35 réflexions sur « Vidéo – Pourquoi les États-Unis deviennent-ils socialistes  ? »

  1. Je crois aussi qu’avec ces USA là , dans la mesure où cette ” socialisation ” , que vous recevez plutôt comme une réponse à une motivation et un usage ” nationaux”, est aussi déclinée au plan économique mondial , les européens et pas qu’eux peuvent trouver des chantiers et des accords communs susceptibles de donner sa chance à la paix mondiale .

    La proposition de définir au plan mondial un plancher minimal de taxation des entreprises , est une très bonne chose dans cette optique , mais c’est encore plutôt léger pour faire système permettant d’échapper au combat toujours vain entre Libre Echange et Protectionnisme , le premier faisant le lit des injustices et le second le lit du fascisme .

    Et il faudra bien ne pas en rester à Friedrich LIST pour tenter la résolution de l’équation , ou laisser aux chinois le monopole des innovations avec un avatar de bitcoin , si l’on ne veut pas mourir idiots à défaut de mourir de notre naïveté devant un virus .

    3
  2. C’est toujours super intéressant d’écouter votre analyse sur les États-Unis. Espérons qu’en Europe on puisse aussi avancer dans ce sens sans passer par la case extrême droite…

  3. Quand Donald Trump s’est présenté aux élections US, j’avais espéré qu’il profiterait de son mandat pour rendre à neuf aux Américains un pays aujourd’hui vétuste, et en se tapant le boulot peu glorieux à l’échelle mondiale d’un nécessaire renouvellement du vivre ensemble, en dépensant sans compter avant de laisser sauter la bombe du système financier…

  4. J’ai été un peu accroché par votre entrée “une explication simpliste serait le retour de balancier”. J’ai noté alors combien votre explication tient aux images : aux émotions, aux sentiments des petits blancs, de déclassement et d’abandon, de perte de majorité, de perte de grandeur des USA, d’obsessions diverses. Et symétriquement, que AOC est l’image symbolique dans laquelle les jeunes se reconnaissent, pour cet autre union, immigrante, en phase avec son histoire. Et vous dites ensuite souvent : le parti a compris, Bezos a compris, etc. Même : le pays se rend compte… (ce qui est une projection, à mon sens, non ?).
    C’est de votre part une sorte de diagnostic, sur base de symptômes…
    Et vous donnez à ce diagnostic une transition vers le socialisme. Si j’ai bien suivi. Là, j’ai davantage de doutes. Un retour de balancier peut avoir des effets passagers, il faut une “base matérielle” pour une telle transition. Et une conjonction d’intérêts. Et une lutte… alors que la population est justement morcelée sans plus de majorité.
    On a si souvent espéré un virage vers un libéralisme de gauche (ce qui n’est même pas une social-démocratie) depuis Kennedy et tant de présidents démocrates et on a si souvent été déçu (ou irréaliste) que le”socialisme” que vous percevez comme nouveau me laisse perplexe. Signal du jour : des réfugiés salvadoriens sortis d’un centre d’accueil et reconduits au Mexique par tromperie… (RTBF ce matin).
    Voilà mon impression (moins qu’un diagnostic !)

    1
  5. Peut être même qu’ils sont en train de devenir communistes ! Non mais imaginez , toute cette energie et cet argent pour combattre cette doctrine pendant la guerre froide , et se reveillez un beau matin communistes ! Non mais imaginez !

    1
  6. Bonjour
    Socialiste !…..bon faut voir, peut être socialisant , enfin de “gauche”, pas du centre gauche ou centre droit, comme l’est le parti démocrate actuel. Vivement que la tendance , Clinton , Obama, s’en aille, et que des jeunes comme Octavio Cortes, et des gens comme B Sanders, les remplaces.
    Mais bon n’oublions pas, les capitalistes sont intelligents, et souple, ils sentent le vent, et pour préserver leurs intérêts et sauver le capitalisme, ils savent mettre de l’eau dans leur vin, faire des concessions, lâcher du lest …..
    Roosevelt est-il socialiste !? , mais les patrons américains qui détester le Président, avaient compris , que Roosevelt sauver le capitalisme, des capitalistes, les plus obtus, et égoïstes, qui ne voyez pas l’intérêt général ; Le keynésianisme , est un programme pour sauver le capitalisme….relire Mattick. Mais bon , tant que la “gauche” lâche le pognons, relance l’économie. Le méchant Trump aura au moins permis cela……mais il y en aura fallut du temps, pour enfin comprendre que il faut faire du social. Question, faudra t-il une expérience Le Pen , pour qu’enfin la vrai gauche revienne !?

  7. ” ” ” Les USA veulent que le reste du monde suive leur proposition : adopter un taux minimum mondial de taxation des entreprises. Des réticences pourraient venir d’Europe, notamment d’Irlande. Certaines niches fiscales belges perdraient de leur intérêt. ” ” ” …
    (suite pour les abonnés…dont je ne suis pas..)
    https://www.lalibre.be/economie/conjoncture/comment-joe-biden-veut-mettre-a-terre-les-paradis-fiscaux-606dfc159978e2410f385e32

  8. Et sur l’argument ” la world company s’aperçoit qu’elle a besoin d’une classe moyenne “…
    Est ce que cet argument ne pourrait pas rapidement traverser l’Atlantique et générer des politiques plus partageuses chez nous ? ( ou bien sommes nous trop bêtes )

    1
  9. Biden et les Démocrates socialistes? Réponse assurée…

    J’avais écrit le texte ci-dessous milieu Mars et ça m’avait valu une réponse non indifférente de Paul (réponse cinglante? outragée? autre? je ne sais) qui remettait en cause ma compétence en matière de socialisme. Ce que je reconnais sans difficulté.
    Comme le sujet m’intéresse, bien qu’incompétent, je reproduis ce texte sans vergogne:

    “Mais bien entendu, Biden est socialiste… Tout le Delaware est de tendance socialiste , c’est bien connu.
    Biden a été si peu de temps Sénateur fédéral du Delaware qu’il n’a pas eu l’occasion de corriger, s’il l’avait pu, les quelques imperfections, très rares au demeurant, affectant le socialisme delawarien.
    Mettre en doute le socialisme de Biden est une mauvaise action. Son incessante activité, sa force de conviction, son évidente énergie, en un mot sa jeunesse d’esprit, sont le meilleur garant de ses convictions socialistes et de leur réalisation. Et il a 4 ans pour faire ses preuves…. ”

    Je devrais ajouter que pendant les 8 ans de sa vice-présidence, il s’est montré un socialiste de choc. Impétueux, même. Comme il n’avait pas le pouvoir, ou bien qu’Obama ne lui avait pas délégué le socialisme parmi ses attributions, les réalisations n’ont pas été entièrement à la hauteur de ses espoirs. Mais son ardente volonté socialiste était indéniable, d’ailleurs saluée par tous les observateurs de bonne foi.
    Maintenant, il est l’homme en place, plus d’Obama comme obstacle. Ça va tout changer.

    Rappelez-vous: je ne suis pas compétent en cette matière.

    1. En période où l’on peut drainer les ressources du “reste du monde” (tout sauf l’OCDE), le libéralisme l’emporte, la richesse apparente (extractive notamment) coule à trop gros filets pour qu’on la laisse aux pauvres vers lesquelles elle “ruissellera” bien u jour soi-disant.

      En période où ce “reste du monde” n’est plus l’éponge essorable qu’il était (pour cause de Chine puissante avec vues sur l’Afrique, de Russie et Inde nationalistes, de Brésil incontrôlable, de Venezuela au bout du rouleau, de Brexit même !), alors on se reprend à penser que la “richesse” a aussi ses flux à l’intérieur d’un bloc plus restreint, et à penser que l’état qui veut organiser cela doit se donner quelques moyens “régaliens” (post-impériaux au sens de post-empire) de policer tout cela.

      “D’une éponge pressée l’autre”, tel serait le “résumé pour décideur” dans le monde sub-océanique de Nemo.

      1
  10. Voici un article du Financial Times qui indique que le plan Biden va constituer une sérieuse menace pour le modèle des paradis fiscaux.
    https://www.ft.com/content/b358ebca-4097-4cd6-bc7f-8e9d8f069250?desktop=true&segmentId=d8d3e364-5197-20eb-17cf-2437841d178a
    Dans cet article un directeur de l’OCDE, indique également que l’OCDE souhaite (comme cela est prévu dans le cadre du plan Biden) que les grandes entreprises multinationales soient assujetties à une fiscalité équitable, mais que cela doit se produire partout, et pas seulement aux États-Unis.

    1. Peux pas lire. Un résumé sera bienvenu.

      Si le Delaware n’est pas cité parmi les cibles de la lutte contre les paradis fiscaux, alors votre article illisible est bidon, pur PR.
      L’absence supposée est logique. Make america great again commence par ne pas affaiblir les USA.
      Je crois que cette démarche est exactement en ligne avec ce que dit Timiota un peu plus haut.

      @ timiota: pourquoi avez-vous exclus l’ OCDE de la zone de marchandise ( là où on fait ses rapines) des USA? Au contraire, devenir grand et fort est plus facile quand vous aplatissez aussi les pseudo-amis et vrais concurrents.
      Vous avez oublié Alstom parmi d’innombrables cas semblables? Tant de choses à dire sur les merveilleuses turbines d’Alstom, fruit de plus de 80 ans de recherche. En 2000 ou 2005, la CIA était publiquement de cet avis: haute technologie à se procurer ou à contrôler.

      1. @daniel,
        Certes on n’est plus au plan Marshall, mais il s’agit encore “d’aplatissement avec un peu de papouilles réciproques”, en comparaison des extractions ailleurs.
        C’est relativement mécanique : nous (OCDE) restons assez haut sur la chaine de valeur ajoutée, et assez bas sur les matières premières
        ( De quel gaz nous fûmes vaccinés au Groningue où nous avions percé , pour parodier un vers célèbre (de quel amour blessé…) et en allusion à la “maladie hollandaise” des années 60, histoire ancienne donc).
        Nous sommes donc sur un plateau, descendant ou montant je ne sais pas tant les sous-ensembles régionaux convergent assez peu en Europe
        (en Scandinavie, il y a une bonne unité malgré le cavalier-seul de la Suède pour la covid, et il y a une résilience très “expérimentale”, voir le rebond de la Finlande après la fin de l’ère soviétique qui lui avait coûté deux bras, côté sud de l’Europe, tableau très différent, le destin turc et libanais est un nouveau trou noir en formation qui prend la suite de celui de la Yogoslavie de 1992, qui a bien duré 30 ans comme je l’avais escompté à l’époque. L’industrie allemande se sert un peu de la Slovénie mais préfère Slovaquie et al. pour délocaliser. Serbie &Co. vont encore ramer, et plus à l’Est, l’influence du Spoutnik…).

      2. Je ne suis pas abonné au Financial Times. J’ai vu que quelqu’un (un jeune économiste keynésien qui est très bon et qui travaille en Autriche dans un centre de recherche) avait posté cet article sur Twitter.
        Quand j’ai cliqué sur le lien ce matin j’ai réussi à lire l’article mais maintenant je n’y arrive plus non plus. En gros ça dit que les paradis fiscaux vont être en difficulté avec le plan Biden car les multinationales pourraient être incitées à diminuer l’optimisation fiscale si Biden arrive à ses fins… Un Directeur de l’OCDE qui a l’air de soutenir le plan Biden disait en gros qu’il faudrait aussi que les autres pays de l’OCDE mettent en œuvre des politiques similaires pour réduire le problème de l’évasion fiscale…

        Perso je n’ai pas assez encore assez creusé le sujet du plan Biden pour avoir une opinion solide sur le caractère objectif de l’article mais de ce que je comprends du plan Biden, il me semble que ça va réduire l’optimisation fiscale et je fais plutôt confiance au jeune économiste keynésien…
        https://twitter.com/heimbergecon/status/1380195630816067588?s=20
        https://twitter.com/heimbergecon/status/1380414256978522117?s=20

        1. En effet, préjugé favorable pour ‘keynésien’…

          Avez-vous pensé à un faux-drapeau?
          Ou bien, à une lacune dans les connaissances géographiques? J’ai lu quelque part que dans un jeu vidéo des portions du territoire US , dont le Delaware, étaient “transférées” sur Mars. Une façon d’accélérer l’accoutumance des migrants à un monde inconnu. Je ne sais pas si le vaisseau spatial s’appelait le Mayflower II.
          On ne devrait pas négliger l’influence des jeux vidéo sur l’imaginaire des jeunes universitaires en “économie”, discipline déprimante s’il en est.

  11. Je trouve que différents billets publiés, en ce moment, par Monsieur Paul Jorion, possèdent des liens plus que troublants.
    De « POURQUOI LES ÉTATS-UNIS DEVIENNENT-ILS SOCIALISTES  ? » au « LE SOURIRE D’ALEXANDRIA OCASIO CORTEZ », en passant par « DE L’IMPORTANCE DU CHOIX DE LA DATE DES ÉLECTIONS », voire, même si cela est moins évident, « À PROPOS DES TRADUCTIONS DU CHINOIS ».
    Et si… la crise de la Gauche était due en partie à « La Fin de l’Amour » ?
    Et si….
    https://fr.mediamass.net/people/alexandria-ocasio-cortez/rumeurs-bebe.html

  12. Paul Jorion à 7mn 40 « une notion complètement fausse comme quoi les propriétaires d’une compagnie ce sont les actionnaires »

    On a déjà le leitmotiv « mon corps m’appartient » donc des propriétaires de leur corps (mais où est le certificat de propriété ?), et des gens qui se sentent propriétaires de leur pensée, par contre les actionnaires ne sont pas propriétaires d’une part des entreprises dont ils détiennent des actions, c’est rassurant il existe dans ce monde un objet qui n’est possédé par personne.

    Une notabilité passée par science-po écrit même « Personne ne peut être propriétaire d’une entreprise parce que ce n’est pas un objet de droit  explique Jean Philippe Robe, avocat au barreau de Paris et de New York ».
    Soit ! mais sujet ?
    Un juriste dans la salle ?

    Au fait, le droit est fabriqué au service de ? Le droit est t-il capable de prouesse gorafique ?

    C’est curieux quand on privatise on dit que l’entreprise appartenait à l’État, après il n’y a plus de propriétaire, que des participants, des participations comme dit Paul Jorion.

    Le plus triste est d’être seul à objecter à la vision juridique à la mode, mode de quoi au juste ?

    1
    1. A lire « Le piège américain » sur l’affaire Alsthom ce ne sont pas seulement les normes comptables à bousculer mais la cousine, les normes juridiques, et pas de juriste dans la salle pour contester que les actionnaires ne seraient pas les propriétaires des entreprises mais des partageux, sharing, comme l’énonce la video !

    2. https://youtu.be/AaEbLU4kF4I?t=4046
      Tiens un gars qui à l’air de croire à la propriété privée des actionnaires de barrages hydroélectriques !

      Ohé Paul Jorion, sérieux vous souscrivez à ce que vous dites : « une notion complètement fausse comme quoi les propriétaires d’une compagnie ce sont les actionnaires »
      Vous souscrivez à cette propagande « les actionnaires ne sont pas propriétaires de l’entreprise puisqu’ils sont protégés par une personne morale, la société, qui les protège ».

      Le droit c’est pas les tables de la loi, de temps en temps y a tabula rasa, enfin presque, par exemple par une nouvelle constitution éditant un nouveau rapport de force, puis ça produit de la loi tous les jours. Cette fadaise juridique est fragile, le droit reste une fiction « Artifice de technique juridique (en principe réservé au législateur souverain), « mensonge de la loi » (et bienfait de celle-ci) consistant à « faire comme si », à supposer un fait contraire à la réalité, en vue de produire un effet de droit »

      1. Les actionnaires sont bien propriétaires de l’entreprise, ce ne sont pas les salariés, ni les créantiers, ni l’Etat (encore que).
        Seulement contrairement au propriétaire d’une maison d’une automobile ou d’un chien (voire aux parents) leur responsabilité est limitée à leurs apports.
        Celà devrait donner des idées pour limiter sa responsabilité dans la vie courante.
        ou inciter à mettre en société privée les centrales nucléaires.

        1. Il faudrait analyser la “propriété” de l’entreprise en terme des notions classiques d’usus, fructus, et d’abusus. Je pense qu’une action ne donne le droit qu’à une part du “fructus”.

          1. Certes mais quand le rapport d’une entreprise est infructueux du point de vue de l’actionnaire que se passe-t-il ?

              1. @lit75 il perd tout s’il ne peut pas revendre (Enron, Lehman Brothers ..), ce qui représente un montant financier important s’il a acheté en bourse récemment, mais pas grand chose (le nominal si entièrement versé) dans le cas d’une startup qui a réussi Facebook Google .. argent virtuel prise de risque par le marché.

  13. Merci de votre rebond. Vous semblez comme moi en désaccord avec la doxa juridique ambiance à laquelle Paul souscrit sans état d’âme. Tel que le droit est foutu en France n’importe quel entrepreneur profession libérale compris sait qu’il vaut mieux jouer du régime de séparation de bien dans un cadre marital pour protéger sa famille pour limiter – si dégâts – des effets financiers de la responsabilité juridique. Les SARL c’était ça aussi dans mon souvenir. Mais l’astuce juridique pour l’actionnaire d’une personne morale, c’est privatiser les profits, socialiser les pertes. Le droit dont on ne peut se passer semble une mayonnaise permanente, d’une complexité telle que très peu de ses sujets soient à même de saisir dans quoi ils sont pris, et les intermédiaires éclairés (juristes, avocats etc. ) s’empoignent pour le théâtre juridique et ses mise en scène. C’est un rapport de force qui instaure les lois, et celles en cours en sont un effet.

    1. De ce point de vue la règlementation de la copropriété serait sans doute plus équitable et claire .

      Dans la mesure où l’instance de recours en cas de contentieux , ou non respect des règles , est facilement accessible et réactive .

      1. @Juannessy
        Dans la copropriété il ne semble pas y avoir de limitation de responsabilité en cas de perte.
        Celles-ci sont supposées peu probables ou assurables.
        Il faudrait voir sur ce qui se passe pour des immeubles en décrépitude comme récement à Marseille.

    2. La difficulté est d’être pris dans des raisonnements liés au monde dans lequel nous vivons et dont le langage qui nous fabrique habillés avec un corset mental, laisse peu de place à raisonner autrement sinon en rêveur comme le poète Lennon avec son “Imagine”. Pour autant se borner à respecter l’étant du corset juridique et ses mises scènes n’est pas la porte ouverte à autre chose mais cultive le sentiment d’être enchainé par une toile dont les fils sont innombrables mais la propriété des moyens de productions est devenu une corde et un gros nœud gordien indémerdable sauf à le trancher.

Les commentaires sont fermés.