Archives de catégorie : Science économique

Crises financières : pourquoi l’inéluctable retour du même ?

Un exercice intéressant aura lieu demain : je serai interrogé par la revue Savoir/Agir sur mon article intitulé La compréhension des crises financières et de leur répétition qui parut en juin 2008 dans le numéro 4 de la revue (pages 11–18). Je vous en avais proposé ici le texte complet, le 20 juin 2008.

“Juin 2008, pour la publication de l’article ?”, me direz-vous, “n’est-ce pas en septembre, trois mois plus tard, que la crise a eu lieu ?” Si ! Les prophètes, voyez-vous, c’est comme ça ! Et jugez vous-même si, avec trois mois d’avance, il y avait quoi que ce soit qui manquait.

Le pdf, c’est ici. Texte complet : Continuer la lecture de Crises financières : pourquoi l’inéluctable retour du même ?

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L’Afrique et moi I. Fonctionnaire des Nations-Unies

Tout d’abord un mot sur la vignette que j’utiliserai pour ce nouveau feuilleton. J’ai acheté ce vêtement au Bénin au début des années 1980 à un marchand Haoussa qui me proposait régulièrement des “curiosités” bien davantage que des “objets d’art”, souvent liées à la religion traditionnelle locale appelée vaudou en langue fon. Ce vêtement m’a été vendu comme “veste de chasseur” ; on trouve sur la toile quelques objets très semblables sous la dénomination “veste de féticheur”. J’ignore ce qu’il en est vraiment.

Résumé des épisodes précédents : En 1977, je défends à l’Université Libre de Bruxelles ma thèse d’anthropologie économique consacrée aux pêcheurs de l’Île de Houat dans le Morbihan avec qui j’ai passé quinze mois, de février 1973 à mai 1974. Je suis aussitôt nommé jeune professeur à l’Université Libre de Bruxelles. Mais il y a un hic : le Comité de la hache. Pour des raisons budgétaires liées à la crise qui sévit alors, les professeurs nouvellement nommés détiennent le titre et bénéficient de toutes les prérogatives associées au poste mais ne sont rétribués que comme vacataires, au prorata des heures enseignées. Je ne m’en tire financièrement que grâce au fait que je suis concurremment inscrit comme étudiant thésard à l’Université de Cambridge (mon directeur de thèse est Sir Edmund Leach) et que je bénéficie d’une bourse de la Fondation Wiener-Anspach, fondation qui m’avait déjà permis de rédiger ma première thèse, celle consacrée à Houat, au département d’anthropologie sociale de Cambridge. En 1978, un poste de jeune professeur s’ouvre dans cette même université, je pose ma candidature et je suis nommé.

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Assez réfléchi, agissons !, le 19 décembre 2019 – Retranscription

Retranscription de Assez réfléchi, agissons !, le 19 décembre 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le jeudi 19 décembre 2019 et, aujourd’hui, la vidéo s’intitulera « Assez réfléchi, agissons ! ».

Hier, le Congrès, la partie du Congrès qui est la Chambre des députés aux États-Unis, a voté  l’impeachment de M. Donald Trump. M. Donald Trump, un personnage spécial qui s’est présenté comme défendant le petit peuple contre l’oligarchie. C’est un escroc. Il a été puni pour escroquerie. L’argent qu’il a fait, c’est soit en roulant d’autres personnes, soit en recyclant de l’argent sale qui lui venait probablement de Russie et d’autres pays. Il s’est présenté comme un ami du Peuple et a emmené avec lui un certain nombre de gogos.

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La rationalité économique face à l’urgence climatique, par Vincent Burnand-Galpin

Ouvert aux commentaires. Notre système économique tel qu’il est aujourd’hui ne fait qu’aggraver le processus d’extinction dans lequel nous sommes…

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La critique marxiste n’est pas assez radicale, le 26 novembre 2019 – Retranscription

Retranscription de La critique marxiste n’est pas assez radicale, le 26 novembre 2019 Bonjour, le mardi 26 novembre 2019 et,…

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De quoi s’arracher les cheveux !

J’ai reçu hier un courrier d’une association d’étudiants en économie réclamant un autre enseignement que ce qu’on leur dispense aujourd’hui (ce qui rejoint l’observation faite ces jours-ci que la revue économique la plus prestigieuse [The Quarterly Journal of Economics] n’a à ce jour encore publié aucun article touchant au réchauffement climatique).

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Namur, Conférences du Samedi, Vers un nouveau monde – Questions de la salle, le 23 mars 2019

Ouvert aux commentaires.

Sylvain Laurens, Les courtiers du capitalisme. Milieux d’affaires et bureaucrates à Bruxelles, Agone, 2015

François Quesnay, Tableau économique de la France, 1759

La vidéo de mon exposé – avant les questions de la salle – se trouve ici.

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Post-scriptum à “Fin du capitalisme : bonnes nouvelles !”

Post-scriptum à Fin du capitalisme : bonnes nouvelles !

Je n’ai pas été le seul avant-hier à avoir salué la déclaration officielle du syndicat patronal américain Business Roundtable affirmant qu’il faut mettre fin à la prééminence de l’actionnaire dans la définition des objectifs de la firme, pour y inclure quatre autres parties prenantes : ses clients, ses employés, ses fournisseurs et la communauté, en les faisant bénéficier toutes du même traitement équitable.

Je rappelle que le slogan “L’entreprise fonctionne pour le seul bénéfice de ses actionnaires”, dû au Prix Nobel d’économie (sic) Milton Friedman, a eu valeur de dogme au cours du demi-siècle écoulé, et peut être considéré comme la devise du capitalisme dans sa version ultralibérale. Continuer la lecture de Post-scriptum à “Fin du capitalisme : bonnes nouvelles !”

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Fin du capitalisme : bonnes nouvelles !, le 19 août 2019 – Retranscription

Retranscription de Fin du capitalisme : bonnes nouvelles !, le 19 août 2019. (Je suis en train de rédiger un post-scriptum). Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le lundi 19 août 2019 et ceci, c’est une première parce que c’est la première fois que je fais deux vidéos le même jour. J’en ai fait une tout à l’heure qui était consacrée à l’intelligence artificielle et celle que j’ai envie de faire maintenant n’a aucun rapport avec ça. Il s’agit de… Je vais donner le titre suivant : « Fin du capitalisme : bonnes nouvelles ! »

Vous le savez, si on parle un petit peu de moi, ce n’est pas tellement en raison de mes travaux universitaires, c’est en raison de cette prévision que j’ai faite en 2005-2006 à propos d’une grande crise qui viendrait en raison des titres subprimes.

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Réforme ou révolution ?

Ouvert aux commentaires.

Pourquoi le Medef invite-t-il Marion Maréchal plutôt que Paul Jorion ?
Quelle influence peut-on avoir sur le cours des choses ?

Blog de Paul Jorion : Le nazisme était-il un anticapitalisme ? le 6 mai 2017
Blog de Paul Jorion : Grande tragédie et petit drame, le 10 octobre 2007
Blog de Paul Jorion : Sémiotique de la crise, par Jean Maxence Granier, le 18 février 2009

Le nom que j’oublie, l’élève de Keynes : Joan Robinson (1903 – 1983)

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Trends-Tendances : La « bonne » et la « mauvaise » volonté de Deutsche Bank et de Commerzbank, le 25 avril 2019

Le danger de publier des articles dans des magazines, quand le texte doit être déposé une semaine avant sa publication : que le projet soit abandonné le jour où l’hebdomadaire paraît. Un communiqué vient en effet de signaler que la fusion de Deutsche Bank et de Commerzbank, qui devait être annoncée demain, n’aura pas lieu. La question purement comptable que j’évoque dans mon article, reste bien entendu pertinente.

La « bonne » et la « mauvaise » volonté de Deutsche Bank et de Commerzbank

La fusion en Allemagne de Deutsche Bank et de Commerzbank va impliquer pour qu’elle apparaisse faisable sur le papier, une astuce comptable appelée en français « goodwill négatif », ou en anglais « badwill », ce qui traduit littéralement donne « mauvaise volonté ».

Le goodwill, la « bonne volonté », est une catégorie comptable qui entérine le fait que la vie économique de tous les jours n’a aucun respect pour un des principes fondamentaux de la « science » économique, à savoir l’objectivité du prix, et qu’il a bien fallu créer un poste pour des sommes qui ne devraient pas exister selon la théorie mais qui existent pourtant.

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