LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 30 NOVEMBRE 2012

La fin de l’empire romain

Edward Gibbon, Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain, 1776 – 1788
Michel Foucault, Naissance de la biopolitique. Cours au Collège de France. 1978-1979 (Gallimard / Seuil 2004)
Pierre Dardot et Christial Laval, La nouvelle raison du monde. Essai sur la société néo-libérale (La Découverte 2009)

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49 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 30 NOVEMBRE 2012 »

  1. étrange tout de même:en 2/3 phrases de conclusion, vous infirmez le sens de votre intervention et me semble t-il le sens de ce blog:
    un monde s’écroule; il est atteint au coeur et ne se relèvera pas.
    La lutte présente ne vise pas à restaurer cet ancien monde ou même à retarder sa chute, elle vise à imaginer les contours du suivant, si suivant il y a… Cf. l’intervention de dissonance plus haut.
    à +
    G.Le Clech

  2. @Paul

    La chute de l’empire romain était une aimable plaisanterie comparée à ce que se joue ici et maintenant. Cet empire, aussi marquant soit-il dans la culture occidentale, n’en était pas moins rigoureusement circonscrit à une fraction du monde seulement. Il ne possédait pas les moyens d’annihiler toute forme de vie sur la planète, directement ou indirectement, et n’avait pas non plus une conscience aussi aigüe que la notre de la limitation des ressources naturelles.

    En réalité, le sujet que prépare votre contact n’est pas pertinent, tout simplement, car il n’y a rien de comparable dans l’Histoire avec la réalité actuelle et à venir. Les différences d’échelle et d’ampleur ainsi que la survenue de problématiques totalement nouvelles rendent inutiles les parallèles avec des périodes passées. C’est également pourquoi des pans entiers de la Culture n’ont plus d’usage (au premier rangs desquels, la science économique, typiquement).

    H.S. Sinon, presque rien à voir, mais je me languis de vous voir lancer une discussion sur le thème de la propriété. Il y a des choses à dire là dessus, je crois (autres que quelques slogans de syndicalistes mal dégrossis).

    1. Merci Kerkoz pour le lien.
      Mr Geoffroy de Lagasnerie nous invite à une réinterprétation lobotomisée de la réflexion de Michel Foucault à propos du néolibéralisme. A mon goût, c’est une représentation très symptomatique d’une misère effective de la pensée critique, une parodie de réflexion. Selon l’idée que l’homo economicus serait ingouvernable, il tente de rallier à la cause néolibérale, les intellectuels sceptiques, anarchiques ou indépendants. Je pense que ce monsieur est très doué pour faire du commerce, bien que… La forme est travaillée mais le fond ?
      Il perçoit la forme du marché telle une possibilité de coordination sans unité (sans dieux, sans institutions, sans maîtres…). En fait, ce serait l’éloge de la pensée néolibérale en niant le rôle du prix (comme unité), la maîtrise des marchés (oligopoles,…), la monnaie (comme entité) et j’en passe.
      Ensuite, dans son argumentation, il oublie par exemple de mentionner l’importance du salaire, de la rémunération, de la richesse (financière) qui sont des facteurs de gouvernance.
      Il évoque juste plus ou moins l’existence d’inégalités saines, de luttes sociales légitimes comme un bénéfice naturel.
      Il ne voit forcément pas également la généralisation de la normalisation caractéristique du système économique (le rôle des marques, du mimétisme, de l’appartenance…).
      Le néolibéralisme d’après Foucault serait salutaire car il n’y aurait pas d’éléments qui imposeraient l’obéissance. Bref, le paradis sur terre si il n’y avait pas d’éléments régulateurs (l’état) puisque le marché n’en fabriquerait pas. Avec ironie, il a raison, les effets de levier, les produits dérivés et autres instruments dont il ne parle pas bien entendu, ne sont que temporairement régulateurs (la rupture ne sera que plus brutale). C’est vrai que l’on ne fait pas « finance » en « philosophie » ou l’inverse. Et donc, il ne verrait que des mouvements de prix, de salaires, de coûts, de statuts contraints par des stabilisateurs liés principalement aux institutions politiques et non pas financières. Il faudrait « laisser faire » afin que chacun mérite son sort (le moment le plus intéressant d’après lui). A croire que les interventions de l’état (notamment par la loi) sont la cause d’une incapacité à transcender la pauvreté et la misère. C’est un frein au progrès !
      Enfin, il est évident que Foucault cherchait à comprendre son époque et je ne sais pas si l’on peut vraiment dire qu’il était ou serait fasciné comme ce monsieur semble le prétendre par le modèle actuel ?
      Nous avons ici une relecture typique du marqueur néolibéral sur la pensée philosophique contemporaine. C’est un regard qui a le mérite d’exister mais sa réflexion est sans âme et elle est complètement déconnectée du monde qui nous attend… Propagande ou pure spéculation mais rien de philosophique (esprit critique et sagesse ?), rien de sociologique (le terrain lui ferait le plus grand bien).
      ps : Dans leur tour d’ivoire, ils se regardèrent le nombril…Et oui, Philosophe et sociologue, Chargé de cours à l’IEP ? Une pépite, une perle que dis-je, un monument ce Geoffroy de Lagasnerie, « ceci explique cela » ! Un libertarien pur jus…

  3. Comparer la fin de l’empire actuel avec la fin de l’empire romain, vous y allez fort ; pour moi, ça serait plutôt comparable à la fin de l’empire britannique ou soviétique…

    1. @ Le marin
      « Comparer la fin de l’empire actuel avec la fin de l’empire romain, vous y allez fort… »
      Il n’empêche que :
      476 : chute de l’Empire romain d’Occident
      1453 : chute de Constantinople, fin de l’Empire romain d’Orient
      Soit : 476 + 1453 est égal à :
      1929, LE KRACH !
      Ainsi tout est lié par une simple addition. (CQFD, c’est pas sorcier, c’est mathématique !)

  4. Pour la Chute des civilisations ..l’ individualisation , certe ..mais il semble que les archéologues semblent pointer un invariant comme cause de ces chutes structurelles : la multiplications des élites par le népotisme …
    Les civilisations se développent par des manuels ( agriculteurs , colons , naviguateurs, guerriers ..et s’effondrent par leurs descendants ….commerçants , economistes , artistes …. qui délèguent a des esclaves et par là dévalorisent des fonctions autrefois nobles … (Toute ressemblance ..etc)

  5. Bonsoir Monsieur Jorion.Vous évoquez certains aspects du libéralisme à son origine qui cadrent parfaitement avec un livre que je viens tout juste de terminer rédigé par Madame Catherine Audard »Qu’est-ce que le libéralisme? »(publié en 2009 aux éditions Folio):Madame Audard a le mérite ,à mon sens ,de présenter la richesse de la pensée mais également tout les travers pernicieux du libéralisme.L’auteur insiste sur le fait qu’au départ le libéralisme est une défense de l’individu dans sa faculté de penser et d’affirmer sa liberté de le faire face à toute forme d’arbitraire quel qu’il soit: c’est évidement la philosophie de John Lock(1632-1704) dont la pensée a inspiré aussi bien la « glorious revolution » de 1688 que les « grounding fathers » américains un siècle plus tard.Mais l’aspect le plus passionant de ce bouquin,et qui m’a ouvert les yeux sur certaines choses,c’est l’étude que Madame Audard effectue du rapport entre libéralisme et Etat.En effet,une certaine « vulgate » a proclamé un divorce irrémédiable entre les deux…..Mais , justement, le libéralisme se pose ,lui aussi, la question de savoir comment rendre la société viable,et ,osons le mot heureuse.(le socialisme ou les socialismes,devrais-je dire ,se la pose également)Le penseur fondamental,en la matière,est John Stuart Mill: celui-ci pose que l’individu, loin d’être un simple agent économique plongé dans « l’océan glacial de ses intérêts égoistes »(comme dirait ce bon vieux Karl!!) a besoin du contact des autres en société pour s’épanouir humainement afin de pouvoir contribuer au bien-être commun.Au début du 20è siècle,des auteurs comme Hobhouse ou Thomas Hill Green prétendent que l’Etat peut et doit s’investir socialement pour assurer le bien-être du maximum de citoyens(ces deux compères inspireront d’ailleurs les premières mesures sociales du gouvernement Asquith aux alentours de 1910):c’est ce qu’on a appelé le « nouveau libéralisme »(à ne rigoureusement pas confondre avec le néo-libéralisme!!hein?!)Evidement , Madame Audard ne présente pas une vue totalement idyllique du libéralisme(du moins,ais-je la faiblesse de le croire!!).J’en veux pour preuve les explications de la crise de 1929 qu’elle apporte en citant Karl polanyi:le génial philosophe hongrois a parfaitement vu ,d’après Madame Audard,que le capitalisme des années vingts a non seulement réinstauré le divorce entre société et monde des affaires,mais que cette même société s’est totalement asservie à celui-là ,engendrant les catastrophes tragiques que chacun sait…

  6. Pour les curieux fascinés par l’Empire romain, deux livres passionnants:

    – par Lucien Jerphagnon, Julien dit l’Apostat (Tallandier, existe en poche). Noter le titre : pas l’apostat, mais DIT l’Apostat. Comme le signale Paul, cet empereur est un personnage formidable qui par mal chance est mort trop tôt. Un individu peut beaucoup… si on lui en laisse le temps.

    – l’Empire gréco-romain, de Paul Veyne (qui a préfacé le livre de Jerphagnon) une vue fondamentalement originale : l’Empire romain est l’aboutissement de l’hellénisme.

  7. …une question stupide , sûrement : – un état se limitant aux pouvoirs régaliens est-il encore un état ? Y a-t-il eu des « cas typiques » pouvant nous montrer ce qu’il est advenu de ce type de nation ?

  8. L’Empire Romain semble évident sauf que:
    Les romains étaient trés intégratifs, Caracalla (4 avril 188 – 8 avril 217) finit par donner la citoyenneté romaine à tous les peuples de l’Empire. Et ce n’était qu’une évolution logique depuis des lustres.
    C’est comme si les USA nous donnaient le droit de voter pour l’élection du président US!
    On en est très loin! Et en Europe on se pose toujours la question du vote des « étrangers » aux élections locales…Foin de barbares!
    L’Empire US ne domine réellement que depuis 1945, et presque totalement depuis 1990.
    Déja on voit les failles, déja la Chine et la Russie montrent les crocs…
    De fait il y a une hérésie à parler de civilisation gréco-latine.
    Les grecs étaient xénophobes, prétentieux, traitant de barbares tout étranger.
    Quand à la démocratie, elle était trés curieuse, les ilotes de Sparte, les ruraux et paysans, n’avaient pas droit de vote et devaient payer 50% de leurs revenus aux « citoyens »….
    Les grecs n’ont pratiquement jamais su s’unir de manière efficace sauf de manière occasionnelle contre la Perse, faisant des tonnes en littérature sur le sujet.
    L’Empire US, et la globalisation financière, ressemble à la civilisation grecque, ou Sparte serait les USA et l’Europe Athenes, avec les Russes, ou l’URSS comme Empire Perse.
    Occidentaux en guerres ordinaires depuis deux siècles, donc deux guerres mondiales:
    Quel Empire?
    Notre Empire ressemble plutot à celui des grecs: Profiteurs, conquérants, incapables de s’unir dans la durée, incapables d’organiser une monnaie stable…S’épuisant et se détruisant en des querelles interminables…
    Ce n’est pas notre portrait craché plutot?

    1. C’est comme si les USA nous donnaient le droit de voter pour l’élection du président…

      Non, plutôt comme s’ils nous envoyaient, très officiellement et avec une belle bafouille dans la langue de Voltaire, une déclaration de revenus à remplir scrupuleusement afin de calculer notre légitime potentiel contributif à l’effort militaire zunien, nuance.

  9. La corruption pas forcément liée à la mafia mais ça aide, le vrai pouvoir invisible, banques, blanchiment d’argent, assassinats et paradis fiscaux intouchables.
    Le Bien commun par Antoine Garapon le jeudi de 15h à 15h30
    Les mafias : du local au global
    Avec Jacques de Saint Victor, historien, essayiste et critique littéraire.

    _______________________________________
    la fortune cumulée des 300 personnes les plus riches de Suisse est repartie à la hausse. Elle est estimée à 560 milliards de francs, soit 16 milliards de plus que l’année précédente. Et « le Peuple » ? n’a pas daigné lors des dernières « votations » réformer le système d’imposition particulièrement inique — pas la peine de savoir pourquoi —

    le dernier Arno – The Show Of Life

  10. Il y avait une manière beaucoup moins coûteuse et beaucoup plus efficace d’aider la Grèce.

    La stratégie suivie par la Troïka vis-à-vis de la Grèce depuis le début de la crise a consisté :

    à imposer la mise en place d’un ajustement budgétaire permettant de réduire le taux d’endettement public jusqu’à 120 % du PIB en 2020 (politique budgétaire très restrictive, haircut de 100 millions d’euros) ;

    à demander un ajustement considérable à la baisse des salaires pour améliorer la compétitivité-coût de la Grèce et essayer d’y attirer les activités productives ;

    à financer la quasi-totalité des besoins de financement de la Grèce (déficits publics, service de la dette ancienne).
    Cette stratégie a conduit à l’effondrement de l’économie grecque, à la destruction de sa capacité de production et d’exportation dans le futur, et en même temps à la poursuite de la divergence du taux d’endettement public de la Grèce malgré le PSI ; aussi à la nécessité de transférer durablement des sommes considérables à la Grèce avec un espoir quasi nul qu’elles soient jamais remboursées.
    Une autre stratégie beaucoup plus efficace et beaucoup moins coûteuse aurait consisté :

    à annuler dès le départ une grande partie de la dette grecque, en observant que la Grèce est insolvable ;

    au lieu de prêter à la Grèce des sommes énormes qui ne seront jamais remboursées, de lui transférer chaque année la somme assez faible qui lui permettrait de conserver un déficit extérieur (inévitable dans un pays très désindustrialisé), de faire fonctionner normalement l’Etat, d’éviter l’appauvrissement.

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=67217

    1. Voilà, l’est mignon Artus… Suffisait d’faire de la Grèce la Corse de l’UE, voire un dom-tom presqu’exotique, et tutto va bene… On rêve…

    2. Soit on dit que toute façon que l’Irlande, le Portugal ou la Grece sont irrémédiablement pauvres depuis des siécles… Sauf truandage fiscal scandaleux. Qu’il y a rien à en tirer, sauf que le pays riches leur servent des rentes…
      Exactement comme on sert des rentes à la Corse ou à la Corrèze…(Deux présidents, hein?)
      Vouloir que ces pays soient « compétitifs » est illusoire et frole le crétinisme criminel néolibéral.
      Je vous laisse dans vos réves et vos illusions…
      Il est possible qu’en l’an 3000 la Grece soit plus au top que la Suède….
      Bof….
      En attendant faut casquer, ou les virer de l’Europe. Au choix.
      C’est pas compliqué!

    1. Bonjour,
      Avez vous des sources a proposer pour comprendre sa pensée:  » la prédation précède l’humanité »

      Je suis en effet actuellement en questionnement sur une phrase:
       » l’homme est un prédateur qui s’est socialisé ». Et je pencherais maintenant plutôt vers :
      L’humain est un être qui a pour essence la prédation et la sociabilité.

      Merci d’avance!

  11. Il y a un consensus dans toute société comme quoi celui qui en enfreint les règles doit en être empêché.
    Si je sors dans la rue et qu’ à l’ aide d’ une arme, comme malheureusement ça se voit parfois, je commence à tirer sur tout tout ce qui bouge, il y a fort à parier que je n’ irai pas loin.

    Ce qu’ il faut que les gens qui aujourd’ hui à l’ aide notamment de la finance, autrefois c’ était plutôt de la politique, mais ça peut être encore la cas aujourd’ hui aussi, soient arrêtés dans leurs actes.

    Car quelle différence y a-t-il au fond entre tuer les gens directement à l’ aide d’ une arme à feu ou celui de les assassiner à petit feu en les laissant crever des années durant au chômage ou autres RSA à cause de politiques d’ « ajustements structurels » ou autres cures d’ austérité?

    Je demande …

    1. Car quelle différence y a-t-il au fond entre tuer les gens directement à l’ aide d’ une arme à feu ou celui de les assassiner à petit feu en les laissant crever des années durant au chômage ou autres RSA à cause de politiques d’ « ajustements structurels » ou autres cures d’ austérité?

      Peut-être une petite différence d’intention…je dis ça, mais c’est pour vous empêcher d’obtenir le point Godwin.

  12. Est-ce bien utile de faire un parallèle avec l’histoire pour chercher des similitudes? Et ces similitudes ne sont-elles pas à l’origine de poncifs qui deviennent des dogmes dont la propriété est de nous aveugler en nous proposant des explications plausibles donc séduisantes, mais pas forcément vraies. Levi Strauss (que je connais très peu en fait) m’avait semblé alarmer les intellectuels sur les 1ères erreurs de l’anthropologie, qui pourtant en se basant sur des méthodes scientifiques, avait commis l’impensable en adoptant in fine, au bout de leurs études une vision colonialiste des sociétés qui nous entourent. Il fait remonter cette erreur à l’utilisation d’analogies pour se faire une représentation des mondes méconnus qui poussent à faire des résonnements qui sont de pures projections et pas des explorations scientifiques. Ne préconisait-il pas, pour éviter cet écueil, des analyses différentielles; car si pour une égalité il faut vérifier qu’en tous points 2 choses sont égales, il est bien plus facile de valider la véracité d’une différence puisqu’un seul point de divergence suffit pour cela, et donc c’est bien plus scientifique que l’analogie qui amène à des approximations.(là je fais le perroquet: voir ses interviews sur le site de l’INRA, avec celles de Foucault d’ailleurs). Mais que diable sort-il de son fatras de différence, vraies certes, mais parlantes, pas vraiment? Il semble qu’il croise alors ses observations (dans les différences) avec une analyse (sociologique?) des interrelations et des propriétés qui semblent se cristalliser autour de ces différences, de ces points d’intensité pour l’observateur (la différence interpelle); De ces propriétés et liens ainsi répertoriés, il chercherait (de ce que j’ai compris, ce n’est pas parole d’évangile) une sorte de fils conducteur, un invariant qui lui permette de faire apparaître une cohérence à ses interrelations à la manière d’un principe mécanique: L’invariant permettant de relire toute la société à l’aulne de ce principe et il permet d’en produire une représentation propre à être transmise, diffusée et rendant intelligible à autrui ce qui lui était méconnu sur le même principe qu’une révélation. C’est un principe pédagogique fort. il permet de donner une vision des systèmes complexes un peu à la manière de la représentation d’une fractale: sous la forme d’un dessin initial, décliné à l’infini sans qu’il soit ainsi tout à fait identique à lui-même au fur et à mesure où il s’adapte en s’inscrivant dans une forme nouvelle ; comme l’invariant selon Levi Strauss permet d’expliquer tous les aspect d’une société.
    Ainsi, par opposition avec l’anthropologie actuelle , et par analogie avec les premières erreurs de l’anthropologie ancienne , la science économique ne serait qu’une vision colonialiste basée sur des analogies (mais pas de vraies égalités et donc avec une marge d’incertitude grossière), tirées purement et simplement des désirs de ceux qui la bâtissent comme une projection de leurs propres intentions qu’ils voudraient voir devenir réalité. D’où le Mic Mac qui s’opère souvent entre les aspects managériaux et la connaissance économique tant on ne fait plus la différence entre l’opérationnel et la production de connaissance vraie (ce qui est totalement différent); pourtant pour l’opérationnel il suffit souvent de trouver un point de départ et donc une simple piste suffit, alors que pour la connaissance de simples analyses d’interpolations ne lui suffisent pas pour avérer un principe. Tout au moins c’est ce que j’avais cru comprendre de votre démarche, alors pourquoi vouloir faire des parallèles avec l’histoire qui ne peut servir qu’à nous inspirer, peut-être à nous rendre plus sages, nous construire en tant qu’homme (à titre d’individu, ce qui est important), mais peut-être pas à définir un diagnostic fiable….

  13. Rolnald Reagan margaret teacher comment on-il fini alzheimer. Le néolibéralisme ne mene que vers alzheimer souvenez-vous en SVP comme dit Paul Jorion

    1. Coincidence ?
      Que nenni, le libéralisme mène à l’ Alzheimer comme le vent à la tempête.
      De là à espérer une extinction accélérée, faut pas rêver…
      Pensez-y et ne l’oubliez pas: la lutte, des idées et des classes. ( Copyright Warren.)

  14. « L’universalité de l’Homme apparaît en pratique précisément dans l’universalité qui fait de la nature entière son corps non organique dans la mesure où elle est un moyen de subsistance et la matière, l’objet et l’outil de son activité vitale. […]
    L’Homme vit de la Nature signifie : la Nature est son corps avec lequel il doit rester en contact pour ne pas mourir.. »
    Karl Marx
    Samedi 1er décembre le Parti de Gauche organise des Assises de l’écosocialisme, retrouvez-ici les débats en direct à partir de 9h.
    http://www.dailymotion.com/video/xvgwrh_assises-de-l-ecosocialisme-live_news

    à lire : « Un million de révolutions tranquilles » Bénédicte Manier – Les liens qui libèrent, 320pages, 22.90€

    pour une Assemblée Constituante pour aller vers une 6ème République et placer l’Humain d’abord…

    1. Il n’y a jamais eu nulle part de « révolution par les urnes ».
      Ce n’est qu’un slogan pour prendre la place du kalife…
      comme l’on toujours fait les politiciens rad soc puis soc dem…

  15. Ah ben oui c’est vrai… on est vendredi… J’ai pas vu la semaine passer moi…!!!
    Et puis c’est vrai aussi que vous avez repris les réalisations vidéos… (ça fait plaisir de vous voir tout sourire)

    Concernant les dates demandées par votre contact journaliste, vous pouvez le rappeler… y’en a une autre de date…
    Alors, c’est un peu plus pessimiste, déterministe voire fataliste, mais il y a la fin du Crétacé…
    « Too big to survive… »… c’est vrai que ça n’est pas forcément pour les mêmes raisons politico-tsointsoin et qu’il n’y a pas beaucoup de témoignage de dinosaures mais, rappeler la possibilité d’une disparition totale et sans bavure d’une espèce animale à jamais rayée du jeu, permettrait de remettre une petite suée à chacun, et faire écho à la BD… ce qui n’est jamais complètement mauvais médiatiquement parlant…

  16. Le volume du commerce mondial est en règulière augmentation, avec des bénéfices et des achats de ressources diverses par la propriété privée qui se sont concentrés vers une minorité de la classe capitaliste, de nos jours mondialisée.

    Pourtant la masse écrasante des populations se sont vus redistribuer une part, en réalité, infime de ses richesses, qui par le circuit de dépenses en société, de leurs revenus (ou propriétés,etc…) ira de nouveau vers les hyper-riches. Ce que l’on donne d’une main on la reprends de l’autre.

    Alors que les peuples se voient imposer un niveau de vie vers le bas, les techniques pour accroître ses profits sont nombreuses :

    banque des dépôts, utiliser l’argent déposés des citoyens dans les banques, et le mettre en bourse pour faire plus de profits, sans le redistribuer ou laisser les clients-citoyens sans argent en cas de perte (ce qui n’empêche pas aux gérants des banques et autres spéculateurs d’avoir mis de côté).

    une banque ou une multinationale peut parier sur elle-même en bourse, quitte à donner de faux chiffres pour en tirer un maximum de bénéfices, avec la complaisance des autorités financières.

    augmenter constamment le minimum de son seuil de rentabilité, même s’il y a des dégâts sociaux et écologiques (souvent irréversibles).

    baisser massivement les impôts des riches et des multinationales, sans les payer tout en se faisant reverser des sommes très élevées d’argent.

    développer les emplois précaires, à faible rémunération et même gratuit, geler les salaires, pour verser ses profits vers les actionnaires (sous forme de restriction bugétaire ou d’austérité pour les faire accepter).

    spéculer (la hausse des prix) sur le logement, la nourriture, l’eau et tous ce qui peut augmenter un prix, pour faire plus de profits.

    ne pas transférer la hausse du coût de la vie sur les salaires (l’indexation de l’inflation) afin de les verser aux hyper-riches, actionnaires et aux banques.

    faire des montages financiers, sur les petits acheteurs, salariés et même sur des plans sociaux, pour en tirer un maximum de bénéfices financiers.

    augmenter ses capacités de captures (d’espèces) ou d’extractions (énergies, minerais,ect…), même si l’écosystème local ou global est en danger. Pour réaliser plus de profits.

    créer des zones pour les mutinationales, à faible fiscalité et à faible coût, de plus financer par les contribuables, et qui détruit ou va détruire le tissu local.

    autoriser des taux d’intérêts très élevés, avec des emprunts, qui ne sont pas mathématiquement remboursable, et qui ne profite qu’à une minorité capitaliste (sans oublier les futures servitudes pour dettes).

    les sociétés écrans qui rapportent des sommes très élevées, et qui sont en collusion permanente avec la finance. La corruption du commerce mondial parallèle.

    la destruction de l’argent, ce gaspillage qui se chiffre quotidiennement, à partir de la bourse et qui provient des ressources naturelles et du travail des humains.

    le business des dettes très rentable, qui appauvrit de nombreuses populations sur la planète.

    les pressions salariales et fiscales par l’ouverture des frontières, pour réaliser un maximum de profits et continuer à augmenter les prix pour en avoir encore plus.

    les croissances successives qui ont rapporté énormément de masse d’argent, avec des intérêts (sur les croissances, et aussi les intérêts des croissances) qui tombent quotidiennement, et qui sont souvent dans les paradis fiscaux.

    liste non exhaustive, ect…

  17. Il est vrai que le coût est élevé quand un empire tombe. Ou quand un système est étranglé par des manoeuvres politiques erronées. C’état le cas de la Corée du sud en 1997, l’année ou le gouvernement de ce pays demandait de l’aide au FMI. On connaît la suite. Pour sauver les finances de l’état, les citoyens coréens ont sacrifiée leur petit trésor personnel, 227 tonnes d’or pour l’exportation.
    Les salariés ont également contribué à remburser la dette, en renoncant à une partie ou même intégralement de leur salaire. En été 2001, la dernière tranche des remboursement fut transmise à l’FMI.
    Le prix à payer était donc lourd, mais au-delà de ces sacrifices, la société a changé depuis. Le gain en compétivité économique demande son tribut: augmentation de la criminalité, baisse du nombre des couples avec enfant, chômage, précarité et, bien sûr, l’apparition d’une mentalité focalisée sur l’individualisme économique.
    Voilà ce qui nous attend.

    1. chômage, précarité et, bien sûr, l’apparition d’une mentalité focalisée sur l’individualisme économique.
      Voilà ce qui nous attend.

      Ce qui nous attend ? Sur la planète Terre ?

  18. Les études de Blandine Kriegel sur l’empire vs état de droit apportent un éclairage puissant sur ce sujet de la fin des empires. Par exemple son livre de 2002 Etat de droit ou Empire? ou son dernier livre « La république et le prince moderne ». L’empire fonctionne avec la décision et l’administration et écrase les initiatives et les préoccupations individuelles. L’empire abrite une contradiction interne, la bureaucratie s’opposant à l’efficacité des décisions. Le caractère de Nicolas Sarkozy illustrait très bien cette contradiction, son volontarisme (bonapartiste) le poussant à plutôt mobiliser la décision, renforçant la pesanteur bureaucratique s’opposant à son volontarisme. Les luttes entre l’empire Perse et les Grecs vers -500 démontrent que la puissance de l’empire se fait finalement abattre par des forces en théorie beaucoup plus faibles. Idem pour les provinces unies contre l’Empire de Philippe II. En définitive, la dépersonnalisation qui accompagne les empires finit par causer leur perte par perte de libido. Nous avons besoin d’un contrat social habité (un état de droit légitime et effectif) pour avoir envie d’exister.

  19. ECB wins case to conceal Greek debt secrets.

    Secret documents revealing the extent of the European Central Bank’s knowledge of Greece’s concealed debt issues prior to its €240bn (£195bn) tax-payer funded rescue have been withheld in a « disturbing » EU court ruling.

    Petra Geraats, economics lecturer at Cambridge University, said: “Of course it may be crucial to keep some market-sensitive information under wraps.

    “But when the ECB uses such an argument for two-year-old documents, claiming they could aggravate the crisis, one wonders what skeletons are still hidden in the ECB’s closets.”

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/9713651/ECB-wins-case-to-conceal-Greek-debt-secrets.html

    Eurozone unemployment hits a record high of 11.7pc, as the German Bundestag approves the latest Greek debt deal to provide a new €44bn rescue package by 473 votes to 100.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/debt-crisis-live/9712395/Debt-crisis-Eurozone-unemployment-hits-record-high-live.html

    http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/781064/zone-euro-le-chomage-atteint-un-enieme-record.html

    Les prévisions de madame Draghi Soleil pour 2013.

    La zone euro, actuellement en récession, devrait renouer avec la croissance au cours du second semestre de l’an prochain.

    La Banque centrale européenne (BCE) reste prête à intervenir « si nécessaire » pour préserver l’euro, dont la stabilité sera d’autant mieux assurée que l’Europe avancera sur le chemin de l’intégration, a indiqué vendredi à Paris son président Mario Draghi, interrogé sur Europe 1, ajoutant que la zone euro, actuellement en récession, devrait renouer avec la croissance au cours du second semestre de l’an prochain.

    http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/781066/la-bce-reste-prete-a-intervenir-si-necessaire.html

  20. La société humaine n’est qu’une projection du contenu de l’esprit humain.
    Tout recommencera puisque la cause est toujours là.
    Le cerveau humain est le même depuis des lustres, voilà pourquoi les mêmes choses se reproduisent sans cesse.
    La chose la plus saine à faire, c’est de s’atteler à modifier ce que nous sommes, comprendre nos conditionnements.
    Comprendre notre peur à tous, la transcender.
    Qu’elle est le but dans l’absolu de la société humaine ?
    N’est ce pas la sécurité ? L’instauration d’un  » paradis sur terre ».
    Pourquoi croyons nous si ardemment à toutes ces religions nous promettant la vie éternelle et le paradis ?
    Parce qu’elles comblent notre principal peur.
    Dans la société humaine, tout s’articule autours des armées et des sciences, dans le but de nous sécuriser au maximum…C’est cela notre folie, nous construisons des mondes
    avec le même mauvais matériaux, la peur de la mort.
    Notre désir d’immortalité est ce qui nous tue…
    Construire un immeuble, même le plus solide au monde avec de la pierre, n’amène au final que plus de pierre.
    Alors une société construite avec de la peur ne peut amener que plus de peur…
    Vous voulez sauver quoi ?
    Cette chimère qui a ses racines plantées dans nos peurs ?

    Changeons nous, transcendons nos peurs au travers d’une opiniâtre introspection. Utilisons de nouveau matériaux…Pensons un monde ou la matière première est l’amour, notre empathie, la fraternité humaine…Pensons une nouvelle civilisation comme ça.
    Nous sommes l’humanité, une entité commune, nous ne sommes jamais isolés de quoi que ce soit, jamais seul.

    Je suis un autre toi même et depuis que je n’ai plus peur, j’ai toute la place pour aimer.

    1. @ Toi même.
      Comme disait Franklin Roosevelt « La seule chose dont nous devons avoir peur, c’est la peur elle-même. »
      Quand à la fin de l’empire qu’il soit romain ou autres , si un système prend plus qu’il ne donne , il est temps de construire autre chose.

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