BDGEST.com, La survie de l’espèce

« Un pour cent de l’humanité détient quarante pour cent des richesses du globe. Par quel tour de passe-passe prodigieux, les quatre-vingt-dix-neuf restant acceptent-ils de laisser la majeure part du fruit de leur travail à cette minorité ? À cette question vieille comme le monde viennent s’ajouter de plus angoissantes et plus pressantes interrogations. Et si cette folle fuite en avant d’un système financier autiste, aveugle et sourd aux préoccupations sociales, si cette exploitation frénétique des ressources sans contrôle ni souci du lendemain, si cette déshumanisation croissante de l’activité économique allaient jusqu’à mettre en péril La survie de l’espèce ?

[…]

Efficace également, sans affèteries inutiles, le dessin vigoureux de Grégory Maklès sait générer l’émotion avec simplicité, faire sens avec verve, bousculer les neurones par ses rapprochements inattendus. Une belle inventivité, une fantaisie même, rafraîchissante au vu du sujet évoqué. Par delà le trait sobre, synthétique, voire minimaliste qui prévaut majoritairement, certaines cases ou planches sont traitées avec un soin particulier de l’encrage et des ombres, créant un bel effet d’arrêt sur image, pauses salutaires avivant les sentiments. »

La suite est ici.

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L’actualité de la crise : POUR LA RÉFORME BANCAIRE FRANÇAISE : UNE DÉTERMINATION… « NORMALE », par François Leclerc

Billet invité.

La « réforme » des activités bancaires que prépare le gouvernement français méritera-t-elle véritablement sa dénomination ? Prenant les devants pour afficher sa détermination, l’objectif proclamé du projet de loi qui sera présenté au Conseil des ministres du 19 décembre prochain est de réaliser une séparation des activités de dépôt et de marché des banques, afin de prendre les devants et de couper court aux velléités du rapport européen Liikanen – de loin plus ambitieux. Les banques françaises semblent avoir gagné sur toute la ligne, grâce au soutien affirmé de Pierre Moscovici, le ministre des finances. La lecture de son allocution de présentation de la réforme, lors des Entretiens de l’Autorité des Marchés Financiers du 15 novembre dernier, est à cet égard instructive (les citations sont issues du texte écrit et non prononcé).

« Comme je l’ai souvent dit, cette réforme exigeante ne portera pas atteinte, j’y ai veillé et j’y veillerai, ni au modèle français de banque universelle, qui a fait la démonstration de sa résistance face aux crises, ni aux activités qui sont nécessaires au financement de l’économie » a d’entrée de jeu énoncé le ministre, « car mon rôle – et j’y ai veillé en faisant en sorte qu’il s’agisse d’une séparation des activités et non pas d’une remise en cause du modèle de banque universelle, n’est pas de déstabiliser le secteur dont j’ai la charge, c’est de piloter avec leurs acteurs les mutations que je crois nécessaires ». Il a également mis en avant des mesures ponctuelles d’interdiction de la spéculation sur les dérivés portant sur les matières premières agricoles ou encore le trading à haute fréquence.

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種の存続

ベルギー人のポール・ジョリョンです。人類学者でもあり、人工知能関連の分野で活躍した数学者でもあります。1998年から2007年にかけて、アメリカの金融業界で働いていました。 2003年から彼の本はたいてい経済についてです。たとえば、2004年に書き始めた「Vers la crise du capitalisme américain?」 には2007年のサブプライムローンの危機を見越して、その危機はどういうふうに起るのかを説明しました。

Si pour vous, tout cela (à part les dates), c’est du japonais, rendez-vous ici : ce compte-rendu de La survie de l’espèce se trouve ici en juxta.

 

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UNIDIVERS.fr, Paul Jorion : Mettre fin à l’aristocratie de l’argent !

Mon entretien avec Nicolas Roberti sur Unidivers.

Paul Jorion est chercheur en sciences sociales. Il occupe depuis 2012 la chaire Stewardship of Finance (la finance au service de la communauté) à la Vrije Universiteit de Bruxelles. Ses travaux ont gagné en popularité grâce à son ouvrage intitulé Vers la crise du capitalisme américain qui prévoyait la crise des subprimes de 2007 et le risque de récession mondiale inhérent. Il est l’invité des Champs libres à Rennes le samedi 1er décembre à 15h30. Entretien avec le créateur d’un blog de réflexion dont le slogan est… « Big Brother mangera son chapeau ! »

Unidivers Mag – Élève de l’anthropologue Claude Lévi-Strauss et du mathématicien Georges-Théodule Guilbaud, vous avez été conduit à appliquer des modèles logico-mathématiques à l’anthropologie puis aux sciences cognitives et à l’économie. Il peut sembler dès lors bon de commencer cet entretien en évoquant les travaux issus du groupe que vous avez fondé en 1994, Théorie et clinique des pathologies de la pensée. Après vingt ans de recherche, quelle conception vous faites-vous de la conscience, de son intentionnalité et des possibilités de construire du sens réfléchi ou pré-réfléchi par l’individu dans son rapport à lui-même comme à la communauté ? Pour aller directement au cœur du propos, existe-t-il un libre-arbitre ?

Paul Jorion – Je ne pense pas. À mon sens, la conscience est un office d’entérinement des actions et des pensées que l’individu se constate en train de produire. Il existe une dynamique d’affects qui nous font réagir aux situations au sein desquelles nous nous trouvons, situations qui sont constituées aussi bien des paroles que nous nous entendons prononcer que des interactions qui sont les nôtres avec le reste du monde.

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 30 NOVEMBRE 2012

La fin de l’empire romain

Edward Gibbon, Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain, 1776 – 1788
Michel Foucault, Naissance de la biopolitique. Cours au Collège de France. 1978-1979 (Gallimard / Seuil 2004)
Pierre Dardot et Christial Laval, La nouvelle raison du monde. Essai sur la société néo-libérale (La Découverte 2009)

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BD@BD.COM, « LA SURVIE DE L’ESPÈCE »


La chronique d’Emmanuel :

Manifeste ? Acte politique ? Pamphlet ? Satire ? La survie de l’espèce est fondamentalement un acte politique, au sens qu’il participe à la vie de la cité. En gros, vous n’avez rien compris aux fondamentaux de la crise actuelle ? Cette analyse de 120 pages vous éclairera l’esprit. Attachez bien votre ceinture, ça décoiffe.

Bluffant, époustouflant, cynique et réaliste, affligeant de perspicacité. La survie de l’espèce est malheureusement une analyse subtile, intelligente et didactique de notre civilisation et du capitalisme tel qu’il est pratiqué de nos jours.

A la vue de la couverture de La survie de l’espèce, votre réaction sera peut-être « Ouh la la, je sens le truc, je vous parie que c’est une diatribe anticapitaliste à deux balles. ». Votre première impression s’évanouira au bout de six pages à peine, puisque vous rentrerez rapidement dans cet album en vous étonnant de lire une BD aussi juste dans son analyse.

[…]

Bien que connaissant parfaitement le sujet des subprimes et son implication sur l’économie, on ne peut qu’être stupéfait de lire une œuvre d’aussi bonne qualité. Remercions une fois de plus les éditions Futuropolis qui prennent le risque de publier des albums qui sortent des sentiers battus. On aime et on en redemande !

Le texte complet se trouve ici.

 

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L’actualité de la crise : RASSEYEZ-VOUS, LA PARTIE N’EST PAS TERMINÉE…, par François Leclerc

Billet invité.

L’accord de l’Union européenne avec le FMI aurait-il été annoncé un peu trop précipitamment ? Il se joue autour du rachat de la dette grecque, une partie qui n’est en effet pas terminée, le FMI ayant fait savoir que son conseil d’administration ne serait saisi des modalités de celui-ci, pour l’approuver, que lorsque cette opération se sera positivement conclue. Or, bien des zones d’ombre et des incertitudes planent sur celle-ci, qui a été présentée comme « assez compliquée » par les autorités grecques elles-mêmes, qui ont même annoncé qu’elles disposaient d’un plan B, accréditant l’idée qu’un échec était possible. De son côté, l’Institute of International Finance (l’IIF, le lobby des mégabanques), tout en se réjouissant de la tournure prise par les événements, a estimé que « l’incertitude demeure » sur encore bien des points.

Les autorités grecques ont été peu disertes sur les modalités exactes du rachat, qui doit être lancé la semaine prochaine pour se conclure avant le 13 décembre prochain. Le ministre des finances, Yannis Stournaras, a déclaré que : « Le succès de cette opération est un devoir patriotique », voulant sans doute signifier aux banques grecques qu’elles ne pouvaient se dérober. Il faut dire que l’IIF a de son côté insisté sur le fait que l’opération devait se faire « sur une base volontaire »…

On a néanmoins appris, selon l’Eurobank, que pour être un succès, l’opération devait porter sur la moitié des 62,3 milliards d’euros d’obligations toujours détenues par des créanciers privés, le gouvernement (et les autorités européennes, ainsi que le FMI) escomptant que cela permette de réduire au final la dette grecque de 17 milliards d’euros. Si cela ne devait pas être le cas, cela placerait les négociateurs du FMI, Christine Lagarde au premier chef, dans une situation délicate vu les compromis déjà passés.

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SCIENCES PO : RÉPONSE À PAUL JORION, par Dominique Boullier

Billet invité. J’ai modifié la première phrase du billet à la demande de D.B. lui-même.

Lecteur assidu du blog de Paul Jorion, de ses livres, de ses conférences et prof (des universités, c’est-à-dire permanent et non vacataire) à Sciences Po, je me dois donc de réagir aux approximations de certains des commentaires à son Sciences Po et autres symboles d’ancien régime. Oui, Sciences Po fonctionne comme un symbole, et c’est pour ça que tous se jettent sur cet os à ronger du rapport de la cour des comptes. Car je vous invite à aller voir les rapports qu’elle a faits sur les autres grandes écoles, et aussi à observer ce qui se passe réellement dans les universités et vous verrez que les « scandales » de ce type sont légion (ex : décharge horaire de profs) mais personne n’en parle, étonnant, non ? Sauf sur un point qui reste unique, la rémunération de feu son directeur et les bonus. Ce qui a précisément mis le feu aux poudres, il y a un an sur médiapart. Là effectivement, nous avons un symbole de l’intoxication générale des élites de ce pays à cette démesure des rémunérations, à la comparaison à tout prix avec les meilleurs (les plus payés) du monde entier, qui justifie tous ces excès. Pour avoir cotoyé R. Descoings, que j’admirais sincèrement comme un grand visionnaire, j’ai été choqué par cette hubris, et je le lui ai dit, en public d’ailleurs, mais courtoisement, avec amitié, quand d’autres évitaient et évitent encore d’affronter cela en face. Mon diagnostic a été rapidement fait quand j’ai vu la composition de la commission des rémunérations où Pébereau, Schweitzer côtoyaient Ladreit de la Charrière de l’agence Fitch. Tous ces gens vivent dans un autre monde, ont perdu tout sens des réalités en dehors de leur trésor et y ont entrainé Richard Descoings en le persuadant qu’il n’y avait aucun problème à être payé à ce tarif dans un établissement d’enseignement supérieur en grande partie public, puisque l’étalon était désormais les grandes institutions mondiales, voire même les CEO des grandes entreprises, eux-mêmes totalement intoxiqués à la course aux rémunérations délirantes par seul souci de s’étalonner. La folie financière a frappé en effet aussi à la tête de cette école. Et il aurait fallu reconnaitre ces torts immédiatement, supprimer cette commission dont tout le monde ignorait l’existence et renvoyer Pébereau et les autres à leur monde. Si cette dérive fut possible, c’est qu’en effet les procédures ne furent jamais suffisamment claires à Sciences Po et dès mon arrivée j’avais fait des recommandations écrites dans ce sens. Mais allez observer les autres universités ou écoles (et j’ai fait des rapports du même type ailleurs, qui ne servent à rien, c’est vrai) : lorsque les procédures existent, tout le monde prend un malin plaisir à les contourner par des arrangements, qui désagrègent le sens de l’institution. Dans certains cas, on peut le comprendre, car on confond procédure qui possède un sens institutionnel avec la bureaucratie tatillonne, et tous mes collègues universitaires aimeraient avoir la souplesse de fonctionnement que nous permet cette double entité, publique et privée. Mais oui, il faut aussi des contrôles, des gardes-fous et de l’explicitation à tous les étages.

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LA NEF, « Misère de la pensée économique », N° 242, novembre 2012

Dans la revue La Nef du mois de novembre : « Misère de la pensée économique ».

Paul Jorion, anthropologue et économiste, poursuit une œuvre puissante et novatrice, largement anticonformiste, passionnante, sur la crise du capitalisme. Nous l’avons rencontré après la toute récente publication de Misère de la pensée économique (Fayard). Entretien.
 
1)             Pourriez-vous d’abord succinctement présenter votre parcours professionnel ?

J’ai étudié la sociologie et l’anthropologie sociale à l’Université Libre de Bruxelles. Je me suis ensuite rendu à Paris où j’ai assisté aux cours de Claude Lévi-Strauss au Collège de France. Celui-ci m’a permis de participer une année à son séminaire. J’assistais aussi à l’École Pratique des Hautes Études aux cours de Georges-Théodule Guilbaud, un spécialiste des mathématiques appliquées aux sciences humaines, ainsi qu’aux séminaires de Lacan.

J’ai ensuite fait du « terrain » anthropologique dans une communauté bretonne, sur l’Île de Houat dans le Morbihan. Les données récoltées m’ont permis de rédiger une thèse d’anthropologie économique à l’Université de Cambridge, défendue ensuite à Bruxelles. J’ai enseigné l’anthropologie deux ans à l’Université Libre de Bruxelles et cinq ans à l’Université de Cambridge où je fus très proche des professeurs Edmund Leach et Meyer Fortes.

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SCIENCES PO ET AUTRES SYMBOLES D’ANCIEN RÉGIME

Dans les jours qui précédèrent le 14 juillet 1789, de sa lucarne du 6e étage à la Bastille, Donatien Alphonse François de Sade donnait de la voix, exhortant la foule du faubourg Saint-Antoine qui s’assemblait désormais quotidiennement autour de la forteresse, symbole du régime qui s’apprêtait à devenir « ci-devant ». « Délivrez-nous, hurlait-il sans doute, nous victimes d’un pouvoir corrompu, dont le seul principe est celui de l’arbitraire et dont les jours sont heureusement comptés ! On nous égorge désormais : abattez ces grilles : ouvrez grandes ces portes ! »

Cela faisait sûrement mauvais genre dans ce qui était encore « ancien régime », et on s’empressa du coup de déplacer à Charenton le prisonnier encombrant. Sade crut avoir perdu pour toujours le manuscrit précieux (à ses yeux) des Cent-vingt journées de Sodome. Ses exhortations ne resteraient cependant pas vaines car les esprits, partout dans la nation, étaient prêts au véritable changement : au bouleversement de l’ordre politique établi.

Les symboles d’ancien régime restent longtemps imprévisibles, tant les candidats à cette médiocre distinction sont en réalité nombreux, jusqu’à ce qu’en raison d’un événement contingent, une instance particulière d’entre eux s’impose soudain aux imaginations.

Le rapport de la Cour des Comptes du 22 novembre a érigé au douteux honneur de ce statut, Sciences Po.

Pour devenir symbole d’ancien régime, il a fallu d’abord participer pleinement à l’enthousiasme qui portait celui-ci à l’époque de ses succès apparents, et culminer à l’occasion de son triomphe, lequel ne devait précéder que de très peu le moment du krach en plein champ, victime de tous les débordements observés : « Il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne », rappelait déjà l’antique sagesse.

Sciences Po et ses excès, ayant exemplifié à la perfection la logique de marché envahissant tout, jusqu’à l’intimité du foyer devenu lieu de maximisation tous azimuths du « capital humain » : productivité de l’épouse, rentabilité des enfants, puis prenant pleine possession du domaine de la connaissance et évaluant chacun de ses articles à son prix marked-to-market, autrement dit son « prix à la casse », et selon la volatilité capricieuse que lui imposent les spéculateurs de la mode médiatique, Sciences Po, dis-je, était marqué du sceau de l’infamie qui en ferait la première victime destinée à tomber.

Des rivaux se réjouiront de la chute de Sciences Po, moins bien classés eux-mêmes sur la même échelle du « branding », mais membres en réalité de cliques concurrentes fonctionnant selon la même logique. La connaissance se bâtit au contraire là où règne la « qualité » plutôt que la « quantité ». Ce sont les marchands qui mesurent leurs exploits à la quantité d’argent que produit leur négoce, prévenait déjà Aristote. Les marchands et eux seuls, les citoyens mesurent eux leur succès à une aune d’un tout autre ordre : le bien de tous au sein de la Cité.

 

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L’actualité de la crise : ILS ONT FRANCHI LE RUBICON ! par François Leclerc

Billet invité

Un rideau de fumée entoure les résultats de la réunion ministérielle à propos de la Grèce, que les déclarations officielles ne contribuent pas vraiment à dissiper. François Hollande a cru ainsi pouvoir estimer que « la résolution de la crise grecque allait permettre de lever tous les doutes sur l’avenir de la zone euro », ce qui lui sera immanquablement rappelé !

En premier lieu parce que tout repose sur des projections du taux de la dette publique par rapport au PIB éminemment sujettes à caution, comme l’expérience l’a montré. Continuer d’appuyer le raisonnement sur de tels calculs témoigne pour le moins d’une certain dose de désinvolture. En second parce que les chiffres qui sont affichés pour les besoins de la cause sont faux !

Un document dont le Financial Times fait état montre que le taux de la dette par rapport au PIB résultant de l’application du cocktail de mesures décidées devrait aboutir en 2020 à 126,6 %, et non les 124 % annoncés. Un détail qui a son importance quand on sait que cette question était au centre des désaccords avec le FMI et qu’un compromis a été passé, qui n’a pas été divulgué. Il est en effet omis de préciser, pour justifier le chiffre de 124 %, qu’un nouvel allégement de la dette devra intervenir d’ici cette lointaine échéance, dont il n’est pas fait expressément mention. Cela pourrait être le cas, est-il murmuré, lorsqu’un excédent budgétaire primaire sera dégagé en Grèce (ce qui ne pourra pas intervenir, en tout état de cause, avant la tenue des élections allemandes). Mais, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

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Du normal au pathologique en écologie, en politique et en économie, par Jean-François Le Bitoux

Billet invité. Un commentaire sur La Glue : POUR LES GENS PRESSÉS : TOUT JORION EN 3 PAGES.

Si seulement les gens pressés pouvaient être « touchés » par la lecture de 3 pages ? Mais la force de ce blog, des articles, des conférences et des livres, naît d’une expérience de 40 ans et d’une série de remises en question profondes qui dérangent les économistes classiques qui n’y retrouvent pas leurs fondamentaux. Déranger ne suffit pas, encore faut-il reconstruire avec de nouveaux éléments ! Quelle jouissance quand l’évolution vous donne raison ! Mais quelle rage quand vous voyez les dérives perdurer et nous enfoncer plus profondément !

Le Diable est toujours dans les détails. Et quand tout allait bien, pendant les 30 Glorieuses par exemple, où donc était planqué le Diable ; où a-t-il su se faire oublier ? Le Diable se fait oublier dans une vie plus facile. Non pas celle d’un État Providence mais une société de « bien-être », rêvée par des résistants rescapés. N’est-ce pas ce que signifie le mot welfare ?

Et dans la facilité, les dérives mineures sont tolérées – il faut être large d’esprit ! Mais quand des dérives mineures s’accumulent, elles deviennent tout naturellement la cause de pathologies majeures !

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POUR LES GENS PRESSÉS : TOUT JORION EN 3 PAGES, par La Glue

Billet invité.

« L’économie, quelle que soit son importance pour le bien général, ne peut prétendre étouffer les autres valeurs, la vie étant le plus grand de tous les biens et devant être protégée jusqu’aux limites les plus extrêmes » (attendus du procès en responsabilité du Bois du Cazier – cités dans La Survie de l’Espèce).

L’ambiance est pesante.

Mais on a LA méthode scientifique. A quoi sert-elle ? Voir ou ne plus voir ?

Pas de constance chez l’Homo erectus (l’economicus étant une fable d’économistes faisant allégeance au capitalisme) pour faire évoluer les choses en mieux, surtout si son sort est encore supportable.

Le capitalisme : comment ça marche ?

Rapidement dans nos sociétés dites modernes, civilisées et surtout capitalistes, le pouvoir de la force est remplacé par le pouvoir de la terre, qui est remplacé par le pouvoir de l’argent. Plus t’en as, mieux c’est et plus tu risques d’en avoir.

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CHAMPS CONTRE CHAMPS : « Crise du capitalisme et de la science économique », à Rennes, le samedi 1er décembre 2012 à 15h30

Je parlerai de Misère de la pensée économique (Fayard 2012) aux Champs Libres à Rennes, samedi à 15h30.

Après avoir constaté que le capitalisme était à l’agonie, après avoir averti qu’une crise gravissime allait éclater, Paul Jorion envisage les alternatives à ce système. Mais avant de pouvoir dire ce qu’il faudra mettre à la place du capitalisme, il pose bien des questions : Pourquoi sommes-nous satisfaits d’une « science » économique incapable de voir venir une crise de cette ampleur et de prôner ensuite les mesures nécessaires pour nous permettre d’en sortir ? Comment distribuer équitablement la richesse créée ?

Les Champs Libres, ça se situe 10 cours des Alliés
35000 Rennes, France
02 23 40 66 00
Métro : Charles de Gaulle

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Compétitivité et coût du travail : le mauvais débat, par FOD

Billet invité. 30/11 à 00h08 : deux paragraphes modifiés entre le 1er graphique et le second.

Un graphique remplaçant parfois avantageusement un long discours, ce billet a pour objectif de donner des arguments visuels à partir de graphiques établis sur la base des statistiques de l’Insee, et donc de corroborer ou d’invalider certains propos ou idées reçues, au risque d’enfoncer quelques portes ouvertes. Cette analyse porte essentiellement sur les sociétés non financières pour la raison simple qu’elles totalisent presque 65 % des rémunérations versées et 86 % des dividendes distribués (1). Cliquer sur les graphiques pour les agrandir

Comme tout le monde, nous entendons parler de compétitivité à longueur de journée, parfois jusqu’à la nausée. Devenu argument d’autorité, ce terme ne souffre aujourd’hui aucune discussion, aucune remise en question, alors qu’il y aurait certainement beaucoup à dire et à discuter autour de la conception guerrière qu’il sous-entend. Mais mon propos n’est pas là. Que cela nous plaise ou non, ce mot, répété en boucle dans les médias, colonise les cerveaux et les discussions jusqu’à « psycholeptiser » toute critique sur son bien fondé. Et force est de constater que ce nouveau leitmotiv, fer de lance de la guerre idéologique, accapare aujourd’hui toutes les énergies du Medef et concentre ses tirs, essentiellement, sur le coût du travail. Or, comme certains l’ont déjà fait remarquer, cet argument équivaut à de la pure propagande dont le seul objectif est d’introduire un rapport de forces favorable au patronat et aux actionnaires – en d’autres termes le capital – face aux salariés.

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L’actualité de la crise : DU BOUT DES DOIGTS ! par François Leclerc

Billet invité.

Les banques européennes sont sauvées, la Grèce ne va pas totalement sombrer ! Il aura fallu treize heures de réunions, la troisième du genre sans compter les à-côtés, pour finalement parvenir dans la nuit à un accord financier fait de bric et de broc.

Tout faisait désaccord entre les dirigeants européens, et plus important encore, entre ceux-ci et le FMI, qui voulait une solution définitive. Une situation ingérable, alors que le gouvernement grec était venu à Canossa. Sur quoi portait ce dernier désaccord ? Sur la soutenabilité de la dette grecque qu’il fallait réduire pour la garantir et ne plus avoir à y revenir. Comment la mesurer ? En diminuant son pourcentage par rapport à son PIB dans les projections financières. De quelles projections financières s’agissait-il ? De celles qui se sont en chaque occasion révélées fausses ! Les nouvelles se révéleront-elles justes… ?

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LA GRÈCE, LA NUIT

On apprend que les 34 milliards d’euros en litige en faveur de la Grèce ont été débloqués. Les taux sur les fonds de dépannage ont également été abaissés. Un accord sur un programme de rachat de dette existante reste en suspens, si bien que le Fonds Monétaire International retient encore sa part d’aide.

On s’habitue petit à petit dans les milieux financiers à essuyer des pertes. Il leur reste à s’habituer aussi à l’idée que si on veut se partager des bonus mirifiques et des dividendes plantureux, il faut gagner de l’argent et pas se contenter d’en perdre et, là, l’idée est pour eux tellement contre nature, tellement « neuve », que le processus de deuil sera certainement très long et très douloureux.

 

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JE SUIS HORS DE MOI, ET JE N’EN SUPPORTERAI PAS DAVANTAGE !

Je ne sais même plus de quoi on parlait il y a un quart d’heure, de ce qui s’est passé hier ou de ce qui s’est passé aujourd’hui, mais on est rapidement retombé là-dessus.

J’ai déjà montré cette vidéo deux ou trois fois, extraite de Network (1976) du grand Sidney « 12 hommes en colère » Lumet, mais je la repasserai autant qu’il faudra.

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==>> ** LE COMBAT DU SIÈCLE ! ** <<==

À ma gauche, le champion en titre : la Cathédrale ; à ma droite, le challenger : Grégory Maklès, co-auteur avec votre serviteur de La survie de l’espèce (Arte – Futuropolis).

Qui l’emportera en termes de popularité à Chartres, samedi 1er décembre à 14h30 ?

La décision est entre vos mains, lecteurs beaucerons du Blog de Paul
Jorion
! L’issue sera connue en fin d’après-midi (à moins de contestations toujours possibles…)

Ça se passe ici : à la librairie L’esperluette,
10 rue Noël Ballay,
28000 Chartres

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