Le bancor, par Dominique Temple

Billet invité.

La monnaie de réciprocité peut-elle rééquilibrer les échanges entre balances commerciales excédentaires et déficitaires : oui, si elle est accompagnée d’une taxation progressive et symétrique des excédents et des déficits.

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Quel pourrait être l’impact de « Penser tout haut l’économie avec Keynes » ?

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Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, Odile Jacob 2015 : 307-308

Quel pourrait être l’impact d’un livre comme celui-ci ? La réponse se trouve peut-être dans l’intervention de Joan Robinson lors de la discussion qui conclut les conférences Rafaelle Mattioli données par Richard Kahn en 1978 à Milan et consacrées à la genèse de la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie.

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L’investigation keynésienne des rapports de force par la monnaie, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

L’opposition entre Keynes et ses adversaires libéraux est dans la nécessité naturelle ou non de la régulation des rapports de force. Les libéraux voient une nécessité physique ou matérialiste dans les prix exprimant les rapports de force, tandis que Keynes voit une nécessité de nature logique ; donc un devoir moral de la société et des institutions politiques. Il en résulte que pour les libéraux, la monnaie n’a pas de matérialité intrinsèque alors que pour Keynes, la monnaie est la matière de la délibération politique.

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Keynes : « La tâche la plus importante de l’État, c’est faire les choses qui ne sont faites par personne »

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Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, Odile Jacob 2015 : 90

La crise de 2008 annonçait, dit-on, le retour en force des idées de Keynes en économie. Celui-ci a effectivement lieu en ce moment-même, et sous de multiples formes, mais c’est sans doute dans la fin du laisser-faire que le retour de Keynes se manifeste le plus clairement, fin honteuse sans doute, qui n’ose dire son nom, mais fin néanmoins.

Où l’État doit-il exercer de préférence son empire ? La première distinction à établir, dit Keynes, est celle que Bentham, recourant au latin, avait établie entre les choses qu’il convient de faire, Agenda et celles dont il convient au contraire de s’abstenir, Non-Agenda :

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Keynes : Les prix et les taux sont dans la tête avant d’être dans le monde

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Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, Odile Jacob 2015 : 40

Keynes économiste n’est […] ni sociologue, ni historien, et il n’est pas non plus physicien. Il est psychologue et « idéaliste », au sens de la philosophie : les prix et les taux iront se situer là où nous les observons en tant que produits de nos représentations. Les prix et les taux sont dans la tête avant d’être dans le monde : fruits de spéculations intellectuelles sur ce qu’ils seront à l’avenir. Ceci explique pourquoi le prix chez Keynes est avant tout le fruit des cogitations du vendeur et le taux, celui des cogitations du seul prêteur.

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John Maynard Keynes : Peut-on sauver le capitalisme ?

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Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, Odile Jacob 2015 : 91-92

Dans son essai intitulé « The end of laissez-faire », Keynes termine son examen de la doctrine du laisser-faire par quelques dures remarques sur la nature du capitalisme :

« Je pense pour ma part que le capitalisme, géré avec sagesse, peut probablement être rendu plus efficace dans la tâche de réalisation de buts économiques que tout autre système dont nous avons connaissance, mais qu’en lui-même, il est de bien des manières extrêmement répréhensible […] ce qui me semble être la caractéristique essentielle du capitalisme, c’est la manière dont l’appel intense qu’il adresse aux instincts des individus qui les poussent à faire de l’argent et à aimer l’argent, constitue chez lui la principale force motrice de la machine économique ».

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Le Monde, Au-delà de Keynes, par Margherita Nasi, le 12 novembre 2015

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Quand la pensée économique a-t-elle ramené les conflits d’intérêts entre les classes sociales au rang d’illusion? Quand la propriété privée a-t-elle disparu des manuels d’économie ? Quand la spéculation est-elle devenue un mirage ? Paul Jorion, économiste, anthropologue et chroniqueur au Monde, situe le tournant à partir des années 1870, lorsque l’économique politique opère un tournant radical pour devenir une « science » économique, qui s’épanouit sous la houlette du milieu financier. Des départements d’économie universitaires, la production de la théorie économique se déplace vers les écoles de commerce, dans la sphère d’influence des milieux financiers.

La suite sur le site du Monde.

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France Info – Un monde d’idées, mardi 10 novembre 2015

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Je me suis entretenu avec Olivier de Lagarde au sujet de « Penser tout haut l’économie avec Keynes » dans son émission « Un monde d’idées ».

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LA BOÎTE À OUTILS DE PAUL JORION, par François Leclerc

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Billet invité.

Si vous voulez faire une belle balade, n’hésitez pas à « penser tout haut l’économie avec Keynes » (*). Vous y croiserez au fil des pages des célébrités de la pensée économique : suivant les côtés de la route, Smith, Schumpeter, Walras ou Marx et Polanyi, et bien entendu John Maynard Keynes dont vous emprunterez les pas. Vous y rencontrerez décryptés « les mystères du taux d’intérêt », de l’énigmatique « préférence pour la liquidité » ou du « miracle de l’intérêt composé », sans oublier l’incontournable « euthanasie des rentiers » dont vous avez beaucoup entendu parler, sans toujours vous interroger à leur propos.

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Le temps qu’il fait le 23 octobre 2015

Une vidéo MI-LI-TAN-TE !

Les lecteurs du blog en prennent pour leur grade !

Gabriel Zucman, La richesse cachée des nations : enquête sur les paradis fiscaux, 2013

Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, 2015

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Je ne suis pas Keynésien mais je risque bien de le devenir !

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Penser tout haut l’économie avec Keynes est, sous ma plume, une critique – parfois assez acerbe – de l’oeuvre économique de John Maynard Keynes. J’ai choisi celle-ci comme un tremplin pour tenter de rebâtir sur les ruines de la « science » économique d’aujourd’hui. Mais lorsque je me trouve face à un journaliste radio sur qui le mot « Keynes » fait l’effet d’une muleta (il ne reste pratiquement plus qu’eux sur les ondes françaises, semble-t-il) et qui déverse alors sur moi tout le venin que ce nom lui inspire, je ne peux m’empêcher de faire de mon corps un bouclier pour protéger celui qui a cessé de pouvoir se défendre contre sa hargne livide. Et me voilà alors, instantanément devenu keynésien, pour protéger le spectre de Keynes des coups que lui assènent – par journaliste interposé – les prêtres d’une religion féroce ! (Ce n’est pas encore programmé ; je vous tiendrai au courant – dans un sens ou dans l’autre).

ATTENTION DANGER !Penser tout haut l’économie avec Keynes – y compris les fantaisies les plus anodines de l’économiste anglais qui s’y trouvent rapportées – est jugé dangereux par ceux qui ont raison de craindre le message que véhicule ce livre ! Lisez-le, mais soyez prévenus, c’est à vos risques et périls : vous serez aussitôt suspecté de dissidence à tout le moins mentale !

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Penser tout haut l’économie avec Keynes, de Paul Jorion, éd. Odile Jacob, 2015, Une synthèse, par Roberto Boulant

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Billet invité.

Le livre de Paul Jorion au travers la vie et l’œuvre de John Maynard Keynes, nous parle de la genèse de la pseudo ‘science économique’, et comment bien que reposant sur des postulats erronés, elle réussit à métastaser dans tous les secteurs de nos sociétés. Jusqu’à nous amener aujourd’hui au bord du gouffre.

Mais Penser tout haut l’économie avec Keynes, nous incite au contraire à ne pas désespérer. En nous montrant ce qu’une éducation pétrie d’une longue tradition d’humanisme, peut apporter aux hommes en les obligeant à s’élever au-dessus de leur égoïsme de classe. Comment elle tend alors à dissiper l’épaisse et aveuglante fumée de nos croyances, celles qui nous cachent l’accaparement des richesses par quelques-uns.

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Penser tout haut l’économie avec Keynes, de Paul Jorion, éd. Odile Jacob, 2015. Une note de lecture (VII) : dépasser Keynes pour bâtir une économie au service du bien commun, par Roberto Boulant

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Billet invité.

Keynes aurait pu faire sienne la devise d’Érasme, « Nulli concedo » (je ne fais de concessions à personne). Non par orgueil, mais par la grâce de la merveilleuse alchimie résultant d’une éducation humaniste et d’une grande intelligence. Avec des résultats socialement détonants ! Les anecdotes abondent sur les petites phrases insolentes et sur les remarques cinglantes qu’il n’hésitait pas à décocher aux ‘puissants’, fussent-ils Premier Ministre. C’est ainsi que beaucoup de ses contemporains ne perçurent pas la véritable personnalité de Keynes. De lui ne voyaient-ils au mieux, que l’excentricité toute britannique d’un génie, ou au pire, que l’arrogance de ceux qui se sachant intellectuellement supérieurs, s’imaginent dispensés des marques élémentaires de la civilité.

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Penser tout haut l’économie avec Keynes, de Paul Jorion, éd. Odile Jacob, 2015. Une note de lecture (V) : dans le chaudron du diable, par Roberto Boulant

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Billet invité.

Toute production de croyance a pour but immédiat d’escamoter le réel, en faisant passer de pures constructions idéologiques pour des évidences. Le forfait est réussi, lorsqu’en toute bonne fois, une majorité en vient à considérer comme triviales des idées qui lui ont été imposées.

Dans ce schéma, on retrouve au-dessus des ‘simples’ citoyen(ne)s, la communauté des « gardiens du Temple » : les chiens de garde bien sûr, chargés de répandre la bonne parole ad nauseam dans les médias, en décrédibilisant toute pensée alternative et en relativisant les crimes économiques. Mais aussi leurs indispensables compléments, les purs et neutres universitaires (comprendre, les économistes mainstream, grassement rémunérés par les banques et les transnationales).

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Analyser les faits économiques dans une perspective véritablement scientifique

Ouvert aux commentaires.

L’occasion vous est donnée à vous, lecteurs du Blog de PJ, de lire les messages de soutien qui me parviennent ici sous la forme de commentaires aux billets que j’ai consacrés à mon licenciement par la VUB. Vous restent inaperçus, les messages qui me sont directement adressés sous la forme d’appels téléphoniques ou de mails. À mon grand réconfort, j’en ai reçu plusieurs dizaines dont la teneur, malgré les variations dans la forme est très semblable. L’un, que je viens de lire, et à qui je viens de répondre, détone pourtant par rapport aux autres et j’ai envie d’en dire deux mots.

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Trends – Tendances, L’économiste Keynes, revu et corrigé par Paul Jorion : « Le comptable est l’ennemi du genre humain », le 3 septembre 2015

Trends.be

Pierre-Henri Thomas :

Paul Jorion revient. Avec un livre sur Keynes, un économiste souvent cité, mais peu lu. Cet ouvrage est l’occasion pour cet anthropologue belge, membre du groupe chargé de réfléchir à l’avenir de la place économique de Bruxelles, de dire le mal qu’il pense de la finance actuelle et de cet esprit comptable qui domine le monde.

La suite, c’est ici.

N.B. C’est Hayek et non Friedman qui dit préférer un système libéral et non-démocratique à un système non-libéral mais démocratique. Je ne crois pas m’être trompé 😉

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Le Vif/l’Express, Paul Jorion : « Le pouvoir gouvernemental se limite à transmettre les messages des mondes économique et financier », le 4 septembre 2015

Le Vif – Paul Jorion

Paul Jorion : « Le pouvoir gouvernemental se limite à transmettre les messages des mondes économique et financier »

05/09/15 à 14:15 – Mise à jour à 14:15

Après avoir prédit la crise des subprime, l’anthropologue appelle à restaurer la primauté du politique sur l’économie dans Penser tout haut l’économie avec Keynes. Si on avait bien lu le penseur britannique, on n’en serait peut-être pas là. Entretien avec Gérald Papy pour Le Vif.

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France Culture, La Grande Table, « Penser tout haut l’économie avec Keynes », le 3 septembre de 12h55 à 13h30

jorion

France Culture

Caroline Broué : La Grande Table

Paul Jorion : « Penser tout haut l’économie avec Keynes »

le jeudi 3 septembre de 12h55 à 13h30

Le podcast, c’est ici

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