Le bancor : une solution thermodynamique à la crise, par Zébu

Billet invité.

C’est étrange …

On se croirait dans le monde de la physique et des lois de la thermodynamique.

Soient des systèmes financiers ‘en équilibre’, certes instables mais ‘en équilibre’. Principe 0.

Dans le système financier américain, l’énergie financière se trouve de plus en plus transformée en crédit immobilier dont la masse se trouve à être reportée dans le temps et concentrée de telle manière qu’elle engendre un effondrement par son propre poids : Subprimes. Loi I. Transformation de l’énergie.

De l’effondrement des subprimes nait l’investissement public du déficit ainsi créé, qui se transforme ainsi en désordre, de manière irréversible. Loi II. Entropie. Car le système financier américain n’étant pas isolé, l’énergie ainsi transformée s’échange avec les autres systèmes. C’est d’ailleurs la seule solution viable pour un système en entropie car s’il était isolé, l’énergie ainsi produite par la transformation serait croissante jusqu’à qu’elle ce soit diffusée à l’ensemble du système, pour demeurer ensuite constante, le risque étant l’auto-combustion.

Les systèmes qui ‘absorbent’ l’énergie transmise par l’entropie doivent pouvoir faire de même. Or le formatage de la construction européenne, notamment de la BCE (à l’inverse de la Fed), n’a pas permis à l’UE et particulièrement à la zone euro de transformer l’énergie reçu par entropie ou de la transmettre à d’autres systèmes. La transformation étant irréversible mais s’appliquant cette fois dans un système financier clos, l’entropie ne peut qu’augmenter, le risque d’auto-combustion s’enclenchant. Dès lors, la seule solution pour cette zone (qui n’a pas l’avantage du dollar et ne peut pas réaliser de Quantitative Easing comme la Fed = absorption de la chaleur) est de transférer cette énergie vers les systèmes sociaux, afin que l’entropie puisse reprendre son cours et que l’énergie financière se dissipe, plutôt qu’elle ne se transmette au système bancaire ou au système monétaire.

Irréversiblement. Jusqu’à ce que l’énergie reçue se transforme complètement et se dissipe, complètement ‘absorbée’ par le corps social. A moins que le corps social ne puisse supporter la quantité de ‘chaleur’ produite par l’entropie et n’entre lui-même en combustion, entretenant ainsi le cycle de transformation de l’énergie, cette-fois ci autoalimenté, jusqu’à disparition du corps social.

En thermodynamique, il existe une notion de réversibilité (Loi II), à l’envers de l’entropie. Elle se caractérise notamment par des phénomènes dissipatifs quasi nuls ou très lents ou états d’équilibre très proches.

Ce qui signifierait plusieurs possibilités pour la crise actuelle en Europe :

– transformation très lente : en l’état actuel, impossible avec la globalisation financière.

– états d’équilibre très proches : modifier l’équilibre interne du système européen afin de s’approcher au plus près du système américain (QE de la BCE par exemple, mutualisation de la dette des pays européens, …). Cette solution, étant donné le retard de la réponse, doit se réaliser au plus vite, sous peine d’une absorption trop grande de ‘chaleur’ entropique.

– phénomènes dissipatifs quasi nuls : découplage complet ou partiel d’avec le système financier actuel, afin d’en réduire au maximum les sources et surfaces de diffusion d’entropie.

Cette voie peut être ouverte par l’accès des départements du Trésor au financement de la BCE, d’abord à court terme puis pour rembourser définitivement le capital de la dette. Ceci permettrait un découplage définitif d’avec les agences de notation, les créditeurs étrangers des pays et les banques créditrices (qui pourraient être aussi mises en faillite totalement ou partiellement).

Enfin, le bancor permettrait, avec ou sans ces solutions, un couplage total (pour le coup) mais de nature monétaire, retransmettant immédiatement et à l’ensemble des acteurs l’ensemble de l’entropie générée par un ou des acteurs de ce système monétaire global, qui auraient ainsi à en subir les effets, au ‘même titre’ que tous les acteurs. Le bancor serait ainsi la boîte de transmission monétaire des différents systèmes financiers au niveau mondial. Dans l’attente de sa mise en place, les solutions de découplage envisagées, telles que accès au financements de la BCE par les états (embrayage moteur), permettraient de dissiper l’entropie au moins partiellement puis de réenclencher le moteur d’avec la boite de vitesse monétaire.

Il est apparemment difficile de lutter contre les lois de la thermodynamique. La crise financière n’y fera pas exception.

Le tout est de le savoir et de mettre en place les outils nécessaires. Sinon, ce sera le corps social qui encaissera toute l’entropie générée, à supposer qu’il puisse l’encaisser.

Et le niveau de résistance est en train d’être testé …

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85 réflexions sur « Le bancor : une solution thermodynamique à la crise, par Zébu »

  1. Dooooooooooohhhhhhhhhh !!
    Je sens le malaise scientifique advenir. Un docteur (ès physique) dans l’assistance ?

    1. « Je sens le malaise scientifique advenir. » : ah bon ? Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? Très clair, votre texte ! Limpide, fluide, dynamique, et chaleureux qui plus est ! 🙂

      Bon, toute blague mise à part, je devine qu’il y a là-dessous des idées vraiment excellentes, mais on aimerait bien les comprendre. (Je dit « on » tout à coup, parce que je ne suis sûrement pas le seul.) Figurez-vous en effet qu’on ne sait même pas comment fonctionnerait ce bancor, sinon qu’il a besoin de chambres de compensation. Alors, difficile de vérifier qu’il satisferait les lois de la thermodynamique.

      Ensuite, on ne sait pas trop comment fonctionne l’énergie et l’entropie. Du coup, parler d’énergie et d’entropie financières n’aide pas beaucoup, surtout que vous ne parlez ni de température ni de travail. Cela dit, c’est justement parce que votre approche est sans conteste digne d’intérêt qu’on a vraiment envie de se plaindre qu’elle ne soit pas plus approfondie.

    2. Oui pas évident de comprendre le fonctionnement de ce bancor.

      Un début d’explication dans l’article du Monde :

      « Paul Jorion préconise, lui, une autre solution : le bancor. On en retrouve la trace à Bretton Woods, en 1944. C’est John Maynard Keynes qui avait eu alors l’idée de créer une monnaie supranationale. Un système international de paiement qui pénalise les pays qui exportent ou importent trop. Si un pays s’éloigne de l’équilibre, il est forcé de réévaluer ou autorisé à dévaluer, ce que l’euro ne permet pas. »

  2. Très belle vision entre les poussières volcaniques et les vagues qui balayent la Croisette .
    Avec Malher et Phil Glass en « toile de fond ».

  3. Vous serait-il possible de refaire votre démonstration scientifique en l’appliquant au budget d’un ménage moyen vivant en Europe, par exemple en France ?
    Juste pour tenter de comprendre, car voyez-vous je crois encore très naïvement qu’il n’y a fondamentalement pas grande différence entre budget d’un ménage et budget d’un état.
    Merci

    1. Une des différences est que le ménage ne peut pas imprimer des billets quand ça lui chante. Pour un ménage, à moins de devenir faux monayeur, la monaie est une chose abstraite et externe, sur laquelle il n’a aucun pouvoir et en laquelle il a rarement d’autre option que celle de devoir faire confiance en sa valeur. Un état peut en revanche jouer avec l’emission de monaie (QE), en particulier ci celle-ci est puissante (voir USA) et avec les taux d’interets, voir même avec les taux de change s’il en a la force (voir chine).

      Autre différence: les finances d’un ménage sont suffisament simples pour que tous les membres du ménage soient capables de comprendre trés vite qu’ils sont dans le même bateau, et que les pertes et profits seront équitablement répartie, il y a donce moins de risque de lutte interne pour savoir qui prendra les bénéfices et qui subira au contraire le plus les pertes.

      Encore une différence: les finances d’un ménage sont rarements un élément de lutte de pouvoir avec les voisins pour savoir qui profite et qui subit le plus des périodes de croissance et récession économique.

      Pour en revenir à de la métaphore scientifique (manifique travail de l’auteur en passant), L’idée principale, je crois, est que pour un ménage, la monaie est une constante, pour un Etat souverain, la monaie est une variable. Et cela change radicalement l’équation.

      Et

    2. Merci pour ces explications qui montrent qu’un état a des moyens qu’un ménage n’a pas.
      Mais pourquoi la Suisse n’utilise -t-elle pas tous ces moyens et gère son budget en bon père de famille en laissant de coté la planche à billets et autres modernités servant de variables économiques ?
      Les responsables économiques suisses de la Confédération ignorent certainement toutes ces merveilleuses techniques monétaires !

  4. Puisque l’Europe fédérale est impossible, il faut sortir de l’UE et de l’Euro. Sinon on va mourir guéris.
    Cette fois ci il y a le feu à la baraque, et c’est le sauve qui peut. Tant pis pour nous, cela fait plus de vingt ans que l’on méprise les métiers des sciences et des techniques: résultat ils sont partis en Inde et en Chine, et nous nous ne sommes plus qu’une réserve d’indiens peau rouge. Cela fait plus de vingt ans que l’on en a que pour les métiers de la finance, du commerce et du management. Mais le problème c’est que l’on a de moins en moins de choses à vendre. Les Allemands s’en sortent mieux, mais ils comprendront sans doute trop tard que l’Europe leur apportait plus qu’ils ne prétendent.
    Quant aux Grands Bretons attendons l’après élection pour voir s’il vont passer entre les gouttes.
    Pour ce qui est des USA dans un premier temps il vont pouvoir fêter la disparition de l’Euro, car ils n’ont jamais supporté qu’une monnaie puisse faire de l’ombre à leur dollar. Mais ils comprendront vite qu’une Europe plongée dans le chaos, n’est pas forcémment la meilleure des choses pour leurs intérêts.
    Seuls vrais vainqueurs de cette mise à mort du projet d’une Europe intégrée: la Chine, l’Inde, le Brésil …

    Voir aussi

    http://www.slate.fr/story/20841/crise-euro-europe-deconstruction-allemagne-grece

  5. Z’inquiétez pas
    Le résultat actuel est la baisse de l’Euro, ce qui va rendre compétitif les exportations européennes
    avec trois résultats :

    – les exportateurs américains et chinois vont faire la gueule, et vont tout faire pour que l’Euro remonte (y compris stopper la spécu sur les pays jugés faibles)

    – les spéculateurs vont commencer à s’inquiéter de prendre une tôle et vont devenir plus précautionneux

    – l’Allemagne va exploser son excédent commercial, et Angela Merkel va devenir plus cool avec les grecs et les autres

    – les spéculateurs vont se tourner vers la Livre Sterling avec les yeux rivés sur le résultat des élections législatives anglaises

    Show must go on

    Pour éviter tout ce circus, il faudrait taxer très fortement les spéculateurs, mais qui le veut ?

  6. Vous êtes beaucoup trop lucide sur la situation actuelle Mr Jorion même dans les lois de la thermodynamique financière, vous feriez de mieux de rentrer dans le rang et de baisser la tête.

    Nos élites mondiales, financières, politiques ne sont quand même pas des imbéciles de première, sinon cela se saurait quand même et nous ne rechercherions plus du tout alors à les suivre.

    Il faut parfois apprendre aussi à se soumettre jusqu’au bout à leurs directives, à les aimer, à les idôlatrer aussi comme les grands Dieux de l’Egypte d’autrefois pour de l’or et de l’argent en plus.

    Au commencement il n’y avait rien et puis tout d’un coup est apparu le marchand comme aussi un autre plus grand politicien à venir pour l’homme, même pour les lois de la thermodynamique et le beau climat sur terre c’est encore eux avant bien sur il n’y avait rien de bon.

    De toutes façons on m’a toujours dit que j’étais né mouton alors je fais comme les autres je baisse la tête dans le métro, qu’il ne faut pas non plus que je fasse davantage attention à ma douleur je fais donc comme les autres, j’essaie encore de dire que tout va bien chez moi alors que sur le fond nous savons bien que ce n’est pas non plus toujours la vérité exprimée aux gens.

    Je suis le troupeau, je coupe mes ailes, bééé, bééé comme Babe dans le film après m’avoir bien pris toute ma laine et ma belle jeunesse comme tant de jeunes gens bien naifs sortant des écoles, ils en finiront bien aussi par prendre ma vie au bout du compte, pour ça d’ailleurs que je n’ai jamais voulu être le premier à entrer dans l’abattoir.

    Pauvres moutons faut voir comment on préfère de nouveau les tondre en vitesse pour mieux faire paraît-il d’autres économies sur tout. C’est sur le monde est devenu bien fou à force de vouloir aller vite en toutes choses comme sur les marchés devenus de plus en plus incontrôlables.

    Sinon pour les plus oubliés de la crise il y a en ce moment une belle promo à Carrefour, 2 euros 50 le sac de 5 kilos de pommes de terres, vivement l’avénement quand même des petits hommes verts à l’antenne pour nous secourir.

  7. Rien compris !
    Loi I, ca serait pas plutot conservation de l’énergie ?
    Le bancor n’est pas la solution. Il ne résoudra rien au problème principal de notre monde : la centralisation outrancière. Le pouvoir absolu aux mains d’une poignée de gens, ca ne peut pas marcher. Ca ne peut plus marcher.

    1. « Il ne résoudra rien au problème principal de notre monde : la centralisation outrancière. Le pouvoir absolu aux mains d’une poignée de gens, ca ne peut pas marcher. Ca ne peut plus marcher. »

      Aucun rapport entre ce que vous dites et le bancor. Ni centralisation outrancière : au contraire. Ni pouvoir absolu aux mains d’une poignée de gens : éparpillement du pouvoir à la base.

    2. Je me renseigne sur le bancor, mais c’est loin d’être une évidence pour moi, et d’autres je suppose.
      Donc, on a une chambre de compensation, et un équilibrage quasi permanent (du moins régulier) via des dévaluations ou évaluations des monnaies en fonction des déséquilibres commerciaux.
      Ce qui ôte l’intérêt des pays comme l’Allemagne ou la Chine de tourner leur économie vers l’exportation.
      Donc si je suis bien, on élimine le problème « multinationale » (ce qui est déjà pas mal), mais on ne relocalise qu’a l’échelle d’un pays (ce qui est déjà pas mal).
      Sauf s’il existe un moyen pour une multi-nationale, de transférer ses fonds d’un pays a l’autre, avant la compensation, ce qui fait qu’au contraire, elle pourrait tirer partie du système et amplifier son gain, en gagnant sur les 2 tableaux.

      Pour aller plus loin, il faut un système fractal qui descende jusqu’au niveau communal ou individuel, avec chambres de compensations locales, régionales, nationales, et internationales.

      Je dis peut-être des grosses âneries. Je découvre le bancor et j’essaye de comprendre.

  8. Vous donnez vie à la Finance, considérant qu’elle est une force de création de richesse…

    Pour les crédits subprime par exemple, on en a l’expression parfaite avec l’Espagne, lorsque l’on a plus d’industrie, plus de nouveaux consommateurs, par manque d’argent ou par vieillesse de la nation, il faut créer de nouvelles sources de croissance, de nouveaux marchés…

    Ce n’est pas l’argent de la finance qui a créé le marché de l’immobilier, c’est le manque de croissance aux USA qui a créé une demande fictive dans l’immobilier pour tenter de relancer la croissance, ce n’est qu’à ce moment là que la finance est entrée dans le circuit…

    Idem pour les déficits Européens, ce sont les déficits qui aspirent la finance et non la finance qui crée les déficits.

    L’inflation c’est d’une certaine mesure l’accélération de la rotation de l’argent dans un circuit en croissance rapide, la déflation son contraire…

    Plus la demande est forte de monnaie plus la prêteur peut avoir un intérêt élevé car cela impose à la monnaie une rotation plus rapide mais aussi dans le cas présent car le risque d’impayés augmente, ce faisant l’intérêt est fonction de la vitesse de la rotation et du risque, ce sont deux choses différentes et explique l’inadéquation actuelle de la politique de la BCE, elle lutte contre l’inflation donc taux zéro alors que le risque est en nette augmentation et donc les taux devraient monter !!!!!!.

    Bref dans la crise Grecque actuelle transparait la volonté des prêteurs de voir les taux augmenter car les risques sont désormais importants, c’est disons une 1ère escarmouche avant la hausse des taux généralisés dans le monde.

    Si je vous réponds ainsi ce n’est pas pour vous contredire, juste que la force de la finance vient de cette impression que vous avez que la finance est une énergie créatrice en elle-même, je pense quant à moi qu’elle est la conséquence du commerce et non la cause du commerce.

    Ce faisant et la conclusion est différente, le problème de l’Europe est qu’elle ne crée plus de richesses, les usines sont an Asie, l’Impôt sur les Stés est en chute libre, logique la mondialisation c’est aussi l’uniformisation des prix de ventes et de revient sur la planète…

    Ce n’est pas la finance le problème de l’Europe c’est la production de richesses à travers la fabrication de biens marchands……la crise actuelle est la crise de la mondialisation, la concurrence des pays asiatiques rend notre existence impossible…

    Nous sommes dans un transfert des richesses de nos pays occidentaux vers les pays du BRIIC, seule solution alors que nous avons encore des réserves, instaurer aux frontières de l’Europe, une taxe différentielle de coûts de production entre les pays émergents et nous…

    Si nous n’agissons pas ainsi nous devrons attendre que l’équilibre des coûts se fassent, et bien évidemment comme nous sommes l’extrème supérieur, en un point d’équilibre entre les deux et donc par une réduction IMPERATIVE de nos coûts et donc pas la diminution de notre richesse actuelle…

    Sans doute la croissance pouvait là aussi permettre d’absorber plus facilement cette étape vers l’équilibre des coûts, là nous devrons la faire dans l’instant car nous n’avons pas de réserves du fait de nos déficits…

    Reste l’état des ressources naturelles, la chine doit aller vite avant que le manque de pétrole soit patent et induise une augmentation importante du prix du brut, je reste convaincu que c’est la raison 1ère de la volonté de la Chine d’aller au plus vite.

    C’est un pays contrôlé et les chinois peuvent choisir leur rythme, juste que le temps du pétrole en abondance est terminé et il faut se positionner très vite pour avoir les moyens de payer demain cette énergie indispensable.

    Sans doute suis-je pessimiste et un peu trop systématique, juste que je pense que si on n’est pas d’accord sur les raisons profondes de la crise actuelle, on ne peut raisonnablement trouver la bonne décision pour tenter de résoudre la crise actuelle.

    Bien évidemment une monnaie mondiale style Bancor aurait fait monter le Yuan, chuter le dollar et actuellement la finance se serait jeter sur les USA au lieu de la Grèce… ce faisant j’indique pourquoi actuellement le bancor ne peut exister, les deux grands n’ont pas intérêt actuellement au Bancor…

  9. La thermodynamique s’adresse a la physique, pour les humains ce sera donc a leur corps biologique. C’est bien ce que l’on voit. Le systeme financier purement mathematique et donc pur langage s’attaque aux besoins vitaux des humains. Inevitable. Le pur lanagage qui nous tyrannise est le fondement meme de la culture occidentale. C’est bien une fin de civilisation. La tyrannie langagiere, pure logique mathematique, ne peut prendre en compte les personnes qu’a travers un blabla inepte, de meme pour le blabla du sauvetage des industries reelles, de meme pour les gardes fous moraux ethiques qui sont un affreux galimatia d’ecrans de fumee. Tout cela est normal et tient a la pre-eminence du langage dans nos societes. Les personnes sont des chiffres dans les stats, les regles des prieres au dieu marche, les produits de simple bits sur un cable. Dans un tel monde c’est la biologie des corps inutiles qui est appellee a disparaitre.

  10. Cette vision thermodynamique de la crise pourrait trouver un écho dans une vision du même type portée par l’écologie s’agissant de la machine monde et humanité .

    Eco-nomie et Eco-logie parlent bien de la même chose . On parle d’ailleurs d’éco-bilan .

    Si l’on commence à distinguer les bonnes lois du bon moteur , il reste à construire le moteur en veillant à ce que la machine ne supplante pas une fois de plus son constructeur .

    Il reste aussi à règler le moteur à quatre temps ( passé , hors du temps , présent , futur ) de l’appréciation strictement humaine du temps , du « bon « temps .

    Si le bancor peut être le carburant du premier moteur , l’expression libre de la volonté des peuples reste celui du deuxième , à mon goût .

    Pour les deux moteurs , les paris fous restent la ruine .

    « Jamais trop  » : Socrate , les Inuits , les indiens , les vieux sages africains ou asiatiques et quelques autres …attendent encore d’être entendus .

    L’écho répond « Bancor » …?

  11. C’est du grand n’importe quoi (pas la bancor, hein): remplacer des mathématiques sans aucun rapport par une physique des flux sans aucun rapport… Encore un dangereux délire d’ingénieur.
    Enfin on peut s’estimer heureux on a échappé à une explication fondée sur l’analyse des « sociétés » de termites/abeilles/rats ou je ne sais quel nouveau paralogisme…

    Enfin à condition de ne pas perdre de vue que ça n’est en rien une argumentation scientifique mais seulement une métaphore c’est relativement amusant.
    Je me rend de plus en plus compte de la gravité du problème: ce n’est pas tant qu’on ne trouve pas les bonnes réponses ou qu’on ne pose pas les bonnes questions, mais que la manière d’aborder les problèmes est complètement inappropriée…
    A ce niveau là c’est grave quand-même… Le jour ou les spécialistes en sciences de la nature ou des mathématiques se rendront compte qu’ils ne connaissent rien aux questions relevant des sciences sociales, et qu’ils ne font que polluer le débat on aura fait un grand pas.

    1. zébu n’est pas le premier à relier la thermodynamique à l’économie, ça tient la route depuis que Prigogine a découvert les structures dissipatives. Voici l’introduction de l’article de Encyclopédie Universalis
      :

      Le terme « structure dissipative » a été créé, en 1969, par Ilya Prigogine pour souligner la signification des résultats auxquels lui-même et ses collaborateurs de l’école de Bruxelles venaient de parvenir : loin de l’équilibre thermodynamique, c’est-à-dire dans des systèmes traversés par des flux de matière et d’énergie, peuvent se produire des processus de structuration et d’organisation spontanées au sein de ces systèmes, qui deviennent le siège de « structures dissipatives ». L’association entre les termes structure et dissipation, apparemment paradoxale puisque le mot structure évoque l’ordre alors que le mot dissipation évoque le gaspillage, le désordre, la dégradation, marquait le caractère inattendu de la découverte ; le second principe de la thermodynamique, qui a trait aux processus dissipatifs, producteurs d’entropie, était usuellement associé à la seule idée d’évolution irréversible d’un système vers l’état d’équilibre, identifié comme l’état de désordre maximal, où toute l’énergie utilisable du système s’est dégradée ; or, la découverte des structures dissipatives signifie que l’irréversibilité, loin de l’équilibre, peut jouer un rôle constructif et devenir sour […]

      …et devenir source de structures selon ce bref article :

      En poussant le système encore plus loin, de nouvelles bifurcations se produisent. Très loin de l’équilibre initial, le système peut devenir entièrement chaotique. Mais, ce qui est plus inattendu, il peut parfois retrouver un nouvel ordre, qui est stabilisé par le flux dissipatif d’énergie qui maintient le système dans cet état.

      Autrement dit, l’ordre économique est défini par la manière dont l’énergie, (travail, pétrole,…) est dissipée, et il se trouve qu’elle est dissipée selon les flux monétaires dans lesquels on peut voir l’équivalent de flux calorifiques. Il n’est donc pas idiot d’imaginer que les chambres de compensation du bancor, en canalisant autrement les flux financiers, pourraient nous permettre de mieux gérer les flux d’énergie.

    2. Les analogies physiques sont monnaie courante depuis un certain temps déjà : je me souviens d’un bouquin des années 60 qui utilisait les réseaux hydrauliques pour faciliter la compréhension des réseaux électriques. Quant aux maths, l’entropie est déjà utilisée dans la théorie des systèmes dynamiques par exemple (c’est même cité sur la page ‘Entropie’ de wikipedia si mes souvenirs sont bons)… rien de nouveau sous le soleil, somme toute.

      A part ça, les thermodynamiciens qui ne l’ont pas encore fait devraient à mon avis jeter un oeil (mais pas trop fort!) sur le fonctionnement d’un explosif très prisé des terroristes qui souhaitent passer les systèmes de sécurité : le peroxyde d’acétone. Le fait que cet explosif ‘utilise’ en quelque sorte l’entropie pour détonner en fait un sujet d’étude particulièrement intéressant, surtout quand des phénomènes à réaction positive sont impliqués dans le processus.

      ‘phénomènes à réaction positive’…. tiens tiens la Grande Crise n’aurait-elle pas été rendue possible par ce grand pilier de la plupart des sciences ‘dures’ ?

  12. Pour que les lois thermodynamiques soient valables (sans parler de valide), l’hypothèse ergodique est nécessaire.

    Or, ce principe d’ergodicité (je vous renvoie à la page wikipedia) est rarement (voir jamais) vérifié en physique, seul le grand nombre de particules qui constituent le gaz permet un telle approximation, et encore faut-il qu’elles aient toutes le même comportement.
    Dans le cas où l’ergodicité n’est pas admissible, on subit des effets quantiques (voir equipartion sur wiki). Ce sont des effets que je maîtrise en physique statisque, mais je peine à voir comment ceux-ci pourraient se répercuter en économie dès lors que l’on voudrait conserver une approche de thermodynamicien?

  13. Un bancor strictement européen a t-il un sens ? (je vois mal le monde Anglo-Saxon l’accepter pour l’instant)
    Des échanges commerciaux équilibrés entre grandes zones géographiques ne sont-ils pas un préalable pour converger vers la stabilité monétaire ?

  14. @zébu

    L’élément que vous présentez comme « énergie » dans le système me laisse sceptique. Il eut d’ailleurs été souhaitable que vous posiez cet élément de manière explicite. On devine à demi-mot que l’énergie de la finance serait l’argent, mais sans que la chose soit jamais vraiment dite.

    A ce titre, je m’étonne d’ailleurs que Mr Jorion n’ait pas bondi à la lecture de votre première loi, car si j’ai bien suivi le raisonnement, vous y exposez que dans la finance, l’argent (« l’énergie financière ») est systématiquement transformé en reconnaissance de dette (« le crédit immobilier »). Un ancien débat de ce blog ferait-il ici son retour?

    Il réside par ailleurs dans le texte quelques approximations de langage qui feraient se retourner dans sa tombe Mr. Carnot: « A moins que le corps social ne puisse supporter la quantité de ‘chaleur’ produite par l’entropie« . Ouch!

    En définitive, si on peut estimer louable le but du billet, qui est de plaider en faveur du bancor, on ne peut que déplorer la méthode choisie, qui semble relativement maladroite et bien loin de présenter la rigueur d’une théorie scientifique (même si ce n’est pas le propos visé, nous sommes bien d’accord).

  15. Pourquoi une monnaie de réserve ?
    Pourquoi taxer les surplus ? Les pays de l’OCDE n’en font pas, ou si peu…

    Le problème est aujourd’hui l’extraction des richesses produite par les états par le biais des intérêts sur les crédits qu’ils sont contraits de faire au banques privées. Comment le Bancor adresse-t-il ce problème.

    Le Bancor règle, apriori le problème de transfert de richesses entre les US et la Chine du à la faiblesse du Yuan-RMB. Mai ce n’est qu’une partie de la fuite des richesses, et elle est surtout due aux faibles coûts de transports et la stratégie économico-industrielle US.

  16. Entropie = log( nombre de degrés de libertés accessibles)

    Les instruments financiers dérivés ont créé des états supplémentaires accessibles sans échange avec un thermostat (quelques clicks de trader), c’est la description microcanonique.

    Ces états sont un peu « cachés », mais quand le thermostat se manifeste (le couplage aux autres parties du système, les humains et leur machines à laver et leurs maisons, leurs pompes et leurs oeuvres), ils contribuent aux flux d’énergie.

    Je n’ai pas bien situé la combustion, car je ne vois pas l’oxygène dans l’affaire.
    A part la parabole du sapeur Camember, qui creusait des trous pour augmenter le PIB en les rebouchant par la terre d’autres trous qu’il creusait, je ne vois pas la nature microscopique du processus de combustion.

    Ou alors, l’oxygène représente le pouvoir voulant garder ses attributs, et brûlant (détruisant, oppressant) ce qui se trouve à sa portée, le tout vers un pur gâchis.

    L’analogie est sûrement pas assez stricte telle qu’ainsi présentée, mais elle peut avoir le mérite d’inspirer.

    Le bancor permettant la « combustion douce », c’est le brûleur catalytique Auer à la place du gros boum de la bonbonne de gaz, j’achète.

    Mais pas mal de difficultés en vue…

    1. L’oxygène permet l’oxydation qui est une manière de dissiper l’énergie en chaleur. Quand la spéculation flambe l’argent se détruit.

    2. « Entropie = log( nombre de degrés de libertés accessibles) »

      oui, mais si, et seulement si, l’hypothèse ergodique est acceptable (puisqu’elle n’est jamais valide, elle est au mieux acceptable) et je doute très fortement que ce soit le cas ici.

      Les degrès de liberté dont vous parlez, sont les termes quadratiques des Hamiltonniens de chaque mode énergétique (translation, rotation, vibration, etc… des particules). Or, d’après Maxwell, dans l’absolu, on peut toujours déterminer un nombre de degrés de liberté infini. Pour trancher la question, tout du moins en physique, une approche statistique/quantique est nécessaire.

      Bien qu’il n’y ai pas eu de réactions à un commentaire précédent, je tiens à souligner que le fait que l’ergodicité ne soit pas acceptable entraîne de profondes modifications de la théorie de la thermodynamique, du fait que l’equipartition énergétique n’est plus respectée, allant jusqu’à rendre la thermodynamique classique inopérante. En conlusion, le parallèle entre l’économie et la thermodynamique classique ne peut être, au mieux, valide que dans le domaine de validité de la thermodynamique classique, et celui-ci est très restreint, voir inexistant au voisinage des perturbations.

  17. Si le Bancor est la recherche de l’équilibre en économie alors, comme la régulation, c’est un dispositif que beaucoup d’acteurs de la finance ne voudront certainement pas voir être mis en place.

    On en parlera sans doute beaucoup, oui dans les mois, les années à venir, comme c’est le cas avec la régulation depuis 2 ans maintenant, mais au final il faudra attendre que le système se casse la gueule pour que le Bancor ait une chance de prendre réalité.

  18. 1/ Y’a-t-il eu une seule fois dans l’histoire du capitalisme une crise sans bulle financière au préalable ?
    2/ Jusqu’à quel point le BANCOR peut-il minimiser l’effet d’éclatement d’une bulle financière en crise systémique ?
    3/ En 1944, y’a-t-il eu des économistes pour faire l’amalgame entre le Gold Exchange Standard et la science physique pour le légitimer face au bancor ?

  19. L’économie n’est pas une science, c’est un système de croyances, qui a été habilement
    habillé d’oripeaux mathématiques. On croît en effet en économie à la croissance exponentielle infinie,
    on croît aussi à la multiplication des petits pains sans limites, on croît que les arbres montent au ciel, j’en passe et des meilleures. Par contre en physique il y a des principes qui nous ramènent au réel.
    Le deuxième principe de la thermodynamique, qui dit que l’on ne peut produire du travail mécanique
    à partir d’une seule source de chaleur. Il faut deux sources, une source chaude et une source froide, et la chaleur ne peut aller spontanément que du chaud vers le froid. Et que dans tout cycle moteur producteur de travail mécanique, s’effectuant entre deux telles sources il y a toujours une
    perte irréversible de chaleur dans l’environnement, ce qui s’exprime en disant que l’entropie de l’environnement augmente, ou encore que le désordre augmente, ou encore qu’il y a une perte
    d’information. Bref tout cela pour dire que tout jusqu’à nouvel ordre dans le monde réel a un coût et que les rendement réels sont souvent médiocres.
    Le mouvement perpétuel, n’a pas à ce jour été trouvé, sauf apprement en économie, mais l’économie n’est pas une sciences, c’est une religion avec ses différents courants, des sectes et ses sectaires. Avec son clergé, ses prêtres, ses grands inquisiteurs qui brûlent les hérétiques sur
    les bûcher érigés pour l’édification des mécréants. Aujourd’hui c’est le peuple grec qui a été jeté
    dans les flammes, à qui le tour demain ? Sommes nous en marche vers le progrès, ou retournons nous à grands pas vers les ténèbres de l’obscurantisme ?

    1. + 1

      malheureusement je crois bien que les ténèbres de l’obscurantisme et la barbarie sont de retour.

      les échanges marchands étant le moyen actuel d’extorquer les richesses produites par les peuples ( dans le passé c’était les maitres de guerre et leur razzia ) , l’économie veut absolument passé pour une science alors qu’elle n’est qu’une idéologie pour sanctifier le vol des élites.

  20. J’ai etudié la thermodynamique en classe prepa et a la fac et je n’arrive pas à suivre votre analogie.
    dommage.

  21. Un baril aux alentours de 80 $ ne veut rien dire d’autre que la faillite de l’OCDE car cela nous empêche de produire assez de croissance que pour rester solvables. Quand on sait que le prix ne descendra que si une demande est détruite quelque part on comprend mieux ce qui est en jeu, faire rétrécir l’autre pour se maintenir voire grossir ou rétrécir soi-même. En décroissance, la survie mène tout droit à la cannibalisation si on n’y prend pas garde, il serait temps de s’y intéresser avant que cela ne devienne plus parlant.

    Comme le dit Bill Reinert (National Manager Toyota Motor), nous devons éduquer tout le monde au sujet du Peak Oil. Je rajouterais personnellement qu’il en va de notre survie.

    http://financialnewsexpress.blogspot.com/2010/04/toyotas-bill-reinert-on-peak-oil.html

    1. On dirait que l’affaiblissement de l’euro atteint son but.

      « Le pétrole poursuit sa chute sur la pression d’un dollar renforcé » – Le Soir

      L’avenir serait donc de détruire chez les autres la demande de ce que l’on a pas soi-même, tout simplement pour pouvoir se le permettre.

  22. @Zebu

    Effet de style, mais c’est risqué avec un concept difficilement accessible. Vous faites une dépose très hypothétique et incomplète.

    Reposez le cas du Bancor correctement, et sans doute, oubliez de parler d’entropie, car si ce n’est pas clair pour vous, ce ne sera pas clair pour qui vous lira.

    Suis-je très fatigué ? Je ne vois pas proprement ces liens que vous évoquez trop vaguement. Or vous faites semblant de déposer un « prêt à l’emploi » que vous dominez, avant d’appeler à l’aide. Vous tirez au hasard, vous risquez le discrédit.

    C’est dommage, votre idée est peut-être simplement mal exprimée

  23. Zebu,

    J’avoue avoir du mal à entrer dans votre parabole physique. Pour moi l’entropie mesure le désordre et pas l’énergie. Dans un système fermé, le désordre ne peut que s’accroître jusqu’au refroidissement total. Si le système est ouvert (comme la Planète Terre), l’énergie venue du dehors (rayonnement solaire par exemple, qui combat le désordre et crée de l’ordre grâce à la photosynthèse qui crée des chaines moléculaires ordonnées). Si ce qui nous infecte à partir des USA est du désordre, ce qui nous menace n’est pas l’auto-combustion mais une glaciation définitive.

    Mais j’essaie de dépasser les contradictions physiques: les USA nous refilent de la dette insolvable et se refinancent gratos grâce au fait que leur monnaie nationale est l’étalon monétaire international. Alors, d’accord pour faire d’un panier de monnaies diverses le nouvel étalon, c’est un bon moyen d’arranger le foutoir/bazar/bordel/boxon/tchinis/désordre organisé (selon la variante argotico-langagière utilisée). Mais pas de loi physique la dessous selon moi: juste une volonté du « reste du monde » de se débarrasser de la dictature impériale du dollar. Ce n’est donc pas inscrit dans les astres (ou les lois physiques), pas inéluctable, mais dépendra des volontés politiques de beaucoup d’homme et de femmes…

  24. Je connaissais la même chose, mais faisant appel aux composants électriques (inductance, capacitance, etc…)

  25. Une sorte de monnaie commune le Bancor?
    Banque+or.

    Mais en pré-Europe on a eu l’Ecu et même le serpent monétaire européen..
    Cà n’allait pas assez vite.
    Afin de forcer cette Europe chaotique à se faire on a institué la monnaie unique..en espérant que l’autorégulation comme la main invisible mettrait magiquement le b… en ordre.
    Raté.

    Il est légitime,constructif et courageux de fournir des solutions pour l’avenir.
    Seulement il faudra d’abord é-li-mi-ner les actuels propriétaires de l’économie lobbyiste mondiophile.
    Faire table rase…comme disait machin.
    Est-ce possible sans gros dégâts sociaux?
    Voyons comment les britts s’en tirent demain.

    1. Quelques fois il suffit de traduire l’article le plus intéressant, ce qui fut la cas de l’article sur Silvio Gesell, de l’allemand vers le français. Il fut redressé par la suite car affublé d’une accusation mensongère.

  26. En reconnaissant quelques  » à peu près » dans l’exposé de Zebu , je maintiens de mon côté mon agrément à l’approche  » thermodynamique » de l’activité économique et humaine en générale . Non pas que cette dernière traite des mêms objets que les applications originelles de la thermodynamique , mais parce qu’elle amène à se poser les mêmes questions fondamentales vis à vis de tout objet qui évolue :

    Cet objet est il dans un système ouvert , isolé , fermé ? Dans quel  » univers » trouve-t-il sa place ? Y a-il d’autres univers et d’autres systèmes concomitants ?

    Quelles sont les unités qui s’échangent ? Comment les nommer ?….

    Comment rendre les FORCES , les ENERGIES , le TRAVAIL , « utiles » et mis au service d’une PUISSANCE DYNAMIQUE ?

    Soyons certains en tous cas que ceux qui jouent à nos dépens aujourd’hui disposent de ces approches sytémiques qui leur permettent d’avancer leurs pions sur l’échiquier avec , à ce jour , un coup d’avance .

    Et si la représentation politique se dotait d’une approche sytèmique plus large , plus « en réseau » et mieux renseignée que la leur ?

    La vie sur terre et un peu plus de bon temps mieux partagé , valent bien une prise de méninges où les talents de l’affect , de la créativité , de l’organisation et de la prise de risque non mortifère et partiale , sauraient élaborer ce « tableau de bord » qui donne au moins la pression dans les pistons à défaut d’activer les manettes .

  27. Le bancor : une solution thermodynamique à la crise, par Zébu

    Une belle rhétorique qui se boit comme du petit lait,
    Un raisonnement sur lequel on glisse, comme sur une voix lactée.
    Mais au bout du compte, quand Zébu, zé plus soif mais pourtant ma gorge est sèche.

    Trop peu d’humanité dans ce texte, trop de sècheresse de cœur dans ce propos qui vise à promouvoir une solution nouvelle.
    Le système actuel est-il moralement irrecevable et humainement indigne ? Ce n’est pas ici le propos.
    L’auteur voit juste un risque imminent : que le « corps social » ne puisse encaisser le choc de la crise…donc que le système perde le contrôle de la situation et se fasse déborder par les évènements.

    Dans son champ d’analyse, l’Homme est réduit au statut de capacité d’absorption qui risque, par saturation, de ne plus être efficiente.
    A l’inverse, le système financier (et donc implicitement, ceux qui le cautionnent) est élevé au rang de patient qu’il est nécessaire de préserver contre les aléas exogènes.

    L’argent au centre de l’univers et, tournant autour, non des corps célestes mais un magma de « corps social »

    Il est beau ce tracé du chemin vers le bancor, tout en ellipse.
    Bancor = monnaie supranationale.
    Ce n’est pas formulé dans le texte de Zébu. Ellipse rédactionnelle ou éclipse intentionnelle ?

    La métaphysique gommée par la méta-monnaie.
    De l’indiscernable infini métaphysique à l’application thermodynamique illustrée = très fort mais invalide pour cause de sortie d’orbite.
    La théorie nous égare, on quitte la bonne trajectoire, on se trompe de but.
    On bascule d’un dessein à un dessin, à une image, à une caricature.

    Et nous voici, pauvres hères, sur le chemin de la décroissance : Théologie, Théories, théorèmes, métaphore, schéma.

    Théologie, Théories, théorèmes …t’es hors jeu.

    L’Homme peut bien tenter de représenter l’Univers sur un schéma, jamais un schéma n’englobera les multiples dimensions des sociétés humaines.
    Ceux qui sont tentés de représenter le fonctionnement des sociétés humaines sur un schéma et qui oeuvrent pour que ce modèle (cette modélisation) deviennent la réalité…sont fous.
    Ceux qui cherchent à faire plier (ployer) la société pour qu’elle rentre dans le moule de leurs modèles sont de dangereux psychopathes.

    Les psychopathes subissent actuellement un important revers.

    Pourquoi chercher à préserver ce sur quoi est assise leur domination ?

    Nous allons tous souffrir des effets encore à venir de cette crise.

    Alors quitte à…

    1. @ juan nessy

      Quitte à souffrir…un peu plus un peu moins,
      autant essayer d’affaiblir le plus possible ceux qui tirent les ficelles et qui ont également, jusqu’à présent, tiré les marrons du feu
      de la financiarisation de l’économie et de la mise en concurrence des hommes entre eux à l’échelle mondiale.

      Quitte à souffrir…..un peu plus un peu moins,
      autant laisser exposés à un retour de flamme ceux qui se gavent depuis des décennies sur le dos de l’économie réelle.
      Si les vents nous sont favorables, on pourrait assister à un phénomène d’auto-combustion, pour reprendre un terme utilisé par Zebu.

      Il nous faut un système adapté aux besoin de l’Homme et non des hommes forcés de s’adapter à un système tenu par des psychopathes.

      Ces derniers ne lâcheront rien tant qu’ils nous penseront faibles et qu’ils entrevoieront la possibilité d’une issue qui préservent leur « business as usual ».

    2. Dans votre scenario ,je vois surtout quelqu’un ( vous) qui saute dans le vide pensant que son ennemi est en train d’y sauter aussi , et qui se soucie d’apprendre à voler une fois qu’il est arrivé en bas …

      Avant de sauter avec l’espoir de précipiter en bas l’ennemi en m’accrochant à lui, je préfèrerais disposer d’ une constitution économique , de l’interdiction de …, du bancor ,d’ un vrai pacte socio-économique européen , des circuits courts ,de la maîtrise publique des éléments vitaux , d’une banque citoyenne de dépôts .

      Je crois qu’alors mon bourreau n’aura plus d’armes et je n’aurai plus besoin de sauter . Je n’aurai même plus trop besoin de le redouter car il sera revenu au rang qu’il n’aurait jamais du dépasser .

      La meilleure façon de ne pas succomber à un jeu de cons , c’est de lui substituer un jeu intelligent .

    3. @ juan nessy

      « Avant de sauter avec l’espoir de précipiter en bas l’ennemi en m’accrochant à lui, je préfèrerais disposer d’ une constitution économique , de l’interdiction de …, du bancor ,d’ un vrai pacte socio-économique européen , des circuits courts ,de la maîtrise publique des éléments vitaux , d’une banque citoyenne de dépôts . »

      Formidable ! Y a qu’a !
      Faites donc ça, je vous suis.

      Juste une question : savez-vous bien à qui vous avez à faire, en face ?

      « Je n’aurai même plus trop besoin de le redouter car il sera revenu au rang qu’il n’aurait jamais du dépasser . »

      Chuut ! Moins fort.
      Blotti dans un petit recoin, « il » tremble tellement fort, en vous entendant dépeindre ce qui l’attend, que le bruit de ses dents qui claquent m’empêche de me concentrer.

      Comment voulez vous que je formule une pensée intelligente dans ces conditions ?!

      😉

    4.  » Faîtes donc ça je vous suis  » .

      « ça  » me paraît plus réaliste en tous cas que de vous suivre dans votre saut .

      Pour l’ennemi ,je ne cherche pas à le faire trembler , simplement à changer le champs de bataille à mon profit .

      Pour faire  » ça « , il est plus besoin de vrais lutteurs qui savent pour quels résultats concrets ils se battent que de rêveurs lyriques , suicidaires par délégation . Tous les vrais leaders syndicaux savent ça .

      Je laisse aux politiciens et aux adeptes de la vérité théorique et de la pureté du pouvoir par la violence , à leur jeu d’enfumage des peuples . Ils pensent trop intelligent .

      Un projet ne peut être intelligent que s’il répond au problème énoncé , et suffisament intelligible pour être compris par une majorité .

      La phase historique en cours montrera si suffisamment d »hommes d’état le comprennent , et s’engagent dans les voies proposées , ou s’ils campent sur des schema du passé conservateur .

      Si le projet vous chaut peu ou pas du tout , que seriez vous venu chercher ici ?

  28. Penser que le Bancor est une solution est penser que le système monétaire peut devenir fonctionnel. Hors si le pouvoir de la création monétaire, et donc de la croissance et décroissance de sa masse, échappe aux états démocratiques pour rester sous l’emprise des banques centrales propriété des banques privées, alors rien n’aura changé fondamentalement.

    Le Bancor, une nouvelle monnaie gérée par qui ?
    Une monnaie ayant son pendant de dettes ?

    Alors juste une monnaie de plus qui au mieux servira à affaiblir l’USD sans rien changer sur le fond du problème.

    Comment cette monnaie proposée par John Maynard Keynes à Bretton Woods en 1944 peut elle être la solution. Elle serait au contraire l’aboutissement du grand projet des banquiers pour enfin pourvoir contrôler le Monde indépendamment des états ayant l’outrage d’êtres démocratique et souverain, et pas encore complètement soumis aux financiers internationaux.

    1. Ne parlez pas avec autant d’autorité de quelque chose que vous ne connaissez pas, d’autant que vous en serez un partisan enthousiaste quand vous aurez compris comment cela fonctionne.

    2. De la même façon que la taxation des transactions financières n’est pas la bonne réponse au problème et que la solution réside plutôt dans l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix, la bonne réponse ne serait-elle pas une relocalisation des industries et une diminution des échanges internationaux ? Je sais, c’est une approche très décroissante mais j’assume !!!
      Car quelle serait fondamentalement la différence entre le bancor et l’euro ? A qui profiterait cette chose ? Les seuls instances supranationales sont les multinationales et je pense qu’elles prendraient un malin plaisir à concocter un outil sur mesure.
      Quand je vois comment l’idée qui pouvait sembler bonne des quotas d’émissions de CO2 a été dévoyée, je me permets d’avoir de grands doutes sur le bancor: mais bon y a que les c..s qui changent pas d’avis…

    3. D’après le peu qui en a été dit a href=http://www.pauljorion.com/blog/?p=10220>sur ce blog, le bancor permettrait que les cours de change entre monnaies ne soient plus fixés par les marchés mais en fonction des échanges qui transiteraient par les chambres de compensation.

      Il aurait fallu y réfléchir avant mais, mieux vaut tard que jamais. D’autant que la solution existe et – comme d’habitude – elle fut envisagée à une époque, avant d’être rejetée. Elle s’appelle le « bancor », et elle fut proposée par Keynes à Bretton Woods en 1944. Avec le bancor, les échanges internationaux passeraient par une chambre de compensation et les pays qui importeraient trop seraient pénalisés, mais également ceux qui exporteraient trop. On rééquilibrerait si nécessaire en dévaluant ou en réévaluant les devises.

      C’est tout le contraire de « Elle serait au contraire l’aboutissement du grand projet des banquiers pour enfin pourvoir contrôler le Monde indépendamment des états » , puisque les cours des monnaies dépendraient d’un mécanisme neutre. J’ai peut-être mal compris, mais pénaliser aussi ceux qui exportent trop, comme la Chine ou l’Allemagne, éviterait sans doute que d’autres importent trop.

    4. @Crapaud Rouge et Paul: Merci pour votre éclairage et votre patience…
      C’est bien moi qui tirait des conclusions hâtives et qui avait mal compris l’intérêt du Bancor en tant que monnaie de réserve.

      Ce Bancor servirait donc:
      1- à protéger les devises nationales ou régionales d’attaques spéculatives.
      2- à maintenir un équilibre au niveau des échanges internationaux.
      3- à favoriser un financement des dettes des états auprès de banques locales et en devise locales.

      Donc réduction de la spéculation mais avec de probables contraintes (réduction) sur des échanges internationaux (est-ce un défaut ?). Par contre ce ne serait pas une solution pour régler le problème des dettes des états.

      Si nous prenons le cas de la Grèce cela aurait freiné l’accumulation de dettes et aurait favorisé un endettement auprès des Banques locales, mais cela ne l’aurait pas résolut l’accumulation de capital. Mais une avancée importante assurément.

      Me trompe-je ?

      amha…

  29. Bonjour à tous
    @zébu
    Bel exposé mais votre métaphore révèle, à mon sens, sa faille dans son énoncé même : le manque total de référence à des désirs et décision humaines! Ce qui se passe actuellement concernant les flux financiers associés à Espagne relève de la rumeur ( avec sans doute désir pervers en arrière plan) et de la crainte: comment transposez vous ces valeurs de « champs biosémiotiques » en variables pertinentes en thermodynamique financière?

    Selon votre exposé le bancor me semblerait être, quel que soit sa valeur par ailleurs, une « incarnation tempérante » du démon de Maxwell! Encore une fois: qu’est ce qui contrôle la « chauffe »ici et là des différents flux et programme le daimon Bancor pour réguler les échanges: désirs , volonté de pouvoir d’une classe se prenant pour une élite avec ses jeux pervers etc…
    Bien loin des gaz parfaits magnifiquement et impartialement mus dans l’espace des phases!

    La question du bancor, associée à une interdiction des paris sur la fluctuation des prix est une belle chose, mais il me semble que la foi dans leur efficacité comme suppléant cette mirifique « main invisible des marchés , efficiente et impartiale par pur désir et volonté d’efficience » devrait s’affranchir de toute teinture de théologie du salut.
    Relire « Exégèse des lieux communs  » de Léon Bloy!
    Cordialement.

  30. que de bruits ! le bancor est bien la preuve (une de plus) que l’on peut parler de ce que l’on ne connaît pas. J’ai le sentiment que la crainte d’être dupe ou de paraître optimiste ou simplement intéressé et curieux est suspect : « hola, hola ! moi, attention ! je ne suis pas dupe. Je ne comprends pas et je ne connais pas mais, justement, on me la fait pas. »
    Il y a aussi un souci de renchérir qui devient un peu exaspérant (un peu comme dans l’émission de France Inter « là bas si j’y suis » de Daniel MERMET : les messages sur le répondeur sont à 99% déposés par des gens qui ont le même souci de renchérir aux contenus de l’émission du responsable; même quand celui-ci est allé très loin).
    Certes, les choses vont très mal. Certes, les analyses de Paul JORION ne sont pas les plus lénifiantes et prouvent qu’il voit clair et ne désespère pas d’influer sur le cours des choses; on croit parfois que c’est une voix dans le désert mais ca ne fait rien: il poursuit son travail et ses contributions. Puis quand une lueur surgit grâce à lui (et d’autres, heureusement), c’est curieux, il faut à nouveau vite boire une bonne rasade de fiel.
    C’est souvent lassant de lire les commentaires. Heureusement que certains sont positifs et enrichissants. Mais vous, les fatalistes, ceux qui ne veulent pas être dupes (qui veut l’être ?), admettez votre ignorance (cela fera du bien). Négligez donc vos a priori (dont finalement nous n’avons rien à faire) et réfléchissez à ce qui est présenté.
    Et puis, dites vous que défendre un système économique quelconque est le cadet des soucis des contributeurs car si c’est le corps social qui doit absorber tout, cela se traduira par des morts (c’est déjà fait mais ce n’est pas terminé) , de la peine, de la misère, du désespoir et l’apparition de sauveurs de tout poil. Les inventeurs de la démocratie ont connu la dictature des colonels. Ce n’est pas si vieux. Cela peut revenir. Evidemment. Et au galop. Ici et ailleurs (au Portugal (Salazar), en Espagne (Franco) , en Italie (son nom m’échappe: Mussolini ? Berlusconi? Fini ?) …).

  31. Thermodynamique ; entropie !
    Crapaud Rouge a parlé de Prigogine, Dissonance de Carnot.

    Pour thermodynamique, entropie, économie et écologie, pensons aussi à Nicholas Georgescu-Rogen. Ce Monsieur a démontré grâce aux lois de la thermodynamique, il y a longtemps déjà, que le système économique actuel n’a aucun avenir ; avec ou sans Bancor.

  32. En ce moment, les short sales aux États-Unis foisonnent. Cela permet aux banques de passer des dizaines, voir des centaines de milliers de dollars par tête de pipe (emprunteur) dans la colonne des pertes et profits. Qu’en pensez-vous ? Où passent finalement ces défauts de crédit ?

  33. Pour qu’une nouvelle monnaie commune puisse réussir à s’imposer à l’échelle mondiale….elle devra impérativement être populaire, simple à comprendre, physique (avec des billets et des monnaies), degagé de toute contrainte politique, basée sur des actifs tangibles, controlée par une assamblée répreséntant les grandes banques nationales et libre de circulation à l’échelle mondiale.
    Franchement, je ne crois pas que le bancor puisse avoir la moindre chance d’y arriver. En plus, avec le courage légèndaire des politiciens, il faudrait 1000 ans (à 2 ou 3 jours près) pour mettre tout ça en route.
    Nous avons quelque chose de beaucoup mieux: l »€. Il faut juste « quelques transformations »…
    Aujourd’hui, il paraît qu’on a le choix entre garder l’€, tel quel, donc comme monnaie unique, ou …le faire exploser, en revenant aux monnaies nationales. Moi, je pense qu’il y a une autre voie: revenir partialement aux monnaies nationales…tout en gardant l’€ en parallèle. On se trouverait comme aux derniers jours des monnaies nationales européenes, les prix affichés en double, des comptes bancaires en monnaie nationale en en €, etc.
    La masse monétaire d’un pays serait composée d’une part en monnaie nationale et d’une autre en €.
    Ne me demandez pas « des détails »…je ne serai pas capable de vous les donner. Tout simplement je pense que c’est possible et qui serait une bonne solution pour l’avenir de l’€, pour la gestion politique individuelle à chaque pays (un pays, une politique, une monnaie) pour la protection de l’épargne des gens, etc. Je ne pas la moindre doute, que bien géré, à moyen terme, il pourrait faire la concurrence à l’or, en tant que placement de sécurité. Le monde (sauf le gouvernement USA) veut une alternative au US $.

    1. « Moi, je pense qu’il y a une autre voie : revenir partiellement aux monnaies nationales… tout en gardant l’€ en parallèle ».

      Ce n’est pas une autre voie : c’est ça le bancor !

    2. Une monaie « physique pour l’économie liée à l’exploitation de la nature pour gérer le réel en s’inscrivant dans des lois naturelles, une monaie anti spéculative pour morceler et juguler les passions humaines et la pensée magique en quelque sorte s’appuyant sur la connaissance de la nature humaine.
      L’idée est réellement synthétique réaliste et intéressante.

  34. DE LA LONGUEUR DE LA MÈCHE (en attendant peut-être un jour le BANCOR)

    Il n’est plus temps de discourir plus encore sur le BARIL de POUDRE, rempli à raz bord de dettes, de pertes latentes et d’effets systémiques.

    La question du jour est devenue :
    QUELLE EST LA LONGUEUR DE LA MÈCHE ?

    – La MÈCHE, c’est bien sûr la Crise Sociale qui s’amorce en Grèce. Elle vient de s’allumer, et le pied du couple FMI – « Europe » n’est pas parvenu à l’éteindre (Peut-être l’a t il même attisée?).

    – La LONGUEUR de la MÈCHE, c’est le Temps qu’il faudra aux manifestants Grecs pour atteindre le BARIL de POUDRE.

    Oubliés les graphiques et analyses économiques et financières; la seule équation à résoudre est maintenant : À quelle vitesse bat le pouls de la rue athénienne ?
    Autrement dit, combien de temps le peuple grec va t il mettre pour faire paniquer les marchés ?

    Tous dépourvus d’horizon politique et sans solution économique à court terme, le temps de la psycho-sociologie des foules est en venu.

  35. Par ailleurs, Monsieur Strauss-Kahn a été l’auteur d’un projet de loi qui ménageait un régime fiscal extrêmement tolérant pour les stock-options et celui-ci s’inscrivait dans une longue série de décisions politiques (de « gauche ») qui ont produit ce qu’on a appelé la financiarisation.

    Pensez-vous que le bancor pourra être mis en oeuvre par de tels dirigeants?

  36. @ Tous :

    Arf …
    Je m’absente un instant et voilà ti pô que c’est le foutoir … 🙂
    Désolé de l’absence.
    Et comme je ne peux répondre à toutes/tous et sur tout, je ‘réponds’ ici.
    D’abord, en premier lieu, je pose comme postulat que je suis un ignorant. Car affirmer l’inverse serait un mensonge. Puisque c’est un postulat, j’aimerais bien qu’on ne vienne pas me le démontrer sans cesse : un peu de respect donc (lol).
    Car, de fait, il ne vous a pas échappé que je ne suis pas un physicien. Du tout. Ni même un thermodynamicien. Auxquels je propose mes humbles excuses pour avoir salopé leur travaux séculaires en l’espace de quelques lignes : la ‘magie’ d’internet permet de diffuser instantanément l’ignorance de n’importe qui.
    Mais à l’inverse et en réponse, elle permet aussi d’obtenir des correctifs (et des corrections, bien méritées), des propositions, des suggestions, des questions, etc. Bref, un débat. Ce qui était mon objectif, en parti atteint.

    Ceci étant dit, je souhaite préciser qu’il ne s’agit que d’une intuition, qui se base sur un ensemble de constats ou d’analyses, qui sont hautement subjectifs car soumis à un appréciation personnelle. En premier lieu, qu’un ensemble de termes utilisés pour décrire la situation ou les fonctionnements m’ont fait pensé à de la physique ou à de la mécanique : moteur, flux, freins, carburant, …
    Qu’ensuite qu’un certain nombre de décisions ont contribué à ce que le système financier s’autonomise :
    – fin de la parité or/dollar en 1971,
    – décret Giscard sur l’interdiction d’accès au financement de la BC par le Trésor ainsi que pour la BCE lors de sa création,
    – suppression du Glass Steagall Acte en 1999,
    – suppression de la diffusion de l’information sur l’agrégat M3 en 2006, etc. (liste non exhaustive).
    C’est la suppression de l’étalon, au sens monétaire, qui m’a fait pensé au principe d’équilibre de la thermodynamique : un système, qui est ‘stable’ et qui est en équilibre avec un second système (et ainsi de suite), permet d’établir une thermométrie.
    Or, la suppression de la parité du dollar d’avec l’étalon (or) a donc décroché le système financier de ce principe physique pourtant essentiel : comment mesurer la stabilité sans thermomètre ?
    Ensuite, la croissance du crédit immobilier, sous forme de « bulle » (qui exprime bien le détachement, tout virtuel, de cette activité par rapport à l’activité économique ‘physique’), comme d’autres « bulles » auparavant (techno, …) a rencontré un mur ‘physique’ : le remboursement des crédits octroyés par les débiteurs, dans l’incapacité de les rembourser. Ainsi, tant que la variable de temps pouvait être utilisée, en termes de statistiques, le système restait viable, avec un étalement temporel des remboursements, basés sur une croissance continue des prix.
    C’est pourquoi j’ai pensé au premier principe thermodynamique : la conservation de l’énergie et sa transformation. Car selon moi (et je m’attends à beaucoup de critiques), l’énergie de ce système financier est basé sur le crédit, qui est devenu par trop ‘massif’ (trop grosse concentration de crédits à rembourser sur une durée trop restreinte) et s’est effondré. Mais il n’a pas disparu !!
    Et c’est ce qui m’avait intrigué : on a longtemps parlé de centaines de milliards ‘disparus en fumée’, alors que selon moi, ils se sont ‘transformés’ en … dettes publiques (conservation et transformation de l’énergie). D’où les principes thermodynamiques.
    Dès lors, si l’on suit cette hypothèse que contrairement à ce prétendait cette ‘économie financière’, les lois de la thermodynamique s’appliquait bien à elle, qui s’était créé ses propres lois, on passe au principe second, celui de l’entropie. Et c’est là où j’ai confondu ‘chaleur’ et ‘entropie’ …
    Avec cette ‘transformation’ de ‘l’énergie’ (crédit) en dette publique, une ‘chaleur’ s’est propagée au sein du système financier américain, en premier lieu, générant un désordre de ce système appelé ‘entropie’. Or, cette ‘transformation’ étant irréversible en système clos, ‘l’entropie’ ainsi engendrée ne pouvait atteindre zéro qu’avec le rétablissement à l’équilibre du système, qui ne peut s’atteindre qu’avec la propagation de la chaleur induite par la transformation à l’ensemble du système, du plus ‘chaud’ (système financier) vers le plus froid’ (système social).
    Je laisse le soin aux contributeurs ( 🙂 ) de définir la nature de la ‘chaleur’ engendrée et la mesure de ‘l’entropie’. Pour ma part, je proposerais ‘chaleur’ = combustion des actifs financiers et ‘entropie’ = désordres dans le système de titrisation et le système interbancaire.
    Afin d’éviter cela, les US n’ont eu que quelques solutions, dont l’augmentation de la ‘surface’ du système monétaire, à savoir l’augmentation de la masse monétaire et le Quantitative Easing mais aussi, grâce au rôle spécifique du dollar, la transmission de ‘l’entropie’ ainsi engendrée aux autres systèmes financiers, notamment monétaires.
    Quand l’entropie des subprimes fut transmise en UE, le système monétaire et financier européen n’a pas pu, selon moi, activer les mêmes fonctionnalité que celles qu’avaient utilisés les US : la zone euro notamment s’est ainsi retrouvé dans un rôle de système fermé ou ‘isolé’, les parties au sein de son dispositif les plus touchées (Grèce en particulier) ne pouvant utiliser ni dévaluation, ni QE, ni même plan d’aide massif immédiat.
    Voilà donc l’explication de la théorie de l’application des lois de la thermodynamique au système financier et monétaire, qui pensait s’en être extrait depuis 1971. La ‘physique’ et la réalité les ont rattrapé.
    Ensuite, si on suit toujours l’application de ces lois, il apparaissait que le système € était le plus ‘faible’ car les chinois n’ont pas accepté, malgré les pressions, de dévaluer le Yuan. Comparativement, l’euro était la cible la plus indiquée car fonctionnant sur la base d’un système interne ‘fermé’ (ou ‘bouclé’).
    En prenant une image, on pourrait dire que le ‘moteur’ de l’économie, fonctionnant au crédit, a soudain eu un blocage et imposé une vitesse folle, produisant une très forte ‘chaleur’ et un dérèglement de la ‘boîte d’embrayage’ monétaire, imposant à la monnaie la moins ‘souple’ une conduite de son économie en ’embrayage à pignon direct’ (répercussion directe au système financier et économique), sans pouvoir passer les ‘vitesses’ (QE, accès direct au financement, …) et en n’utilisant uniquement que les ‘freins’ (déflation).
    L’idée du Bancor est justement de pouvoir échanger une boîte d’embrayage monétaire unidirectionnelle (pour ceux qui transmettent l’entropie vers ceux qui la reçoivent) en boîte de vitesses multidirectionnelles, évitant qu’IN FINE, ce soit le système social qui n’absorbe l’entropie générée par le système financier (ce qui est le cas actuellement, avec les politiques de déflation = ‘freinage’ uniquement). L’avantage, déjà décrit, est d’allouer par le biais d’une chambre de compensation les échanges commerciaux entre les différents pays participant au Bancor, sur la base d’une émission de Bancor, à taux variable selon le différentiel observé : plus d’exportations/moyenne échanges commerciaux dans un système = taux plus élevé (et croissant), MAIS AUSSI plus d’importations = idem. On peut aussi imaginer (et/ou) la création d’un ‘Fond Monétaire de Solidarité’, alimenté par les différentiels versés par les acteurs d’un même système, utilisé soit pour assurer la pérennité du système (fonction assurantielle), soit pour allouer une partie de ce fond pour certains acteurs en difficulté, selon les besoins, soit pour financer des projets ‘d’équilibre’ Nord-Sud, par exemple.
    Le Bancor pourrait ainsi être un New€, un nouvel ‘euro’, qui (re)deviendrait une monnaie commune et parallèle aux anciennes monnaies nationales, qu’il faudrait réinstaller, mais sans supprimer l’euro (qui deviendrait Bancor), afin de conserver l’acquis de l’euro comme monnaie internationale ‘réelle’. La BCE deviendrait alors une chambre de compensation où chaque pays membres deviendrait décisionnaire de l’utilisation des ‘réserves’ de Bancor.

    En généralisant le système de Bancor, on peut aussi imaginer que ce qui existe pour un niveau européen peut très bien se construire pour un niveau national, avec des monnaies régionales et des chambres de compensations régionales, etc. etc., jusqu’au niveau de proximité le plus proches souhaité et nécessaire.
    Un système de crédit ‘gratuit’ (pas vraiment en fait), accessible à tous, compensé automatiquement et gérer collectivement selon les nécessités.

    Bon, faut que j’aille dormir là … 🙂

    J’espère avoir été plus clair et plus cohérent. Mais je demeure toujours ignorant (postulat, rappelez-vous) …
    Cordialement.

    PS : il me semble que le Bancor a quand même une puissance dynamique intéressante et une utilité sociale (dixit Juan je crois). C’est suffisamment rare et important pour le noter.

    PS 2 : il me semble que la Chine aurait tout intérêt au Bancor (ou à un système y ressemblant) car son concept central est l’équilibre et non la puissance, qui doit être utilisée pour atteindre cet équilibre (jeu de go, je crois). D’autant que son souci est certes de savoir que faire de sa montagne de dollar de devise, qu’elle aura tout le mal du monde à échanger (sauf avec le temps looooooong, en principe thermodynamique, qui permet d’atteindre éventuellement la réversibilité), même pour tout l’or du monde. Mais son souci est surtout de stabiliser son propre système : il n’est pas de son intérêt de provoquer une déstabilisation monétaire mondiale … qui finirait par déstabiliser son propre système (à croire que c’est ce que veulent les US). D’où l’intérêt du Bancor pour eux, qui leur permettra de réallouer leurs dollars excédentaires contre des bancor et réduire leurs exportations, pour investir dans leur marché intérieur.

  37. En complément, comme quoi je n’invente évidemment rien :
    Nicholas Georgescu-Roegen et l’économie thermodynamique, René Passet avec La Décroisance, l’économie écologique, Serge Latouche, André Gorz, les monnaies locales, Ivan Illitch, économie politique, etc.
    Sans compter, last but not least, Keynes.

  38. Comme je n’y connais rien en thermodynamique ni en finance j’ai tout compris.
    Bonne nuit Zébu.

    1. Moi aussi, par contre comme en mécanique (moteur) le réglage influe sur la thermodynamique, le réglage des paramètres du bancor seront essentiels. La base est là suffit de!!!!!!!!!!!!!!!?
      Et bonne journèe à tous.

  39. Par association :
    Ponzi –> excès d’entropie (degrés de liberté cachés) –> métastabilité –> (théorie des catastrophes de R Thom, revue aussi par Micahel Berry) –> Simondon en philosophie.

    Les métastabilités servent à vaincre momentanément la croissance de l’entropie, à faire de la néguentropie, dont le vivant fait partie. Bien sûr, on continue de dissiper en chaleur l’énergie initiale du big bang, mais on a localement fait des structures « très peu probables et très singulières » ( = le vivant).

    Les métastabilités sont aussi des conditions pour l’homme pour profiter d’une relative stabilité et « potentialiser » des réponses originales aux changement ultérieurs, en évitant d’adhérer à une réponse court-termiste stérilisante.

    Les métastabilités ont aussi un côté destructeur (tornades, hubris), mais vient la métaphore de la destruction créatrice, une partie des extrêmes de ce processus semble inévitable. Combien?

    Dans ces schémas de métastabilités, il me semble qu’on doive se faire une règle de conduite de préférer les circuits longs aux circuits courts, y compris dans la création de richesse. Donc les « superprime » aux « subprime », ou peut être le don et le contre-don, dans des logiques qui n’éroderaient pas Dame Terre… … « and perhaps to dream. »

  40. « Trop peu d’humanité dans ce texte, trop de sècheresse de cœur dans ce propos qui vise à promouvoir une solution nouvelle. » dit FreeDem : pris au pied de la lettre, oui, mais, dans le contexte de ce blog, où un homme de cœur, monsieur Jorion, donne la parole à un invité qui expose sans détour son enthousiasme, il est au contraire un témoignage touchant d’humanité.

    La crise des subprimes a révélé que la machine économique a fonctionné comme une machine thermique, laquelle a besoin, comme nul ne l’ignore, d’une source chaude et d’une source froide pour que s’établisse entre elles un flux de chaleur qui se transforme, en circulant, en travail mécanique. Le rôle de la source chaude est tenu par les investisseurs qui ont du fric à ne pas savoir qu’en faire, et celui de la source froide l’est par les endettés : le courant monétaire qui résulte de la mise en contact de ces deux sources a permis que des millions de baraques, appelées maisons, soient construites et vendues en suscitant un travail de type mécanique sous forme d’une circulation de biens matériels.

    On note que, conformément à la thermodynamique, la source chaude s’est refroidie : elle n’a plus assez de fric à faire circuler vers la source froide des endettés, laquelle s’est réchauffée au cours du processus, elle s’est enrichie, mais sa richesse se présente sous forme de biens matériels : ce n’est pas de l’argent-chaleur immédiatement disponible.

    On demande maintenant à la source froide de rembourser ses dettes. Qu’est-ce que cela signifie eu égard à la machine thermique ? Tout simplement qu’elle inverse le flux calorifique ! C’est tout bonnement impossible, elle ne fonctionne que dans un sens. Pour que ça circule, il faut trouver des endettés encore plus froids : c’est ce qu’on a fait en socialisant les pertes des banques : les endettés sont désormais l’ensemble des contribuables, y compris les chômeurs, les femmes, les enfants, les vieillards, les handicapés mentaux, les criminels en prison,…

    Dans ces conditions, l’analogie thermodynamique, loin d’être une absurdité, se présente comme e révélateur d’une vraie absurdité. C’est plus un sujet à méditer plus qu’à condamner.

    1. Pas mal vu, Crapaud Rouge

      un certain Henry Ford avait compris que les endettés ont quand même un moyen de renvoyer du flux :
      l’huile de coude, la production industrielle, à condition de payer correctement la valeur ajoutée ainsi dégagée.

      Et de toute façon il y a loi des rendements décroissants qui passe par là.
      Elle a conduit a tenter de passer à une circulation de l’information (internet) au lieu d’une circulation du pétrole qu’avait lancé Ford (et en relais du charbon bien sûr).
      Là aussi, rendements décroissants il y a eu (spam, doutes sur wikipedia, limites de la blogosphere, conspirationnisme échevelé), et c’est dissipatif quand même, même si cela n’est pas la crise financière proprement dite, c’est un autre pont du Titanic (H1N1, consommation vs. écologie, et autres situations où culmine l’impression d’injonction contradictoire ; que les grecs pas riches dans la salle me contredisent).

    2. Merci.
      C’est pour ça que j’utilisais l’analogie avec les lois de la thermodynamique, dont j’estime que le système financier a prétendu (et seulement prétendu puisqu’il vient de se faire rappeler à l’ordre par la réalité) s’extraire, pour s’autonomiser et définir ses propres ‘lois’ : tout ceci n’est qu’un vaste maquillage, un village Potemkine. On ne s’extrait pas des lois de la physique : ainsi, il est clair que la loi de la gravité s’applique aussi au système financier dans un environnement terrestre, où toute chose lancée en l’air fini par retomber. Ce type de système ne peut donc que produire des ‘bulles’.
      Mais au final, afin de résorber l’entropie générée, c’est le corps le plus ‘froid’ (attention : je vois venir le truc de loin …), le plus éloigné de la source de ‘chaleur’ dans ce type de système auquel on va demander d’absorber l’entropie et de générer de la ‘chaleur’ pour stabiliser le système.

    3. @Crapaud Rouge,

      je suis assez d’accord avec cette critique 🙂

      En fait, pour tout dire, j’ai même hésité à poster mon message tel quel,
      justement parce qu’il me semblait trop « dur » à l’égard de Zebu,
      alors que c’est au principe de « théorisation des activités humaines » qu’était destiné mon courroux
      ainsi qu’à l’inversion de valeur « sujet/objet » (la finance est ici « sujet » et l’impact sur l’homme, simple objet)

      D’où ma critique :
      « Dans son champ d’analyse, l’Homme est réduit au statut de capacité d’absorption qui risque, par saturation, de ne plus être efficiente.
      A l’inverse, le système financier (et donc implicitement, ceux qui le cautionnent) est élevé au rang de patient qu’il est nécessaire de préserver contre les aléas exogènes ».

      D’autres commentaires se sont approchés de mon propos :
      __________________
      Bourdon dit :
      5 mai 2010 à 11:10

      Vous donnez vie à la Finance, considérant qu’elle est une force de création de richesse…
      __________________
      Joan dit :
      5 mai 2010 à 13:48

      L’économie n’est pas une science, c’est un système de croyances, qui a été habilement
      habillé d’oripeaux mathématiques.

      …l’économie n’est pas une sciences, c’est une religion avec ses différents courants, des sectes et ses sectaires. Avec son clergé, ses prêtres, ses grands inquisiteurs qui brûlent les hérétiques sur
      les bûcher érigés pour l’édification des mécréants.
      __________________
      Steve dit :
      5 mai 2010 à 16:53

      Bonjour à tous
      @zébu
      Bel exposé mais votre métaphore révèle, à mon sens, sa faille dans son énoncé même : le manque total de référence à des désirs et décision humaines! …
      __________________
      SUPERDISCOUNT dit :
      5 mai 2010 à 22:10
      … Oubliés les graphiques et analyses économiques et financières; la seule équation à résoudre est maintenant : À quelle vitesse bat le pouls de la rue athénienne ?
      __________________

      J’ai en tête les méfaits d’un certain nombre de courants théoriques qui, se présentant sous l’apparence de MODELES construits, ont eu un temps valeur de « MODE »…reprises et imposées par des « dominants » sur des « dominés ».
      La métaphore, la parabole, l’emballage…on est là dans le propre du marketing, pas de la science.
      Or, le marketing sert un dessein particulier (privé !) contrairement à la science qui a vocation d’universalité.

      Des « modes », imposées en évoquant la prétendue rationalité de modèles économiques élaborés par de sinistres zombies,
      combien de salariés, devenus de simples facteurs d’ajustement, en ont subis les effets déstabilisateurs ?!

      Les vagues de fusions-acquisitions, les vagues de scissions, l’entreprise sans usine, les recherches de profil « pure player », …

      Regardons cet article de 2001 sur 01Net :

      Après les fusions, l’entreprise sans usine (http://www.01net.com/article/154617.html)

      Nombre d’industriels délocalisent sans craindre d’être dépossédés de leur outil de production. Mais le contrôle des technologies et des connaissances reste l’objet de tous leurs soins.
      « Avides de taille critique, les grandes entreprises cherchaient à grandir, presque à tout prix. Ces opérations suscitaient beaucoup de commentaires positifs au sein de la communauté financière et des médias. Excès d’optimisme, sans doute :  » La littérature économique montre que trois-quarts des opérations aboutissent à un échec, souligne Michel De Greef, professeur d’économie à l’École de commerce Solvay.
      La tendance à se « concentrer sur les activités de base » d’une entreprise est souvent la conséquence de ces opérations : il faut se débarrasser des morceaux de sociétés devenus inutiles.
      //…
      Les sous-traitants plus ou moins anonymes ne risquent-ils pas un jour de dépasser les opérateurs qui, comme Alcatel, rêvent d’une entreprise sans usine ?  » Ce risque n’est évidemment pas négligeable, indique Michel De Greef, mais il est gérable.
      _____________________________

      On sait ce qu’il est advenu d’Alcatel…confronté aujourd’hui à l’implacable concurrence du Chinois Huawei.

      (Selon une étude du cabinet Dell’Oro, Huawei s’est emparé du deuxième rang mondial du marché des équipements de réseaux mobiles au troisième trimestre 2009 (source : http://www.usinenouvelle.com/article/christian-paquet-vice-president-de-huawei-france-il-implante-un-geant-chinois-en-france.N124387)

      Et l’entreprise sans usine, on peut en penser quoi aujourd’hui ?

      Pourtant tout cela a été joliment théorisé …

      Le monde d’insécurité que nous ont construit les élites mondialisées, résulte d’une bascule dans le « théorisme intellectuel » :

      Avec une compétence en Gestion du Personnel, je tends à faire coïncider les intérêts de l’employé avec ceux de l’employeur.
      Avec un Master en Ingénierie des Ressources Humaines, je tends à faire coïncider des courbes avec des camemberts.

      Sinon, pour en revenir à la thermodynamie, la dernière phrase du message de Crapaud Rouge ouvre une perspective positive :

      « Dans ces conditions, l’analogie thermodynamique, loin d’être une absurdité, se présente comme le révélateur d’une vraie absurdité. C’est plus un sujet à méditer plus qu’à condamner. »

      Mais je préférerai toujours les solutions concrètes de rupture, dont on perçoit bien l’impact (ex : « L’interdiction des paris sur la fluctuation des prix »)
      que l’élaboration de théories « modélisantes » qui risquent de déboucher sur « le changement dans la continuité » (slogan de Georges Pompidou -ex Directeur général de la banque Rothschild – lors de sa campagne pour l’élection présidentielle de 1969)

      Cordialement

    4. @ Freedem :
      Je confirme : pas de totalitarisme philosophique et encore moins scientifique sur cette réflexion. Quant à l’inversion objet/sujet, c’est que je l’avais mal présenté : l’objet était effectivement d’analyser le système financier et non les conséquences sur les systèmes humains (et biologiques). Qui sont de vrais sujets ! 🙂
      Cordialement.

  41. (argh, suite) :
    Ainsi, à mon sens, tant que ce système ne sera pas resoumis aux lois physiques (thermodynamiques, gravitation), ce sera toujours le corps social qui subira l’entropie : le désordre.
    D’où l’idée de proposer une solution ‘thermodynamique’ qui génère le moins possible d’entropie et dont le but est presque d’arriver à l’équilibre, voir à la réversébilité : le bancor.

  42. J’ai oublié aussi de parler de Bernard Lietaer, référence pour tout ce qui concerne les monnaies complémentaires ou communautaires.
    Dans un de ses derniers articles, il parle d’ailleurs du Bancor (p.86) : http://www.journaldumauss.net/IMG/pdf/Lietaer.pdf
    C’est un des ‘fondateurs’ de l’ECU.
    Ceci dit, il semble avoir pris en compte l’impossibilité de réformer au niveau mondial le système monétaire et propose, comme système d’amortissement régional, le développement des systèmes monétaires régionaux ou communautaires.
    « En d’autres termes, le phénomène qui s’est étalé sur de nombreux siècles a pris la forme d’une réduction apparemment inévitable et évidente de la diversité des instruments économiques, au point qu’aujourd’hui la même monnaie est utilisée pour toutes les activités économiques, sur le plan local, régional, national et mondial, pour les transactions commerciales entre les agents privés, pour la redistribution du pouvoir d’achat au sein de communautés de différentes dimensions, comme moyen d’échange, comme réserve ou comme dépôt de valeur. »
    Contre la ‘dollarisation’ des économies (exemple de certains pays de l’Amérique du Sud), c’est-à-dire l’extension mondiale d’une monnaie-étalon, il lui apparaît nécessaire de rediversifier les monnaies, afin d’équilibrer une économie concurrentielle au niveau national et/ou mondial par des économies régionales et coopératives.

    A priori, son idée de rediversification des monnaies semble correspondre à une réalité historique qui n’a été ‘gommée’ par la globalisation néo-libérale d’une monnaie référente (dollar) et correspond surtout aux besoins spécifiques, propres à chaque ‘niveaux’ humains. Mais il me semble que cette diversité ne peut s’exprimer, même contre et à fortiori pour ‘pallier’ ou équilibrer une économie concurrentielle, fonctionnant sur la base des déséquilibres commerciaux et monétaires, dont la puissance et par trop importante pour pouvoir être contrebalancé par ce type d’économie ‘locale’ : seule une refonte de l’économie mondiale et monétaire PERMETTRA l’émergence de ce type d’économies et de monnaies locales. Et non l’inverse.
    Car je pense que la ‘masse’ monétaire de la première ne peut être contrebalancer par la seconde, si multiple soit-elle …
    D’où la nécessité du Bancor à mon sens, auquel vient s’adjoindre la nécessité des monnaies locales (‘courroies de distribution multiples’).

  43. La monnaie européenne unique a mis le bazard en Europe. Que proposez-vous? Une monnaie mondiale unique!

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