Archives par mot-clé : thermodynamique

Pour être équitable, la décroissance doit être celle de notre empreinte écologique, par Jean-Paul Vignal

Billet invité.

La décroissance apparaît de plus en plus comme la seule façon d’éviter la catastrophe que constituera l’inévitable effondrement de notre modèle pollueur et pilleur actuel fondé sur le postulat d’une illusoire croissance économique infinie alors que nous vivons dans un environnement fini et très sensible à la pollution au delà de certains seuils d’exploitation et d’agression.

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Vibrations amplifiées à l’approche d’un point critique, par Timiota

Billet invité.

L’analyse de Todd au lance flamme socio-anthropologique continue de faire controverse dans les médias « mainstream » … et même chez les lecteurs de Paul Jorion et autres Amis du Blog de Paul Jorion. Le sociologue en Todd est-il amok ?

À défaut d’un raisonnement simple pour en sortir par le haut, cette agitation induite donne à réfléchir, car des vibrations similaires semblent se rapprocher.

Dans un jeu de vibration comparable, il y a eu feu Bernard Maris écrivant sur Houellebecq « comme symptôme » (de quoi son livre précédent « La Carte et le Territoire » est-il le nom ? ). On peut prolonger dans ces controverses dont les acteurs semblent se préoccuper de données hors de leur sphère jusqu’au Royaume Uni sens dessus-dessous politiquement via une jeune glasgwegienne, ou jusqu’à Paris Match interviewant Varoufakis, et d’autres. Bref tout cela, ce sont des « vibrations amplifiées à l’approche d’un point critique », ainsi que les appellent les physiciens comme François Roddier.

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Les élites puissantes qui nous manipulent ne font-elles qu’illustrer le Troisième Principe de la thermodynamique ?, par Stéphane Feunteun

Billet invité.

Je voudrais revenir sur la relation étonnante entre PIB (en unité monétaire corrigée de l’inflation) et consommation d’énergie primaire (en unité physique de quantité d’énergie). Entre parenthèses, le PIB est loin d’être irréprochable, entre autres parce qu’il mesure une somme d’activités sans tenir compte de leur utilité sociale (beaucoup d’activités néfastes, voire destructrices, sont comptabilisées positivement dans le PIB), mais c’est le seul indice dont nous disposons pour évaluer la taille de l’économie. C’est en premier lieu le travail de Jean-Marc Jancovici qui a permis de mettre en évidence qu’on obtient une quasi-droite quand on reporte pour chaque année les valeurs considérées sur un graphique (voir le 4ème graphique de cet article qui mérite d’être lu attentivement).

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LA SURVIE DE L’ESPÈCE SELON FRANÇOIS RODDIER

Vendredi dernier, à Lausanne, j’ai eu l’occasion de discuter avec Oil Man qui, comme son nom l’indique, est un super-héros.

Son alter ego dans la société civile (non, ce n’est pas Peter Parker), Matthieu Auzanneau m’a recommandé de m’intéresser, toutes affaires cessantes, à l’oeuvre du physicien et astronome François Roddier.

Je viens de visionner la vidéo ci-dessous, que je vous recommande ; cela dure une heure et demie, mais je vous assure qu’à l’arrivée, on n’a pas le sentiment d’avoir perdu son temps.

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Le bancor, solution thermodynamique à la crise (suite), par Zébu

Billet invité

Dans un premier billet et de manière très allusive et approximative, je suggérais l’hypothèse que le bancor pouvait être une solution à la crise et ce de manière thermodynamique. L’analogie entre les lois de la thermodynamique et la crise financière actuelle a pu sembler étrange. Et cette réaction n’est pas infondée, tant il semble de plus en plus vérifié que le fonctionnement du système financier actuel n’était qu’un vulgaire village Potemkine depuis presque 40 ans.

En effet, s’il est apparu étrange qu’une telle comparaison puisse être effectuée, ou plutôt que de telles lois physiques puissent être appliquées à un champ aussi inhabituel que l’économie, c’est bien parce que le système financier a quelque part réussi à justifier et légitimer sa sortie de la réalité, qu’on avait fini presque par oublier. Et les lois de la physique de le lui et de nous le rappeler depuis 2006 avec les subprimes. Dura Lex, Sed Lex.

En physique, un système est soumis aux lois de la thermodynamique, dont la plus fondamentale (principe zéro) est la thermométrie, basée sur la mesure de stabilité d’un système et son équivalence à d’autres systèmes, produisant ainsi un étalonnage des systèmes au travers d’un référentiel universel : un thermomètre. Or, tout le projet du système financier a été de pouvoir s’extraire des règles communes aux activités économiques, afin de s’autonomiser, produire ses propres lois puis de les imposer à tous, par le biais d’une globalisation rapide et irréversible. Ceci implique dès lors pour ce système, afin de s’extraire des lois de thermodynamique, de … supprimer l’étalonnage, le thermomètre.

Ce fut fait en 1971, avec la suppression par Nixon de la parité or/dollar, l’or ayant été à de multiples occasions dans l’Histoire le seul étalon monétaire universellement reconnu (la livre sterling abandonna elle aussi définitivement en 1931 sa parité d’avec l’or). D’autres mesures suivirent, comme le Décret Giscard de 1973 sur l’interdiction à la Banque de France de financer le Trésor, interdiction que l’on retrouve dans le traité de Maastricht pour la BCE. Le système financier n’ayant plus de système d’étalonnage, il put ainsi prétendre à son autonomie, c’est-à-dire à la soumission à ses seules lois, créés par lui et pour lui.

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Le bancor : une solution thermodynamique à la crise, par Zébu

Billet invité.

C’est étrange …

On se croirait dans le monde de la physique et des lois de la thermodynamique.

Soient des systèmes financiers ‘en équilibre’, certes instables mais ‘en équilibre’. Principe 0.

Dans le système financier américain, l’énergie financière se trouve de plus en plus transformée en crédit immobilier dont la masse se trouve à être reportée dans le temps et concentrée de telle manière qu’elle engendre un effondrement par son propre poids : Subprimes. Loi I. Transformation de l’énergie.

De l’effondrement des subprimes nait l’investissement public du déficit ainsi créé, qui se transforme ainsi en désordre, de manière irréversible. Loi II. Entropie. Car le système financier américain n’étant pas isolé, l’énergie ainsi transformée s’échange avec les autres systèmes. C’est d’ailleurs la seule solution viable pour un système en entropie car s’il était isolé, l’énergie ainsi produite par la transformation serait croissante jusqu’à qu’elle ce soit diffusée à l’ensemble du système, pour demeurer ensuite constante, le risque étant l’auto-combustion.

Les systèmes qui ‘absorbent’ l’énergie transmise par l’entropie doivent pouvoir faire de même. Or le formatage de la construction européenne, notamment de la BCE (à l’inverse de la Fed), n’a pas permis à l’UE et particulièrement à la zone euro de transformer l’énergie reçu par entropie ou de la transmettre à d’autres systèmes. La transformation étant irréversible mais s’appliquant cette fois dans un système financier clos, l’entropie ne peut qu’augmenter, le risque d’auto-combustion s’enclenchant. Dès lors, la seule solution pour cette zone (qui n’a pas l’avantage du dollar et ne peut pas réaliser de Quantitative Easing comme la Fed = absorption de la chaleur) est de transférer cette énergie vers les systèmes sociaux, afin que l’entropie puisse reprendre son cours et que l’énergie financière se dissipe, plutôt qu’elle ne se transmette au système bancaire ou au système monétaire.

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