles.

Intervient ensuite la pesanteur de l’Union Européenne en tant que telle : 27 nations avec pratiquement autant de langues différentes, plus 27 susceptibilités nationales, auxquelles s’ajoutent encore des susceptibilités régionales à l’intérieur-même de ces nations (je vous écris de la Belgique où a eu lieu avant-hier un scrutin communal haut en couleurs de ce point de vue là). Du coup, ces textes proposés au vote se voient affaiblis dans un premier temps par une cacophonie de considérations clochemerlesques, le manque de souffle soulignant l’absence d’un véritable projet européen en provenance des peuples.

Ces textes sont encore affaiblis davantage dans un second temps par une complication surajoutée, censée refléter la complexité technique des problèmes à résoudre. Quelques questions précises de ma part portant sur les mesures proposées en ce moment en vue d’une unification bancaire m’ont rapidement convaincu cependant que dans ce cas précis en tout cas, la prétendue complication est à usage stratégique et vise à décourager les interlocuteurs « citoyens » pour qui le rapport de force est a priori déjà défavorable.

J’ai quitté chacune de ces deux jeunes femmes de bonne volonté en l’assurant du soutien du Blog de Paul Jorion et je l’ai encouragée à se tourner vers nous si nécessaire. Proposition bien reçue car, me suis-je entendu dire, c’est la même petite clique que l’on retrouve dans la quasi-totalité des think tanks prétendument rivaux.

Au moment de se quitter j’ai perçu dans chacun de ces deux regards la même interrogation : « Est-il complètement fou pour manifester un tel enthousiasme par les temps qui courent ? » Si celui-ci devait s’avérer contagieux, ce serait déjà un premier pas en avant.

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