Piqûre de rappel : L’État-providence et la croissance, le 22 octobre 2015

Version longue de ma chronique publiée dans Trends-Tendances en date du 22 octobre 2015.

Les États-Unis et le Canada n’avaient pas connu la guerre sur leur territoire propre (si l’on excepte le bombardement par les Japonais de la flotte de guerre américaine à Pearl Harbor à Hawaï en décembre 1941). Au sortir de la Seconde guerre mondiale, ces deux pays sont démesurément riches par rapport aux autres nations. Continuer la lecture de Piqûre de rappel : L’État-providence et la croissance, le 22 octobre 2015

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Confucius / Keynes : un petit clin d’oeil !

Wang Fuzhi (1619 – 1692) était un disciple de Confucius, mais considérait que la philosophie néo-confucéenne qui dominait la Chine à cette époque avait détourné l’enseignement de Confucius. C’est pourquoi il écrivit ses propres commentaires des classiques confucéens.

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (XII), L’argent, entretien réalisé le 21 mars 2016

Ouvert aux commentaires.

Franck CORMERAIS

Votre questionnement des origines tel que vous le formulez au sein de l’anthropologie des savoirs n’est-il pas une préfiguration de l’anthropologie de la monnaie, en particulier quant à son rapport à la violence ? Envisagez-vous, à travers votre critique de la finance, une anthropologie économique de la monnaie ?

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (XI), Keynes aujourd’hui, entretien réalisé le 21 mars 2016

Franck CORMERAIS

Quel est l’intérêt de la théorie de Keynes aujourd’hui, au-delà d’une perspective de relance par la demande ?

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Retour sur la prétendue « création monétaire ex nihilo » par les banques commerciales

En plus d’un compte-rendu quotidien (parfois heure par heure) de la crise des subprimes, se tenait en 2008 sur le blog, un débat sur la prétendue « création monétaire ex nihilo » par les banques commerciales.

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Un grand débat sur « Keynes aujourd’hui » entre Jacques De Larosière et Paul Jorion

Dans mon Le temps qu’il fait du 13 mai 2016, je vous signalais tout le bien que pensait Jacques De Larosière de mon Penser tout haut l’économie avec Keynes (Odile Jacob 2015), comme il avait tenu à me le faire savoir alors que nous patientions dans les couloirs de BFM Business. Il aurait voulu m’en dire davantage après l’émission mais nous avions été interrompus par l’arrivée d’un taxi trop zélé.

Du coup je reste sur ma faim. Alors si vous organisez des débats et que vous êtes à la recherche de quelque chose qui décoifferait : Un grand débat sur « Keynes aujourd’hui » entre Jacques De Larosière et Paul Jorion, serait une excellente idée.

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Les quatre phases de l’économie, par François Roddier

Billet invité. A paru sur le blog de François Roddier, le 29 mai.

Je propose à mes lecteurs d’illustrer brièvement mes développements théoriques un peu arides à l’aide de mon expérience personnelle.

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Le bancor, par Dominique Temple

Billet invité.

La monnaie de réciprocité peut-elle rééquilibrer les échanges entre balances commerciales excédentaires et déficitaires : oui, si elle est accompagnée d’une taxation progressive et symétrique des excédents et des déficits.

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Quel pourrait être l’impact de « Penser tout haut l’économie avec Keynes » ?

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Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, Odile Jacob 2015 : 307-308

Quel pourrait être l’impact d’un livre comme celui-ci ? La réponse se trouve peut-être dans l’intervention de Joan Robinson lors de la discussion qui conclut les conférences Rafaelle Mattioli données par Richard Kahn en 1978 à Milan et consacrées à la genèse de la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie.

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L’investigation keynésienne des rapports de force par la monnaie, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

L’opposition entre Keynes et ses adversaires libéraux est dans la nécessité naturelle ou non de la régulation des rapports de force. Les libéraux voient une nécessité physique ou matérialiste dans les prix exprimant les rapports de force, tandis que Keynes voit une nécessité de nature logique ; donc un devoir moral de la société et des institutions politiques. Il en résulte que pour les libéraux, la monnaie n’a pas de matérialité intrinsèque alors que pour Keynes, la monnaie est la matière de la délibération politique.

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Keynes : « La tâche la plus importante de l’État, c’est faire les choses qui ne sont faites par personne »

jorion

Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, Odile Jacob 2015 : 90

La crise de 2008 annonçait, dit-on, le retour en force des idées de Keynes en économie. Celui-ci a effectivement lieu en ce moment-même, et sous de multiples formes, mais c’est sans doute dans la fin du laisser-faire que le retour de Keynes se manifeste le plus clairement, fin honteuse sans doute, qui n’ose dire son nom, mais fin néanmoins.

Où l’État doit-il exercer de préférence son empire ? La première distinction à établir, dit Keynes, est celle que Bentham, recourant au latin, avait établie entre les choses qu’il convient de faire, Agenda et celles dont il convient au contraire de s’abstenir, Non-Agenda :

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Keynes : Les prix et les taux sont dans la tête avant d’être dans le monde

jorion

Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, Odile Jacob 2015 : 40

Keynes économiste n’est […] ni sociologue, ni historien, et il n’est pas non plus physicien. Il est psychologue et « idéaliste », au sens de la philosophie : les prix et les taux iront se situer là où nous les observons en tant que produits de nos représentations. Les prix et les taux sont dans la tête avant d’être dans le monde : fruits de spéculations intellectuelles sur ce qu’ils seront à l’avenir. Ceci explique pourquoi le prix chez Keynes est avant tout le fruit des cogitations du vendeur et le taux, celui des cogitations du seul prêteur.

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John Maynard Keynes : Peut-on sauver le capitalisme ?

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Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, Odile Jacob 2015 : 91-92

Dans son essai intitulé « The end of laissez-faire », Keynes termine son examen de la doctrine du laisser-faire par quelques dures remarques sur la nature du capitalisme :

« Je pense pour ma part que le capitalisme, géré avec sagesse, peut probablement être rendu plus efficace dans la tâche de réalisation de buts économiques que tout autre système dont nous avons connaissance, mais qu’en lui-même, il est de bien des manières extrêmement répréhensible […] ce qui me semble être la caractéristique essentielle du capitalisme, c’est la manière dont l’appel intense qu’il adresse aux instincts des individus qui les poussent à faire de l’argent et à aimer l’argent, constitue chez lui la principale force motrice de la machine économique ».

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Le Monde, Au-delà de Keynes, par Margherita Nasi, le 12 novembre 2015

jorion

Quand la pensée économique a-t-elle ramené les conflits d’intérêts entre les classes sociales au rang d’illusion? Quand la propriété privée a-t-elle disparu des manuels d’économie ? Quand la spéculation est-elle devenue un mirage ? Paul Jorion, économiste, anthropologue et chroniqueur au Monde, situe le tournant à partir des années 1870, lorsque l’économique politique opère un tournant radical pour devenir une « science » économique, qui s’épanouit sous la houlette du milieu financier. Des départements d’économie universitaires, la production de la théorie économique se déplace vers les écoles de commerce, dans la sphère d’influence des milieux financiers.

La suite sur le site du Monde.

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France Info – Un monde d’idées, mardi 10 novembre 2015

jorion

Je me suis entretenu avec Olivier de Lagarde au sujet de « Penser tout haut l’économie avec Keynes » dans son émission « Un monde d’idées ».

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LA BOÎTE À OUTILS DE PAUL JORION, par François Leclerc

jorion

Billet invité.

Si vous voulez faire une belle balade, n’hésitez pas à « penser tout haut l’économie avec Keynes » (*). Vous y croiserez au fil des pages des célébrités de la pensée économique : suivant les côtés de la route, Smith, Schumpeter, Walras ou Marx et Polanyi, et bien entendu John Maynard Keynes dont vous emprunterez les pas. Vous y rencontrerez décryptés « les mystères du taux d’intérêt », de l’énigmatique « préférence pour la liquidité » ou du « miracle de l’intérêt composé », sans oublier l’incontournable « euthanasie des rentiers » dont vous avez beaucoup entendu parler, sans toujours vous interroger à leur propos.

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Le temps qu’il fait le 23 octobre 2015

Une vidéo MI-LI-TAN-TE !

Les lecteurs du blog en prennent pour leur grade !

Gabriel Zucman, La richesse cachée des nations : enquête sur les paradis fiscaux, 2013

Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, 2015

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Je ne suis pas Keynésien mais je risque bien de le devenir !

jorion

Penser tout haut l’économie avec Keynes est, sous ma plume, une critique – parfois assez acerbe – de l’oeuvre économique de John Maynard Keynes. J’ai choisi celle-ci comme un tremplin pour tenter de rebâtir sur les ruines de la « science » économique d’aujourd’hui. Mais lorsque je me trouve face à un journaliste radio sur qui le mot « Keynes » fait l’effet d’une muleta (il ne reste pratiquement plus qu’eux sur les ondes françaises, semble-t-il) et qui déverse alors sur moi tout le venin que ce nom lui inspire, je ne peux m’empêcher de faire de mon corps un bouclier pour protéger celui qui a cessé de pouvoir se défendre contre sa hargne livide. Et me voilà alors, instantanément devenu keynésien, pour protéger le spectre de Keynes des coups que lui assènent – par journaliste interposé – les prêtres d’une religion féroce ! (Ce n’est pas encore programmé ; je vous tiendrai au courant – dans un sens ou dans l’autre).

ATTENTION DANGER !Penser tout haut l’économie avec Keynes – y compris les fantaisies les plus anodines de l’économiste anglais qui s’y trouvent rapportées – est jugé dangereux par ceux qui ont raison de craindre le message que véhicule ce livre ! Lisez-le, mais soyez prévenus, c’est à vos risques et périls : vous serez aussitôt suspecté de dissidence à tout le moins mentale !

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