Ces curieux étrangers. À propos de « L’attribution de bonus aux salariés lorsque les firmes accordent des dividendes à leurs actionnaires », par vigneron

Billet invité. À propos de « L’attribution de bonus aux salariés lorsque les firmes accordent des dividendes à leurs actionnaires ».

On se sent légitimement en droit de se demander si, devant la réaction aussi négative que monolithique des syndicats français aux propositions du gouvernent Fillon 2, les responsables de IG Metall en Allemagne ou de l’UAW aux USA se posent rétrospectivement de graves questions de stratégie syndicale, de rectitude dans la « ligne politique », quant à leurs décisions d’accepter il y a quelques années des accords avec Volkswagen pour le premier, Ford, GM, Chrysler pour le deuxième. Accords, négociés certes et non suggérés par l’État, qui ont permis d’octroyer cette année encore plus de 6 000 euros de primes aux employés allemands de VW et plus de 6 000 dollars aux employés US du « big three » (1$ de prime par employé pour chaque million de bénéfice annuel).

N’auraient-ils été, ces responsables inconséquents, au bout du compte, que de vulgaires sociaux-traîtres à rajouter à une longue liste noire (et jaune) ?

Ils ne doivent plus en dormir, très certainement.

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