Ex_Machina, scénario d’une fin pour l’espèce ?, par Lazarillo de Tormes

Billet invité.

Je suis encore sous le choc après le visionnage d’Ex_Machina. Un chef d’oeuvre au contenu expansif et multidimensionnel. Plus on y réfléchit, plus on accouche de matière alimentant la réflexion.

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Contrariétés du transhumanisme

Frank Tipler nous expliquait déjà en 1995, dans The Physics of Immortality. Modern Cosmology, God and the Resurrection of the Dead (Anchor Books), que dès que la chose deviendrait possible d’un point de vue pratique, nous aurions à cœur de ressusciter tous les gens que nous aimions bien mais, comme le film Interstellar l’a bien mis en évidence, de la même façon que nous serions perturbés de voir nos enfants mourir de vieillesse alors que nous sommes encore nous-même dans la force de l’âge, il serait troublant de nous retrouver face à nos parents beaucoup plus jeunes que nous-même.

Je m’imagine mal me disputer avec ma mère de la même manière qu’autrefois si elle était cette fois vingt ans plus jeune que moi. J’imagine mal en particulier que, clonée, sa mauvaise foi aurait la même qualité impalpable que je lui ai connue.

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Le temps qu’il fait, le 19 décembre 2014

Sur Dailymotion, c’est ici.

Blog de PJ : La tentation de l’interprétation « Total Recall », le 16 décembre 2014

Blog de PJ : Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera, le 25 novembre 2014

Blog de PJ : Pour en finir une fois pour toutes avec ce débat sur Dieu, par Un chrétien de gauche, le 11 décembre 2014

Ubik (1969) par Philip K. Dick

Blog de PJ : Après la grève…, par Serge Boucher, le 18 décembre 2014

Blog de PJ : interdiction des paris sur les fluctuations de prix

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La tentation de l’interprétation « Total Recall »

Dans le film de Paul Verhoeven Total Recall (1990), inspiré d’une nouvelle de Philip K. Dick, le héros se laisse tenter par l’offre de Rekall, une firme de logiciel qui fait en sorte que vous halluciniez des aventures hors du commun. Mais quelque chose tourne mal durant l’implant du scénario fictif…

Question du coup pour le héros – qui se retrouve, entre autre, à la tête d’une rébellion sur la planète Mars – le cauchemar qu’il est en train de vivre à partir de là est-il la conséquence de l’accident qui a eu lieu durant l’implant ou bien cet accident n’est-il lui-même que le premier épisode du scénario époustouflant qu’il a acheté et le cauchemar éveillé qui est le sien est-il simplement la preuve de la bonne foi de la firme Rekall et des excellents services qu’elle offre ?

Je ne sais pas si vous êtes comme moi à la lecture de l’actualité d’aujourd’hui, je veux dire tenté par l’interprétation « Total Recall », à savoir, ou bien qu’un abominable accident a eu lieu et que tout ce qui peut aller mal va, comme nous le constatons, de plus en plus mal dans un désastre au développement exponentiel, ou bien que quelqu’un quelque part met le paquet pour nous en mettre plein la vue, si bien que le jour où nous mettrons la clé sous la porte, nous nous dirons : « Une chose est sûre en tout cas : j’en ai eu pour mon argent ! »

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Interstellar – Assumer plutôt d’être d’ici : Terrien, par Marc Peltier

Billet invité.

Je suis en dissonance par rapport à beaucoup de ce que je lis ici à propos du film « Interstellar ». A force de lire les billets et les commentaires, j’en suis venu à penser que mes réticences méritaient d’être dites, nonobstant l’avis exprimé par Paul Jorion, pour qui les spectateurs se diviseront en deux catégories, ceux qui n’y comprendront que pouic, et ceux qui y verront une grande œuvre en résonance particulière avec ce qui s’écrit sur ce blog. Je proteste en tant que tiers exclu ! 😉

La science-fiction permet de faire des « expériences de pensée », et d’explorer des hypothèses utopiques ou u-chroniques sur un mode plus léger que l’essai, en gardant la possibilité de mobiliser d’autres voies de la compréhension, comme la poésie, ou l’émotion. Le genre suppose que l’on s’affranchisse de certaines contraintes de la réalité, pour pouvoir mettre en scène une problématique intéressante. Mais il n’est pas question pour autant d’abandonner toute cohérence logique ou scientifique, car alors il ne s’agit plus de science-fiction, mais de fantasmagorie magique. « Harry Potter » ne relève pas de la science-fiction, c’est évident.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 19 SEPTEMBRE 2014 (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 19 septembre 2014. Merci à Olivier Brouwer.

Bonjour, on est le 19 septembre 2014. Et si vous regardez un peu le blog, vous avez dû voir que sur une période assez courte, je crois que c’est de neuf jours, au mois d’octobre, qui sera bientôt là, on m’a demandé de parler de différents sujets. Et ce qui est intéressant pour moi, c’est le fait que cela va m’obliger, moi qui me suis intéressé dans ma vie à pas mal de choses très différentes, à rassembler un peu tout ça en une image cohérente. Si vous avez vu ce que j’ai essayé de faire, il y a – c’est quoi ? – avant-hier, dans une de ces réflexions que j’appelle « Paul Jorion pense tout haut… », il y a peut-être déjà un effort de ce type, c’est-à-dire essayer de rassembler les différentes manières dont je conçois les problèmes qui sont ceux de notre espèce, en une image intégrée. Si vous regardez… – je l’ai fait l’autre jour parce qu’on me posait la question de la validité ou non de la notice Wikipedia qui se trouve à mon sujet -, si vous regardez ça, vous avez l’impression de quelque chose d’extrêmement disparate : je me suis intéressé à telle chose, ou j’ai écrit tel et tel article ou livre à ce sujet, puis j’ai pensé à autre chose, etc. Je suis passé d’une chose à une autre, qui ont l’air de relever véritablement de domaines de la pensée extrêmement distincts. Et là, dans les jours qui viennent, il y a donc [ces interventions]. Je vais le faire dans l’ordre chronologique (si je me trompe dans les dates, ne me faites pas confiance à ce sujet-là, il faut aller vérifier). Les annonces sont là [sur le blog] ces jours-ci, parce que j’ai reçu les programmes ces jours récents.

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Trois lois pour une plate-forme ?, par Patrice Brient

Billet invité. Réflexions sur le billet de Paul Jorion du 27 août dernier, “LA PLATE-FORME DES 80%”.

Il me semble que cette plate-forme devrait avant tout être une sorte de constitution, un cadre, un référentiel, un ensemble de principes définissant les règles intangibles que devrait suivre le modèle de société proposé.

Elle devrait en outre prendre la forme d’un texte bref, aisément intelligible et mémorisable, afin de permettre au plus grand nombre de s’y référer à tout instant. On notera au passage que la brièveté offre l’avantage, non négligeable, d’interdire au diable de se cacher dans les détails d’un de ces pavés technocratiques dont nos dirigeants sont si prodigues, et les avocats d’affaires si friands.

Un texte bref, donc, mais jusqu’au quel point ?

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« Tu es terminé », par Cédric Chevalier

Billet invité. À propos de la vidéo Le temps qu’il fait le 15 août 2014 : Le Grand Décentrement (la retranscription est ici).

Après le « Temps qu’il fait » de Paul Jorion du 15 août 2014, au sujet du « Grand Décentrement », je n’ai pu m’empêcher de repenser à un film de science-fiction qui figure parmi les meilleurs du genre selon moi. Bien que centré de prime abord sur une montagne de muscle qui parcourt sans s’émouvoir des scènes de combat à mains nues, de cascades, d’explosions, de poursuites et de tirs au moyen d’un arsenal qui comprend tous les calibres,  Terminator (et ses suites) n’est pas un film d’action comme les autres.

Servi par un scénario et un acteur exceptionnel, il est un exemple frappant de ces œuvres qui donnent toutes ses lettres de noblesse à ce genre qu’est la science-fiction. La science-fiction est née dans l’histoire au moment où la technologie envahissait peu à peu l’environnement jusque-là « low tech » de l’Humanité. A mesure que l’Homme était dépassé par ses créations, par ses machines et son infrastructure, des artistes, toujours à l’avant-garde des évolutions sociétales, imaginaient des futurs qui extrapolaient les tendances contemporaines. L’anticipation de la technologie du futur et de ses mondes lointains est devenue un moyen d’explorer les possibles politiques, sociaux, économiques, moraux de l’Humanité. « L’expérience mentale » explicite chère à la philosophie s’est vulgarisée et popularisée dans des romans et des films, de manière symbolique et implicite. La convention avec le lecteur ou le spectateur a perduré jusqu’à aujourd’hui, où la science-fiction est devenue un genre bien établi.

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UBIK ET LES BALEINES BLEUES

Article Épiphanie sur Wikipedia :

À l’origine et jusqu’à la fin du IVe siècle, l’Épiphanie est la grande et unique fête chrétienne de la « manifestation des baleines bleues »…

Comprenne qui pourra ! Ubik ?

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P.S. Le 11 mai à 14h50 : Je reçois bien entendu maintenant des mails : « Vous avez fumé la moquette ! »

Pas vraiment : un lecteur du blog m’a signalé être allé retirer les « baleines bleues »… après avoir pris un cliché de la situation existante.

Baleines bleues

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

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Les Envahisseurs et les Zombies, par Jacques Seignan

Billet invité.

La science-fiction compte parmi ses nombreux thèmes celui des envahisseurs dissimulés sous forme humaine. Il y a bien sûr la célèbre série télé américaine « les Envahisseurs » [The Invaders] dans laquelle le héros tragiquement solitaire, David Vincent, mène une lutte à mort contre ces extraterrestres à apparence humaine ; à chaque élimination d’un Envahisseur, la preuve de leur existence, par l’effacement quasi-instantané du corps, éclate aux yeux ébahis des sceptiques alors convaincus. Dans les années 50 et 60, il y eut quelques films de science-fiction qui décrivaient l’invasion d’extraterrestres sous cette forme plus subtile que celle imaginée, en précurseur, par H. G. Wells dans son roman la « Guerre des Mondes ». Pas de soucoupes volantes, ni de rayons désintégrateurs, non, mais des êtres venus d’ailleurs prenant l’apparence des simples citoyens – idée reprise dans la série déjà citée. Un film britannique (1) raconte comment dans un village toutes les femmes tombent enceintes d’enfants d’origine extraterrestre, tous blonds, télépathes, inhumains et surdoués, prêts à la conquête de la Terre. Dans un film plus connu, « l’Invasion des Profanateurs de sépultures » (2), les extraterrestres font pousser dans des cosses géantes la reproduction parfaite de l’humain dont ils prendront la place après l’avoir tué. En fait il serait facile d’y voir un message d’inspiration maccarthiste sur le danger communiste : en apparence, ils nous ressemblent tout à fait mais ils vont prendre notre place s’ils ne sont pas éradiqués. Vus au premier degré, sans cette clé explicative, bien de ces films, dits de série B, sont distrayants et imaginatifs. Pourrait-on continuer à les utiliser comme grille de lecture politique ?

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 11 AVRIL 2014

Sur DailyMotion, c’est ici. Meilleur son que sur YouTube, mais risque de pub !

Le curé chantant

Les bisons galopant

BFM Business, L’invité d’Hedwige Chevrillon, le 9 avril 2014

Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer, 1973

La petite lumière sur Mars

Le principe anthropique

Comprendre les temps qui sont les nôtres, Odile Jacob 2014

Claude Lévi-Strauss et Jacques Lacan

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Ceci n’est pas une baleine d’avril, par Max Berthy

Billet invité.

Aujourd’hui 1er avril, La Cour internationale de justice (CIJ) a tranché : le Japon doit mettre fin à son programme de chasse scientifique à la baleine en Antarctique.

Pour rappel, les quatre pays qui ont voté contre l’interdiction de la chasse baleinière sous des prétextes scientifiques sont le Japon, la France, le Maroc et la Somalie. Un juge français Ronny Abraham, membre de la cour depuis le 15 Février 2005, réélu en 2009, s’est positionné dans le camp des baleiniers.

Est-ce un hasard, mais TMC diffusait hier soir la reprise 2008 du film de S.F. « Le jour ou la terre s’arrêta » dans lequel Klaatu (Keanu Reeves), représentant accrédité de civilisations galactiques responsables nous ayant mis en observation inquiète depuis un bail, s’en vient finalement « sauver la terre ».

Il faut comprendre par là que c’est la planète Terre et l’ensemble des choses vivantes qui l’habitent qui suscitent cet intérêt… à l’exclusion de ses locataires humains qui se révèlent incapables de respecter en bon pères de famille cette petite sphère bleue dont il n’est que de rarissimes exemples comparables et miraculeux dans l’univers.

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TOUT SERA BIEN QUI FINIRA BIEN ?, par Ar c’hazh du

Billet invité.

Bonjour M. Jorion,

Nul doute que votre érudition vous a fait connaître depuis longtemps Isaac ASIMOV. Nul doute non plus que vous ayez lu (peut-être même, à la différence de votre serviteur, en version originale) « Face aux feux du soleil » (The Naked Sun) paru en 1957.

Solaria, est une planète peuplée des 20.000 êtres humains capables de vivre 350 ans (appelés spaciens pour les discerner des terriens, jugés inférieurs) et de 200.000.000 de robots. Des robots Asimoviens, bien entendu, incapables de nuire aux humains mais autonomes, diligents et complètements asservis.

Depuis que vous avez évoqué sur votre blog (et ailleurs) le thème de la disparition du travail, du remplacement, souhaité par tous, des travailleurs par des robots, sans que nous ayons à ce jour trouvé de solutions pour répartir entre tous le fruit de ce travail remplacé, je me pose la question :

L’évolution de la société capitaliste ne doit-elle pas in fine aboutir mécaniquement à ce monde Solarien ?

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INCROYABLE MAIS VRAI : M. PIERRE GATTAZ ET MOI, SUR LA MÊME LONGUEUR D’ONDES !

Dans ma chronique du Monde en date du lundi 10 février 2014, Arithmétique et responsabilité :

Ceci étant dit, il doit bien exister un mécanisme qui transformera les 100 milliards offerts aux entreprises en quelque chose, à défaut d’emplois. Quel est-il ?

Le bénéfice, la différence entre les coûts et le prix de vente des services offerts ou des objets manufacturés, est redistribuée en fonction du rapport de force existant entre trois parties en présence : ceux qui font les avances en capital – les créanciers rémunérés en flux d’intérêts et les actionnaires rémunérés en dividendes ; ceux qui font les avances sous forme de supervision et de gestion – les dirigeants d’entreprise rémunérés en bonus et salaires élevés ; ceux qui font les avances en travail – les salariés rémunérés en salaires. Une part de ces bénéfices peut être réinvestie dans la firme, en recherche et développement par exemple. Si l’expansion paraît un rêve hors d’atteinte, une part de bénéfices peut être consacrée par la firme à racheter ses propres actions, raréfiant l’offre de celles-ci et poussant leur prix à la hausse, à la grande joie des actionnaires. Rien dans ce mécanisme ne débouche de manière évidente sur la création de nouveaux emplois.

M. Pierre Gattaz, président du MEDEF, dans Challenges en date du 6 mars, Les allègements de charges pourront servir à verser des dividendes :

Les entreprises décideront de l’usage qu’elles feront des allègements de charges promis dans le cadre du pacte de responsabilité, y compris la distribution de dividendes, a déclaré jeudi 6 mars le président du Medef, Pierre Gattaz.

« Les dividendes, c’est la rémunération d’un risque et c’est vrai qu’ils ont été augmentés depuis trois ans », a déclaré jeudi 6 mars Pierre Gattaz, expliquant qu’en période de crise, les entreprises s’étaient moins endettées et avaient « fait appel plus à des fonds propres, et donc à des actionnaires extérieurs ». « Et les actionnaires extérieurs vous les rémunérez par des dividendes », a-t-il poursuivi.

« Le monde entier fonctionne comme ça. Ce ne sont pas nous les Français, ce n’est pas le Medef ! », s’est-il exclamé. « Les Chinois fonctionnent comme ça, les Indiens, les Coréens, les Allemands, les Anglais », a-t-il dit, fustigeant « l’ignorance de la microentreprise, de l’économie de marché de ceux qui nous gouvernent ».

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À propos de DIX ÊTRES HUMAINS RÉSOLUS POUR SAUVER UNE ESPÈCE EN DANGER ! (V), par Calembredain

Billet invité. À propos de DIX ÊTRES HUMAINS RÉSOLUS POUR SAUVER UNE ESPÈCE EN DANGER !

Les questions que vous évoquez, la science-fiction se les pose depuis longtemps : quelle place pour l’être humain parmi les machines ? quelle place pour les machines parmi les êtres humains ?

Les auteurs de science-fiction, s’ils n’apportent pas toujours des réponses clef en main, ont au moins le mérite de soulever les difficultés tant pratiques, éthiques que philosophiques liées à la machine, avec ou sans intelligence artificielle. Je pense que les réflexions sur le sujet doivent en tenir compte pour ne pas être désincarnées. Je souhaitais présenter quelques illustrations succinctes (subjectivement choisies et sélectionnées parmi tant d’autres !).

Entre l’image négative des Cylons, robots intelligents impérialistes, souhaitant anéantir l’humanité – dans Battlestar Galactica, et celle plus neutre des hubots, robots à l’image des humains, en quête de liberté et d’identité – dans l’excellente et actuelle série suédoise Äkta människor (Les humains véritables) –, le cadre du débat éthique et philosophique se pose de manière concrète. Ne court-on pas le risque de voir l’humanité remplacée par ces machines ? Au-delà du désir parricide des cylons, la question se pose de manière plus immédiate. Ainsi comment Hans Hengman, ce père au foyer qui a acheté un hubot ménager va-t-il occuper ses journées ? Les revenus de sa femme étant suffisants pour que la famille vive confortablement, le voilà tenté par un ennui sans fin. Le problème est plus grave pour Roger qui a des difficultés à subvenir aux besoins de sa famille : comment peut-il trouver du travail dans une société où les hubots occupent de plus en plus de fonctions ? La série ne cherche même pas à se cacher derrière un siècle d’avancées technologiques : ces robots sont pour aujourd’hui, pas pour dans vingt ans.

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LES RAVAGES D’UNE IMAGINATION DÉLIRANTE !

Sur Arte

Secret State – Une minisérie d’Ed Fraiman

JEUDI 6 FÉVRIER 2014 À 20H50 – 4 ÉPISODES

Un homme d’État intègre (Gabriel Byrne) se retrouve aux prises avec un sombre scandale politico-financier. Thriller palpitant sur les arcanes du pouvoir, Secret State est servie par un casting de haut vol, Gabriel Byrne (In TreatmentUsual Suspects) en tête.

Des agences du renseignement britannique qui mettent leur nez partout, des politiques ambitieux qui tweetent à tout-va, des médias à l’affût, une journaliste fouineuse, les menaces d’un complot islamiste et les manigances pas très propres d’un monde financier ultralibéral prêt à tout, même à sacrifier des vies.

 

Mon commentaire : Ces auteurs de fiction ne savent vraiment plus quoi inventer !

 

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Scénario n° 2, Le dernier des travailleurs, par Martine Becchetti

Billet invité.

Comme tous les matins le fourgon s’immobilisa devant la lourde porte blindée. Comme tous les matins, à l’intérieur, les gardes mobiles prirent position aux meurtrières. La foule commença à s’assembler. Ils faisaient ça depuis toujours : de petits groupes se formaient, s’agglutinaient, jusqu’à devenir une masse compacte. Alors, ils avançaient.

Les gardes se préparèrent. Soudain, d’on ne savait où, fusa l’éclair caractéristique d’une roquette qui fila vers le fourgon, et la foule bondit comme un seul homme. Les gardes répliquèrent immédiatement. Sous l’impact de leurs tirs meurtriers la foule reflua en hurlant. Alors, et alors seulement, ni une seconde avant, ni une seconde après, la porte s’ouvrit et le fourgon put pénétrer dans le Complexe.

On avait essayé d’autres façons de faire, mais elles s’étaient révélées inefficaces : les hélicoptères tombaient comme des mouches, le métro avait cessé de fonctionner depuis bien longtemps, et le souterrain creusé spécialement avait dû être comblé pour parer les assauts de la population. Non, vraiment, c’était le meilleur moyen, même si, de temps en temps, on perdait un fourgon.

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