POUR LES GENS PRESSÉS : TOUT JORION EN 3 PAGES, par La Glue

Billet invité.

« L’économie, quelle que soit son importance pour le bien général, ne peut prétendre étouffer les autres valeurs, la vie étant le plus grand de tous les biens et devant être protégée jusqu’aux limites les plus extrêmes » (attendus du procès en responsabilité du Bois du Cazier – cités dans La Survie de l’Espèce).

L’ambiance est pesante.

Mais on a LA méthode scientifique. A quoi sert-elle ? Voir ou ne plus voir ?

Pas de constance chez l’Homo erectus (l’economicus étant une fable d’économistes faisant allégeance au capitalisme) pour faire évoluer les choses en mieux, surtout si son sort est encore supportable.

Le capitalisme : comment ça marche ?

Rapidement dans nos sociétés dites modernes, civilisées et surtout capitalistes, le pouvoir de la force est remplacé par le pouvoir de la terre, qui est remplacé par le pouvoir de l’argent. Plus t’en as, mieux c’est et plus tu risques d’en avoir.

Simplement, à l’échelle planétaire, cette race-là est rare et se raréfie tandis que la race des pauvres se densifie quoiqu’on en dise sur l’évolution du/des niveaux de vie. À terme, ce n’est pas l’échéance marxiste qui se profile mais une jungle avec d’un côté les super-riches, personnes privées et morales (world companies) échappant à toute régulation, notamment fiscale, qui permettrait encore un vivre ensemble… utilisant deux outils magiques respectifs et cumulatifs : optimisation fiscale et paradis fiscaux.

L’argent a remplacé la force pour fabriquer le consentement. Et renvoie à 3 types de détenteurs qui reçoivent les fruits de leurs efforts selon un partage bien rodé !! et qui s’aggrave de jour en jour.

Les grands capitalistes se concentrent, et les patrons essayent de jouer dans leur cour si une corrélation est possible (avec les stock-options notamment), les petits patrons croient aussi qu’ils en sont mais pas forcément. 14% de créateurs voteraient pour Mélenchon. Quant aux salariés, ils sont de plus en plus déshabillés et aggravent leurs cas par le recours au crédit. Et c’est qui les petits intérêts ? devinez !

Tout le monde se stimulant autour du Management (version Sanatoriaz 2100)…

Le capitaliste est quand même obligé de renoncer à tout garder pour lui s’il veut préserver ses futurs intérêts (même le trader peut avoir cette fraternité « Philia » !!!). Simplement, il n’y renonce pas facilement et à l’heure actuelle de moins en moins. Son surplus s’accumulant, il se demande comment le faire fructifier et trouve à juste titre bien plus avantageux de le « jouer » sur les marchés financiers que de le placer dans des entreprises qui risquent de faire des profits de plus en plus amoindris si elles ne trouvent plus à écouler leurs  produits ou services faute de pouvoir d’achat dans la population.

De plus, ces entreprises n’écoulent leurs biens et services qu’à des prix qui renvoient à un rapport de force plus qu’à une valeur ajoutée, fable pour étudiants béotiens… (Pauvres économistes qui vont se bourrer le crâne d’une dite science qui justifie le tour de passe/passe depuis bientôt deux, trois siècles et auront vraiment du mal intellectuellement à se libérer, moralement, c’est encore une autre chose !).

Les salariés ne sont plus au fond de la mine mais ont la tête bien dans le guidon pour prendre la mesure du rapt organisé de leur travail et ne trouvent pas non plus beaucoup de pédagogues capables de leur faire comprendre le processus. La désinformation, les politiques pour la plupart, les aident à tout mélanger si d’aventure, ils essayaient quand même. C’est un peu comme s’ils étaient des fromages sous une cloche dont on vérifierait l’état.

Sauve qui peut ! Déjà qu’ils ont encore un emploi… La docilité devient un gage de survie.

La disparition de salaires (si machines gentilles à la place) + une augmentation éventuelle pour ceux qui restent, permet aux capitalistes de nourrir leur avidité.

Et les contre-pouvoirs dans tout ça ! Où sont-ils ??? Se réveilleront-ils ? Les cerveaux et cervelles et les cœurs, attendons le reste des organes : « Ventre creux n’a pas d’oreilles ! »

Cependant les héritiers du capitalisme, version 3ème millénaire, sont face à une situation nouvelle : de moins en moins d’argent à attendre ou risquer dans une économie réelle (surproduction car non écoulée auprès des p’ovres). Pas grave tant qu’ils ont le droit de spéculer comme des malades (algos de skynet) et de tricher (titrisation) sur la présentation de leurs résultats sans en payer les conséquences.

Conception et vente de produits financiers totalement pourris à certains clients du genre (« un éléphant rose, un cochon volant, une licorne, tout en un ») tout en spéculant dessus avec un pari sur l’effondrement du package. Pas grave « Mort aux faibles » !

Les hommes de main, « traders » plus ou moins, travaillent sur ce superbe marché en jouant les intermédiaires entre de véritables acteurs économiques (échangeant eux sur de véritables besoins matérialisés par un prix déjà éloigné de la loi de l’offre et la demande, vieille justification néo-libérale) où perdent uniquement producteurs ou consommateurs et… Kerviel ! La cotation continue achevant toute justification à la spéculation (avoir des liquidités) s’il était nécessaire…

La bubulle magique résultant des paris des paris des paris des paris euh bon j’arrête, n’est payée que par l’économie réelle à part quelques cas rares faisant office de bonne foi de ce très utile marché.

Ce marché est d’ailleurs le cadre d’une très grande probité puisqu’il sait même empêcher le vilain délit d’initié GRÂCE aux algos qui pensent/agissent en rendant anonyme tout le monde pour que les traders fassent au mieux des intérêts des banques et des leurs… et de leurs clients pendant qu’on y est !

Et les politiques dans tout ça ? Ils assurent la sécurité du système… et régulent les agissements intempestifs de certains de nos membres qui pourraient rendre notre système trop voyant !

Maintenant que faire ? Le premier pas va être de le faire comprendre au plus grand nombre.

Disons-nous que les temps vont être durs mais passionnants. Gardons la foi et continuons d’agir en expliquant, expliquant… C’est déjà bien. On est à la première étape : combattre l’ignorance crasse !

 

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40 réflexions sur « POUR LES GENS PRESSÉS : TOUT JORION EN 3 PAGES, par La Glue »

  1. Résumé remarquable ! C’est pour des billets comme ça que Jorion est Jorion, et que d’autres sont jaloux.

    1. Cramoisi, le vrai Jorion tu vas le voir à l’œuvre le jour où, trempé jusqu’à l’os, il rentrera sur le plateau de Taddéi, refusant même le maquillage, s’installera face caméra et commencera le monologue sacré, ce message nietzschéen retombant sur l’histoire humaine pour réveiller les consciences léthargiques. Là mon bon Cramoisi, tu comprendras pourquoi Dieu est barbu, échevelé au milieu des tempêtes.

    2. @crapaud…
      Pas de chance, je viens de recevoir via amazon le bouquin dont il est question… Ce résumé doit nous inciter à l’acheter, à l’offir pour les fêtes de Noel…

      Quel est l’avantage du bouquin par rapport au résumé :
      – le résumé… 2 mn de bonheur,
      – le bouquin c’est 3h de bonheur.

      et en plus le bouquin donne une définition du mot Economie de Marché, à marcher sur un nuage. C’est tellement simple qu’il fallait y penser. Mais je n’y avais pas pensé, comme d’hab.

  2. @
    Avec l’ignorance, il y a un paradoxe du genre…

    De plus en plus d’ignorants prennent pour prétexte l’ignorance, pour, souvent à juste titre car est bien là le paradoxe, remettre aux mains et pouvoirs décriés des seuls « sachants » la responsabilité des failles avérées…, celles qui après tout démontrent pour eux de la gêne.
    « Que celui qui sait prouve en démontrant des effets, par sa démarche de « sachants » à laquelle nous les ignorants ne sommes pas plus qu’impliqués par l’insane force suivant notre grande incapacité admise et subite, forcément au delà des conséquences de la sciences. »

    Il est extrêmement difficile d’impliquer l’ignorant en régime de responsabilité…
    J’ai constaté que souvent l’ignorant est le plus souvent le commerçant, soutenu enorgueilli du fait d’être en cette engeance, devenu limité à hurler que lui soit fourbi quelque chose à vendre, comme la sciences prouverait …, à juste titre.

    Quand l’obédience est aux marchés, comment faire?
    Jamais le commerçant, celui qui fait inexorablement faillite aux temps qui courent et transmet généralement l’effet de ces temps là, ne comprendra que soit moins que sanctifié le « capital », matière obligé de sa matière première à vendre…
    On ne fera pas lire Céline à un commerçant, tellement Céline à pu cracher sur sa mère qui s’obligeait à vendre des dentelles en banlieues…

    C’est un problème grave.
    Il est difficile de dire à l’ignorant comment il va s’émanciper d’un supposé savoir.

  3. Je pense que vous mettez de côté l’essentiel.
    Le capitalisme est industriel et la principale production de l’industrie est la pollution qui met gravement en cause l’hypothèse de la survie de l’espèce humaine.
    Du reste l’ignorance n’est pas le produit du hasard mais une pollution parmi d’autres.

    1. Dans l’optique de la préservation de l’écosystème propre à notre survie, ne pourrait-on pas remplacer « capitalisme industriel » par « société productiviste » ? Cela permettrait d’englober des société qui ne se réclament pas du capitalisme ou qui ne sont pas considérées comme capitalistes mais dont l’organisation économique reste en fin de compte productiviste.

      bonne nuit les petits . . .

      1. De quelles sociétés voulez-vous parler ?

        Quant à moi, je continuerai, ne vous en déplaise, à appeler un chat un chat.

        Je vous signale par ailleurs que pour ce qui concerne « la préservation de l’écosystème propre à notre survie », il n’est pas besoin d’être catastrophiste pour affirmer qu’il est déjà trop tard.

    2. @ et si on se cotisait pour envoyer 10.000 exemplaires du livre de Paul Jorion ? plutôt que de blablater entre nous même si nous en avons besoin pour notre survie. OK ? KO ?
      JL Mélanchon l’a t -il lu ? J’en suis sur.
      N Sarkozy ? pas sur

      1. Toujours cette pédagogie « en conserve » : parachuter un million d’exemplaires serait vain .

        « à un opprimé, pour lui apprendre à lire, fait lui écrire un livre »

        Paulo Freire – cité de mémoire –

  4. Le premier pas va être de le faire comprendre au plus grand nombre.

    Oui ! Et il suffirait que TOUT ce « plus grand nombre » fasse, de suite, un seul pas vers le « petit nombre » pour que toute la face de la Terre s’en voie changer…
    Et on entendra dire, venant du petit nombre :
    « Aah, si seulement… son pas eut été plus court, notre Empire se serait maintenu et élargi au MONDE ENTIER ! »
    NB : ( Très joli ce « pas » d’ailleurs, il paraît que sa mesure était un peu grecque…)

  5. C’est bien de faire des rappels et de retourner aux fondamentaux de temps en temps. Si je suis globalement d’accord, ma sensibilité me ferait insister aussi sur d’autres points. Peut-être qu’un jour j’essaierai comme dans cet billet invité d’articuler mon interprétation des faits mais je ne m’en sens pas encore les capacités donc je laisse cela aux gens plus futés et courageux que moi. Quelques points que j’aurais ajouté ou reformulé différemment (cela n’enlève rien à l aqualité du billet):

    – Avec l’accroissement des inégalités causés par les gains de productivité, la majorité des salariés s’endette de plus en plus pour conserver son pouvoir d’achat.
    -La démocratie parlementaire (est une contradiction et a aussi peu de sens qu’un nazi modéré ou une prostituée vierge, je provoque bien sûr) est une démocratie des lobbys et donc de l’argent. Les médias sont détenus grosso modo par ces mêmes lobbys et la convergence d’intérêts des satisfaits (pour reprendre le terme de galbraith plus juste que « élites ») bloque toute possibilité de réforme.
    – Les débats secondaires ( mariage homosexuel,…et même de plus en plus, hélas, le choix gauche/droite) sont proposés pour faire oublier qu’il n’y a pas de choix. Ca reviendrait à choisir entre le parti de la faucille et celui du marteau en ex-URSS.
    – Les états n’ont plus le pouvoir d’émettre de l’argent et donc perdent leur indépendance (au nom du mythe de l’inflation réfutable par les chiffres historiques INSEE pour la France) et sont obligés de s’endetter au près de ces mêmes lobbys (contrôlés par les satisfaits) qui contrôlent les états par la dette.
    – L’idéologie du travail, l’idéologie libéraliste et l’endoctrinement de la pensée unique médiatique empêchent les gens de se révolter et d’étudier rationnellement des possibilités telles que le revenu de base ou la démocratie liquide.
    – La colère justifiée des peuples est détournée en utilisant la technique du « diviser pour mieux régner » (travailleurs/chômeurs, français de souche/français récents, …). Chez les intellectuels, cette division peut se faire sur des débats tels que libéralisme/socialisme qui ont leur intérêts mais sont utilisés pour bloquer toute forme d’évolution pragmatique dans le sens où tant que les gens s’opposent sur le terrain des idéologies et pas celui du réel, rien ne bouge et les énergies sont déviées.
    – Les entreprises stimulent artificiellement la demande grâce à l’obsolescence programmée qui maintient un taux de chômage relativement bas (en tout cas sous le seuil critique de révolte) aux dépends du grand perdant, l’environnement et en particulier chez les perdants des perdants, l’Afrique devenu la poubelle du monde.

    Bref, je suis un peu extrême dans mes propos mais tout a été résumé magistralement par George Carlin:
    http://www.youtube.com/watch?v=acLW1vFO-2Q

    Que reste-t-il à faire? S’informer et informer en essayant d’avancer sur les priorités sans se diviser sur les sujets secondaires et en essayant de conserver un sens du concret et du réel, c’est à dire de la common decency d’orwell ou de la compassion de dostoievski pour éviter de s’enfermer dans le piège de la bulle idéologie qui peut menacer tout le monde à tout moment, y compris l’auteur de ce petit commentaire. Il faut donc s’efforcer de penser contre soi, contre ses intérêts et par exemple, de lire aussi bien les ouvrages des libéraux que des socialistes ou autres.

    1. Merci pour la justesse de vos propos qui complètent admirablement le billet de Paul, je m’en veux déjà de ne pas avoir utilisé ce genre d’arguments face à un libertarien cet après midi…

  6. Convaincre le plus grand nombre ?
    J’ai sous le coude un billet potentiel dont un des fils rouges est qu’un sous-ensemble pertinent et à préciser dudit « plus grand nombre » s’est vu détruire un « système immunitaire » qu’il possédait encore dans la ville du XVIIIe siècle (un « logiciel » pour les affects en ville) , et qu’il utilisait pour se faire une opinion assez libre, qu’en ses temps il expose au café .
    Du coup, le drame (si l’on est pessimiste) serait qu’il n’y a plus personne pour comprendre, du moins plus personne d’assimilable à un petit bout pertinent de ce « grand nombre ». (j’espère me tromper).

    Je m’inspire de Richard Sennett, « Fall of the public Man » (1974 , « les tyrannies de l’intimité », titre Fr bofbof).

    Si l’on est optimiste, je conclue pour l’instant qu’on peut espérer qu’une nouvelle forme d’immunité vienne à se renouer autour des « réseaux sociaux » (après la prise de facebook par les mencheviks, etc.).

    Framboise sur le gâteau, le « défaut d’immunité », qui serait donc le triste lot de « l’homme public » depuis en gros le XIXe siècle, serait pour moi l’autre face du « défaut » du capitalisme, liée aussi à la croyance en un « modèle » qui n’en est pas un (l’existence d’une « personnalité » des acteurs de la ville, et ce comme absolu, génératrice d’attitudes névrotiques autour d’un code qui est impraticable, et auto-générant un monde instable).

    Les fils que tire Sennett en 200 pages ne sont hélas pas facile à transcrire en quelques lignes.

  7. L’argent a remplacé la force pour fabriquer le consentement.

    Non, l’argent a remplacé la force pour fabriquer la séduction.
    Pomme et serpent pour rats de laboratoire…..
    On peut facilement séduire mille femmes, mais il est difficile de séduire milles fois la sienne.
    Il y eu beaucoup de vaisselle cassée….
    Puis-je vous rappeler que la force du capitalisme c’est la guerre permanente entre guerriers plus ou moins consentants ? Le matraquage médiatique des spectateurs plus ou moins consentants devant le matraquage des « forces de l’ordre » toujours « consentante » ?

  8. Quand les capitalistes auront privatisé le soleil pour en tarifer le rayonnement le rang social se reconnaîtrera au bronzage et les arbres ne feront plus de feuilles. Drôle de monde qui s’en vient.

    1. @ Pierrot du Québec

      Quand les capitalistes auront privatisé le soleil

      Prométhée a volé le feu , ce qui a permis à l’homme de conquérir la terre . On vient de voler le soleil (nucléaire) , ce qui va permettre à la terre de se débarrasser de l’homme .Mais la nature elle survivra !

  9. Je vous raconte la légende des débuts.
    Le serpent et l’aigle sont tranquilles sur l’arbre de vie. Un jour, l’aigle mange les œufs du serpent. Le serpent, pas content, se cache dans une carcasse d’animal et « fait une tête » à l’aigle quand il vient manger la carcasse. L’aigle , abimé, tombe dans les enfers. Un jour un homme veut devenir Roi, il descend aux enfers pour demander à l’aigle de l’emmener voir la Déesse-Mère, mais l’aigle lui dit qu’il est trop abimé et qu’il ne peut pas l’aider. L’homme propose alors à l’aigle de le soigner. L’aigle accepte et une fois soigné, il emmène l’homme chez la Déesse-Mère. L’homme exprime son désir d’être Roi. Alors, la Déesse-Mère lui demande : « Où est le problème ? ». L’homme lui répond : »Je ne peux pas enfanter ! ». La déesse-mère lui donne alors la coupe de la vie et l’homme est devenu Roi. (cf: les recherches archéologiques de Karakoum)

    Après ,c’est l’histoire des patriarcats avec l’agriculture : ceux qui cultivent (que l’on fait croitre et se multiplier) et ceux qui les « protègent ». Cette histoire évolue ainsi : voir texte de La Glue Tout Jorion en 3 pages ci-dessus.

    Et pour la fiction et le plaisir, la suite que je crée à la légende :

    Puis, un jour une femme veut une société égalitaire. Alors elle descend aux enfer et demande au serpent de l’aider. Elle le soigne de ses traumatismes de l’enfer et il l’aide à aller voir le Dieu-Père. La femme exprime son désir d’égalité et le Dieu-Père lui demande : »Où est le problème ? ». La femme lui répond : « Je suis enchainée ! ». Le Dieu-Père lui donne les clés de la connaissance. Alors, la femme brise ses chaines, peut se défendre et rendre le souffle de vie aux humains. A nouveau, l’aigle et le serpent vivent tranquilles sur l’arbre de vie humaniarcal.

    😀

  10. Comme en 40 : ils ont choisi de rouler la dette , de sauver les banques.
    Ils auront les deux la dette et la faillite mondiale.
    Pour moi j’ai choisi de ne plus collaborer à ces états voyoux.

  11. Non, Marlowe, Jorion n’oublie pas la société industrielle. Il part de là et constate que faute de pouvoir vendre leurs produits aux pauvres les capitalistes industriels qui disposent d’énormes sommes d’argent choisissent l’économie casino, la finance spéculative, plutôt que les investissements productifs. Le casino financier ne crée pas de nouvelle valeur, il se contente de redistribuer les richesses créées par l’activité industrielle et les services. C’est la guerre entre brigands pour le partage du butin. Et c’est une activité pour l’essentiel parasitaire. Il ne s’agit plus d’assurer une fluidité dans les échanges commerciaux, mais de capter la plus grande partie de la richesse créée par d’autres.
    Le pillage des ressources, la pollution, le gaspillage, la destruction de la planète étaient déjà une caractéristique de la société industrielle capitaliste. Mais ces caractères sont encore amplifiés par la finance spéculative, qui n’hésite pas à parier sur la dégradation pour en tirer du profit. Les capitalistes seraient prêts à fabriquer la corde pour les pendre s’ils pouvaient en espérer un profit.

    1. @ Jean Duchêne
      Pour moi je pense que la société industrielle qui a choisie la finance spéculative à l’investissement productif innovant , est en train de mourir .Pour moi j’ai fais le choix de ne pas spéculer , et je m’en porte très bien , car ceci m’oblige à innover, et quoi de plus intéressant que de trouver de nouveaux concept qui allie facilité d’utilisation et réduction de déchets .En refusant toutes formes d’aides ceci est plus difficile , mais quoi de plus jouissif que la liberté d’action .

  12.  » Le premier pas va être de le faire comprendre au plus grand nombre. »
    Hhmm…
    Il me semble, étant très à l’écoute sur le web et dans le réel, que BEAUCOUP de gens ont compris.

    Par contre, pour avoir testé, vous sous-estimez LARGEMENT le contrôle étatique de regroupement(s) de personnes qui pourraient être décidées à agir. Et qui finissent généralement en garde à vue : ça calme.
    Et je ne parle pas QUE des apéros facebook…

    Désolé d’être critique réaliste, com’ d’hab.. 🙁

    1. @ Reiichido
      dans le lien que tu indiques , on trouve ceci :
      « Les directeurs fantômes » titrait le quotidien britannique hier lundi avec les photos de de 4 des 28 personnes qui seraient les prête-noms de … 21 500 sociétés.  »
      Et Debord disait ceci ( il y a 30 ans ? 40 ans ? ) :
      « La plus grande exigence d’une Mafia, où qu’elle puisse être constituée, est naturellement d’établir qu’elle n’existe pas, ou qu’elle a été victime de calomnies peu scientifiques ; et c’est son premier point de ressemblance avec le capitalisme » .

  13. Les riches s’enrichissent tant et plus?Eh!bien il ne nous reste plus , nous ,simples manants et humbles croquants qu’à attendre gentillement et patiement les effets bénéfiques du « trickle down effect » cher à ce bon docteur Nozick dont les célèbres recommandations sont retranscrites dans son ouvrage majeur « state,anarchy,and utopia » publié en 1974….Comme dirait Paul:let’s keep the faith!!

  14. Finalement la catégorie socio-professionnelle qui détient les clés de l’avenir est celle du salariat. 80% de la population active peut faire ou défaire n’importe quelle démocratie, révolution ou système. Quasiment Tous les produits et services de première nécessité sont conçus, élaborés, fabriqués, transportés, vendus, installés et construits par les salariés. C’est ainsi que les salariés représentent la classe qui porte l’intérêt général de part leur nombre et leurs activités. Quand l’environnement est dégradé ce sont qui en prennent plein la gueule en premiers, quand les capitalistes décident d’augmenter leurs marges ce sont aussi eux qui en prennent plein la gueule en premiers.
    Les salariés ont le pouvoir et portent l’intérêt général mais restent immobiles épuisés par le travail, trompés par les médias, hypnotisés par les politicards, cloués au sol par les syndicats, tétanisés par la peur du lendemain, abrutis par l’industrie de l’entertainment, crétinisés par la paresse intellectuelle célébrée par l’éducation nationale, affaiblis par la soumission travestie en respect envers l’ordre établi jamais remis en question, désolidarisés par la lâcheté élevée au rang de qualité, déprimés par l’égoïsme considéré comme un refuge.

    1. Ouaich…
      T’es-tu déjà fait « invité » dans les bureaux des RG pour expliquer les raisons d’une grève dans une boite privée..??
      (sans être syndiqué, d’ailleurs…ou peut-être, à cause)
      Been, moi, oui…

      1. Je ne doute pas un seul instant que cela te soit arrivé et crois bien que je le déplore. L’état est toujours garant de l’ordre bourgeois et les RG ont une très belle tradition d’extrème droite.
        Les camarades qui sont permanents des syndicats présents dans ta boite t’ont ils soutenu ? Les délégués syndicaux de ta boite t’ont ils soutenu ? Les collègues syndiqués de ta boîte t’ont ils soutenu ? Les collègues non syndiqués t’ont ils soutenu ?

  15. – L’ignorance – Nous nous indignons, mais n’est-ce pas ,maintenant et avec les quartiers en déshérences, que nous devrions partager ces évidences, les outils pour le faire ne sont-ils pas à notre disposition ?

    Ainsi, les jeunes mal scolarisés manipulent néanmoins Google, avec assez d’aisance, que pour comprendre en un tour de main comment traduire « une page » de grec en français, en portugais, en espagnol , et réciproquement dans toutes les configurations croisées. Certes, faute d’en percevoir l’utilité,ils ne le font guère; de plus dans doute se laisseraient-ils prendre dans l’un ou l’autre piège de traduction. ; ce risque est accessoire et peut être contourné, une seconde révolution micro-informatique est là. De la même façon dont chacun s’est en vingt-cinq ans, emparé des « tableurs » et « traitements de texte », nous nous emparons aujourd’hui du réseau des outils collaboratifs en réseaux ; de plus la perspective est globale les outils de traduction assistée sont notre quotidien.

    Pourquoi ne nous essaierions-nous pas, sur ce blog, à cette approche, par une expérience d’apprentissage de la traduction en tandem de La survie de l’espèce ?.

    L’apprentissage en Tandem est un apprentissage entre deux personnes appartenant à deux communautés de langues maternelles différentes qui collaborent dans le but a) d’apprendre mutuellement la langue maternelle de l’autre ; b) de faire la connaissance de l’autre personne ; c) de découvrir leurs cultures respectives. En travaillant en Tandem, les deux partenaires alternent entre apprendre une seconde langue et agir en qualité d’informateurs spécialisés dans leur langue maternelle et leur propre culture.

    Tim lewis et Uschi Stickler Les stratégies collaboratives d’apprentissage lors d’un échange en tandem via Internet

    lire, en priorité, les paragraphes suivants :

    – Du Tandem présentiel au e-Tandem
    – Tandem et autoapprentissage

    Le but n’est pas de « traduire pour traduire » mais , par la connaissance des mécanismes de leur exclusion, d’orienter l’action des exclus sur le changement des conditions qui leur sont faites.

    Après tout, quatre groupes de 7 « loubars » ( 2 français 2 espagnols et ou portugais , pour commencer) bien décidés à traduire « la survie de l’espèce » rencontreront bien une dizaine d’indignés prêts à les accompagner bénévolement dans cette aventure ! La distance n’est plus rien, nous trouverons bien un sponsor pour fournir et livrer 30 exemplaires aux groupes qui seront ainsi constitués

    La production et la diffusion d’un tirage « spécifique aux indignés », limité et « low cost » serait une des tâches assumés par ces groupes de jeunes; c’est leur truc !

    Les problèmes de Copyright devraient être analysés évoqués après ; après tout « La Survie de l’Espèce » devrait à terme être plus traduite que Tintin (à peine 100 langues) ; je parie que nous trouverons un groupe traduction en Tamazight ou en Oïgur, désireux d’accrocher le nom de leur ethnie « du bout du monde » à ce projet,… sauf si décidément l’espèce ne se sent pas menacée ,) .

    La constitution et la gestion des groupes pourraient naturellement être déléguées aux associations représentatives des indignés directement impliquées; de même pour les phases de sensibilisation, de recrutement et d’organisation matérielle des groupes. dans la foulée une plateforme de coordination pourrait être progressivement sera établie, afin de constituer au de là de la traduction, laquelle n’est q’un moyen, un réseau des relais porteurs du projet de survie l’espèce dans le réseau des indignés.

    Le projet n’est pas la traduction de l’ouvrage par deux intellectuels, mais l’organisation d’un réseau de collaboration entre « jeunes européens en difficulté» par l’intermédiaire des indignés.

    Du point de vue matériel il serait intéressant de disposer d’une « copie pdf » avec le filigrane du projet sur chaque page, pour éviter la reproduction sauvage ; et permettre le travail de réécriture dans la surface des bulles existantes de façon croisée dans les deux groupes ; il est essentiel que les jeunes aient « la main à la pâte » , pour la traduction, et le travail; graphique concret, la traduction et la promotion diffusion de leur travail.

    Do it

    Ramarque; Selon l’expérience que j’ai pu en avoir , les dispositifs d’éducation permanente tels que les actions d’autoformation collectives doivent rester bénévoles ; dès que ces projets se professionnalisent, ils sont perdus. Le financement des infrastructures matérielles qui leur sont nécessaires est une autre question.

    1. @ Jean-Luce Morlie
      On s’en fout des problèmes de  » traduction  » .
      Et aussi :  » Les problèmes de Copyright devraient être analysés évoqués après… »
      On s’en cogne , grave !

      1. A Morlie encore
        Au lieu de TES problèmes de traduc et de pisse-copyright :

        Il faut qu’on parle de Facebook
        category global | informatique | valide author mardi 27 novembre 2012 – 19:44author par nadir.org Notifier cet article/commentaire aux moderateur-ice-s

        Depuis plusieurs années, nous faisons fonctionner des serveurs et maintenons des infrastructures de communication pour les mouvements sociaux. Mais de plus en plus de militant·e·s « utilisent » Facebook (ou sont utilisé·e·s par Facebook) et produisent (souvent sans savoir ce qu’illes font) des informations dont se servent de plus en plus souvent les forces de l’ordre. Ne soyons pas irresponsables !
        Depuis plusieurs années, nous faisons fonctionner des serveurs et maintenons des infrastructures de communication pour les mouvements sociaux. Nous avons fait de notre mieux pour assurer la sécurité de nos serveurs et nous avons résisté — par divers moyens — aux rêquetes des autorités nous demandant de fournir des données personnelles.
        En bref, nous essayons de rendre possible des formes de communication émancipatrices au sein de l’Internet capitaliste.
        Nous avons toujours considéré Internet comme un outil pour nos luttes et en même temps comme un terrain politique contesté, et nous avons agi en conséquence. Nous pensions que la plus grande partie du mouvement social l’envisageait de la même manière. Mais comme de plus en plus de militant·e·s « utilisent » Facebook (ou sont utilisé·e·s par Facebook), nous n’en sommes plus si sûr·e·s. Au contraire, notre travail politique nous a paru à côté de la plaque et épuisant. Les communications chiffrées avec des serveurs autonomes ne sont plus perçues comme émancipatrices mais plutôt comme pénibles.
        Disneyland
        Nous n’avions simplement pas réalisé que, après des coups de speed dans la rue ou des longues discussions collectives, de nombreux militant·e·s semblent resentir l’envie d’en bavarder sur Facebook ; de parler à loisir de tout et avec tout le monde. Nous n’avions pas réalisé que, même pour les mouvements sociaux, Facebook est la plus douce des tentations. Que des militant·e·s comme le reste du monde s’amusent à suivre le flux subtile de cette exploitation qui n’a l’air de faire de mal à personne — et à laquelle, pour une fois, il n’est pas nécessaire de résister. La mauvaise conscience dont souffre de nombreuses personnes parce qu’elles savent ou imaginent les conséquences dramatiques de l’utilisation de Facebook ne semble pas les pousser à agir en conséquence.
        S’agit-il vraiment d’ignorance ?
        Pour résumé le problème, en utilisant Facebook, les militant·e·s ne rendent pas seulement leurs communications, leurs opinions, leurs « j’aime », etc. transparents et prêts à être analysés. Au contraire — et nous considérons cela encore plus lourd de conséquences — illes exposent des structures et des individu·e·s qui n’ont peu ou pas à voir avec Facebook. La capacité de Facebook de fouiller le réseau pour trouver des relations, des similarités, etc. est difficile à appréhender pour la plupart des gens. Le bavardage sur Facebook rend transparentes certaines structures politiques pour les autorités et les entreprises. Il peut être analysé, trié et agrégé non seulement pour obtenir des informations précises à propos des relations sociales, des personnes clés, etc. mais aussi, à partir des habitudes, pour faire des prédictions. Après les téléphones portables, Facebook est la technologie de surveillance la plus subtile, la moins cher et la meilleure qui soit.

        Les utilisateurs et utilisatrices de Facebook, des balances qui s’ignorent ?
        Il semble que nous nous soyons trompé·e·s sur les intentions des militant·e·s. Nous pensions qu’illes voulaient prolonger nos luttes sur Internet et utiliser Internet pour servir nos luttes politiques. C’est — encore maintenant — notre point de vue. C’est pourquoi pour nous les utilisatrices et utilisateurs de Facebook sont un vrai danger pour nos luttes. Et plus particulièrement les militant·e·s qui produisent sur Facebook (souvent sans savoir ce qu’illes font) des informations dont se servent de plus en plus souvent les forces de l’ordre. Nous pourrions presque aller jusqu’à accuser ces militant·e·s de collaboration. Mais nous n’en sommes pas encore tout à fait là. Nous avons toujours espoir que ces personnes se rendent compte que Facebook est un ennemi politique et que celles et ceux qui utilisent Facebook ne font que le rendre de plus en plus puissant. Les militant·e·s qui utilisent Facebook nourrissent la machine et ce faisant révèlent nos structures — sans que ce soit nécessaire, sans décision de justice, sans aucune pression.

        Notre point de vue
        Nous sommes conscient·e·s du fait que nous parlons « d’en haut ». Pour nous, qui travaillons depuis des années — et parfois gagnons notre vie — avec Internet et les ordinateurs, l’administration système, la programmation, la cryptographie et bien d’autres choses, Facebook apparaît comme un ennemi naturel. Et comme nous considérons aussi notre activité comme politique, cela vient s’ajouter à notre analyse du modèle économique de Facebook, où les « users » deviennent un produit, tout en étant en même temps transformé·e·s en consommateur. Dans le jargon on appele ça « la génération de la demande ». Nous savons qu’Internet n’est pas pour tout le monde un sujet politique aussi enthousiasmant que pour nous. Mais le fait que des militant·e·s autorisent ce cheval de Troie nommé Facebook à faire partie de leur vie quotidienne, est moins un signe d’ignorance que d’irresponsabilité.

        Nous vous pressons tou·te·s : fermer vos comptes Facebook ! Vous mettez les autres en danger ! Prenez position contre ce monstre de données !
        Et aussi : abandonnez Yahoo! Mail et consorts. Arrêtons Google ! Contre la rétention de données ! Pour la neutralité du net ! Liberté pour Bradley Manning ! Longue vie à la décentralisation !

        Mort au capitalisme ! Aussi — et surtout — sur Internet ! Contre l’exploitation et l’oppression ! Aussi — et surtout — sur Internet !
        Prenez la tête à vos camarades. Montrez leur qu’en nourissant Facebook, illes ont vraiment choisi d’être du mauvais côté !
        Liens:: http://nadir.org/news/Pl%C3%B6tzlich_plappern_Anna_und_….html

      2. à Taratata, non c’est pas qu’on « s’en fou », il s’agit d’inventer de nouveaux usages de vérification du sens par « compréhension croisée collaborative ». – pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? –

        « Copyright », imaginez une version reformatée par le PC chinois, en vue de l’édification des masses paysannes, cela ferait du « public potentiel gâché » 😉 .

  16. @ Jean-Luce Morlie
    Un jour tu quitteras ton humour sophistiqué à je ne sais quel degré .
    J’aime rire mais je ne dois pas rire au même moment que toi .

  17. Pour revenir à une certaine raison sur Facebook, Google et autres, càd éliminer les infos qui vous échappent parfois sans le savoir, utilisez DoNotTrack d’Abine.com et PrivacyFix, pour le navigateur Firefox uniquement .
    À la limite, installez Firefox juste pour l’opération.

    Étonnant, tout ce qui a pu échapper à notre attention !

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