Archives de catégorie : Post-vérité

« On nous cache tout ! On nous dit rien ! », le 26 juillet 2019 – Retranscription

Retranscription de « On nous cache tout ! On nous dit rien ! », le 26 juillet 2019. Ouvert aux commentaires. La discussion est tout naturellement consacrée en ce moment au suicide [apparent] de Jeffrey Epstein.

Bonjour, nous sommes le vendredi 26 juillet 2019 et, dans cette petite vidéo qui s’appellera « On nous cache tout ! On nous dit rien ! », je vais, comme le titre l’indique, d’une certaine manière, justifier le conspirationnisme et le complotisme.

En 11 ans de vidéos que vous avez pu voir ici, je n’ai jamais fait ça. Je n’ai jamais rien dit de ce type-là. Je n’ai jamais rien écrit non plus de cette manière-là mais je suis obligé de le faire en raison d’un petit texte que j’ai trouvé hier. J’ai réagi aussitôt. J’ai eu un coup de sang. J’ai pas mal de coups de sang ces jours-ci. Ça devait être lié au climat ou bien à des choses particulièrement révoltantes que l’on voit dans l’actualité. J’ai fait un petit texte à propos de l’AFP demandant si leurs journalistes étaient tous en vacances ou s’ils étaient rentrés à la maison en raison de la canicule. Je vais vous expliquer.

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Fake news : « L’indicible est tabou », par TomBilabong

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Votre post Si vous n’avez pas l’occasion de venir m’écouter à Fleurance samedi… est très juste. Il me semble évident qu’il est le reflet d’une personne qui a fait une psychanalyse. Pourquoi ? Parce qu’il montre qu’on peut parfaitement inverser cause et conséquence et donner un tout autre sens à ce qu’on considère comme un fait, et donc une info, etc. et au final un affect . Et donc une opinion / pulsion. L’inconscient est tout proche… 

Mais pour dire tout cela, il faut impérativement avoir fait une analyse ou parfaitement en mesurer/connaître les effets – bons ou pervers : être en mesure d’interpréter différemment, verbalement notamment, en donnant un autre sens à ses affects.  

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Si vous n’avez pas l’occasion de venir m’écouter à Fleurance samedi…

Si vous n’avez pas l’occasion de venir m’écouter à Fleurance samedi, ce que je vais dire, je l’ai déjà dit en gros dans une vidéo le 2 novembre de l’année dernière : La post-vérité est une fake news !

Je voudrais attirer votre attention sur cette notion de vérité. J’ai écrit deux ouvrages. Le premier a un titre qui ne l’évoque peut-être pas nécessairement, Principes des systèmes intelligents (1989), où j’expliquais comment on allait reconnaître qu’un système, c’est-à-dire un ordinateur, est intelligent. Dans ce livre qui date de 1989, il y a deux chapitres. Le premier s’appelle La vérité I : l’« adéquation (du mot) à la chose » : dire ce qui est vrai, c’est dire qu’une chose est telle qu’elle est. Et dans un autre chapitre qui suit, La vérité II : Le produit de la négociation, je dis que la vérité est le produit d’une négociation : nous nous mettons d’accord sur le fait qu’une chose est une vérité.

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Les « fake news » comme forme d’irrévérence, par Vincent Burnand-Galpin

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L’idée est répandue, il y aurait une culture « noble » (considérée comme telle par les classes dominantes de la société) et une culture « populaire » inférieure en valeur à la première. Dans la Culture du pauvre, Richard Hoggart s’attache à se défaire cette hiérarchisation des cultures en étudiant la culture populaire des quartiers ouvriers de Londres dans les années 1950. Son analyse est la suivante : la culture populaire n’est pas une forme décadente de la « haute culture », mais une réinterprétation de celle-ci, avec ses codes propres, ses nouveautés propres. Selon ses mots, la culture populaire porte un « regard oblique » sur la haute culture : elle s’inspire de la culture « noble » comme elle s’inspire d’une culture étrangère, mais avec une certaine distance irrévérente.

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« On nous ment ! » – La seule vérité à laquelle certains sont réduits

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Un article intéressant sur le complotisme dans le Washington Post d’hier : 50 ans après Apollo, les conspirationnistes hurlent toujours au « canular de la lune » met en évidence que le complotiste ne propose pas une représentation alternative de la réalité, il s’en tient à une seule proposition : « On nous ment ! » Aucune démonstration, aucune preuve, aucun raisonnement, ne peut le faire reculer, pas même celle de la difficulté pratique qu’il y aurait à mettre en oeuvre le contraire de la version officielle.

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Les ravages du business as usual

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Le débat fait rage sur les vraies nouvelles et les fake news, sur la censure qu’exercent, à l’occasion ou par habitude, des patrons de presse richissimes sur leur empire, ou sur l’autocensure que s’infligent les journalistes de peur de perdre leur boulot dans un contexte de naufrage de la presse écrite.

« Quelqu’un s’est-il préoccupé de la perte en valeur ajoutée ? », avais-je demandé quand la suppression du supplément Économie du journal Le Monde – pour réduction hélas inévitable des coûts ! – avait conduit le mois dernier à la suppression de ma chronique mensuelle. La réponse fut – accrochez-vous bien – Non !

C’est à juste titre que le sensationnalisme a mauvaise presse  : il a toujours constitué l’ordinaire de la presse de caniveau cherchant à faire vendre à n’importe quel prix. « Comment j’ai découvert que mon mari était non seulement extraterrestre mais aussi homosexuel », affiche ainsi le National Enquirer, honte de la profession, organe de presse qui fournit un soutien capital à Donald Trump durant sa campagne électorale par une combinaison de moyen légaux et illégaux, comme plus personne ne l’ignore.

Mais l’inverse du sensationnalisme, le lénifiant business as usual n’est pas moins toxique. Ce qui m’y fait penser c’est de lire ce soir les titres de la presse française, britannique et américaine, trahissant tous aux yeux d’un observateur modérément attentif, l’effondrement simultané de ces trois sociétés, formulés dans chacun de ces pays sur le ton soporifique de l’inoffensif et routinier chiens écrasés.

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Ceux qui répandent des fake news sont de vieux fascistes !

Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’imprécations de ma part, mais les résultats d’une étude universitaire : ce sont bien de vieux fascistes qui répandent les fake news.

Les auteurs de l’étude publiée dans la prestigieuse revue Science montrent que le meilleur facteur prédicteur est l’orientation politique suivie de l’âge : supérieur à 65 ans.

Auteurs de fake news se disant
  • De gauche et du centre : moins de 5%
  • De droite : 11%
  • D’extrême-droite : 21%

Nous attendions la démonstration scientifique que les vieux fascistes sont des crapules, la voici enfin !

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Trends-Tendances – Facebook et la post-vérité, le 24 janvier 2019

Facebook et la post-vérité

Une très intéressante analyse du mouvement des Gilets jaunes en France nous est offerte par la Fondation Jean Jaurès *. Les personnalités évoquées sont bien sûr propres à cette nation mais la dynamique décrite est certainement commune à l’ensemble des mouvements de ce type, quel que soit le pays.

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Piqûre de rappel : ina global, Paul Jorion : « La notion de post-vérité est beaucoup trop floue… », le 7 avril 2017

Sur ina global, l’entretien que j’ai accordé à Isabelle Didier et Philippe Raynaud. Ouvert aux commentaires.

« La notion de post-vérité est beaucoup trop floue… »

  L’actuel système économique entraîne le monde vers une catastrophe. La crise des subprimes en aura été l’un des révélateurs. Interview de Paul Jorion, anthropologue, spécialiste de la finance, sur les vérités, « post-vérités » et mensonges de notre temps.

Comment les vérités que vous avez établies au sujet des subprimes dès 2004 ont-elles fini par s’imposer ? Quels rôles les médias ont-ils joué ?

Paul Jorion : Il y a eu deux vagues. D’abord, une sidération liée au fait que cette crise n’avait pas été prévue par les économistes. Ceux qui l’ont anticipée se comptent sur les doigts d’une main même si, depuis, certains se sont découverts une lucidité d’après-coup, arguant non d’études qu’ils auraient publiées mais d’une petite phrase par ci ou par là. J’ai recensé quatre à cinq personnes qui ont réellement argumenté dans des publications que nous étions à la veille d’une crise majeure que les subprimes pouvaient déclencher[+]. Ces personnes n’étaient pas des économistes ou si elles l’étaient, elles étaient marginales dans leur profession car venues d’un autre horizon ou avaient eu l’habitude de relier des phénomènes appartenant à différents domaines.

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Gilets jaunes / Post-vérité : même combat, le 6 décembre 2018 – Retranscription

Retranscription de Gilets jaunes / Post-vérité : même combat, le 6 décembre 2018. Merci à Eric Muller et à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le jeudi 6 décembre, c’est la Saint Nicolas, patron des petits enfants.

Il y a un peu plus d’un mois – c’était le 2 novembre – je vous ai fait une vidéo qui s’appelait La post-vérité est une fake news ! Et je parlais de ces notions de vérité et de post-vérité, le fait que les notions de vérité et de fausseté ne seraient plus aussi valides qu’elles l’avaient été à une époque. Je parlais de ça à propos d’un livre de Mme. Myriam Revault d’Allonnes qui s’appelle La faiblesse du vrai : ce que la post-vérité fait à notre monde commun, et il me semblait qu’elle avait très mal pris le problème : de manière inversée. Continuer la lecture de Gilets jaunes / Post-vérité : même combat, le 6 décembre 2018 – Retranscription

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Collapsologie appliquée : les journalistes en tant que contrepouvoir

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Si un authentique processus d’effondrement devait être en cours, et si l’on voulait se donner les outils pour le contrôler (à la fois le « monitorer » et le maîtriser), il serait essentiel de distinguer les événements qui participent à proprement parler de cet effondrement (« pathologiques »), de ceux qui se situent toujours à l’intérieur de la perpétuation de nos formes d’organisation (« normaux »), même lorsque celles-ci sont en crise profonde (périodes pré-révolutionnaires ou révolutionnaires).

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Le Monde / l’Écho – Facebook : Vie et mort d’un business plan, le 3 décembre 2018

Le Monde : « Le plus étonnant dans la chute de Facebook est peut-être que l’on s’en étonne »

L’Écho : Facebook, vie et mort d’un business plan

La compagnie américaine Facebook, fondée en 2004 par Mark Zuckerberg, qui en est toujours le président et en contrôle 60%, compte 30.000 employés et gère un réseau social de deux milliards d’utilisateurs. Son chiffre d’affaires en 2017 a été de 35 milliards d’euros. Mais au cours des cinq derniers mois, l’action Facebook a perdu 38% de sa valeur, dont 21% sur la seule semaine du 24 au 30 juillet. La perte se monte, pour ses actionnaires, à plus de 100 milliards de dollars. Certains réclament la démission de Zuckerberg.

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