Archives de catégorie : Science économique

De quoi s’arracher les cheveux !

J’ai reçu hier un courrier d’une association d’étudiants en économie réclamant un autre enseignement que ce qu’on leur dispense aujourd’hui (ce qui rejoint l’observation faite ces jours-ci que la revue économique la plus prestigieuse [The Quarterly Journal of Economics] n’a à ce jour encore publié aucun article touchant au réchauffement climatique).

Continuer la lecture de De quoi s’arracher les cheveux !
Partager :

Namur, Conférences du Samedi, Vers un nouveau monde – Questions de la salle, le 23 mars 2019

Ouvert aux commentaires.

Sylvain Laurens, Les courtiers du capitalisme. Milieux d’affaires et bureaucrates à Bruxelles, Agone, 2015

François Quesnay, Tableau économique de la France, 1759

La vidéo de mon exposé – avant les questions de la salle – se trouve ici.

Partager :

Post-scriptum à « Fin du capitalisme : bonnes nouvelles ! »

Post-scriptum à Fin du capitalisme : bonnes nouvelles !

Je n’ai pas été le seul avant-hier à avoir salué la déclaration officielle du syndicat patronal américain Business Roundtable affirmant qu’il faut mettre fin à la prééminence de l’actionnaire dans la définition des objectifs de la firme, pour y inclure quatre autres parties prenantes : ses clients, ses employés, ses fournisseurs et la communauté, en les faisant bénéficier toutes du même traitement équitable.

Je rappelle que le slogan « L’entreprise fonctionne pour le seul bénéfice de ses actionnaires », dû au Prix Nobel d’économie (sic) Milton Friedman, a eu valeur de dogme au cours du demi-siècle écoulé, et peut être considéré comme la devise du capitalisme dans sa version ultralibérale. Continuer la lecture de Post-scriptum à « Fin du capitalisme : bonnes nouvelles ! »

Partager :

Fin du capitalisme : bonnes nouvelles !, le 19 août 2019 – Retranscription

Retranscription de Fin du capitalisme : bonnes nouvelles !, le 19 août 2019. (Je suis en train de rédiger un post-scriptum). Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le lundi 19 août 2019 et ceci, c’est une première parce que c’est la première fois que je fais deux vidéos le même jour. J’en ai fait une tout à l’heure qui était consacrée à l’intelligence artificielle et celle que j’ai envie de faire maintenant n’a aucun rapport avec ça. Il s’agit de… Je vais donner le titre suivant : « Fin du capitalisme : bonnes nouvelles ! »

Vous le savez, si on parle un petit peu de moi, ce n’est pas tellement en raison de mes travaux universitaires, c’est en raison de cette prévision que j’ai faite en 2005-2006 à propos d’une grande crise qui viendrait en raison des titres subprimes.

Continuer la lecture de Fin du capitalisme : bonnes nouvelles !, le 19 août 2019 – Retranscription
Partager :

Réforme ou révolution ?

Ouvert aux commentaires.

Pourquoi le Medef invite-t-il Marion Maréchal plutôt que Paul Jorion ?
Quelle influence peut-on avoir sur le cours des choses ?

Blog de Paul Jorion : Le nazisme était-il un anticapitalisme ? le 6 mai 2017
Blog de Paul Jorion : Grande tragédie et petit drame, le 10 octobre 2007
Blog de Paul Jorion : Sémiotique de la crise, par Jean Maxence Granier, le 18 février 2009

Le nom que j’oublie, l’élève de Keynes : Joan Robinson (1903 – 1983)

Partager :

Trends-Tendances : La « bonne » et la « mauvaise » volonté de Deutsche Bank et de Commerzbank, le 25 avril 2019

Le danger de publier des articles dans des magazines, quand le texte doit être déposé une semaine avant sa publication : que le projet soit abandonné le jour où l’hebdomadaire paraît. Un communiqué vient en effet de signaler que la fusion de Deutsche Bank et de Commerzbank, qui devait être annoncée demain, n’aura pas lieu. La question purement comptable que j’évoque dans mon article, reste bien entendu pertinente.

La « bonne » et la « mauvaise » volonté de Deutsche Bank et de Commerzbank

La fusion en Allemagne de Deutsche Bank et de Commerzbank va impliquer pour qu’elle apparaisse faisable sur le papier, une astuce comptable appelée en français « goodwill négatif », ou en anglais « badwill », ce qui traduit littéralement donne « mauvaise volonté ».

Le goodwill, la « bonne volonté », est une catégorie comptable qui entérine le fait que la vie économique de tous les jours n’a aucun respect pour un des principes fondamentaux de la « science » économique, à savoir l’objectivité du prix, et qu’il a bien fallu créer un poste pour des sommes qui ne devraient pas exister selon la théorie mais qui existent pourtant.

Continuer la lecture de Trends-Tendances : La « bonne » et la « mauvaise » volonté de Deutsche Bank et de Commerzbank, le 25 avril 2019

Partager :

Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (IX) Les économistes constituent une clique

Je publie en feuilleton la retranscription (merci à Éric Muller !) de ma très longue conférence le 29 novembre 2018. Ouvert aux commentaires.

Question de la salle : Bonsoir. Je vais commencer par introduire ma question en expliquant que je suis un fils d’agriculteur qui est allé étudier en ville. Dire qu’on était paysan revenait à se faire traiter de paysan. C’était une insulte, dans les années 2000, d’être fils de paysan. Donc moi, je pense que pour organiser la transition écologique et faire en sorte qu’on ait une coopération globale et qu’on construise quelque chose de tenable à long terme, il faudrait changer ce type de représentation dans l’esprit global de tout le monde, de tout un chacun. Il se trouve qu’on a une explosion des technologies et comparable à l’évolution technologique qu’on a connu au début du XVIe siècle, au moment de la révolution luthérienne. On a une révolution éducative qui est en train de se produire dans le monde entier, et en particulier sur le continent asiatique. Continuer la lecture de Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (IX) Les économistes constituent une clique

Partager :

Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (II) La science économique

Je publie en feuilleton la retranscription (merci à Éric Muller !) de ma très longue conférence le 29 novembre 2018. Ouvert aux commentaires.

GD : La deuxième question que je voulais poser à Paul, c’était que son livre parle beaucoup de la science économique. Il parle notamment de la création du Mont Pèlerin en 1947, et de savoir comment l’économie en tant que science s’est constituée autour de ce qu’on appelle en épistémologie un domaine convexe, c’est-à-dire que elle s’est autonomiser. D’ailleurs vous prenez des auteurs comme Smith, ils étaient d’abord des philosophes et puis petit à petit l’économie, en même temps que la société, s’est développée dans le cadre du capitalisme, mais la pensée économique elle même est devenue autonome, et aujourd’hui ça a atteint son acmé, je crois, quand… par exemple, si on revient sur la question financière, quand Fama a eu, en 2013, le prix Nobel d’économie. C’était l’idée que les marchés financiers étaient autorégulateurs. Continuer la lecture de Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (II) La science économique

Partager :

« Externalités négatives » ? Non : brutalisation ! par Vincent Burnand-Galpin

Ouvert aux commentaires.

« En sciences économiques, on n’a rien inventé depuis Marx » lancent les journalistes du Monde Diplomatique et coordinateurs du Manuel d’économie critique, Hélène Richard et Renaud Lambert lors d’une conférence à l’ENSAE ParisTech le 6 décembre 2018. Leur idée ? Les concepts de la science économique actuelle sont « pauvres », autrement dit, ce sont des rustines que l’on appose par-ci par-là pour que la théorie néoclassique reste valide : un remake du géocentrisme de Ptolémée faisant face à la théorie de Copernic ? La science économique actuelle manque d’un vrai travail sur les concepts, un concept devant être une notion qui tend, par sa simple définition, à coller au mieux à une réalité. Plus il rend compte et explique un spectre de phénomènes par lui-même, plus le concept est riche.

Continuer la lecture de « Externalités négatives » ? Non : brutalisation ! par Vincent Burnand-Galpin
Partager :

Le Pistolet et La Pioche #15, « Devenons-nous des machines ? » Paul Jorion répond, le 29 mai 2018

Ouvert aux commentaires.

Tandis que les algorithmes d’apprentissage non-supervisé progressent chaque jour un peu plus et tendent à nous ressembler, il semble que les êtres humains perdent en complexité et en nuances, voire en intelligence. Sommes-nous en train de nous mettre à fonctionner comme des IA ?

Partager :

Pourquoi il faudrait raser les écoles de commerce, par Martin Parker

Un article du Guardian. Merci à Frédéric Durand pour la traduction ! Ouvert aux commentaires.

Martin Parker : Why we should bulldoze the business school, le 27 avril 2018 © The Guardian

Il existe 13.000 écoles de commerce dans le monde, c’est 13.000 de trop. Je sais de quoi je parle puisque j’ai enseigné dans ces écoles pendant 20 ans.

Continuer la lecture de Pourquoi il faudrait raser les écoles de commerce, par Martin Parker

Partager :

Le Financial Times : La science économique a-t-elle échoué ?

Ouvert aux commentaires.

Hier, le Financial Times a publié un article intitulé « Has economics failed ? FT readers and writers debate the future of the discipline », soit « La science économique a-t-elle échoué ? Les lecteurs du FT et des auteurs débattent de l’avenir de la discipline ».

Ayant lu cet article, et ayant eu l’occasion de lire Keynes attentivement *, j’ai écrit ceci à quelques amis : « La réponse à la quasi totalité des questions que ces économistes en vue se posent se trouve chez Keynes. Keynes n’est pas un inconnu. Quel est le mécanisme qui explique qu’ils ne soient pas au courant ? »

Pour vous permettre à vous aussi de participer au débat, je reproduis le texte de l’article dans la section « Commentaires ».

Partager :